103 réflexions sur « Vidéo – Allocution de M. Macron sur la pandémie 14 octobre »

  1. Entièrement d’accord sur le hiatus à propos de l’infantilisation.
    Mais pour moi Macron est dans une toute puissance infantile, alors… nous en payons le prix !

  2. Ben , c’est bizarre , parce que de mon côté j’ai trouvé que Macron a bien énoncé dans sa première partie au moins , ce que vous annoncez avoir eu envie d’ entendre dans le début de votre vidéo .

    L’histoire de l’infantilisation a été amenée en fait par l’intervieweuse , avec l’arrière pensée de reprendre le reproche fait par certains que l’Etat en faisait trop et se montrait trop directif . La réponse de Macron aurait pu être celle que vous dites . Il a en fait paré l’attaque en argumentant sur la confiance faite aux français pour jouer le jeu du bon sens et de la solidarité globale , de préférence aux décrets de règles de vie « règlementaires » .

    Les réactions médiatiques de demain montreront si sa réponse était préférable à celle que vous proposez , mais de mon côté je crains bien qu’elles soient plutôt dans la tonalité des broncas marseillaises qui se foutent de l’une comme de l’autre .

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    1. Oui vous avez raison, j’ai cru que l’allocution commençait à 20h00 mais elle a apparemment débuté à 19h55, j’ai donc raté les 5 premières minutes. Toutes mes excuses au président de la République s’il a effectivement dit toutes les choses que je lui reproche de ne pas avoir dites.

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      1.  » disons aux gens qu’une pandémie, oui C’EST un fléau, oui, C’EST une calamité ! »
        Bon maintenant, reste à faire des allocutions et les ‘mesures’ qui vont avec, sur le changement climatique, les pollutions, le ‘Pearl Harbor du vivant’ 😉 , etc… Pouffff, le boulot ! 🙂

    2. Je le mets là parce que c’est mieux en situation :

      https://www.pauljorion.com/blog/2020/10/14/covid-19-le-point-sur-tous-les-fronts-par-ilicitano/comment-page-1/#comment-820694

      Et pour le coup , je me suis demandé si les limites des métropoles étaient bien connues . On dirait que oui . Je note au passage que les ayant rappelées comme véritables décideurs et nerfs de l’aménagement du territoire , je peux aussi les compter comme représentatives des bassins de vie qui comptent :

      https://www.vie-publique.fr/carte/271110-urbanisation-et-metropoles-en-france

      1. Limites bien perçues et représentatives de bassins de vie ? Je constate pourtant (la carte de votre 2e lien) que le territoire de Nice englobe un vaste espace montagnard moins peuplé ; et qu’une vaste population au sud de Lille, persistances de noyaux urbains liés aux charbonnages, n’est pas dedans.
        Les limites sont aussi politiques, et biaisées par des structures territoriales existantes. J’ai vu Grenoble proposer une métropolisation de nos régions rurales bien au-delà de sa « cuvette ») pour diluer sa pollution aux particules (source d’obligations européennes d’un plan de réduction) au point de vouloir interdire la combustion du bois aussi dans des régions montagnardes (or la chaleur en altitude demande plus de combustible et le bois y est moins cher) alors que c’est la mauvaise combustion du bois des « feux ouverts » en ville qui est source supplémentaire de particules.
        Et je n’ai pas trouvé d’analyse fine de suivi du Covid dans les régions moins « trépidantes », telle la région « entre deux » (entre Grenoble et Romans/Valence). On a le sentiment que « des » Grenoblois metropolitains décident pour nous sans savoir.

      2. Ben , les seules métropoles ciblées hier soir , ça fait déjà presque le tiers de la population française ( et le PIB national c’est en très grande majorité dans ces métropoles qu’il se fabrique ) .

        Ceci étant , c’est une réalité économique et humaine qui a déjà pas loin de quarante ans derrière elle . Ce qui m’a fait lever un sourcil , c’est que c’est , à ma connaissance , la première fois que ces entités sont mises en avant ouvertement dans une démarche nationale .

  3. Agrippine, l’héroïne de Brétécher, est à son bureau et on l’entend dire « je bosse ! », «  qu’est-ce que je bosse ! », « c’est fantastique c’que j’bosse ! », « mais qu’est-ce que j’bosse ! », alors sa mère, de la pièce à côté, lui crie : « arrête ! si tu bossais, tu bosserais ! »
    À Macron qui nous dit sur tous les tons qu’il ne nous infantilise pas, on a envie de crier: « arrête ! si tu ne nous infantilisais pas, tu ne nous infantiliserais pas ! »

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    1. J’ai entendu un chef scout ou un curé qui nous dirait : « on va y arriver tous ensemble, on y croit !  »
      Si au moins il nous promettait le paradis !

      IL n’y a aucune perspective dans tout cela, faut de sortir du cadre, pourtant, « en temp de guerre » on pouvait planifier quelque chose de neuf.
      AU lieu de quoi on sort les jokers pour jeter les propositions de la convention citoyenne aux oubliettes, sans oublier de favoriser les amis de Veolia au détriment de l’intérêt général (voir article Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/economie/111020/suez-veolia-un-maquillage-d-etat?onglet=full )
      Ainsi va la Macronie

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  4. Je ne l’ai écouté qu’en partie et d’une oreille très distraite.

    Quatre erreurs graves qui font que l’épidémie n’est pas prête d’être stoppée :
    1) laisser les personnes des zones les plus contaminées aller dans les zones moins contaminées (on l’a vu à la fin des vacances d’été, l’épidémie a redémarré car le virus a été ramené dans les grandes villes par les touristes qui revenaient des zones de vacances surpeuplées) ;
    2) ne pas considérer la densité des gens dans les transports en commun comme un problème (un malade dépose des virions sur les barres de maintien du métro, sur les mains courantes des escalators, sur les boutons d’ouverture des portes, etc…)
    3) ne pas considérer les écoles comme des bouillons de culture, où les enfants souvent asymptomatiques vont transporter les virions vers leurs professeurs, parents, grand-parents…
    4) ne pas revenir sur le décret du 29 août 2020, obligeant les personnes vulnérables a aller travailler.

    Bref, je l’ai dit ce matin, je le répète, le gouvernement ne regarde pas là où est principalement le problème (bien sûr qu’en limitant les soirées on limitera un peu la transmission du virus, mais pas suffisamment… surtout que, franchement, si les jeunes veulent continuer à faire la fête, ils la feront le week-end en journée !) Et donc, la magie ne va pas opérer, et dans quinze jours, on aura droit à une nouvelle allocution.

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    1. @François M,
      Dans sa mission de chef de l’Etat français Monsieur Macron a exposé le contenu des applications pour plusieurs territorialités.
      En bref c’est un règlement qui autorise le couvre-feu de 21h à 6h du matin.
      La nuit est faite pour dormir et se ressourcer.

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      1. Je crains que ce ne soit l’inverse, la nuit existait bien avant nous c’est nous qui sommes fait pour y dormir à moins que nous ne soyons pas fait pour y vivre?? … En tous cas « on » a pas fait la nuit pour que nous dormions ça j’en suis a peu près certain 🙂

    2. Merci François M ! Ça fait du bien un peu de bon sens…

      Que s’est-il passé à chaque fois que l’on a annoncé une restriction des libertés à un endroit et pas ailleurs ? Aussi bien à l’échelle d’un pays que d’une région : dispersion ! Chine, Inde, Italie, vacances estivales… Quelle pitié !

      Espérons que les grands parents (encore vivants) se montreront moins abrutis que la tête de l’État et refuseront d’accueillir leur progéniture, émigrée dans les métropoles, pour les vacances de la Toussaint traditionnellement familiales.

      (Sinon faut que Manu remette son logiciel à jour, les personnes souffrant d’HTA ne sont plus considérées comme à risque depuis le décret que vous citez. Kamikaze à vos postes !)

    3. « car le virus a été ramené dans les grandes villes par les touristes qui revenaient des zones de vacances surpeuplées »
      Oui, et le contraire …! 🙂

  5. Sérieusement a vous entendre j ai l impression de regarder un mauvais remake de Brice de Nice, une bande de vieillards qui attendent la seconde vague géante sur la plage de Nice. J ai l impression d assister au baroud d honneur d une bande de soixante huitards qui après avoir fait la fête toute leur vie et pour un an, un jour, une heure de vie en plus essaient d empêcher les jeunes générations de vivre. Je connais pas mal de gens qui ont été contaminés, pas un mort, pas de séquelles, la plupart n ont eu que des symptômes extrêmement bénins et vous souhaiteriez mettre la france à genoux pour une grosse grippe? C est une mauvaise blague qui est en train de se dérouler, si notre pays est devenu un tel ramassis d hypocondriaques et de lâches c est vraiment triste et cela explique le beau président qui nous gouverne. Un tel refus du risque est le signe d une société complètement sclérosée et en train de s effondrer.
    Ma solution: que les personnes à risque prennent leur responsabilites, qu on redonne des moyens correct à l hopital et qu on accepte qu a partir de 85 ans il vaut mieux éviter d attrapper la grippe et que oui si on l attrappe on risque gros. C est ce qui arrive tout les ans à l hopital sans qu un fromage en soit fait. Ça s appelle la vie qui implique qu arriver en bout de course on est très fragile afin de disparaître et laisser la place à d autres. C est dur mais c est aussi cette finitude qui fait la grandeur de l homme. La refuser c’est se condamner à la petitesse, le meilleur adjectif pour qualifier nos politiques sur ce sujet.

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    1. Et en plus, je suis sûr que vous devez être content de vous-même. À mon avis – je m’avance peut-être – vous devez être fier d’avoir écrit ça : vous faites partie des gens « à qui on ne la fait pas ! ». Résultat : être à côté de la plaque instauré comme règle de vie. Les éternels dindons de la farce de l’histoire humaine.

