Notre Ruffin national a besoin d’aide, par Thomas Saupique

Bonjour Paul,

J’ai été pris d’un doute saisonnier. Voilà que le temps et la conviction que je consacrais à écrire pour m’indigner contre les tragiques réalités de notre temps furent soumises aux brises marines de l’été : les fameux vents thermiques si doux et convoités par les amateurs de voile.

Et puis votre joyeuse troupe de blogueurs me semblait partie en vacances. Je me suis dit alors ne vaut-il pas mieux garder mes forces pour la rentrée lorsque davantage de candidats seront officiellement en lice puisqu’il s’agit pour moi de scruter les personnalités politiques médiatiques ?

Pourtant mon papier titré « Mimi Marchand derrière les barreaux » était plutôt drôle et inspiré mais il devenait bouffi au fil des détails que je rajoutais ici et là dans mon insatiable plaisir d”écrire et volonté de dire. Nous voilà fin septembre, enfin Montebourg et Hidalgo sont officiellement candidats et demain nous seront fixés concernant le Pôle Écologiste.

Restent donc les Républicains pour sortir leur ticket du chapeau et nous seront en piste.

Face à la crise de confiance du peuple qui ne va plus voter en masse et qui gangrène ce régime dit semi-présidentiel de la Ve République, la voix de ceux qui ne briguent pas le pouvoir directement mais qui travaillent activement à faire entendre leur critique argumentée va peser dans le débat. Car comme à l’accoutumée, les candidats vont faire leur shopping parmi les revendications les plus populaires et les idées les plus séduisantes extérieures à leur propre agenda pour élargir leur audience.

Les candidats en campagnes électorales convolent toujours vers la victoire avec un sens généreux de l’opportunisme ou de l’ouverture d’esprit, c’est selon. Ils sont dans la phase de conquête, de mesure quasi quotidienne de leur côte de popularité, ils reniflent donc les bonnes idées à ajouter sur leurs affiches électorales comme le cochon la truffe sous les chênes du maquis. Ouverts aux concessions, ils adoptent soudainement des promesses qu’ils n’auraient pas faites dans d’autres circonstances.

Voilà donc une période d’aubaine pour notre fougueux cavalier François Ruffin. Lui à qui personne ne peut reprocher son indefectible travail de terrain à travers champs et campagnes pour soupeser les misères populaires. Tandis que d’autres aiment davantage les mondanités de centres-villes où l’on s’enthousiasme dans le brouhaha d’une salle et l’ivresse d’une coupe de mousseux aidant, après un discours applaudi par un public gagné d’avance.

Mais voilà, notre Ruffin national a besoin d’aide. Comme tout le monde il a ses zones d’ombre et de fragilité. Me concernant, je suis devenu membre de son équipe de monteurs vidéos puisque c’est l’une des compétences utiles à la nation que je puisse exercer depuis ma contrée éloignée…

Je m’adresse donc aujourd’hui à vous Paul en tant qu’homme sage et expérimenté pour attirer votre attention à un endroit bien particulier.

Ruffin est un loup solitaire. Il est entouré certes de sa meute fidèle mais il garde ses distances, méfiant. Ce qui d’ailleurs lui vaut d’avoir cette voix tremblante lorsqu’il rentre sur le ring médiatique et se voit confronter à d’autres créatures aux dents affutés : les commentateurs de la vie politique qui protègent leur terrier et leur audience, sans merci. Léa Salamé d’un sourire imprenable façon muraille de Chine ou Jean-Jacques Bourdin de son regard défiant et inquisiteur, pour prendre deux exemples. Ruffin n’est pas à encore très à l’aise durant ces exercices rhétoriques qui exposent, avec sa bonhommie, sa sincère indignation, ses combats pour les plus opprimés.

