« Gratuité du masque »… : Qui paye… ?, par Pierre Juillot

N’est-il pas étrange que la question sur la gratuité ou pas… du masque… mobilise tellement de polémiques stériles, infertiles en tout cas dans l’hystérisation de réactions, du ressentiment de « ras le bol fiscal », « poujadisme »… que se faisant, elles évitent – même de la part de ceux et celles militant pour la gratuité – de mettre l’accent sur qui gagne toujours plus en spéculant à découvert (finances, banques, grands groupes de la « distribution » et de production, et leurs actionnaires…)  sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix du dit sujet d’intérêt général et de santé publique, d’un outil « sécuritaire » de gestion de crise sanitaire quoi, sur ce que Macron a promis, les « … jours heureux… » aux lèvres, de « …. sortir des « marchés »… » « … quoi qu’il en coûte… »… ?

Pourquoi l’optimisation idéologique d’un si immoral évitement… dans les discutions publiques, politiques, médiatiques… de débats de fond sur les paris nus – qui pile ; font gagner toujours plus aux mêmes concentrant déjà autant de richesses à quelques unes grosses fortunes… que ce que la moitié de l’espèce humaine peine à mettre de coté, pas de la rue… mais pour hypothéquer ce qui manquera « demain, après demain », aux futures générations, et encore, si elles survivent au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité, aux nouvelles pandémies, et guerres commerciales, monétaires, de « civilisation »… quand l’autre face du pari nu… équivaut à ce que de plus en plus de vies ne peuvent être sauvées, autant d’une infection au coronavirus, du non port du masque, et du non respect des mesures barrières, du manques de lits de réa, médicaments, respirateurs, vaccins… qu’aux chantages à l’emploi, à l’austérité… – sur les dérives mortifères de la financiarisation outrancière des services publics, des comptes publics, sur la perte de souveraineté industrielle, et monétaire des Etats… pourquoi pareille « immorale optimisation » du néant… d’un « rien » invisible, majoritairement silencieux en toute circonstance, errant de gare en gare, n’indigne pas plus les oppositions au refus de rendre gratuit ces masques… ?

Pourquoi il n’est pas rappelé dans « l’abstentionnisme » des débats médiatico-politiques ces « aléas moraux » des subprimes, de Dexia… qu’il fallut SOCIALISER à coût exorbitant d’explosion des déficits et dettes publiques, d’austérité, de « réformes structurelles » des protections sociales, des droits du travail, des services publics… quand aujourd’hui il serait question, en plus de la nationalisation légitime des salaires… d’annuler/exonérer, de loyers, d’impôts sur société, de production, etc. et de cotisations sociales patronales… des propriétaires privés d’entreprises et d’actions, qui assistés sans contreparties (suppression partielle de l’ISF baisses des impôts sur société, et des cotisations sociales patronales, flat tax…)… se plaignent de « l’arrêt de l’économie » des suites du confinement… d’un plan de « relance » insuffisant, et trop tardif… et se lamentent d’avoir à faire respecter les mesures barrières, et de supporter les « coûts/charges » du masque… se plaignent de ne pas pouvoir baisser de 20 % les salaires, et « qu’on » ne sacrifie pas nos RTT, congés payés, jours fériés, majoration d’heures sup… que le travail gratuit, « bénévolat subi » ne soit pas imposé aux chômeur.e.s, « bénéficiaires » des minimas sociaux, contre un droit à la solidarité du RSA… et qu’il ne soit pas aligné plus vite, l’âge de départ à la retraite des plus vulnérables, etc, les plus atteints de facteurs multiples de comorbidité, les plus exposés aux infections sévères à la Covid-19 (femmes de ménages…), au recul inexorable de leur espérance de le vivre en bonne santé cet âge, ou au fait d’avoir survécu aux séquelles, traumatismes de pareil coronavirus… ? »

« Pourquoi enfin… n’est-il pas suggéré, dans cet « absentéisme » de démocratie, dans cette « suspension » au crochet d’un « État d’urgence permanent» du dialogue social … des « représentativités » non représentées… a qui coûterait le plus, des « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la dictature des émotions » sondant les doutes, incertitudes ; des contribuables directs et leur « année blanche, niches fiscales »; des contribuables indirects non imposables, a cause de trop salaires, (50 % des Français.e.s sont dans ce cas) ; des consommateurs otages du consumérisme (le modèle français épuise plus de trois planètes par an, quand son exportation avec les « externalités négatives » aggravent le dérèglement climatique, etc) ; des citoyennetés dont est bafouée leur droit de savoir… la neutralité et impartialité puis pluralité des débats publics, médiatiques…. ; et des actionnaires, grands patrons… l’interdiction de la spéculation sur les hausses ou baisses de stocks et des prix… de masques, tests, vaccins, médicaments respirateurs, places de lits de réa, personnel hospitalier… sur les licenciements boursiers, relocalisations… sur ces biens de premières nécessité (denrées alimentaires…) qui parce qu’ils sont pris en otage par une gestion dans la pénurie, des problèmes d’approvisionnement, le trucage des « marchés de l’offre et de la demande », au cours de cette crise sanitaire et d’autres crises… ne peuvent pas sauver toutes les vies qu’ils pourraient/devraient… ?

Qui de tous ces acteurs cités si dessus, ont le plus intérêt particulièrement singulier, qu’il ne soit pas débattu par exemple ; de la spéculation sur les denrées alimentaires, que les propriétaires privés de supermarchés vendant aussi des masques… (et leurs caisses automatisées défiscalisées et désocialisées)… et leurs actionnaires… les banques, et fonds financiers… (et leur Trading Haute Fréquence…Soit « l’ubérisation et ordinisation » du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics privatisés, technocratisés, digitalisés et de l’emploi se précarisant quand il ne disparaît pas)… paris qu’ils ne se sont pas privés de faire en grand, aux yeux et ouïes, langues tournées sept dans leurs bouches, de tous-tes… alors que la fermeture des services publics des cantines scolaires, et territorialités, durant le confinement, qui habituellement distribuent gratuitement, à pas chers, des repas, aux enfants de familles pauvres, modestes – les plus discriminées en toute impunité dans inégalités territoriales, scolaires… les brutalités policières commises lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites », dans les 80 % d’embauches ne se faisant qu’en CDD très courtes durées temps partiel contraint… dans l’accès au logement, et dans les NON RECOURS, ces « inégalités de destins » impactant 30 % des « bénéficiaires » du RSA, qui en réalité ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres et se déresponsabilisent » – a augmenté « providentiellement » leur part de « marché », et dividendes indécents…

Est-ce qu’interdire la spéculation… sur les masques… mais pas que (pourquoi pas étendre la gratuité sur le logement, la connectivité, la nourriture…. – comme Robespierre l’avait envisagé en son temps… – afin de retrouver une souveraineté sur les services publics gratuits, de l’éducation, de la santé publique, du transport en commun, etc) rendus gratuits pour toutes et tous… coûterait réellement plus chère aux contribuables directs… et indirects (hausses des « impôts injustes » de dépenses pré-engagées.. contraintes, subies… que certaines idéologies politiques envisagent au travers d’une « taxe sociale »…) quand seul le « gain de pouvoir d’achat » de celles et ceux voulant continuer de vivre au dessus de leurs moyens, peut important les conséquences, le »repentir »…. se verrait partiellement confisqué (comme ce fut le cas lorsque les cantines scolaires fermées pour raison de confinement, la grande distribution a bénéficié de la privatisation du marché des repas gratuits, à pas chers »…) des bénéfices indécents faits sur ceux des autres en ayant de moins de moins… risquerait d’être impacté, induisant mécaniquement, une baisse de leur revenu, sur la déclaration fiscale, et donc quoi d’autre…?

