Chine : les déluges de juillet, par Marc

Cher Paul, mon TGV est passé là deux jours avant ce déluge du 20 juillet, de retour de trois semaines dans le centre du pays et le long du Yangtse. Xi’an, Chongqing, Trois Gorges, Wuhan, retour par Zhengzhou donc.

Ici grande solidarité, courage individuel pour secourir des inconnus, et une réaction de la puissance publique efficace, cela ne vous surprendra pas.

Pour le reste cela fait tout de même beaucoup de catastrophes naturelles autour du monde cet été comme vous l’avez publié sur votre blog ces dernières semaines. Pas de déni ici, mais de la sidération pour une journée de pluie de 900 millimètres sans comparaison de mémoire de Chinois, depuis mille ans.

En 2018 j’avais cherché en vain les paysages du Nord-ouest canadien que j’aimais tant dans les années 80. Déjà, feux de forêts de Vancouver à Calgary, Jasper ~ Banff méconnaissable. Éden de ma jeunesse défiguré.

Bon anniversaire bien sûr ! mais aussi mes condoléances trop tardives pour les victimes belges de juillet.

Amitiés,
Marc à Beijing

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13 réflexions sur « Chine : les déluges de juillet, par Marc »

  1. Quand j’avais dix ou douze ans, un orage à Bordeaux avait fait pas mal de dégâts : 50 mm en 30 minutes avaient suffit à faire flotter des voitures dans la rue.

    En Allemagne, il me semble avoir lu que la nuit de la catastrophe avait vu tomber 140 mm en quelques heures sur des sols déjà saturés.

    900 mm en 24 h, c’est un chiffre qui placerait n’importe quel territoire en situation catastrophique, c’est juste dingue.

    J’essaie d’imaginer ce que ça donnerait ici…y aurait un paquet de maisons sous l’eau…

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  2. Pas vraiment un commentaire, un point de repère. Neuf cent millimètres, c’est 900 litres d’eau par mètre-carré. Il tombe environ 600 mm par an à Paris, un mètre sur nos pentes cévenoles, deux sur le secteur le plus arrosé. Répartition très inégale sur l’année (au contraire du Bassin Parisien), mais sur un épisode cévenol récent en Haute Vallée de l’Ardèche, un record relevé sur une station de Météo France a été battu à près de 400 mm en 24 heures. Déjà énorme, mais très concentré, donc pas de conséquence catastrophique sur le bassin versant, au contraire de la crue historique du 23 septembre 1890, elle-même consécutive à plusieurs autres épisodes. L’ensemble du bassin de la rivière Ardèche – beaucoup moins urbanisé mais aussi moins boisé à l’époque qu’aujourd’hui- avait été touché. L’eau arrivait presque sous l’arche du Pont-d’Arc et occupait évidemment l’ancien lit, le méandre de la Combe-d’Arc, sous la grotte Chauvet. La plus basse des estimations chiffre à 5000 mètres-cube par seconde (certains parlent de 7000) le débit de l’Ardèche à ce niveau, donc dans les gorges. Ce débit correspond à celui d’une crue “normale” du Rhône. A son confluent avec le fleuve à Saint-Martin, c’était donc l’Ardèche qui poussait le Rhône, et non l’inverse.
    Beaucoup de dégâts, des morts mais rien de comparable avec ce qui vient de se passer en Chine.
    Chine, Allemagne, Belgique… Personne ne peut dire aujourd’hui, sur aucun mètre-carré “habitable” de cette Terre, qu’il est à l’abri: inondations, montée des eaux, sécheresses, canicules, tempêtes, incendies, affaissement des sols, températures mortelles, épuisement des ressources, effondrement du Vivant… Qui peut affirmer qu’il pourra demain boire, manger ou tout simplement respirer? Et nous faisons (moi le premier) comme si…
    Tiens, il paraît qu’on le célèbre en cette année.
    “Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient touchés”.

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  3. L’artificialisation des terres est un mal qui ronge aussi la Chine.

