49 réflexions sur « Le Préfet de police de Paris cite Léon Trotski dans sa carte de vœux, par Chantal Montellier »

  1. Mon analyse est qu’il est surtout jaloux des énarques qui l’entourent.
    (il n’a pas suivi ce type de filière).
    Les énarques se piquent de savoir faire ce genre de contorsions, citer Bakounine pour appuyer un tenant quelconque de l’ordre,
    ou à l’inverse citer Raymond Aron pour mettre une pierre dans le jardin d’un ultralibéral qui n’a pas compris que l’état était son ami…

    Pour Lev Davidovitch et Lallemant ça fait drôle quand même (voir dans MP).
    L’idée d’exfiltrer Lallemant au Mexique me plait plus, je me passerai dans ce cas du tueur Ramon Mercader.

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    1. “L’idée d’exfiltrer Lallemant au Mexique me plait plus, je me passerai dans ce cas du tueur Ramon Mercader.”
      Ah, si y’a Frida Khalo, il ira peut-être… ? 🙂

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            1. Ah oui, famille mexicaine côté maman, mais avec des origines espagnoles, des généraux ! 🙂

      1. Au final, Frida a préféré Jo Staline à Léon, “souvent femme varie, bien fol qui s’y fie.” Quand à moi, j’ai un faible pour Pancho Vila!

        1. Lors de son agonie, Léon aurait demandé une bière et la belle Frida lui aurait répondu :

          “Une Corona vieux russe ?”

          Depuis c’est devenu viral !

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  2. Moi pas, je ne suis pas sure de m’en passer, de Mère Cader. C’est mon côté “bête furieuse”… baci.

    1. Quand je me relis, parfois je me pose des questions… Serais-je vraiment dangereuse? Je ne sais même pas dans quel sens tenir un piolet ou un pic à glace .. déjà qu’une poêle à frire je ne sais pas m’en servir… Cela dit, le petit préfet trotskiste eborgneur, je crois que je pourrais faire ça à mains nues .. Non, je rigole, je ne pourrais pas tuer une mouche… Une mouche peut-être être, mais un préfet?

  3. “Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables”

    Comme quoi Léon disait aussi des conneries et que derrière le mot “ordre” on met bien ce que l’on veut. Et que en creux il voulait cité Goebbels mais il ne pouvait pas ouvertement. Voilà la vraie :

    “Celui qui peut régner sur la rue règnera un jour sur l’Etat, car toute forme de pouvoir politique et de dictature à ses racines dans la rue.” JG.

    A bon entendeur…

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    1. Il y a eu un “débunkage” reprenant l’ensemble du texte de Trotsky dans le blog de MP, qui évidemment est assez différent de ce qu’on veut lui faire dire.
      https://blogs.mediapart.fr/bd1/blog/010121/voeux-du-prefet-de-police-de-paris-un-trotsky-falsifie

      le paragraphe

      “…Ce n’est pas la discipline qui régnait sous la bourgeoisie et le tsar. Certains des anciens généraux que nous faisons travailler sous notre contrôle dans l’Armée Rouge nous disent : « Pouvez-vous avoir une discipline sous votre régime ? À notre avis, c’est impossible! » Nous leur répondons : « Et sous votre régime, y avait-il une discipline ? » —Oui! —Pourquoi ? —Au sommet il y avait le tsar, les nobles, et en dessous il y avait le soldat, et vous soumettiez ce soldat à la discipline. Rien d’étonnant à cela! Le soldat était esclave, il travaillait pour vous, vous servait à ses dépens, tirait sur son père et sur sa mère au nom de vos intérêts, —et vous aviez pu instaurer la discipline et maintenir longtemps sous le joug les masses populaires. Mais nous, nous voulons que le soldat lutte et combatte pour lui-même, que les ouvriers travaillent pour eux-mêmes, et c’est seulement à cet effet que nous voulons instaurer la discipline du travail. Étant donné cette différence essentielle entre le régime de la République Soviétique et la monarchie nobiliaire, je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables…”

      1. Oui mais le paragraphe n’enlève en rien que c’est tout aussi débile l’ordre sous le Tsar que l’ordre sous les soviets et l’Histoire l’a amplement montré…

        L’ordre en tant que fin c’est la mort. Et puis c’est tout.

