François Ruffin ? Non et mille fois non !, par Benjamin

Non et mille fois non !

Primo parce que j’ai l’impression qu’il n’entrerait pas en campagne pour de bonnes raisons.

Non pas que je ne vois pas l’homme être capable de porter un projet de société suffisamment fédérateur pour emporter l’adhésion d’une majorité (au delà des frontières de la gauche). Mais dans le cas présent, j’ai l’impression que l’attente de nombreux « soutiens » de François Ruffin, c’est avant tout d’unir la gauche « plurielle » autour d’une personnalité bien clivante dans un rapport de force quasi caricatural entre le « bon peuple » et le « méchant capital » : et ça, pour moi, ce n’est pas un projet de société… Ça relève plus du vœu (pieux) d’un partisan voulant voir (coûte que coûte) son camp remporter le suffrage !

Et après, concrètement, on fait quoi en cas de victoire ?!… Parce que si à la fin, c’est pour se retrouver avec une pseudo majorité de gauche (plurielle et pas si unie que ça) prête à fronder contre le Président et le Gouvernement à la moindre occasion : merci… mais non merci ! Nous avons déjà donné avec cette gauche (plurielle) là… 🙁

C’est tout le problème que (me) pose la question de ce billet : François Ruffin, le « sauveur » potentiel de la gauche (plurielle et désunie) à l’élection présidentielle ?!… L’homme providentiel ?!!!… Ça me rappel le titre d’une chanson du groupe Silmariis (chanson que j’ai amplement écoutée dans mes années de fac).

Secundo, parce que François Ruffin c’est la « France qui parle à la France ».

Ce que je veux dire par là, c’est que si François Ruffin arrive à dépasser l’écueil de mon premier point et se présente non pas comme « sauveur » de la gauche mais bien comme la personne pouvant incarner un projet de société, ce projet risque fortement d’être franco-français.

Peut-être à tort, mais je ne vois pas François Ruffin se projeter ni dans l’Europe (notamment la construction d’une vraie Europe fédérale) ni dans le rôle et la place de la France au sein de l’échiquier mondial.

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72 réflexions sur « François Ruffin ? Non et mille fois non !, par Benjamin »

  1. Ca décoiffe l’avis d’un macronien ! 😀

    Mais peut-on lui donner tort ?

    Bon moi je retourne jouer aux cartes.

    1. Un vrai Macronien dirais que oui car ça l’arrange de diviser un peu plus la gauche. Mais un vrai Macronien dirais non! mille fois non! pour qu’on s’empresse de faire le contraire 😉 Et tout ça en même temps et comme bien entendu…

    2. @CloClo,

      Ca décoiffe l’avis d’un « gauchiste » sûr d’être face à un macronien… 🙂

      Macron je me suis fait avoir une fois (par réflexe « front républicain ») : on ne m’y reprendra pas avec le pseudo « produit de l’année 2017 ». Le costume est bien trop grand pour le « jeune homme »… Le projet bien trop creux (beaucoup de « blabla » marketing)…

      Après, la « vente forcée » de François Ruffin comme l’alpha et l’oméga de la gauche, je suis désolé mais de mon point de vu ça n’augure rien de bon.

      La réalité est que la gauche est actuellement émiétée et démunie d’un projet fédérateur (à mon grand désaroi). Et ce n’est pas François Ruffin qui, en moins d’un an, changera sur le fond ce grand vide politique à gauche.

      Pour la première fois de ma vie, j’envisage le vote blanc à la présidentielle (car ne pas voter est contraire à mes convictions) que de voter par défaut pour quelqu’un dont je sais pertinement que le pseudo projet ne sera jamais décliné dans la réalité (faute d’une vraie majorité d’adhésion et du jeu politique à gauche).

      1. Il faut oser se présenter avec une page blanche et traiter le travail de centaines de personnes sur 10 ans de pseudo projet. A part cracher dans la soupe vous proposez quoi? A vous lire moi aussi je sais un truc pertinemment…

        1. Tu veux une confidence Dup ?

          (Je vais le dire doucement… mais selon moi, beaucoup pensent être de gauche, alors qu’ils sont intrinsèquement Versaillais !)

          Voilà mais chuut. Ne le répète pas, le moment venu de toute manière chacun devra se déclarer, et nous verrons bien.

          1. Versaillais je sais pas, mais se disant, en les voyant fusiller à tour de bras, que monter un petit bizness de pompe funèbre ne serait pas une mauvaise idée, utile à la collectivité, le coeur sur la main pour aider tous ces pauvres gens … Enfin des projets de gauche sérieux et ayant toute les chances d’être déclinés dans la réalité!

            https://www.youtube.com/watch?v=oavRpx6r9bk

          2. @Cloclo,

            Donc selon vous, si on ne descend pas dans la rue en braillant « à la lanterne les ultra riches et les patrons », on est pas de gauche ?!…

            Voilà pourquoi l’union de la « gauche » me semble impossible : les plus radicaux sont toujours prompts à dire aux autres qu’ils n’en sont pas !

        2. Arrêtons de chercher la femme ou l’homme qui nous sauvera et construisons un vrai projet de société que quelqu’un se chargera d’incarner.

