Présidentielle française 2022 – Rien n’est joué !, par Alexis Toulet

Le résumé du sondage publié le 28 septembre est disponible ici.

Quelques réactions :

– Les deux participants du débat Zemmour-Mélenchon en ont visiblement profité, effectivement. Preuve que les débats ça sert encore à quelque chose ! Pas tellement à convaincre des gens qui vous sont opposés, mais plutôt à vous crédibiliser aux yeux de votre propre « camp »

– À encore plus de six mois de l’élection, ça bouge déjà pas mal ! À droite évidemment, mais aussi à gauche. C’est donc que ça pourrait continuer à bouger. Rien n’est joué, contrairement à ce que plusieurs avaient imaginé

– Tout se passe comme si les Français cherchaient collectivement à éviter le scénario prévu d’un second tour Macron – Le Pen, dont les enquêtes d’opinion montrent depuis longtemps qu’ils ne l’aiment pas. Il est tout à fait possible qu’ils l’évitent en effet. Pour l’instant, c’est Le Pen qui a du souci à se faire. Est-ce que cela pourrait être le président demain ? On ne peut rien exclure, sachant que son bilan – qui n’est pas au dessus de toute critique, pour dire les choses gentiment – n’est pas encore le sujet, alors qu’il le deviendra certainement quand Emmanuel Macron aura annoncé sa candidature

– Ce sondage confirme ce qui apparaissait depuis plusieurs semaines : il y a trois forces à droite, de taille aujourd’hui assez comparable. Il est donc pensable que l’une quelconque des trois prenne l’ascendant et parvienne au second tour pour y représenter son « camp »

– Eric Zemmour avance vers son objectif déclaré de rassembler les droites et de reconstituer l’alliance bourgeoisie de droite (LR) + classes populaires de droite (RN) qu’il voit comme la formule gagnante du RPR d’il y a trente ans et du gaullisme avant lu. A vrai dire, il avance façon Blitzkrieg ! Je conserve un doute que la formule qu’il vise puisse pleinement réussir, vu la question sociale qui sépare la droite modérée mais libérale de LR de la droite dure mais sociale du RN – mais il est clairement possible qu’il se qualifie pour le second tour. Ce qui ouvre une question… une telle Blitzkrieg est-elle possible à gauche de l’échiquier ? Pourrait-elle mener un candidat de gauche au second tour ?

– La gauche rassemble tout compris 32% des sondés, sur 7 candidats dont 3 majeurs. La droite rassemble 42 à 45% des sondés sur 9 candidats dont 3 majeurs. Si le rassemblement se fait aussi bien d’un côté que de l’autre, alors la droite se qualifie pour le second tour, et pas la gauche. S’il se fait mieux à gauche qu’à droite – c’est-à-dire si Eric Zemmour ne réussit pas beaucoup mieux son pari qu’aujourd’hui, tandis que le « Zemmour de gauche » réussit mieux – alors la gauche se qualifie pour le second tour. Ceci en supposant que Macron ne s’effondre pas, ce qui paraît tout de même le plus probable

– Un rassemblement ne se décide pas dans des congrès entre notables et apparatchiks des différents partis. Il se fait dans les urnes. Il n’est pas motivé par des compromis et des motions eau tiède ni par les intérêts des apparatchiks qui craignent avant tout pour leurs places. Il est motivé par des couleurs franches et par la volonté d’une partie du corps électoral de se rassembler pour l’emporter. Le petit tiers des Français qui se reconnait dans telle ou telle tendance de la gauche a-t-il cette volonté ? C’est probable. Mais il leur faut l’occasion. Quelle personnalité pourrait incarner cette volonté de rassemblement à gauche ?

– Arithmétiquement, à regarder les sondages, c’est Jean-Luc Mélenchon qui paraîtrait le mieux placé, et c’est bien lui qui a failli se qualifier pour le second tour en 2017. Les couleurs franches, on peut dire qu’il connaît. Et sa pugnacité de débatteur est intacte, il l’a montré. Le problème, c’est qu’il ne suffit pas de se qualifier… il faut aussi emporter le second tour. Rappelons que lorsque le second tour Mélenchon – Le Pen a été testé, la présidente du RN a obtenu 60% ! A plus forte raison, Mélenchon serait écrasé par Macron au second tour, et peut-être aussi par Zemmour (ce scénario n’a jamais été testé)

– C’est un problème classique, le candidat le mieux à même de rassembler son camp au premier tour – les couleurs les plus franches, le drapeau levé au plus haut – est aussi celui qui aura le plus de mal à attirer les modérés intermédiaires pour le second tour. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la victoire de Zemmour reste peu probable : arrivé au second tour, ses propositions les plus surprenantes (prénom traditionnel obligatoire pour les enfants) et ses idées les plus controversées (islam et islamisme sont la même chose, une personne musulmane ne peut être un bon Français que s’il est un mauvais musulman) lui rendraient difficile d’éviter la défaite face à Macron

– Pourtant, le potentiel existe ! A voir la toujours très instructive enquête annuelle de l’IPSOS sur l’opinion française (*) les trois questions qui préoccupent le plus les Français sont : 1) l’avenir du système social 2) le niveau de la délinquance 3) la protection de l’environnement. Le niveau de l’immigration, sujet fétiche et moteur du rassemblement initié par Zemmour, ne vient qu’en cinquième position. Il « devrait » être possible de rassembler en mettant en avant social et environnement – à condition certes d’être capable de rassurer en même temps sur la fermeté vis-à-vis de la délinquance, mais cela ne devrait pas être si difficile pour peu qu’on évite de se perdre dans l’idéologie. Un tel rassemblement « devrait » être plus efficace que celui qu’a commencé à réussir l’ancien polémiste. Du moins il le pourrait

– Si Mélenchon malgré sa pugnacité est engagé dans une impasse, alors qui ? Certainement pas Hidalgo, qui n’a rien d’autre à proposer qu’un « macronisme de gauche », pendant du « macronisme de droite » d’un Bertrand ou d’une Pécresse. Macron s’est installé au centre de ce qu’Alain Minc a appelé « le cercle de la raison », quand PS et LR autrefois bonnet blanc et blanc bonnet du Cercle sont pratiquement des coquilles vides, l’essentiel de la force du Cercle étant rassemblé par le président de la République. Si par extraordinaire Hidalgo était élue, si et c’est plus réaliste Bertrand ou Pécresse l’était, pas grand chose ne changerait. Alors, qui ?

– Si l’on admet qu’à six mois de l’élection il est très difficile d’imaginer un personnage entièrement nouveau s’imposer – par comparaison, Zemmour a été testé pour la première fois il y a trois mois, et on parlait déjà un peu de lui en début d’année – alors seulement trois personnes pourraient potentiellement commencer à lancer des propositions qui claquent voire choquent – et qui attirent l’attention – avertir de l’enjeu vital de l’élection, jouer à la fois de la peur et de l’espoir tout en exhibant une détermination sans faille – ce qu’Eric Zemmour réussit si bien à faire. Mais pour un danger bien plus réel que l’échec de l’assimilation et la submersion migratoire que craint tant Zemmour : rien de moins que la France emportée tel un fétu de paille par la crise écologique et crise des ressources qui se profile au cours des prochaines décennies. Ces trois personnes sont : Yannick Jadot, Arnaud Montebourg et Fabien Roussel

– Aucun n’a de base véritablement convaincante à ce jour – 2% à 6% – mais tous sont relativement connus de l’ensemble des Français. Jadot a une meilleure base de départ, tandis que Montebourg et Roussel sont probablement moins « marqués » gauche sociétale et européisme donc plus crédibles sur la demande de protection qui apparaît aussi dans l’enquête d’Ipsos. Bref, chacun a ses points de force et ses faiblesses

– Quelles que soient leurs différences, tous ont probablement une chance – pas très grande il faut le reconnaître, mais une chance réelle – de rassembler le pays devant le danger. Le rassembler devant le VRAI danger, pas devant une difficulté certes réelle mais largement surmontable comme propose de le faire Eric Zemmour !

(*) aller en bas de la page puis page 8 parmi les 140 de l’enquête

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175 réflexions sur « Présidentielle française 2022 – Rien n’est joué !, par Alexis Toulet »

  1. M. Alexis Toulet doit aimer les chiffres ! Ah les chiffres ! Nous vivons sous la dictature des chiffres ! PIB, Croissance, Covid 19 , au boulot ! bientôt on mesurera le cul des poules ! ah bon c’est le cas ?

