Vaccin Covid-19 – Séquence et conséquence au-dessus de deux nids de coucous, par Timiota

Nos angles morts sont pour certains d’entre eux fort bien révélés par la pandémie en cours. Qu’il s’agisse du plan médical ou du plan de la « gouvernance » (plan cybernétique si je suis l’étymologie du « Gouvernail », racine commune au deux), cela est apparu à satiété.

La vaccination amène son lot d’interrogations. Faisons deux vols rapides au-dessus du nid de coucou, le titre du billet étant d’ailleurs construit à partir de deux titres de films.

– Le vaccin à ARN et la façon dont il intervient dans la biologie, les cellules et leur noyau. La polémique n’a pas beaucoup duré, mais il a été question de se demander si, « ARN » n’étant pas très loin d’ADN (et chimiquement, c’est apparemment vrai), n’allait-on pas « toucher à notre génome » ? La réponse était dure à formuler car si tout le monde apprend à l’école maintenant les bases de biologie (ADN  lu par la machinerie, gènes transcris en ARN messagers qui peuvent sortir du noyau cellulaire le cas échéant, et aller à l’usine « Ribosome SARL » se faire traduire en protéine assemblées à partir des 20 acides aminés que le liquide cellulaire doit avoir « sous la main », comme les graines dans les  N silos à l’échelle d’un pays. Bien bien. 

Mais cet ARN, c’est chaud, non ? Et si il prenait le chemin X ou Y, ne finirait-il pas par usurper la place de notre bon ADN ? L’ignorance ici est celle de la dégradation d’un peu tout, y compris ces messagers. On connait les produits finaux du métabolisme (CO2, urée, excrétions, la nature sait conditionner l’azote sous N formes, Primo Levi le rappelle quand il en parle dans son recueil « Le Système Périodique »), mais peu hors les spécialistes savent qu’il y a des armées d’enzyme chargées de dégrader ce qui chez nous va in fine à la poubelle : ticket de caisse, bon de livraison, duplicata, emballage. Baptiste Monsaingeon a bien montré dans son « Homo Detritus » (coll. Anthropocène au Seuil)  comment en 150 ans, la perception de notre génération de déchets avait changé, et notre anthropologie avec : le chiffonnier, avant d’être emblématique des « petites gens », est un recycleur de fibres textiles, on l’oublie aujourd’hui, il avait une tolérance  spéciale  pour pouvoir ouvrir en grand les poubelles/déchets dans la rue dans ce but (dans des temps sans emballages jetables, faut-il le rappeler). Voilà pour le premier nid.

– La vaccination et le terrain immunitaire dans la pandémie, c’est le second nid (avec des coucous bizarres). La complexité de l’immunité est largement aussi grande que dans le cycle de génération des protéines, voire encore plus, pour gérer des mémoires qui se superposent dans le temps, dans l’espace, dans différentes cellules et mucus, etc. Après la polémique assez dégonflable de l’HCQ marseillaise, un dénommé Geert van den Bossche  a depuis début mars 2021 plaidé que la vaccination a un effet négatif sur notre futur immunitaire, et qu’il faut considérer de l’arrêter avant que cela ne se gâte. C’est devenu viral. Son pedigrée en publication véritable est assez vieux (> 20 ans), et son savoir a été acquis en science vétérinaire, domaine où l’on est sans doute amené à vacciner en pleine « zoodémie » pour sauver des cheptels.  (Son profil en termes de {âge & temps depuis la sortie de la science} me fait penser à la députée–docteur Mme Martine Wonner, avocate de la prescription de l’HCQ , mais surtout par soutien à la médecine libérale, forcément « menacée »). Vaccination en plein pandémie, donc, cas de figure sans doute documenté pour les animaux, alors que le cas coronavirus/vaccination est plutôt une première dans le genre humain pour un virus sans aucune exposition préalable de la population mondiale, du fait de la rapidité de la réponse des fabricants de vaccin. (les vaccins Ebola sont au mieux « en cours de test », crois-je comprendre). On peut écouter son interview ici, lire son pamphlet ici et prendre connaissance d’un premier essai de debunking très « USA côte Ouest»  ici  . En effet, plus les éléments d’environnements disent de façon étrangement appuyée « ceci n’est pas une logique anti-vaxx » (notre argumentateur a accompagné N campagnes récentes dont certaines en lien avec Ebola, à vérifier), plus il faut redoubler d’attention, c’est ce que nous ont appris les « Marchands de Doute », titre de l’ouvrage à lire de Erik Conway et Naomi Oreskes.

Je laisserai chacun se faire une idée (mon bookmaker est prévenu). La connaissance médicale est bien délicate à interpréter dès que des réseaux d’interactions complexes sont en jeu (exemple : le microbiote intestinal et son lien à l’obésité post-malbouffe-dans-l’enfance est maintenant connu ; de même pour les greffes d’intestins, ça fait 15 ans qu’on sait qu’il faut ne pas désinfecter le greffon de son contenu de digestion du donneur, en gros ses selles, pour qu’il soit toléré, etc.). 

Je continuerai en attirant toutefois l’attention sur une dérive qui n’est pas comme celle de l’accumulation de déchets, car dans ce cas de déchets  on est seulement dans le « problème logistique » : on pourrait dire qu’il suffit de bien « regarder » l’externalité (et des économistes vous diront même qu’elle est quantifiable) pour décider où s’arrêter en payant un prix XX pour faire autre chose, le détail étant décidé à l’aide des « utilités » généralisées. Les effets de seuil sont idéalement, assez clairs pour les déchets, et dans ce cadre, l’échelon collectif ne coïncide évidemment pas avec l’échelon individuel (mon pot de yaourt dans la forêt n’aura pas d’influence notable à lui tout seul, non ? mais les microplastiques de 7 milliards de consommateurs oui !). L’effet de seuil est celui d’une pollution plus ou moins grande, avec des capacités de concentration connues des chaines qui ont leur « capacité de charge », le tout dans une image « quasi-statique », cela s’arrange à peu près quand j’arrête (sauf le CO2, sauf les dioxines, sauf le Pu…, où la patience s’imposera). 

Un cas plus tordu est celui où l’avantage semble exister **à tout moment** mais où la catastrophe guette néanmoins. Autant être prévenu si d’aventure nos démêlés viraux et vaccinaux devaient cocher cette case (ce n’est pas ce que dit G. van den Bossche, mais il faut s’entrainer à raisonner sur tous les cas de figures possibles, une gym saine). Il s’agit du cas de la « Loterie Multiplicative », où chaque tirage semble bénéfique, mais où le fait d’insister conduit néanmoins assurément chacun à la ruine. La raison est subtile car elle fait appel à la non-ergodicité : la moyenne d’un grand ensemble de réalisations ne coïncide pas (pas du tout) avec la moyenne des réalisations suivie sur un même et unique individu. L’ergodicité, la possibilité d’interchanger les moyennes d’ensemble et de suivi temporel, c’est l’hypothèse-clé de la physique pour les mouvements browniens etc. : chaque particule subit des chocs, l’effet moyen sur chaque particule « à la fin », est égal, si c’est ergodique, à l’effet moyen à un instant t sur les 10^22 particules (1 gramme de molécules de gaz, disons) d’un échantillon de gaz. Cas contraire : imaginez des particules capables de se communiquer entre elles où est la micro-fuite dans le tuyau de gaz et d’influer sur leurs trajectoires pour y aller toutes au lieu d’aller dans votre chaudière !). 

Des économistes et des « cerveaux » de la complexité se sont penchés sur la question : Murray Gell-Man,[1] et le duo A. Adamou et O. Peters [2] notamment ([1] « Evaluating Gambles using dynamics », Google Scholar est votre ami pour les papiers plus récents), au point de proposer une meilleur définition de l’inégalité que le traditionnel « coefficient de Gini »  aux faiblesses assez notoires (spoiler : c’est d’elle qu’il est question in fine).

Voici : vous avez une chance sur deux à la LM (Loterie Multiplicative) de multiplier votre mise par 1,6 et une chance sur deux de la multiplier par 0,6. Donc si vous investissez 10 euros, votre « espérance » est (16+6)/2 = 11. Donc vous avez intérêt à jouer « tant et plus ». 10% de gain en moyenne, mazette.

J’ajoute juste une clause (héhé)  : vous DEVEZ réinvestir vos gains à-tous-les-coups, pour toujours ! Alors il faut considérer la suite des MULTIPLICATIONS (écho non négligeable aux sirènes exponentielles et leurs R mystérieusement fluctuants) : Donc une suite {x0,6 | x1,6}, aléatoirement.

Le produit fait 0,96 et est donc plus petit que 1 : Donc en termes multiplicatifs, vous êtes sur une pente descendante. Les fois où vous gagnez sont de belles aubaines et font justice de « l’espérance » susmentionnée de 10%. Mais au total, vous devrez finir… ruiné ! Au bout de N=25 tirages, le produit  {x0,6 x1,6}^25 fait (1-1/25)^25, loi qui tend vers 1/e (0,37) si N croit. Mais vers le tirage 10 ou 15, vous qui êtes chanceux (ou votre voisin si pas vous) aura un beau pécule (1,6^13 ~450 au tirage 13 si tout va bien). Paradoxe apparent dans les résultats, donc.

La solution du paradoxe est que en effet la fortune globale augmente (aspect « espérance », additif et non multiplicatif de la vision sur un tirage) mais que cela concerne de moins en moins de cas au fur et à mesure qu’on insiste : une personne sur 500 atteindra le gain x500, et assurera que l’espérance entrevue n’était pas un mensonge, pendant que les 499 autres auront été ruinés (Ce truc, « capitalisme » dont on parle des fois, aurait-il un rapport ?). Puis si on passe à 1 sur 5000 (= 1,6^18)  pour encore plus d’aubaine visée, mais que le village est petit : pas plus de P=1000 personnes ont joué, en réalité, alors tout le monde est ruiné, peu ou prou ! On ne peut plus « faire commuter les limites de l’ergodicité », car la « bonne fortune » ne correspond qu’à trop peu de réalisations, très extrêmes.

Il n’est pas impossible qu’il y ait quelque chose de multiplicatif dans les mutations du virus, et que le risque soit élevé. Mais pour ce que j’ai pu y réfléchir, ce n’est pas nous qui jouerions à la loterie avec le vaccin.  Il faut plutôt imaginer que c’est lui, le virus, qui jouerait à la loterie avec nous et donc renverser la perspective pour se remuer les méninges. Par exemple se demander si la stratégie très inégalitaire « peu de virus très dangereux » serait ce que le GCEVNE, le Grand Conseil Evolutionniste des Virus Non Ergodiques (au sens figuré d’un rêve de Darwin)  suggère aux SARScov2 de faire, ou pas. 

Quelle conclusion en tirer ?

 Un peu comme la « poubelle » dont on sait trop peu comment elle « marchait toute seule » avant Homo Detritus, c’est le terrain immunitaire dont on sait trop peu. Lest tests sérologiques ne sont conduits que sporadiquement en terme de santé globale, les individus peuvent en profiter mais on n’a pas encore construit un « savoir de défense collectif » sur ce volet-là. Il me semble qu’on ne comprend pas les différents cas de figures régionaux et subrégionaux (Californie vs Texas, Maroc, Inde, Slovaquie, Turquie, Brésil,…) et leurs pendants socio-humains (minorités, ethnies plus vulnérables, …) si on ne construit pas de savoir sur les modes d’immunité  et leurs évolutions. C’est un vrai sujet compliqué, je ne me fais pas de film. Mais on n’est pas beaucoup au-dessus du zéro absolu pour l’instant. Qu’il soit anti-vaxx déguisé ou pas, un pamphlet du type précité (de G. van den Bossche) pourrait avoir indirectement l’intérêt d’attirer notre attention sur ce que nous sommes comme machine immunitaire complexe et sociale, et pas seulement sur ce dont nous pouvons être « augmentés » ponctuellement par le vaccin, aspect qui n’est , admettons-le, qu’un pan de la vision d’ensemble. 