          Interrogeons-nous sur ce qui ne fonctionne pas (ou plutôt plus) dans notre « sacro saint » modèle social vieux de 70-75 ans et écrits dans un contexte radicalement différent du notre actuellement (sortie de guerre, pays à reconstruire, économie à relancer, perspectives de croissances forte, …). Remettons à plat notre fiscalité devenue ubuesque…

          Ré-interrogeons notre contrat social ! Nous sommes des individus différents, pouvant appartenir à des « communautés » diverses, réunis dans un même pays, dont nous sommes tous citoyens. Quelle est la nature du lien qui nous rattache au pays, et qu’est-ce qui en fait la force ? Il est urgent de se (re)pencher sur cette question.

          J’en ai marre des élections du type « eux contre nous »… Ca fait 20 ans que nous votons contre quelqu’un (les Le Pen, Sarkozy, demain Macron) et non par pour un projet – et je dis bien un projet et non une personne.

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  2. Oui enfin, c’est surtout qu’il n’y a rien de bien excitant, ni dans le personnage, ni dans le projet de gauche (?).
    Il est bien fade ce Ruffin.
    On a eu Hollande, merci bien, la gauche empêtrée dans l’inaction, pieds et poings liés par sa peur de reformuler les lois capitalistes, ça ne me dit rien de bon. On a déjà donné. Je crois qu’il n’y a malheureusement pas d’alternative (TINA…) et que la marche désespérante de ce siècle dépasse largement les enjeux politiques de la France. La montée des fascismes, favorisée par nos Pinaults-Bollorés amis du Président, est une réalité dont la mécanique est facilement compréhensible dans le contexte actuel de peurs et de replis nationalistes. Que les français élisent les dangereux imbéciles du Rassemblement Fasciste National ou les technocrates doctrinaires et incultes du clan Macron ne changera rien à l’affaire : la gauche est morte, elle se réduit désormais à environ 25 % du corps électoral, et ce dans tous les pays du monde. Elle est partout minoritaire et les solidarités transnationales appartiennent au passé. On peut expliquer cela de nombreuses façons, mais je crois bien que la raison la plus profonde de cette décadence morale et politique est liée à l’usage débilitant des nouvelles technologies – Internet et ces maudits smartphones -, à l’idéologie imbécillistique qu’elles ont répandue sur la planète en 10 ou 15 ans à peine. Quand on écoute un François Héran sur France Culture parler des migrations, on se dit que le commun des mortels est à des lieues de pouvoir l’entendre, intellectuellement, moralement et techniquement, il lui préfère largement Hanouna ou Pascal Praud, CNiouzes ou BFMTV. Partout sur terre les milliardaires ont accaparé les médias et les technologies et s’en sont servi pour faire la propagande incessante de leurs idéologies conservatrices et de leurs business plans impitoyables.
    Sur les réseaux sociaux, sur l’internet en général, sur les plateaux de télé, on comprend vite comment se forment les opinions éclatées des millions d’Internautes qui, du plus stupide ado gamer à l’agrégé de philo en phase de décompensation (Onfray, Chiche) s’informent de tout et de rien pour se donner l’impression de tout savoir, dans l’urgence frénétique de produire leurs propres avis (comme si nos idées étaient les nôtres 🙂 sur à peu près chaque sujet de société, sujets qui se succèdent sur les ondes hystériques et sur l’océan médiatique déchaîné, au rythme du feu d’une mitrailleuse Gatling dégommant tout dans le paysage intellectuel, dans le bruit, la fureur et le fracas insupportables de cette époque sans ancrage intellectuel, sans recul, sans vision, et sans vergogne.

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    1. vous raisonnez dans une vue purement occidentale . Ce qui se passe au Chili ou ailleurs en Amérique du Sud le prouve. Mais bien sûr si vous ne regardez ou lisez que les médias mainstream vous n’êtes peut être pas informé objectivement.

      1. Je vis en Asie. J’ai quitté la France il y a… 32 ans.
        Le coup des médias mainstream ou pas mainstream ça me fait bien rigoler… je m’informe comme je le peux, mais surtout j’observe. Quand à l’Amérique du Sud, ce qui s’y passe (vous m’expliquerez quoi) est sans doute intéressant mais a moins de poids au niveau international que l’Asie, l’Europe et l’Amérique du nord réunis.

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        1. Vous vous informez dans quelle langue? parce que si c’est en Français j’ai bien peur que Khanar ne soit pas dans le faux quel que soit l’endroit ou vous résidez. LEs médias francophones mettent un point d’honneur à passer sous silence ce qu’il se passe en Amérique du sud. Sauf en période électorale ou ils se prennent soudain de passion pour le Vénézuela bien entendu… Combien d’articles sur le Vénézuela depuis la fin de la campagne 2017 qui nous en distillait plusieurs tous les jours?

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          1. Malheureusement la question n’est vraiment pas là. La discussion dérive vers l’AmSud, je ne sais pas pourquoi. Je ne doute pas que les évènements politiques et sociaux y soient passionnants, je suis bien sûr cette actualité, mais je ne crois vraiment pas que ce qui s’y passe soit actuellement essentiel pour l’avenir de la planète qui est entre les mains des 4 acteurs principaux : US, Russie, Chine et Europe.
            S’il y a un regain de la gauche en AMSud je m’en réjouis, mais le problème est ailleurs. Pour encore une ou deux décennies, l’avenir du monde s’y décidera et la droitisation des masses dans ces régions y est très inquiétante.