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      1. Bonsoir Monsieur Jorion,
        Je réagis à votre vidéo, je n’ai pas vraiment lu les commentaires.
        J’adore ce que vous dites 😄
        Et, surtout, la manière dont vous le faites (dont vous le rendez, pas dont on le perçoit … dont on peut le percevoir). Vous êtes / restez enfantain (dans le + ) et d’une acuité propre à l’enfance justement qui me permet de croire, par moment, que tout ça … en vaut la « peine ».
        Et ce, même si vous n’êtes pas du genre Doc coqué 😉

      2. Bonsoir Mr Jorion.
        Non ce sont les Denis qui pensent comme cela !!!
        Je ne serais pas aussi caricatural que l’autre Denis en évoquant vieillard et soixante huitards, cependant je partage son point de vue sur le fait de mettre notre jeunesse sous le boisseau.
        Beaucoup de ceux qui écrivent sur ce blog ont des âges à être à risques par rapport à ce virus.
        Sachant que ce n’est pas trop l’âge qui pose problème mais plutôt des questions de co-morbidités et que c’est questions peuvent se poser parfois, mais pas toujours à un certain âge, ou à un âge certain !!
        Je suis dans le créneau de l’âge + de 65 ans et je travaille toujours…
        Je vois et verrais mes petits enfants sans aucune peur, d’une part car j’ai beaucoup de joie à les retrouver dès que je peux et que d’autre part le temps passe vite..
        Nous avons été jeunes, collégiens, lycéens étudiants et c’est vrai qu’à notre époque nous étions des êtres vertueux qui faisaient là où on leur disaient de faire n’est-ce pas ?????
        Menteurs !!!
        Sorties, prises de risque et j’en passe.
        Voyez ce que nous faisons vivre à nos jeunes.
        Actuellement quand même regardez un peu dans certains cas, dépression, tentatives de suicide ( encore ça passe) suicide la c’est plus difficile à encaisser, avenir pourri, etc…
        Que veux-t-on encore leur faire subir ?
        Je ne me sens pas à risque et je ne suis pas à risque.
        J’ai des amis de mon âge qui le sont et qui font, eux, très attention et que je soutiens dans leur démarche..
        C’est eux qui me disent, nous, nous devons faire attention et nous protéger et je ne demande rien aux autres…
        Est-ce que je vis que dans un monde de vieux sages ou d’inconscients, les deux allez je fais un prix de gros.
        Gilbert Chabian a fait un post sur la mort, je voulais intervenir et le temps m’a manqué.
        De fait elle arrive à point cette interrogation sur notre finitude et sur notre propre mort.
        Ce n’est rien en fait car une fois mort nous le sommes bien mort et la question ne se pose pas.
        Donc ici bas c’est bien la mort de l´autre qui interroge et du coup notre propre philosophie de la vie et notre éthique.
        Le rire et la joie guérissent de tout, profitons donc.
        Un ami patoisant vendéen:me disait, bon faut boire un bon coup de rouge car il faut « covid tcheu bouteille » et pas à 19 car il n’y aurait rien à boire !!
        Portez-vous bien…

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      3. « Voyez ce que nous faisons vivre à nos jeunes. »

        On ne fait rien vivre aux jeunes, on rappelle qu’il y a une pandémie à ceux d’entre eux qui ne sont pas assez malins pour l’avoir observé eux-mêmes.

        De même que quand on leur « enlève le droit » d’infecter les autres et eux-mêmes, ce n’est pour le plaisir de leur « enlever des droits », c’est pour les empêcher d’infecter les autres et eux-mêmes.

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      4. Fier? Peut-être, mais si j ai écrit cela c est surtout votre applomb dans l affirmation de la gravité de cette maladie qui m a motivé a intervenir.
        Dindon? Peut-être que je me plante quelque part, mais c est actuellement que je me sens dindon. Chaque années depuis quelques années des droits disparaissent, la c est le droit d aller au restau, ou boire un verre. Je me demande où tout cela va. Rien dans mon réel ne justifie ça. Et quand je vous vois soutenir ça, j’ai envie de vous secouer le cocotier: quels faits voyez vous autour de vous qui justifient vos dires? Peut-être est ce que je vis dans un monde différent du votre, si c est le cas, dites moi dans lequel vous vivez.

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      5. Plus grave que de ne pas pouvoir aller au restau ou boire un verre pendant 6 semaines , y a pas .

        Au moins pour ceux qui ont l’habitude de se payer le restau tous les soirs et d’attendre 21h30 pour boire un coup .

        Mais je dois dire que ceux qui avaient 20 ans en 1960 en ont les bras qui tombent , et ne se sentent pas trop concernés par ce genre de caprices .

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      6. Denis cluzon
        On n’en meurt pas de ne pas aller au resto, de la pandémie, si.
        Et songez que ce qui vous paraît naturel n’est pas donné à tout le monde. Pour certains de nos contemporains aller au resto est un luxe.
        La vie, elle, n’est pas un luxe. Une vie est irremplaçable. Et celle des êtres aimés plus que tout. Quand la pandémie sera terminée on pourra retourner au resto, mais les être disparus eux ne reviendront pas.

        Ce qui devrait inquiéter ce n’est pas l’impossibilité transitoire de ne pas aller au resto mais que ce choc pandémique n’invite pas à penser plus loin et à construire dès maintenant les bases d’un monde plus résilient et plus égalitaire.

        Car des catastrophes, sanitaires, climatiques, écologiques …. il y en aura d’autres. Or que fait-on pour les éviter ? Pas grand chose, d’aucuns semblent pourtant plus préoccupés par la préservation du confort bourgeois dans un système inchangé (inégalitaire) que du destin de l’humanité.

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      7. Je continue à me demander si être à côté de la plaque n’est pas le propre de l’humanité. Pire l’humanité vaut elle encore quelque chose si elle ne l’est plus? Bref de plus en plus de mal à trouver ma colère (sauf au volant bien sur 🙂 ) même en lisant Denis qui voudrais que je laisse crever ma vieille mère pour pouvoir aller se taper des bières. Qui est le don Quijote dans tout ça celui qui lutte vainement contre le covid ou celui qui lutte vainement contre un changement de mode de vie ??? Quelque part Mr Jorion n’ y a t il pas non plus de votre part une certaine fierté à publier ce commentaire et à vous exclamer voyez! comme il est à coté de la plaque! (sous entendu je n’ y suis pas moi a coté de la plaque, on ne me la fait pas!…). Plus malins, moins malins , affectés par un milieu différent et des histoires personnelles plus ou moins longues, mais peut être bien au final tous les mêmes et surtout tous dindons d’une même grande farce??? J’ai un audit demain faudrait que je fasse du tableur exel au lieu d’écrire ici… De plus en plus de mal a trouver du sens a tout ça… Je rêve juste d’aller une journée à la pêche j’en demande pas plus, ça doit faire 20 ans que je suis pas allé à la pêche 🙁

      8. Donc en publiant le commentaire de Denis au lieu de l’envoyer dans la boîte « Mis à la corbeille », c’est-à-dire de le censurer, je l’exploite, puisque je profite lâchement du fait qu’il m’a envoyé ce courrier pour lui faire valoir qu’il a tort et lui dire pourquoi selon moi.

        Ce qui veut dire, qu’à l’opposé, l’attitude courageuse de ma part aurait été de mettre à la corbeille son commentaire, c’est-à-dire de le censurer ?

        Ce n’est pas ça évidemment : vous essayez d’inventer un système où j’aurais tort aussi bien pour avoir publié son commentaire que pour avoir refusé de le publier.

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    2. Bonjour Monsieur Cluzon,
      À vous lire, « l’hypocondrie » aurait donc déjà fait 33 037 décès (en France).
      De plus, les personnes (qui travaillent), à risques, doivent continuer d’aller travailler. Elles ne peuvent donc pas prendre leurs responsabilités.
      Enfin, il y a environ 5000 places de réanimations en ce moment (au printemps en annulant de très nombreuses opérations on avait pu augmenter le nombre de places dans les 10 000)…sachant qu’il y a déjà environ 1600 réa covid actuellement… Que fait-on lorsque l’on va exploser le chiffre de 5000 personnes en réa ? Doit-on laisser mourrir les « hypocondriaques » dans les couloirs comme au mois de Mars -Avril ? Que votre entourage n’ait pas de complication (comme la très grande majorité des personnes qui seront atteintes par ce virus), c’est évidemment une bonne nouvelle, mais ça ne résout pas le problème de la saturation des hôpitaux. Enfin, à mon sens, le courage ne se résume pas à sortir sans masques, sans se laver les mains, etc. mais bon, c’est un autre débat. Quant à Mai 68, je suis né bien après, alors, bof… 😉
      Amicalement

    3. @Denis Cluzon
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/15/etat-d-urgence-sanitaire-c-etait-la-derniere-semaine-pour-reagir_6056104_3244.html
      Vous parlez des morts et des plus de 80 ans, mais vous oubliez les malades pas nécessairement âgés qui ont et auront des séquelles toute leur vie, renseignez-vous au près de soignants si vous en avez la possibilité.
      D’autre part, je connais des ‘vieux’ de 80/85 ans, qui vous mettraient une raclée au tennis (par exemple), que voulez-vous la génétique est souvent injuste ! 🙂
      Tâtonnements, hésitations, oui, mais je ne vois pas ce que viennent faire ‘petitesse et grandeur’ là-dedans…

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  6. Mr Jorion. Moi je suis tout à fait d accord pour des règles extrêmement rigoureuses si nous avons à faire à une pandemie de variole virulente. Mais admettez qu on en est très loin. Ou est la limite qui donne le droit à un pouvoir de confiner son peuple? Pour moi sur cette dite « seconde vague » il y a clairement abus aux regard des faits. Et je parle bien de la « seconde vague ». Cela ressemble plus à mon sens à une opportunité pour le pouvoir de museler les grognes sociales. Le simple fait qu on ai des debats de ce type prouve que cette pandémie a l heure actuelle ne correspond pas à la catastrophe annoncée. Croyez moi, un Ebola qui se propagerait rapidement en france avec un gros taux de mortalite et je serai le premier à me confiner.

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    1. 1. ne correspond pas à la catastrophe annoncée
      Vous êtes aveugle.

      2. une opportunité pour le pouvoir de museler les grognes sociales.
      Vous êtes parano.

      Et cessez de parler de vos « droits », les seuls droits auxquels vous pensez sont vos droits à vous d’emmerder les autres.

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      1. 1/ combien de morts par jour? Et quelle courbe d augmentation?

        2/ avec ce chiffre voyez vous-même qui est le parano.

        3/ si en allant au restau ou boire un verre je vous emmerde, vous êtes un bien triste sire… jusqu ici je vous ai admiré en tant qu expert en économie et pour votre engagement. je vous découvre peu enclin à la remise en cause et très péremptoire, votre passé parle en votre faveur, mais je trouve dommage votre rigidité.

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      2. D’autres ici ont davantage de patience que la mienne devant votre « Moi, Moi, et encore Moi ! »

        « Qui est-ce qui compte ? Moi ! Qui est-ce que j’oublie ? Eh bien … personne ! »

        Vous lirez leurs réponses patientes (je les admire !).

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    2. @ Denis .
      Je crois que vous n’avez pas compris la problématique de l’engorgement des hôpitaux .

      Nous vivons une époque extraordinaire où , globalement , on ne meurt plus de maladies bénignes. Parce que sous nos latitudes , on peut être soigné pour bien des maladies.
      Que se passe t’il quand on a plus accès aux soins? Les petites maladies ont l’occasion de se détériorer ( voir espérance de vie des SDF ).

      Dans mon monde , secteur déjà considéré comme « désert médical » . peu de médecins( la plupart proche de la retraite) , beaucoup de clientèle , urgences la plupart du temps saturées .
      Cà , c’était avant covid …

      https://jeanyvesnau.com/2019/01/14/epuisement-des-medecins-francais-la-serie-televisee-hippocrate-nest-guere-eloigne-de-la-realite/

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      1. @ Denis
        D’autre part , je crains fort que , sous peu , vous regrettiez la teneur insultante de vos propos .
        Le destin n’est pas toujours très sympathique avec nos incompréhensions , surtout quand ce n’est pas la logique qui les motive , mais le goût du préjugé.

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      2. Bonjour Bernard.
        J ai bien compris cette problématique. Ce que je vois c est un gouvernement qui nous prévoit une seconde vague depuis 6 mois et qui n a rien mis en place en face. Ce que je vois c est une communauté scientifique divisée. On ne peut pas simplement prendre les professeurs Raoult, Toussaint, Perrone, Toubiana, les mettre dans un sac et les balayer d un revers de main comme si il n existaient pas. Si vague il y a elle a l air tout a fait différente de la première.
        Donc pour ma par je ne pense pas qu on arrivera à la saturation complète des urgences. Dans ma ville 3 lits de réa occupés et pas un covid. Il y a donc ici de la place. (Ma compagne travaille à l hopital).