Là où il rayonne c’est dans ses confrontations avec le jeune président Macron. Une forme de duel entre deux Picards de la même génération mais d’éducation opposée. C’est presque caricatural à la vue de leur CV et choix de carrière. Tous deux diplômés d’éminentes écoles, le CFPJ pour Ruffin et l’ENA pour Macron, l’un devint journaliste engagé lorsque l’autre devint banquier d’affaires. L’un dénonce par l’investigation pour protéger ses pairs et les réglementations sociales gagnées au fil du temps. L’autre conçoit des opérations de communication pour conquérir les échelons du pouvoir et imposer l’ambition comme une valeur morale proéminente de la vie en société. L’un sera interventionniste l’autre sera libéral. Deux chemins qui les mèneront à la politique et aux positions qu’on leur connait depuis 2017. François le député-reporter qui n’a pas cessé d’investiguer et Emmanuel le banquier-président qui n’a pas cessé de penser la France en termes financiers.

Quoi qu’il en soit, la lutte politique passe nécessairement par des accords. En ce sens, Ruffin va devoir élargir son réseau pour se trouver des alliés et ainsi engranger plus de victoires. La division est déjà grande au sein des ténors la gauche. Mais si des relations plus profondes pouvaient se tisser entre différents acteurs de la cause interventionniste, ces convictions pourraient émerger plus souvent et clairement et ainsi influencer le programme du futur(e) président(e).

Savez-vous par exemple que Ruffin est en tournée pour la promotion de son documentaire “Debout les femmes” ces jours-ci ? Il était à Rennes ce soir, sera à Brest le 28 et à Nantes le 29. C’est pourquoi je l’ai incité à rencontrer l’inénarrable Franck Lepage qui habite la Bretagne et dont les conférences gesticulées reçoivent un large succès sur youtube avec des millions de vues cumulées. Je perçois donc chez François une forme de fatigue qui le pousse à faire ce qu’il sait faire : battre le pavé pour éviter de se sentir désespéré par son impuissance parlementaire et législative. Et je pense sincèrement que la présence et les mots rassurants d’un homme qui pourrait être son père, vous, pour lui donner une accolade bienveillante et discuter quelques-uns des sujets brûlants qui le préoccupent pourraient lui donner le recul dont il a besoin.

Je devine que François Ruffin gagnerait à bâtir avec d’autres personnalités exposées comme lui publiquement dans différents domaines de la lutte pour préserver l’humanité. Pour développer une stratégie commune et un sentiment d’appartenance à un groupe plus large de même conviction, au-delà des partis comme la France Insoumise. Par exemple, son travail de terrain sur l’industrie française ou ce qu’il en reste pourrait être confronté plus méthodiquement aux théories d’un économiste comme Thomas Piketty ou Bernard Friot, voire d’un candidat comme Arnaud Montebourg.

Autre exemple, si vous prenez le temps de visionner sa dernière video dans laquelle il évoque le vaccin et le pass sanitaire, il y a une forme de confusion dans ce qu’il tente de dire et les internautes ne s’y sont pas trompés : les réactions ont été vives puisqu’il présente concomitamment son film dans des salles dont l’accès est naturellement réglementé. Mais adresser ce sujet de manière la plus limpide qui soit est essentiel : il recoupe à lui tout seul les préoccupations qui concernent la santé collective, les financements publiques / privés, l’indépendance sanitaire nationale, les théories complotistes, les libertés individuelles.

Comme pour tout pèlerin, ce sont les rencontres impromptues qui font du voyage un moment mémorable. Alors vous pourriez aller à sa rencontre sur son chemin vers Nantes ! Il serait je crois agréablement surpris et cela pourrait avoir un effet bénéfique sur son avenir. Car ce jeune homme accepte de porter publiquement ma foi, un bien lourd fardeau.

Amicalement,

Thomas

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29 réflexions sur « Notre Ruffin national a besoin d’aide, par Thomas Saupique »

  1. Merci Thomas,
    Je ne sais pas si Ruffin a vraiment besoin d’être défendu et de se confronter à des pointures intellectuelles pour franchir un cap supplémentaire.
    Sa personnalité, son discours parlent pour lui.
    Sa force c’est de s’approprier certaines idées des autres sans en être le répétiteur.
    Ce n’est pas homme qui aurait besoin d’un mentor, il y perdrait son âme.
    Il est d’abord lui même avec son humanisme, sa révolte chevillée au corps, son humour, son imagination, seuls aiguillons d’une pensée toujours en mouvement.
    Ni idéologue, ni politicien, il présente ce que la politique a de plus noble.
    Rugueux avec les forts, bienveillant avec les faibles.

