La faute du GIEC et de la communauté scientifique, par Terence

© Hervey

Des inondations extrêmes : le Giec les annonçait en 1990, rappelle Jean-Pascal Van Ypersele (rtbf.be)

La tragédie de la condition humaine, le mythe de Cassandre, le prophète de malheur, Philippulus (Tintin), le messager de mauvais augure, etc.

Sur cette séquence, il assume le rôle de l’intellectuel en ne se cachant pas derrière la réserve scientifique. Il sort sur la table les rapports du GIEC de 1990, et les suivants. Tout est écrit noir sur blanc. Paraphrase : “- Est-ce lié au réchauffement climatique ? -Je ne peux pas le prouver mais après 40 ans de carrière, oui je pense que c’est à cause du réchauffement climatique”. van Ypersele est un héros et un homme d’Etat.

Contrairement à un de ses collègues de Liège qui, comme de nombreux climatologues, dit à la télévision (paraphase) “on ne peut pas relier cet événement spécifique au réchauffement climatique, ça doit s’évaluer sur une série temporelle longue, etc.” puis quand même dit entre les lignes “qu’il y a un lien”. Vous voyez la différence dans la communication scientifique ? Comment on peut dire une phrase rigoureusement exacte d’un point de vue scientifique mais défaillante d’un point de vue de la communication humaine, donc fautive sur le plan de l’éthique de la responsabilité ?

Voilà la faute du GIEC et de la communauté scientifique : avoir fait preuve d’autisme en se drapant dans la rigueur et la réserve scientifiques, avoir utilisé la marge d’erreur et l’incertitude méthodologiques dans le sens de l’atténuation et de l’euphémisme du propos.

Tout l’inverse du principe de responsabilité et de l’heuristique de la peur de Hans Jonas, et tout l’inverse du catastrophisme éclairé de Jean-Pierre Dupuy, et allez, je mets Paul Jorion, Pablo, Raphaël et Gauthier aussi dans le paquet des gens qui n’ont pas utilisé l’incertitude et la réserve comme prétextes à la mollesse et à l’euphémisme.

De la lâcheté sociologique selon moi. Ne pas risquer l’ostracisme dans sa profession.

Et les journalistes, les politiciens, les citoyens, l’écoutent d’une oreille distraite, avec un oeil bovin… La bourgmestre faisant fonction de Liège (droite libérale) qui directement parle (paraphrase) “d’éviter le catastrophisme, la panique, etc”. Chassez cette peur légitime que je ne saurais voir, on se souvent de la ministre de la Santé, droite libérale, et ses “drama queens”, ces scientifiques de la santé qui l’alertaient début 2020 sur le “risque de pandémie”…, et le Premier ministre (droite libérale) qui dit de façon fataliste à la Chambre “nous sommes tout petits face aux forces de la nature, on se sent impuissant”… Sauf qu’ici, c’est un phénomène endogène à l’activité humaine. Comme Clive Hamilton et le concept d’Anthropocène le disent : nous sommes devenus gigantesques face à la nature, et ici, c’est le boomerang du retour de puissance qu’on se prend dans la gueule. Nous vivons désormais sur une Terre rebelle, dans une Anthropobiosphère…

Le curseur de la “peur éthique” est vraiment très mal fixé dans notre civilisation. On n’a pas encore acquis l’idée que le coût de la prévention le plus en amont possible est infinitésimal face au coût de la réaction en aval (de la crue). La charge de la preuve est chez le lanceur d’alerte, alors qu’elle devrait être chez son contradicteur.

Parfois on se demande s’il n’y a pas une pulsion et un plaisir lié à l’autodestruction dans l’espèce humaine (le Thanatos de Freud). Quand on voit le petit sourire gêné des journalistes face au professeur van Ypersele… est-ce que la plupart des gens ont vraiment envie de vivre ?

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39 réflexions sur « La faute du GIEC et de la communauté scientifique, par Terence »

  1. En effet, alors que les catastrophes se succèdent et se déroulent en direct certains sont encore à se demander ce qu’il se passe.
    Il semble donc écrit qu’il faille des coups de bâton pour ouvrir les quinquets des décideurs.