        Mais ma question va plus loin: et si on ne trouve pas de vaccin? Et si tout les six mois c est la même histoire? Quelle société voulons nous? Cela fait 6 mois que je travaille masqué, je fais mes courses masqué etc…. combien de temps encore.
        La question est celle du risque qu une société est prête à accepter. Je ne souhaite pas léguer à mon fils une société où il vivrai les 3 quart du temps masqué (travail, courses, ville, transport en commun etc…) parce qu une grosse grippe traine chaque hiver. Chaque hiver des personne âgées meurent de la grippe, jusqu ici on acceptait ce fait. J ai l impression qu on se dirige vers une société hygiéniste ou on accepterai plus cela. Ce n est pas un avenir qui me convient. Etre libre c est symbolique, c est respirer. Une société où on ne respirera plus a l air libre j appelle cela une dictature. Ou bien que l on mette cela au débat et au vote des français.

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      3. Cluzon il y a une chose:
        Plus le COVID est pris au sérieux rapidement plus on peut passer à autre chose.
        Cf. Xi Jinping

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      4. @Denis Cluzon
        « On ne peut pas simplement prendre les professeurs Raoult, Toussaint, Perrone, Toubiana, les mettre dans un sac…  »
        Euh, faut voir… 🙂
        « Dans ma ville 3 lits de réa occupés et pas un covid »
        Pffff, le bol, le dernier village qui résiste à l’envahisseur !?
        « Chaque hiver des personne âgées meurent de la grippe »
        Oui, mais voilà, c’est pas une grippe… (Et je vous assure qu’il n’y a pas si longtemps, les enfants faisaient du vélo sans casque ! 😉 )
        « Etre libre c est symbolique, c est respirer. »
        Ah là, vu ce qu’on respire au quotidien, la liberté a du souci à se faire…

      5. Raoult, Peronne, Toussaint et Toubiana dans un sac…y aura de l’ambiance dans le sac ! Mais pas de problème :

        Les autres 226 000 medecins eux , sont au boulot.

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  7. Cher Denis, dans ses allocutions Sir Macron a probablement une excellente plume sous la main, me dis je : il y a de bons mots et des envolées lyriques qui me touchent, à chaque fois.. et qui souvent ne sont pas forcément suivies d’effets, de mesures cohérente, donc j’apprend à prendre du recul par rapport à mon ressenti. Hélas.

    IL a donc souligné que nous faisions partie d’une cote de société d’indivis repus de droits, et que nous sommes en train de basculer, en retour, si je puis dire, vers une société plus communautaire, ou se repose la question de la limitation des droits dans l’intérêt du groupe. De plus, globalement c’est aussi ce que nous vivons par rapport à notre planète.

    C’est une conséquence directe de notre multiplication sur terre. De notre multiplication sur une terre finie, et dont de nombreuses ressources viennent à être épuisée : On se retrouve tous plus serrés.

    Cette ultra individualisation que nous avons vécue aura été une sorte d’incroyable confort teinté d’une certain vide relationnel. Installé en Bretagne dans une petite ville (à l’opposé de l’enclave Vannetaise) j’y ai découvert une vie de province beaucoup plus contrainte, bien moins de liberté tout azimut. Si celles qui existent me suffisant amplement, j’y ai aussi découvert les clans l’accueil, l’exclusion : toute la difficulté de l’art de vivre avec les autres.

    En conclusion, il me semble que vous allez vivre un temps très différent, probablement plus riche humainement, à condition de transformer cet appétit de liberté, comme cet appétit de bonbons acidulés, en un appétit de faire avec les autres, ou vous aurez bien moins de liberté individuelle. Mais peut être retrouverez vous en groupe plus de pouvoir d’action et de force pour changer les choses? La 5G me semble un signe redoutable d’ultra centralisation des données et de bascule vers des organisations centralisées totalement algorithmiques. Cette sacro sainte liberté que nous avons vécue, chérie, développée, d’avoir accès a mille chose, gratuitement, nous allons la payer très très très cher.. enfin, vous!

    Voila donc ce que m’inspire votre sentiment d’injustice : une prière pour relativiser la valeur de la liberté absolue tout azimut, de faire n’importe quoi, n’importe comment, juste pour le fun de se sentir vivre entre potes! Amen.

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    1. Bonjour Roberto.
      Merci pour votre sage propos que je partage. N allez pas croire que je suis un jouisseur, ce n est pas le cas.
      J appelle la société que vous décrivez de mes vœux. Mais qui va décider d entrer dans une société moins libre? Est ce Manu qui va décider, ou bien la commission européenne, ou bien les peuples? Car selon qui en décide la direction sera differente. J aimerai juste que quelques « experts » ne décident pas cela seul sur un bout de table. C est ce que vient de faire Macron. J ai peur d une abolition de la démocratie a petit pas, l air de rien. Et je n en veux pas car les grands de ce monde ne se priveront pas de mettre le grappins sur le pouvoir populaire reste vacant et certainement pas à des fins écologiques.

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      1. Donc il vous reste a appeler vos copains et passer le mot pour fonder, un réseau citoyen, capable de développer une double activité par exemple : examen technique de toutes les mesures, proposition de correction le cas échéant, lutte pied a pied avec les lobbys des firmes, bref, un super lobby citoyen… pas un parti politique.. un lobby.. un outil d’influence des politiques doublé d’un outil de contrôle exercice d’un contre pouvoir « technique », ce qui avec le civid peut démarrer de manière locale.
        …peut être avec l’aide de vieux copains d’ici, bien au fait de mille et une chose, avec 50 ans passé devant les ordinateurs du monde à se renseigner.. ca peut toujours servir!
        Perso il me semble qu’il y aurait tout intérêt a rassembler l’expérience et la disponibilité des seniors et l’NRJ des forces vives..
        Anecdotes : cet am j’ai ainsi échangé au bar local avec un retraité de la fonction public… d’obédience plutôt communiste, ce genre de lascar est une mine d’or.. connaissant beaucoup de choses.. et de la réalité des pratiques.. d’ailleurs il a enseigné et m’a dit qu’il n’avait pas le droit de transmettre ce dont il m’a parlé.. mais qu’il le faisait en « off » avec quelques uns de ses étudiants. Et il y a aux alentours mille et un trésor disponible qui serait ravi de participer et aider ainsi dans une aventure subversive intergenerationnelle.

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  8. Difficile de ne pas « infantiliser » les populations sur ce sujet en particulier alors que c’est la stratégie systématique de cette majorité depuis son élection, de même que celle de ses prédécessrices depuis fort longtemps. Que n’a-t-on entendu nos dirigeants et autres communicants concéder leur possible « manque de pédagogie » à chaque mouvement social ces dernières années, là où ce qu’ils décidaient était simplement à rebours de la volonté et de l’intérêt de leurs administrés et n’avait donc juste pas lieu d’être (un exemple, que dis-je, un archétype de ce discours ni de gauche, ni de gauche, ici même .

    Difficile également d’assumer de nouvelles restrictions quand on sait tout ce que la population générale a déjà perdu depuis des décennies (autant sur le plan des libertés individuelles que sur les plans sociaux ou économiques – Voir E. Todd notamment ). Ce gouvernement est assis sur une cocotte-minute prête à exploser et doit bien en avoir un petit peu conscience (à moins que les gens qui nous dirigent soient encore plus abrutis que ne le suggère encore Todd, ce qui n’est peut-être pas à exclure non plus). Après la « séquence » gilets jaunes, le risque n’est plus seulement de perdre des élections, c’est de provoquer des insurrections pures et simples un peu partout dans le pays. On marcherait sur des œufs pour moins que ça, et quand on sait certaines communications privées des forces de l’ordre on n’est guère plus rassuré ni optimiste.

    Les politiques austéritaires dont on observe par ailleurs aujourd’hui toutes les conséquences (on pense notamment ici au saccage de la santé publique) rendent ce gouvernement (de même que n’importe quel autre qui ne soit pas en rupture radicale avec ce qui a été fait depuis des décennies) incapable d’autre chose que cette politique de l’autruche, parce que précisément adopter un discours et des mesures à la hauteur des enjeux reviendrait à renier complètement l’idéologie dominante à l’œuvre un peu partout dans le monde, et notamment au cœur de l’U.E. depuis longtemps (pour cette dernière, depuis toujours peut-être). Le néo-libéralisme, comme le capitalisme, est appelé à crever, mais il n’est pas impossible que l’un comme l’autre, dans leur folie, nous embarquent tous avec eux.

    Par ailleurs, au risque de me répéter, nous sommes en train de vivre une séquence très similaire au scénario de « V pour Vendetta » (le film de James McTeigue – 2006) sur de nombreux aspects. Du haut de son apparente incompétence, Macron n’est peut-être que le prélude à quelque chose d’encore bien pire, une dictature sur motif sanitaire dont n’oserait même pas rêver les plus extrémistes du RN la nuit. Les outils de contrôle de la population (législatifs comme opérationnels) sont tous en train d’être mis en place. Ne restera plus à quelque fanatique qu’à prendre le pouvoir pour que le cauchemar soit complet.

    Sur ce sujet comme sur tant d’autres, la gauche devrait porter des propositions alternatives (de rupture – « disruptives » si on voulait être sarcastique) mais demeure complètement aphone pour s’être tant compromise dans l’idéal capitaliste qu’elle ne sait même plus quels sont ses idéaux. Et je ne parle pas là seulement des sociaux-traitres congénitaux du P.S. (pléonasme – eux sont une cause perdue depuis leur fondation), mais d’à peu près toute la gauche « institutionnelle » (entendre « partisane »), jusqu’au NPA, car aucun n’a su s’extraire à ce jour de la logique productiviste/consumériste ni produire un discours « en dehors du cadre » (Et Jorion n’échappe pas à cette « règle »). Les rares qui y parviennent sont encore aujourd’hui relégués à l’état de marginaux, ou dans le meilleur des cas d’intellectuels « d’ultra gauche ». Bref, « on est pas sorti du sable » comme dirait l’autre.

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    1. Votre constat est intéressant, et j’ai retenu notamment l’inquiétude vive et argumentée qu’exprime Emmanuel Todd.

      Deux points qui ne sont pas très clairs pour moi :

      – Qu’entendez-vous par « dictature sur motif sanitaire » ?
      Je dirais que les restrictions destinées à lutter contre la covid peuvent sans doute être critiquées – dans les deux sens d’ailleurs, à mon avis elles ne vont pas assez loin et surtout ne sont pas mises en place assez tôt – mais elles ne sont de toute façon pas équivalentes à une dictature. Surtout, elles n’ont pas grand chose à voir avec la question de la répartition du pouvoir d’achat ni des luttes ou solidarités entre classes

      – Vous écrivez qu’aucune force politique « n’a su s’extraire à ce jour de la logique productiviste/consumériste ni produire un discours « en dehors du cadre » »
      Pourriez-vous donner un ou des exemples concrets de mesures qui sortiraient de cette logique ou sortiraient du cadre ? Je ne parle pas de discours, je parle de politique concrète, consistant donc en un certain nombre de mesures. Pour donner un exemple, « sortir du capitalisme » n’est pas de l’ordre du concret mais du discours, ce n’est qu’une formule.