Est-ce qu’il faut resté à ce point infantilisé, choqué, envoûté par le bouillonnement de « l’inculture », l’aveuglement des phares de voitures… – ou comme des grenouilles barbotant dans un chaudron lentement porté à ébullition… – voir est-ce qu’il faut être suspecté de voir des « conspirations », « complots » partout… pour ne pas comprendre que les enjeux du risque de « compétitivité » de croissance démographique des populations, sur fond de raréfaction des ressources, d’intensification des pollutions des océans, de l’air, de l’eau potable, des sols arables, et de tensions géopolitiques… font se demander aux puissant.e.s, dirigeant.e.s des secteurs publics et privés , « comment lutter contre la menace de justice sociale » et « sociétale… ? », sans ne pas agir « en même temps » discrètement, en le niant même, à la « providence » d’une crise sanitaire, avec des politiques de « tri sélectif », de « darwinisme social », derrière l’utopie d’atteindre une « immunité de la horde » sans ravages… en nous faisant accepter des lois liberticides, plus d’autoritarisme, de totalitarisme… et « vivre avec le virus », qui lui « collabore » sans problème avec les intérêts particuliers financiers, monétaires, capitalistes, néolibéraux (qui est le plus « collabos » des deux d’ailleurs entre un « ennemi » dont le classement dans le règne animal et du vivant n’est pas tranché, et la finance, les banques, actionnaires, grands patrons, pantoufleurs du verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » et autres membres de l’extrême droite… sont sortis- adeptes des conflits d’intérêts, secrets d’affaires du favoritisme, clientélisme carriérisme…. dont la moralité et l’éthique ne sont pas classables non plus dans le règne de l’humanisme, de l’universalisme des valeurs de nos frontons de mairies)… ? »

Partager :

57 réflexions sur « « Gratuité du masque »… : Qui paye… ?, par Pierre Juillot »

      1. « Surtout au Cap d’Agde . »

        Koi à oilpé et sans le masque ? C’est prendre le risque de ne pas bronzer en mode Covid. C’est pas bien ça. Quelle idiotie, à poil ET sans le masque m’enfin ! Politiquement incorrect. Si , Si, Si.
        Alors, comprenez bien, le slip, la culotte, le panty, le shorty, le string, les chaussettes, le bonnet , les bretelles avec ou sans pompon , le noeud pape, le casque intégral, les palmes, les amis….pffff. C’est vous qui voyez !
        Du moment que vous portez le masque, vous serez pardonné.

        D’ailleurs, « c’est sans fondement qu’il a été reproché à deux femmes leur tenue sur la plage, La liberté est un bien précieux. Et il est normal que l’administration reconnaisse ses erreurs », a tweeté le ministre (G Darmanin). Bref, de bronzer topless sur la plage à Sainte-Marie-La-Mer.

        Notre ministre de l’intérieur est un habile commentateur, en doutiez-vous ? Et la liberté, c’est avec, ou sans fondement ?
        L’avenir nous le dira, n’est ce pas ?

    1. C’est intéressant vous que mettiez l’accent sur un oubli de ma part concernant une réflexion démocratique à ouvrir sur la gratuité des tenus vestimentaires de base – rendez vous compte, parler de ça au pays ou la première fortune nationale, la quatrième au niveau mondial, c’est faite en vendant le « culte du luxe et de la luxure à la française », aux autres « premiers de cordées »…? – quand concernant ceux que vous citez, les dessous quoi, vous omettez de parler de l’hygiène, et de la demande de gratuité des serviettes hygiéniques… et autres protections féminines… qui laissées à la « merci » de la « magie » de la « main invisible » des « marchés », industries, actionnaires, etc, et du machisme… paternalisme, patriarcat… ne se privent pas de faire des bénéfices sur des produits pollués, empoisonnés aux pesticides, perturbateurs endocriniens… concernant les « bas/entrées de gamme »… « en même temps » que d’asservir les femmes…

      1
      1. En effet je suis pour la gratuité du nécessaire et élémentaire et ma remarque sur les dessous est bien de dire que l’on est capable de laisser dans nos sociétés des gens à poil non pas au sens propre mais au sens social.

        1
    2. « Culotte obligatoire «  ?
      Ne me dites pas que le Covid19 se transmet aussi par les pets ….
      Mais quand en finira t’on avec les mauvaises nouvelles?

      1. Probablement que si puisque les molécules odorantes du pet sont plus grosses que le virus qui est bien présent dans les selles !

    3. @ JB Auxiètre,
      Je suppose que vous êtes fier de votre commentaire… que je ne qualifierai pas.
      Décidemment…

    4. La santé n’est pas l’habillement ! En faisant la confusion, de ce fait vous pouvez en faire le choix ! mais ce n’est que le votre !

  1. Un commentaire très ciblé sur une expression qui me semble discutable dans un texte dont je n’ai par ailleurs pas tout à fait saisi l’objectif:

    Le RSA n’est jamais l’expression d’un « droit à la solidarité ». Ce serait le considérer bien trop positivement. Le RSA n’est ni plus ni moins que le prix de la paix civile consenti de mauvaise grâce par la bourgeoisie qui trouve et trouvera toujours que c’est encore trop cher payé mais préfèrera paradoxalement ouvrir de nouveaux centres pénitentiaires qui lui couteront infiniment plus cher pour contenir les assauts des pauvres contraints à la délinquance par le désœuvrement et le manque de moyens de subsistance ( cf. les travaux de Loïc Wacquant sur le lien entre politiques sécuritaires et pauvreté).

    Ou comme vous l’évoquez, il devient le moyen de dynamiter le concept de salaire minimum en assortissant son accès à des travaux d’intérêt général (dans une définition tout à fait singulière de l’intérêt général, et pour tout dire abjecte) jusqu’à hauteur d’un temps plein, comme dans l’Aisne. Il ne s’agit pas de solidarité mais comme l’exprime Frédéric Lordon d’une prise d’otage.