      2. Par exemple ce qui se passe au Chili est porteur d’espoir: création d’une constituante avec une parité exemplaire et fait prépondérant l’inclusion des minorités . En Colombie des émeutes éclatent contre des réformes fiscales avec des morts .
        Quant à votre réflexion sur le fait que ce qui se passe en Amérique latine est mineur comparé à l’Europe, l’Asie et les USA me parait être réducteur.
        Je vous conseille le blog de M. Alain Bertho , anthropologue.

    2. @Georges Cortez
      Quelques objections à votre sombre panorama:
      Il ne vous a pas échappé que le FN avait « socialisé » son discours et qu’une partie des classes populaires se sont laissées berner. Or M. Lepen n’a pas soutenu les « Gilets Jaunes » ni les manifestations contre la réforme des retraites. Quant aux médias dominants, les GJ ont montré aussi à quel point ils n’étaient pas dupe de ce bourrage de crâne.

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    3. @Georges Cortez,

      Même si je reconnais volontier que les réseaux (as)sociaux et les nouvelles technologies de la (dés)information n’aident pas tellement à faire évoluer le débat (dans le bon sens), je pense que le désert politique que nous connaissons actuellement est plus le fait des « filières » éducatives et scolaires qui ammènent à faire carrière dans la politique.

      Peu ou prou, tous notre personnel politique sort du même moule tant est si bien que quelque soit le clivage choisi (gauche/droite, progressistes/conservateurs, modérés/radicaux, …) comme outil d’analyse, il faut parfois fouiller profondément et attentivement les programmes des uns et des autres pour trouver un semblant de début de différence.

      1. @Benjamin…
        Les dysfonctionnements des démocraties modernes, leur manque cruel de représentativité et le formatage des élites politiques sont évidement parmi les sources des blocages actuels. Mais on en est arrivé au point où la propagande idéologique a atteint sa cible : les valeurs altruistes de la gauche, l’idée du partage, du commun, celle même d’un progrès possible, ont été vicieusement détruites et remplacées par un ensemble de valeurs complètement schizophréniques, gravitant autour d’une paire de nucléons, l’égo et la compétition. Rien ne survit à l’idée que chacun des 7.5 milliards d’humains est au centre d’une galaxie, que le monde doit s’organiser selon une compétition féroce ou l’on cherche à prendre l’avantage sur ses adversaires (les autres 7.5 milliards moins un) et que les victoires que chacun peut obtenir dans la vie se mesurent évidement à l’aune du Pognon et du blingbling ostentatoire.
        Pour nos contemporains européens qui se rengorgent de l’héritage grec (et judéo et chrétien et que sais-je encore), on se demande bien ce que peuvent encore signifier l’éthique d’un Aristote (« on cherche à être honoré par les hommes sensés et auprès de ceux dont on est connu, et on veut l’être pour son excellence » merci Wiki), ou celle des Cyniques (« Je suis un citoyen du monde »). Le désir obsessionnel de nos congénères pour ces plaisirs « propres au gens grossiers » s’étale sur TikTok ou chez Hanouna, et le système politique dans son ensemble pousse à ces divertissements des choses essentielles. La performance de Macron hier avec les deux crétins dont j’ai oublié les noms (ouf!) est un excellent exemple de ce dont je parle.

        Rien ne nous sera épargné, je le crains.

    4. Alors là ! Mille excuses, je ne sais pas pourquoi j’ai confondu Ruffin avec Joffrin.

      Il fallait lire  » Il est bien fade ce Joffrin »

      Quel idiot je fais…

      Pardon pardon 🙂

    5. Tout est vrai dans votre propos, que ne renierait pas un Houellebecq, mais cela manque d’interstices, de contre-points, par lesquels on on voit les choses autrement.
      Vous avez pris bien soin de fermer toutes les écoutilles, et vous les avez scellées pour être bien sûr que personne ne s’en échappe.

      Etes-vous le gardien de cette prison ?

      Une autre objection : le système a beau sembler cadenassé, c’est pourtant par ses canaux médiatiques qui l’irriguent que transitent déjà les discours qui le minent. Me-too, souvenez-vous, c’ est parti du saint des saints de l’impérialisme culturel américain, Hollywood, et pourtant nous n’avons pas fini d’en voir les effets. D’aucuns rétorqueront, c’est peanut’s, c’est du sociétal ; mon oeil !
      Cela ne va pas détruire d’un coup le capitalise, mais c’est un sérieux coup de boutoir, l’égalité ne se conquiert par décret et avec un mode d’emploi clé en main, cela s’éprouve partout où elle fait des ravages. IL n’y a pas de petit combat, tout se tient.

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      1. Houellebecq, euh, comment dire… Pas mon auteur préféré 🙂
        Mais vous avez raison, il faut sans doute garder espoir… j’en ai eu pendant de longues années, j’en ai beaucoup moins depuis le quinquennat de Hollande, et avec la déroute d’EELV, qui ne sont pas du tout à la hauteur depuis quelques années. Pour ne rien vous cacher, il n’y a guère plus que Poutou que j’assoirais à ma table.

  3. faites donc une petite cure de Frédéric Lordon dans « fury room » du 22/05. Ca remet les idées en place.