      Pour tenter de répondre moi-même à cette question, des mesures comme
      – Interdiction de la publicité
      – Nationalisation de ce que les anglophones appellent « utilities » (énergie, eau, routes)
      – Interdiction de la propriété oligarchique des médias (sur le modèle des lois issues du CNR et démantelées dans les années 1980)
      – Plan de transition vers une agriculture durable, étalé sur plusieurs années mais commençant par l’interdiction immédiate de tout nouveau bétonnage d’espace naturel et de tout produit dangereux type néonicotinoïdes
      – Quintuplement de la taxe carbone, étalé sur dix ans et étendu aux importations
      – Plan public de R&D à grande échelle sur les énergies nouvelles susceptibles à terme de remplacer les fossiles (nucléaire de quatrième génération, batteries permettant de rendre réaliste le passage au solaire…)
      Sont des exemples de mesures concrètes et précises, dont je ne prétends pas qu’elles constitueraient à elles seules un changement de paradigme suffisant, mais dont je soutiens qu’elles y contribueraient.

      Mais, c’est là que j’ai du mal à vous suivre, il me semble bien que certaines au moins de ces mesures ont été déjà citées dans le débat politique. Des propositions « en dehors du cadre », je dirais qu’il y en a effectivement.

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      1. @Toulet Alexis

        Sur la question de la dictature, plutôt que le terme « motif » j’aurais sans doute du préférer l’emploi du mot « prétexte ». Comme dans le film que j’ai mentionné, l’épidémie est un prétexte à la mise en place de toutes une séries de « mesures d’exception » qui finissent par être entérinées dans le droit ordinaire (ce qui a déjà plus où moins été le cas avec l’état d’urgence contre le terrorisme) et qui sont toutes dans le sens d’une restriction des libertés individuelles, d’une augmentation du pouvoir policier, etc. Le tout bien entendu sans qu’on sache toujours quel en est le bienfondé. Je viens ainsi d’entendre à la radio aujourd’hui que le couvre-feu se justifiait parce que « les gens se lâchaient plus facilement le soir ». Cette explication m’a paru extrêmement mince, d’autant que l’infectiologue intervenant ne voyait par ailleurs aucun risque accru de contamination dans des transports en commun bondés, tout en avouant n’avoir aucune donnée sur le sujet puisque la traçabilité des mouvements de populations était dans ce cas pratiquement impossible… Encore un beau moment de cohérence. Bref.

        Sur la question des propositions concrètes, j’en emprunterai volontiers un certain nombre à Bernard Friot qui rejoignent finalement d’une certaine manière celles de Jorion, quoi que dites très différemment (aucune référence à une « gratuité » qui n’est que d’apparence notamment): En somme, il propose la mise en place d’une sécurité sociale alimentaire et du logement, avec notamment dans les derniers développement de sa réflexion la mise en place d’un conventionnement de certains producteurs/distributeurs (tel qu’on peut l’observer pour les médecins par exemple) qui conditionnerait le remboursement de leurs clients à certains critères de modes de production, conditions de travail etc.

        J’ai évoqué pour ma part il y a peu l’idée d’abolir le droit à l’exploitation des logements locatifs, et plus généralement d’une redéfinition légale du droit de propriété interdisant toute possibilité d’exploitation du travail d’autrui pour se constituer une rente (ce qui revient pour ainsi dire à abolir concrètement le capitalisme). Ces mesures s’accompagneraient bien entendu de la mise à disposition d’un parc immobilier public (ou mieux pseudo-public, c’est à dire pas contrôlé ni financé par l’État mais par la caisse dédiée à laquelle chacun cotiserait) à destination des personnes éligibles à cette sécurité sociale du logement évoquée précédemment, et qui seraient ainsi logées « gratuitement ».

        Je pourrai ajouter encore la mise en place d’outils de démocratie directe autant qu’il est possible pour en finir avec les différentes formes d’abus de la classe politique, de la haute fonction publique et de la finance (reprenons le terme toddien de « classe stato-financière » pour résumer), qu’il s’agisse de corruption, de collusions, pantouflages et autres services aux intérêts particuliers plutôt qu’à l’intérêt général. S’il est vrai que gérer un pays de plusieurs dizaines de millions de personnes par la démocratie directe était inconcevable jusqu’à la moitié du 20ème siècle, l’informatique nous offre désormais un outil d’une puissance phénoménale pour palier certains des problèmes que peut poser un tel mode de gouvernance, comme la centralisation de certaines prises de décisions d’ampleur nationale par exemple.

        Concernant vos propositions enfin, quelques remarques:

        – Sur la publicité, 100% d’accord. Les produits dont les gens ont vraiment besoin ne nécessitent pas d’être publicisés. La pub sert essentiellement à créer une demande là où il n’y en a pas a priori.

        – Sur les nationalisations, j’aurais dit oui à 100% aussi il y a encore quelques années. Aujourd’hui je me suis dégrisé de mon étatisme béat à force de constater que l’État, loin d’être un rempart au capitalisme en est en fait le principal promoteur. Je serais donc plus favorable à une « communisation » de ces services, c’est à dire que chaque citoyen en devienne actionnaire en quelque sorte (dans des contours auxquels je n’ai pas réfléchi jusqu’ici). En tout état de cause oui, les sortir de la sphère privée et marchande.

        – Sur les médias oui encore.

        – Sur l’agriculture, le terme « durable » me paraît flou et propice aux récupérations les plus insidieuses, voir malhonnêtes. Je ne connais pour ma part que deux types d’agriculture, l’agriculture industrielle qui fonctionne à grand renfort de machinisme et d’intrants, ce qui inclut une part probablement non négligeable et assurément grandissante de ce qu’on distribue sous label « bio » (les plus grosses industries du secteur ont toutes développé une gamme dument estampillée « bio » alors que leurs pratiques sont par ailleurs éminemment nuisibles à l’environnement), et une agriculture que je qualifierais de paysanne (ou d’artisanale), qui pour sa par requiert beaucoup plus de main d’œuvre parce qu’elle limite son usage de machines et doit compenser le moindre usage de chimie (voir son absence) par d’avantage de soins apportés aux plantes et/ou aux animaux (mais aussi par des techniques « ancestrales » telles que les associations de plantes, les cultures sur buttes, etc).
        Évidemment, la seconde est beaucoup moins « productive » en termes de volumes, mais dans la mesure où l’on sait qu’à l’échelle mondiale 1/3 de la production agroalimentaire est gaspillée, une réduction des volumes produits n’est pas nécessairement synonyme d’un risque accru de pénuries. Le mode de production capitalisme a par ailleurs déjà fait la preuve qu’on pouvait être en crise de surproduction quasi permanente et en même temps connaitre des problèmes de malnutrition et même de famines. Le marché a sur ce point fait une démonstration éclatante de son absolue inefficacité sans que grand monde s’en émeuve, à mon goût.

        – Je ne suis toujours pas convaincu de la pertinence de la taxe carbone qui me semble surtout être un permis de polluer qui ne dit pas son nom. Sur la question particulière du contrôle des importations, nous n’avons pratiquement plus aucune prise sur ce sujet à l’échelle nationale, les règles étant fixées au niveau européen. Or la doctrine de l’Union est celle de la « concurrence libre et non faussée », c’est à dire ouverte aux 4 vents des importations de produits à bas coûts. Je doute qu’un accord puisse être trouvé entre les pays membres pour la remise en cause de cette doctrine.

        – Sur la question énergétique je suis pour ma part nettement plus partisan de la modération énergétique que de la recherche de nouvelles sources, qui est à mon sens une autre forme de fuite en avant dont comme d’habitude on sous-évaluera les conséquences, préparant ainsi le plus naïvement du monde (ou pas d’ailleurs) les crises futures. Il faut aller consulter un site comme Reporterre pour lire qu’en effet, la voiture électrique est tout autant une catastrophe écologique que la bonne vieille voiture à moteur thermique, bien évidemment parce que la qualité de son approvisionnement dépend directement du type de source (si l’électricité provient d’une centrale à charbon, on a juste décalé le problème) mais aussi et peut-être surtout parce que la production de ses batteries n’est possible qu’au moyen d’une extraction minière parmi les plus polluantes au monde.

        Enfin je dirais que dans toutes ces propositions que vous citez, je n’en trouve à vrai dire que deux qui soient « en dehors du cadre » à proprement parlé, l’interdiction de la publicité et celle de la propriété oligarchique des médias. Le reste demeure tout à fait capitalo-compatible à mon sens.

      2. mesures, mesures? Hélas, si j’ai bien entendu l’écho des savanes politiques : face à la puissance des Lobbies, des grandes firmes etc.. qui vogue sur une erre du passé, cela va prendre un temps… du temps! trop!

        C’est pourquoi pré-mesure politique la plus urgente et efficace à mon sens, serait d’instituer un contre pouvoir citoyen, sous forme d’un réseau de contre-lobbying professionnel regroupant de fines lames, certaines encore en exercice, d’autres à la retraite, regroupant et alliant des jeunes futés et ayant a coeur d’aller au front et des vieux grisous aux neurones entrainés.

        Et pour cela.. se mettre d’accord pour verser… un impôt volontaire, une contribution.. bref, une nouvelle forme d’action politique « technique » au croisement de la notion de « shadow cabinet » en UK (forme de gouvernement bis d’opposition, chargé d’examiner techniquement chaque mesure) et de lobby pour avoir les moyens d’influencer les politiques et de contrer les lobbys des firmes… (d’ailleurs, mais c’est entre nous… me suis toujours dit qu’il y aurait ici sur ce blog un bon terreau humain pour un premier semis!)

      3. @Roberto

        Le lobbyisme est une maladie caractéristique des régimes représentatifs et autoritaires: Moins il y a de gens disposant du pouvoir de décision, plus il est facile de les corrompre. La solution évidente à ce problème est la démocratie directe, car influencer une population toute entière serait vraisemblablement beaucoup trop coûteux.

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    2. Salut Dissonance,

      S’il y a un problème avec la réflexion de monsieur Jorion, je ne suis pas sûr que cela porte sur la radicalité des propositions qui sont les siennes : gratuité pour l’indispensable, interdiction de la spéculation, etc – elles induiraient automatiquement des transformations majeures – mais bien plutôt sur les moyens à mettre en oeuvre pour les instaurer. Où l’on retrouve la formule de Lordon : « ils ne rendront pas les clefs gentiment ».

      Les moyens démocratiques pour y parvenir – qui auraient malgré tout ma préférence – semblent définitivement hors de portée, les seuls événements aux USA devraient nous en convaincre. La discussion avec un de mes voisins ce matin, devant le centre de dépistage covid où je me rendais, achève à lui seul de me démoraliser : alliance avec Trump et vitrification de la Chine… Voilà qui vote.

      Et au-delà, je ne pense vraiment pas que nous soyons majoritaires à souhaiter une transformation radicale de nos modes de vie ni prêts à en payer le prix, tant par la réduction de notre train de vie que par les remises en cause personnelles requises. Reste la désertion qui, pour n’être qu’individuelle, n’offre aucune garantie collective au même titre que les solutions colibriques.

      En attendant l’atterrissage…

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      1. Bonjour monsieur Jorion,

        Ce qui est bien avec les élections us c’est que l’on devrait avoir assez rapidement une idée de ce que peut vouloir dire « rendre les clefs gentiment »… Toute proportion gardée bien sûr.