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  2. J’avoue que ce message de TS ne me parait pas clair à tout point de vue.

    Il tente d’appâter PJ, ok, c’est clair.
    [Pourquoi ? PJ ayant déjà collaboré avec FR, il n’y avait pas tant besoin de tartiner pour cela. Et pourquoi le faire « dans le dos » de FR ?]

    Mais pourquoi énoncer tous ces messages inquiétants ?
    – « notre Ruffin national a besoin d’aide. Comme tout le monde il a ses zones d’ombre et de fragilité »
    – « Ruffin est un loup solitaire. Il est entouré certes de sa meute fidèle mais il garde ses distances, méfiant. »
    – « Je perçois donc chez François une forme de fatigue qui le pousse à faire ce qu’il sait faire : battre le pavé pour éviter de se sentir désespéré par son impuissance parlementaire et législative. »
    – « des sujets brûlants qui le préoccupent »
    – « il y a une forme de confusion dans ce qu’il tente de dire »
    Même si c’était pour sur-éveiller l’attention de PJ [procédé un peu inique, non ?], le résultat me paraît plus malsain/dangereux que le but recherché.
    Parce qu’il n’y a que deux options :
    – soit FR va vraiment mal, et TS devrait le dire franchement, organiser directement une entrevue entre PJ et FR. Mais essayer d’en organiser une « dans le dos » de FR ne va pas lui faire plaisir.
    – soit FR ne va pas si mal, et affirmer l’inverse va être terriblement contre-productif. Sans parler de la réaction de FR face à un tel discours.
    Donc dans les deux cas, FR ne va pas être jouasse, et donc très ouvert à une entrevue ou autre collaboration à un niveau plus avancé.

    Il reste que je m’interroge, est-ce que FR est au courant de cette démarche, en accord avec ?
    En tout cas, si ce n’était pas le cas, il devrait l’être assez vite maintenant…
    Dans les deux cas, n’aurait-il pas été plus fructueux que ce soit directement FR qui fasse la démarche ?
    Et pourquoi publier ce texte (avec l’accord de son auteur, bien évidemment) ?
    Est-ce pour aider FR à « élargir son réseau », « à bâtir avec d’autres personnalités exposées comme lui publiquement dans différents domaines de la lutte « , « Pour développer une stratégie commune et un sentiment d’appartenance à un groupe plus large de même conviction, au-delà des partis » ? Ou l’obliger à réagir ?

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    1. Peut-être que François Ruffin a eu vent de sa seconde position derrière Taubira sur le site primaire populaire (de mémoire) où il devance confortablement Mélenchon. Je conçois que pour lui çà soit , comment dire, gênant de se retrouver devant celui qui est censé représenter une volonté populaire.

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  3. Juste dans l’actualité des candidatures présidentielles, Jadot vient de l’emporter d’un cheveu sur Rousseau (51,03%/48.97%) à la primaire EELV .

    Un signe qu’il y avait une certaine logique dans l’approche allemande des écolos : 1 Réalo + 1 « fondamental ».

    Ou dans celle de Serge Audier (la Cité écologique) :
    pour un éco-républicanisme avec ce qu’il doit y avoir de conflictuel,
    dans une nouvelle institutionnalisation de ce conflit.

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    1. Oui c’est une bonne chose. Sandrine Rousseau a d’ailleurs salué chaleureusement la victoire de Jadot et Jadot dans son discours très inspiré (sans notes !) de candidat désigné a pris soin de reprendre à son compte toutes les causes qui tienne à cœur à la première.
      C’est bien parti.

      1. On peut aussi y voir un attelage traditionnel potentiel qui , sous notre V -ème , fait qu’un président peut se choisir un premier ministre pour tenter les coups …et les prendre .