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  4. @Cloclo et Daniel
    Trop facile la pirouette : toi t’es qu’un macronien, alors tais-toi !
    Je ne suis pas macronien et je trouve que considérer une pseudo « union de la gauche » derrière F.Ruffin comme une illusion sinistre est tout à fait vrai. S’il y a des paniers de crabes à droite (pardon les crabes) , il y en a tout autant à gauche.
    Un candidature de Ruffin est tout à fait prématurée dans la mesure où il n’aurait derrière lui aucune organisation solide mais uniquement des egos prêt au combat de coq (pardon les coqs) dès la victoire (hypothétique ) acquise.
    Vos condamnations pour macronisme sont l illustrations des noms d’oiseaux (pardon les oiseaux) qui s’échangeraient derrière la belle affiche d’une union de la gauche : vous les melenchonistes, vous les écolos, …
    Et Ruffin (et nous aussi) et ses idées auraient tout à y perdre.
    Il suffit de voir comment Bernard Arnault à fait infiltrer Fakir, pour se rendre compte qu’il lui serait tout aussi facile d’aller semer la zizanie dans un pacs de circonstances, le temps d’une élection.
    Si quelque chose doit se mettre en place derrière Ruffin, cela prendra du temps. Plus de temps que d’ici les prochaines élections.
    Les exemples et les échecs européens de partis ou mouvements avec des idées radicales à gauche en Grèce, Italie, Espagne devraient nous servir de leçon.

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    1. Je proteste. Je ne l’ai traité de rien. Mais oui, j’ai traité son texte de rien, vide, néant, chimère.

      Franchement, traiter un quidam de ‘macronien’ est péjoratif. Je n’oserais pas.
      De plus, ‘macronien’ est un terme connoté vulgaire. La vulgarité déborde et salit celui qui l’emploie. J’essaie de m’en garder soigneusement.

      Il est significatif, je crois, que la lecture d’une seule ligne soit interprétée selon vos vues.

      1. Dans la série c’est celui qui le dit qui y est, le président Macron, élève des jésuites, Ruffin de l’opposition élève des jésuite, le pape, père de la fille aînée de l’église jésuite, que croire, que penser…..

      2. Ah mais je proteste aussi Daniel !

        Franchement, j’ai mis des gants quand j’ai écris sur mon clavier « macronien », et ensuite j’ai même passé mes mains au gel hydroalcoolique je ne peux donc être salit.

        Mais Benjamin nous dira, ou pas, si cela est le cas. En tout cas, si ce n’est pas le cas, c’était bien imité, plus vrai que nature, et j’ai beaucoup rit.

      3. @daniel
        J ‘ai montré votre réponse à Benjamin à mon poisson rouge
        Il a trouvé votre réponse méprisante

  5. Je trouve vos arguments très très faibles, Monsieur Benjamin !
    Primo « entrer en campagne pour de bonnes raison » ??? les autres candidats en auraient de meilleures ? Leurs divisions et leurs accords de circonstances seraient plus légitimes ?
    Secondo « franco-français » ??? les revendications sociales et économiques seraient réservées à nos petits rond-points ?
    Ma grand-mère disait :  » je préfère une galère bien connue à une nouvelle galère ! »
    C’est le discours des vieux, il porte une part de sagesse mais laisse très peu d’espoir…

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    1. @Emmanuelle,

      Mais ai-je dis que les autres candidats déclarés ou supposés (l’être) ont des bonnes raisons d’y aller ?!

      A date, aucun(e) candidat(e) – ni avéré(e) ni supposé(e) – n’arrive à me convaincre !
      Et je ne crois plus au mythe de l’homme (ou de la femme) providentiel(le) qui sortirait du bois à moins d’un an des élections.

      Quand à la stature internationnale de François Ruffin : je maintiens ce que j’ai dit. Il a une très bonne vision des problèmes « franco-français »… Mais pour ce qui est de l’articulation de la France dans le monde qui l’entoure, j’ai plus de doutes. Or, une partie de nos problèmes « franco-français » viennent justement de cette articulation à l’internationnal.

      1. Comme vous commenciez avec Non, mille fois ! je pensais trouver des arguments plus affutés contre Ruffin.
        Je n’ai rien contre vous Benjamin, j’ai personnellement passé la soixantaine, mais tous ces « vieux » dans leur tête qui nous disent « le jeune c’est risqué » je dis « le vieux, c’est désespéré ».
        Le type est député de la Somme. Il fait vraiment le job, propose des lois, débat et ne vote pas avec ses pieds. Je ne vois pas pourquoi son intelligence pragmatique s’arrêterait à la tribune de l’Europe ou de l’ONU. Ce n’est pas Beppe Grillo même si il manie brillamment l’humour, il a une autre analyse de la lutte des classes (merci patron!)
        On peut opposer des tas de raisons pour lesquelles il n’y arrivera peut-être pas pour cette fois (déjà faudrait-il qu’il se présente) mais c’est une personne à encourager. Un petit ilot d’espoir à cultiver au milieu d’un océan de déprime.
        Ceci dit, vous étiez le faire-valoir de 3 autres billets favorables à Ruffin, donc votre opposition somme toute gentillette n’était pas trop dramatique. Merci à Paul Jorion pour cette occasion d’en parler.