    Le plan gouvernemental avec ses « villes éponges » n’est pas à la hauteur du défi pour
    certains scientifiques chinois qui tirent la sonnette d’alarme :

    Faith Chan, associate professor with the School of Geographical Sciences at the University of Nottingham Ningbo, said “sponge city” measures are designed to cope with around 180-200 millimetres of rain over 24 hours, and would have been powerless against the downpour of biblical proportions that swamped Zhengzhou.

    Zhou of CBCGDF said in a blog post that practical measures such as waterproofing subway systems needed to be backed up by fundamental changes in how cities are designed, noting that the challenges will get harder in the coming years.

    “We hope this will serve as an important warning and ring an alarm bell for our industries and government departments to take action quickly, to change quickly, and prevent this kind of disaster from happening again.”

    https://kfgo.com/2021/07/23/zhengzhou-floods-serve-chinas-urban-planners-deadly-warning/

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  4. Comme si pareille urgence climatique, n’avait à être traitée en France, qu’avec ce quelle devrait “mériter”… le détachement, à la limite nihiliste, négationniste des causes conséquentes de la nuisance des activités humaines (“externalités négatives” polluantes, aggravant le dérèglement climatique, la perte de la biodiversité… du productivisme de modèles de croissance consumant plus de trois planètes par an, des guerres commerciales, monétaires, de “civilisations”, cybernétiques… vers cet “eldorado” que sont les pays dits jadis : “usines du monde”, mais en réalité les moins disant sociaux, fiscaux, moraux, environnementaux…) et/ou le doute, “la peur d’avoir peur”, d’un régime politique totalitaire, soit disant à l’origine de la pandémie ( les zoonoses n’y étant pour rien bien entendu. “Quel gros et vilain mot d’ailleurs”…!) ce “loin des yeux, loin du cœur”… pèse lourd plus qu’on ne le laisse penser, de façon unique… sur la capacité de nos dirigeant.e.s – qui du public et privé, ne s’inquiètent que de comment lutter contre la menace de justice sociale (et “sociétale” ? – à mesure l’ampleur de ce qui se passe ici bas sur ce qu’elles-ils prétendent gouverner, présider, légiférer… ou là bas ou “l’autre” est systématiquement à suspecter…

    Au lieu de cela se concurrencent à l’échelle électoraliste, “nationaliste”… quelles urgences hiérarchiser et prioriser, au détriment de quelles valeurs, surtout morales, éthiques, inverser, tordre dans tous les sens… comme ce qui suit va essayer de démontrer.

    “Il parait que “ce que l’on conçoit bien, s’énonce clairement”…

    C’est un mantra que la droite politicienne, néolibérale, ultralibérale (et extrémisée, coté macronie en ce moment) et la « société civile » faussement « représentative » au travers des « chiens de garde », « influenceurs », « donneurs de leçons de morales » des médias mainstream… assènent sans réserve à l’adversité… quand il est question d’envoyer une fin de non recevoir à ses argumentaires.

    Aux “temps de cerveaux disponibles” qu’à vouer un “culte féroce” à la seule “DICTATURE des émotions” capable de “rassurer”, “réconcilier” leurs doutes, incertitudes, avec leurs “ras le bol fiscaux” “poujadismes”, “bas instincts” de se faire une “opinion”… Mais gare à ce que cette pute, “l’opinion”, ne s’en prenne pas qu’à la main que le juge a sur le portefeuille, le “pouvoir d’achat”, car l’adversité ne sera qu’intériorisée alors.