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    1. Chiffre, ou plutôt nombre, qu’est-ce qui ne l’est pas, au bout du compte ? Tout ce que nous pouvons exprimer peut être représenté sous une forme numérisée qui le ramène à du chiffre. Le non chiffrable, s’il existe, est donc l’inexprimable. Et, si c’est inexprimable, on ne peut pas reprocher à Alexis Toulet de parler d’autre chose. Si seulement tout le monde pouvait en faire autant…

  2. Bonne analyse, que je compléterais en faisant remarquer que Jadot et Mélenchon pour espérer l’emporter doivent impérativement se ménager l’un l’autre, dans le cas contraire ils s’alièneraient une partie plus ou moins grande de leurs partisans ou sympathisants respectifs.
    Ruffin, Rousseau pourraient jouer un rôle pour établir des passerelles.

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      1. Arkao,
        Non, pessimiste actif. Parce que le pire n’est jamais sûr.
        Quand je vois cette armée de défaitistes prédisant une défaite en rase campagne pour la gauche avant que la bataille n’ait eu lieu, je m’insurge, c’est tout.

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    1. F.Ruffin, oui, il aurait l’entregent pour accomplir cela ; quant à S. Rousseau, ses dernières déclarations ne semblent pas précisément aller dans le sens des compromis à organiser…

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      1. C’est son quart d’heure warholien du « rapport de force favorable » (avant le prochain car elle a une gnaque certaine).
        Avec une certaine logique, même si ça ne durera pas trop, donc.
        La radicalité pour ensuite dire que l’eau tiède, pas de problème, ça ferait bizarre dans l’autre sens.

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  3. A l’évidence, les candidats de gauche devraient s’accorder sur le nom d’une personne, l’idéal étant que cette personne ne soit pas l’un des candidats actuels!
    Cela ne sera pas facile, on dirait bien…

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  4. Salut Alexis

     » Macron s’est installé au centre de ce qu’Alain Minc a appelé “le cercle de la raison”,

    Pourquoi sous ta plume ramener ce genre de citation connotée d’un idiot patenté ?

    Marrant on dirait que tu y crois à ce « cercle de la raison » qui plus est représenté par Macron.

    Mais quelle « raison » ?

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    1. Minc alors! La raison du plus fort. Enfin, du plus riche. Les deux allant bien sûr ensemble.
      Mais vrai, cette citation de Minc (quel visionnaire!), c’est à se pisser dessus.
      Ah oui! « Il faut savoir raison garder ». Faudrait quand même pas renverser la table. Y’a du Limoges dessus. Et les dessous peuvent parfois servir.

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  5. Est-ce comme cela – en analysant ainsi une « représentativité de la réalité augmentée » – que la « marmotte » réussira à faire croire qu’elle aura réalisé l’exploit d’emballer/neutraliser/dénaturer/discréditer… toutes les raisons légitimes des citoyennetés abstentionnistes, de voter blanc, nul… des pays riches dits « civilisés »… « démocratiques »… abstentionnismes… battant de plus en plus de records dans le pays de la déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, de « l’universalisme » quoi…. « emballé c’est pesé » dans du papier aluminium… pour vendre à la ferveur des « conspirationnistes » de la « DICTATURE des émotions » sondées…. tellement d’indécisions de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » au seul moyen de « réconcilier » leurs doutes, incertitudes, du « ras le bol fiscal », « poujadisme »… avec leurs plus bas instincts, alignés au moins disant moral, social, fiscal, environnemental… qu’il ne leur reste plus qu’à parier pour diluer leur immorale optimisation… qu’à spéculer indécemment – comme il est fait sur les stocks gérés en flux tendus, et prix, des manques de place de lits de réa suite aux politiques d’austérité, de « réformes structurelles néolibérales », de manques de masques, gants blouses, respirateurs, réactifs de tests, oxygène de réa, médicaments, capteurs de CO², purificateurs d’air, denrées alimentaires, dans les pays pauvres ou envisager qu’une distribution d’une troisième, quatrième, etc dose vaccinale , dans les pays riches… est inimaginable lorsque qu’à peine un quart de la population globale la plus miséreuse du monde, n’en a reçu qu’une dose…? – sur leurs titres de propriétaires privés assistés sans contreparties (assurance vie, épargne… comprise)…. pour promouvoir favorablement la justification des hausses des dépenses contraintes énergétiques (explosion des dépenses pré-engagées énergétiques – gaz, électricité, carburant, etc pesant injustement et inégalitairement le plus sur les plus pauvres, précaires, discriminé.e.s…), d’accès à l’habitat (hausse des loyers, en « zone de non droit » – zone de non droit d’appliquer une régulation des loyers même modérés, sous prétexte « d’insécurité » dans les quartiers et campagnes convoités par les airbnb, etc), sous prétexte de lutter contre le dérèglement climatique, la gaspillage énergétique…?

  6. Je suis surpris de constater l’excitation de A. Toulet sur ces élections présidentielles… comme au tiercé, il suppute sur le potentiel vainqueur….comme si cela allait changer quelque chose ! Rien ne fera dévier la route de l’ordolibéralisme, sauf la catastrophe finale. Qu’importe le nom du vainqueur : la politique économique ne changera jamais. Les hommes politiques sont impuissants. C’est trop tard maintenant

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    1. @ MIkA

      Mika dirait-elle … (?) :

       » Suicidez-vous, c’est fini ! Plus la peine de lutter, d’aimer, de parler ni de planter des arbres, tout est foutu de chez foutu ! Il faut se suicider et un point c’est tout ! « …

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  7. Dit autrement…? Si les instituts de sondage avaient réellement changé « d’échantillonnages d’anonymes » alors que leurs crédibilités « présumées innocentes » avaient toujours été soit disant plus « représentatives » que les votes des plus de 47 millions d’électeurs-trices… – quant à ne pas pas avoir su anticiper les conséquences de crises sociales, « sociétales », démocratiques, des vagues abstentionnistes, élections locales et nationales, après élections intermédiaires et « primordiales », leurs légitimités restent aussi suspectent que des candidatures non déclarées, continuant de faire durer le suspense – si elles avaient réussie à soulever mais surtout à soustraire les incertitudes de fiabilité…. de certains suspects anonymes… capables d’ébranler la confiance dans les calculs statisticiens et de probabilités, des « prévisions » spéculatives, de tels ou tels scénarios… sur lesquels les médias mainstream appuient toujours leur pouvoir d’influence… est-ce que les « chiens de garde », « influenceurs » « donneurs de leçons de morales » continuant de se fier à la « DICTATURE des émotions sondées… pourraient se permettre de nous rejouer pour certain.e.s, qu’ils n’auront pas vu venir la prochaine vague abstentionniste aux prochains scrutins…?

    1. Les abstentionnistes , c’est précisément ceux que cherchent à séduire le candidats anti-système ou de rupture
      Les anti – système Le Pen et Mélenchon sont usés et dé-crédibilisés par leur déjà 3 candidatures montrant clairement qu’ils sont nourris par le système
      Zemmour veut et va profiter de cette deuxième vague de dégagisme

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      1. @ Xtian,

        Je pense qu’il va falloir intégrer qu’il y a désormais un noyau « dur » d’abstentionnistes/voteurs blancs qui ne reviendront pas de sitôt aux urnes pour y glisser un bulletin « en bonne et due forme ».

        Un(e) candidat(e) « anti-système » arrivera peut-être à arrimer quelques « indécis » parmis ces abstentionnstes/voteurs blancs… mais je doute qu’il (ou elle) arrive à générer un raz-de-marrée sur lequel surfer vers la victoire.

        Nous avons un problème d’offre (politique) qui ne correspond plus à la demande (de votants potentiels) même du côté des « anti-systèmes » (qui ne font que dénoncer le système sans jamais proposer de réelle alternative à ce dernier)… Et ça se traduit par une décroissance des bulletins glissés dans les urnes.