    1. Je me permets de disqualifier votre conclusion. Un décideur ne peut prendre une décision que si son “opinion” (nous, ses électeurs, ses citoyens, ses sujets) est déjà prête à le suivre. (C’est la discussion du “moment Pearl Harbor” discutée dans un autre billet).
      Vous voulez donner un coup de bâton ? Vous lirez Baloo/Stéphane souhaiter que les coups de baton servent à autre chose, la gauche n’ayant pas à se soucier du climat, question encore incertaine.
      La question posée ici est : le scientifique doit-il avoir une parole “engagée”, politique ? En fait : doit-il travailler l’opinion ? (Remarquons que les lobbys et les sceptiques le font en permanence).
      Ensuite, nous devons avoir des dirigeants “à la hauteur de l’événement”. Capable d’agir, d’impulser une volonté collective. Ou en changer par des élections.
      Ce qui est curieux chez Macron, c’est qu’il profite d’un moment “blanc”, de stupeur des idéologies (crise de la gauche, crise de la droite) et des opinions (perplexité, clivages faciles, abstention politique), et donc d’une majorité stupide, sans rival, pour se faire élire et faire le contraire de ce qu’il faudrait faire progressivement. Il accentue l’ancien monde, les inégalités et l’austérité, la croissance et la pollution, les réformes anti-sociales. C’est la “stratégie du choc” de Friedmann selon Naomi Klein. Il semble vouloir imposer la réforme des retraites et du chômage avant mai 2022, pour “achever le travail” avant son retrait prévisible (ou un événement lui permettant de se maintenir).

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      1. Chabian
        “Un décideur ne peut prendre une décision que si son “opinion” (nous, ses électeurs, ses citoyens, ses sujets) est déjà prête à le suivre.”

        Je ne serai pas aussi catégorique. Il y a aussi, chez le décideur, moyen de faire franchir une étape à tout le monde, en trouvant les mots, en percevant l’étape suivante de façon claire.
        Et ça ne marche qui si la société est mûre pour l’entendre, c’est un ensemble.

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        1. ” En mai-juin 1940, c’est l’invasion allemande, et la débâcle. Paris tombe le 14 juin. La bataille de France est finie, l’armée française pratiquement anéantie : plus de 100 000 militaires morts en un mois, 2 millions de prisonniers. Et l’exode des populations affolées se poursuit, vers le sud. ”

          1/ « Je n’ai rien à offrir que du sang, de la sueur et des larmes. » – Sir Winston CHURCHILL (1874-1965), Chambre des Communes, 13 mai 1940 / Discours de Winston Churchill.

          2/ « Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger. » / Jean MOULIN (1899-1943), Lettre à sa mère et à sa sœur, 15 juin 1940.

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      2. “Il semble vouloir imposer la réforme des retraites et du chômage avant mai 2022, pour “achever le travail” avant son retrait prévisible”
        Oui, il aura fait le job jusqu’au bout en bon petit soldat et pourra ensuite quitter la scène publique pour prendre des jetons dans quelques conseils d’administration ou conseils de surveillance chez LVMH ou d’autres. Une retraite bien méritée !

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  2. Excellente opinion et on observe que le média public ne publie pas cet article sur sa page d’accueil. Merci à Térence de l’avoir mentionné.

    Il existe effectivement un décalage profond entre l’alarmisme des scientifiques et la perception dans l’opinion.

    Je vois par exemple que les mesures de l’Union Européenne annoncées avant-hier sont clairement une réponse à l’enjeu perçu par ces instances. Mais elles ne sont pas encore vraiment comprises par une grande partie de la population. Le seront-elles un jour? Je ne sais pas. Entretemps, les lobbies de l’industrie se mettent déjà en marche pour saborder l’effort, et certainement avant que la compréhension de l’intérêt de ces mesures ne puisse percoler partout.

    Pendant ce temps, les pluies diluviennes ou les sécheresses à répétition seront perçues comme des fatalités:

    Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.
    Bossuet

    PS: Tout aussi logiquement nous ne retrouvons jamais ce genre d’invités et d’interventions sur CNews 😉

  3. Et pendant ce temps les citoyens prient et se lamentent, le dieu doctolib les guident sous les hourras des marchés le dérèglement climatique est une fatalité.

  4. Et le MEDEF face au GIEC dans le rôle de “Grima langue de serpent” face à Gandalf:
    “Annonciateur de malheur…
    il n’est pas le bienvenu…
    L’heure est tardive où il choisit de se manifester…
    corbeau des tempêtes!
    “Mauvaise nouvelle”, comme je le nomme
    Car ses mauvaises nouvelles font mauvais hôte…

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  5. Bonjour,

    “La charge de la preuve est chez le lanceur d’alerte, alors qu’elle devrait être chez son contradicteur.”, par Terence, Blog de Paul Jorion, 16 juillet 2021.

    Tout est dit ou presque, tant tout cela demeure empreint de la même réserve scientifique malgré tout !

    Dit autrement et donc, avec bien plus de conviction, “La présomption de bienveillance et d’innocence du contradicteur du lanceur d’alerte est sans conteste la plus monumentale des conneries, pourtant déjà maintes fois observée dans toute l’Histoire de l’Humanité !”, par Philippe Soubeyrand, de partout, depuis des lustres…

    En attendant, chères ami(e)s victimes, comptez-vous voulez-vous !

    La recherche avance…

    Philippe

  6. Coucou,

    “- Est-ce lié au réchauffement climatique ? -Je ne peux pas le prouver mais après 40 ans de carrière, oui je pense que c’est à cause du réchauffement climatique”.