        Et c’est aussi plus pratique pour s’en défaire si ça devient nécessaire .

        Pas sur que François Ruffin soit fait pour cette arène des fauves soumise aux cris de la plèbe , sauf comme martyr chrétien .

      2. Pour faire 6% au premier tour?
        Ils se consoleront avec quelques députés dans l’hémicycle. Pour réclamer la sortie du nucléaire en vitesse et « des-éoliennes! des-éoliennes! ».

        1. heu…. Jadot supplétif de Macron . Aucune chance de voir une rupture radicale écologique avec cette personne . Ce serait identique à l’écologie d’hidalgo , d’Hurmic. Mettez moi un peu de vert par ci par là, on se balade à vélo, on plante des arbres dans des pots, on interdit les véhicules polluants , la liste est longue !
          J’ai écouté Camille Etienne, Aurélie Trouvé (Attac) là on commence à s’approcher d’une situation disruptive ! Mais Jadot ! hahhahahha

          1. Si on continue le petit jeu de salon politicard , et qu’on imagine Jadot élu , si j’étais lui , je prendrais Sandrine Rousseau comme premier ministre , ce serait la plus belle vacherie à lui faire !

      3. Khanard, Michel
        Vous attendez trop des élections et du coup vous espérez qu’un écologiste ou une écologiste radicale soit président(e) de la république. Mais ce n’est pas le sujet.
        Le sujet c’est : comment fait-on en actionnant le levier ‘élection présidentielle’ pour mettre à l’Elysée un candidat qui fera quand même beaucoup mieux que Macron ou Hollande, ainsi queBertrand ou tout autre candidat de la droite.
        Désolé mais je ne mets pas un signe égal entre Macron et Jadot, comme je fais la différence entre Macron et Mélenchon (ou Ruffin bien sûr).

        Y-a-t-il urgence écologique oui ou non ?

        SI oui il n’y a pas à hésiter il faut favoriser le ou les candidats qui permettraient de limiter la casse écologique et sociale.
        S’il n’y a pas urgence, alors oui on peut attendre encore 2 ou 3 quinquennats pour avoir un candidat acceptable, mais entre temps on aura perdu un temps infini.

        1. Pour la radicalité libre à chacun de militer pour la cause sur le terrain. IL y a de la place pour tout le monde ! IL y a une vie et des luttes en dehors des élections.
          L’erreur serait de confondre les deux types de terrain, électoral présidentiel, et militant citoyen engagé de tous les instants.
          Pour la radicalité au sein des partis, je reprends volontiers la formule de Timiota : pour un éco-républicanisme avec ce qu’il doit y avoir de conflictuel (c’est le rôle des Batho et Rousseau par exemple.)
          Bref, c’est contre-productif d’avoir d’observer la politique en spectateur qui évalue de son petit balcon le niveau de radicalité de chacun des candidats sans se préoccuper de savoir où se trouve la bonne dialectique.

        2. personnellement je n’attends rien de CES élections présidentielles . On perpétue un acte civique qui n’a plus de sens . Qu’on soit d’accord ou pas le pouvoir, le vrai, se situe ailleurs. Il se situe tout d’abord à la commission européenne, ensuite il s’opère au sein de cabinets de conseil tels que MacKinsey . Je résume bien sûr.
          Si donc Jadot doit être président qu’il le soit , c’est sans aucun doute préférable à ces suppôts de droite radicale qui petit à petit viennent phagocyter la démocratie en nous emmenant sur le chemin étatsunien.

        3. Vous m’avez mal compris ou (plus vraisemblablement) je me suis mal exprimé.
          Je n’attends quasiment plus rien des élections en général, et de la présidentielle en particulier, pour tout un tas de raisons, liées en particulier dans ce dernier cas au quinquennat avec inversion des scrutins qui nous piège: les législatives dans la foulée ne font que renforcer l’hyper-présidentialisation « jupitérienne ».
          En l’occurence, compte-tenu des « forces en présence », je pense aller voter blanc au premier tour pour la première fois. J’ai encore quelques mois pour changer d’avis.
          Je ne sais pas trop ce qu’est un écologiste radical, mais je pense qu’avec des anti-nucléaire radicaux nous allons droit dans le mur, et très vite. Donc exit les Verts et autres Insoumis. Défendre le nucléaire (Bertrand…) ne me semble pas pour autant un critère suffisant pour faire face au désastre.
          En résumé et pour reprendre vos propos: je ne vois aucun candidat « qui permettrait de limiter la casse écologique et sociale ». Et pourtant « Dieu » sait s’il y a urgence!