        1. L’ordre auquel appelle Trotsky est supposé être celui d’un prolétaire émancipé qui adhère à ce qu’il faut faire.

          Sans le savoir, Trotsky parle d’un ordre simplement “néguentropique”, ultimement vivant “par lui-même”.
          Certes nous savons dans le rétroviseur ce qu’il en fut, mais c’est emblématique des niveaux encastrées d’espoir
          que contenait marxisme et socialisme, de redonner un sens partagé au travail, tant la rupture de la campagne à l’usine avait été douloureuse.
          Michéa a d’ailleurs choisi d’appuyer sur un bout de ce grand tableau, celui où les syndiqués pas encore politisés (avant Dreyfus en gros dit-il), ont une mémoire des “solidarités paysannes” (vocabulaire sans doute différent mais c’est l’idée),
          … solidarité qu’il se plait à magnifier, un peu pour profiter de l’impulsion du moment où de fait le succès du souverainisme donne des envies zozuns et zauzautres, pas toutes simples à canaliser.

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          1. jorion

            Pages 69-70 :

            Keynes justifiera par une véritable argumentation son désaccord de principe avec la voie révolutionnaire dans le compte-rendu d’un livre que Trotski vient alors de consacrer à la Grande-Bretagne (Where Is Britain Going ? 1925).

            Il commence par y souligner qu’il n’existe pas en Grande-Bretagne de projet révolutionnaire bénéficiant de l’assentiment d’une proportion importante de la population :

            « [Trotski] suppose que les problèmes moraux et intellectuels de la transformation de la société ont déjà été résolus – qu’un plan existe, et qu’il ne reste plus qu’à l’appliquer. Il suppose que la société se divise en deux parties – le prolétariat, adepte de ce plan, et les autres qui s’y opposent pour des raisons purement égoïstes. Il ne comprend pas qu’aucun plan ne pourra gagner avant d’avoir convaincu un nombre considérable de personnes, et que, s’il existait déjà un tel plan, une multitude ne manquerait pas de s’y rallier » (Keynes [1926] 1933 : 66).

            Et Keynes de conclure : « La prochaine étape se fait avec la tête, et les poings doivent attendre » (ibid. 67).

            Certains n’hésiteraient cependant pas à dire que l’argumentation de Trotski, telle que Keynes l’a rapportée dans la première partie de son compte-rendu, n’est pas moins convaincante que sa propre démonstration, voire même répond par avance aux objections qu’il pourrait faire.

            Dans sa recension, Keynes commence en effet par rapporter fidèlement les vues de Trotski. Selon celui-ci, l’hypothèse que le parti Travailliste accéderait au pouvoir par la voie électorale et par un vote majoritaire, et « parviendrait à accomplir cette tâche avec tant de circonspection, avec tant de tact, avec tant d’intelligence, que la bourgeoisie ne ressentirait aucun besoin de manifester son opposition active, est une farce » (ibid. 65). Keynes poursuit :

            « Trotski affirme que les classes possédantes respecteront le résultat des élections aussi longtemps qu’elles contrôlent la machine parlementaire, mais que si elles en sont délogées, il est alors absurde de supposer qu’elles hésiteront un instant à recourir à la force. Supposons, dit-il, qu’une majorité parlementaire travailliste décide, de la manière la plus légale du monde, de confisquer la terre sans compensation, de taxer lourdement le capital, d’abolir la Couronne et la Chambre des Lords, ‘il ne fait aucun doute que les classes possédantes ne se soumettront pas sans lutter, d’autant que la police, l’appareil judiciaire et l’armée sont entièrement entre leurs mains’. Elles contrôlent de surcroît les banques et l’entièreté du système de crédit social ainsi que le secteur des transports et celui du commerce, si bien que l’alimentation quotidienne de Londres, y compris celle du gouvernement travailliste lui-même, dépend du bon vouloir des grands combinats capitalistes. Il va de soi, affirme Trotski, que de formidables moyens de pression ‘seront mis en branle avec une violence effrénée pour bloquer l’activité du gouvernement travailliste, pour paralyser ses moyens, pour le terroriser, pour tenter de provoquer des défections dans sa majorité parlementaire et, finalement, pour causer une panique financière, des difficultés d’approvisionnement, et des fermetures d’usines’ » (ibid. 65-66).