    Bizzare cette phrase. Et vous vous emballez dessus.

    Je suis tellement surpris que vous soyez petri de certitude. Je suis tellement surpris que la gauche en général soit tellement sectaire sur ce sujet du climat, en mélangeant tout, sans logique, sans sens, sans jugement.
    Pour moi, la gauche, ma gauche, c’est l’ouverture, le dialogue, le doute, la liberté, le partage, l’interrogation. Ou sont les démonstrations ? QUe des concaténations, des possiblités que, cela pourrait, des hypothéses affirmées comme certitudes.
    La pollution, les pollutions, ce n’est pas le climat. Pourquoi s’embourber dans le climat ? Pourquoi ?

    Il y a tant à faire ailleurs, maintenant. çà reste pour moi un mystère.

    Bonne journée

    STéphane

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    1. Ah, pas le climat, soit… alors l’énergie ?
      comme grand dénominateur commun qui mérite notre “attention” et toutes nos formes de “stewardship”, ça vous irait ?
      (Stage dans le delta du Niger inclus, les effets y sont plus visibles par des yeux humains que 50 ppm de CO2 invisible dans l’atmosphère
      … mais qui poussent “tectoniquement” [=lentement mais sûrement] le mercure du thermomètre vers le haut).

  7. Pour paraphraser le commentaire de je ne sais plus qui (CloClo ? je sais plus) l’autre jour :

    Mon cher Balourd, faites très attention de ne pas finir en eau de boudin, voire en Palourde remplie d’eau de mer… … …

    Bien à vous.

  8. Terence ignore tout de l’échelle de résolution d’un modèle CMIP. Comme tous les modèles climatiques sont à la base des modèles météorologiques auxquels on fixe des paramètres, quand un modelisateur vous dit que les modèles cmip3 pouvaient projetter des inondations 25 ans en avance, vous pouvez le traiter de charlatan. C’est rigoureusement impossible, comme signalé par le Giec dans son rapport de 2001, on ne peut pas modéliser la nébulosité des nuages, c’était vrai il y a 30 ans comme maintenant : un modèle météo / climatique embarque toujours un volet ‘simulation’ pour déduire la couche nuageuse en fonction d’une géographie, et reste incapable de produire cette prévision avec les données dynamiques des sondes, car il n’y a pas de modèle physique pour cette interprétation ! C’est bien pour ça qu’une projection climatique ne peut avoir qu’une résolution à grosse maille, alors pour projeter une dépression localisée, ou sa fréquence, 30 ans à l’avance c’est du domaine du rêve. Le Giec organisme politique est indépendant de la production des modèles météo au standard CMIP, ici le mot Giec est assimilé à la production des modèles, or le Giec n’a produit que des méta analyses, qui n’ont aucune pertinence dans la prise de décision politique : on ne peut pas moyenner des modèles météorologiques aux paramètres fixés surtout quand on dispose de centaines de modèles différents ! Le Giec est un outil de propagande catastrophiste pour vendre des scénarios autour du nucléaire civil (cf conférence Bangkok en 2007), les idiots utiles y voient de la science robuste, rien n’est plus faux. Les climats de la Terre résisteront à toute modélisation unifiée jusqu’à la fin des temps, par définition des modèles couplés. Le catastrophisme se fonde toujours sur de la mauvaise science et son seul but est la peur comme méthode de gouvernement.

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    1. Ah, on m’a déjà dit ça vers 1780 ou 1880 : Puisque la mécanique céleste du “problème à 3 corps” général est chaotique et donc imprévisible (Poincaré et tutti quanti), on ne va quand même pas s’amuser à comprendre davantage la mécanique des galaxies, des systèmes d’étoiles multiples et tout ça.

      Le savoir a besoin de sous-couches et sur-couches, ne vous en déplaise (le microscopique pour la sous-couche, par exemple l’interaction vent-océan-salinité, la nucléation, le macroscopique pour la sur-couche : densité de probabilité des trajectoires des ouragans, des pluviométrie extrêmes, y compris dans les “longues queues”.)
      Comme exemple de travaux qui taquine ces questions bien mieux que je ne le fais dans ces quelques lignes ci-dessus, je ne saurais trop vous conseiller ceux de Bérengère Dubrulle
      https://www.youtube.com/watch?v=hN6IBzOazfE
      Ce n’est pas le GIEC, c’est des recherches d’une petite équipe, mais le principe est le même, des savoirs “globaux” étayent les évolutions du climat, pas de savoir et on dort sur ses deux oreilles jusqu’à la montée des eaux.