          1. Michel,
            C’est amusant (si on peut dire), pour la gauche radicale Jadot n’est pas assez radical, voire pas du tout, et pour les macronistes Jadot passe pour un rouge.

            https://www.liberation.fr/politique/elections/les-macronistes-repeignent-jadot-en-rouge-20210929_MNJWSEXQCBHJPHRDBNPZY7PUR4/?outputType=amp

            La vérité doit se situer à mon avis quelque part entre les deux.
            Donc peut-être pas trop se focaliser sur les centrales, mais tenir compte du fait que Jadot est sans doute le mieux placé pour mettre en oeuvre la transition écologique compte tenu du paysage politique actuel.

            Plus fondamentalement, et c’est mon argument principal, se projeter dans un après nucléaire, permet d’accélérer la transition, parce que précisément se passer du nucléaire c’est difficile à faire, or qui peut le plus peut le moins … Si on continue sur la voie du nucléaire moins d’efforts seront fait pour passer à une société plus sobre, autrement dit le nucléaire induit de l’inertie faisant obstacle au changement.

            https://www.liberation.fr/politique/elections/les-macronistes-repeignent-jadot-en-rouge-20210929_MNJWSEXQCBHJPHRDBNPZY7PUR4/?outputType=amp

            1. Vrai sujet , parce que pour la plupart des gouvernements mondiaux qui comptent ( USA et Chine pour les premiers ) , le nucléaire civil à hauteur visée ( 5 à 6 % de la consommation d’énergie primaire ) est une condition structurelle pour autoriser la transformation écologique  » socialement supportable  » des autres sources d’énergie dans un délai « maîtrisé » , ce qui est exactement l’appréciation et le pari contraires aux vôtres .

              Point à tester et confirmer éventuellement à la COP 26 .

              4
              1. …  » pour la plupart des gouvernements mondiaux qui comptent …. le nucléaire civil à hauteur visée ( 5 à 6 % de la consommation d’énergie primaire ) est une condition structurelle pour autoriser la transformation écologique ” socialement supportable ” des autres sources d’énergie dans un délai “maîtrisé”  » …

                A souligner.

  4. Je suis assez troublé par un long échange de commentaires sur un fil Médiapart que je ne publierai pas…
    Il est question d’un classement de personnalités (politiques ou non) qui pourraient être « plébiscitées » à l’applaudimètre …[[[ justement , la « conversation » porte sur l’éventuelle existence , délibérée ou non , de biais statistiques liés au nombre potentiel de participants déclarés « de gauche » sur base de leur adhésion , ou non , à cette plateforme ( autoproclamée  » Primaire Populaire « )…]]]
    …Plateforme fournissant le nom de la personnalité ainsi définie , chargée d’agréger en une seule candidature présidentielle l’ensemble (?) des candidats de gauche déjà déclarés ou à venir..
    Actuel(le) first , l’ « assurée non-candidate » Ch.Taubira.. Second.. « notre » F.R. ..
    Apparemment , tout ça à l’insu de leur plein gré..?

    Quelqu’un sait?

    1. Sur Wikipédia, on trouve ceci :

      Une structure nommée « 2022 ou jamais » chargée de l’organisation de la primaire est créée en février 2021. Elle est composée de six salariés et bénéficie de 300 000 euros de levée de fonds. Mathilde Imer, écologiste à l’origine de la Convention citoyenne pour le climat constituée en 2019, en est la vice-présidente et l’entrepreneur Samuel Grzybowski, issu du mouvement Coexister, en est le directeur politique ; ils sont tous les deux porte-paroles. Le fondateur de « Générations cobayes » Martin Rieussec, le philosophe Abdennour Bidar et la sociologue Dominique Méda font partie du bureau de l’association.