  6. Ne pas prendre ce billet à la légère parce qu’il m’apparaît réaliste. Qui pensait que Bernie Sanders aurait plus facilement gagné contre Trump ? Pour gagner une élection il faut ratisser large et ne pas trop effrayer le bourgeois hésitant. Le candidat idéal sera donc un compromis « mou » entre mes idées et les moins pires. On ne vote pas pour mais contre l’autre !
    Attendre le grand soir ? Cela fait longtemps que j’ai compris que ce sont toujours les mêmes à la fin qui trinquent. Et là je suis Ruffin, on prend tout ce qui est bon à prendre, tout de suite, sans attendre.
    La popularité des verts en Allemagne viennent du fait qu’ils ne font plus peur aux retraités écolos.
    Est-ce la panacée ? Certainement pas mais cela va dans le bon sens et ne serait pas devenu une option politique possible sans Friday for Future.
    Puis une fois élu, c’est le rapport de force qui va infléchir les choix politiques du président dans un sens ou dans l’autre.
    Les Etats- Unis en sont également un bon exemple.
    Entre nous sera-ce la première fois que nous voterions pour un nous pinçant le nez ?

    1. Tu as raison Marfaing,

      Le consensus mou, le réformisme lent, la stratégie des miettes, et des coins enfoncés, ça peut marcher, en pleine période de croissance éternelle et dans le monde enchanté du progrès sans fin.

      Mais avec un avion qui fonce vers le sol tambour battant, j’ai comme des doutes. En fait non je n’y crois pas un instant.

      Entre nous, je ne me suis jamais pincé le nez en votant, car je n’ai jamais eu à voté contre mon gré.

      1. @CloClo,

        Renverser la table ça peut marcher… si et seulement si ceux qui ont tout à perdre dans l’histoire sont peu nombreux.

        Or, justement, il y a beaucoup de monde qui a beaucoup à perdre dans cette histoire.
        Et pas seulement du côté des ultra-riches.

        C’est pourquoi je n’y crois pas (plus) au « grand soir ».

      2. Je n’ai jamais eu à voter contre mon gré… même avec la faute la formule donne matière à réflexion. Moi je savais que je faisais une connerie en entrant dans l’isoloir mais est-ce que je me suis senti contraint?… Est-ce que j’ai eu à voter? En fait pas vraiment, j’ai bel et bien fait une connerie en connaissance de cause. Je pourrais bien inventer plein d’excuses qu’on savait rien de Macron qu’il nous à trompé sur la marchandise mais la vérité c’est bel et bien que j’ai sciemment déconné. Et pire encore! si le cas se représente il est fort possible que cette fois je n’y aille pas… en déconnant sciemment une fois de plus! Alors que faire?

      3. Si la fermeté n’empêche pas l’humilité elle n’interdit pas non plus d’être réaliste. Or pour faire avancer ses idées il faut au moins les faire partager par une majorité.
        Donc combien de divisions derrière CloClo pour s’autoriser une telle arrogance ?
        N’est-ce pas plutôt le confort de la radicalité. Présenter un avis tranché et définitif sur un sujet complexe qui est loin d’être complètement élucidé.

  7. Ruffin président ? pourquoi pas, ça serait sympa ! Mais tout ça pour éviter Mélenchon ??
    Sur ce blog, tout doucement, vous y viendrez aussi, comme Lordon et même (qui l’eût cru) tout récemment Plénel…
    Merci les policiers factieux, merci O. Faure !
    Ruffin ministre de Mélenchon, ça sonne mieux que le contraire…
    Et pour mieux avaler la pilule, dites-vous que ce sera un quinquennat de deux ans seulement, jusqu’à la 6° république !

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    1. Oui, je pense que c’est la seule offre valable sur le marché Hassen.

      Mais beaucoup sont plus prompte à porter un masque et promettre les flammes de l’enfer à tous ceux qui souhaitent vivre qu’à vraiment regarder ce qu’il y a sur la table.

      Et cette fois, je me garderai bien de lutter, deux fois serait de ma part un signe de grande débilité.

    2. Une gauche sans chef c’est un péché capital en 5ème république
      Un chef de gauche qui prétend qu’il ne sera plus chef des qu’il sera élu chef de la France, c’est du FDG

  8. , j’ai l’impression que l’attente de nombreux “soutiens” de François Ruffin, c’est avant tout d’unir la gauche “

    Alors, je sais pas où vous avez lu ça,
    Et moi j’ai surtout noté que FRuffin, c’est le trait d’union possible d’un mouvement populaire relativement transversal, rassemblant pas mal de gens non politisés historiquement. Le reservoir des abstentionnistes est vaste.

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    1. @Thomas Jeanson,

      « FRuffin, c’est le trait d’union possible d’un mouvement populaire relativement transversal »…

      Vouloir avoir un trait d’union pour les mouvements populaires (de tout sorte), c’est vouloir les institutionnaliser d’une certaine façon. Et là, je vous renvoie vers les travaux de Frances Fox Piven et Richard A. Cloward (Poor People’s Movements) – jamais traduits en français à ma connaissance – où il est clairement démontré que le meilleur moyen de vider de leur force et de leur sens les protestations des plus démunis dans une société, c’est d’institutionnaliser leur mouvement pour en faire des professionnels de la lutte… beaucoup plus prompt à la compromission avec l’élite en place.

      1. Institutionaliser le mouvement, ça le tue, certes, mais ça crée une institution modifiée, c’est la vie !

        Et quand il y a un nouveau sujet de lutte, et ben on recommence !