        Reste qu’il n’y a qu’à constater à quel point nos concitoyens se montrent prêts à modifier leurs comportements pour des choses aussi insignifiantes que d’aller picoler dans les bars ou se bâfrer au resto – danger mortel à échéance 15j – pour imaginer comment ils réagiraient s’il s’agissait de renoncer à la bagnole individuelle, aux vacances aux Seychelles ou au petit chez soi du pavillon de banlieue, le tout pour un danger mortel à deux décennies d’ici !

        Quant aux tenants du pouvoir, il suffit de constater la férocité avec laquelle le mouvement des Gilets Jaunes a été réprimé ici pour trois kopeks de revendications sans imaginer une seconde toucher aux véritables pouvoirs – encore que le RIC, bon… – pour se douter de la violence qui résulterait de la moindre tentative de transformation fondamentale du système capitaliste et des intérêts de ses ayants droits !

        Est-ce sur la force de conviction que vous comptez ? Compte-tenu des enjeux, ça me paraît un peu light…

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      2. Je compte sur « les marchés ».

        Croyez-moi bien que si

        – quand j’explique ici que pour que l’économie tourne il faut qu’un jour ou l’autre les sous appelés « valeur ajoutée » se soient suffisamment déplacés pour être rebaptisés « pouvoir d’achat », il faut que je fasse un dessin,

        – quand je l’explique à HEC, à l’ESSEC ou à Audencia, aucun dessin n’est nécessaire.

      3. Salut Juan,

        C’est à moi que vous causez ?! 😉

        Où donc ?

        (Je concède certaines tournures qui méritent d’être lues deux fois, sinon je vois pas…)

        Monsieur Jorion,

        C’est gentil de nous prêter les crayons de couleur… Mais je crois qu’il va falloir faire encore plus schématique pour moi. Quel rapport ? Les décideurs savent que pour que l’économie tourne il faut des consommateurs, soit. Mais vous tombez sous le coup du reproche productiviste de Dissonance. Il me semble que, pas plus lui que moi, nous ne souhaitons le prolongement de ce modèle. Ce que cherche à exprimer le « ils ne rendront pas les clefs gentiment », c’est sûrement l’opposition farouche à une transformation du système où il n’y aura plus de clefs justement, pas simplement le changement de serrures…

        (Je retourne à mes coloriages.)

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      4. Casa :

        Salut,

        Je me demandais comment on peut dire d’une part qu’il n’y a rien à espérer des citoyens – consommateurs d’une part , qu’il n’y a rien à espérer des pouvoirs en place d’autre part , et continuer à vivre .

        Si vous êtes toujours là ( ce dont je me réjouis) , c’est qu’il doit bien subsister une lueur quelque part !

        http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/le-cimetiere-marin

        PS : à propos , vous hébergez toujours le jeune que vous aviez abrité un temps ? Qu’est ce qu’il pense de 2020 ?

      5. Juan,

        Il n’est pas resté longtemps, les choses se sont arrangées assez vite pour lui. Heureusement.

        Pas trop d’échos réflexifs de la jeunesse sur la situation, à part « c’est chiant », mais à l’observation, un étrange mélange d’insouciance et de prudence. De respect assez scrupuleux des consignes et d’envie de vivre quand même. C’est peut-être aussi la face émergée de l’iceberg… :-/ À 18 ans, l’essentiel est ailleurs !

        Pourquoi je suis encore là ? Bonne question ! Le blog Jorion peut-être ? Où je me dis que je croise quelques personnes sensées… Qu’il doit donc y en avoir quelques-unes quand même, si ce n’est pas la majorité du genre. Parce que mourir requiert un courage que je n’ai pas. Et que quand on est tout près de la mort on se rend compte qu’on veut vivre. Aller contre cela serait affronter une nouvelle contradiction interne très hypocrite en fin de compte. Parce que la vie ne se résume pas à ce foutoir merdique organisé par les hommes sûrement. Parce que la musique, les femmes, les potes, les couchers de soleil, les pticats, le café au lait et les pains au chocolat aussi… Pas forcément dans cet ordre là d’ailleurs.

        Les citoyens… quand on voit le degré de malléabilité auquel on est parvenu – auquel je n’échappe sans doute pas – et ce qu’il se passe aux USA, y’a quand même franchement de quoi être inquiet !

        Les pouvoirs publics… quand on voit les allégeances auxquelles il faut se plier et que soulignaient monsieur Jorion dernièrement même à gauche, la captation du pouvoir, que peut-on en espérer ? Pas grand chose.

        Reste la désertion tant que faire se peut, quelques bonnes discussions et cultiver son jardin…

        Amicalement,
        2Casa

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    3. Consentir au fascisme en col blanc, propre à la religion féroce, pour éviter le fascisme en uniforme noir, revient à se jeter à l’eau pour éviter d’être mouillé par la pluie ! N’ayant ni parapluie ni bouée de sauvetage, il me reste la philosophie asiatique résumée dans Good Morning Vietnam : » je ne fais rien ; la mort me délivrera ! »

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      1. Quand la porte du ministère de Griveaux a été enfoncée par des gilets jaunes au moyen d’un chariot élévateur, je ne suis pas sur que le ministre les ait trouvé si « smooth » que ça… Question de point de vue probablement.

      2. Rhooo c’est vrai ça devrait être bruyant.
        Alors que tout les français dorment dans le Calme et la volupté, c’est bien connu!

  9. …donc il y a des délitements,on a une societe de délitements au pluriel qui arrive.
    Et comment dans la guerre qui va s’engager,parce qu’il y a une vraie guerre des imaginaires,parce que c’est tellement intéressant pour les pouvoirs et les religions de réapproprier les imaginaires anxiogènes qui se mettent en place aujourd’hui.
    Donc il n’y a rien de plus utile pour un pouvoir que la peur,parce que la peur génère l’anxiété la fixité et surtout la tristesse et,comme le dit magnifiquement Spinoza: Aucun pouvoir ne peut s’exercer s’il n’est pas capable de générer de la tristesse chez les gens. La tristesse est correlative a l’exercice d’un pouvoir réussi.
    IL N’Y A RIEN DE PLUS RÉVOLUTIONNAIRE QUE LA JOIE.
    Quelqu’un triste obéit,c’est aussi simple que cela…
    Alain Damasio in https://www.youtube.com/watch?v=VlDvh-uN0EQ

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      1. Disons qu’en 14 ils faisaient « bonne figure »dans un contexte de peur et d’anxiété.
        Apparemment vous ne savez pas ce qu’est la joie. C’est triste.

      2. alain semoun
        ne déformez pas la vérité historique : ils sont partis avec un esprit de revanche, et bien certains que la guerre serait gagnée très vite, d’où leur joie… ce n’est pas de l’anxiété, mais l’anticipation d’une victoire facile.
        Quant à votre « vous ne savez pas … » c’est une affirmation purement gratuite.

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      3. Vers 1930 on appelait les bataillons d’Infanterie Légère d’Afrique , « les Joyeux  » .

        Mon grand père maternel , reconverti comme agent de police au retour d e14-18 ( en emplois réservés ) , en tant que grand invalide de guerre , avait un logement dans une cité ouvrière qu’on appelait la cité des Polonais à Saint Etienne, et qui abritait quelques-uns de ces joyeux à leur retour au pays.

        Il y avait la charge , habitant sur place , d’y faire régner l’ordre sur un ensemble de 100 logements . Quand il n’était pas là , il laissait son arme de service à la maison , et c’est parfois ma grand mère qui sortait pour tirer en l’air quand ça déconnait . Une vraie Calamity Jane . ( Pour Jesse , ma mère qui avait 15-18 ans dans cette période , me racontait que ni elle , ni ses copines, n’avaient jamais été importunées dans le quartier , à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit )

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  10. Vu le tranché des commentaires, on peut dire que si le trumpisme recule dans les sondages chez l’oncle Tom, il montre son nez morveux ici et ne va pas disparaitre dans les mois qui viennent.

    On va demander à Chantal Montpellier si ça se crayonne…

      1. Mais il me semble que Chantal Mont(p)ellier ne pourra pas , car elle est sous couvre feu pour 4 semaines au moins .

  11. L’intervention de M. Macron et celle de commentateurs, qui spéculèrent et parièrent avec l’impatience d’entendre une verticalité du discours « Jupitérien », donner une certaine teneur à l’intervention sur la situation, un certain ton à l’attitude mondaine… m’a inspiré cela…

    Est-ce qu’une gestion néolibérale d’une crise sanitaire, pandémique quoi, est le meilleur moyen d’atteindre l’objectif de sauver le plus de vies possible – « en même temps » que l’économie…? – si tant est qu’elle ambitionne comme finalité, autre chose, le contraire quoi… que de profiter d’une « stratégie de choc » pour disrupter la société, une partie de « l’économie » (« Euthanasier les rentier » revenant ici à cibler les personnes à risques, âgées – assurance vie, biens immobiliers etc – … au contraire de cibler les propriétaires privés d’actions, d’entreprises boursicotant…), les rapports de force sociaux, « sociétaux », le dialogue social et démocratique…?

    Les commentaires spéculèrent donc ainsi : « C. Lenglet et P. Perri, sont dans un bateau. l’un des deux tombe à l’eau. Qu’est-ce qui reste… ?

    Ne pouvant pas jouer physiquement au jeu enfantin du « pince moi », au travers d’un « réseau numérique », « excellent » dans la « distanciation sociale », les mesures barrières, morales, éthiques… ce qui suit, ne serait-ce pas traduire sa version virtuelle, aussi « artificielle » qu’on nous promet trouver comme « bon sens » dans « l’intelligence » du « monde à avoir »…?

    Il reste donc… : rien de moins que l’orthodoxie ultralibérale devrait leur survivre pour la « postérité », si les deux sombraient. S’étant échangé des amabilités hier après midi dans Perri/scope de LCI, quel ne fut pas l’étonnement de constater que de plus de 10 millions de personnes familles monoparentales, avec enfants, vivant sous le seuil de pauvreté, depuis le début de la gestion néolibérale de la crise sanitaire, ils n’en aperçurent, « identifièrent » que 9 millions…

    Nous allons donc imaginer, ce qu’un dialogue intérieur entre leur deux égos, et celui du « patriarcat paternaliste », donnerait… »

    Le « roi te touche dieu te guérit » fut-il plus magnanime que les commentateurs, en promettant 150 euros de « prime » + 100 euros par enfants… aux plus pauvres aux RSA… quand le personnel des CAF est déjà saturé… lui aussi…?

    « Retour vers le futur » « destin » des plus pauvres… que les commentateurs prévoient de satisfaire :

    « C’est à ces 9 millions qu’ils proposèrent de donner un « chèque consommation » (ou est passée l’Histoire du « bon alimentaire »…? Un « ballon d’essai » foiré ou foireux..?) d’un montant de 300 euros. « Garder les pauvres, la pauvreté, à sa merci »… ? Ce qui reviendrait aux dépenses sociales, de débourser plus de 2,5 milliards d’euros… en excluant d’emblée plus d’un million de nouveaux pauvres… Mais ayez donc confiance à leur « expertise » experte…. Voyons…, quand ils font croire qu’ils savent de quoi ils parlent sur qui devra rembourser l’explosion de la dette publique !