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      1. @timiota
        Tous les modèles climatiques CMIP sont standardisés justement pour pouvoir comparer leurs forces et leurs faiblesses. La standardisation permet d’exécuter les scénarios retrospectifs par injections des données des sondes sur les périodes documentées dont on connaît les forçage. Quand aucun modèle ne peut reproduire HadCRUT sur la période 1979/2018 et que la dérive sur la production de la température moyenne de la troposphère est comprise entre un facteur 5 à 7, c’est qu’il y a un énorme problème, en cause, toujours la nebulosité des nuages qui s’affranchit de toute simulation robuste. Les tests retrospectifs CMIP6 confirment la dérive des modèles CMIP5, il n’y a aucune évolution à ce niveau. La littérature sur les limites des modèles commencent en 2009, acceptée par le Giec, toujours avec les études retrospectives. Evidemment, les professionnels de la catastrophe ne se pressent pas pour rappeler au grand public les limites de la modélisation, le catastrophisme n’ayant plus besoin de modèle, mais de croyants.

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        1. Que la vapeur d’eau et l’effet de la nébulosité soit une difficulté de la modélisation, c’est en effet une chose connue de longue date.
          Pour le “hiatus” le plus connu récemment, celui qui était maximal en 2015, il me semble que la polémique est quasi résorbée (de mémoire le pacifique etc.).
          J’ai suivi ça via Sylvestre Huet qui est assez pondéré dans ses avis.
          Sinon plus récemment, on a ce genre de papier “à hiatus” :
          https://www.pnas.org/content/118/13/e2020962118.short
          “Natural variability contributes to model–satellite differences in tropical tropospheric warming”
          (Santer, un des auteurs, est un pilier des études de climat, de mémoire).
          C’est à ça que vous faites allusion ?
          Je ne vois pas le facteur 5 à 7 du tout en tout cas.
          Vu de mon Sirius, il me semblait que le moins bien modélisé sur l’échelle 20 -40 ans était la montée des mers, assez régulière et assez lente, s’accélérant assez peu par rapport aux modélisations catastrophistes, mais la géophysique est assez complexe pour que ça ne me surprenne pas (les plaques “flottent” sur le manteau, elles bougent en même temps que les mers “boivent” de l’eau de fonte des pôles etc., la résultante n’est pas triviale, le Groenland va assurément monter par exemple, peut-être plus vite que la mer dans un premier temps).

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      1. On se rassure comme on peut…

        Le problème dans l’argumentation de Bertrand, c’est qu’il utilise quelques mots savants pour biaiser le fait que, puisqu’il est impossible à un modèle climatique d’annoncer un événement météorologique, cela impliquerait à ses yeux que le réchauffement climatique n’est pas la cause des inondations actuelles.

        On ne demande pas à un modèle climatique de prédire où et quand auront lieu tel ou tel événement climatique, mais leur fréquence et intensité. Et manque de bol pour votre ami Bertrand, c’est exactement ce qu’à fait le GIEC en 1990, dans son premier rapport :

        “L’effet de serre accentuera les deux extrêmes du cycle hydrologique, c’est-à-dire qu’il y aura plus d’épisodes de pluies extrêmement abondantes et plus de sécheresses prononcées.”. Et la maille devrait être assez grosse pour Bertrand, pour qu’il s’agit là de la planète entière.

        Quand Jean-Pascal van Ypersele dit, comme l’indique Terence : “Je ne peux pas le prouver mais après 40 ans de carrière, oui je pense que c’est à cause du réchauffement climatique”, cela signifie : depuis 40 ans, je constate effectivement que, d’année en année, il y a de plus en plus de pluies abondantes et de sécheresses prononcées, les inondations actuelles en étant un exemple parmi d’autres (sécheresses des deux dernières années, etc…)

        Dormez sur vos deux oreilles, et n’oubliez pas les œillères. Important les œillères.

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        1. @FrançoisM,
          Il ne faut pas confondre un modélisateur qui prêche pour sa paroisse et ses subsides et la réalité des modèles CMIP5 et CMIP6. Dès 2005, les modèles CMIP5 présentaient des incertitudes sur les températures moyennes de la troposphère tropicale, décrites comme potentiellement graves par la NOAA, le met office, car sujettes au réchauffement excessif et impliquant toutes les couches du modèle. En 2020 les incertitudes sont levées : ce sont des biais, les erreurs se sont étendues.
          Etudes acceptée par l’IPCC / GIEC, les modèles CMIP6 agravent la dérive observée dans CMIP5 :
          https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab9af7

          Voici le résumé lapidaire de l’étude rétrospective :
          “nous trouvons des biais de réchauffement considérables dans les tendances modélisées CMIP6, et nous montrons que ces biais sont liés à des biais de température de surface (ces modèles simulent un réchauffement global irréaliste).”
          « on note ici pour mémoire que de 1998 à 2014, les modèles CMIP5 se réchauffent, en moyenne 4 à 5 fois plus vite que les observations, et dans un modèle le réchauffement est 10 fois plus important que les observations.
          « Dans toute la profondeur de la troposphère, pas une seule réalisation de modèle ne chevauche toutes les estimations d’observation. Cependant, il existe un certain chevauchement entre les observations RICH et la tendance modélisée la plus basse, qui correspond au modèle NorCPM1.
          « En nous concentrant sur les modèles CMIP6, nous avons confirmé les conclusions originales de Mitchell et al. (2013) : d’une part, les tendances troposphériques modélisées sont biaisées dans toute la troposphère (et notamment dans la haute troposphère, autour de 200 hPa) et, d’autre part, ces biais peuvent être liés à des biais de réchauffement de surface. En tant que tel, nous ne voyons aucune amélioration entre les modèles CMIP5 et CMIP6. » (Mitchell et al. 2020)