    Surtout si cette dernière est de gauche, écologique… décrocheuse de portrait, des mouvements « eXtinction Rébellion »… jusqu’à se retrouver partiellement dans celui actuellement disqualifié avec « intelligibilité », il paraît, « d’antivax »… la clarté des injonction contradictoires de « l’obligation vaccinale » à « géométrie variable » et du « pass sanitaire » discriminatoire… est impossible à être bien conçue, dans la manière de contrer les arguments… et dans les revendications s’opposant aux amalgames, « simplismes de la com’ », caricatures connotées…

    « L’intelligibilité » de l’application du mantra, est de faire preuve d’intelligence, dans l’élocution, le langage… même si l’argumentaire se fait froidement dans le calcul cherchant à trouver le plus petit dénominateur commun, la plus petite conception « préjugeant » au mieux (l’ennemi du bien…?), dans le sens disqualifiant : les doutes, incertitudes, indécisions légitimes d’une partie de la population… craignant autant la géométrie variable de « l’obligation vaccinale »… que le « pass sanitaire » discriminatoire…

    L’énonciation du terme « d’antivax » (souvent auparavant associé dans « l’imaginaire collectif », à l’extrême droite – alors que la frange des antivax, anti-masques, conspirationnistes… ne représente que 10 à 15 % de la population, ayant une proximité avec l’extrême droite) paraissant aussi clairement négative dans la psyché collective… qu’étayée, rabâchée en boucle sur les « réseaux sociaux » et dans les analyses des médias de masse (et textes de loi)… par des « zélites », la « méritocratie »… sur fond de discours énonçant les risques de l’urgence sanitaire… cette énonciation permet d’occulter, d’obscurcir… de rendre suspectes même… inaudibles et incompréhensibles en tout cas… autant les indécisions, incertitudes… portant sur des injonctions contradictoires de « l’obligation vaccinale », du « pass sanitaire »… que le fait de tenter d’y répondre ne serait soit disant, pas faire preuve d’intelligence, sauf à rabaisser le niveau des débats publics et politiques.

    Cette gouvernance ne s’est-elle pas caractérisée depuis le début du quinquennat par le fait d’adopter une position « victimaire » dans le sens de prétendre avoir une intelligence tellement trop complexe pour être comprise… qu’il ne faut pas lui en vouloir de se permettre de qualifier de « rien », « fainéant.e.s », “débiles”, etc, les plus pauvres, précaires, discriminé.e.s…. ?

    Seulement énoncer clairement être contre “l’obligation vaccinale” à géométrie variable (exemptant le personnel du “monopole de la légitime violence de l’Etat”, votant à plus de 50% pour l’extrême droite), ne devrait pas permettre non plus à l’adversité de bien concevoir qu’il est aussi question d’être contre le “pass sanitaire” ou une “obligation vaccinale” totale… De même énoncer clairement être contre “l’obligation vaccinale” totale, ne devrait pas permettre à l’adversité de concevoir qu’il est bien claire qu’il est question d’être contre le “pass sanitaire”… Enfin alors qu’il peut être énoncé clairement être contre le “pass sanitaire” (sans être contre “l’obligation vaccinale” totale…), cela ne devrait pas permettre non plus à l’adversité de concevoir qu’il est alors bien plus claire que c’est un propos “d’antivax”… Et pourtant…!

    Pourtant les injonctions contradictions des décideurs et décisions (se rappeler de “l’inutilité des masques” en début de pandémie) de rendre à géométrie variable « l’obligation vaccinale » et d’y associer, la politique du bâton et de la carotte du « pass sanitaire » ne sont pas plus énoncées avec clarté, quand les conséquences de leurs conceptions, ne présagent rien de bien, ni de « bon sens », pour une partie aussi conséquente de la population manquant de tout…

    L’injonction de « l’obligation vaccinale » des soignant.e.s… par exemple, pas si clairement énoncée dans les sanctions, risques de licenciements encourus… et dans les intentions de rendre payant les tests de dépistages (ouvrant aussi droit au « pass sanitaire », avec le fait d’avoir contracté la covid-19 et acquis une immunité naturelle…)… soignant.e.s à qui est demandé encore plus de sacrifices, celui de ne pas « déserter », en première ligne, pour que le front de la campagne vaccination ne manque pas (de « chair à canon »…?)… cette injonction est autant contradictoire dans la forme de criminalisation des soignant.e.s qu’elle opère… qu’il est impossible de bien concevoir comment peut être exempté de cette « obligation… » le personnel du « monopole de la légitime violence de l’Etat » votant en majorité pour l’extrême droite… qui aura la charge de contrôler, en partie, la conformité des « pass sanitaire »… A moins de privatiser partiellement ce nouveau secteur « sécuritaire »… ?