      2. Je suis abstentionniste et le resterai jusqu’à ce que les élections deviennent un véritable lieu d’expression d’une volonté populaire et plus ce tiercé du XXeme siecle avec ses écuries qui font vendre du temps de cerveau disponible aux annonceurs.
        40 années de comédie politicienne m’ont vacciné. Quand on dit que les enjeux de pouvoir sont ailleurs, je suis toujours étonné de voir les approbateurs du moment se précipiter le lendemain pour commenter les derniers sondages. Avons nous tellement peur du vide ?

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      3. @ Xtian

        Bizarre votre commentaire.

        Il n’y a pas plus dans le  » SYSTÈME  » que M.Zemmour puisqu’il est l’agent politique du magnat des médias Vincent Bolloré, milliardaire  » Trumpiste  » s’il en est et pur produit de la  » Françafric « .

        Si certains s’interrogent encore de la peur du vent et des bourrasques d’Eric Zemmour dans son attaque foireuse des éoliennes tandis que la radioactivité, Eric Zemmour se brosse tous les jours les dents avec, il faut lire l’enquête remarquable de REPORTERRE ; ils seront ainsi complètement décillés.

        Voilà une information qui n’apparaitra jamais au 20 heures de tous les petits Pujadas en herbe, si bien lotis dans leur charentaises et récitant religieusement ce qu’on leur a écrit sur leur prompteur personnel.

        Vincent Bolloré et le nucléaire / Enquête média – REPORTERRE :

        1/ La très étrange transaction de 170 millions d’euros entre Areva et M. Bolloré :
        https://reporterre.net/1-La-tres-etrange-transaction-de-170-millions-d-euros-entre-Areva-et-M-Bollore

        2/ Derrière le fiasco de l’EPR, les errements du Creusot sous la responsabilité de M. Bolloré et d’Areva :
        https://reporterre.net/2-Derriere-le-fiasco-de-l-EPR-les-errements-du-Creusot-sous-la-responsabilite

        Bonne lecture.

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        1. Peut importe qu’il soit dans le système, il est perçu comme ne l’étant pas
          Et plus il sera ostracisé, plus cette image se renforcera
          Comme ce fut le cas de celle de Le Pen et Melenchon
          C’est juste le remplaçant

          1. @ Xtian

            Comment pouvez-vous raconter autant de balivernes ?

            Comment un type qui est sur toutes les chaines privées fascisantes depuis 15 ans pourrait-il apparaitre comme ne faisant pas partie
            du système médiatique et politique ?

            Pourquoi relayez-vous une fausse information ?
            Ne comprenez-vous pas qui il représente dans cette campagne électorale de 2022 ?

            Quel est votre rôle ici ?
            Est-il celui de raconter sans cervelle ce que disent les petits soldats du journalisme stipendiés par leurs riches donateurs ou de contrer leur vile propagande ?

            N’avez-vous pas compris que ce répugnant individu est un rabatteur de voix pour que rien ne change et que les escrocs nous gouvernent encore pour cinq ans voire plus ?

            1. Non je n’ai pas la cervelle pour comprendre cela
              Mais comme vous l’avez et que vous exprimez cela poliment et sans agressivité, tout va bien

      4. @ xtian 29 septembre 2021 à 20 h 36 min

        Étrange postulat que de préjuger que les abstentionnistes étant des « anti-systèmes », « usés », pourraient être séduit par une figure encore plus clanique, polarisante, mais surtout plus raciste, que la représentante Le Pen de l’extrême droite, ne le serait plus parce qu’elle a été « dédiabolisé », n’est-ce pas ?

        Qu’il y ai des abstentionnistes d’extrême droite, droite extrême, « usés », déçus de la « dédiabolisation » de leur préférence nationaliste pour ce que fut l’idéologie des Le Pen… cela est incontestablement tirer une bonne leçon des derniers scrutins électoraux intermédiaires… ayant vu s’effondrer les espoirs de conquêtes locales de l’extrême droite, et douchés quelque peu les ambitions de la droite extrême comme de lrem…

        Mais résumer comme il est fait que les abstentionnistes, « anti-systèmes » et dans le « dégagisme », peuvent être séduit par une candidature zemmourienne, n’est-ce pas insulter les raisons profondes de désespoirs, et légitimes qui plus est, de l’abstention, du vote blanc, nul, de gauche, des antifa, des « écolos », des citoyennetés les moins représentées, les plus discriminées (« discriminations systémiques » a dit l’ex défenseur des droits) etc…? Préjuger que le rouge vaut le brun, ou vis et versa est coutumier des théories plutôt conspirationnistes des « fascistes en col blanc »… supposant comme acquise « l’entière et totale droitisation de la société ».

        Le résumé de cet étrange postulat ne fait-il pas la même erreur de pronostique comportemental d’une « foule/opinion » (cette pute qui prend par la main le juge) dont la « représentativité » est toujours biaisée, erreur que la « DICTATURE des émotions » sondées a faite en n’ayant pas vu venir la vague d’abstention… aux derniers scrutins…? Par définition, l’abstentionniste étant anti-système, n’a aucun intérêt de répondre avec sincérité, confiance, en des instituts de sondages – sauf à chercher à biaiser leurs résultats, auquel cas ces instituts perdent alors encore plus de crédibilité à prédire laquelle d’entre elles, donne la meilleur photo d’un instant T, en s’étant fait avoir sur l’interprétation de la sincérité des réponses de leur échantillonnage d’anonymes.

        1. Je n’ai pas écrit que les abstentionnistes étaient usés , j’ai écrit que les candidats anti -système Le Pen et Mélenchon étaient usés.

          1. Autant pour moi. C’est vrai que vous n’avez pas écrit noir sur blanc « … que les abstentionnistes étaient usés. … ». J’en déduit donc que s’il est considéré que les candidatures « … anti -système Le Pen et Mélenchon… » sont usées, c’est a constater par la mesure que donnent leurs scores… autant aux différents scrutins électoraux précédents…? L’extrême droite n’a t-elle pas perdu plus de « demandes » des idéologies d’anti-systèmes se tournant vers « la mode zemmouriste », en protestant contre la stratégie de « dédiabolisation », etc… que ce que peuvent accuser comme pertes électorales, LFI, et autres candidatures de gauche, écologistes, etc… aux dernières élections intermédiaires ?)…?

            Sauf qu’au travers du prisme biaisé de la « DICTATURE des émotions » sondant que les doutes, incertitudes, indécisions – du « ras le bol fiscal », « poujadisme », des « temps de cerveaux disponibles » – n’est-il pas constatable quant à leur « offre », et potentielle présence à tel ou tel tour électoral, local, national… susceptibles de répondre à telles ou telles « demandes » d’abstentionnistes anti-systèmes, insatisfaites, une usure croissante de l’électorat, du moins une désillusion aussi constante, qu’il est vain de chercher à trouver un quelconque respect de l’égalité parfaite du temps de parole des candidatures électorales, dans le PAF, quand jour après jour les polémiques et buzz se succèdent autour de la « nouveauté » (même le CSA s’en mêle)…?

            N’y a t-il pas corrélation entre l’usure des candidatures en question…. et l’usure des « demandes » électorales anti-systèmes, amalgamées à qui est « offert », seulement à leurs doutes, incertitudes… discréditées, désabusées, méprisées… un pur produit du système, se prétendant lutter contre, ne pas (plus ?) en être du moins, comme les mêmes instituts de sondages et « chiens de garde », « donneurs de leçons de morales » et lecture des stats, leurs même échantillonnages « d’opinions »… ont vendu « l’ascension », le « désir de Macron », en 2017…?

            1. Je n’ai pas écrit ce que vous dites que j’ai écrit, inutile de rajouter que je ne l’ai pas écrit noir sur blanc.
              Vos déductions, vous appartiennent et n’ont aucune causalité avec ce que j’ai écrit.

              1. Bien que je ne puisse que vous donnez raison sur le fait que je ne vous ferais pas dire ce que vous n’avez pas écrit noir sur blanc, dans le texte et les sous entendus que vous souhaitez laisser en suspension de ce vous voudriez laisser à d’autres, assumer comme part de responsabilité, « judiciaire »… inexécutées…. est-ce que les doutes, incertitudes, indécisions de la « DICTATURE des émotions » sur laquelle vous appuyez vos hypothèses, et vos « paris spéculatifs »… est en capacité, à l’heure actuelle, de juger le montant du dépassement légal du financement d’une campagne électorale, non déclarée qui plus est (voir « l’affaire Bygmalion », si vous voyez ce que je veux dire. Disons que l’excuse des ventes d’un livre est un peu grosse, non ?)… du « phénomène zemmouriste »… pour lequel vous semblez vous faire l’écho, sans paraître à l’évidence… défendre y compris celles et ceux suspectant être une « conspiration macronnienne », « complice du pire », visant à « rejouer » son duel de second tour à l’élection présidentielle… avec l’extrême droite/droite extrême… en pariant sur une disruption incomparable du phénomène de l’abstention, pour arriver à son intérêt particulier…?