          Les modèles climatiques CMIP6 ne feront donc jamais mieux que les modèles météo dont ils sont issus. Quant à faire des projections avec des modèles incapables de reproduire les périodes passées et documentée, la classe dominante ne vous laissera pas le choix. Par exemple, le modèle CanESM5 qui multiplie la température de la troposphère tropicale par 7 (erreur d’un facteur 7, vous avez bien lu), est toujours utilisé comme aide à la décision politique. On peut y voir certainement un problème d’éthique, mais les modélisateurs vous diront que tout événement météo était bien prévu, une drôle de science !

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    2. @Bertrand 13h47 :

      Je me sens bien en phase avec ce que vous écrivez… en tout cas jusqu’à ceci : … ” Le Giec est un outil de propagande catastrophiste pour vendre des scénarios autour du nucléaire civil (cf conférence Bangkok en 2007) ” … qui me déconcerte.
      Le G.I.E.C. ainsi donc allié objectif de Jancovici..? Je vais me mettre à l’adorer , ce G.I.E.C. !

      Si je néglige votre affirmation , le reste tend à me conforter dans mon attitude déjà antérieurement auto-qualifiée de ” climato-agnostique”… Faut-il en catastrophe faire régresser de 100 ans le demi-milliard de citoyens biberonnés au mode de vie “européen ..sur base d’extrapolations décennales fournies par des modélisations “go-back-go-back..” d’autres modélisations aux prémisses incertaines..??

      A mon sens la seule contrainte évidente de décision de régression (que l’on pourrait sans doute intelligemment réussir à programmer/échelonner pédagogiquement .. “dans un maximum d’adhésion populaire”.. ) devrait venir de la démonstration de l’approche rapide d’un “coût économique prohibitif(au sens capitaliste) d’extraction d’une unité de matières premières autant indispensables qu’en voie d’ “épuisement”.
      Ce que vous n’abordez pas…?

      1. @otromeros,
        Le Giec est historiquement proche du lobby nucléaire. Il suffit pour s’en convaincre de lire la biographie de Mr Jean jouzel, icône de l’alarmisme, salarié du Cea qui a toujours assuré le service après vente en vendant de l’atome depuis son estrade de ipcc/giec. Je rappelle que le Giec reçoit le prix Nobel de la paix l’année d’après l’AIEA, organisme qui milite ouvertement pour le nucléaire civil. Depuis 2007 et la conférence de Bangkok, il est admis que tous les mix énergétiques doivent s’appuyer sur le nucléaire, il est d’ailleurs écrit que la France était un exemple dans sa maîtrise du nucléaire civil et de son électricité décarbonnée ! Historiquement, les premiers producteurs de l’alarmisme sont bien les nucléocrates. D’ailleurs, les simulations climatiques utilisent du temps de cpu du Cea… Comme par hasard ! Il n’y aucune illusion à se faire sur l’usage de l’alarmisme comme méthode de gouvernement avec des gens qui militent ouvertement pour l’atome. Le catastrophisme est un fait étatique et institutionnel, décidé par les capitalistes et les médias de la classe dominante. La modélisation du climat est en fait accessoire, car trop sujette à la météo indomptable, seul compte la peur pour accepter le nouveau mix énergétique. Cette peur a l’avantage d’être orchestrée désormais par tous les courants politiques, car tous sont opportunistes.

      1. Oui, je me demande pourquoi Meteo-France a ce sous-site de niveau “Mme Irma la voyante”,….
        sans doute est-ce commercialement correct, et une façon de couper l’herbe sous le pied aux prévisionnistes plus folklo qui pullulent ailleurs ?

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      2. Et ?

        Les modèles de prévision à trois mois ne sont pas fiables, et ne pourront jamais l’être, tout simplement à cause de “l’effet papillon” ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon. Ce ne sont que des probabilités, et les résultats sont toujours présentés comme tel.