        Non ?

      2. Décidément plus vous ramez plus vous vous enfoncez, la Gauche n’est en aucun cas un Poor People’s Movement. La lutte à gauche ne procède pas d’obtenir l’aumône pour les plus démunis ne vous en déplaise. Vous êtes dans la ligne directe de Macron qui s’exclame : « ça nous coute un pognon de dingue en aide sociale et les gens ils sont toujours pauvre ».

        A gauche « nous n’avons pas le monopole du coeur » c’est parfaitement vrai, faites vous donc une raison vous n’êtes pas de gauche c’est tout. Cherchez donc plutôt quelques gens respectables parmi les dissident de la macronie ou au centre droit vous aurez bcp plus de chance d’y trouver chaussure à votre pied.

        1. @Dup

          « faites vous donc une raison vous n’êtes pas de gauche c’est tout. »

          Vu mon engagement associatif et politique local, je ne chercherai même pas à répondre à votre assertion !
          Restez avec vos certitudes l’ami.

          Mais dites vous bien que vous divisez, séparez, cloisonnez bien plus que vous regroupez, fédérez, réunissez… Et donc vous me confortez dans l’idée que la gauche dans son ensemble fera encore une fois (de plus) grise mine le soir du 1er tour de l’élection présidentielle.

  9. Quand à ce qui se passe une fois au pouvoir…

    Francois Ruffin est sans doute un des hommes capables de réformer la V ème république, et de prendre le pouvoir, pour justement le transformer …

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  10. Les traités européens empêchent toute politique de socialisation des richesses et de redistribution, au travers notamment des règles absurdes du PSC. Si vous rajoutez à cela l’obligation pour l’État français de s‘endetter auprès des marchés, l’impossibilité de soutenir ses industries et la mise en concurrence généralisée pour le moins disant fiscal et salarial, il ressort que tout autre programme ne visant pas à sortir de l’Union Européenne nous condamne à des régimes d’extrême-droite, seuls capables de tenir par la violence armée des populations paupérisées.

    Le carcan juridico-économique de l’UE étant conçu pour voir se poursuivre la politique du TINA quel que soit les gouvernements, un vote rendu structurellement impuissant à changer l’orientation de nos sociétés n’est plus là que pour servir d’onction démocratique à la politique des marchés.

    Une pente suicidaire qui lorsque les effets du basculement climatique se feront pleinement sentir, verra des régimes d’extrême-droite s’affronter pour la survie autour des derniers point d’eau.

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    1. « l’obligation pour l’État français de s‘endetter auprès des marchés »
      Là pour le coup, avec des taux proches de zéro voire négatifs… 😉

      1. Oui, les cigales peuvent danser car le jour où les taux remonteront la France se retrouvera dans la situation de la Grèce, obligée demain de débourser des milliards supplémentaire pour avoir les mêmes crédits qu’aujourd’hui.

        Danser avec un pistolet sur la tempe…

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        1. Les taux ne remonteront jamais, j’ai mis du temps à m’en convaincre mais j’en suis presque sur maintenant, même si je ne peut pas vraiment dire pourquoi.

          1. L’analogie du champ de mines et sans doute plus pertinente que celle du pistolet sur la tempe. En effet si les taux négatifs et les rachats d’actifs de la BCE entrainent une baisse des taux obligataires qui allègent l’endettement des États, il ne faut pas oublier le revers de la pièce. Cette facilité à s’endetter pour les agents privés génère des bulles spéculatives (l’immobilier comme exemple type), tout en incitant les banques à prendre des risques sur des marchés hautement spéculatifs pour refaire leurs marges.

            http://www.bsi-economics.org/1215-politique-ultra-accomodante-banques-centrales-jeu-dangereux-prix-actifs-financiers-mv

  11. Le recours au référentiel « gauche-droite » dans un néo-Occident, une France « Milliardaire-pognon-consommateur » met en évidence soit la volonté de s’accrocher aux branches d’un arbre mort, ou peut-être un crie désespéré pour le réanimer.

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  12. La France, le pays des grands hommes et des vieilles pierres… Une fois de plus on attend l’arrivée providentiel d’un « grand homme » pour nous sortir de la mouise parce que personne ne le fera à sa place. A lui de se sacrifier en allant au casse pipe. Il est con à ce point Ruffin?

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  13. Oui, alors si c’est négatif et que il paraît qu’il n’y a pas besoin de rembourser, faudra m’expliquer pourquoi sur le champ on ne lance pas le plus grand plan de transition économique et sociétale de l’Histoire du continent afin d’assurer les 1000 ans de l’UE ? Enfonçons les USA et mettons sur la table 30 000 milliards, ben oui deux petites années de PIB c’est quoi ? Surtout face aux actifs gigantesques en face en collatéral de garantie ? Vendons les bijoux de familles.

    On est plus cons que les chinois ou que les nort’américains ?

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      1. Pour sauvegarder les apparences…

        Tiens, je vire ma cuti en ce moment. Je suis entrain de lire un bon essais de Olivier Rey, mathématicien et philosophe, intitulé : « Une question de taille ». Il parle de Ivan Illich et d’un certain Léopold Khor avec de très bonnes réflexions sur les rapports d’échelle, de dimension, de taille des sociétés et des problèmes induits ou des solutions inopérantes.