    Déjà qu’il ne faut pas s’attendre à ce que sur ce genre de plateau d’une chaîne d’info en continue, privée… soit reconnu le statut de victime, des inégalités territoriales, scolaires, « de destin »… et qu’il soit distribué aux plus de 50 % de cas de NON RECOURS (cas ayant explosés durant la gestion de la crise sanitaire et un assistanat sans contrepartie, indécent, des propriétaires privés d’entreprises, d’actions), impactant les « bénéficiaires » du RSA, qui ne touchent en réalité aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », à défaut de la solidarité donc… à minima… la légitimité du droit de revendiquer à une « discrimination systémique » et institutionnalisée préjudiciable (à laquelle les discriminations impunies – subventionnées même – dans les 80% d’embauches ne se faisant qu’en CDD très courtes durées, temps partiel subi, celles discriminations à l’accès au logement, ou encore celles des brutalités policières commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites » se cumulent sans « représentativité »)… et de porter plainte, d’obtenir réparation… vous pensez bien que sur les plus de 5 milliards d’euros par an « d’économies » qu’ils font faire sur les dépenses sociales, ne partageant pas la solidarité avec n’importe qui… on n’en est pas à exclure plus d’un million de nouveaux pauvres… prés… !

    « Qu’ils se battent entre eux »… « Ça fera des vies « inutiles » en moins à sauver »… « La croyance au « père Noël » des survivants en sera que plus forte. ». »

    « L’infantilisation » du discours présidentiel d’hier, n’a certainement pas voulu rajouter de la peur à la peur que les « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la dictature des émotions » ne sondant que les doutes, incertitudes de leur « ras le bol fiscal », « poujadisme », « bas instincts »… ne soient pas assez en empathie avec les plus pauvres… « Quoi qu’il en coûte », « ça ne mange pas de pain » d’illusionner une « foule… ».

    A force que compter les moutons, en entendant les poncifs s’aligner au moins disant, comme il serait question d’aligner l’âge de départ à la retraite – dont l’espérance de la vivre en bonne santé, pour les plus précaires, pauvres exposés… recul -au taux de mortalité de la covid-19, la tentation de s’assoupir est grande.

    « Et que les survivants, prouvent leur « allégeance à « l’immunité de la horde des plus forts » en allant dépenser ce « chèque consommation » en boisson, consoles de jeux vidéo, « objets connectés en 5G » – pour achever d’être totalement dépendant à leur « ubérisation » défiscalisée et désocialisée du travail segmenté à la tâche, d’un emploi précarisé, insécure, de services publics privatisés, technocratisés, digitalisés, de la « start-up nation » – … que seront ravis de fournir les supermarchés, leur actionnaires, n’ayant pas pu s’empêcher de se gaver sur la privatisation de la distribution par les services publics que sont les cantines scolaires, de repas gratuits, à pas chers, aux enfants de familles pauvres, modestes, durant le confinement ou ces services… ont été fermé… et que seront ravis de profiter, d’autres « services » ayant basculés dans les hausses de dépenses contraintes…

    « L’impôt injustes » (taxes, TVA) qu’il paieront sur leur consumérisme, sera justifié de payer chèrement une communication qui expliquera que c’est bien à cause de ces pauvres, si notre modèle de croissance épuise plus de trois planètes par an… et qu’ils devraient accepter de sacrifier à la cause de la « relance »… le paiement d’un impôt sur le revenu, en fusionnant toutes leurs aides sociales (retraite, RSA, chômage, familiale, logement, etc), pour mieux lutter contre la « fraude sociale »… En contrepartie de quoi… ils auront droit… promis… à un « travail gratuit », du « bénévolat (subi) » pour des propriétaires privés d’entreprises assistés… pour des collectivités « dégraissant le mammouth » …

    Surtout ça aura l’avantage de créer une diversion politicienne, sur le « quoi qu’il en coûte » en perte de vies humaines, en saturation des services publics hospitalier… d’assister sans contrepartie les spéculateurs profitant des pénuries, problèmes d’approvisionnement, etc… en pariant et gagnant autant sur la hausse que sur la baisse des stocks gérés en flux tendu, et des prix, de masques, médicaments (de pathologies chroniques, facteurs multiples de comorbidité…), vaccins, denrées alimentaires… »

    De « l’absentéisme » radical de toute considération « représentative » sur la gravité d’une crise « sociétale » vécue avec cruauté, isolement, mépris, dénigrement… faut-il être « devin » pour prédire ce que risque de donner l’abstentionnisme électoral de la population « en première ligne » des « discriminations systémiques » quand les loups tapis dans l’ombre, revendiquent un statut « identitaire »…?

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  12. Je perçois dans la contradiction/polémique jeune – vieux autre chose que des dettes passées ou des avenirs compromis.
    Le fait est que la pandémie débridée met notre système de santé, d’habitude assez neutre et vaguement apolitique, en capilotade.
    Donc que nos habitudes de « bonne santé » collective sont menacées, et qu’elles le sont surtout pour les > 65 ans, pas tant à cause de la covid,
    mais parce que ce sont eux les clients principaux des docteurs et des hosto, le corps humain étant ce qu’il est.

    On a donc construit un système de santé qui, en phase de croissance économique et démographique et technique a pu couvrir de plus en plus de « bonnes années en vies » (même s’il en a fabriqué pas mal de « mauvaises », les longues maladies chroniques, dégénératives, etc.). Le sida avait déjà montré en sont temps qu’il fallait des réponses différentes de la doxa pastorienne revue à la moulinette progressiste standard des 30 glorieuses.

    Aujourd’hui c’est une remise en cause au moins aussi importante du fait que tous les facteurs « favorables  » précités sont en berne. Plus de croissance économique, réduction des structures hospitalières à l’os pour cause de néolibéralisme, et technique consacrées aux niches solvables (molécules pour vieux et moins vieux riches) plus qu’à la santé publique (où il faut du sang, des larmes, du personnel, du soin, et des « brigades » de toutes sortes dans les contextes épidémiologiques, la variole et la polio n’ont pas disparu du tiers monde parce que des toubibs blancs sont arrivés avec ampoules et piquouze seulement).

    C’est un gros choc systémique en plus d’être une abomination.
    De là vient en partie la difficulté de ceux qui ne peuvent pas sortir du cadre « on gère la suite des 30 glorieuses comme une romance des startupeurs et startupeuses forcément stupéfiante » pour redéployer les forces de la nation.
    Pas facile, mais ces déploiements ne sont pas en soit nouveaux, nous avons pu vivre hors des grandes épidémies et dans un contexte de « tout va mieux » , mais il suffit d’un plus grand choc dans une situation « baissière » pour devoir se remettre dans une toute autre logique.

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  13. On attend trop d’Emmanuel Macron, beaucoup trop et l’on ait souvent déçu par ceux dont on attend trop.

    Comment présenter une stratégie indiscutable alors que depuis le début de la pandémie :
    – la confusion règne parmi les experts et les politiques
    – il n ‘y a pas de données incontestables,
    – les indicateurs sont triturés par des sachants de toutes disciplines qui ne font que nous troubler.

    Sans oublier que si pendant la coupe du monde de football nous nous croyions tous entraineurs, nous nous croyons avec la Covid tous médecins:)

    Quelle serait la stratégie indiscutable du point de vue sanitaire : confiner complètement et dé-confiner sous strict contrôle ( traçage numérique , isolement…) comme l’ont fait les chinois ?

    Sans doute , mais cette stratégie indiscutable l’aurait été discutée, et très fortement , voir violemment sans oublier le risque d’exécution de celle-ci en territoire démocratique où le droit privilégie largement les libertés individuelles .

    Faut t’il alors regretter de vivre en occidental dans une démocratie occidentale ?

    A chacun de voir

    Dans l’intervalle il nous reste à espérer ou à croire dans la stratégie du couvre feu, tout en ayant conscience de son caractère aléatoire.

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  14. Oui, l’infantillisation elle est là: c’est exact.
    L’Etat a cependant une responsabilité « supérieure »dans la gestion de cette crise: donne-t-elle les moyens suffisants à ses populationsen générale, et aux personnels soignants en ˆparticulier pous combattre efficacement le virus?? Teste-t-on p.ex. suffisamment et surtout, les résultats de ces tests sont-ils connus suffisamment tôt pour que l’on ait pas l’impression que l’on court après quelque chose d’inatégnable??

  15. L’exposé de Paul sur l’infantilisation m’a amené un souvenir personnel. Dans une conférence sur les infrastructures de déchets (incinérateurs, décharges, etc.), un consultant suisse a eu cette remarque. Le porteur d’un projet d’infrastructure cherche à en embellir l’apparence dans son dossier à présenter aux élus locaux et riverains : une architecture de qualité, des filtres anti-pollution, un contrôle par l’administration, des arbres et espaces verts, et un apéro à chacun durant l’inauguration… Cela ne peut qu’induire de la méfiance et de la résistance dans la population concernée. Par contre, le porteur de projet qui cherche d’abord à faire sentir qu’un problème important de gestion des déchets (et de pollution liée) doit être affronté par les habitants du territoire et qui fait ainsi partager sérieusement la problématique, a davantage de chances de se faire écouter avec bienveillance pour le projet proposé à la discussion. Sans infantilisation. Car il y a des compétences diverses dans les populations concernées.
    De là, quelques remarques :
    1/ le style de pouvoir macronien est infantilisant : par exemple, le 80 km/h partout. La suffisance et le passage en force sont aussi des signes de ce style fusionnant président et premier ministre « papa et maman ont décidé entre eux ; ne demande pas pourquoi ».
    2/ il est difficile de partager sereinement la problématique si mal connue du Covid et obtenir un consensus. Nous sommes dans l’incertitude et les mesures collectives sont prises en fonction de cela. Mais cela n’est pas dit, ne fait pas partie du processus. Et la communication politique et médiatique est très mauvaise en ce qu’elle donne le tournis. Nous sortons divisés et agressifs (je l’ai dit antérieurement). Nous n’avons pas accès aux controverses et aux ajustements entre scientifiques. Et ce vide de communication favorise les rumeurs.
    3/ je comprends les « Denis », malgré que Paul y voie surtout le déni… :). J’ai dit hier, dans mon billet sur la peur, que la question des très vieux (80+) et des jeunes vieux (65+) n’est pas explicitée, et est abordée sur le mode émotionnel. Interdire des mariages pour reculer des enterrements…, cela demande examen ! Remonter le niveau de frousse pour obtenir la soumission (comme dans ce fil) est une démarche… infantilisante.
    4/ Finalement, il y a aussi une incapacité à adresser des mesures à des groupes divers. Aux malades et aux vieux, on pourrait fournir des masques plus performants (FFP2, etc.), des heures définie comme créneaux de sortie pour les achats et la convivialité entre eux, des recours à la vidéo pour les liens familiaux. Mais peu est examiné collectivement, c’est le règne de la débrouille. Et ainsi de suite pour les parents et les travailleurs et les jeunes… C’est pauvre.