            Dans tout ce passage, et avant qu’il n’exprime pour conclure ses propres objections à l’argumentation de Trotski – objections qui apparaissent bien timides par contraste, Keynes a pris un soin à ce point méticuleux de rapporter les vues du Russe qu’il est difficile d’imaginer qu’une telle considération ne trahisse pas une certaine sympathie envers celles-ci.

            Le statut de ce compte-rendu d’un livre de Trotski est, on l’aura compris, on ne peut plus ambigu. Impossible de ne pas rapprocher cette publicité faite aux vues du révolutionnaire russe des propos tenus par Keynes huit ans auparavant quand il écrivait à sa mère que la révolution russe « est le seul résultat de la guerre jusqu’ici qui en vaille la peine » (Skidelsky 1983 : 337).

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    2. C’est pas la vraie citation, celle de Léon T. se trouve sur un site qui s’appelle Anti K où je me suis retrouvée par hasard en cherchant des renseignements sur ce texte et son origine. C’est assez différent, voire même beaucoup… Allez y voir, vous verrez..

  4. L’ordre c’est l’ultime et désespéré recours du pouvoir en perdition.

    ( En distribil pour les bretons)

    1. L’ordre n’est pas un recours , c’est une des raisons d’être de l’Etat .

      Après , c’est effectivement les conditions de mise en détresse du système qui feront qu’on peut tomber de l’autorité dans l’autoritarisme , ou de l’esprit clair au conspirationnisme .

      1. Ce qui confirme que lorsqu’un préfet de police parle de “créer l’ordre” , il est temps de sen défaire .

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        1. Il est surtout illégitime dans la bouche d’un préfet qui veut le ” créer” .

          Il est bienvenu quand il se forge à l’Assemblée nationale ( au parlement au sens large ) , car un parlement , c’est fait pour ça .

          ( même si Clo Clo confond l’ordre et la contrainte qui peut aller avec . Mais tant qu’il respecte l’ordre voulu dans le blog par le taulier et qui justifie le sas de décompression des commentaires avant parution….)

          PS : j’aurais bienaimé connaître le père de Clo Clo .

          1. Si le préfet n’avait pas la bénédiction bien solide de Jupiter, y a belle lurette qu’il aurait sauté.

            La France qui aime l’ordre, la punition, et les solutions simples aux problèmes compliqués trouve que c’est encore un peu mou.

            https://www.mediapart.fr/journal/france/030121/comment-les-forces-de-l-ordre-ont-sabote-la-manifestation-du-12-decembre-2020

            Todd nous avais prévenus en 2017 ” Voter Macron, c’est accepter la servitude ”

            Vous savez bien qu’en France, le parlement des playmobils est un truc sans intérêt ni utilité.

            Alexis Kohler pour résumer, pèse plus lourd que le parlement.

            1. Quand on s’appelle Kohler on pèse plus lourd que tout, à part Jeanne Moreau dans “La mariée était en noire”… Lol

          2. Mon cher Juan, je ne confond rien du tout en matière de liberté, et j’ai toujours su repérer ses ennemis même les plus cachés et qui parfois se targuent de vertus ou de procédés qui lui sont bien contraires en réalité, mais le savent-ils eux même ? Oui ils le savent au fond, c’est bien cela le plus triste dans ces histoires.

              1. Ha bon , rétrogradé ?

                C’était dans “l’ordre ” des choses prévisibles .