    1. J’ai eu la chance de le voir en 1980 et le « maire-PR » de notre petite capitale locale, au premier rang à mes côtés, pas vraiment joyeux drille, et dont le parti se faisait étriller en règle, était (comme moi) plié en deux pendant une heure trente. Il nous manque.

  8. @ Michel

    C’est bien simple, tout le monde se marre depuis 36 ans dans ce pays , à croire cependant que le rire œcuménique a raté le coche :

     » Nous pensons que nous allons recevoir 1 million de bénéficiaires cette année pour la saison hivernale qui démarre ce mardi, contre 875.000 pour la saison hivernale 2019-2020  »

    Restos du Cœur – 36 ème campagne : « Le nombre de bénéficiaires risque d’augmenter de 25 % d’ici à 2022 »
    https://www.20minutes.fr/societe/2915503-20201124-restos-ur-nombre-beneficiaires-risque-augmenter-25-2022

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  9. https://harris-interactive.fr/opinion_polls/barometre-dintentions-de-vote-pour-lelection-presidentielle-de-2022-vague-15/

    La totalité du sondage :
    – page 9 : évolution des tendances
    – page 11 : les intentions de vote au premier tour
    * par sexe
    * par classe d’age
    * par catégories socio professionnennes ( aisées , populaires, inactifs)
    ou Le Pen fait le plus important score sur les classes populaires.

    Mais l’électorat peut parfois créé des surprises .
    La circonscription 20 des Hauts de France : villes d’anciennes citées minières
    * 2ième tour présidentielle : 62% pour MLP
    * 2ième tour législative ( 1 mois après ) : Fabien Roussel (PC) : 64%
    d’autres circonscriptions ont eu le même scénario avec une majorité Macron ou MLP et des députés élus de gauche.

    Aux dernières élections régionales de 2021 et au premier tour :
    * gauche : 35,03%
    * droite : 29,49%
    * extrême droite : 18,69%
    * centre (dont LREM) : 10,53%
    * autres ( dont régionalistes) : 6,26%

    avec en final en régions : 5PS , 5LR , 2 divers gauche, 2 divers droite , 1 centre , 2 régionalistes ( Corse, Outre Mer)

    Le résultat des législatives avec des deuxièmes tours en triangulaire et quadrangulaire ,par majorité relative,et les alliances entre deux tours, définira la prochaine gouvernance avec peut-être une cohabitaion.

    Rien n’est joué.

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      1. @Illicitano

        Hélas, même condamné à deux années de prison suite à deux affaires différentes, l’escroc mafieux est toujours en liberté et il fait appel.

        La racaille en col blanc refuse les lois qu’il a fait lui-même voter lorsqu’il était au commande.
        Le corrompu de la V° république n’accepte pas que les lois lui soient appliquées.
        Pour lui, les lois sont faites pour les autres et surtout pas pour lui car il est bien trop extraordinaire pour être ravalé à la condition de
        mortel justiciable.

        Il est grand temps qu’il fasse ses années de taule ferme dans une prison ultra-sécurisée qu’il affectionne tant.

        L’impunité à trop longtemps duré dans ce pays. Pourquoi un tel traitement de faveur pour un politique aussi véreux ?

        Opération Main Propre ! Vite !

        Il est vrai que l’ancien président de la république française n’est pas sorti de l’auberge tellement il en a croqué :

        1- Affaire Libyenne :https://www.youtube.com/watch?v=uQ-SSGIe5MU
        2- Affaire du Qatar : https://www.blast-info.fr/articles/2021/qatar-connection-les-documents-qui-visent-carla-bruni-sarkozy-bhl-et-laurent-platini-9HQJ-w4kRFqJW-NRLEYWvg
        3 – Affaire du Kazakhgate : https://www.blast-info.fr/articles/2021/kazakhgate-sarkozy-et-reynders-les-secrets-dune-intrigue-franco-belge-partie-2-cTJuIyrgQzalQyIjJvcviw

        Que la justice passe.
        Sans plus tarder.

        1
  10. Que savons nous ?

    Si aucune politique soutenable globale, de nature à préserver et réparer l’environnement très largement endommagé, et propre à prendre enfin en considération les injustices sociales qui ont conduit à la misère bon nombre d’entre nous dans ce pays, n’est mise en œuvre de façon appréciable…

    Si aucune vision positive proposée avec la participation la plus large des Français, selon les conférences de citoyens, n’obtient de résultats constitutionnels et rapidement mesurables , dans les six premiers mois suivant l’élection…

    Il y a fort à parier que nos débats actuels sur le choix des candidats ne donnent l’impression d’un très lointain souvenir et surtout une cause de déchirement qui conduira à la violence et au chaos.

    Par conséquent, les circonstances étant d’une telle gravité, ce n’est peut-être pas sur le nom d’un homme ou d’une femme qu’il faudrait s’accorder mais sur un programme approuvé par 80 % des électeurs.

    Sinon, advienne que pourra !