    1
    1. Je rejoins tout à fait ce qu’énonce votre critique sur mon expression maladroite de « droit à la solidarité » – qui n’est que l’expression du « bon sens » de la novlangue néolibérale – et vous remercie de partager ces liens instructifs que j’échangerais à mon tour…

      Quand à expliciter plus précisément l’objectif du billet… j’ai voulu, mais pas suffisamment réussi, souligner l’incohérence d’une part de défendre la gratuité du masque, au niveau des territoires, collectivités… et l’hypocrisie d’autre part, du refus cette gratuité, sous prétexte de « qui paye », sauf pour les plus pauvres, vulnérables, personnes à risque… L’incohérence des uns ne réside t-elle pas dans le fait de : ne pas dénoncer et et ne pas condamner les dérives mortifères de la spéculation faite sur les masques, mais pas que (prix et quantités, financiarisation de tout et du vivant…), rend « complice du pire » (des décisions gouvernementales par exemple, de refuser cette gratuité généralisée pour les masques) des responsables, élus ou pas, de collectivités, etc, et des citoyennetés les soutenant, supposés être dans l’opposition… complice de la flambé des prix et risques de pénuries, problèmes d’approvisionnement… des masques, etc… que les collectivités… continuent de commander (en gonflant les dettes publiques locales, et le ressenti de « ras le bol fiscal » au niveau territoriale) avec les supermarchés … ? Quand l’hypocrisie des autres, dont on ne peut s’attendre de leur part qu’ils condamnent les méfaits de hausses ou baisses des stocks gérés en flux tendu et des prix, de masques… dont ils continuent de chérir les causes immorales et amorales de la spéculation, des paris nus… nourrissant leur « gain de pouvoir d’achat »… ne réside t-elle pas dans l’imposture du prétexte de refuser la gratuité que supporterait seul le « ras le bol fiscal », « poujadisme »… des contribuables directs, quand il suffirait d’interdire la dite spéculation… pour que soit mieux régulés et les prix et les stocks, faisant baisser d’autant les factures/dettes publiques au niveau des commandes de collectivités (et des Etats par ailleurs), et donc le niveau d’imposition…?

      1. @Juillot Pierre

        Et bien je dois avouer que depuis que Paul Jorion plaide pour la gratuité des biens indispensables, je m’oppose pour ma part fermement à l’emploi du terme « gratuité », qui est selon moi un abus de langage considérant d’autres formes que sont notamment le bénévolat mais également toutes formes d’échanges strictement non monétaires (ce qui n’est évidemment pas le cas ici, les masques demeurant des marchandises, pas d’avantage que les biens indispensables dont il est question chez Paul). (Cf. notre dernier échange avec Paul sur ce sujet).

        Ce qui ne veut pas dire pour autant que je m’oppose à ce que j’appellerais pour ma part une « socialisation des moyens de subsistance », et qui revient finalement au même. Simplement, comme vous l’avez vous-même remarqué, cet emploi (mal avisé selon moi) du terme « gratuité » active presque automatiquement des réflexes poujadistes bien au delà d’ailleurs de la classe dominante (cela traverse très largement la « classe » contribuable), et qui me semblent être du même ordre que ce que E. Todd a décrit comme un « mépris en cascade », sorte de théorie du ruissellement alternative, fait d’une condescendance exacerbée qui se diffuse du haut de la hiérarchie sociale jusqu’en bas.

  2. Il faut croire que les français ont plus besoin de la gratuité d’un masque à 3, 30 € ( le prix baissent actuellement ) que l’on peut facilement utiliser en le lavant pendant un bon mois , que de la gratuité des biens essentiels comme se nourrir , se loger ou se soigner .

    En ,fait la gratuité , ils s’en foutent tant qu’on ne les prive pas du pognon nécessaire pour se ruiner dans leurs bagnoles .

    Mort à la bagnole !

    PS : nos politiques sont vraiment en train de se ridiculiser avec leur revendication du masque gratuit pour tous . Ça semble demeurer le niveau ultime de leurs ambitions et de leur imagination du monde d’après .

    1. Euh de quoi tu parles Juan ? Un masque ?

      Il en faut au moins 10 pour assurer un roulement correcte. A savoir 2 par jour pendant 5 jours et juste pour l’école, (8 heures de cours !) sans compter les WE. On ne va pas laver le masque tous les jours à 60° (sans lessive), un petit coup de savon Marseille avant (Ah purée encore Marseille) ! Donc moi je dis il en faut à minima 14, et selon moi 20 pour la sécurité respiratoire c’est à dire une hygiène garantie et de la disponibilité garantie, et permettre en fait moins de lavage dans la semaine.

      Donc déjà tu es plutôt sur 240 balles d’achats pour une famille de 4 personnes. Une broutille bien entendu. Mais comme tu peux les laver au moins 30 fois, si bonne qualité, ça nous fait un prix raisonnable de revient à 10 cts le masque en fait (20 masques x 30 lavages x 4 personnes = 2 400 équivalent masques jetables). Cet équipement permet de tenir 300 jours par personne. Soit presque l’année.

      Mais 240 euros pour pas mal de ménage c’est une somme, et celle-ci pas prévue.

      1
      1. Reprenons :

        Deux masques par jour ok . Achetons en 4 ( on pourrait se contenter de 3 ) pour être sur d’assurer un roulement correct . Ça fait un investissement de 15 euros maxi .. on en porte deux le jour ( 1) , le lendemain on porte les deux autres en prenant le temps de laver les deux de la veille . Tous les masques actuels supporte 30 à 50 lavages . Dison trente pour faciliter les calculs .

        Sans faire de règle de trois , on montre ainsi facilement qu’avec un jeu de 4 masques , on peut tenir deux mois , soit une dépense de 15 euros ( 13, 50 euros au prix actuel) qui continue à baisser . Je ne connais pas un pleurnichard actuel qui n’investit pas 30 euros par mois pour son abonnement internet et son téléphone mobile . On peut aussi l’interroger sur ses dépenses de bagnole (j’ai déjà fait le décompte ici) ; Et on va me raconter que l’urgence est à lui payer ses masques ?!

        Si l’on fait le calcul pour une famille lambda de disons 4 personnes , ça fait une dépense de 30 euros par mois pour la famille , soit 360 euros par an . Ça ne me parait pas , dans le contexte une dépense superflue ou honteuse pour les trois quarts des foyers français ( et ça les encourage à le porter ce masque ) .

        Il n’en est bien sur pas de même pour les familles nombreuses et le quart ( disons le tiers pour être sur ) des familles déjà en difficultés financières , qu’il faut bien évidemment aider soit par la mise à disposition gratuite de masques via les réseaux institutionnels ou associatifs existants , soit par une augmentation à due proportion des aides déjà en place et du nombre de personnes de la famille

        Equité a plus de sens qu’égalité aveugle et sans fondement .