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107 réflexions sur « Vaccin Covid-19 – Séquence et conséquence au-dessus de deux nids de coucous, par Timiota »

  1. @Timiota
    Pourquoi avez-vous l’impression que nous en savons trop peu sur la gestion des déchets avant Homo Detritus ?
    Sur quels aspects porte votre interrogation ?

    1. Vous (arkao) et moi (t.) en savons pas mal grâce à la lecture de Homo Detritus par exemple. Mais c’est le grand public, et même ceux qui ont Bac+5, qui n’ont qu’une très maigre idée de ce qu’était les cycles de l’azote, des fibres végétales, des matériaux minéraux dans les sociétés qui n’avaient pas la facilité d’extraire tant et plus. Je me suis sans doute mal exprimé.

      Néanmoins, le fait qu’une fois confronté à « l’injection d’un ARN », les gens succombent aisément à l’idée que « cet ARN va aller faire des choses dans nos gènes », c’est parce qu’on ne leur a inculqué que le côté « comment je construis » du lego ADN-ARN-Ribosome-protéines, et on ne leur a soufflé que très peu « comment je détruis » tout ce qui traine après en plus du produit fini. Certes l’urée, le métabolisme des muscles, l’ADP-ATP, vous verrez des gens qui connaissent, ainsi aussi de l’acide lactique bien sûr puisqu’on a des courbatures et que c’en est la cause. Mais c’est tous les éléments du métabolisme de chaque seconde qui sont « en maintenance » assez souvent et « en poubelle » pas si rarement. Certes, le cuir de nos peaux (kératine séchée), le phosphate de nos os et de nos dents restent bien en place, mais c’est plutôt l’exception (et pour cause) que la règle.

      Je pense que cette facilité à se concentrer sur la synthèse et très peu sur le métabolisme « final », de retour dans le cycle, est une caractéristique assez forte de Sapiens. Prenons en un de l’Aurignacien : L’outil fait le faciès du rognon, les éclats importent peu. La culture qui a transmis ces outils et a accompagné « l’aventure exosomatique » de l’humain a accentué ce biais. Fais ton tas de silex à la sortie et n’y exerce plus ton intellection ou ton goût d’artisan. Le frein a été la rareté surtout. Avec le temps pour observer, sur des échelles comparables à celles sans doute des premières selections d’espèces domestiques de plantes ou animaux (-25000 -> -8000 ? ) , est venu aussi une capacité de boucler le cycle dans une certaine mesure (culminant dans la fumure comme engrais …). Mais chaque « cliquet » de l’avancement culturel s’est produit en faveur d’un Homo Faber valorisé sur le flanc « assemblage » du cycle, celui du « recyclage » restant plus faible. Une fois plongé dans un monde d’extractivisme à ultra bas coût (les hydrocarbures fossiles…) , cette asymétrie qui était bornée par la rareté s’est manifestée dans les grandes largeurs.
      C’est de ce « complexe » dont je voulais parler. Dans la même série, on a moqué le Darwin de la fin de vie, vers 1880 de mémoire, qui s’intéressa aux … vers de terre, en se disant que bon, c’était gentillet et digne d’un futur-déjà gâteux comparé au jeune qui était allé sur le Beagle et avait su proposer la théorie de l’évolution par la sélection (et la variation « isotrope », contestée depuis) ensuite; Mais la question des vers de terre est celle de la connaissance de cet « inconnu sous nos pieds » : la profondeur de la terre, qui commence à être mystérieuse au premier centimètre. Pas besoin d’en dire beaucoup plus à l’Arkaologue, non ? Darwin avait sans doute perçu le côté « subterra incognita », si j’ose dire. Dans ce fil : La localisation d’une source reste un art et pas une science, le suivi d’une veine de minerai n’a rien d’évident, la prospection fait d’immense progrès côté « data », mais elle n’en sait pas vraiment assez pour aller plus en finesse que le « fracking », jeu massif de qui dispose du moyen de « jeter de la pression » sur le problème, on ne le comprend pas en finesse.

      Bref, la construction est toute de norme et de beauté d’objet fini, d’emboitement au 100è de mm, de magnifiques clips plastiques (gaspation), et cela résulte d’un intense tissage culturel, alors que les étapes et gestes de la « défaisance », l’autre côté du cycle, ne sont que l’ombre d’un savoir. Réactivons le lombric qui dort en nous !

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      1. En considererant le virus comme un être vivant et beaucoup de choses s’éclairent , sinon l’arn peut très bien s’incorporer si une transcriptase reverse traine aussi dans les parages

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        1. @Gilbert Il semble bien que nos experts rassuristes passent rapidement sur cette possibilité.
          Aucune recherche ou essai ne semble en cours.

      2. @Timiota

        N’est-ce pas à l’inverse l’attention portée aux déchets de taille qui a conduit à l’élaboration de techniques de débitage de plus en plus économes en matières premières ?

        1. @arkao :
          Au début je croyais que la question était sur les carrières de l’âge historique, auquel cas j’aurais répondu « effet rebond ».
          En relisant, c’est le débitage des rognons de silex, n’est-ce pas ? (j’ai oublié les mots technique appris quand j’allois m’instruire dans l’Yonne sous un certain M. Carré… ):
          On a fait attention à tirer le plus du silex, oui, mais pas parce que le tas de cailloux de déchet était gênant et déparait lors des visites de belle-maman.
          Il me semble que dans ce cas il s’agit d’une parcimonie d’énergie humaine, toujours bien venue.
          Et si un rognon est sans défauts (la silice a bien « concrétionné » dans la craie), on va en tirer le maximum d’outil sur le champ, plutôt que d’arpenter la falaise locale
          et de se fatiguer à ramener 30 kg de nouveaux rognons pour en avoir 3 bons dont on tirerais une seule lame en massacrant le boulot.

          L’usage des matières premières a sans doute toujours eu ce versant de « parcimonie » et d’augmentation du rendement. Si je sais affuter une lame métallique,
          je vais apprendre en qqs générations à trouver une forme et une évolution de cette forme où je la fais cycler du grand couteau solide au petit couteau limite-fragile au fur et à mesure des affutages.
          Si on parle minéraux, il faudrait aller du côté de Halstatt voir comment ils ont été vraiment gêné par les déchets du sel de roche qu’ils exportaient.
          J’ai cru comprendre qu’ils avaient surtout des TMS, et sans doute dans ces montagnes, faire rouler les déchets jusqu’au torrent qui lui va les faire oublier ne doit pas être trop difficile.
          Je pense que le premier grand moment du déchet a été aussi celui de la sédentarité agricole (il y a de la sédentarité salmonienne aux N-O des USA je crois, sans agriculture du tout, avec une certaine abondance, relire les écrits de Darmangeat sur les inégalités…). Les déchets ligneux ou ceux de certaines opérations de stockage/fermentation ont pu prendre une certaine importance. Mais là encore, chez les romains, on voit que c’est pas trop loin des temps de cycle biologique, le principal impact de l’agriculture a été en terme de déforestation et changement de « land use », me semble-t-il.

          Bref, il se peut qu’au moment des « premières matières premières », il y ait eu un entre-deux entre déchet et non-déchet (l’ontologie du déchet, …). Avec ce que vous dites et l’idée de parcimonie, on a recyclé le déchet (tirer une lame fine d’un éclat moins fin) et on l’a minimisé en même temps (ce que j’ai raconté en premier avec une belle-mère cliché-pour-machiste). Sur le temps long, cela a été possible. Aux stades urbains et dans l’accentuation de la division du travail, le long du néolithique, la distinction a du devenir plus nette et accompagner la stratification sociale.
          Peut-être faudrait-il revoir les sociétés du Pacifique à ce niveau, les potlatch etc. C’est nettement trop loin de mes intuitions, pas trobriandes.

            1. S’agissant d’amas coquillers , j’avais suivi un documentaire qui évoquait ceux de Pinnacle Point en Afrique du sud , vieux de 164 000 ans , trace d’une présence d’homo sapiens comme on en a découvert un peu partout aussi en Afrique , dont le Maroc , vieux de 300 000 ans .

            2. Ah, le Testaccio !
              Tant qu’on est à Rome, et dans l’art-chéologie, un classique du 7ème art :
              https://www.youtube.com/watch?v=E9T9Ehv6mrA
              du Federico, bien sûr, ce maitre de l’ambiguïté « légère ».
              J’avais pu dans mes années par là bas voir aussi la cathédrale de Pozzuoli
              (près de Naple), en zone interdite pour cause de risque d’effondrement, mais où bien sûr les locaux passaient les grilles.
              Rouverte en 2014.
              https://it.wikipedia.org/wiki/Cattedrale_di_Pozzuoli
              Moins de coquillages, plus de « bradisismo »

    1. C’est une excellente incise. Une fois que le virus a enclenché sa reproduction par des mécanismes biochimiques « complexes », – c’est à dire difficilement descriptible de manière linéaire et propres à chaque terrain – il semble « disparaître ». Mais cette génération de millions de virions laisse derrière un excès de déchets que l’organisme a du mal à « digérer » c’est à dire à éliminer. Ce d’autant plus qu’il travaillerait déjà à gérer d’autres comorbidités. Car cette étape est commune à la majorité des pathologies et qui est souvent insuffisamment prise au sérieux. Et un ajout d’oxygène fait partie d’une énergie additionnelle indispensable pour ce faire.
      Soigner les « organismes malades » consiste alors moins à traiter cette maladie virale qu’à renforcer les défenses non spécifiques et à mieux faire fonctionner les « émonctoires ». Il existe différentes techniques médicales pour ce faire. Le problème dans ce pays est qu’il parait que si elles ne sont pas homologuées, elles deviennent automatiquement hors la loi ? J’ai peine à le croire !
      A titre d’exemple il m’ été dit qu’un antibiotique serait superflu car il entraine l’apparition d’antibiorésistance. C’est vrai mais une maladie virale entraine souvent des complications bactériennes; c’est quasi automatique en vétérinaire. Les attendre ne me parait pas sérieux : l’organisme peine déjà à gérer le quotidien même s’il est vrai que cela peut perturber le microbiome.
      C’est même contre cette évolution que Laborit a construit ses recherches et ses solutions qui restent une réussite exceptionnelle. J’imagine que ceci n’est plus enseigner ? Il faudra y revenir pour sortir de cette crise par le haut.

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      1. J’ai oublié le principal: je n’ai pas trouvé d’arguments accrocheurs dans la longue lettre de mon confrère hollandais.
        Je ne suis pas sûr que l’on puisse parler d’une adaptation de la virulence d’un virus à « résister » à un traitement (Antimicrobial resistance ?) . D’une bactérie évidemment mais pas d’un virus.
        De la part d’une molécule complexe – ce qu’est un virus – on observe des fluctuations de virulence d’accord; notamment par passage par des organismes différents OK.

  2. En conclusion de cette dissertation, si vous étiez président de la RF, que décideriez-vous ? Confinement mou à l’européenne ? Bouclage à la chinoise ? Vaccination à marche forcée à coup d’Astra Zeneca ? Laisser courir à la brésilienne ? Un peu de tout « en même temps » à la Macron ? Une autre méthode ?

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    1. C’est une question « élémentaire » : que feriez vous ? Au quotidien « soigner, soigner soigner »!
      Ce serait à l’Ordre de répondre sérieusement à cette injonction.
      A u plan national, on peut espérer que les décideurs ont plus de données et de connaissances des détails de cette épidémie. Et qu’ils soient capables de vérifier dans d’autres pays la fiabilité des informations colportées. La Grande Bretagne tient-elle un compte précis des évènements « négatifs » qui accompagnent les vaccinations – comme ce devrait être le cas pour toute une intervention médicale ? Je l’ignore.
      Si les « Sciences » sont aujourd’hui mises à mal c’est bien parce que les rapports statistiques « grand public » ne semblent pas suffisamment fiables. Mais il faut donc les « travailler » plus sérieusement; chose que certains lecteurs de ce blog semblent savoir faire et que je remercie de partager leur savoir-faire.