        Une phrase sur laquelle je ferme le livre avant d’aller boire un rouge pour l’apéro,

        « Passé un certain seuil la société devient une école, un hôpital, une prison. Alors commence le grand enfermement. Il importe de repérer précisément où se trouve, pour chaque composante de l’équilibre global, ce seuil critique ».

        Je te laisse méditer là-dessus vieille branche de vigne.

        1. J’ai beaucoup de mal à imaginer l’utilité pratique de ce recensement de seuils critiques, je présent bien l’anarchie mais guère plus, j’espère que tu nous fera par des conclusions de ta lecture. Rien ne vaut une idée neuve dusse t’elle avoir mille an.
          Santé ! 😉

  14. Un lecteur du blog qui décroche…
    Le contexte : Je me suis passionnément informé depuis des dizaines d’années. Il me semblait avoir dessiné une représention interne du monde a peu près cohérente, il m’est arrivé d’écrire quelques lignes ici aussi, avec le sentiment d’apporter une petit brique dans un trou de mur en construction.
    Le constat : je ne sais plus, je ne sais plus…
    Solution envisageables :
    1) rentrer dans les ordres (pour moi = me consacrer à la pratique musicale); donc m’abstraire de ce monde… et bien entendu ne plus voter.
    2) voter sans savoir : ca s’appelle voter avec le coeur comme ils disent, disons avec.. l’émotion ressentie et le rêve l’espérance.

    J’aurai tendance à choisir 2) sauf que… ayant une activité en com.. hum je suis bien informé sur l’art et la maniere de communiquer sur les émotions. Aie Aie aie! Voter avec le coeur c’est.. je n’ai plus de mots pour décrire la chose?! Juste l’image du viol, le viol intérieur. S’exposer a se faire violer au plus profond, dans un sens et dans l’autre.

    Reste, le reve, l’espérance.. ? Un vote comme un geste d’espoir sans espoir de retour, dans un élan d’amour inconditionnel pour l’humanité.. et si.. ce vote allait dans le bon sens.. et si.. tiens.. osons, oui celui là.. j’avoue, j’avou.. j’avoue avoir ainsi donné une voix au grand vizir en place, me disant que son intelligence aidant il pourrait avoir envie de rentrer dans l’histoire et virer à la Biden, avant Biden. Helas Pfff!

    Et donc, pour revenir au thème de cet article, je voterai aussi comme cela le prochain coup. Alors le Francois Ruffin qui déboule dans la partie, j’y go.. par dépit rationnel (le pendant du dépit amoureux!?) et un petit cote.. jouons, c’est tout ce qu’il nous reste a faire sur le pont du bateau, amusons nous, et quittons le navire avec panache!

    Cela a t il une chance de… ? et bien en y repensant un peu.. oui.. ou alors pour me rassurer? voila le topo : l’effet du nombre. L’effet VIRAL : si le virus « je ne sais plus je ne sais plus » dit JNSP2-variantPJ1 qui me touche aussi fortement ce jour se répand, et si dans quelques mois quelques dizaines de millions de compatriotes sont touchés.. alors.. alors… une « jolie nouveauté politique » pourrait fort bien rafler la mise. Cela s’est deja vu avec sir macron.

    Ensuite.. ben… si je sens que ca va dans ce sens on sera un paquet a se regouper derriere lui et à fournir une belle NRJ. Et notamment pour lui eviter de tomber dans le piege de la 5eme et paf.. ne pas fonctionner seul en executif omnipotent.. modifier la constitution etc.. et puis affronter l’Europe et pourquoi pas.. en sortir.. euh non j’ai pas dis en sortir.. y revenir.. une europe de marché.. et pourquoi pas s’allier avec l’angleterre et d’autres pour se délier de du TINA européen. Et la encore : on ne sait plus rien.. on ne peut pas prédire l’avenir en mouvement : qui eut predit le brexit? l’évolution de Biden? il y aura de la surprise! DOnc.. autant miser.. sur la surprise!

    Ah merci les amis du blog.. grace a vous, votre présence autour de moi ici, me voila de nouveau.. sachant.. je sais que je vais avoir des surprises. mumm chouette alors!

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    1. Et oui au final c’est bel et bien Don Quijote le moins fou de tous mais je vous rassure il meurt guéri… 😉

    2. On est tous portés par nos émotions quand on vote, surtout pour un président de la 5ème république, même si on l’on croit le faire de façon rationnelle
      C’est d’ailleurs pourquoi cela est dangereux dans les grandes crises

  15. On rêve qu’un anthropologue, un psychanalyste, un économiste compétent nous explique pourquoi la gauche dont le discours devrait parler à la majorité ne parvient pas à en trouver une dans les urnes. 😉

    1. Parce que c’est un discours qui a besoin d’une théorie (marxiste, puis keynésienne, puis flopgloubienne) pour justifier de changer les tuyaux à richesses.
      Alors que la droite a un discours qui n’a besoin que d’une pelote de connexion nerveuses (les affects) pour être reçu 5 sur 5 (le nerf « sécurité » ne disparaissant pas facilement chez Homo pavillonensis banlieusens).
      Avec le chantage à l’emploi, le patronat a renversé la donne (donnez moi les richesses, détournez pudiquement le regard sur ce qui va dans ma poche, ruisselant assurément à travers icelle, et je vous ferai des emplois: pour les tourniquettes-pour-la-vinaigrette et autre consommobjets). Objets foisonnants qui nous avoient moultement éloignés de l’idée des communs.
      Or-ça, oncques disent que, de par telle profusion, ils devinrent tant gênants pour l’environnement que, par un prompt et très vert renfort, se fit jour une intersectionnelle opportunité de faire revenir Homo pavillonensis Gretaphilius à plus gauches suffrages .