        PS : au passage pour les 3/4 soumis à l’achat de leurs masques , ils peuvent se consoler en vérifiant que ça ne leur coûte pas vraiment plus cher qu’une gratuité assurée par le paiement d’un impôt majoré .

        1
      2. c’est pas tenable dans le temps , en plus non recyclables et difficilement biodégradables on va tout droit vers une catastrophe écologique

        1
      3. Les masques en tissu qui ont déjà prouvé leur efficacité sont , eux , recyclables jusqu’à trente fois au minimum et évidemment biodégradables .

        Pour arrêter de se prendre la tête sur la gratuité des masques et de penser la gratuité institutionnelle universelle par le très petit bout de la lorgnette , notons que la gratuité est déjà assurée pour ceux qui en ont vraiment besoin : cette semaine ceux qui sont au minima sociaux sont en train de recevoir un paquet de six masques ( lettre signée Véran ) en tissu , et les allocations de rentrée scolaire ont été majorées de 100 euros par enfant .

        Et maintenant parlons sérieusement des gratuités , et d’une politique des fins ( accès à la santé de tous ) et non pas des moyens ( tout le monde reçoit son cadeau santé gratuit quelque soit son statut financier ) .

        1
      4. Juan,

        Quand tu dis ceci :

        « Je ne connais pas un pleurnichard actuel qui n’investit pas 30 euros par mois pour son abonnement internet et son téléphone mobile . On peut aussi l’interroger sur ses dépenses de bagnole (j’ai déjà fait le décompte ici) ; Et on va me raconter que l’urgence est à lui payer ses masques ?! »

        Suis-je le seul à trouver cela complètement indécent et stupide ? Comme si on pouvait travailler et vivre dans cette société de malades sans téléphone et voiture, une société d’ailleurs que tu as bien contribué à construire patiemment entre parenthèse et dont tu as bien profité et continues à profiter si je ne me trompe pas. Qui es-tu pour définir ce qui est urgent ou pas pour les gens et la manière dont ils devraient dépenser ou gérer les maigres ressources que cette société d’abondance destructrice génère ?

        2
      5. C’est parce que je suis le frère jumeau de Dieu le père qui a choisi Clo Clo pour pseudo .

        Et que s’il faut trouver une bagnole , un smartphone obligatoire et un jeu de masques , en dotation dans son berceau pour trouver la vie intéressante , je ne vois pas l’intérêt de sauver l’espèce humaine .

      6. Ce qui suit ne s’adresse à personne en particulier … même si , et j’en suis désolé , la lecture attentive de ce fil ne laisse subsister aucune ambiguïté..
        L’ « occasion » exemplaire de responsabilisation est trop belle..
        Vital , en particulier sur ce blog , de mesurer la portée de ses propres jugements « ex-cathedra » … Se rendre compte absolument que l’on parle(écrit) « de quelque part »..!

        Merci à @CloClo de l’avoir écrit : …  » Qui es-tu pour définir ce qui est urgent ou pas pour les gens et la manière dont ils devraient dépenser ou gérer les maigres ressources que cette société d’abondance destructrice génère ?  » …

      7. @juannessy

        « Je ne connais pas un pleurnichard actuel qui n’investit pas 30 euros par mois pour son abonnement internet et son téléphone mobile . On peut aussi l’interroger sur ses dépenses de bagnole (j’ai déjà fait le décompte ici) ; Et on va me raconter que l’urgence est à lui payer ses masques ?! »

        Le problème que vous ne semblez pas prendre en compte, c’est que les budgets des ménages ne sont pas extensibles à l’infini et que dans de plus en plus de cas, ils sont déjà largement dans le rouge avant même d’envisager d’y coller n euros de dépenses supplémentaires (quelle que soit la valeur de n). Votre remarque ne tient en fait que pour les personnes qui disposent de revenus excédentaires (soit grosso modo: les épargnants).

        Quant à la remarque sur la voiture, le problème est à peu près le même. Vous faites comme si tout le monde avait le choix, ce qui n’est absolument pas le cas. Les logements de la population active sont tendanciellement de plus en plus éloignés de leur lieu de travail tandis que la politique publique de transports en commun demeure très inégale selon les zones géographiques. Allez donc expliquer à un ouvrier agro dont l’usine se situe à 30 kms ou plus qu’il n’a qu’à prendre un bus qui n’existe pas pour s’y rendre, ou mieux qu’il n’a qu’à prendre son vélo à 3h du matin pour embaucher à 4 (s’il roule bien), vous serez certainement bien reçu.

      8. Juan,

        A-t-on âge, tu n’as pas encore capté que :

        1) Ce n’est pas l’Espèce Humaine qui sera sauvée. Ca n’existe pas vraiment ce truc machin « espèce humaine », c’est un concept, mais ce sera un ensemble d’individus, des êtres de chair et de sang pouvant se reproduire si les conditions leur le permettent encore.

        2) Aucun individu seul ne peut sauver l’Espèce, parce qu’il faut être par définition 2 pour le faire comme précisé juste au point 1.

        3) Et les survivants feront ce qu’ils pourront faire, avec les moyens qu’ils auront, dans les conditions qui leurs seront données. Adviendra donc ce qu’il adviendra. On peut juste passer des messages simples et efficaces en espérant que ceux qui restent y soient réceptifs, et que cela fasse véritablement école, si jamais un message a jamais été entendu, mais cela n’est pas en notre pouvoir.

        4) Enfin, et c’est le plus important, CloClo, n’a pas de frère jumeau, car CloClo est unique et ne tu ne dois jamais adorer un autre que Lui, devant CloClo.

      9. @Dissonnace :

        Oh moi vous savez , je ne connais pas grand chose de la vie des pauvres et des employés agricoles .

        Sur la bagnole , je ne reprendrai pas un laïus que j’ai pondu en discussion avec un autre commentateur ( qui a d’ailleurs disparu de la …circulation depuis plus d’un an ) , mais qui peut se résumer schématiquement en :

        ne pas confondre la mort de la bagnole avec la mort des chauffeurs ( que j’ai servi pendant près de 50 % de ma carrière ) .

        Mais il faut tuer la bagnole qui est un fléau , et ne jamais rater une occasion de la faire descendre du piédestal qu’elle partage avec le veau d’or .

        Sur « la remarque qui ne vaudrait que pour les familles qui ont des revenus excédentaires » ( id est selon vous , une possibilité d’épargne ) , je peux être d’accord avec cet instrument de mesure , mais :

        – « excédentaires  » par rapport à l’appréciation de quelles prestations très majoritairement jugées « nécessaire  » et vital ?
        – selon moi , on doit faire dans les mêmes conditions l’appréciation du  » superflu »
        – superflu et nécessaire restent soumis au maintien en état « suffisant » de notre vaisseau terrestre . En l’état de nos sociétés industrialisées la bagnole est à la fois dans le « nécessaire  » et le « superflu ».