    Une autre injonction, celle du court-termisme… énonçant avec clarté « la peur d’avoir peur » (du retour du risque d’attentat…) que le risque de la progression du variant Delta, devienne incontrôlable, sature les lits de réa en services publics hospitaliers… est complètement contradictoire lorsqu’elle ne cherche pas à bien concevoir un débat politique et public à moyen et long terme (voir l’urgence du vote d’une loi « pass sanitaire », n’ayant pas laissée le temps aux oppositions, juste avant les vacances, de mieux préparer les arguments, ni de les défendre au mieux) portant sur la stratégie (de « stop and go ») de la gestion néolibérale d’une crise sanitaire refusant tout reconfinement (reconfinement des propriétaires privés d’entreprises, d’actions… les plus assistés sans contrepartie…?), sur la nécessité d’agir urgemment en pleine période estivale, alors qu’était anticipée l’arrivée de cette quatrième vague avec ce variant (qui a oublié qui a souhaité ne pas interdire la coupe européenne de foot, avec ses conséquences virales…?), alors que sont prévisibles qu’avec pas plus de moyens et de personnels (licencié en cas de refus de « l’obligation vaccinale »…), les risques de saturation des dits services publics s’aggravent… A moins de mettre en place les conditions d’une cinquième vague avec la mutation et l’apparition d’un nouveau variant et des nouvelles obligations vaccinales avec d’autres vaccins… ?

    Comment dans ce cas bien concevoir de débattre politiquement sur ce qui sera à énoncer clairement et à réagir promptement… avec les variants Epsilon, etc., puisqu’il faut apprendre à « vivre avec le virus », et les mensonges ayant promis de soustraire à la « loi des marchés » la santé, pour retrouver des « jours heureux », en laissant la spéculation, les paris… faits sur la gestions des stocks en flux tendu, et des prix de masques, gants, blouses respirateurs, médicaments, vaccins (comme par hasard n’est-ce pas celui nommé Moderna, qui fait se frotter les mains des propriétaires privés d’actions, stock-options… aujourd’hui suite une autorisation du régulateur européen (EMA), de mise sur le “marché” dans le cadre de vaccination des 12/17 ans, j’ai cru comprendre ?), oxygènes de réa, sur les comportements des individualistes… rester « maîtres des horloges » ?

    Y a t-il contradiction à débattre publiquement et politiquement des études énonçant clairement, en toute impartialité, neutralité (est-ce possiblement le cas d’ailleurs, dans les contrats classés secret d’affaire passés entre les Etats, la CE et les firmes pharmaceutiques…?), les réelles connaissances scientifiques connues, par rapport à la meilleur conception à avoir vis à vis des risques des effets secondaires à moyen et long terme encore inconnus, des vaccins, des séquelles et traumatismes du covid-long (en terme de reconnaissance en maladie prof…, prises en charge à 100 %… par la SC, les protections sociales, etc ?)… tout en répondant à l’injonction d’énoncer clairement qu’il est question de soulager les services publics hospitaliers, de soutenir son personnel, les soignant.e.s… commençant à avoir du mal à bien concevoir de devoir opérer un « tri sélectif » entre les patient.e.s atteint.e.s de formes graves, mortelles de la covid, celles et ceux cumulant tellement de facteurs multiples de comorbidité que leur diagnostics et causes de décès, sont difficiles à établir, et celles et ceux subissant des pathologies chroniques mal soignées… ?