  11. Pour ceux qui compteraient encore sur la sagacité de Jadot, roi des éoliennes, futur président du climat et de l’énergie verte réunis. Alors Yannick, ça gaze?
    Marché gazier : la tempête que personne n’avait vue venir
    Martine Orange
    Plus 10 % en juillet, plus 5 % en août, plus 8, 7 % en septembre, plus 12,6 % à partir du 1er octobre… Depuis le début de l’année, les tarifs régulés du gaz ont augmenté de 57 % en France. Sur les marchés spots européens, l’explosion des cours est encore plus spectaculaire : ils ont quasiment quadruplé en neuf mois. Partout en Europe, les compteurs s’emballent et les gouvernements s’affolent. Pendant combien de temps cette hausse va-t-elle se poursuivre ? Jusqu’où les cours vont-ils monter ? Quelles vont être les conséquences sur l’économie ?
    Car de proche en proche, la flambée de gaz est en train de tout contaminer. Déjà des usines d’engrais, de papier, d’ammoniac, très consommatrices de gaz, ont décidé de suspendre leur production, estimant être dans l’incapacité de faire face à une telle hausse des coûts. Des groupes chimiques, de plastiques, agro-alimentaires ont prévenu qu’ils devraient inévitablement répercuter cette flambée sur leurs prix de vente.
    Parce que le gaz est désormais un facteur essentiel dans la détermination des prix de l’électricité en Europe, le mégawattheure (MWh), qui était autour de 40 euros en début d’année, est à plus de 70 euros en moyenne aujourd’hui. Pas un secteur n’échappe à ces augmentations porteuses d’inflation. Et la crise commence déjà à mordre sur le pouvoir d’achat des ménages.
    Le spectre d’une crise des « gilets jaunes », qui avait été provoquée à l’origine par une augmentation de la fiscalité sur les produits énergétiques, hante de nombreux esprits. Et les responsables politiques, plus à l’étranger qu’en France d’ailleurs, cherchent les moyens pour l’éviter.
    Dès juillet, le gouvernement espagnol a annoncé un allègement de la TVA sur les prix de l’énergie afin d’en diminuer la charge pour les consommateurs, et envisage de surtaxer les profits des groupes énergétiques espagnols. La mesure pourrait rapporter 2,6 milliards d’euros, selon les premières estimations.
    Alors que l’économie italienne dépend à plus de 40 % du gaz, le président du Conseil italien, Mario Draghi, a lui aussi promis, le 23 septembre, un allègement de la fiscalité, évaluée à 3 milliards d’euros, sur les factures de gaz et d’électricité pour les ménages et les petites entreprises pour le dernier trimestre 2021. « En l’absence de l’intervention du gouvernement, le prix de l’électricité pourrait augmenter de 40 % et celui du gaz de 30 % au cours du prochain trimestre », a expliqué Mario Draghi pour justifier sa décision.
    En comparaison, le chèque de 100 euros promis aux six millions de ménages les plus modestes par le ministre des finances Bruno Le Maire paraît bien peu pour compenser les hausses brutales et successives du gaz et de l’électricité, alors que la fracture énergétique frappe déjà durement. Pressentant peut-être que la mesure est insuffisante, le premier ministre Jean Castex a annoncé d’autres dispositifs d’aide à venir.
    Personne n’avait vu venir cette crise de l’énergie, qui menace de s’étendre. Une conjonction d’événements et de facteurs non prévus s’est produite, provoquant une rupture qui gagne désormais tous les marchés de l’énergie – le prix du baril de pétrole est à plus de 80 dollars, au plus haut depuis trois ans.
    Mais c’est en Europe que les dégâts s’annoncent les plus graves : l’Europe de l’énergie est en train d’exploser sous nos yeux. À écouter les connaisseurs du monde de l’énergie, si les éléments déclencheurs n’étaient pas prévisibles, les conditions structurelles de cette faillite étaient posées depuis longtemps.
    « Ce qui m’étonne, c’est que l’on s’étonne de ce qui arrive aujourd’hui. Cela ne pouvait pas évoluer différemment. La façon dont l’Europe a libéralisé le secteur de l’énergie depuis 20 ans [la déréglementation du secteur de l’énergie a été actée lors du sommet de Barcelone en 2002 – ndlr], l’architecture et les modalités qu’elle a imposées pour affirmer le primat de la concurrence dans ce secteur ne pouvaient conduire qu’à cette situation », analyse aujourd’hui Jean-Pierre Hansen, ancien président des groupes belges Tractebel et Electrabel qui a longtemps dispensé des cours sur les marchés de l’énergie à Polytechnique.
    Une analyse que partage Raphaël Boroumand, spécialiste des marchés de l’énergie, professeur d’économie à la Paris School of Business. « Il y a dix ans, j’avais écrit que l’électricité n’était pas un bien adapté pour être libéralisé comme on l’a fait. On le voit aujourd’hui », dit-il. « D’une certaine façon, l’Europe connaît une situation comparable à celle du Texas en janvier [à la suite d’une vague de froid, les Texans ont vu arriver des factures d’électricité allant jusqu’à 17 000 dollars – ndlr]. Les prix de l’énergie se retrouvent totalement exposés à la volatilité des marchés », complète Philippe Chalmin, économiste et auteur de Cyclope, ouvrage annuel de référence sur les matières premières.
    Constatant bien tardivement et très partiellement les dysfonctionnements et les tares des marchés de l’énergie en Europe, Bruno Le Maire appelle à une réforme du marché de l’électricité en Europe. Au moins pour tenir compte de la spécificité de la production française reposant à 75 % sur le nucléaire et l’hydroélectricité. Mais c’est une réforme bien plus ambitieuse, organisant à la fois la sécurité et un environnement stable afin de permettre une véritable transition écologique, qu’il conviendrait de mener, selon de nombreux observateurs.
    Peut-il y avoir un consensus européen sur cette transformation ? Les responsables européens accepteront-ils de reconnaître l’impasse et de réformer les marchés de l’énergie ? Cette question a toutes les composantes pour se transformer en une crise sociale économique, si rien n’est fait. Alors que la Commission européenne s’apprête à lancer son Green deal, elle pose aussi toute la question de l’acceptabilité sociale de la transition écologique.
    Un hiver plus long et plus froid que prévu, un été sans vent en Europe du Nord, le tout dans un contexte de reprise économique brutale et désordonnée, où l’offre ne suit plus la demande : tout s’est additionné en quelques mois pour déclencher une tempête parfaite sur le marché du gaz en Europe. Depuis le début de l’année, tous les repères ont été bousculés, effacés. Une frénésie a saisi le monde de l’énergie. Les prix du gaz naturel, qui étaient à 18,8 euros le MWh en janvier, dépassent les 90 euros aujourd’hui. La spéculation se déchaîne.
    Considéré pendant longtemps comme un acteur secondaire par rapport aux marchés pétroliers, le marché du gaz n’a cessé de prendre de l’importance, au fur et à mesure que la transition écologique s’est imposée comme incontournable. « Le gaz naturel est par essence l’énergie de la transition écologique. C’est l’énergie fossile qui émet le moins de CO2, qui est la plus souple et qui prend le relais sans à-coups dans les périodes intermittentes des renouvelables », dit Philippe Chalmin.
    Pour l’Europe en tout cas, c’est l’énergie de référence. Mais ce choix place le continent dans une situation de dépendance qui ne cesse de s’aggraver. À l’exception de la Norvège, le continent ne produit quasiment plus de gaz. Les forages britanniques en mer du Nord, qui ont tant compté dans la révolution thatchérienne en général, dans la déréglementation de l’énergie en particulier, sont en voie d’épuisement, ceux des Pays-Bas sont en cours d’extinction et les gisements de Lacq ne sont plus qu’un souvenir.
    L’Europe est donc devenue tributaire des importations extérieures, soit par gazoducs, soit en achetant des cargaisons de gaz liquéfié (GNL). Algérie, Qatar, un peu la Libye – essentiellement avec l’Italie et de façon très aléatoire depuis la guerre de 2011 –, figurent parmi les grands fournisseurs de l’Europe. Mais c’est avec la Russie que le degré de dépendance est le plus fort. Gazprom, le bras armé gazier de Vladimir Poutine, assure en moyenne 40 % des approvisionnements gaziers européens. Mais cela peut aller jusqu’à 80 % dans le cas de la Pologne, 67 % dans celui de l’Autriche.
    Avec ces producteurs gaziers importants, les relations ont aussi évolué. Pendant des décennies, les pays européens, pour assurer la sécurité d’approvisionnement, ont passé des contrats de long terme avec ceux dont les prix évoluaient en fonction d’un panier de références pétrolières. L’avènement du gaz de schiste aux États-Unis a tout changé. Les marchés gaziers ont pris leur autonomie par rapport aux marchés pétroliers et ont évolué en sens inverse. Alors que le baril atteignait des sommets, les prix du gaz, compte tenu d’une offre abondante et bradée, s’effondraient.
    Dès lors, pourquoi continuer à s’enfermer dans des contrats de long terme contraignants et onéreux ? Les uns après les autres, les producteurs ont abandonné les relations longues avec les pays producteurs pour s’en remettre aux marchés spots. La plateforme néerlandaise du marché gazier européen, Title Transfer Facility (TTF), est devenue la référence incontournable de l’Europe de l’énergie. Une fois de plus, le marché était censé pourvoir à tout.
    Une offre qui ne répond plus à la demande
    Depuis la fin de la pétrification des économies européennes provoquée par le Covid-19, le réveil est brutal. L’activité en sous-régime pendant des mois est passée d’un seul coup en sur-régime. Les consommations d’énergie, à commencer par le gaz, se sont envolées. D’autant que la météo s’en est mêlée : la saison hivernale s’est prolongée au-delà des normes habituelles. Comme dans d’autres secteurs des matières premières, l’offre a eu du mal à suivre une demande subite et forte. Au printemps, le prix du gaz avait déjà augmenté de 30 %.
    Comme les banquiers centraux, comme les responsables politiques, les acteurs gaziers se bercent alors d’illusions. Tous assurent que ces tensions ne sont que provisoires. À l’été, tout devrait se calmer et le marché retrouver son cours normal. Mais rien ne se passe comme prévu. La météo, une fois de plus, fait des siennes. En Europe du Nord, le vent fait défaut. Les pays comme le Danemark, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, désormais fortement dépendants des éoliennes, se retrouvent avec une production électrique insuffisante. En Europe du Sud, les vagues de chaleur entraînent une surconsommation d’électricité à cause de l’utilisation massive des climatiseurs.
    Pour fournir rapidement l’électricité indispensable, les producteurs relancent leurs centrales à gaz. Dans le même temps, les grandes entreprises de distribution de gaz, qui, dans l’espoir de profiter de prix plus bas, avaient tardé à reconstituer leurs stockages tombés au plus bas après l’hiver, commencent à se dire qu’il est grand temps de les regarnir. Tous se retrouvent acheteurs de gaz au même moment. Et tous comprennent qu’ils ont le plus grand mal à en trouver. Les tensions qu’ils pensaient passagères s’éternisent.
    Car le marché gazier a changé. Pour la première fois, la Chine se retrouve en concurrence directe avec l’Europe sur les approvisionnements gaziers. Cette surprise n’aurait pas dû en être une : cela fait quelque temps que la Chine est devenue le premier importateur mondial de gaz. Investie dans la lutte contre le réchauffement climatique et la transition écologique, érigées en impératifs catégoriques par le gouvernement chinois, elle a engagé une mutation énergétique forte, fermant à tour des bras ses mines et ses centrales à charbon trop polluantes pour développer des énergies renouvelables avec le gaz en complément.
    Quand l’économie chinoise est repartie, bien avant le reste de l’économie mondiale, au deuxième semestre 2020, la demande de gaz a explosé. La Chine a acheté, parfois à prix d’or, des cargaisons de GLN. Les traditionnels pays fournisseurs de l’Europe, qui n’y trouvaient plus de débouchés, se sont détournés vers l’Asie, vers la Chine. Et ils continuent de privilégier ces marchés qui leur offrent des perspectives et des prix bien plus élevés que sur le Vieux Continent.
    Le deuxième changement est plus préoccupant : il n’y a plus d’équilibre entre l’offre et la demande. Certains pays semblent rencontrer des problèmes de production. À la suite d’un important incendie sur un de ses sites gaziers, la Norvège a ainsi de grandes difficultés à retrouver son niveau de production normal.
    Dans d’autres pays, les arrêts provoqués par la crise sanitaire, la difficulté à trouver des composants et des équipements ralentissent aussi les exploitations gazières. Des plans d’exploration, enfin, ont été stoppés en raison de la réticence des investisseurs à financer des projets d’énergie fossile.
    Mais la véritable transformation semble liée à la nouvelle politique des producteurs. Beaucoup semblent avoir opté pour la stratégie de la rareté. C’est en tout cas la ligne officiellement revendiquée par les producteurs américains de gaz de schiste. Alors qu’ils avaient choisi ces dernières années de produire tant et plus pour compenser par les volumes la chute des cours, qu’ils faisaient le forcing à tous les niveaux pour exporter leurs productions vers l’Europe, depuis le Covid, il leur paraît bien plus intéressant de restreindre leur production, de diminuer leurs investissements et de rémunérer solidement leurs actionnaires.
    Ils ont déjà averti qu’il ne fallait pas compter sur eux pour approvisionner le marché européen. Mais les réductions de production sont si importantes qu’elles commencent par alarmer les acteurs américains. Certains se demandent si la crise gazière européenne ne va pas déborder sur le marché américain.
    Mais c’est le cas de la Russie qui est le plus préoccupant. Depuis un certain nombre de mois, elle semble en arrière de la main sur le marché gazier. Gazprom honore scrupuleusement ses accords contractuels, et notamment les contrats de long terme qu’il a conservés avec certains grands distributeurs, mais fait le minimum pour approvisionner le marché spot.
    Au point que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a fini par s’énerver. « L’AIE pense que la Russie pourrait faire plus pour augmenter la disponibilité du gaz en Europe et garantir que les stockages sont à des niveaux adéquats en vue de la prochaine saison de chauffage hivernale. […] C’est également une opportunité pour la Russie de souligner son rôle fournisseur fiable sur le marché européen », a-t-elle insisté dans un communiqué publié le 20 septembre.
    « Il y a des interrogations sur les capacités de production de la Russie. Est-elle capable d’approvisionner en même temps l’Europe et la Chine [un réseau de gazoduc pour transporter directement le gaz extrait de Sibérie jusqu’au marché chinois est en cours d’achèvement à la suite d’un grand accord signé entre Pékin et Moscou en 2014 – ndlr] ? Mais il est indéniable aussi qu’il existe une volonté de Poutine, qui n’a pas supporté la politique européenne de sanctions, la remise en cause de Nord Stream 2, de faire sentir à l’Europe son degré de dépendance à l’égard du gaz russe », analyse Philippe Chalmin.
    Les doutes sur les engagements russes sont tels qu’un rien suffit à déclencher la panique. Ainsi, le 27 septembre, les traders apprenaient que Gazprom n’avait réservé que 57 % des capacités disponibles qui lui sont réservées sur les réseaux de gazoducs européens pour écouler sa production gazière.
    Dans le même temps, ils découvraient stupéfaits que la Chine fait face à une véritable crise énergétique. En quelques jours, les arrêts de production, les rationnements d’électricité dans certaines villes et certaines provinces, voire des black-out imposés par le gouvernement chinois, se sont multipliés pour faire face au manque d’électricité. Personne ne comprend exactement le degré de difficulté que rencontre actuellement la Chine sur son son marché électrique.
    Mais ces deux nouvelles concomitantes ont enflammé le marché gazier. En une séance, les cours ont grimpé de 11 %. Et la hausse continue, enfle. Ce 30 septembre, les cours ont augmenté de plus de 13 %, frôlant les 100 euros (98,23 euros exactement) le MWh, à la suite de nouvelles tensions sur les approvisionnements russes. Ils ont encore diminué d’un tiers depuis le début de la semaine.
    Le marché gazier en mode panique
    « Pourquoi voulez-vous que le marché gazier ait un comportement différent des autres marchés ? Il réagit exactement pareil », relève Jean-Pierre Hansen. Oscillant entre « exubérance et dépression », pour reprendre la définition de l’économiste André Orléan, le marché gazier évolue en ce moment en mode panique. Par peur de ne pas avoir assez de gaz, les acheteurs acceptent d’acheter à n’importe quel prix. Ces choix moutonniers débordent sur le marché électrique. Des fournisseurs ont passé des contrats à plus de 100 euros le MWh pour 2022. Les spéculateurs forcément s’en mêlent et poussent encore un peu plus à la hausse.
    Certains espèrent que ces mouvements « irrationnels » ne sont que passagers. « Les futurs (les contrats à terme) à six mois se négocient à des prix nettement plus bas », note un observateur du marché. La réflexion de Mario Draghi, anticipant des hausses encore de 30 % à 40 % des prix du gaz et de l’électricité au dernier trimestre, appelle cependant à une grande prudence.
    Tout le monde se tourne vers des solutions de substitution. « La hausse du prix du gaz va amener à la réouverture des centrales à charbon. Ce sont les seules capacités disponibles et qui sont susceptibles de permettre de diminuer les tensions sur les prix de l’énergie », pronostiquait ces dernières semaines une étude de Citigroup, faisant le pari que tous les engagements écologiques seraient balayés par les contraintes de prix et d’approvisionnement. La prédiction risque de se révéler exacte. Ces dernières semaines, les fournisseurs européens commencent à remettre en route les centrales à charbon. Depuis juillet, le prix du charbon a plus que doublé.

