Obama : mieux vaut tard que jamais…

On aurait aimé que Barack Obama prononce un discours authentiquement présidentiel durant les 8 ans de sa présidence. Ça n’a pas eu lieu à l’époque. Ça a eu lieu pour la première fois aujourd’hui. On me pardonnerait d’exprimer un regret, mais ce serait indigne du *seul Blog optimiste du monde occidental*, je dirai plutôt : « Bravo ! Mieux vaut tard que jamais ! »

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16 réflexions sur « Obama : mieux vaut tard que jamais… »

  1. Beau discours, certes, mais le public a l’air complètement absent. J’espérais que Obama serait souvent interrompu par des ovations, mais pratiquement rien n’est venu. On ne voit d’ailleurs ni la salle ni le public jusqu’à la dernière seconde. Où l’on comprend que ledit public est en fait resté confiné dans des bagnoles, ce qui, j’espère, explique ce manque d’enthousiasme.

  2. « Joe Biden is a friend of working people »

    Je ne rêve pas tant d’un président américain qui soit l’ami des exploités qu’un qui soit l’ennemi des exploiteurs. Dans quelques siècles peut-être, si tout le monde n’est pas mort d’ici là.

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    1. Vous savez qu’une femme peut enfanter
      jeune ! ( on ne peut pas être tous morts et toutes mortes en même temps, sauf météorite ou irruption solaire ou megahiver thermonucléaire ou je sais pas)

  3. Si vos connaissances vous permettent de savoir ce qu’est une véritable allocution présidentielle, alors sur ce point je suis entièrement en accord.

  4. Il sait quela candidature de Biden est fichue. C’est plutôt une prise de parole désespérée… une sorte de baroud d' »honneur » (évidemment, il n’ignorait rien du niveau de compromission de Biden, et à cette lumière, on comprend d’un coup nombre des propos qu’il tenait sur ce dernier…).

    Après le rapport Typhoon et les témoignages de whistleblowers qui, semble t-il, vont se succéder chaque jour maintenant, Trump pourrait sûrement faire annuler les élections en toute légalité, et ce pour des raisons de sécurité nationale. Il le fera ou pas en fonction des sondages.
    Que les démocrates aient choisi Biden est juste aberrant. Mais c’est vrai qu’ils préféraient tout plutôt que Warren ou Sanders…

    On comprend mieux, également, d’un coup, la raison de son stupide/absurde – pas si stupide – bashing anti-chinois à l’occasion du covid. C’était très important de faire de la Chine l’ennemi numero 1, économique, sanitaire, militaire. Un tout autre ennemi que la Chine n’aurait pas eu l’effet électoral souhaité (même si le nombre de pays concernés en dehors de la Chine est juste… hallucinant).
    Bon… c’est peut être un mal pour un bien.

    Je crois que si Biden ne peut se présenter, c’est non pas la vice présidente, mais qui Sanders qui peut légalement représenter le camps démocrate (et c’est bien mieux que Biden).

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    1. Rappel : mon billet du 21 septembre 2019

      Pas bon pour Trump, mauvais pour Biden

      À chaque minute qui passait hier, on en apprenait davantage sur le coup de téléphone qui avait conduit un lanceur d’alerte de haut rang à révéler l’existence d’une conversation du Président Trump avec « un dirigeant étranger » appelant « une réponse urgente ». De « haut rang » parce qu’il devait faire partie des destinataires des retranscriptions des écoutes du Président Trump.

      On a rapidement su – grâce à une offensive défensive sur CNN de Rudy Giuliani, ancien maire de New York devenu avocat de Trump – de quoi il s’agissait vraiment : d’une conversation le 25 juillet entre Trump et Volodymyr Zelensky, président nouvellement élu de l’Ukraine, au cours de laquelle Trump lui aurait demandé à 8 reprises d’enquêter sur de supposées malversations qu’aurait commises en Ukraine Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat à la présidentielle 2020 du côté Démocrate, et sur les pressions que le père aurait exercées, à l’époque où il était Vice-Président d’Obama, pour que soit limogé un procureur qui risquait d’inculper son fils.

      En refusant de transmettre le dossier au Congrès parce qu’il ne s’agirait pas véritablement d’une alerte « urgente », le ministère de la Justice fait la preuve une fois de plus que son patron, William Barr, est le toutou de Trump, comme l’avait déjà mis en évidence son résumé tendancieux du rapport Mueller, il met aussi en danger le lanceur d’alerte en lui refusant le statut, un avertissement sérieux à tous ceux qui pourraient s’élever de la même manière contre les habitudes corrompues du Président.