    Est-il concevable qu’il soit bien, de « bon sens » quoi, mais aussi qu’il soit en rien contradictoire… de transférer ce « tri sélectif », des « vies à sauver »… dont de plus en plus sont en souffrances… dans la précarité, pauvreté… les NON RECOURS, “discriminations systémiques”… toujours plus d’inégalités… vers l’injonction de faire contrôler/juger la bonne conformité des « pass sanitaire » et/ou des « déviances » de ces vies… par les « primo vaccinés », invités à refuser, nier clairement (s’estimant « pris en otage »…) d’avoir à énoncer qu’ils sont des privilégiés, ont bénéficié de « dérogations »… d’avoir pu se faire vacciner plus tôt, avant les autres – qui se rappelle des discours incitant à n’importe qui non prioritaire, d’aller se faire vacciner par peur de devoir gâcher des doses ? – alors qu’il n’y a jamais suffisamment de doses, pour inoculer à toutes et tous, à toutes les populations du monde, « en même temps », ce qu’il est question maintenant de rendre obligatoire… ?

    « L’intelligibilité » d’un propos ne juge t-elle pas seulement que la valeur d’un QI… voir d’une IA… lorsqu’elle cherche à réduire le moyen… tout calcul… tactique machiavélique… etc. au moins disant moral, social, fiscal environnemental comme finalité… ? Un QI élevé ne prouve aucunement qu’il y a équivalence entre Quotient Intellectuel et Quotient Émotionnel élevés pour les deux…l’émotionnel régissant le sens de l’éthique et de la morale…

    Mais ne croyez pas que les vrais “antivax”, anti-masques, adeptes des théories conspirationnistes, n’abusent pas des même techniques rhétoriques, pour convaincre autour d’eux que celles et ceux n’étant pas d’accord avec leurs propos, arguments, sont contre eux, n’y comprennent rien… La formule de Bannon, ex-conseiller de Trump (les zémmouristes, etc en France), affirmant “qu’il y a du bon dans le coté obscure de la force”, permet de bien faire concevoir comment il peut être énoncé clairement des propos misogynes, xénophobes, homophobes, fascisants (pourtant pour ceux racistes mainte fois condamné judiciairement), suivant quels auditoires “on” a à faire… et suivant quelles urgences il est question d’instrumentaliser.

    Est-ce que les deux protagonistes d’alors (macronie vs extrême droite/droite extrême) ne se retrouvent derrière un dénominateur particulier, pas si petit que ça en terme de conséquence à moyen et long terme, plutôt singulier alors et donc pas si commun en terme d’intérêt général : qui leur impossible de bien concevoir, comment il puisse être énoncer clairement toutes les modalités universelles du processus actant la passation en licence libre, les dits vaccins, médicaments…?”

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  5. Je ne comprends pas que personne n’évoque la (les) ruptures de 1975 du barrage de Bianqao
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_de_Banqiao
    830 mm de précipitations en 6h, 1700 mm en qqs jours, à cause du typhon Nina,
    tout cela 300 km au sud de l’actuelle inondation.

    Certes les leçons techno-hydrauliques et climatiques de Banqiao sont autres que celles d’aujourd’hui (un lanceur d’alerte n’a pas réussi à se faire entendre quant à la mauvaise qualité de la réalisation, en gros), mais les extrêmes climatiques existaient déjà. Sans doute bien moins fréquents.

    Et Pierre-Yves a bien raison de souligner aujourd’hui la question de l’artificialisation des terres, qui menace aussi nos métropoles en Europe.

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  6. Puisqu’on évoque l’ “utilité” des barrages…( A CONDITION de savoir s’en servir…) , en Belgique apparaît lentement mais sûrement le motif , ou plutôt la conjonction probable de motifs qui ont conduit une inondation maîtrisable jusqu’à 03h00 du matin ((événement brutal et de nuit , circonstance aggravante meurtrière)) à se transformer en une demi-heure en un torrent impétueux de deux mètres de hauteur..

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_quel-role-le-barrage-d-eupen-a-t-il-joue-dans-les-inondations-de-la-vallee-de-la-vesdre?id=10810019

    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/07/15/en-images-des-torrents-deau-devastent-les-routes-et-les-habita/

  7. Coucou,

    Les chinois ont une mémoire d’éléphant !

    J’espère que cela ne se situe pas dnas la règion de l’enorme barrage !

    Bonne soirée

    Stéphane

  8. @Marc à Beijing, l’auteur de l’article.