  16. Bonjour Benjamin,
    « Voir son camp remporter le suffrage », mais n’est-ce pas ce tous font , quels que soient leurs distensions intestines, leurs ego et leurs arrivismes ? N’est-ce pas déjà un progrès que d’avoir un camp, donc un collectif à porter, dans une universalité balbutiante qui dépasse le cadre de sa famille et de sa tribu? N’est-ce pas déjà un progrès que d’accepter d’opposer une solidarité de corps, à une autre, dans une joute où l’honneur du vaincu est de reconnaître sa défaite, et où l’honneur du vainqueur est d’accepter de représenter tous les intérêts citoyens, y compris ceux des forces qu’il aura combattu? Alors bien sûr , il y a des grands et des petits hommes , dont l’honneur pour ces derniers est contestable. Et bien sûr il ya très longtemps que n’avons plus de grands hommes….puisqu’ils n’assument pas de fédérer, et au final de gouverner pour tous.
    Que ferait un président dont la majorité est divisée et querelleuse? Mais de la démocratie participative et le recours au peuple en dernier arbitre….Les autres camps ne le peuvent, car leurs finalités ne vont qu’à la surenchère d’un capitalisme moribond et financiarisé qui refuse un retour au capitalisme de développement et de progrès, de respect des normes sociales et environnementales (donc « imprésentable » à un peuple).
    Et puis voilà venir la question de la « prestance internationale » … En somme, ne devrait arriver au pouvoir qu’une personne reconnue internationalement donc adoubée par le mainstream du gotha international dominé par qui? Par des ultralibéraux, « financiaristes »…Ben voyons!
    De plus au niveau international, nous ne pèserons qu’à l’aulne de notre indépendance de vue, le fait de s’aligner ne nous rapporte que l’importation sur notre sol des querelles auxquelles on a pris part sans que nos intérêts propres ne soient concernés…
    C’est la comédie de tous les anciens présidents « loosers » pour se grandir ; échouer au national et vanter l’invérifiable de leurs soi-disant interventions décisives sans lesquelles la face du monde en eut été changée en pire: comprenez , rien n’a changé…(c’est le « retenez-moi où je fais un malheur » de celui qui supplie en fait qu’on l’entrave, mais qui voudrait faire croire que s’il avait voulu et si on ne l’avait empêcher , il aurait pu…l’aurait-il fait, étant encore du domaine très hypothétique, même s’il avait pu!)
    Et c’est aussi le plafond de verre instauré par des médias détenus par des milliardaires, invoquant toujours la stature internationale pour nous vendre le plus pourri. (DSK vous vous souvenez?)
    En fait , nous avons un exemple de la majorité godillot que vous souhaitez , tous, le doigt sur la couture; et nous avons le Ken et sa Barbie, du gotha financier international …Et la montagne n’accouche même pas d’une souris, et nos bijoux de famille sont vendus sur autel de l’efficacité capitalistique…l’hémorragie toujours, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sang? Mais vous nous dites en filigrane qu’il n’y a pas de mauvais capitalisme et donc pas de raison de rejeter fermement l’inadmissible qui n’existerait pas… Donc pas de raison d’être aujourd’hui quelque peu manichéen?
    En fait Ruffin, je connais peu, mais les arguments généralistes exposés ne me semblent pas les bons pour décider du choix d’une personne. Perso, comme candidat, je préférerais Noël Mamère qui me semble plus à portée de ce que je connais…Et j’ai eu auparavant, un réel plaisir à voter pour la candidature de Ségolène Royal, non pas vraiment pour des questions de personnalité, mais plutôt pour son « désir d’avenir » qui comportait la démocratie participative, une conjonction Piketty/Attali que j’aimais bien aussi, et l’aiguillon d’Emmanuel Todd…Je crois qu’il faut se déterminer selon des « pour » plutôt que des « contre », et en suivant l’avis des intellos qu’on aime bien suivre (comme Paul Jorion, mais pas que…) ; non pas que l’on soit toujours d’accord avec eux, mais parce que l’on a confiance dans une façon de penser, d’aviser, d’intégrer les complexités, qu’avec le temps on a appris à décoder. Et aussi parce que c’est le rôle des intellos que « d’éclairer » (éclairer un choix, ne veut pas dire dicter un choix). Tout au moins ne serait-ce que parce qu’ils sont censés passer plus de temps à réfléchir et s’instruire sur ce genre de choses, que d’utiliser une clé à molette…(même si les deux ne sont pas incompatibles). Les acteurs ou people appelant à soutenir une candidature cela m’a toujours fait rire …Quant à mon avis pour soutenir quelqu’un, je crois qu’il ne serait pas pertinent non plus …

    1. Positionnement construit.
      En tout cas nous avons en commun de mesurer quelquefois « à l’aulne de » comme vous l’avez écrit… ledit arbre (l’aulne) étant beaucoup plus lourd que la mesure usuelle homophone (l’aune : Mon roi des aunes est épicier !).

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