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    1. et ça ne va pas s’arranger

      1 – https://fr.businessam.be/aujourdhui-le-jour-j-pour-lenergie-nucleaire-en-belgique-les-encheres-pour-les-nouvelles-centrales-a-gaz-se-terminent-ce-soir-la-rue-de-la-loi-attend-en-suspens/

      Belgique : arrêt du nucléaire et passage en centrales électriques au gaz.

      2- L’Allemagne arrête le nucléaire et passe au gaz ( South Stream 2 avec démarrage fin 2021 après mise en pression du réseau)

      3- https://fr.businessam.be/le-royaume-uni-a-la-merci-dun-blackout-pourquoi-les-britanniques-vont-retenir-leur-souffle-tout-lhiver/
      Le Royaume-Uni à la merci d’un blackout
      L’interconnexion IFA1 (2 GW), qui permet au Royaume-Uni d’acheminer de l’électricité depuis la France, est hors service ( incendie)

      En moyenne, environ 7,5 % de la demande britannique a été satisfaite par l’électricité provenant des 56 centrales nucléaires françaises cette année, relate Bloomberg. Or, l’approvisionnement en provenance de France va diminuer à cause de cet incendie. La moitié de la capacité du câble devant être coupée jusqu’à la fin mars 2022,
      Donc avec pour conséquence un besoin en gaz supplémentaire

      4-Les tensions entre l’Algérie et le Maroc menacent la fourniture de gaz à l’Espagne
      https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210930-les-tensions-entre-l-alg%C3%A9rie-et-le-maroc-menacent-la-fourniture-de-gaz-%C3%A0-l-espagne

      5- Suite aux menace de sanctions de Trump Total avait arrêté son projet d’extraction en Iran en 2018
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/08/20/20002-20180820ARTFIG00101-iran-total-tire-officiellement-un-trait-sur-le-plus-grand-projet-gazier-du-monde.php

      Et l’hiver approche .