    Je me demande toujours comment on peut déplorer des changements dans notre environnement dont on est, y compris à titre individuel, largement responsable.

    J’ai été deux fois en Amérique du Nord et une fois en Chine pour le boulot. A chaque fois, déjà dans l’avion je me demandais ce que je foutais là, cad dans un lieu aussi peu naturel, aussi incroyable pour nous humains, aussi militaire aussi. Et j’en ai encore des remords. Faut dire que dès les années 70 j’avais été choqué non seulement par le bouquin “Les limites à la croissance” vendu à l’époque sous le titre plus politiquement correct de “Halte à la croissance ?” mais surtout par l’absence de réactions qui a suivi.

    Pour ne pas regretter le paradis perdu de Banff par exemple, il suffisait de ne pas y aller, non ?

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    1. Oui, vous avez parfaitement raison.

      Et vous aviez raison sur l’essentiel il y a déjà longtemps. Bravo.

      Je partage aussi votre irritation devant l’immobilisme ambiant. Car 50 ans plus tard Greta, Paul, Aurélien, d’autres, tirent encore et toujours la même sonnette d’alarme.

      Espérons qu’après les événements climatiques tragiques de ce mois de juillet, les vivants soient enfin au coeur de toutes nos préoccupations.

      M

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      1. @Marc Ce n’était pas contre vous, c’était contre le système, ce coup de déprime.

        J’avais 15 ans et l’immobilisme suite au cris de détresse des écologistes des années 1970 me rendait presque malade. Je n’avais pas compris à l’époque que les adultes avaient connu des périodes de restrictions et que c’était la fête : voir par exemple les films noirs tournés à Paris dans les années 1950/1955 avec des rues pratiquement désertes, dans un temps préhistorique pour moi, né en 1963, mais dans un passé finalement très récent pour mes parents nés avant/pendant la guerre…

        Depuis j’ai absolument toujours eu des remords quand je faisais une activité qui dépensait trop d’énergie et qui avait de conséquences si néfastes sur l’environnement. Aujourd’hui je n’en dépense plus beaucoup, je vis avec les minimum pour essayer d’enrayer la machine, même si en tapant ce texte je sais que j’en dépense encore trop, de cette énergie qui va bientôt tant manquer. Mais cette machine ne s’est jamais enrayée, et elle continue de fonctionner même durant cette crise de la covid.

        Alors j’ai tout le temps d’admirer la maison brûler, comme disait notre grand con de président Chirac. Quand je me promène dans ma banlieue cossue de l’ouest parisien, je vois souvent des ruines remplies de cadavres partout autour de moi. Mais je n’ai pas envie de psychanalyse pour ça, car c’est la réalité pour dans quelques années. Il ne fallait pas aller à Banff.

        1. “Alors j’ai tout le temps d’admirer la maison brûler, comme disait notre grand con de président Chirac. Quand je me promène dans ma banlieue cossue de l’ouest parisien, je vois souvent des ruines remplies de cadavres partout autour de moi. Mais je n’ai pas envie de psychanalyse pour ça, car c’est la réalité pour dans quelques années. Il ne fallait pas aller à Banff.”

          Lucide, dure, très dure, mais lucide. L’extermination finale en décor dominicale ça aide à relativiser. Ca fout aussi un peu les jetons.

          Pour ma gouverne, tu pourrais expliquer Banff ? Google renvoie à une station canadienne…

          Désolé pour l’entropie et l’effet joule de ma question. En même temps on ne va pas se flinguer comme on pourrait y être conduit à être aussi lucide. Du moins pas tout de suite encore. Enfin, on verra (ou pas).

          1. Longtemps j’ai cru que Banff a été le lieu de tournage de Shining car j’avais aperçu ce nom dans le générique de fin. Je ne suis plus certain, mais ce qui est certain c’est que c’était, et c’est certainement encore, un paradis sur terre, même si Marc dit que ce lieu aussi souffre. Et il souffre entre autre parcequ’il y a été au moins deux fois dans sa vie de touriste de masse. Voilà.

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