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    1. Moi aussi je comprends les « Denis..  » (cf. commentaire de Roberto Man un peu plus haut dans la liste.. immense!) Et je souligne aussi ce que vous pointez : l’incapacité de prendre des mesures « intelligentes » au sens de « adaptées » a différents contextes, groupes : il y a un gouffre entre ce qui semble être la capacité à gérer et mettre en place le réseau 5G par exemple, c’est pas rien! et la capacité a simplement produire en 6 mois des masques efficaces de nature à protéger les groupes sensibles lors de leur sorties ou activités (personnes âgées, personnel médical tout azimut.. pour les enseignants, plus compliqué..), et ce en quantité suffisante. Cela induit chez moi et je suppose chez nombre d’entre nous un paradoxe déstabilisant 🙂

      Et j’ai une question simple : a votre avis, combien de jeunes, de moins jeunes de Denis et d’autres seraient prêt a aller bosser dans des usines de production de masques si on créait une entreprise d’état (après tout, nous sommes dans une « économie de guerre » !) avec ses ramifications locales? Est ce que cela ne couterait pas bien moins cher que de mettre tout un pan de l’économie à l’arrêt? et quid de la sensation de sécurité apportée aux ainés avec un masque FFP2 qui les protège efficacement??? (bon ensuite.. faut gérer d’autres détails.. mais il y sont très attentifs le plus souvent.. les mains;. etc.. ) voila. On fait quoi??

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  16. La tribune du 1er ministre gallois interdisant certains déplacements en provenance des « hotsopts » à virus de l’Angleterre
    (et expliquant ce qu’il aurait fallu faire) :
    (https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/oct/15/boris-johnson-wales-england-covid-hotspots-prime-minister – pour les liens sur la génomique notamment)

    Le pays de Galles entretient des liens étroits avec des gens du monde entier – les plus forts d’entre eux se trouvent à notre porte. Alors que les cas de coronavirus augmentent à nouveau, nous devons malheureusement demander à certaines personnes de ne pas venir au Pays de Galles pour le moment.

    Cette semaine, nous introduirons de nouvelles règles qui interdiront aux personnes vivant dans des zones à risque de coronavirus au Royaume-Uni de se rendre au Pays de Galles, afin qu’elles n’amènent pas le virus avec elles.

    Je tiens à être clair : cette réglementation ne crée pas de nouvelle frontière entre le Pays de Galles et le reste du Royaume-Uni, alors qu’il n’y en avait pas auparavant. Il ne s’agit pas d’une interdiction d’entrer au Pays de Galles. Ce ne sont pas les actions d’un quelconque gouvernement gallois nationaliste affirmant son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Et ce n’est pas le résultat d’un quelconque sentiment anti-Anglais.

    Ces règlements sont une conséquence inévitable du refus du Premier ministre d’agir pour protéger les habitants de l’Angleterre et d’autres régions du Royaume-Uni contre le coronavirus.

    Au Pays de Galles, nous avons pris des mesures précoces pour empêcher la propagation du coronavirus des zones où le virus est élevé vers les zones où il est faible. De grandes parties du pays de Galles sont soumises à des restrictions locales parce que le virus se propage rapidement – nous prenons des mesures lorsque le taux dépasse 50 cas pour 100 000 personnes. Les personnes vivant dans ces régions ne peuvent pas se déplacer au-delà de leur zone de protection sanitaire locale – généralement la limite de leur comté – sans une excuse raisonnable, comme le travail ou l’éducation.

    Ces règles locales, y compris les restrictions de voyage, ont contribué à empêcher l’exportation du virus vers d’autres parties du pays ; mais les gens ont pu se rendre au Pays de Galles, y compris à partir d’autres zones à risque du Royaume-Uni.

    Depuis de nombreuses semaines, je demande au Premier ministre de suivre notre exemple et d’introduire des restrictions de voyage obligatoires dans les régions d’Angleterre où les taux d’infection sont élevés. Je lui ai demandé d’ajouter les voyages à la liste des mesures de verrouillage locales, car nous savons que le coronavirus est une maladie sociable. Partout où les gens vont, le virus aime aller aussi ; partout où les gens se mêlent et se rassemblent, le virus aussi.

    Au lieu de cela, le Premier ministre a choisi d’introduire des recommandations inapplicables – qui n’empêcheront pas le coronavirus de se déplacer des zones à forte prévalence vers les zones à faible taux, que ce soit en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord. L’inaction du Premier ministre ne m’a pas laissé d’autre choix que d’agir pour le Pays de Galles. Et je ferai tout ce que je peux pour assurer la sécurité des habitants du pays de Galles.

    L’inaction du Premier ministre ne se limite pas à exposer les gens au coronavirus, mais met en danger la santé des gens. Son refus persistant de reconnaître les craintes et les angoisses des habitants des différentes régions du pays mine encore plus les arguments en faveur du Royaume-Uni aux yeux de beaucoup de gens.

    Le Pays de Galles possède une réelle expertise dans l’analyse génomique du virus qui cause le Covid-19. Grâce au travail de nos spécialistes dans le séquençage de plus de 7 500 copies du génome viral – qui font partie d’un consortium britannique ayant séquencé plus de 50 000 copies depuis le début de la pandémie – nous apprenons à cibler les interventions là où elles auront le plus d’effet sur le virus.

    Les données génomiques montrent clairement que la façon dont le virus circule actuellement au Pays de Galles est différente de ce qu’elle était au début de la pandémie, en mars et avril. Les données suggèrent également que depuis l’assouplissement des règles de confinement, nous avons constaté une augmentation des cas en été, qui pourrait être due en partie à l’arrivée de personnes venant d’autres régions du Royaume-Uni et de l’étranger à la suite des vacances d’été.

    L’introduction de restrictions aux libertés des personnes n’est jamais chose facile. Au cours de cette pandémie, le gouvernement gallois a toujours agi pour protéger la santé des personnes, en se basant sur les preuves médicales et scientifiques que nous avons reçues. Pour ce faire, il a dû intervenir dans la vie des gens d’une manière que nous aurions jugée inimaginable au début de l’année.

    Chaque fois que nous avons dû introduire de nouvelles restrictions – et ces dernières restrictions de voyage ne seront pas différentes – nous l’avons fait avec soin, en veillant à ce qu’elles soient proportionnées au risque pour la santé et qu’elles soient en place pour la période la plus courte possible.

    Ce sont des décisions difficiles à prendre, et il aurait été préférable de les prendre à l’échelle du Royaume-Uni. Mais notre capacité à travailler ensemble, en tant que quatre nations, pour répondre à cette crise dévastatrice a été entravée par la vacance du poste au sein du gouvernement britannique.

    – => Mark Drakeford est le premier ministre du Pays de Galles

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  17. Les « Misérables » du « monde à voir »… ?

    Il vous est demandé d’avoir une imagination aussi « flexible » – disruptive, dystopique – que l’est la panoplie de « nouveaux contrats » dont on nous oblige de passer avec la « start-up nation », pour tenter de comprendre le récit qui suit…

    Une pandémie fait rage depuis des années dans le « monde à voir ». Les services publics de santé, et ceux de l’assistance sociale… tombent l’un après l’autre, au « champ d’horreur » des découvertes stupéfiantes faites sur la façon dont le « tri sélectif » des patient.e.s, des victimes des « inégalités de destin », a été opéré avec indignité, immoralité, « optimisée ». Les scandales judiciaro-politiques se succèdent et s’éternisent quant à déterminer à qui la responsabilité des décès occasionnés par le manque de médicaments, vaccins, respirateurs, personnels, places de lits de réa… et ceux dus aux facteurs multiples de comorbidité, pathologies chroniques… malbouffe, tabagisme, boisson alcoolique, drogue… incombe…

    Mais un scandale semble se détacher, se distinguer du désabusement, de l’indifférence ambiante. « Vivre avec le virus » et coexister avec celles et ceux se repaissant des affaires à faire sur ses morts, est déjà une Histoire en soi. Il parle d’un propriétaire privé d’entreprise, dont le « système d’exception et d’urgence sanitaire » lui permit, tout ce temps durant, d’en avoir abusé, impunément.

    Il est découvert comment cet employeur, « marchand de sommeil » pour ses actifs-ves subordonné.e.s, a pu profiter de faire socialiser leurs salaires, et a pu s’exonérer, annuler, les « charges » – impôts, cotisations, etc – de leurs protections sociales, des contributions fiscales, morales… des services publics les gérant au nom de l’intérêt général… « en même temps » qu’il fit payer par « l’État providence » le loyer du lieu hébergeant son activité professionnelle, et au travers d’un montage financier complexe, les hébergements insalubres de ses employé.e.s.

    L’affaire fut déclenchée par une des rares plaintes qui réussit à percer le plafond de verre des « réseaux sociaux » et médias mainstream… On ne sait expliquer comment une parmi tous les cas NON RECOURS, put aboutir à représenter, le scandale concernant d’autres affaires, ayant toujours parasité l’aspect moral, éthique de la notion de « fraude sociale », morale…

    Est-ce le fait que la famille de la victime morte de la covid-19, à l’origine de l’affaire judiciaire… cumule toutes les séquelles et toutes les « charges » indues des « soins ambulatoires » à acquitter comme hausse de dépenses contraintes, un appauvrissement injuste, et inégalitaire, par rapport aux traumatismes, que même les « soins thaumaturgiques » du « roi te touche dieu te guérit » ne peuvent apaiser… ? L’histoire – mais laquelle, entre les « fausses nouvelles » « théories conspirationnistes »… – nous le dira peut-être pas.

    La Promiscuité des affaires, et de la coexistante impossible avec pareille gestion néolibérale d’une crise sanitaire pandémique, aura t-elle finie par autant tuer « la première ligne » – la victime était femme de ménage, mère isolée avec enfants – que le système qui a permis à l’indécence d’un employeur, parieur invétéré… présenté comme ayant le « cœur sur la main », « bout-en-train » s’attirant toujours les faveurs de la jeunesse », « exemplaire », pilier de la vie publique, démocratique du village, du « territoire »… les incertitudes et doutes s’écharpent sur les « réseaux sociaux »… sur les causes et conséquences…

    1. Mais peu sont celles et ceux qui s’indignent sur l’accumulation de richesse – suspecte de lui permettre de payer les frais d’avocat… – ayant été fraudé au fisc, sur le principe de la « loi et l’ordre », que l’indélicatesse de ce propriétaire privé assisté sans contrepartie, et présenté comme figure de la « réussite », appliqua avec une force autoritaire, brutale, intimidante… qui pris soin précautionneusement de dissuader de façon « systémique », toutes plaintes d’être portées devant la justice…

    1. Où se rappeler avec Catherine Deneuve et « le dernier métro » , qu’à partir de 1942 se balader la nuit pouvait valoir un pruneau dans la peau , plutôt qu’une prune à 135 € .

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  18. C’est assez délirant de lire une telle haine de 68 sur le blog de P.J, venant de certains intervenants !

    A croire que c’est la faute des hippies tout ce qui nous arrive et non pas des néolibéraux armés qui tentent d’éteindre ou de rabougrir nos droits tandis que les fameux  » soixante-huitards  » ne pensaient qu’à étendre les libertés personnelles créatrices de possibles , alliées à la réflexion concomitante et raisonnée de l’écologie politique.

    Ce sont bel et bien les néolibéraux qui nous poussent à la déchéance, à la mort rapide ou lente, par idéologie ; en privant par exemple l’hôpital public des moyens nécessaires pour bien fonctionner durablement et en tuant finalement l’économie par voie de conséquence inepte, du fait d’un imaginaire imprévoyant et à courte-vue, faisant fi des écosystèmes ! Un imaginaire nécrosé.