        Comme j’ai déjà ici développé que l’avenir était la « socialisation »( ça laisse la place à plusieurs formes de  » gratuités » dont certaines existent déjà ) du nécessaire , et la privatisation et taxation forte du « superflu » ( quitte à le faire tendre vers zéro si c’est la condition de survie terrestre ) .

        En termes politiques utiles c’est cette mise au point sous contrainte des grands équilibres écologiques , biologiques , sociaux , démographiques …. des paquets  » nécessaire » et « superflu  » qui peut faire avancer le système économique mondial ,pas le débat ridicule de savoir si ceux qui viennent de passer des heures dans les bouchons de l’A 7 en brulant du pétrole et se ruinant en péages , ont besoin de recevoir à domicile un masque qu’ils réclamaient en criant au scandale quand il n’y en avait pas , et qu’ils ne veulent plus mettre quand il y en a à des prix de plus en plus faibles .

        PS : je reconnais que mes parents et l’héritage de la prudence paysanne , m’ont toujours conduit à programmer pour ma famille et moi même ,que mes ressources propres devaient prioritairement aller au strictement nécessaire et d’épargner , si c’était possible , pour acheter le superflu . C’est donc une démarche qui ne fait place qu’à la ressource  » privée » ….. qui , grâce aux luttes ouvrières des deux siècles précédents , s’est fortement imprégnée de démarche « socialisante  » via les impôts et la sécurité sociale , pour assurer en grande partie la  » gratuité » de l’éducation , de la santé , en partie du logement .

        On ne peux donc pas dire que des efforts n’ont pas été faits en particulier en France , pour aller dans le sens de la socialisation des biens essentiels . Si le moment est venu de passer à une étape plus systémique et fondamentale, il faudra que l’on définisse dans quelles conditions le système économique peut assurer le financement de la gratuité pour chacun ,du  » reconnu nécessaire ». Pourra -t-on d’ailleurs pour autant laisser au seul privé le marché du  » superflu » sans grand risque ( cf par exemple recherche fondamentale et recherche appliquée ) ?

        Et c’est une partie autrement intéressante qu’un débat de comptoir de bistrot franco-français sur la gratuité d’un masque à 3 euros dont certains se débarrassent sur les trottoirs ou dans les fossés comme du mégot de leur cigarette .

      10. @jeune Clo Clo :

        Le taulier répondra mieux que moi s’agissant du sauvetage de l’espèce ( mais c’est vrai qu’il est un peu vieux aussi , et n’a pas encore capté grand chose ), et je reconnais qu’il n’y a que Clo qui pisse être le jumeau de Clo ( à moins que le « grand tout » soit bègue , ce qui est bien possible . On va demander à Bernard ).

      11. @juannessy

        Sur le superflu vs nécessaire, etc. Un petit préalable qui semble (encore) nécessaire: A titre personnel je l’ai dit, je le répète à qui veut le lire, j’estime que le terme « gratuité », y compris employé par Jorion pour « l’indispensable », est un faux-ami qui nous fait perdre de vue le lien de causalité entre les contributions sociales (cotisations, impôts, taxes) et les biens et services qu’elles sont censées produire (ou financer si on préfère). C’est ainsi comme l’évoque Franck Lepage dans la conférence « Incultures 1 » qu’en 2007, les marins pêcheurs du Guilvinec font une ovation à Sarkozy venu annoncer des baisses (ou des suppressions peut-être) de « charges sociales », ne réalisant pas qu’ils arment ainsi la fermeture de services à l’hôpital de Carhaix dans les mois qui suivent – fermetures contre lesquelles les mêmes iront éventuellement manifester d’ailleurs (on peut bien sur ergoter sur le fait que les vases ne communiquent pas à ce point là et que prétendre à une causalité directe entre ces deux évènements est une exagération grossière, cependant la symbolique reste totalement valide). Bref, la gratuité s’incarne dans des échanges strictement non monétaires. Le reste procède de l’abus de langage et conduit à des contresens.

        La question de la pérennité environnementale est bien entendu fondamentale à terme, mais ne peut pas faire l’économie d’une prise en compte de la situation concrète présente et des tendances à l’œuvre. Or, cette situation présente est celle d’une informatisation croissante des services, qu’ils soient privés (e-commerce), pseudo-publics (bancaires), ou publics (impôts). C’est un état de fait qu’on ne peut pas imputer aux seuls consommateurs mais aussi à une stratégie marketing redoutablement efficace impulsée par les marchés depuis le début des années 2000 (à peu près) et dans laquelle l’État s’engouffre à son tour de plus en plus (si je ne m’abuse, les déclarations d’impôts sur le revenu version papier, c’est terminé cette année ou l’année prochaine).

        Or ces services qui requièrent fréquemment la création de comptes plus ou moins nominatifs, appellent de ce fait également des mesures de sécurisation des connexions qui passent de plus en plus par le biais d’applications pour « smartphones » (je préfère le terme « ordiphone » dans le genre plus neutre et « stupidophone » dans le genre plus polémique), ou à minima par celui d’envois de codes sms. De ce simple point de vue, le portable dont vous semblez dire qu’il serait à classer dans la case superflu tend en réalité à l’être de moins en moins. A plus forte raison pour la connexion internet, qui outre la possibilité d’aller regarder des vidéos de chatons mignons sur youtube, donne aussi accès à un univers informationnel et culturel sans précédent dans l’histoire de l’humanité, y compris pour des foyers pauvres pour qui c’est une opportunité sans équivalent dans le monde « réel ».

        D’un mot encore sur le portable, je ne suis pas certain que vous mesuriez tout à fait le niveau de pression sociale qui s’exerce de nos jours sur les personnes ne disposant pas de téléphone mobile. Je peux vous en parler d’expérience: Que ce soit dans les démarches administratives, dans les recherches d’emploi, l’exercice de l’emploi, les relations privées, le boycott du portable vous vaut dans le meilleur des cas des regards médusés, dans le pire des reproches et autres jugements. Tout le monde n’est pas équipé à l’identique pour assumer cette pression quasi constante.

        Sur la voiture enfin, essayer de désolidariser l’utilisateur de son outil me semble être un procédé vaguement fallacieux si l’on ne précise pas à minima le chamboulement en termes d’aménagement du territoire qu’impliquerait l’abandon de la « civilisation de l’automobile », et que ce chamboulement n’est pas du ressort des automobilistes mais celui des pouvoirs publics. On peut par ailleurs arguer du fait que parmi tous les trajets effectués chaque jour en France en voiture, certains (une minorité, une majorité? Je n’en sais rien) pourraient être fait par un autre moyen, soit. Encore faut-il en préciser les conditions. J’en ai succinctement évoquées certaines dans ma précédente réponse, elle ne sont sans doute pas les seules. Certaines justifient à mon sens pleinement le choix de la voiture, en dépit de la question écologique.