        De manière très simplifiée, nos conditions actuelles sont dues à une goutte froide, c’est-à-dire une arrivée d’air qui provient du nord. La position des gouttes froides (comme celle des dômes de chaleur) est due, pour simplifier, à la position du jet-stream, qui elle-même dépend de l’écart entre les températures froides du pole, et les températures chaudes des tropiques. Plus l’écart est faible, et moins le jet-stream sera de forme rectiligne (c’est-à-dire qu’il suit un parallèle). En hiver, le jet-stream est assez rectiligne. Et été, beaucoup moins. Et ce problème s’aggrave, puisque les températures au pôle augmentent plus que celles aux tropiques. Donc il peut y avoir en été des gouttes froides qui descendent plus bas ou des dômes de chaleur qui montent plus haut (en latitude je parle) qu’avant. Ce qui amènera à plus d’inondations ou plus de sécheresses.

        Donc, les conditions actuelles sont favorisées par le réchauffement du pôle Nord, qui est lui une conséquence du réchauffement climatique.

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    3. Et ben Bertrand ! Vous êtes un maître pour vous faire passer pour un “savant” qui sait tout en ne sachant rien.
      Elles sont où, vos preuves ?
      Cela veut dire quoi ? votre couplet ci-dessus.
      Les réponses : “Nulle part” et “Rien” ! Vous tirez juste vers le bas.
      Certes le GIEC n’est pas ce qu’il devrait. Certes les chercheurs qui cherchent et trouvent ne sont jamais mis en avant, ni par le GIEC, ni par les journaleux, ce qui explique la difficulté de trouver les sources saines d’informations permettant de se faire ses opinions.
      Mais, pour un géologue à peine cultivé sur ce que furent les temps anciens, la relation “réchauffement”= f(“augmentation du CO2” dans l’atmosphère) n’est plus discutable : c’est inscrit dans les roches sédimentaires.
      Je pense, sans vouloir me lancer des fleurs, avoir été plus clair, plus honnête et plus proche de la réalité, que vous avec votre écrit abscono-complotiste.
      Bonne chance à vos descendants.

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  9. Bonjour

    22 juillet 1342 : Sainte Madeleine

    Ce jour les plus hauts niveaux d’eaux jamais enregistrés depuis sur de nombreux cours d’eaux.

    Rhin, Main, Danube, Moselle, Dniestr, Elbe, Weser, Werra et Unstrut.

    Ce jour est considéré comme la pire inondation du deuxième millénaire en Europe Centrale conséquence d’un phénomène météorologique de type Vb
    https://de.wikipedia.org/wiki/Mittelmeertief

    https://de.wikipedia.org/wiki/Datei:M%C3%BCnden_Hochwasserst%C3%A4nde_Packhof.jpg
    Marques d’inondation au Packhof à Hann. Bouches au confluent de Werra et Fulda à la Weser. Le marquage le plus haut au 24 juillet 1342 est le niveau de l’eau .

    Rien que dans la région du Danube, plus de 6 000 personnes sont mortes.
    Les inondations sont mentionnées dans les chroniques de nombreuses villes, comme à Würzburg, Francfort-sur-le-Main, Mayence, Cologne, Ratisbonne, Passau et Vienne.
    Presque tous les ponts ont été détruits à l’époque.
    Les cours d’eau ont changé.

    Les conséquences topographiques des inondations:
    La masse du sol érodé était d’environ 13 milliards de tonnes ,soit l’équivalent de la quantité perdue dans les conditions météorologiques normales pendant 2000 ans.
    https://www.nzz.ch/articleD31CG-1.165721?reduced=true

    Les étés qui ont suivi les inondations catastrophiques de Sainte Madeleine ont été froids et humides et ont entrainé des pertes de récoltes avec pour conséquences des famines massives et une population fortement affaiblie et dans des conditions sanitaires mauvaises.

    Puis est arrivé LA catastrophe:
    1346 : la Peste Noire
    En 5 années la population de l’Allemagne a été réduite de 50%

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    1. C’est intéressant, ce que vous racontez “ilicitano”.
      Perso, je pense que tout ce bordel c’est la faute à trop de béton, de bitume, de bagnoles, et à pas assez d’arbres.
      On peut pas éternellement être le moteur (diesel) de la croissance (synonyme de “destruction de la Nature) européenne sans risquer de prendre une baffe climato-météorologique un jour ou l’autre.
      Qui sème le vent récolte la tempête. C bô comme un vieil adage.

  10. Changement climatique ,
    Changement cyclique de l’orbite lunaire
    La lune est actuellement dans la partie de son cycle qui amplifie les marées

    Au milieu des années 2030, toutes les côtes américaines connaîtront des inondations à marée haute qui augmenteront rapidement, lorsqu’un cycle lunaire amplifiera l’élévation du niveau de la mer causée par le changement climatique.

    Une étude de la Nasa
    https://climate.nasa.gov/news/3093/study-projects-a-surge-in-coastal-flooding-starting-in-2030s/

  11. Ce qui serait peut-être gagné d’un côté serait très probablement perdu de l’autre, en permettant aux malhonnêtes et aux imbéciles d’accuser les scientifiques de manipulation et en offrant des arguments valides aux négationnistes sur un plateau d’argent.