                Quand on confond l’ordre avec un secrétaire de l’Elysée ou son titulaire , je ne vois pas ce qu’on fait dans une République . Encore faut -il savoir ce que ” ordre républicain ” veut dire , ce qui est heureusement le cas d’une forte majorité .

  5. Puisqu’il est ici question de dictature du prolétariat et du fait que les extrêmes (j’y inclus l’extrême centre macronien) se rejoignent dans leur tropisme autoritaire j’en profite pour écrire qu’en Chine ‘communiste ‘ disposer d’un passeport, envoyer de l’argent à sa famille résident à l’étranger fait de vous un dangereux terroriste, à qui il faut d’urgence apprendre le mandarin, surtout quand on le parle déjà couramment. Le fait est que les Ouïgours ‘ irrécupérables’ ne sont pas les seuls Ouïgours ‘arriérés’, religieux fanatisés, et incapables d’aligner plus de deux phrases correctes en mandarin.
    On assiste au Xinjiang au grand retour de méthodes maoïstes pures et dures, à l’époque en effet tout lien avec l’étranger faisait de vous un élément nuisible. Pour sûr quand plus personne n’aura de contact avec les Ouïgours de Chine, leur culture, leurs vies pourront être annihilées en silence.

    Plus généralement, c’est maintenant une pratique éprouvée en Chine que de faire disparaître du jour au lendemain de la circulation toute personne un peu gênante, qu’il s’agisse il y a quelques années de quelques éditeurs Hongkongais , ou lors de la crise du Covid à Wuhan de citoyens chinois qui eurent l’idée saugrenue d’aller en reportage dans les hôpitaux de la ville. Comme Chen QIushi toujours porté disparu https://fr.wikipedia.org/wiki/Chen_Qiushi

    Quant à Ai Fen la chef du service des urgences de l’hôpital central de Wuhan qui avait informé Li Wenliang , elle n’a pas vu son travail d’alerte récompensé puisqu’à l’inverse on lui a intimé l’ordre de ne plus répondre aux demandes d’interviews, et que soient effacés les papiers publiés par elle à l’occasion de la commémoration de la mort de Li Wenliang.

    https://blogs.mediapart.fr/silk-road/blog/030121/dans-le-xinjiang-les-autorites-surveillaient
    https://www.rfi.fr/cn/中国/20210101-同是吹哨人-李文亮同事艾芬传遭误诊右眼失明. (RFI 1er Janvier 2021)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ai_Fen

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    1. C’est marrant cette association instantanée entre la dictature du prolétariat et la question des musulmans réprimés… Pas certaine de tout bien comprendre. Mais j’ai fait les beaux arts, pas sciences PO, alors soyez. Indulgents. Merci

      1. Chantal, je n’ai pas fait sciences-Po non plus, j’ai seulement fait Langues’O. Je suis donc allé vivre 2 ans en Chine, où à deux ou trois reprises on m’a d’ailleurs pris pour un Ouïgour, à cause de mon apparence physique (je ne suis pas blond et je ne ressemble pas non plus à un chinois Han …) et parce que je parle chinois mais au point de parler chinois au point d’être confondu avec un chinois Han, même si pourtant il y a des Ouïgours qui parlent le mandarin exactement comme le ferait un chinois Han. AInsi un des leaders du mouvement de Tian’anmen, Wu ErKaiXi était un étudiant Ouïgour.
        Je ne dirais pas que la répression des Ouïgours se résume à une question religieuse, car on peut en Chine appartenir à l’ethnie Hui (musulmane) et avoir une apparence physique Han, et être culturellement largement assimilé aux Han, même si les Hui ont tout de même une identité mémorielle Hui et pratiquent certains rites associés à la religion musulmane. Les Ouïgours ne sont donc pas visés par le pouvoir chinois seulement du fait qu’ils sont musulmans, mais en tant que leur religion est le marqueur identitaire d’une culture, et du fait qu’ils se trouvent au mauvais endroit en Chine, à savoir sur ses marches. Les marches, ici en l’occurrence la région du Xinjiang (terme qui veut dire en nouvelle frontière) qui depuis quelques décennies sont développées et occupées à marche forcée par le pouvoir chinois qui y transfert en masse des chinois Han. Le problème concerne aussi les Tibétains et même les Mongols chinois de Mongolie intérieure. Bref, alors que prévalait face aux minorités ethniques une politique qui leur accordait une relative autonomie, désormais il s’agit de les assimiler.
        https://www.letemps.ch/monde/grand-virage-chine-face-minorites
        La référence au marxisme est explicite dans les statuts du PCC.
        Dans le premier paragraphe se réfèrent au « statut d’avant-garde de la classe ouvrière » C’est le prolétariat.
        Dans un autre paragraphe le mot dictature est cité : » À la lumière de la pensée de Mao Zedong, notre Parti a dirigé le peuple multiethnique de la Chine dans sa longue lutte révolutionnaire contre l’impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique, et l’a conduit à la victoire de la révolution de démocratie nouvelle et à la fondation de la République populaire de Chine, qui est un État de dictature démocratique populaire. 