    Certains intervenants ne voient même pas qu’une énième gué-guerre factice – les jeunes contre les vieux – est montée en épingle pour mieux encore diviser et faire diversion ; pour ne pas que s’ étende la réflexion sur un système idéologique puissant apparu frénétiquement dans les années 80.

    Je me demande bien en quoi les « soixante-huitards » sont responsables de la situation présente. Le commentaire initial fleure à plein nez l’extrême-droite, je le sais bien, mais je pose encore naïvement la question à certaines personnes ici, à l’égo boursoufflé, signe d’un individualisme sclérosé, tel que les néolibéraux voulaient qu’il le soit ainsi, résumant la personne humaine à une créature geignarde, atomisée et purement consommatrice d’elle-même et des milliards d’objets qui vont avec.

    Sans compter le « Trumpisme » qui est le couronnement kitsch du néolibéralisme. Sa variante faisandée et grotesque.

    Quelqu’un ici a dit :  » Peut-être est ce que je vis dans un monde différent du votre, si c est le cas, dites moi dans lequel vous vivez.  »

    Nous vivons toutes et tous dans un monde où le Covid-19 a fait plus de 1 million de morts en dix mois.
    Les « soixante-huitards » n’y sont pour rien.
    Ils ne gouvernent pas.

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    1. Vous oubliez que nous leur faisions très peur. C’est en 68 qu’un de mes oncles m’a dit : « Ton rêve secret, c’est de découper ma propriété en lopins qu’on distribuerait à des Chinois ». J’ai rigolé un bon coup, mais lui ne riait pas : il disait ça parce qu’il avait peur (il savait que sa femme était dans mon camp). Et cette frousse, ils l’ont toujours.

      1. @P. J

        Je vous crois bien volontiers. Il m’avait semblé ne rien oublier même si je n’ai pas connu l’époque comme on peut la vivre à 20 ans. Merci pour l’anecdote ( votre rire franc d’alors face à votre oncle ) !

    2. Peut être ne faut il pas prendre l’expression «  soixante huitards «  au pied de la lettre .

      Il y a possiblement dans ce mouvement d’humeur ( au vue de la réponse de Denis ) la volonté de dire : «  les anciennes générations , vous avez été libres mais nous , on nous propose (et à nos enfants ) de vivre masqués, brimés « . Jusqu’où iront les restrictions de libertés actuelles , on a déjà des femmes enceintes obligées d’accoucher masquées!?

      68…. La liberté que nous avons connue passait aussi par l’absence de capotes. Le fléau du sida a changé la donne , restreignant les «  libertés « . Aujourd’hui , nous avons le fléau du covid à intégrer dans nos mœurs.
      Avec toujours le même objectif en ligne de mire : survivre pour pouvoir de nouveau vivre.Ne pas trop dramatiser pour ne pas enlever tout espoir .

      Certains sont encore dans le déni parce que dans leur monde , rien ne justifie les mesures coercitives .
      De la même façon qu’on peut nier le réchauffement climatique tant qu’il y a , chez soi , de l’eau au robinet .
      Difficile de changer , d’accepter le changement , d’imaginer que le malheur à nos portes peut nous concerner un jour.

      Difficile de ne pas prendre dans les bras ces enfants qui ont besoin de tendresse . Je ne suis pas sûr de pouvoir y arriver . Limiter les contacts sociaux , oui . Les restreindre totalement : impossible.
      Humainement impossible.

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      1. Oui, merci Bernard, désolé si j y ai été un peu fort, ma manière de m exprimer à peut-être été brutale. Effectivement, une de mes questions est qu ‘a-t-on a proposer aux nouvelles générations.
        Mais une autre question est: quels risques sommes nous prêt à accepter pour vivre? Et qui décide de cela?
        Autrement dit quelle balance entre sécurité et liberté, quelle place pour la mort?
        Scénario noir: pas de vaccin, 60000 morts tout les ans: on fait quoi? Est ce qu’on ferme définitivement tout les lieux de loisirs, est ce qu on ferme les commerces, est ce qu on ferme les transport en commun, finalement est ce qu on euthanasie la moitié de notre économie. Ou bien est ce qu on accepte que notre espérance de vie qui n a jamais été aussi haute va peut-être baisse de 10 ans mais qu il faut continuer a vivre.

        Vous savez, j’ai 44 ans et cette question en mars, je me la suis vraiment posé. Et peut-être est elle encore d actualité (ce que je ne crois pas). Peut etre qu aujourd’hui mon espérance de vie si on euthanasie pas l economie et les relations sociales n est que de 65 ans. On fait quoi? Fini les interactions sociales? Ou bien on accepte cette nouvelle donne?
        Liberté ou sécurité? Je ne crois pas qu une telle question ai une réponse simple et chacun depuis la ou il est aura un point de vu différents qu on ne peut pas laissé a mon sens à des ex-pairs qui trancheraient pour nous.

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    3. Bonjour Hervé.
      Je n ai foncièrement rien contre les soixante huitards, mon père était sur les barricades et je l adore. J etais énervé car en analysant les données sur le virus je vois une disproportion entre la cause et les effets.
      Je parle beaucoup de moi pour être concret pour rester dans le réel, l experience et tans pis si je passe pour un nombriliste.
      Pour info je déclare 13000 euros de revenu à l année aux impots ce qui m immunise d une overdose de restau et de sortie mais j ai bien conscience de faire partie malgré tout des riches de ce monde. Si j ai tort au final sur les chiffres de la seconde vague vous aurez droit à mes plates excuses.
      Comme je le disais plus haut êtes vous sur que dans 30 ans la retraite a des chances d exister? Que le niveau de soins actuel sera celui de mes vieux jours? Moi pas vu la direction que prend le monde (climat, ressources, économie…). Alors vu que le futur ne sera probablement pas aussi confortable qu’aujourd’hui, si je peux au moins être libre de me balader sous les étoiles ou les lampadaires quand il me sied, si possible le nez à l air libre, ça m interesse. J ai un peu la sensation d entrer dans un monde où l on habitue les gens à sacrifier leur liberté pour la santé et paranoïa oblige j ai la sensation que ça arrange beaucoup de monde. De toute façon ce débat aura une réponse bientôt et pourra donc se clore. Disons que d ici trois mois on aura déjà une idée plus claire de ce qu’il se passe.

      1. @ Denis Cluzon.

        Je vous ai bien lu. Je ne souhaite pas prolonger une polémique inutilement. Merci pour votre réponse. Qui vivra verra !

        PS : à 13 000 € par an en ce qui vous concerne, non vous n’êtes pas riche ! … et il est étrange que vous puissiez le penser. Les riches sont ailleurs.

        Un exemple : Suite à l’impact économique qu’aurait soi-disant occasionné la  » Convention Citoyenne Pour Le Climat  » , les députés de la majorité et certains députés L.R ont voté contre les mesures de cette même convention. Pour justifier leur vote anti-écologique, ces mêmes députés se sont basés sur l’exemple d’un célibataire déclarant à l’année 30 000 € et qui aurait perdu soi-disant 600 € si le vote avait été positif. Une manœuvre politique en vérité pour ne pas agir face au réchauffement climatique tout en faisant pleurer dans les chaumières. En prenant cet exemple plus que modéré, cela permettait à ces gens de ne pas parler des autres. Ceux qui ont multiplié par 400 % leurs revenus pendant la période du Covid 19 et le 0,1 % des milliardaires qui allaient perdre beaucoup si les recommandations de la  » Convention Citoyenne Pour Le Climat  » étaient passées au parlement.

        Non, vous n’êtes pas riche. il faut sortir de la confusion culpabilisatrice entretenue par certains pour nous enfoncer ou pour ne pas agir.

        Cordialement.

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      2. « Pour info je déclare 13000 euros de revenu à l année »

        Vous avez oublié un Zéro ? Non parce que sinon, vous déconnez de dire sérieusement de vous : « de faire partie malgré tout des riches de ce monde »

        Faut arrêter un peu avec ces idées ridicules. Riche avec 13000 euros par an ! Et puis quoi encore ! Quand je pense qu’on en est arrivé à inculquer cela dans la tête des gens, c’est fou. La compétition entre les pauvres à celui qui ne l’est pas, c’est le pire venin balancé par les vrais riches.

  19. Oui, désolé Joel, Paul me l a justement fait remarque, je me suis fait plaisir à choquer des gens sur ce blog et ce n etait peut-être pas la manière juste. Quoi qu il en soit chaque année nous avons entre 5 et 15000 morts de la grippe. Et personne ne s émeut, en tout cas on ne remue pas ciel et terre pour cela. Je vais encore dire je, mais à titre personnel j ai déjà fait mon deuil d une retraite comme beaucoup dans ma génération. J ai fait mon deuil de voyage autour du monde et je ne m attend pas dans mon grand âge a etre soigné comme le sont nos anciens a l heure actuelle. Il me semble que certains ici se battent pour des acquis dont ma génération est déjà en train de faire le deuil. On ne peut pas décemment dire la planète se réchauffe, on arrive au bout des ressources naturelles, l economie est complètement mitée, il faut partager plus et d un autre côté raconter que dans trente ans la qualité des soins sera meilleure pour tous. Il me semble qu il y a la une contradiction. Comprenez donc que mon point de vu est différent.

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  20. Oui, Roberto, si je croyais que cela aurait une chance d abouttir c est ce que je ferai. Et je reconnais que mon pessimisme est plus reposant que votre optimisme.
    Mais d année en année il me semble voir notre société descendre inexorablement d un cran puis d un autre. Son état (corruption, justice, éducation, léthargie populaire) ne s ameliorera pas linéairement avec de la bonne volonté. A mon sens il y aura une brisure et un changement d etat qui sera fort inconfortable pour tous. Ensuite les gens seront pret a fonctionner autrement et la nous pourrons agir. A l heure actuelle je ne crois pas qu il soit utile de ramer à contre courant. Vision pessimiste et facile je vous l accorde. La vôtre est bien plus honorable mais exige une foi que je ne possède pas.

  21. Coucou,

    Macron est un surfeur,il est la pour éviter les vagues; que les systeme tienne bon, malgré la tempête.

    Le contrat social repose sur un équilibre fragile. Chacun doit être conscient du risque. C’etait je crois la grande question que les gouvernants se posaient en sortant du confinement.
    Tout repose sur chacun. Ensemble, nous pouvons diminuer aujourd’hui l’agressivité du virus.
    Demain, et bien préparons nous aux pires emmerdements en espérant qu’il n’adviennent pas . ( j’espére que c’est ce qui a été fait pendant l’été)

    Bonne journée

    Stéphane

  22. Bonjour Cloclo,

    Non je n oublie pas de zéro, mais je ne me compare pas au français moyen qui j imagine déclare entre 18000 et 20000 euros en moyenne par an. Je me compare à l humain moyen. Personnellement, je suis bien soigné, je ne m inquiete pas de savoir si je vais manger demain, je fais attention au chauffage, mais avec un bon poêle, le salon est chauffé, j ai une voiture, un ordinateur, pas tout jeune mais fonctionnel, un smartphone etc…
    En bref je ne manque de rien. Ce n est me semble-t-il pas la situation de la majorité de l humanité. Et même si cela fait que je me considère riche, je n en tire aucune éventuelle culpabilité. Je ne suis pas pour un égalitarisme forcené même si j estime qu un peu de piketty dans le texte serai de bonne augure pour faire baisser les tensions sociales, je suis contre une transparence totale qui nuirait trop aux libertés.

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