      12. @Dissonnance ;

        – s’agissant du smartphone je ne vois que des choses sensées dans votre dernier post et chaque fois qu’on a parler de gratuits l’accès à un outil de communication universel a toujours été évoqué . Je n’en critique donc pas ni la nécessité , ni la perspective d’en faire une  » fourniture » « gratuite  » . Je me bornais à signaler l’incongruité qu’il y a à faire la révolution pour un masque à 3 euros , alors que personne ne s’est encore immolé pour ne plus avoir à payer 30 euros par moi pour avoir accès à internet .

        – s’agissant de la bagnole , vous aurez plus de difficulté à me faire plier devant ce fléau écologique , sanitaire , social , qui tue la faune , la flore , les hommes , la ville . L’avenir , s’il doit y en avoir un passe par le déclin rapide de ce  » moyen » . La « fin » c’est le libre accès de chacun à la liberté de se déplacer , et notre créativité et sens de l’organisation collective doit tendre à accélérer ce déclin . C’est le même problème que fin de mois vs fin du monde. La remarque vaut d’ailleurs pour la liberté de communiquer qui est une fin , là où le smartphone n’est qu’un moyen , actuellement le plus performant et avec des impacts négatifs apparemment faibles au moins tel que constaté à ce jour .

        Sur la gratuité en tant que concept , nous n’aurons pas de difficulté à tomber d’accord pour dire que la seule vraie gratuité , c’est le don .

        Encore faut il être sur qu’on est bien détenteur de quelque chose à donner qu’on aurait pas reçu de « quelqu’un  » d’autre .

        Sans y revenir aussi souvent que vous , je crois avoir écrit ici , il y a une dizaine d’années , de façon un peu abrupte ,qui n’avait cependant pas soulevé de bronca ( ni d’applaudissements ou de  » likes » !) , que la gratuité ça n’existait que par le don pur et simple . Le troc même m’est suspect car il établit toujours de façon tacite ou implicite , une « évaluation  » des biens ou services échangés .

    2. Tellement vrai le commentaire sur les bagnoles (et les sommes astronomiques englouties là-dedans)…

      Pour le reste : je pensais comme vous (en utiliser un par personne en tissu lavable pendant un mois), mais en fait, non, ça ne marche pas si on est rigoureux sur le temps d’usage, et c’est de fait assez vite un vrai petit budget.

      Sur le principe, si c’est obligatoire, ca devrait être pris en charge par la sécu.

  3. La non gratuité des masques est la garantie que la plupart réutiliseront le même masque continuellement. Je connais plein de gens qui le font.
    Donc c’est un non-sens sanitaire. Contraire à l’objectif recherché.
    Demander à des gens qui se serrent déjà la ceinture de payer en plus les masques, c’est l’assurance d’un échec.
    C’est exactement comme demander aux automobilistes d’accepter une hausse du prix de l’essence alors qu’ils sont déjà à la limite de leurs dépenses. On a vu que que ça a donné avec les gilets jaunes. Pour les masques, la solution pour contourner cette contraire sera de réutiliser les mêmes masques.
    C’est le signe d’un état qui n’a rien compris aux fonctionnement des humains.

    5
    1. Pour les masques,

      Personnellement, parce que je suis fainéant et que j’aime mon confort, je suis partisan du jetable plutôt que du lavable. Mais c’est mal, je l’avoue. Bon après les goûts et les couleurs me direz-vous…

      Pourquoi le jetable, parce que personnellement, afin de garantir quand même un minimum de sécurité respiratoire, je jette le masque après chaque utilisation, au boulot, au resto, dehors, dés que je dois en porter un, je mets un propre, puis j’enlève, puis je jette, et ainsi de suite. Là on commence à parler budget, j’avoue. On est bien d’accord, que lorsque l’on est plus en situation à risque pour les autres ou pour soi, on enlève ce truc de dessus le visage ? Moi je l’enlève en tout cas. Et comme y a pas de solution efficace de stokage temporaire, bah hop poubelle. Est-ce vraiment une bonne idée de le glisser dans sa poche ou à son poignée ?

      Or comme le souligne Fred plus haut, je suis simplement effaré de voir ce qui se passe vraiment autour de moi. Les gens remettent des masques jetables ou lavables plein de fois, sur plusieurs jours pour beaucoup, qui traînent au fond d’une poche, qui ont trainé sur une table, sur un siège de voiture, une boite à gant, la journée sous le cou, sur la tête, au bras, bref, ça serait drôle de voir ce que la plus part se colle dans le pif au microscope toute la journée ! Tout ça non par acceptation et compréhension du truc, et de son utilisation, mais juste parce que c’est la « Loi », et qu’on veut pas se taper 135 balles de prunes et plus si pas d’affinité avec les F.O.

  4. @ Pierre Juillot, merci pour votre billet qui met en évidence une nécessité, la gratuité du masque et qui de plus doit être mise en perspective avec le billet suivant, pas de masque pour les élèves : « parents responsabilisés » !
    On touche le fond. La France est la 6e puissance mondiale et l’investissement pour la distribution gratuite des masques est négligeable par rapport à l’enjeu sanitaire.
    De toutes façons on se retrouve avec les tests dans une situation analogue à celle vécue pour les masques : toujours d’une guerre en retard.
    Par incompétence, imbécillité et surtout pour le service du dogme actionnarial, la loi de l’offre qui implique des économies pour faire ruisseler vers le privé (lire F. Leclerc, son billet sur les cadeaux aux entreprises).

    Combien de temps nous soumettrons-nous à nos Loukachenkos locaux ?

    2
    1. Très bonne réaction en particulier sur les serviettes hygiéniques (que je ne conseille pas pour autant comme masque, c’est peu respirant…)Jacques, je te plussoie malgré la méthode du pouce vert disponible depuis quelques instants sur le Blog, à quand le pouce rouge ?