      La primaire populaire revendique le soutien d’une soixantaine de personnalités publiques d’horizons différents, dont le réalisateur Cyril Dion, les comédiens Charles Berling et Juliette Binoche, la militante Gilet jaune Priscillia Ludosky, la journaliste Marie-Monique Robin ou le climatologue Jean Jouzel, qui ont signé une tribune dans Le Monde.

      Cependant, aucun parti politique ne s’engage en faveur de la primaire populaire — sans toutefois exposer un refus total. Jean-Luc Mélenchon, candidat déclaré pour La France insoumise, refuse d’y prendre part et le Parti communiste français a désigné son candidat en mai 2021. Europe Écologie Les Verts organise sa propre primaire en septembre et seule la candidate Sandrine Rousseau a déclaré vouloir y participer si elle remporte la primaire de son parti. Avec elle, l’eurodéputé Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, et l’ancien socialiste Gérard Filoche, fondateur de la Gauche démocratique et sociale, sont les premières personnalités politiques à déclarer leurs candidatures.

      Est-ce Nouvelle Donne dans un nouvel habit ?

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      1. Vous vous demandez qui est « l’entrepreneur Samuel Grzybowski », le directeur politique de cette « Primaire populaire » ?

        Eh bien, c’est une personnalité TRÈS interessante ! Son entrée sur Wikipédia (on peut également sauter directement à la rubrique Polémiques).

        Les mêmes auraient-ils été, une fois de plus, roulés dans la farine par … les mêmes ?

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          1. Faut pas être troublé Otremeros mon grand.

            Moi je ne comprends rien de rien à toutes ces histoires. Mais alors rien de chez rien.

            Je sais juste que dans les périodes troubles tous les abrutis généralement se lèvent en masse et se mettent à débiter leurs bêtises comme des mantras.

            Je crois qu’on est en plein dedans, et qu’on a pas fini d’en entendre ou d’en lire.

            Sinon, l’UE est entrain de descendre aux fonds des cales de l’Histoire à une vitesse stupéfiante.

            1.  »  »  » Faut pas être troublé Otromeros  »  »  » …

              Bîîîn.. si ..!

              ———————–??———————————————–??—————————
               » Les règles du parrainage
              Pour pouvoir participer au parrainage, il vous faut remplir les conditions suivantes :

              avoir plus de 16 ans et être de nationalité française lors de l’inscription
              adhérer à l’esprit du socle commun (10 mesures) porté par la Primaire Populaire
              avoir pris connaissance et respecter le règlement du parrainage
              posséder une adresse email et un numéro de téléphone portable français

              Ces mesures nous permettent de garantir la fiabilité des parrainages et la sécurité du vote.
              Une fois votre inscription complétée (avec e-mail et validation sms), vous pourrez :

              apporter des parrainages à autant de candidatures que vous le souhaitez (dans la limite de 1 parrainage pour chaque candidature).
              proposer des noms de candidatures supplémentaires qui ne seraient pas encore référencées (dans la limite de 5 noms différents).

              Vous aurez la possibilité de vous reconnecter jusqu’au 11 octobre midi (12h00) pour parrainer les nouvelles candidatures qui auront pu être proposées par d’autres personnes. Attention, après validation, tout parrainage donné ou tout nom proposé est définitivement enregistré et ne peut être retiré.
              Les 5 femmes et les 5 hommes ayant le plus de parrainages à la clôture du vote, et adhérant au socle commun, pourront devenir candidats officiels à la Primaire Populaire. Le bon déroulé de la procédure est garanti par des experts indépendants et sous le contrôle de la Haute Autorité de la Primaire Populaire.
               »
              —————————————————————————————————–

              Je passe mon tour pour l’énumération des 10 composantes du « socle commun »..
              Ça promet un « joyeux bordel » médiatique… avec des « analystes » surexcités … et une « gauche » en morceaux de miroir brisé.

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