    2. Un virus est un virus, il se propage quoi qu’on fasse, c’est dans la nature du virus. Un confinement ne peut que retarder un peu sa propagation, l’étaler dans le temps, c’est tout. On risque donc d’aller d’un confinement vers le suivant, ad infinitum. Le seul salut: vacciner, vacciner, vacciner. Et se protéger (masque, distance sociale………)

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      1. @Ghost Le virus humain ne se transmet pratiquement que lors d’interaction interhumaine !
        Il est donc possible d’y faire quelque chose par notre comportement.
        Ce n’est pas un problème médical !
        L’idéal est d’isoler strictement les porteurs contaminants.
        A défaut de pouvoir les déterminer isoler tout le monde c’est le principe du confinement.
        Un confinement efficace ne fait pas que différer la contamination il permet de l’abaisser en vue d’une éradication locale atteignable : Zero-Covid.
        Vu comme écrasement de la courbe (pb des réa) il ne fait qu’étaler le pb dans le temps , dans le but d’attendre une vaccination ou un traitement.
        Un confinement efficace destiné à baisser la circulation du virus doit être d’autant plus drastique que l’on souhaite le voir court.
        version Stop
        Une alternance de Stop & Go permet des plages de relachement (souvent trop courtes) , mais si l’on choisit de maintenir un palier comme avec les mesures prises par Macron en France cette année, il n’y a aucun intérêt sanitaire direct à le faire à un niveau de circulation juste supportable.
        L’apparition de Vaccins autorisés et leur début de livraison n’autorise pas à penser que la situation ait évolué, tant qu’une vaccination massive n’a pas été réalisée.

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    3. Moi PR ?
      J’aurais fait vacciner par « grosses vagues » : 25% de la population d’un coup (3 semaines) plutôt que la version feu doux où on l’on est pris dans un tourbillon médiatico-médical, où l’on adapte les indicateurs en temps réel peu ou prou, mais cette adaptation détruit la capacité de construction d’une stratégie, d’une digue qu’elle soit de style « confinement », « vaccin » ou « horde » (ou « mars ») .
      Ainsi, avec ce que je propose, on peut constater après chaque coup l’effet de baisse et déduire les mesures appropriées. Le virus adore nous faire ch… sur les temporalités de l’ordre de la quinzaine, et Macron et les sondages adorent prendre des « décisions » … à cette même échelle. Les deux font la paire, comme disait l’autre.

      Il serait bon de casser cette mécanique infernale. Les hôtels de quarantaine dont j’ai eu parlé fin février 2020 si j’ai bonne mémoire, auraient eu ce même mérite d’allonger la temporalité vers des effets tranchés, et pas des demi-effets où nous perdons notre latin dans une pseudo adaptation du « vivre avec » qui se plante avec une belle régularité.

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  3. Bonjour, suite au texte par Timotia, je dois laisser ce message pas si anodin. Vous parlez de 20 acides aminés et liquide cellulaire. Moi, j’aimerai parler du liquide amniotique et les cellules et ça ce n’est pas le hasard. (J’ai travaillé sur le sujet en 2018).

    Moi, j’adore le mot EN ZY MES. Ensuite, vous parlez de tous les déchets, j’adore!! Tous les déchets que nous devons recycler et les poubelles cela me parle… J’ai relevé les 7 milliards de consommateurs et autant de fois de plastiques et de cartons x 2/3 fois par jour/mois/an, etc…(cela fait maintenant longtemps que les usines en fabrique, et j’en connais une qui en produisait et ce depuis 1974).!!! Alors, cela fait une paille que cela dure, si je puis me permettre.

    Vous parlez du microbiote intestinal et son lien à l’obésité post-malbouffe-dans-l’enfance est maintenant connu. Et bien, je peux vous confirmer que j’ai écrit à un expert à Paris en nutrition à propos de la malbouffe et des chaînes de supermarchés qui fabriquent certains produits pas toujours au top, c’était l’année passée. Je n’ai pas peur de le dire. Et j’ai appris moi-même que mieux manger, c’est bien. Mieux réfléchir également. A mes heures, je fais un certain travail.

    TERRAIN IMMUNITAIRE dont on sait trop peu. il y a beaucoup de choses à dire. En ce qui me concerne, il y à la base, les conditions de vie du nouveau-né en interaction avec sa mère. Et les conditions d’hygiène au quotidien (tabac, alcool)… Pour d’autres, cela peut être des conditions liées et en lien avec la génétique (grand-parents/parents). Vous précisez, les tests sérologiques ne sont conduits que sporadiquement en terme de santé globale, les individus peuvent en profiter mais on n’a pas encore construit un «savoir de défense collectif» sur ce volet-là. Et à ce stade précis, je rajouterai donc les éléments ci-dessous : (cf.dernier message à Mr Jorion : SYSTÈME IMMUNITAIRE ET SIDA). Et autre point toujours en lien avec l’immunité, il me semble que dans un article du Ouest France, la maladie de Chron serait lié également au système immunitaire (sauf erreur de ma part). J’ai une personne de mon entourage qui à une maladie rare et en lien avec l’immunité et son frère également. Et moi, je l’ai également, mais à un autre niveau (conditions vie après accouchement) et les agents pathogènes qui peuvent polluer l’enfant. !! Il faut étudier pour bien comprendre ses interactions personnelles et également en LIEN avec les autres, ses proches….Et les problèmes de citokynes (système nerveux). Il y a un lien entre formatage du cerveau de l’enfant avec les parents et les problèmes d’immunité, l’alimentation!!!!!! Et là, il y a un long travail personnel à faire (car personne ne l’explique).….Travailler intérieurement (un peu intellectuellement et travailler autrement sur le terrain).

    Je me suis permise de mettre dans mon texte l’explication suivante pour ceux qui ne savent pas :
    SEROLOGIE (analyse de sang) qui met en évidence des indices de présence d’agents pathogènes dans l’organisme, au moyen de différents tests. Elle permet une approche quantitative et qualitative, avec par exemple le dosage d’ANTICORPS spécifiques. Elle est donc liée à l’étude des immunoglobulines du sérum sanguin ou d’autres liquides organiques. Elle est utilisée comme outil diagnostic, comme outil de dépistage (SIDA, hépatite,etc.), comme outil épidémiologique et de plus en plus écoépidémiologique. Une «sérologie positive» pour un micro-organisme X (ou séropositivité) signifie simplement que l’organisme a, dans un passé plus ou moins récent, combattu le micro-organisme X et synthétisé des anticorps dirigés contre celui-ci. Ce micro-organisme peut ne plus être présent, mais si plusieurs sérologies successives montrent une augmentation du taux d’anticorps, c’est qu’il y a infection (ou réinfection) en cours.

    Vous précisez les différents cas de figures régionaux et subrégionaux (Californie vs Texas, Maroc, Inde, Slovaquie, Turquie, Brésil,…) et leurs pendants SOCIO-HUMAINS (minorités, ethnies plus VULNERABLES, …) si on ne construit pas de savoir sur les modes d’immunité et leurs évolutions et ce travail devrait prendre corps TRES TOT selon moi. Permettez-moi de rajouter un point, c’est le cadre Social/familial – encadrement social – VULNERABLES (et je pense que l’on est nombreux). Voilà ce que je voulais partager. Une expérience personnelle peut-être, collective???…. Bonne lecture et j’espère que cela va porter certains fruits. Cordialement, Isabelle Corlay

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    1. UN grand merci pour ce témoignage. En sortir par le haut : je crois que c’est absolument nécessaire mais ce ne sera pas simple compte tenu de l’inertie officielle vécue – quant à une ligne médicale. Vous mettez le doigt sur un thème qui est en pleine « discussion médicale » celui de l’impact du microbiome. C’est typiquement une « thérapeutique nutritionnelle » qui ne cadre pas avec la recherche de la « balle magique » ( silver bullet) ou la « poudre magique » qui résoudrait toutes les pathologies sans effort de la part du patient. Et qui plus est, elle devrait être adaptée à chaque organisme. C’est une éducation à la santé et cesser de croire en une médecine toute puissante qui pourrait tout, toute seule.

      1. Bonsoir, je vous remercie d’avoir mis ce commentaire (cf Mr Le Bitoux). En complément, je tiens à vous faire part que j’ai lu le document de Mr Geert Vanden Bossche, Vaccine research expert – Halt all covid 19, mass vaccination immediately….J’ai lu son rapport en anglais. Moi qui n’a pas fait d’études (CAP en poche), j’ai lu les grandes lignes et son rapport me paraît intéressant. Je l’ignore mais il mériterait d’être traduit en français. Et la fin du rapport proposant un autre vaccin (serait peut-être une piste) ??, j’insiste je ne suis pas médecin. Mais d’après ce que j’ai lu, cela est très très intéressant. De plus, nous pourrions peut-être trouvé un autre chemin plus heureux. (le mien, et les autres chemins)……Bonne soirée. Me I. Corlay

  4. Geert van den Bossche, semble être un expert des vaccins et occupait des postes dans l’industrie, il est possible de supposer qu’il sait un peu de quoi il parle, déjà signaé par @kertugal
    https://www.pauljorion.com/blog/2021/03/14/covid-19-les-strategies-nationales/comment-page-1/#comment-841091
    https://dryburgh.com/geert-vanden-bossche-open-letter-to-who-halt-all-covid-19-mass-vaccination/
    Ce lien en fournit d’autres : planches ou pdf qui semblent bien un peu décoiffantes par rapport à la doxa ambiante, mais qui montrent que si la vaccination est déjà un processus complexe, la lutte contre une épidémie par la vaccination semble encore plus complexe.

    Des résultats surprenants comme l’efficacité des demi-doses d’Oxford/AstraZeneca paraissent moins étonnants.

    L’essai de debunking est moins intéressant que ses commentaires comme
    « Pfizer conducted vaccine trials in UK, South Africa, and Brazil. The 3 worst VOC’s originated in UK, South Africa, and Brazil. Quite the coincidence. »

    En fait il semblerait vouloir proposer un autre type de vaccin :
    NK cell-based vaccines.

    S’agissant d’un véritable expert hors normes qui disserte aussi sur l’enchaînement des vagues successives, il serait instructif d’avoir l’avis du druide de Marseille.

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    1. L’idée d’arrêter en cours de route ressemble quand même à une façon de rebondir assez anti-vaxx…
      (ça peut être des logiques assez perverses, on fait dire A à mr X, A’ à mr Y, et puis mr Z vient en déduire une certaine conclusion B qu’on n’aurait pas osé dire, mais qui est uniquement la suite rhétorique de A et A’, avec troncature d’un contexte déjà pas bien net, pour ne pas dire assez brouillardeux quand même.
      L’interaction des niveau d’immunité, est-ce que ça a déjà conduit à des erreurs même vaguement analogue ? Est-ce que c’est clair que ça puisse se réduite à deux niveaux (les NK et les spécialisés) ? Mmmm..

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    2. Quand j’écrivais dans mon commentaire que la théorie supplémentaire de Geert VDB venait combler un grand vide des intuitions médicales, il fallait y voir toute l’ironie d’une histoire qui s’applique aussi bien à notre D R national.

      Tant que son intuition repose sur la nostalgie de formulations vaccinales éprouvées il oublie le temps d’élaboration nécessaire avant de trouver une potion adéquate dans ce strict cadre méthodologique. Par ailleurs, son parcours vétérinaire ne l’éloigne certainement pas d’un champ de connaissance où le dopage thérapeutique industriel ne peut qu’apporter des limites de raisonnement secondaires dont les effets, je le dis comme je le pense, ne reflèteraient sa collaboration avec la fondation Gates qu’en horizon de satiété.

      Après tout Nostradamus est bien passé par la faculté de médecine de Montpellier mais contrairement à Vésale il n’aura pas eu le loisir d’exercer son regard sur le gibet de Montfaucon.