      1
    2. @Jacques Seignan
      Tout à fait d’accord, mais dans la plupart des pays, européens compris, il n’y a même pas de débat sur la gratuité du masque, c’est rayon parapharmacie… 😃

    3. @Jacques Seignan
      Tout à fait d’accord, mais dans la plupart des pays, européens compris, il n’y a même pas de débat sur la gratuité du masque, c’est rayon parapharmacie… 😃

    4. Merci à vous. J’ai apprécié (et partagé) la lecture du billet de F. Leclerc que vous m’avez suggéré. En effet il me semble que l’investissement public dans une politique de la gratuité des masques… mais pas que… à partir du moment ou est interdite toute spéculation (comme décrite par notre hôte)… et ou est donc sorti (confisqué) de la « main invisible » des « marchés », l’intérêt général de politique de santé publique (passant à la vaccination, aux séquelles et traumatismes de la covid-19, etc)… l’investissement reviendrait à être bien moins onéreux, que de laisser jouer tous les acteurs, des Etats, aux collectivités territoriales, locales comprises, des propriétaires privés d’entreprises, aux « ras le bol fiscal », « poujadisme », des actionnaires… les uns contre les autres au niveaux de la fixation des prix, en fonction de la gestion des stocks gérés en flux tendu, et des demandes évoluant elles, par rapport à la crise sanitaire, aux comportements individualistes de « responsabiliser les Français.e.s » (qui ne savent pas porter un masque…?)… mais pas que… revenant à infantiliser la citoyenneté, la plonger dans des perpétuelles injonctions contradictoires. Vous aurez remarqué peut être, que mon usage « générique » du terme de « masque », laisse la place à une prise de position difficile à trancher, par rapport aux problèmes de pollution plastique, etc (et d’extraction de ressources pétrolières, je crois, qui transformées produisent ce plastic…?) que pose les masques chirurgicaux, etc… quand celui problème des masques tissus, semble soulever l’exploitation des « petites mains » bénévoles, de la solidarité citoyenne désintéressée, et de l’exploitation d’enfants, d’ouvrières réduites en esclavage, dans les pays les moins disant sociaux, moraux, fiscaux, environnementaux… quand ces produits sont « commercialisés »…

  5. Le gouvernement ne lâche pas sur les masques, car, sait-on jamais, si les français prenaient goût à la gratuité ! Ce triste épisode de la macronie montre toute la férocité de l’idéologie dont se réclament les amis des spéculateurs et des vrais privilèges dénoncés dans ce billet opportun.

    1
    1. Le premier ministre a dit qu’aucun pays européen ne donne les masques gratuitement et qu’il serait anormal que la France le fasse.
      Ça me rappelle le fameux « il serait anormal que les salaires des dirigeants des grosses boites françaises soient moins élevés que leur homologues européens. Il faut bien attirer les talents »
      A ce niveau d’argumentation, le désespoir me guette.

      1. J’ en déduis que Paul Jorion ne joue pas aux pouces verts puisque Freideick n’a pas eut son bon point
        🧐

  6. @ Dissonance 26 août 2020 à 23 h 54 min

    Au vu et su de la priorisation à faire par rapport à toutes les réponses à apporter aux urgences sanitaires, sociales et « sociétales », climatiques puis « économique » – et après cette dernière, celle d’une crise des dettes publiques locales et nationales, risque d’entraîner une crise politique comme à la suite des subprimes, et des « socialisation » de dettes privées pourries, pertes casinos… – est-ce que le « pragmatisme » n’est pas de mise, en avançant d’abord l’interdiction de la spéculation comme la préconise notre hôte, comme moyen d’atteindre au plus vite et efficacement, l’objectif de la gratuité des masques (lesquels des moins polluants, à produire de façon socialement durable, juste, etc, et à « recycler »…?) pour commencer…?

    Ce terme de « pragmatisme », qui fut employé hier par le premier ministre, devant un par-terre de la sphère « strato-financière » et autres « Grands Patrons » (déplorant d’être sur le « déclin », « déclassés », après, pour partie, avoir désindustrialisé le pays…) reçu un tel tollé d’applaudissement… du coté de la rue… obscure… du medef… qu’il me semble être de « bon sens commun »… du moins falloir se méfier toujours, du principe de « l’inversion de la hiérarchisation des valeurs », si cher à ce « monde à voir » là… ne se privant – pour ne pas dire « s’enorgueillant » – d’en faire un levier, un effet cliquet quoi… du chantage à l’emploi, à la « fuite des capitaux et cerveaux », au précepte de « trop d’impôts et « charges », tuent l’impôt » pour justifier l’impunité de « l’immorale optimisation », de la flat tax, du « droit à l’erreur fiscale », des annulations (socialisations ?) de dettes fiscales, sociales, morales, environnementales, de la suppression partielle de l’ISF, des baisses d’impôts sur société et de production, de la suppression des cotisations sociales patronales…

    Cette sphère là… bénéficie d’un tel « néo-ruissellement », d’une telle démesure dans l’assistanat sans contreparties pour ainsi dire, avec non seulement ce quelle concentre, comme richesses non partagées ni redistribuées (des « cadeaux » pour « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisée du travail et de l’emploi, de la privatisation par la digitalisation des services publics….) et avec son « sécessionnisme, et séparatisme » du rôle de contributeurs fiscaux à l’intérêt général des protections sociales, au financement des services publics dont la santé publique (et de l’éducation, etc…), son personnel, ses/nos hôpitaux, et au financement de l’objectif disons prioritaire de la gratuité du masque… (et de repas pour les enfants de familles pauvres,modestes… dans les cantines scolaires, sur les territoires accumulant le plus d’inégalités… si vous voyez ou je veux en venir…) que n’est-il pas urgent, pour ne pas dire prioritaire…. de lui confisquer, lui priver quoi… cet effet de levier multiplicateur inimaginable dont les abus se traduisent en spéculant sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu et des prix de masques, respirateurs, médicaments, vaccins, tests, denrées alimentaires, faisant jouer les collectivités les unes contre les autres et l’Etat, et ces dernières, contre les supermarchés, la concurrence la moins et parfaite en somme…?

    Quand, pile, ces paris boursiers « autorisés » toujours plus dérégulés… font gagner encore plus aux même « jalousant » la manière dont le patron d’Amazon, par exemple, à vu exploser sa fortune durant la gestion de la crise sanitaire… sans qu’il n’en « ruisselle » de réels bienfaits dans les sociétés… c’est que face, de plus en plus de vies ne peuvent et ne pourront pas plus être sauvées, autant du coronavirus, manque le lits de réa, etc, que des inégalités, du chômage, des baisses de salaires et de niveaux de protections sociales, environnementales (du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité, des « externalités négatives » aggravant et amplifiant tout cela)… d’une dépendance des « marchés » pour fixer la quantité disponible et les prix du masque… que les « poujadistes », adeptes du « ras le bol fiscal », contribuables directs, ou à peine imposables continueront toujours de payer au sens de plus d’austérité « réformes structurelles », nationales comme locales, et d’une guerre les uns contre les « autres »…

    Si le terme de « pragmatisme » reçu autant de succès auprès d’un tel public du secteur privé, hier… dans pareil contexte… j’ai du mal à imaginer ce que celui « d’inégalités de destin » (employé pour qualifier les cas de NON RECOURS au dernier filet de sécurité – ce terme existe aussi pour qualifier les personnes discriminées à l’embauche, dans l’accès au logement, les brutalités policières impunies commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… mais ne portant pas de plaintes, par ignorance de leur droit, peur d’être ostracisées, « abstentionnisme » de « représentativité »… à noter aussi que des réfugié.e.s… sont concerné.e.s aussi par le non recours) pu recevoir auprès d’un public de hauts fonctionnaires de l’aide sociale », lorsqu’il fut prononcé par M. Macron, alors ministre à l’époque… pour parler certainement avec le même « pragmatisme »… de ne pas ouvrir la porte à la « victimisation » des 30% de « bénéficiaires » du RSA, victimes qu’ensuite président, dit d’elles… « qu’un pognon de dingue est mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » alors que ces dits « bénéficiaires » ne touchent « rien »…

    Cela dit, ne m’empêche en rien de trouver très intéressantes et pertinentes les interventions de M. Friot, Lordon, Todd, et leurs travaux respectifs sont je crois, d’un intérêt général à un objectif de plus long terme.