      « Que ça ? », serait-on tenté de dire à propos de Trump, tant il nous a déjà habitué aux pires turpitudes. Quant aux Démocrates, l’affaire n’est pas une bonne nouvelle pour eux car il est peu probable que les éclaircissements à venir jettent un jour très favorable sur la famille Biden, fiston et paternel confondus. C’est le « Tous pourris ! » qui risque bien de sortir renforcé de cette histoire sordide.

      Principale bénéficiaire certainement d’un Trump et d’un Biden également éclaboussés : Elizabeth Warren, déjà en passe de dépasser Joe Biden avant même que l’affaire ne se déclenche dans les opinions favorables aux candidats à la présidentielle de 2020 du côté Démocrate.

      1. @ paul jorion,
        Évidemment les bureaux des statistiques ont mal évalué les courbes. Ils ont tout faux et il faut reprendre une bonne partie des séries statistiques depuis le départ pour avoir une approche cohérente en lecture linéaire

      2. oui voilà. Warren pourrait en sortir par le haut (parce que de mémoire Sanders aussi a été compromis sur je ne sais plus trop quoi, ce qui n’a pas plu à sa base électorale).

        En fait, arrestation, je ne crois pas (on est aux USA… et on parle de Biden…).

        Par contre, une possibilité pour Trump, avec l’appui de l’armée et des services de renseignement qui lui sont fidèles, de repousser les élections ou plus simplement de disqualifier Biden, ce qui ne le ferait pas directement élire (mais l’aiderait grandement si c’est Warren qui devient son adversaire), je crois que non seulement c’est envisageable, mais qu’en plus ça a été planifié par Trump de longue date (puis gardé sous le coude et prévu pour être mis en oeuvre- ou pas – en fonction de ce que donneraient les sondages).

        Ce n’est pas vraiment un « coup d’Etat institutionnel », car la procédure existe.
        Par contre, si ca arrivait, ce serait entièrement la faute des démocrates pour n’avoir pas vu qu’il suffisait de choisir un candidat intègre, même dépourvu de toute envergure, pour gagner.

    2. Ce que je constate sur cette chaine youtube qui fait des analyses pertinantes et sondages et en lisant surtout les commentaires https://www.youtube.com/c/LetsTalkElections/videos c’est que les votes anticipés vont bien enormement à Biden, les gens votent Biden et ne se preoccupent pas de ça, de ce que je lis partout même sur le site de Fox news. Le ras le bol de Trump se fait sentir dans la population et un 2e mandat de Trump sera difficilement accepté.

      1. La position que défend Ping, est celle de la base de Trump, qui espère encore une arrestation de Biden et d’Obama. Je ne pense pas que cela aura lieu : je ne pense pas que William Barr aimerait se retrouver en prison si Trump devait perdre.

      2. Trump aurait-il légalement la possibilité de faire annuler l’élection entre le 4 novembre et le 20 janvier si Biden était finalement mis en examen ? Après tout il reste président jusqu’à cette date, n’est ce pas ? En tout cas certainement un scénario original qui permettrait le fameux coup d’état fasciste puis la guerre civile que Paul nous prédit ici depuis longtemps !

  5. Question: est-ce que Barak Obama aurait-il été réélu si la Constitution des Etats Unis, n’avait pas limité à deux mandats de présidences comme ce fut le cas pour F.D.Roosevelt?
    A mon avis, « oui ».

  6. Ce mardi 27 octobre plutôt bonne soirée avec un reportage suivi d’un talk show sur les relations entre Trump et la mafia russe en général (cad le KGB comme en rigole un intervenant russe), et avec Poutine un peu, le tout sous la surveillance du FBI. Surveillance ultra-secrète car d’une part il s’agit d’une affaire non pas criminelle mais de contre espionnage (je n’avais pas encore fait la différence) et d’autre part à cause de fritures sur la ligne entre les services du FBI de New York et le siège de Washington… Edifiant. Où l’on voit que aujourd’hui encore un ex-agent du FBI est persuadé que Trump est un agent russe alors qu’un journaliste d’investigation américain n’y croit pas du tout.

    Lors du débat, 3 invités à charge contre Trump mais surtout plutôt bonne idée d’avoir invité une supportrice invétérée de Trump dénommée Antoinette Lorrain, responsable des républicains en France. Visible en replay sur le site de France 5 je pense.

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