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      1. Par ailleurs, son parcours vétérinaire ne l’éloigne certainement pas d’un champ de connaissance où le dopage thérapeutique industriel ne peut qu’apporter des limites de raisonnement secondaires dont les effets, je le dis comme je le pense, ne reflèteraient sa collaboration avec la fondation Gates qu’en horizon de satiété.

        Vous pourriez mettre cela en français compréhensible ? Merci beaucoup

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    3. @Ruiz

      Pfizer conducted vaccine trials in UK, South Africa, and Brazil. The 3 worst VOC’s originated in UK, South Africa, and Brazil. Quite the coincidence.”

      La réalité:
      Pfizer n’a pas fait d’essai en UK
      rapport Pfizer-BioNTech Phase 3

      « Participants
      Entre le 27 juillet 2020 et le 14 novembre 2020, un total de 44 820 personnes ont été examinées et 43 548 personnes âgées de 16 ans et plus ont subi une randomisation sur 152 sites à travers le monde
      États-Unis, 130
      Argentine, 1
      Brésil, 2;
      Afrique du Sud, 4
      Allemagne, 6
      Turquie, 9
      dans la phase 2/3 de l’essai. Au total, 43 448 participants ont reçu des injections : 21 720 ont reçu BNT162b2 et 21 728 ont reçu un placebo (Figure 1). À la date limite des données du 9 octobre, un total de 37 706 participants avaient une médiane d’au moins deux mois de données sur l’innocuité disponibles après la deuxième dose et ont contribué à l’ensemble principal de données sur l’innocuité. Parmi ces 37 706 participants, 49 % étaient des femmes, 83 % étaient blancs, 9 % noirs ou afro-américains, 28 % hispaniques ou latins, 35 % étaient obèses (indice de masse corporelle [le poids en kilogrammes divisé par le carré de la hauteur en mètres] d’au moins 30,0), et 21 % avaient au moins une condition de coexistence. L’âge médian était de 52 ans, et 42 % des participants étaient âgés de plus de 55 ans »

      « En fait il semblerait vouloir proposer un autre type de vaccin :
      NK cell-based vaccines. »

      Il remplace une vaccination de masse par une autre vaccination de masse NK cell-based vaccines.

      1. @ilicitano Ok merci le commentaire dans le Youtube était donc erroné, à moins que ce ne soit des essais AstraZeneca ?

  5. Super en soi. Ouvre des perspectives.
    Super aussi, parce que j’ai presque tout compris.

    Des pays posent problèmes.
    En premier lieu le Viet Nam, habitants : 99 millions sur 331000 km² : 2567 infectés. 35 morts, stable ( variation=0) depuis fin Août 2020. Autant dire qu’ils sont sur la bonne voie.

    Wikipédia, toujours aussi charitable, note:
    « Le système de santé vietnamien et celui de la couverture sociale présentent de nombreuses défaillances. Largement sous-financés, avec des difficultés structurelles importantes, ils sont encore loin des standards occidentaux en matière de qualité des soins et des services. »

    Si les chiffres du virus sont sincères ou exacts, il y a là de quoi nous poser des questions. Faire plus ou autrement avec moins est un basculement des paradigmes largement enfoncés dans nos têtes.
    Les chiffres sont probablement aussi exactes que le permet un système (soins et bureaucratie) jugé par l’occident sous-financé.

    Je pense immédiatement à un dialogue (1950) entre médecins, l’un occidental (faculté de Bordeaux), l’autre médecin aux pieds nus formé sur le terrain en 2 ans. En substance: « Nous sommes pauvres. Nous devons faire sans médicaments modernes. Notre enseignement est spécialisé dans les maladies locales, et Ho Chi Minh sait combien elles sont nombreuses.
    Notre bilan n’est pas mauvais: nous sauvons 96% des malades et des blessés au combat. Les 4% condamnés sont ceux qui exigeraient des soins et des instruments hors de notre portée. Ou bien les prendre en charge exigerait le sacrifice d’autres moins atteints ou moins blessés.  » L’art de se concentrer sur l’essentiel du moment.

    Les vietnamiens ont subi une alerte SARS très spectaculaire en 2002. Un professeur de médecine italien envoyé à Hanoï par l’OMS a contracté ce virus et est mort sur place en quelques jours. Ça aide à réfléchir…

    Un autre pays, la Corée du Sud, est dans le peloton de tête mais « résultat moyen » par rapport à la débauche de contrôles sociaux contraignants déployée. Selon un article du Monde Diplo, c’est tout simplement un enfer aigu pendant 14 jours, sauf pour les hommes d’affaires locaux et japonais.

    Evidemment, le Viet Nam ne peut pas être un exemple.

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    1. Faudrait que je cite mes sources.

      Le dialogue entre mèdecins à formation différente est issu d’un roman-vérité: « Le manifeste du camp N°1 ». Important pour comprendre pourquoi on doit détester la guerre, surtout les imbéciles guerres coloniales. Se désintéresser de la question pour la raison que ‘la guerre, c’est mal’ est équivalent à un cancérologue qui aurait en horreur l’étude du cancer parce que les plaies cancéreuses sont horribles à voir. La comparaison est de Norman Dixon dans « De l’incompétence militaire » – étude importante sur le sujet, brittano-centrée et sérieuse avec des touches d’humour.

      On peut avoir une idée de l’inventivité hors-norme des Viet Namiens (Nord VietNam) devant l’adversité dans « Des guérillas au reflux de l’occident » de Gérard Chaliand.

      Le petit enfer portatif anti-virus des Sud-Coréens et touristes
      « Le mythe de la K-Prévention » par Kim Kang-Mi:
      https://blog.mondediplo.net/le-mythe-de-la-k-prevention
      Blog en accès libre.

      1. Oui, c’est impressionnant comment « on ne la fait pas » aux vietnamiens.
        Les chinois à la frontière nord en ont gardé un souvenir cuisant au printemps 1979 dans les péripéties
        de l’après-fin du Cambodge Khmer rouge, lorsque la Chine qui avait perdu au Cambodge un allié se sentait des envies de punition du Vietnam.
        Dialectique sans doute inconnue en Europe : défense d’un état tout-côtier, face à l’Empire hydraulique. Les états côtiers de la Méditerranée n’ont jamais eu la même structure et la même rationalité, ayant des peuplades « de montagnes » pastorales et peu amies de l’eau salée, et des villes bien plus maritimes mais devenant au mieux des Poulidor de l’étape « Empire » (Tyr, Carthage, …, delenda … )

        1. Et puis, entre la civilisation du bambou et celle du silicium, y’a pas photo.

          Essayons d’être impartial:
          Celle du bambou s’y accroche parce que le silicium dopé national est encore hors de sa portée. Aucun doute qu’elle y tend et elle y arrivera. Espérons qu’elle n’y perde pas sa proximité avec le bambou, symbole de l’adaptabilité infinie.
          Celle du silicium (aussi bien on pourrait qualifier la Chine actuelle de civilisation du béton) est emportée par une hybris qui rencontrera peut être sa Némésis en mer de Chine du sud.

            1. Bambou: oui sacré système ligneux. Mais aussi un fichu emm… quand les racines dudit bambou ont envahi votre bout d’espace vert !
              Pas grand chose de pire comme racine à déterrer, surtout en sol demi-caillouteux ou racines et cailloux se liguent
              pour que tout soit tordu. Ca donne envie de déraciner au laser !

              1. @ Timiota
                Vivace et cespiteux. En plus, collaboration souterraine racinaire, probablement. D’expérience, ces plants éliminent en 2 ans des petits noisetiers, pourtant vigoureux avant. Phagocytés. Pire que du lierre.

            2. Ruiz,
              Vu. Pas nouveau.
              Vous imaginez la perte de pognon pour les aciéristes?
              Tout ce ‘bois’ gaspillé… (c’est pas du bois, comme le dit Timiota) indigne d’un pays à la pointe du progrès.

              Evident que ça va pas le faire longtemps.

      2. @daniel
        Corée 90000 testés positifs France 90000 morts !

        Le protocole semble drastique mais cohérent et efficace.

  6. Covid-19 et ses descendants jouaient jusqu’à peu contre une équipe de 7 milliards d’individus ayant une histoire immunitaire différente. Ce faisant, il a réussi le tour de force, au hasard de ses rencontres, de mettre au monde, devant l’adversité ou la complicité, des lignées de petit variant n’ayant rien à envier à leur géniteur originel. 2021, les règles changes, l’équipe de loser que nous sommes a décidé de durcir le ton en homogénéisant d’ici à la fin de l’année tous nos joueurs avec 3 ou 4 potions magiques. Covid & Co., mutant devant l’éternelle, se trouvent devant 3 à 4 murailles plus difficile à franchir, mais ouvrant la voie aux élus au paradis des virus.

    1. Oui, c’est sans doute cela, une partie des virus est devenu à l’image des capitalistes, ida est à la recherche de « rendements » accrus.
      Si j’en crois les théories de la non-ergodicité, ça se termine par très peu à très haut rendement avant le flop final.

    2. Les virus informatiques, malware, ransomware et autres failles de sécurité, un vocable technique qui désigne le pendant technique de nos compagnons de route biologique et de notre système de défense, pressé par la loi de « Moore », nous offre une simulation en temps réel et en accéléré des bienfaits de l’homogénéisation, ou devrais-je dire du nivellement par le bas pour augmenter les marges, mais de qui ?
      « The winner takes it all », non-ergodicité quand tu nous tiens..

  7. Ce qui me fait le plus peur, si les vaccins ne fonctionnent pas et surtout s’ils causent largement plus de dégâts que de bénéfices comme évoqué par M. Vanden Bossche, en plus de l’hécatombe éventuelle, c’est l’effet paroxystique de rejet de la science qui va s’ensuivre…
    Les théories fumeuses vont avoir une magnifique autoroute !

    1. En effet, et même plus globalement.
      Nous avons cru à la science dans deux grands cadre :
      – l’un qui a mené aux Lumières en partant de Copernic et Galilée et en passant par le côté droit de Newton : la mécanique céleste.
      Il s’agissait de mieux viser avec les canons, rappelons le.
      Mais de proche en proche les technologies en ont profité (l’hydraulique, bien que son perfectionnement au moyen-âge soit déjà très bon, mais plus particulièrement les pompes, dont les hollandais avaient un besoin matériel évident pour leur polders déjà en formation, le livre de Shapin eh Shaffer « Leviathan » (~1989 ?) montre comment l’idéologie s’en mêlait pour Hobbes entre autres, et ce qu’il a fallu de patience artisanale pour colmater les fuites et faire des pompes à vide).

      – Les énergies fossiles et notre modernité actuelle (1780-2020), de Watt au Nucléaire. C’est le bienfait matériel qui en a résulté qui a renforcé l’éducation de la science. N’oublions pas que c’est une construction sociale passant par l’éducation, et que le bouclage n’est pas une évidence en soi, ni l’obtention de conséquences sympa sur le long terme, comme l’Anthropocène nous l’apprend.

      Dans une ère où nous n’arriverions plus à canaliser les effets « confortables » mais ne ferions que, chaque jour, engendrer peu ou pour autant d’effet négatif que positif à des échelles de temps elle-même fâcheusement fragmentées, les théories fumeuses auraient forcément le vent en poupe. Toutefois, l’électricité a conquis une telle place au centre du système de savoir et technique, et son pouvoir « auto-centrant » (poussant au minimalement fumeux, pour reprendre votre questionnement) dans le savoir est tel, qu’elle pourra jouer un rôle stabilisateur (l’Electrical Engineering restera un gros pilier du savoir technique).
      Mais il est vrai que dans un monde un peu trop 5G, 6G, certains aspects pourraient même dans cette apparente stabilité, être compromis. Cela me parait néanmoins peu probable parce que l’électricité est « pervasive en échelles » elle est présente à toutes les échelles et n’en rate aucune, or c’est la petite échelle qui stabilise la grande (je sais réparer un faux contact de la pile dans ma frontale, je comprend quel signal ADSL ou fibre part de chez moi, je peux imaginer un data-center). Pour l’aviation, c’est aussi le cas, mais pour l’énergie nucléaire, j’ai écrit sur ce blog divers billet sur le fait qu’il est permis d’en douter : manque de retex aux échelles moyennes (10 MW-500MW), qui ont rompu la continuité du techno-savoir. Il y a des retours de sèves indispensables pour nourrir les humus et les cimes.