        http://french.xinhuanet.com/chine/2017-11/03/c_136726512_2.htm

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        1. Vous m’avez mise KO cher Pierre – Yves, A bientôt quand j’aurai tout lu et tout assimilé, d’ici là portez vous bien. Amitiés. Chan.

        2. C’est peut-être trivial, Pierre-Yves, mais la Chine ne se paye-t-elle pas maintenant l’équivalent du colonialisme que nous nous sommes payés (nous = occidentaux) quand notre flotte était maitre des 7 mers ( ah, Annie Lennox, Eurythmics ) ?

          Sauf qu’il y a un “mutatis mutandis” : il faut remplacer l’agrandissement du territoire de base non pas par un outre mer mais par un outre-terre. Pas le choix avec le Pacifique devant et le chainon pas encore rompu de bastions rétifs dans les mers du sud (Japon, Sud Corée, Taiwan, Vietnam avec quelques ambiguités mais pas tant que ça, Thailande-Malaisies déjà au-delà des hautes chaines ), et malgré l’arraisonnement de HK .

          La cruauté est qu’il n’y a pas de “terre pauvre” pour y repousser les Ouïgours (comme en Algérie on laissa les bleds des montagnes aux “indigènes” , du moment qu’on avait les plaines) , on les annihile par cuisson micro-onde parce que ça se voit moins dehors, je prends mon point Gödelwin pour cette métaphore de fort mauvais goût.

          1. Timiota,
            C’est exactement ça.
            Ailleurs, faute de mieux, j’ai qualifié cette colonisation qui ne veut pas dire son nom, de colonisation intérieure. .
            Au milieu du Xinjiang il n’y a pas de terres pauvres, mais un immense désert absolu (pratiquement aucune végétation) , c’est le désert du Taklamakan. . C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Routes de la Soie se trouvaient au nord et au sud de ce désert.

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  6. Et ce dessin de Chantal Montellier, qu’en dirons-nous ?
    Il y a tromperie sur la citation, le préfait n’a pas évoqué cela. Il a utilisé Trotsky mais revêtu d’un manteau de fasciste (je me trompe peut être, qu’évoque pour vous cette garde-robe ?) . Bien qu’avec un médaillon communiste sur le képi. Il y a contresens, c’est la faute au préfait.
    Plus cocasse, Trotsky est aussi en noir, comme appartenant à la même bande. Faut-il le voir en “chemise noire” ? (Chantal n’aurait pas osé, il y a encore des sectateurs de Léon).
    Le fond est tout rouge, il est dramatique. Enfin, on dira du Vieux rouge (comme on dit vieux rose). Ce qui souligne la noirceur des personnages. Et ce fond est en accord, lui, avec la citation : il parle pour l’artiste. Il n’y a pas contresens ici.
    Alors Pin Pon ? Que fais tu là, incongru ? Déjà une dénonciation à la police ? Un panier à salade pour les fous à mettre en “maison de correction” ? En tous cas, tu es indispensable pour détruire l’évidence du faux message, pour ouvrir le mystère, le complot, l’énigme. Laissons cette fenêtre ouverte ! C’est toujours salutaire.

