16 réflexions sur « Vidéo – Je lance une veille sur l’effondrement »

  1. Bonjour je vous suis depuis quelques temps sur youtube avec le plus grand intérêt.je souhaiterai avoir votre point de vue sur
    Comment pensez vous que l effondrement va avoir lieu en France?
    Est il encore judicieux de garder un emploi salarié par exemple ?
    Quelles mesures prendre a son niveau et comment s y préparer ?
    J aimerais avoir votre point de vue si cela est possible.
    D avance je vous remercie pour votre réponse éventuelle.
    Cordialement philippe bayle

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      1. Es-tu certain de ne pas connaître les réponses ?

        Pourtant, en partant du principe de la nuisance, et de la liberté bien compris, et bien documenté par toi, tu as déjà une bonne matrice pour apporter une réponse à ce genre de question.

        Puis franchement, ne pas avoir le début d’un commencement de réponse à ce genre de questions pragmatiques, ça pose un peu problème après une réflexion entière d’une vie intellectuelle non ? Ou alors c’est normal et c’est moi qui me fait une idée sur l’importance d’apporter des diagnostics et des analyses sur la réalité du Monde. Après c’est facile de débiner le peuple bête et méchant s’emparer à sa sauce de ses analyses pour tracer sa voie.

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          1. J’ai déjà fait allusion au Plan B et je continue d’y travailler en secret. Les êtres humains sont-ils concernés ? Leur souvenir, oui. Pour le reste…

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    1. Déjà je pense qu’il ne faut pas considérer l’impact d’un effondrement uniquement en France . Il serait préférable de l’appréhender au niveau mondial . C’est un peu comme pour la pandémie , la vaccination surtout . Ce qui se passe en France ou même en Europe n’a pas en soi d’intérêt si on ne résout pas les problèmes au niveau planétaire.
      Mais l’initiative de M.Jorion est louable si tant est que l’on puisse connaître les leviers d’action qui sont à notre disposition pour inverser la tendance. Il faut bien commencer par quelque chose, tirer un premier fil tel celui d’Ariane et voir où ça nous mène.
      Quant aux autres questions qui sont pertinentes mais auxquelles il est très difficile de répondre je ne peux que vous conseiller de réfléchir par vous même . Il n’y a pas de mode d’emploi prédéfini .

      Cordialement .

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    2. Faut aller jeter un oeil sur les sites des survivalistes , on peut y trouver quelques conseils bien utiles mais faut pas s’y préparer la veille !

      1. Je suis allé voir sur un site survivaliste. Ça m’a conduit à acheter un second couteau suisse. Comme ça j’en aurai un aussi en permanence dans la bagnole.

        Mais soyons sérieux, un de mes fils avait lu avec beaucoup d’attention le livre très bien fait d’ailleurs de Lewis Dartnell paru en 2014, The Knowledge. How to Rebuild Our World From Scratch. Il avait relevé la multitude de choses dont l’auteur, malgré toute sa vigilance, supposait qu’elles seraient après l’effondrement exactement comme avant, alors que rien n’est moins sûr.

        Illustration : à la page 54 du livre il est expliqué que rien ne peut arriver à la bibliothèque de semences au Spitzberg. Trois ans plus tard, comme je viens de le rappeler, elle fut inondée quand le permafrost a fondu.

  2. Que vont déclencher l’ampleur des incendies de la côte Ouest, les feux d’enfer et les cieux rougeoyants chez les évangélistes, chez les boys ?
    Chaque culture va devoir entrer en résistance, sur le terrain, contre ses propres démons.

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  3. Est-ce que modifier les règles sanitaires pour sauvegarder un secteur économique est le signe d’un effondrement en cours ?

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/08/08/les-viticulteurs-pourront-deroger-a-la-reglementation-sur-les-traitements-a-base-de-cuivre-pour-lutter-contre-le-mildiou_6090904_3244.html

    Bon en fait c’est assez courant, même que c’est totalement courant. Puisque c’est la règle absolue en économie. Mais vous inquiétez pas, un mettra une taxe, et une limite pour la saint GlinGlin, ouf, sauvé.