      1. Salut Timiota,

        Je ne suis pas certain d’avoir bien compris ton commentaire.

        La fée électricité (tu noteras déjà l’entame magique et enchantée à dessein) dont nous dépendons, qui borderait, guiderait le savoir et soutiendrait la technique dans de multiples aspects, devrait empêcher l’explosion de théories fumeuses ? C’est cela ?

        Comment fais-tu concrètement le lien démonstratif entre les deux ?

        Plutarque était prêtre à Delphes, et Proclus se levait la nuit pour prier la Lune. Pour ne citer qu’eux deux philosophe attaché à la raison. Et qu’est ce qu’une théorie fumeuse d’ailleurs non ?

        1. @Cloclo
          Sur le savoir en biochimie, immense pourtant, la situation est propice aux idées fumeuses. Voir ce qu’on nous dit de la nutrition dans les rayons « développement personnel ».
          Voir aussi la « mémoire de l’eau » qui est passée par de la biochimie (/homoépathie/blastocystes en folie).

          Cas limite en allant vers l’électricité : la fusion froide « obtenue » par voie électrochimique. Ca n’a pas prospéré au point de faire des dégâts mais ça se maintien sans mourir.

          Dans l’électricité pur et dur (« electrical engineering »), les mystères sont assez peu nombreux, même si il y en a dans l’influence des fils hautes tensions de ci de là (les vaches y sont sensible).
          Contrastons les situations : on peut craindre qu’en cas de doute global et de fragmentation du savoir la chimie soit à même de mettre les grosses boites à genoux, et de nous exposer au risque de n’avoir à faire qu’à des produits frelatés (cas typique, vous importez des sels de zinc pour supplémenter l’alimentation des vaches (elle lèchent le sel, et ont besoin de minéraux), et pas de chance, le taux de Cadmium y est élevé.
          Côté électricité, j’ai du mal à voir comment amperemètre et voltmètre mentirons. Idem du fil de cuivre « low cost », s’il est pas rouge, ça se voit tout de suite. Au pire on vous vend du fil avec isolant merdique (la chimie encore). Idem pour la plupart des modules semicon, on les teste en un clin d’oeil, leur durabilité ne poserait le plus souvent pas de pb, sauf pour certains composants les plus « chimiques » (capa électrolytiques , « au tantale », accus, piles).
          Tout ce qui est microcontroleur devrait aussi tenir la route. Les difficultés seraient dans tous les machins qui ont des mises à jour logicielles, ça fixe un seuil vers le secteur « data », ou la vérité et la réalité sont, comment dire, plus souvent inventées qu’en électricité pure (Electrical engineering) où elles sont mesurées et testées souvent et avec une logique assez imparable. Pour un étudiant moyen en TP élec qui vient voir son prof en disant « ça marche pas », ce que je viens de dire peut sembler faux (une panne est quelque chose de mystérieux par principe). Mais c’est justement le domaine où la complexité réelle donne de la prise sur les pannes : je teste les connexions, les tensions, les courants, je débranche une moitié, je change d’oscilloscope. La pratique elle-même est auto-renforçatrice. En mécanique, un alliage un peu rétif, ce ne sera pas évident à le voir comme non mystérieux sans moyens puissants (TEM/STEM, pour voir les dislocations et l’échelle atomique…).
          Je ne sais pas si j’ai convaincu, mais c’était en gros l’idée…

          1. Quand il y a 2 philosophes le s indique le pluriel, mais on ne va pas s’arrêter sur si peu de chose hein !

            Merci pour ta réponse, dont je comprends en fait qu’elle ne répond qu’à une toute petite partie (importante mais petite) de ce que Olivier.P évoquait en parlant de « la science ».

            On peut vivre dans un monde technique complètement loufoque voir carrément obscurantiste par ailleurs, je pense que l’un n’exclue pas l’autre quelque soit l’échelle ou la matière, nulle besoin de mensonge. Car dans l’électricité tu peux certes raisonner marche/marche pas de manière assez raisonné et avec un haut degré de fiabilité, mais aussi en mode jour/nuit : https://www.youtube.com/watch?v=Pr8ETbGz35Q

            Et à la longue ça devient casse pieds !

    2. @ Olivier P. : sur le rejet à craindre de la science : Je ne comprends pas vraiment le raisonnement. C’est surtout les créations technologiques et leurs fabrications légitimées par la course au profit, qui devraient en souffrir. Bref les apprentis-sorciers !
      Il faut, et c’est tout l’intérêt de la réflexion de Timiota, partir de ce que nous ne savons pas, de ce que nous négligeons de savoir (nos déchets, nos vers de terre), c’est à dire aussi ce que la science refuse de considérer. Et c’est notamment « les remèdes de bonne femme », la médecine chinoise ou vietnamienne, etc. Et ce qui est frappant, c’est le rejet « borné » et immédiat par les scientifiques de toute pratique non expliquée ou fondée (homéopathie, …). Effet placébo ? Allez expliquez cela à un boeuf et demandez lui pourquoi il réagit à trois granules de sucre.
      Mon horticulteur (dont je suis abonné à ses paniers) disait : en fait sur le sol nous ne savons rien, nous en sommes nulle part. « L’assolement triennal » n’est qu’une constatation de surface : ça va mieux quand on déplace les cultures, cela doit être un épuisement du sol, etc. Aujourd’hui, on dit de plus en plus : ne touchons pas au sol, abandonnons les labours profonds qui retournent l’éprouvette chimique du sol à chaque fois. Et couvrons-le de végétaux ou de déchets au lieu de le dénuder, c’est l’état naturel.
      On peut questionner la science sans construire des théories fumeuses. C’est simplement ne pas se contenter de la science existante.
      Un exemple encore, et qui n’est aucunement une preuve. J’ai lu que le Yakult, produit d’un médecin japonais était censé protéger du cancer de la vessie. J’ai eu un jour un lien vers un site thésaurisant les études de médicaments et j’ai pu compter des dizaines d’études constatant un bénéfice du produit, mais limitées à trop peu de monde pour avoir une légitimité, ou n’ayant pas eu une méta-étude. Ensuite, le problème est venu de fabricants qui ont présenté des arguments commerciaux de type « produit miracle qui soigne tout », qui se sont fait attaquer en justice avec mise en demeure de prouver leurs assertions et qui ont perdu. Dès lors ce produit ne peut légalement plus être considéré comme un médicament, et il ne sera plus étudié ! Pourtant j’ai obtenu enfin une information selon laquelle ce produit serait un dérivé du « petit lait », de l’eau produite par le lait caillé en fromage. Je n’en ai aucune certitude, je n’en tire aucune conclusion, je mesure seulement une lacune ou une occasion perdue dans la lutte contre le cancer de la vessie (pronostic très mauvais jusqu’il y a quelques années et le recours plus systématique au BCG).

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      1. Il faut, et c’est tout l’intérêt de la réflexion de Timiota, partir de ce que nous ne savons pas, de ce que nous négligeons de savoir (nos déchets, nos vers de terre), c’est à dire aussi ce que la science refuse de considérer.

        Je ne pense pas que « la science » néglige ces domaines-là. Je vous invite à consulter la liste des lauréats des prix Ignobel et vous allez etre supris ou surprise (et bien rigoler aussi, j’espère).

        Le prix Ignobel de physique 2020 portait justement sur l’étude des modes de vibration des vers de terre.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig-Nobel#Prix_d%C3%A9cern%C3%A9s_en_2020

        1. Vous avez un peu raison tous les deux !

          Julius von Liebig a vraiment compris la nutrition des plantes et l’intérêt des engrais.
          C’est une fois que l’industrie de cela est devenu une espèce de colonne vertébrale bis de l’activité agricole (activité ancestrale s’il en est), que les études
          qui feraient « remonter à la bifurcation » sont très peu faites, voire très peu faisables, et que peu à peu se fait une « agnotologie »,
          une construction socio-industrielle de l’ignorance, mais sans mauvaise volonté crasse (à part Marchands de Doute bien sûr).
          Les études petite échelle peuvent bien montrer un « moyen petit signal » intéressant sur le fond, cela ne déplace par des pratiques liées
          à des flux de T$ (trillion de $, 1000 milliard) comme cela. Si vous faites de l’agronomie, vous êtes sollicité pour réparer le système avec les intrants,
          pas pour les jeter par la fenêtre, laisser les 3% d’exploitants courageux qui comprendraient se débrouiller avec des rendements de m… pendant 5 ans etc.
          On voit sortira évidemment le cas inverse du sccès agronomique « vert » ici ou là, il existe (cf. le film de Sebastiao Salgado il y a 5 ou 6 ans, il a bien aimé reforesté les terres héritées de son père, c’est bien mais c’est isolé, et j’aime bien Salgado) , mais peut-il être majoritaire ?

          Donc il y a bien des études « aux marges », et pas tant de barrière que ça pour s’y promener, sur ces marges, mais c’est une zone où savoir et applications se découplent.
          Du coup, comme je le dis souvent ici : » pas de retex », et les initiatives fussent-elles louables s’éteignent d’elles-mêmes (par exemple, un peu à côté de la R&D celles de Pierre Priolet il y a 10 ans,
          encore sur le site « Consommer juste » (« ou juste consommer »).)
          La forme pratique et réelle de « l’agnotologie » n’a donc, il faut souvent le répéter, même pas besoin d’avoir la forme d’un complot, ce n’est que dans les cas graves (les pollueurs en chefs et extracteurs en chefs) que les machines à propagande montent d’un cran et génèrent le doute comme marchandise de masse au lieu de le laisser simplement gripper quelques engrenages moins bien huilés de toute façon.

      2. Salut Chabian,

        « J’ai eu un jour un lien vers un site thésaurisant les études de médicaments et j’ai pu compter des dizaines d’études constatant un bénéfice du produit, mais limitées à trop peu de monde pour avoir une légitimité, ou n’ayant pas eu une méta-étude »

        Sans faire le lien avec le sujet spécifique dont tu parles là, attention dans l’autre sens à ne considérer comme efficace que ce qui marche pour tout le monde, ou la majorité des cas. Ca serait faire une impasse sur une donnée tout aussi cruciale dans la recherche d’un traitement = l’individualité de la cible. Nous restons une somme d’individus, très similaires, très identiques, mais aussi différents, et spécifiques. Bref, petit scarabée https://www.youtube.com/watch?v=kCBzLPgLRWs

      1. @François Corre
        « Covid : quand douter de tout conduit à croire n’importe quoi »
        Il s’agit d’une chronique de Brice Couturier, qui a son rond de serviette dans l’offre de prêt-à-penser de France Culture (le « récit officiel »).
        Il soulève une dimension antisémite dans l’hypothèse de l’origine du virus issu du laboratoire P4, et la qualifie de rumeur, sans approfondir le fonds des sujets, mais ne fait aucun rapport avec le traitemement tout particulier d’Israël en matière de vaccination.

        On y trouve quelques noms qui peuvent permettre d’approffondir le sujet et l’évocation des thèmes qu’il faut combattre (ou propager ?).

        L’analyse psychologique est intéressante.
        « Le complotisme est une affaire compliquée, il y a beaucoup d’avis différents. Donc, vous n’avez pas à vous en préoccuper. Nous nous en chargeons. « 

        1. Brice Couturier est sans doute heureux d’être la caution « pas de gauche mais qui réfléchit » de FC, chaine dangereusement menacé par l’immaculo-gauchisme.(*)
          Raymond Aron n’est pas encore ressuscité toutefois.