    En terme de communication, si tout le monde était de bonne volonté, ce ne serait tout de même pas si difficile de relayer le message qu’on ne peut pas attribuer un événement climatique extrême particulier au réchauffement climatique, mais que la multiplication de tels événement est annoncée depuis des années par les modèles et se confirme dans les faits, notamment avec telle nouvelle catastrophe. Même moi, je le comprends.

    En revanche, il serait encore bien plus facile à un climato-sceptique , face à un climatologue prenant un tel risque, de rappeler qu’il y a toujours eu des catastrophes naturelles et des changements climatiques, puisque c’est tout simplement la réalité, et que les gens le savent. De fait, peut-être que ces inondations auraient eu lieu sans réchauffement climatique d’origine humaine.

    De toute façon, je crois que le vrai problème n’est pas là et que le poser ainsi revient à reprocher aux climatologues de ne pas sortir de leur rôle d’experts scientifiques pour faire le boulot des responsables politiques et des journalistes à leur place, au risque de perdre leur crédit d’experts. Ce sont des climatologues, pas des sauveurs, ils ne peuvent pas tout. Eux, au moins, auront fait leur boulot (par contre, ces salauds d’extraterrestres, je ne sais pas ce qu’ils attendent pour débarquer).

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  12. “Le Belge” (pas Paul) en remet une couche sur Le Monde.
    Inondations en Europe : « Il y a urgence absolue à réduire immédiatement nos émissions de gaz à effet de serre »
    “Le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, analyse les causes des événements météorologiques dramatiques qui frappent le Benelux et l’Allemagne.
    Des villages effondrés, des torrents de boue qui emportent tout sur leur passage, des glissements de terrain : le bilan des pluies diluviennes et des inondations qui ont frappé l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg ne cesse de s’aggraver, avec près de 130 morts vendredi 16 juillet dans l’après-midi. Jean-Pascal van Ypersele, climatologue à l’université catholique de Louvain et ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), avertit de la multiplication de ce genre d’événements extrêmes sous l’effet du dérèglement climatique.
    Comment réagissez-vous à ces inondations ?
    Comme nombre de mes collègues, je suis choqué. Et aussi ému, parce que cela se passe très près de chez nous. Des gens ont tout perdu dans certains endroits que je connais, cela me touche beaucoup. Ce sont des événements que nous, climatologues, avions annoncés il y a déjà trente ans, et qui deviennent très concrets. Dès 1990, le premier rapport du GIEC indiquait que l’effet de serre accentuera les deux extrêmes du cycle hydrologique : il y aura plus d’épisodes de pluies extrêmement importantes et plus de sécheresses prononcées.
    Il n’empêche que j’ai été surpris par l’ampleur et l’intensité de cet événement. L’évacuation du centre de Liège, c’est très marquant. La dernière fois que l’on a connu des inondations de cette ampleur dans la vallée de la Meuse, c’était en 1926. Il y a pratiquement cent ans.
    Le changement climatique est donc responsable de ces pluies diluviennes ?
    On n’a pas encore les résultats des études d’attribution, qui définiront la responsabilité du réchauffement climatique, mais à mon sens, on ne peut pas expliquer ce qui se passe en ce moment sans tenir compte du dérèglement du climat. Il y a une combinaison de deux facteurs : d’une part, le réchauffement climatique augmente l’intensité des précipitations. La température plus élevée de l’atmosphère entraîne en moyenne plus de vapeur d’eau dans l’air, et donc plus de pluies.
    D’autre part, cette dépression, à l’origine des précipitations, est restée longtemps sur la même région car elle s’est déplacée très lentement. C’est probablement lié au changement climatique, mais sur ce point, il n’y a pas de consensus scientifique. Des travaux montrent que le changement climatique, du fait d’une diminution du contraste thermique entre régions équatoriales et arctiques, entraîne des oscillations de plus grande ampleur du jet-stream [vents forts situés en altitude et qui tournent autour de la Terre]. Or, quand le jet-stream fait des méandres, il entraîne moins rapidement les dépressions d’ouest en est. Elles se déplacent donc plus lentement.
    Le dôme de chaleur au Canada et aux Etats-Unis, les incendies en Californie, les inondations en Europe : les événements extrêmes sont-ils notre nouveau quotidien ?
    Le climatologue américain Stephen Schneider disait que le système climatique est dopé aux stéroïdes, en raison de l’injection de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De fait, on a augmenté la concentration de CO2 dans l’atmosphère de 50 % depuis l’ère préindustrielle. Notre couche isolante piège beaucoup plus d’énergie qu’auparavant au voisinage de la surface de la Terre, perturbant le système climatique : il y a le réchauffement climatique – la température a augmenté en moyenne de 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle – mais aussi les canicules, les sécheresses, les inondations ou les incendies qui se multiplient, les calottes glaciaires et les glaciers de montagne qui fondent, la mer qui s’élève davantage, les océans qui s’acidifient, etc. Plus on laisse ce dopage se produire, plus on risque d’avoir des événements de plus en plus violents qui deviendront, à un moment donné, imparables.