    1. « Nous assistons à une succession d’aléas climatiques importants », a déploré, vendredi, Jérôme Despey, secrétaire général du syndicat agricole majoritaire FNSEA.

      –> Et on ne va surtout pas se poser la question du « pourquoi » … Et du « comment faire » pour éviter les produits chimiques.

      Sur mes 3 carrés de pommes de terre, j’ai eu droit :
      – au froid et à la pluie, ce qui m’a empêché pendant une vingtaine de jours de les planter ;
      – à la grêle, qui a coupé de nombreuses tiges ; heureusement, la plante est résiliente, et elle est capable d’une part de garder des tiges cassées à angle droit vivantes ; et d’autre part d’en refaire d’autres.
      – quelques habituels doryphores et campagnols, systématiquement détruits ;
      – un été pluvieux, où le mildiou est apparu dès fin juin plutôt que mi à fin juillet habituellement.

      Et pourtant, en supprimant systématiquement et régulièrement (j’en suis à la troisième passe, ça casse bien le dos) les feuilles malades, j’ai de magnifiques plants, et j’espère que ce qu’il y a en dessous l’est aussi. Sans une goutte de produit phytosanitaire ou de cuivre. Juste de l’huile de coude. De quoi me faire une année de consommation et mes propres plants (j’ai mangé il y a deux jours de PDT de l’année dernière, plus goutues encore que les 2 kg achetés en magasin bio).

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      1. Je n’avais pas donné la conclusion, mais les centaines de millions de dollars dépensés à fabriquer des robots danseurs ou des algorithmes calculant la meilleure pub à nous balancer selon nos habitudes internet pourraient être utilisés à construire des machines qui font ce que je fais sur mes patates, économisant l’épandage de produits destructeurs de nature. Idem pour le désherbage.

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        1. Oui et cela éviterai le mal de dos, et tout ce qui est harassant et souvent assez incertain en matière d’agriculture, des conditions de vie qui font que beaucoup ont quitté ce Monde sans trop regretter sa dureté en fait.

          Je n’aimais pas trop ramasser les tomates et les haricots penché ou cassé en 2 toute la journée avec mes grands parents dans leurs champs lorsque j’étais jeune enfant.

          Mais des machines impliquent de l’énergie et un remembrement des cultures.

          A part la forme de Kibboutz pour le partage des tâches et de la dureté afin de récolter les produits du sol, je ne vois pas comment en sortir autrement. Une vrai réflexion à large échelle de l’agriculture, son organisation technique et humaine me paraît urgente et nécessaire. Un peuple de paysans, artisans, enseignants, médecins, éduqués et citoyens avec un maintient de moyens de communications et de diffusion du savoir, couplé à une organisation véritablement démocratique est un horizon pas forcément désagréable, avec possiblement des « centres techniques avancés de productions et de soins » répartis équitablement sur le territoire et accessibles grâce à un réseau de transports public.

          Favoriser l’autonomie locale et l’entre aide. Il y a pas mal d’expériences en la matière. Il me semble que c’est le rôle d’un Etat prévoyant, disposant encore des ressources énergétique large, de mettre en place les conditions de l’éclosion de ce type de micro sociétés organisées entre elles.