          (*)(Je me souviens enfant vers 8-9 ans d’avoir nommé la clinique où nous devions voir un proche parent « clinique de l’immatriculée conception », j’aimais déjà les chiffres et les plaques de voitures ! Je me souviens même encore plus lointainement d’avoir manifesté avec animosité mon incrédulité quand mon grand frère insista que la dizaine après 60 (j’apprenais le concept de dizaines…) était soixante-dix, et pas septante (nous étions au sud du Quiévrain), et une calembredaine encore plus étrange pour les dizaines suivantes)

            1. Nos ancêtres du néolithiques (pas encore Gaulois et pas plus réfractaires)
              rataient ces injonctions contradictoires exquises du monde moderne !
              « les pauvres !  »
              (n’auraient jamais pensé à enchaîner un Canard et y voir du plaisir, d’ailleurs)

              1
            2. @minod
              l' »horizon de satiété » est un concept mis en valeur ici qui si l’on cherche un peu fait découvrir la rareté des textes dans la même langue.

        2. « Il s’agit d’une chronique de Brice Couturier »
          Non, sans blague… 🙂
          Enfin, sur les « vertus miracles », c’est pas faux comme dirait l’autre.

    3. À propos de « l’effet paroxystique de rejet de la science qui va s’ensuivre »

      Le problème me semble provenir de l’echec de l’école : au départ tout le monde était plein de bonnes intentions mais les parents se doivent d’être réalistes en ce qui concerne l’avenir de leurs enfants et donc se soucient avant tout des diplômes, autrement dit de la part de l’enseignement qui permet de réussir aux examens mais n’a pas grand chose à voir avec le souci de « comprendre comment ça marche » ni avec le fait de savoir utiliser les connaissances acquises.

      Résultat: (la chose est sans réelle importance mais exemplaire) un maire refuse l’installation sur sa commune d’une antenne dirigée vers l’espace et destinée à envoyer des commandes à des satellites alors qu’il comprend que ça ne présente aucun danger mais sait bien qu’il serait inutile d’essayer de l’expliquer à ses électeurs.

      Personne ne se gênant pour mélanger allègrement connaissances scientifiques, évolutions techniques (qui sont systématiquement qualifiées de « progrès ») et choix industriels (souvent uniquement fondés sur des espoirs de gains à court terme), le rejet en bloc de ce qui en résulte ne devrait pas surprendre.

      Des moyens d’action de plus en plus puissants disponibles à un rythme de plus en plus rapide alors que seule une petite minorité de gens sont en mesure d’en évaluer les conséquences (ou de les rejeter quand cette évaluation n’est pas possible) conduit très logiquement à rejeter la science pour lui préférer la magie (laquelle s’avère finalement beaucoup moins dangereuse!)

  8. Le monde met à jour régulièrement les courbes montrant la proportion de patients hospitalisés dans chaque département français rapportée à la population de ce département mais ne donne aucune explication (sauf pour le Territoire de Belfort) sur les raisons des fortes differences qu’on observe sur le nombre des hospitalisations et sur les dates des maxima et des minima.

    Comme je suppose que l’exactitude des chiffres ne doit pas varier beaucoup d’un département à l’autre et que les moyens disponibles comme les politiques suivies sont à peu prés les mêmes (en tous cas tous partagent le même Président, le même Premier ministre et les même ministres), l’absence d’explications semble poser encore plus de questions que les différences plus facilement explicables entre les differents pays.

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/11/12/covid-19-quelle-est-la-situation-de-l-epidemie-dans-les-101-departements-francais_6059504_4355770.html

    (J’habite un des départements où la population est la plus clairsemée mais où le maximum des hospitalisations a été très élevé…)

    1. Ces variations reflètent le fait que certains événements sont des superspreaders, de même certains individus sont des superspreaders. D’où la présence de clusters = foyers.

      1. Nombre maximum d’hospitalisations pour 100.000 habitants:

        16 pour le Finistère (116 hab/km2) le 15 janvier 2021
        116 pour lesAlpes de Haute Provence (24 hab/km2) le15 fevrier 2021
        162 pour le Val de Marne (5700 hab/km2) en février 2020

        Si votre explication suffit à expliquer l’allure vraiment très hétéroclite des courbes c’est probablement parce que le département n’est plus une subdivision significative du territoire. Le Val de Marne serait-il un cluster de clusters ?

  9. Bonjour

    Geert Vanden Bossche

    Sa dernière conférence :

    36th Euro Global Summit and Expo on Vaccines & Vaccination June 03-04, 2019 London, UK

    https://europe.vaccineconferences.com/abstract/2019/why-don-t-our-vaccines-reach-the-high-hanging-fruit

    Ruiz : “En fait il semblerait vouloir proposer un autre type de vaccin :NK cell-based vaccines.”

    Il a fait une publication sur le sujet en tant qu’auteur en décembre 2017

    Re-thinking Vaccinology: “Act Universally, think NK Cells”?

    https://www.researchgate.net/publication/330569895_Re-thinking_Vaccinology_Act_Universally_think_NK_Cells

    => Why not : mais où en est l’avancement de la recherche sur le sujet ?

    Aujourd’hui la recherche vaccinale contre le coronavirus

    https://www.who.int/publications/m/item/draft-landscape-of-covid-19-candidate-vaccines

    sur le quel vous trouverez un fichier download pour approfondir la recherche =>

    1. – Number of vaccines in clinical development :82

    2. – Number of vaccines in pre-clinical development :182

    Protein subunit 27
    Viral Vector (non-replicating) 12
    DNA 11
    Inactivated Virus 11
    RNA 10
    Viral Vector (replicating) 4
    Virus Like Particle 3
    VVr + Antigen Presenting Cell 2
    Live Attenuated Virus 1
    VVnr + Antigen Presenting Cell 1

    Total 82 en cours de phase 1,2,3 , et 4 pour ceux en cours d’utilisation

    Concernant les vaccins NK Cell ( Natural Killer Cells) préconisés par Vanden Bossche
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Natural_killer_cell

    1
    1. Debunking :

      C’est formellement un « review article » de quelqu’un qui se penche sur le travail des autres.
      Il faudrait voir si c’est cité, et il faut voir ce que vaut le journal.
      En l’occurence, il publie dans le volume 1 Issue 1, un des 7 articles (+ 1 « edito ») de cette première « issue ».
      => Vol2 7 articles en Issue 1 + 6 en Issue 2, démarrage OK, puis …
      => Vol 3 (le seul de 2019) : 1 seul article de 2019. flag = FLOP
      => Vol4 (2020)Ah, retour a bonne fortune : 7 articles, dont 1 sur l’ivermectine et le sars. 1 autre parle de … chloroquine
      flag _OPPORTUNISME =5/5 ; et 1 sur le prolapse anal néonatal (idem).
      => En 2021, 2 articles pour l’instant (aujourd’hui en mode électronique, il n’y a plus d’effet retard,
      à une semaine près, la quantité publiée reflète le flux fidèlement dans le temps) dont un sur
      … l’azythromicine qui est en gros un ensemble de slides mis en article.

      => => => Donc exactement le type de profil publicationnel « avertissement orange clignotant » <=<=<=
      publication soit prédatrice soit avec intérêts cachés.

      Et donc pour sa publication dans le 1er numéro que vous citez :
      Quoiqu'il en soit ce n'est **pas en lien** avec une démarche de recherche de sa part.
      Mais on peut supposer qu'il a des intérêts chez l'Inca, pardon, chez l'NK.
      (il y a au moins un autre papier sur le sujet dans la revue)

      1. A suivre aussi dans le futur, dans l’autre papier (belle revue « NK » celui là) de votre billet suivant, Ruiz,
        l’auteur Michele Ardolino :
        https://med.uottawa.ca/bmi/fr/personnes/ardolino-michele
        Je ne serais pas surpris qu’il sorte quelque chose d’un consortium médico-industriel sur les NK…
        Sans jugement de valeur, mais van den Bossche cherche peut-être à se faire le joueur de flûte de Hamelin
        en « sautant dans le train en route » ?

      2. Le « Debunking » de 14H08 ci-dessus était pour le
        « Re-thinking Vaccinology: “Act Universally, think NK Cells”?
        dans la revue un peu fumetteuse « Clinical Immunology & Resarch »
        https://www.scivisionpub.com/journals/archive-clinical-immunology-research#
        dont le titre imite des titres qui « marchent bien » dans le domaine,
        et ne sont donc pas des tentative de percer dans un domaine qui s’autonomise, mais du « me-too » opportuniste.

      3. Que penser du duo récent , mis en place début mars , Geert Vanden Bossche/ Philip Anthony McMillan ?

        http://drphilipmcmillan.com/about/

        CEO – Vejon Health
        « We are an innovative healthcare company focusing on niche medical conditions to find solutions. »

        et leur coopération sur les vidéos associées

        https://lbry.tv/@Dryburgh:7/geert-vanden-bossche-open-letter-to-who-halt-all-covid-19-mass-vaccination:e?r=GXeCW6HWaKb1wtFgfUW95qquG1m1SHiV

        https://lbry.tv/@yellowgenius:0/Mass-Vaccination-in-a-PandemicBenefits-versus-Risks-Interview-with-Geert-Vanden-Bossche:e

        1. Les biotech (et les startup du domaine) sont beaucoup associées à des niches, non ?
          Les big pharma se gardent les domaines solvables (pas tant de niches du coup) et ont les moyens d’acheter les startup
          dans le cas où la niche n’en est plus une (BioNtech sera sans doute rachetée si elle ne devient pas elle-même « big »),
          ou devient trop prometteuse pour résister.
          Donc les maladies chroniques qui ont une composante immunitaire (auto-immunitaire) sont dans le viseur et l’association des deux experts fait sens.
          LA recherche « dépression et immunité » le confirme , en français même (lien de 2016, rtflash n’a pas de lient avec « RT » de chez van den poutine :; ) :
          https://www.rtflash.fr/lien-entre-immunite-et-demence-se-precise/article

          1
  10. Le cas du Vietnam laisse songeur … saison séche , saison des pluies…
    Y a t’il sur cette planète un scientifique un peu fou qui étudierait le lien entre pluviomėtrie et taux d’incidence du covid mutant ?

    Si on suit l’hypothèse « particules invisibles en suspension responsables d’au moins 70% des infections au coronavirus » , la pluie ou son manque pourrait elle être un facteur important dans la découverte du schmilblick ?
    Ça vous fait marrer ?Vous avez raison , réveiller le ver de terre qui en soit invite à creuser toutes sortes d’hypothèses.

    Un p’tit coup sur les régions les moins arrosées de France et celle qui ont les plus beaux taux d’incidence ?
    http://www.linternaute.com/voyage/climat/classement/regions/precipitations

    https://covidtracker.fr/

    https://www.letemps.ch/sciences/coronavirus-limportance-aerosols-revue-hausse

    1. @Bernard
      Liens entre Covid et météo température humidité font l’objet de nombreuses études et méta études dont le résultat n’est pas totalement concluant, la chaleur semble défavorable au virus, l’humidité c’est moins net, même si conserver l’humidité de l’air inspiré et du nez derrière un masque (surtout en coton) soit préférable.
      Il serait sans doute souhaitable de tenir compte de la météo dans les modélisations épidémiques.

      https://scitechdaily.com/temperature-humidity-wind-predict-second-wave-of-covid-19-pandemic/

      https://www.abc.net.au/news/2020-08-25/weather-covid-19-coronavirus-and-humidity-study/12587402
      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969720325687
      https://www.europeanreview.org/wp/wp-content/uploads/8232-8238.pdf
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7500589/

  11. Timiota, tu écris : « machine immunitaire complexe et sociale »…

    Ce serait, je pense, beaucoup plus intelligible d’écrire : machine socio-immunitaire complexe.

    Les variants sont d’accord !