    1. Mon cher Chabian, merci de laisser la fenêtre ouverte, ça me permettra de m’échapper au cas où … Cela dit, il ne faut pas trop surcharger de sens ce qui n’est qu’un jeu graphique et un peu arbitraire de noir et de rouge comme au bon vieux temps de notre, de ma , jeunesse militante, quand les étudiants rêvaient encore de libérer la classe ouvrière de ses chaînes et quittait l’université pour l’usine ! Un beau geste, mais assez rapidement regretté par ces jeunes gens vite repris et reclassés… Quand à la classe ouvrière, elle est au paradis paraît il… ?

        1. Zut! Elle est ou alors? En Chine? Sinon vous êtes allé au paradis? Il paraît que c’est un endroit très mal fréquenté où il n’y a que des grenouilles de bénitier et des lecheurs de bottes du Père éternel, lequel fut longtemps plus efficace que la Covid 19 pour faire régner l’ordre sur terre et tenir les moutons… La peur de l’enfer c’était presque mieux que celle du virus. Sans parler du vit russe… Hahaha! Pardon, je n’ai pas pu m’empêcher.

      1. C’est exactement la voie que j’ai pris, et me suis reclassé avec regret près de 20 ans après, suite à un licenciement collectif, et avec un autre boulot chargé de sens militant, heureusement. (Je n’ai pas été pris dans le sectarisme et je n’ai donc pas dû m’enfuir).
        La classe ouvrière a fondu et surtout a perdu les organisations qui la structuraient, par beaucoup de “reclassement” de ses dirigeants et de la “social démocratie” en général. Ne crachons pas trop sur le Paradis, et ne le mélangeons par avec l’enfer nazi comme on veut le faire dire. Souvenons nous de l’emprise de l’Empire occidental qui a lancé une “guerre froide”. On parle sur ce blog de planification et PJ et VB-G évoquent celle de l’URSS. Le socialisme a sans doute encore à nous inspirer. Mais il faut échapper à notre carcan idéologique anti-communiste donc antichinois et autres “expériences socialistes”, toutes perverses comme a dit le pape, toutes instructives mais mal connues en tant que essais alternatifs de vie sociale. C’est un autre débat, mais je devais le dire. Retour à la planche a dessin !
        Globalement, J’essaie de verbaliser le ressenti à cette composition, parce que les commentaires n’en parlent pas assez. Ce qui me demande de trouver du sens…

  7. Qui aurait pu penser que ce préfet de police bien incliné à droite, était en fait une ‘taupe rouge’ ? 🙂

    1. Taupe rouge, ?, lol. Je ne sais pourquoi, j’y perçois plutôt une menace, pour ce qui me concerne, dans l’utilisation , déformée, de cette citation du chef de l’armée rouge… Mais bon, qui vivra verra.

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      1. En tout cas on ne s’ennuie pas sur ce blog, et quand je poste un dessin, c’est pas comme sur Facebook ou sur les pages de l’hebdo du PC, il y de quoi lire et réfléchir. Les rebonds sont nombreux et vigoureux. Merci à vous. Merci à Paul d’entretenir ce feu- là, plus durable et réel que celui des lucioles, si vous voyez ce que je veux dire. Baci. Chan

  8. ” Le préfet de Paris Lallement cite Trotsky dans son message de vœux. Ce faisan (je sais, j’ai fait tomber le t), il nous refile du Trotsky faisandé. Comprenons bien que la référence de Big Lallement à “l’ordre nécessaire” de Trotsky, tordu délibérément à contresens, doit se décoder “I’m watching you…”

    Article de ” Antoine ” / Club Mediapart :
    https://blogs.mediapart.fr/antoine-montpellier/blog/010121/lallement-et-sa-citation-au-piolet-de-trotsky

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