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  4. Le Giec (les algorithmes transforment automatiquement « Giec » en « Grec »: ils ont le sens de l’humour; c’est vrai que le Grec se réchauffe beaucoup ces derniers jours); le Giec, donc, rend son énième rapport aujourd’hui. Qui sera suivi d’ici peu d’une énième Cop. Lesquels ne seront suivis, comme tous les précédents, d’aucun effet. La preuve par l’ascension imperturbable de nos émissions de gaz à effet de serre.
    Effet de serre. Les nuages y contribuent. Mais de quelle façon? Elément de réponse.
    « Aujourd’hui est un jour important pour les gens qui s’intéressent à la climatologie, avec la sortie du 6e rapport du Groupe I du GIEC, travail de mastodonte de chercheurs dévoués à nous informer sur nos impacts sur le climat et sur notre avenir.
    Il est 7h du matin, le rapport n’est pas encore publié, et nous ne savons pas encore s’il intégrera cette étude de Ceppi et. al (soumise fin 2020 mais publiée il y a seulement 2 semaines) mais elle constitue une percée importante ! En tous cas, nous vous la partageons. Nous sommes comme ça sur cette page : toujours à la pointe, avec un coup d’avance 😎
    Blague à part (surtout que nous ne faisons que reprendre des éléments de ce nouvel excellent article de Carbon Brief), un des résultats les plus déterminants de la climatologie est la sensibilité climatique : le niveau de réchauffement correspondant à un doublement de la concentration atmosphérique de CO2 par rapport à l’ère pré-industrielle. Malgré tout le travail effectué depuis 40 ans, l’incertitude reste importante autour de ce chiffre. Le GIEC retenait dans son 5e rapport de 2013 un intervalle de +1,5 à +4,5C pour une concentration de 560ppm (qui arriverait autour de 2060 si l’on ne change rien).
    Le rôle des nuages est de loin le facteur d’incertitude le plus important. Les nuages bas et clairs exercent un effet refroidissant tandis que les nuages hauts et fins laissent passer le rayonnement solaire et absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, exerçant ainsi un réchauffement. L’affaire est compliquée car dans la plupart des endroits du globe, les différents types de nuages se superposent. Pour ne rien arranger, la formation, croissance et disparition des nuages met en jeu de nombreux processus allant de l’échelle sub-micro à des systèmes nuageux de plusieurs kilomètres de long. Les climatologues s’arrachent les cheveux.
    Les nuages ont globalement un rôle refroidissant à l’heure actuelle, mais le réchauffement climatique pourrait modifier leurs propriétés de manière à les rendre plus refroidissants ou au contraire plus réchauffants (c’est la « rétroaction nuageuse »).
    Cette nouvelle étude est source d’enthousiasme dans la communauté scientifique car elle propose une approche susceptible de mieux comprendre la rétroaction nuageuse, donc la sensibilité climatique.
    L’étude conclue qu’il est « extrêmement improbable » que les nuages exercent une rétroaction « négative » (donc refroidissante) et qu’il est « très probable » qu’elles exercent une rétroaction « positive » (donc un effet réchauffant, ce qui est négatif pour notre pomme).
    L’intervalle de sensibilité climatique proposé va ainsi de +2,6 (avec 17% de chances d’être en-dessous) et +4,2C, (avec 17% de chances d’être au-dessus, ce qui serait extrêmement violent, mais pas besoin d’aller jusque là pour que ce soit le bazar un peu partout sur Terre). Les valeurs en-dessous de +2C sont « extrêmement improbables » (moins de 0,5% de probabilité).
    En d’autres termes, ce serait une très mauvaise idée de reposer sur la Providence.
    Cette étude en rejoint d’autres réalisées depuis 2013 permettant d’affiner l’estimation de la sensibilité climatique.
    Sa principale avancée méthodologique est l’utilisation de données satellitaires mensuelles permettant d’inférer la réaction des nuages à divers facteurs environnementaux (température, humidité, vents…) et l’application de techniques de « machine learning » pour analyser les résultats.
    Selon Ceppi, cette étude est la première à estimer l’effet des nuages de manière globale (les études passées étant plutôt sur une maille régionale) sur tous les types de nuages (et non sur un type en particulier).
    L’analyse par machine learning permet également d’isoler les impacts individuels des différents facteurs environnementaux sur la rétroaction nuageuse (température de surface, stabilité troposphérique).
    Bravo à ces personnes qui font avancer la science. »
    https://www.carbonbrief.org/clouds-study-finds-that-low

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