  12. Merci,
    Certaines personnes tuent le virus, leur système immunitaire ne connait pas le vivre avec, éradication totale naturelle !
    Quelles sont les « études » actuelles sur cette population ?

    1. Pas d’étude, la biologie scolaire de masse est ainsi faite.

      Beaucoup par biais de confirmation pensent que les causes donnent les mêmes effets. Genre un virus cré cré méchant fait cré cré mal et donc fera cré cré mal. Oui mais non. Ce qui est vrai en théorie est totalement faux localement. Ainsi, certains sur cette planète ne seront jamais infecté, ni malade par le Covid 19 ou ses variants. Jamais. Je sais c’est injuste mais c’est ainsi. Combien sont-ils en fait dans la population mondiale ? Bonne question. Moi je pense en fait que c’est au moins la moitié des sujets. Et quand tu rajoutes l’aléatoire des rencontre et des modes de transmissions, il est possible que même des personnes initialement sensibles ne soient jamais infecté.

      Encore à l’heure actuelle vous avez plus de probabilité de mourir d’un cancer ou d’une crise cardiaque que du Covid, oui mon non Pad, c’est ainsi.

      5
      1. Bonjour,

        CloClo écrit : « Encore à l’heure actuelle vous avez plus de probabilité de mourir d’un cancer ou d’une crise cardiaque que du Covid »

        Faux !

        Car il ne s’agit plus de Covid-19 seul désormais, mais de Covid-19 varié et contrarié du fait des mesures de distanciation sociale intermittente mises en œuvre depuis plus d’un an !

        Allez donc modéliser cela, puis retirer ces mesures de votre simulation (il vous suffira pour cela de procéder sur la base des effets de ces mesures sur l’ensemble des autres maladies connues depuis des décennies, et là seulement vous verrez ce que ces mesures nous ont réellement permis d’éviter !

        Cela vous permettra aussi de catégoriser proprement les news sur tous ces sujets…

        @+++

        1. Salut Philippe,

          Et malheureusement pour la compréhension, j’ai volontairement mélangé des choux et des carottes. Car quel point commun entre un cancer et une Covid ?

          Quoique à choisir je prends l’infection Covid ! Pas toi ?

    2. @Pad Il serait en effet intéressant de rechercher s’il n’y a pas une immunité naturelle d’une certaine portion de la population pour la Covid.
      C’est le cas pour le SIDA, très faible mais elle existe (même en l’absence de tout traitement ou mesures l’humanité n’a rien à craindre).
      Il semblerait que le sexe féminin et le groupe sanguin 0 ou B soit moins atteint.
      Il faudrait repérer parmi les cas contacts en zone endémique ceux-qui ne sont pas atteints et essayer de trouver une caractéristique commune.
      ou rechercher parmi les malades les caractéristiques absentes ou sous-représentées.
      Il y a probablement un effet de terrain, comme pour l’alcool et autres drogues psycho-actives.

      1. Non mais sans aller jusqu’au Sida, Ruiz, le simple rhume, la simple grippe, la tuberculose, même en sont temps la peste ou autre cochonnerie dans le genre virus ou bactérie, sans geste barrière particulier ou distanciation spécifique, des individus passent au travers, ne sont pas infecté, pour différentes raison qui souvent leurs sont propres au niveau immunologique (protections à tous les niveau et système de défense plus efficace en tout cas sur la cible). Il en va des gens comme des états je dirai. Mais des sachants doivent bien avoir un début d’explication, de piste de réflexion. Même Ebola, pourtant coriace, certains en pleine épidémie locale ne sont soit pas contaminés, soit ne tombent pas malade ou avec de très faibles symptômes, alors qu’ils partagent les mêmes milieux et conditions de vie.

  13. En prolongation du billet sur  » l’esprit d’Asilomar 1975 résistera-t-il à la conquête des étoiles ?  » , j’attends l’avis des transhumanistes adeptes de la nanotechnologie tous azimuts , sur ce dernier billet , qui peut intéresser ce troisième nid de coucous .

  14. Sur les « antivaxx « , on peut dire que toute remise en cause du modèle scientifique et politique existant est classé antivaxx.
    Je suis pas sûr d’avoir compris 2% votre propos (haute volée scientifique mêlé à de l’humour crypté et des références suggérées plus que données. Bon vous n’êtes pas pédagogue, on ne peut pas vous le reprocher. Ou est-ce par pudeur ?)
    Mais ce qu’il me semble ressortir du questionnement (et tant pis si je suis à côté de la plaque) c’est qu’il est possible que nos politiques vaccinales détruisent petit à petit le terreau naturel de notre système immunitaire, via le microbiote. En effet, ponctuellement on peut se rejouir de l’effet de tel vaccin pour l’individu et le collectif mais sur le long terme, l’accumulation des vaccins pourrait être néfaste et ce de façon supra-générationnelle. Par un processus de dégénérescence génétique mais aussi « microbiotique ». Je me demandais si vous connaissez le travail de Natasha Campbell McBride à ce sujet?

    1. Merci Yann du commentaire.
      Billet en effet un peu contraint par la ligne de crête entre les risques de caution anti-vaxx et la figure auto-imposée de l’ergodicité.
      La pédagogie est passée au second plan, tout à fait.
      Non, je ne connais pas Natasha Campbell McBride. On ne sera pas la première espèce à se faire des embêtements biochimiques par accumulation de déchets,
      c’est ce qui a abouti aux grandes symbioses qu’on connait (champignons sur racines notamment) dans le volet « solution ».
      Mais il est vrai que déplacer le microbiote est une chose assez massive. Le néolithique a du déjà faire pas mal dans le genre :
      Quand il n’y a que le kacha (sarrasin) pendant 4 mois, c’est bien moins varié que pour le chasseur cueilleur. Les civilisations sont tombées sur des associations qui ont sans doute en partie pallier les pires effets (haricots et riz par exemple, pas mal nutritivement, mais aussi pour le microbiote sans doute).
      Erin Brockovich (celle dont le film avec Julia Roberts de 1999 a été tiré) attire ces jours-ci l’attention sur les perturbateurs endocriniens (PFA, bisphénols, …) et le fait que l’extrapolation linéaire de la baisse du nombre de spermatozoides dans le sperme humain conduirait au point zéro vers 2050 (!) .
      C’est un peu délicat de dire quelque chose d’une stratégie vaccinale générale. Les vaccins sont par nature des suiveurs de l’écologie humaine réelle et de ses « stases » longues.
      Certes, on est sur la phase ascendante (on n’a arrêté que la variole et on patine en bout de course dans les complications de la polio du fait d’une souche liée à la vaccination, en effet). Entre ça et les antibiorésistances, j’avoue qu’on peut tracer pas mal de scénario, l’écosystème est riche, je recommanderais pour ma part de (re)lire Eric Bapteste sur l’aspect « holobionte » , « grand tout entrelacé » de ces choses là.

      A suivre ?

      1. J’ai été voir pour Campbell McBride. L’autisme n’est certes pas bien géré par note système socio-hospitalier, mais ça pousse aussi à des dérives « complémentaires » et la thèse « gluten/caséine » (qu’on supprimer donc) me semble bien calibrée pour surtout trouver une niche (une thèse plus simple c’est pas crédible, plus compliquée c’est pas adoptable ou pas classable même).
        … Tours et détours de nos stratégies dans un cadre « agnotologique » (où les choses qu’on ne sait pas restent dans un brouillard assez obstinément pour qu’on n’ait plus une attitude saine facilement face aux savoirs constitués).

        En bref, j’y vois au moins autant sinon plus un dérèglement de l’écologie du savoir qu’une compréhension/curation de bon aloi. En mode survol bien sûr…

        1. Merci pour votre retour. Et aussi d’avoir pris le temps de regarder la référence citée plus haut. La base scientifique sur laquelle vous vous appuyez est difficilement contestable. Mais les connaissances scientifiques étant limitées, on peut je crois (de bonne foi au moins) mettre en face des siècles de méthode empirique sur le plan des soins, pas des explications bien sûr. De ce point de vue, Campbell McBride était davantage intéressée à développer un traitement naturel qu’à explorer les causes en détail. Elle s’appuie sur la nutrition traditionnelle à base d’aliments fermentés qui est une source de régénérescence pour le corps. Je trouve son effort pour mettre en place un mode de traitement naturel louable. Après le lien entre autisme et d’autres maladies neuro-dégénératives et le microbiote est peut-être un peu léger en termes d’appuis scientifiques. C’est surtout une démarche empirique tatonnante. Mais je crois que le tout-scientifique mène aussi à des impasses. Comme l’exemple des antibiotiques que vous citez.

      2. Timiota écrit : « la figure auto-imposée de l’ergodicité »…

        Tiens donc ! Timiota ne serait donc en aucun cas friand du billard à une seule bande ?

  15. Je découvre l’ergodicité.

    La Loterie Multiplicative

    Votre exemple me fait penser ,dans un autre domaine du pari sur les prix, au beta slippage des trackers baissiers au fil du temps.
    On est dans un système dynamique avec des variations pas toujours « aléatoires »

    Lyxor CAC40 double short:
    https://www.abcbourse.com/graphes/eod/BX4p/lc7

    Ce tracker a un effet de décroissance naturelle multiplicatif sur le long terme.

    Imaginons un CAC à 5000 points et un tracker T double short à 10 €.
    CAC +5% => 5250 alors T=> 9 €
    Retour du CAC à 5000 soit – 4,76% alors T = 9+(2×4,76)x9 = 9,86 €

    A terme , avec un CAC restant moyenné à 5000 , la valeur du tracker tendra vers 0 au fil du temps.

    Beta slippage : pas très ergodique

    1. Oui, il y a un peu de cela, on n’a pas attribué la même quantité pour une variation donnée d’un signe ou de l’autre parce qu’on a une référence et qu’on raisonne en multiplicatif.
      Pour les petites variations, l’effet est faible.
      Si je me souviens bien de mon papier « Piketty Gattaz » ailleurs sur ce blog (2017 environ), la dérive est en x^2/12, x étant le pourcentage, 5% pour vous.
      0.05^2/12 =0.0025/12 ~0.0002. Donc il faut attendre ~5000 coups ( ~ 1/0.0002) pour « émerger » hors de l’ergodicité de façon claire.
      Si on joue 3 fois par jour, ça arrive en effet en 5 ans.
      Souvent ces choses là (du moins leurs dérives les plus questionnantes) sont in fine calibrées sur l’intervalle empirique entre deux crises (12 ans au hasard).
      Je pense ainsi au crédit immobilier qui va « buter » sur la durée de la vie active (~40 ans) quand les taux baissent, puis « something happens », on bifurque de régime, la notion de dette semble s’éroder, on veut l’annuler, on ne sait pas craindre inflation ou déflation. On a de fait gagé des revenus sur un niveau de confiance qui dépasse une vie humaine
      et pour lequel les banquiers n’ont pas d’instrument de mesure sinon piloter la société (façon Chine au hasard).

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    2. La « Loterie Multiplicative » est un exemple fascinant, mais aussi assez peu référencé, et source de grande satisfaction à l’heure actuelle dans mon moteur de recherche favori, surtout si l’on s’intéresse aux images. (ah l’IA est partout!)
      Merci Timiota.

      L’ergodicité n’est pas une découverte, mais la non-ergodicité Si !