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      1. Prétendre remplacer plus de 70% de nucléaire décarboné pilotable par des « renouvelables » (moins) décarbonées mais surtout fatales, c’est totalement irresponsable. Pourquoi diable s’obstiner à nier ce que la désastreuse « transition » allemande (à partir de 20% de nucléaire « seulement »!) nous dit à l’évidence?
        Où donc en serions-nous aujourd’hui sans ce visionnaire plan nucléaire? Et sans le charbon des Allemands!
        Il va encore nous la chanter longtemps, le Jadot, sa fable des renouvelables, en paradant devant un moulin offshore? Pas un énergéticien sérieux pour lui clouer le bec sur les plateaux télé?

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        1. Pour comprendre le prix du gaz:
          https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/entreprise/secteurs-dactivites/le-prix-de-l-energie/le-prix-du-gaz/

          Nous vivons dans une société où tout fonctionne avec l’électricité.
          Et cela va aller en s’accentuant avec le remplacement progressif des énergies fossiles par l’électricité et la sobriété .

          L’effondrement et le chaos pourrait venir d’un black out prolongé à l’image de ce qui s’est passé en hiver au Texas ,quand l’offre deviendra inférieure à la demande.
          Sans électricité , le pays s’arrête.

          Le fonctionnement de l’ensemble d’un réseau électrique interconnecté , fournissant 500 millions de consommateurs est très complexe
          – points de production ( centrales nucléaires, aux énergies fossiles, renouvelables : hydroélectrique ,éolien,photovoltaîque,..)
          – réseau électrique maillé et interconnecté ( loi des noeuds , loi des mailles)
          – équilibre consommation – production :
          L’ajustement offre- demande doit se faire en temps réel , il faut équilibrer en permanence.
          – la forte variabilité des énergies renouvelables type photovoltaïque ou éolien doit être lissée par une énergie pilotable type hydroélectricité , nucléaire ou énergies électriques générées par les fossiles.
          – la capacité de l’ensemble du réseau à répondre à la contrainte maximale de demande
          – stockage de l’électricité

          Les allemands ont choisi : arrêt du nucléaire et émissions de CO2 ( charbon et gaz)
          Grosse discussion à venir à la COP26 en novembre où le mix énergétique sera un enjeu majeur.

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          1. On ne « remplace pas  » même progressivement les énergies fossiles par l’électricité , on cherche des moyens de fournir , stocker ( pas trop car c’est plus qu’ardu ) , distribuer de l’électricité « à partir de  » sources d’énergies qui soient moins désastreuses que les ressources fossiles ( charbon , gaz , pétrole pour le marteler ) .

            Et c’est bien là que ça merdoie et ouvre le théâtre des faux culs , quand on ne sait pas compter les TWh et qu’on se prend pour le Nobel de physique ou d’économie .

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            1. Une étude ADEME sur un mix électrique EnR 100% en 2050 et arrêt progressif du nucléaire et les options de stockage.

              https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/mix100-enre-synthese-technique-macro-economique-8892.pdf
              * baisse de 43% de l’énergie finale consommée ( sobriété , efficacité énergtique)
              * baisse de 10% de l’électricité consommée
              * page 8 un exemple de journée : 09 mars , avec des données chiffrées à 22h
              * page 11: hypothèse de gisements (GW) avec stockage en puissance fixée pilotable ou non où les EnR en volume important stockable et pilotable sont l’hydaulique ( barrage, réservoir) et cogénération méthanisation
              La part éolien et PV (dont 90% sur toiture ) installée représentant la plus grande partie.
              * page 13 les parcs installées et l’énergie produites par filière EnR

              Un black out peut être évité grace au réseau électrique intelligent ou smart grid qui ajuste l’information entre les fournisseurs d’électricité et les consommateurs et permet de réguler le flux d’électricité.
              Avec le risque d’avoir un déséquilibre offre- demande il y a la possibilité de réaliser un « effacement de consommation électrique » pilotable à distance grace au compteur intelligent( Linky par exemple)
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Effacement_de_consommation_%C3%A9lectrique

              2
              1. La troisième révolution industrielle

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_r%C3%A9volution_industrielle
                Elle a pour but de répondre à la diminution de la production de pétrole et à une transition vers un développement plus soutenable nécessitant une « économie décarbonée » (produisant moins de gaz à effet de serre). Cette révolution serait fondée sur une production d’électricité non plus centralisée, mais distribuée, l’énergie circulant dans un réseau dit « intelligent », comme l’information circule sur Internet.

                Le compteur intelligent sera un outil qui nous aidera , à distance , à tenir les futurs objectifs de sobriété.

                En 2007, le Parlement européen a officiellement adopté cette vision
                https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/DCL-6-2007-0016_EN.pdf?redirect

                1
              2. Le scenario quantifié par je ne sais plus quel groupe du GIEC , sur l’objectif neutralité carbone en 2050 reposait , en gros , sur les pistes suivantes :

                – diviser par 2 l’apport actuel des énergies fossiles dans le total énergie utile ( l’énergie utile étant en gros la moitié de l’énergie primaire et les 3/4 de l’énergie finale )
                – Pour le nucléaire ( qui fournit actuellement e énergie utile environ 5% de ce que fournissent les énergies fossiles ), soit viser le double de sa part actuelle au gré de l’évolution des technologies , soit l’abandonner progressivement au bénéfice des ENR si celles ci le peuvent .
                – conserver la biomasse mais qui semble difficile à booster , avec cependant l’avantage d’accompagner la constitution de puits de carbone .
                – Géothermie à porter en gros au score du nucléaire actuel , et reste limitée .
                – le reste de l’énergie utile nécessaire , soit environ la somme des quatre points précédents , à rechercher , si on y arrive dans les ENR : éolien , hydroélectrique et solaire , avec des espoirs plus largement mis sur le solaire à hauteur des 4/7 de cette dernière part .

                Ainsi , selon ce rapport , en 2050 l’énergie utile mondiale  » pourrait » être renouvelable à peu près à 75% , fossile à 20 %, nucléaire à environ 5 % .Et 70 % de cette énergie utile serait utilisée sous forme électrique .

                Ça ce serait la ligne de conduite globale mondiale et on comprend bien ( cf mon échange avec Romain Vitorge ) que si on le joue national , on va vers mission impossible sauf si on est déjà dans les clous visés ( au passage le 5 % actuel du nucléaire français dans son mix énergétique utile , le serait !, et c’est pour ça qu’il faut bien intéré le snotions d’énergie primaire , finale et utile !)

                Pour la France telle qu’elle est ( où l’électricité soit dit en passant est de loin la moins chère d’Europe , l’Allemagne vend 80 % plus cher ) , les efforts les plus réellement « payants » pour améliorer le bilan carbone , sont clairement à chercher sur les transports et les bâtiments ( deux domaines où on est deux fois plus mauvais que la moyenne mondiale ,en valeur relative ).

                Pour 2050 , pour nous , il me semble que la part à consentir ou pas au nucléaire dépendra , avec une hypothèse négative , nulle ou positive de croissance , de l’équation :
                – coût supportable du KWh,
                – aptitude des ENR éolien et solaire à assurer la part abandonnée par le nucléaire de façon techniquement , socialement et économiquement supportable.
                – qui est prêt à fournir la France avec une électricité garantie , d’origine ENR , à notre bas coût actuel .. les 72 % d’électricité nucléaire quelle voudrait abandonner par grande vertu ?

                Je n’ai pas lu de doc sérieuse récente , mais , il y a deux ans , le remplacement en France du nucléaire par de l’éolien et du solaire ( il n’y a plus rien à attendre de l’hydro-électricité chez nous ), conduisait à des délires de champs d’éoliennes de plus en plus grandes ( jusqu’à 130 mètres de hauteur ) et le solaire atteignait assez vite des limites avec des contraintes de stockage très pénalisantes , même en jouant la proximité « fabrication /utilisation « .