    1. Pour conclure, pensant personnellement qu’il ne soit ni innocent, ni même naïf (« ni de gauche, ni de droite », « et de droite et de gauche », « apolitique » quoi… n’est-ce pas…?) que personne du coté de la rue obscurcie de « Jupiter », pas plus que du coté de la force des participant.e.s à la « convention citoyenne sur le climat », aient jugé « bon » d’expliquer pourquoi avoir laisser « le fait du prince », sans s’indigner… se révolter même… supprimer des plus de 150 propositions, l’instauration d’une taxe minimum sur les transactions financières… en pleine crise sanitaire… qui plus est… faut-il une raison de plus pour qu’urgemment se mobilise la société, convergent des luttent, pour l’interdiction de la dite spéculation, quand ce même genre de « convention citoyenne » (mieux éclairée, comme l’avait proposé M. Jorion, bien sûr) pourrait étudier les travaux et propositions de Messieurs Friot, Lordon, Todd, et Jorion, etc, pour une « reconstruction », réponse aux urgences… sur le long terme …?

      1. Point final. Prenant en compte, ces actualités qui en chassent d’autres, se remémorer des dires, et cautions appuyées de ces dires (qui ne disent pas encore ce que ses actions obtiendront, ou pas…), d’un ministre de la justice du pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme, et du citoyen, et « chasseur devant l’éternel », qui parle du militantisme environnementale et climatique, en des termes provocateurs « d’ayatollah de l’écologie », n’en dit t-il pas long de l’obscurantisme qui règne du coté de la rue du « roi te touche, dieu te guérit », dans l’anticipation, la « gestion » des inquiétudes, doutes des dirigeant.e.s, se demandant « comment lutter contre les menaces de justice sociale ? » comme si celles injustices « sociétales » et « climatiques » (et l’enjeu du statut de la reconnaissance des séquelles et traumatismes de ce coronavirus, des « responsabilités » dans la gestion de cette crise sanitaire, et des pandémies futures, causées par la nuisance d’activité humaine, en dépendent) n’avaient d’importances ?

  7. @Juillot Pierre

    Est-ce que l’interdiction de la spéculation est une amorce de solution à l’ensemble des crises que vous évoquez? Non je ne crois pas. La résolution du problème tient en une mesure connu de fort longue date: L’abolition du capitalisme, ou encore le passage à une société post-capitaliste. Ce qui parle de moins que ça ou d’autre chose n’est pas à la hauteur des enjeux, tout simplement. Et comme aucune réforme de l’État bourgeois ne saurait prendre une telle mesure (puisque cela reviendrait pour lui à s’auto-dissoudre), je vous laisse deviner les solutions qui restent.

    1. Le suicide …

      Ou la fin de l’espèce …

      Je demande l’abolition de l’espèce .

      Ce qui parle de moins que ça n’est pas à la hauteur des enjeux …

      Je vous laisse deviner les enjeux …

    2. @ Dissonance 27 août 2020 à 18 h 29 min

      Comme si, dans pareil contexte (au vu de ce qui se passe aux USA, d’après vous faudra attendre 10 ans, pour que ça arrive en occident et en France…?)… le capitalisme allait prendre le risque qu’une révolution au potentiel exponentiellement sanglant et explosif, ne finisse pas par une guerre de tous contre tous… sauf contre ses intérêts particuliers bien sûr… que faudra t-il en déduire après… si ce n’a toujours été… que la définition de révolution porte bien son nom, retour à la case départ du « maintien de l’ordre social » à l’identique, pour profiter d’une diminution de la pression démographique …?

  8. Il n’est sens que ce que nous partageons, de ce fait cela doit se poser comme une réalité qui ferait lieu a délocalisation de la production. Car actuellement les masques sont a l’image de l’idéologie, produit d’une pensée qui ne dit pas son nom. Et si l’état n’est pas sur la gratuité des masques, a quoi sert l’état?
    Suffrage censitaire? Nous sommes dans une spirale qui montre bien comme le mécanisme de la décision n’a plus de rapport avec le réel!

    Nous pouvons aussi imaginer que le nombre d’heures de port du masque serait une donnée qui informe, non? Car effectivement si nous regardons bien les choses, le port moyen des masques est de combien? Limiter la pandémie? le nombre de lits dans les hôpitaux?

    Pouvons nous croire un instant que seul dehors avec un masque, mais cinquante sur la terrasse serai plus safe? Courir serait donc moins transmetteur que marcher?

    Pouvons nous croire que sans production de l’outil, la question économique ne devienne pas improbable?

    Pour terminer, un ado de 15 ans qui a spéculé sur le prix des masques a fait x16, bon what else?

  9. Alors qu’il était espéré, que soit remarqué la sorte de « message subliminale » « destiné » aux patrons d’entreprises et de la finance, qui aux USA, suggéraient en quelque sorte de mettre fin à l’indécence de la spéculation, du partage et de la redistribution inégalitaire et inéquitable de la production de richesses… alignant au moins disant social, fiscal, moral, environnemental, les droits des salarié.e.s, leurs protections sociales et les services publics s’en chargeant… là ou ils existent encore… quand en France ils veulent baisser les salaires de 20% qu’on sacrifie les RTT, congés payés, majorations d’heures sup…. au travers de cette suggestion de mettre fin à la spéculation… d’interdire les paris « odieux, illégitimes, insupportables » pour les dettes publiques explosées par les socialsations de pertes casinos, dettes privées pourries… afin de défendre la gratuité du masque (mais pas que) en baissant son coût autant pour les achats du public – l’État étant un employeur gérant les services publics, les prérogatives prioritaires de l’intérêt général décrétés démocratiquement (porter assistance aux personnes les plus en danger), comme une entreprise, un ménage… – comme du secteur privé, des propriétaires privés d’entreprises, d’actions qui assistés sans contreparties… se plaignent d’avoir à assumer la « charge » de ces « mesures barrières », d’avoir à se justifier des licenciements abusifs par rapport au « droit de retrait », de « réserve », ou au non port du masque rendu obligatoire… de leur « subordonné.e »… est-ce un coup d’épée dans l’eau…?

Les commentaires sont fermés.