      1. Ne le dites à personne, ils ne se sont pas rendus compte qu’elle est partout dans capitalisme et l’intérêt.
        https://www.pauljorion.com/blog/2014/05/27/decouverte-medicale-de-petites-doses-de-piketty-empechent-les-crises-de-gattaz-iii-par-timiota/
        Suivant Giacomo Todeschini (Les Marchands et le Temple, un historien de haute volée, mais pas forcément en accord avec PJ sur tout, sans doute pas sur la parabole des Talents…)
        l’interdiction chrétienne du prêt à intérêt (de l’usure si on fait le raccourci et dont on accusera les juifs),
        c’est déjà lié à la façon de concevoir la non-dllapidation des biens d’Eglise. En effet, une fois l’Eglise établie partout en Europe (dernières avancées entre 1000 et 1200),
        on commence à avoir à faire à des gens (disons des abbés en charge d’abbayes) qui laissent moins en partant que ce qu’ils ont trouvé en entrant.
        Les possessions ecclésiastiques, modulo quelques contorsions pour dire que « c’est le royaume de Dieu », sont en effet une richesse du même ordre de grandeur que la richesse seigneuriale,
        et doivent être gérées aussi pour se maintenir (point très important, « se maintenir » , point qu’on retrouve à peine modifié pour « le statut » dans la fixation du prix suivant Aristote). En pratique : ll est tentant de vendre le bout de forêt ici ou tout autre usage de la terre ou usufruit d’icelle à un nobliau local, etc. Et puis de bambocher un peu (Tartuffe n’existe pas encore, Saint François est en gésine).
        Du fait que l’intérêt parait générer des richesses « venant de rien », dans un monde à croissance lente, c’est en filigrane un raisonnement de type « jeu à somme nulle » qui fait craindre que cela finisse par une appropriation complète aux prêteurs, et une appropriation imméritée (puisque c’est un bout de machin venant de Dieu, quoi). Donc on interdit d’emblée cela… sauf qu’en réalité, explique Todeschini, une sorte de comité des pairs (des collégialités à géométrie très variables, mais agissant le plus souvent comme réelle cautions (ou sanctions) morale, — Dire qu’on trouve ça dans le cadre »moyenâgeux », alors qu’aujourd’hui on s’esbaudit d’avoir de la morale dans le Jacques Toubon défenseur des droits)— comité qui donc valide les prêts faits par les riches ecclésiastes, ceux qui ont un bon « business plan » (au sens « du Tonnerre de Dieu »). Une sorte de lubrification devenue nécessaire de la circulation du capital (on me dit dans mon oreillette que l’abbaye de Jumièges eu toute sa célèbre lubrification par le bon évêque Lubrizol :;).

        Je n’ose pas parier une 122ème fois que je n’ai pas raté de parenthèse et incise ce coup-ci ! On verra !

  16. Pas de veine pour Oxford/AstraZeneca !
    Le seul vaccin recommandé pour les moins de 55 ans s’ils sont espagnols et les plus de 55 ans s’ils sont français !
    La Haute Autorité de Santé qui a examiné les données de parmacovigilance relativise les paroles initiales rassuristes des circulez y a rien à voir.
    Reste l’analyse risque/bénéfice qui peut rester favorable.

    Mais bon pour les pays pauvres il y a beaucoup de moins de 55 ans.

    Macron a de la chance et Véran a pris des risques (attendons de voir s’il diffère la 2ème dose) , les soignants jeunes réticents n’étaient peut être pas tous antivax ou complotiste ou en manque de pédagogie.

    1. Qu’en pensent les femmes transgenres basques binationales entre 54,8 et 55,2 ans ?
      Le roman de 2021 : « mon vaccin sur la Bidassoa… » on a déjà de quoi écrire une belle 4ème de couverture !

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    2. (Après visionnages, lectures et réflexion) Il me semble voir apparaître en France ( Astra pour >55ans , âge limite de fin de ménopause , et donc de fin de prise de la « pilule » pour les femmes..) prise en considération la non-négligeable probabilité (d’autant plus pour la chimie de la « pilule des années 2020 ») d’apparition de conséquences perverses thrombotiques [[ p.ex: https://www.louvainmedical.be/fr/article/covid-19-une-maladie-thrombotique ]] qui pourrait être inclue sous peu dans les réserves de la notice de l’Astra..

      Bien entendu , la (probable) confrontation entre une arme anti-Covid et la technique « reine » de contraception dans nos contrées ne peut laisser indifférent bigpharm .
      Par cette mesure d’âge-limite , la « faculté » botte en touche.

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  17. Coronavirus au Chili
    le pays le plus vacciné après Israel et les EAU

    Démarrage de la campagne de vaccination le 03 février avec 4 millions de doses de vaccins chinois Sinovac

    https://www.facebook.com/XinhuaChineNouvelle/videos/1240890613010350/

    En juin, bien avant tout pays d’Amérique latine, le Chili avait déjà conclu un contrat avec Sinovac, qui s’était engagé à des livraisons préférentielles une fois le vaccin autorisé.
    En décembre 2020, le Chili a participé aux essais cliniques du vaccin Sinovac avec 2 300 personnes, principalement du personnel médical. Il a également participé aux tests d’AstraZeneca, Janssen et CanSino, une autre société pharmaceutique chinoise.

    Pour l’instant, les doses chinoises sont devenues le pilier du programme de vaccination du Chili.

    https://www.chron.com/news/article/Chile-deslumbra-al-mundo-con-exitoso-proceso-de-16024667.php

    vaccination : doses pour 100 habitants
    Chili : 43 ( 8,2 millions de doses administrées pour 19 millions d’habitants)
    Europe : 12

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    1. Et pendant ce temps

      AstraZeneca :30 millions de doses du vaccin sont bloquées aux États-Unis

      https://www.ladepeche.fr/2021/03/15/astrazeneca-30-millions-dose-du-vaccin-sont-bloquees-aux-etats-unis-9428792.php

      Plusieurs dizaines de millions de doses du vaccin AstraZeneca qui manquent à l’Europe sont bloquées par les États-Unis. La Maison-Blanche refuse tout envoi à l’étranger de ces vaccins fabriqués sur le site de production dans l’Ohio, aux États-Unis.

      Malgré les demandes de l’Europe, les États-Unis refusent de partager le stock inutilisé alors que le vaccin n’est pas encore autorisé sur le territoire par les autorités sanitaires américaines.

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      1. @ilicitano
        Mais pourquoi n’est-il pas autorisé ?
        Développement propre hors financement fédéral ?
        Protection du marché pour Pfiser et Moderna ?

        Raison technique ?
        Maintenant alors que Johnson & Johnson ?

  18. @Ruiz

    C’est un sujet que j’ai déjà évoqué depuis octobre/2020 : la production et la politique de l’UE

    La politique d’approvisionnement de l’UE est en train de nous mettre en situation de manque sur les vaccins.

    « Pourquoi n’est-il pas autorisé ? » => la FDA ne doit pas se presser pour prendre sa décision( comme l’EMA sur le Spoutnik) sous la pression du BigPharma US

    Il y a 3 vaccins étatsuniens
    – Pfizer après accord d’exclusivité avec BioNtech société de recherche allemande !!!
    – Moderna
    – Janssen ( J&J)

    « Protection du marché pour Pfizer et Moderna ? » auxquels il faut ajouter Janssen => certainement

    Biden, comme Trump, utilise le Defence Production Act pour bloquer les expéditions liées au Covid

    https://en.wikipedia.org/wiki/Defense_Production_Act_of_1950

    La réponse de l’Europe
    https://www.msn.com/fr-be/actualite/other/le-ton-monte-entre-leurope-et-la-firme-astrazeneca-respectez-votre-contrat-avant-de-commencer-%C3%A0-livrer-dautres-pays/ar-BB1eMmVe?ocid=uxbndlbing

    La fabrication d’un vaccin est souvent multisite.

    Usine de Seneffe: peut devenir un moyen de blocage des flux
    Dans cette usine, c’est la première étape du vaccin qui est produite: les cellules sont mises en culture.
    https://www.rtl.be/info/belgique/societe/la-plus-grande-usine-europeenne-d-astrazeneca-est-a-seneffe-voici-ce-qu-en-pense-le-commissaire-europeen-qui-l-a-visitee-1278845.aspx

    Le flaconnage, ensuite, se fait dans plusieurs pays dont le UK et , les USA. qui bloquent.

    « Maintenant alors que Johnson & Johnson ? » => il ne faut pas s’attendre à avoir beaucoup de livraisons de ce vaccin par les USA

    Que reste-t-il ?
    => produire en Europe la totalité des processus ( la mission de T. Breton)
    => faire des accords d’appros /prod sur d’autres vaccins (russe,chinois) comme certains pays de l’Europe ont déjà fait.

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    1. @ilicitano
      Bloquer l’exportation de vaccins et produits intermédiaires de base (Seneffe ?).
      Il semble que Mme Von der Layen agite ce procédé adminisratif de rétorsion alors que 34 millions de doses auraient été exportées ( à comparer aux 300 000 000 et plus commandées)

      Thierry Breton annonce « démarrage qui date d’il y a quelques semaines seulement »
      Celà veut donc dire qu’aucune anticipation de production n’a été faite en aveugle et en parallèle de la validation clinique et homologation du vaccin et ce malgré ou conformément aux clauses du contrat (prix coûtant, best efforts .. garantie, préfinancement)
      Il semble qe Trump et Fauci se soient engagés dès avril 2020.

      Nous on était fier de Pasteur et Sanofi et on comptait les masques.

      1. @Ruiz

        Von der Leyden et la commissaire à la santé européenne Stélla Kyriakídou ont négocié et signé , l’ensemble des contrats ( voir le contrat Astra Zeneca que je vous avais mis en lien).
        Ce type de contrat doit faire l’objet de suivis et d’audits permanents chez les fournisseurs pour s’assurer de la validité des capacités de production et des livraisons en temps et en heure.

        La recherche est un métier , la production en est un autre.
        Face au retard , T. Breton a été missionné depuis février.

        A leur décharge , dans cette période de crise majeure , on subit les conséquences de 20 ans de délocalisations sur la production des dispositifs médicaux ( masques, blouses , vaccins , médicaments ,entre autres , …..) et de l’optimisation financière de la création de valeur et de sa sectorisation.

        On débute un troisième confinement qui va certainement se généraliser à d’autres départements.

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        1. @ilicitano
          En attendant nous n’avons pas vraiment de 2ème reconfinement (le 1er ne devant déjà pas avoir lieu) mais après saturation déprogrammation et transferts
          Le pilote après sortie de route prends des mesures de freinage

          L’U.E. n’a aucune compétence en matière de santé (sauf l’EMA) et donc pas les personnels compétents pour encadrer de telles commandes, ce n’est pas une administration qui encadre de près des commandes étatiques de programmes d’armement.
          Il est possible que la France n’ait plus (à la DGS, à Santé France ?) la compétence réelle correspondante et que Macron ait vu d’un bon oeil ce problème refilé à l’U.E. sous un prétexte égalitaire ou idéologique quelconque.

          Ce n’est pas encore le cas avec l’OTAN.

          1. @Ruiz

            https://ec.europa.eu/info/departments/health-and-food-safety_fr

            La commission européenne de la santé n’est pas organisée pour gérer de type de contrat .
            Il suffit de regarder son organigramme ,son organisation et ses objectifs (plan à 5 ans)

            Son objectif actuel : le passeport sanitaire !!!

            DGS vs DGA 2 mondes différents avec des intérêts stratégiques et géostratégiques différents où les décisions de localisations de productions ne sont pas les mêmes.

            La France a gardé son indépendance sur l’armement , pour le moment.
            La DGA est directement impliquée et est l’interface entre les besoins des armées ( définition, développement , production et suivi de contrat , livraisons ) et les producteurs.

  19. @ilicitano
    Si l’on veut entreprendre ou au moins faire face à ce type de guerre, il faut se donner les moyens correspondants.

    Le site de l’UE donne quelques détails

    https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/coronavirus-response/safe-covid-19-vaccines-europeans_fr

    La Commission a également conclu des discussions préliminaires avec:
    Novavax en vue d’acheter jusqu’à 200 millions de doses, et
    Valneva en vue d’acheter jusqu’à 60 millions de doses.

    mais aussi

    « La réalisation de cette tâche complexe nécessite que les essais cliniques et les investissements dans les capacités de production soient menés de front, de façon à pouvoir fabriquer des millions, voire des milliards, de doses d’un vaccin efficace. »

    C’est vrai il n’est mentionné que l’investisement capacitif, pas la production !

    Il est probable que Pfiser et Moderna aient procédé différemment.

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