    Le changement climatique est-il plus rapide qu’anticipé ?
    En ce qui concerne les courbes de température moyennes, non. En 2021, on est dans la gamme des scénarios anticipés par le GIEC. En revanche, les événements climatiques extrêmes sont plus difficiles à prévoir précisément. Le rapport spécial sur la gestion des événements climatiques extrêmes publié en 2011 par le GIEC disait déjà que la période de retour des pluies extrêmes allait diminuer, en donnant des estimations selon les différentes régions du monde et les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Désormais, grâce à la puissance des super-ordinateurs, on arrive à diminuer la taille des mailles de nos modèles, donc on comprend mieux ce genre d’événements à petite échelle. Mais je ne suis pas sûr que l’intensification des pluies soit plus rapide que ce qu’on pensait. On avance dans une seule direction : l’augmentation de la température, qui nous fait battre de nouveaux records chaque année et qui entraîne la multiplication des événements extrêmes.
    Je vais citer un autre professeur de sciences de l’environnement américain, John Holdren, pour qui on a trois choix : l’atténuation [la limitation des émissions de gaz à effet de serre], l’adaptation ou la souffrance. Il disait que l’on va connaître un peu des trois, mais que la question réside dans le dosage. Si on continue à faire bien trop peu d’atténuation, il y aura besoin de beaucoup d’adaptation et il y aura beaucoup de souffrance.
    A vos yeux, on n’agit toujours pas suffisamment pour limiter le dérèglement climatique ?
    Il faut d’urgence commencer à limiter nos émissions de gaz à effet de serre, en décarbonant les économies : sortir du charbon, arrêter le déboisement, réduire notre consommation d’énergie, développer massivement les énergies renouvelables, réorienter les flux financiers.
    Le paquet climat présenté mercredi par la Commission européenne est un pas dans la bonne direction, mais il est insuffisant. Surtout, c’est très frustrant de se dire qu’il va encore falloir deux ou trois ans pour qu’il soit finalisé et mis en œuvre. Il y a une urgence absolue à réduire nos émissions immédiatement. Le climat ne connaît pas les discours ou les propositions, il ne connaît que les facteurs physiques qu’on lui impose.
    Vous alertez pourtant de longue date les dirigeants politiques…
    Les scientifiques alertent depuis plusieurs décennies maintenant, mais ils ne sont pas écoutés. Ecouter, ce n’est pas seulement faire une réunion avec des scientifiques devant les caméras de télévision. Ecouter, c’est lire les documents, et ensuite réunir tous ceux qui doivent l’être, tous les départements ministériels, les acteurs économiques, les représentants de la société civile, et voir comment s’adapter et transformer notre économie et notre société. Il faut une révolution sociétale qui touche à tous les domaines.
    Les inondations en Belgique et en Allemagne ont aussi montré notre manque d’adaptation…
    Oui, il y a toute une réflexion qui va devoir se faire à la suite des tristes leçons que l’on peut tirer de ces événements. Cela va obliger à revoir les normes de construction, la manière d’organiser les secours. On a trop laissé construire là où on n’aurait pas dû, dans le lit majeur des rivières, sans laisser suffisamment d’espaces pour la biodiversité. On a canalisé trop de rivières, on a bétonné leurs flancs alors qu’on aurait mieux fait de les laisser dans un état naturel, on a imperméabilisé trop de surfaces avec du béton. On n’a pas suffisamment obligé les nouvelles constructions à avoir des réservoirs d’eau de pluie ni réfléchi à comment gérer l’eau des barrages avant des pluies diluviennes.
    L’adaptation concerne également les vagues de chaleur. L’an dernier, on a enregistré 1 400 décès supplémentaires en Belgique dus à la canicule. Ce chiffre est le même que pour la canicule de 2003, qui avait fait 1 200 morts, alors que la canicule de 2020 était moins longue. Cela montre bien que depuis près de vingt ans, même si on a pris des mesures (comme l’hydratation des personnes âgées), on n’a pas encore suffisamment compris ce qu’il faut faire.”

  13. J’aime bien “le Belge”, scientifique de plein droit ; surtout quand il parle de “béton” et constructions partout où il ne faudrait pas qu’il y en ait.
    En fait, j’aime tout ce qu’il dit ; car c’est du bon sens ; du “bon sens” scientifique ; à l’opposé du scientisme qui pollue tous les niveaux de la Société.

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  14. La semaine sans alcool peut donner des idées (lol), personnellement, je pense à un deal win win pour tous les citoyens du monde, spécialement pour nous les plus gros consommateurs de viande: pourquoi ne pas diminuer notre consommation de viande (industrielle)? Tout bénéf!

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