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                1. Encore une fois: éolien et solaire, énergies fatales. Si ni vent ni soleil autant de pilotable en secours. C’est quoi le secours, et en plus décarboné? Du nucléaire? Alors pourquoi de l’éolien et du solaire quand on a déjà plus de 70% de nucléaire et au total plus de 90% d’électricité décarbonée (avec l’hydraulique pour l’essentiel)? Chez nous, l’éolien et le solaire ne s’ajoutent pas au nucléaire. Ils en prennent la place par la seule volonté du législateur. Fragilisant ainsi la filière, techniquement et financièrement. Tout ça avec nos sous et au bénéfice le plus souvent de spéculateurs (aides à l’investissement, tarifs garantis…). Faut quand même le faire! Nous devrions être fiers de notre choix nucléaire, et les Verts voudraient que nous en ayons honte. Pas moi.
                  Quant à l' »acceptabilité sociale » des éoliennes et autres panneaux…
                  https://www.ventdecolere.org/actualites/Ademe2050-analyse-critique.pdf

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                  1. Mon propre propos n’est pas de dénigrer l’éolien et le solaire en France , car il y a et il y aura des réalisations intéressantes qui élargiront , avec la biomasse et la géothermie , aussi l’assise de la production .

                    Dans la perspective d’une décrue du nucléaire , jamais l’éolien et le solaire ne pourront assurer un substitut satisfaisant ( économiquement , socialement, quantitativement ) à une décroissance du nucléaire tendant vers zéro en 2050 , et que si on ne maitrise pas sous tous ces aspects cette décroissance , il faut s’attendre , même à croissance nulle , à des remous auprès desquels les manifestations des gilets jaunes ne seraient que des amusements de gamins .

                    A tout le moins , les propos des candidats présidents gagneraient à mieux démontrer sérieusement la responsabilité de leur « plan » , au risque de réveils douloureux ou de contritions sinistres , dès qu’ils seront au pouvoir .

                  2. « Nous devrions être fiers de notre choix nucléaire, et les Verts voudraient que nous en ayons honte. Pas moi.
                    Quant à l’”acceptabilité sociale” des éoliennes et autres panneaux… »

                    Le problème, c’est qu’un Japonais aurait pu écrire exactement la même chose la veille de Fukushima.

                    À partir du moment où vous construisez une centrale et la laissez en place indéfiniment, la seule question devient : faudra-t-il dix ans (peu probable) ou cent mille ans (extrêmement probable) pour qu’elle soit touchée par une catastrophe naturelle susceptible de provoquer un cataclysme nucléaire ? Même en choisissant des endroits « sûrs ». Sans parler des accidents d’origine humaine, des risques de frappe ennemie lors d’un conflit, d’attaque terroriste, etc. Et si on en construit des milliers à la surface du globe, la probabilité d’avoir à attendre cent mille ans pour qu’un tel accident survienne s’effondre, et celle d’un accident majeur pire que les trois précédents devient terriblement élevée pour le siècle à venir.

                    La technologie actuelle des centrales nucléaires constitue un risque colossal qu’il n’est pas raisonnable de nier. Et si son « acceptabilité sociale » est supérieure à celle des éoliennes, c’est une aberration.

                    N.B. : même si on ne laisse pas les centrales en place indéfiniment, à partir du moment ou on les remplace par d’autres centrales au fil du temps, le risque demeure le même. Et si on peut certes parier qu’on mettra au point des technologies nucléaires « sûres » avant cent mille ans, ça reste un double pari : qu’on trouvera la technologie, et qu’il n’y aura pas de catastrophe d’ici-là.

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                    1. A part les Bretons à Plogoff, jamais vu de manif contre l’implantation des plus de soixante réacteurs nucléaires en France. Ça serait plutôt le contraire. Allez demander aux voisins immédiats des centrales si ils ont la trouille ou s’ils sont bien contents des retombées en tout genre: emploi, fiscalité. Avec des excès bien sûr. Saint-Paul-Trois-Châteaux ne savait plus quoi faire des royalties nucléaires. La petite bourgade de la Drôme Provençale s’est offert tout ce qu’elle pouvait, genre complexe aquatique et sportif. Rien vu de pareil à proximité des centaines d’éoliennes -pas fait le décompte: un peu plus chaque fois que je le traverse- qui hérissent le désert (biologique) beauceron. Sauf en vue de Notre-Dame-de-Chartres. Y’a pas assez de cathédrales en France!

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          2. Eh oui. L’énergie, ce n’est pas que de l’électricité. Que ce soit pour en produire ou d’autres usages, c’est encore à 80% (plus ou moins, souvent plutôt plus que moins) des fossiles. D’où le fossé abyssal qui nous sépare d’un monde sans fossiles que d’aucuns rêvent d’être quand même « comme avant ». Rêve ou cauchemar? Avec une énergie abondante, gratuite et décarbonée, qui pour arrêter la disparition des ressources, conséquence de leur exploitation effrénée, et, bien pire, le vertigineux anéantissement du vivant? Même plus l’alibi du climat. En attendant, comme vous le rappelez fort à propos, sans électricité, plus rien ne fonctionne. Quelle que soit l’origine de l’électricité. Absolument plus rien. Reste, pour cuire et se chauffer, la bonne vieille cuisinière (« la Godin » comme disait ma mère, native de Guise). A condition d’avoir quelques bûches à mettre dedans. Et des réserves de bougies pour s’éclairer. Et une source ou un puits pour boire voire se laver. Et un petit coin de potager – verger bichonné pour tenir le coup quelque temps. L’erreur majeure des Allemands font que ce scénario (un black-out) est crédible, et pas qu’à l’échelle de l’Allemagne. Une nuit d’hiver (et elles sont longues, les nuits, l’hiver) sans vent, avec un Moscou – Paris bien installé sur l’Europe de l’Atlantique à l’Oural et les températures sibériennes qui vont avec, que fait monsieur Jadot, président du climat, sans nucléaire? Il demande gentiment du jus au charbon aux Allemands, ou il téléphone à Vladimir? Ah non, de toute façon y’a plus de centrale au gaz chez nous. Sauf bientôt à Landivisiau. Au cas où les éoliennes offshore de la baie de Saint-Brieuc ne tourneraient plus. Quand même bien mieux pour le climat qu’une centrale nucléaire à Plogoff. Multiplier le parc d’éoliennes de Saint-Brieuc par quelques dizaines pour produire (les jours où le vent souffle!) l’équivalent d’un seul réacteur d’une centrale, à Plogoff ou ailleurs.

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            1. Côté fourniture d’électricité à partir du gaz , si je me rappelle de mon passage professionnel par Belfort dans le début des années 90 , Alstom était à l’époque plutôt réputé pour sa fabrication de turbines à gaz capables d’alimenter une ville de 5000 habitants . De mémoire , il me semble qu’elles étaient transportées vers Strasbourg et au delà en étant chargées sur le canal Rhône au Rhin dans le secteur de Bourogne .

              Sais pas ce que c’est devenu .

              1. Merci. Je n’ai pas approfondi le sujet. Ce que je voulais mettre en évidence, c’est l’aberration qui conduit à construire en 2021 une centrale à gaz peut-être « naturel » mais surtout pas vraiment de chez nous, pas renouvelable et pas du tout décarboné, en Bretagne et « en même temps » chanter les louanges de l’éolien, terrestre ou offshore, dans la même région. Encore une fois, une centrale nucléaire, à Plogoff ou ailleurs (les côtes bretonnes sont grandes, quand même, davantage que celles du Cotentin: c’était si difficile que ça de lui trouver une petite place? Z’en sont pas morts, à Flamanville) et la question de l’alimentation électrique de toute la Bretagne était réglée, avec du jus décarboné et pilotable de surcroit. Qu’en diraient aujourd’hui les bonnets rouges? Pas trop mobilisés contre les algues vertes ceux-là.

            2. @ Michel

              Et si la centrale Nucléaire EDF de Nogent-sur-Seine, près de Paris explose ou rencontre de sérieux problèmes, quel est votre plan pour évacuer 19 millions de personnes ?

              Elles vont où ces personnes ?

              Réfugiées du nucléaire, vous les logez où en quarante huit heures et vous leur garantissez quel avenir à ces françaises et ces français qui ont tout perdu ?

              56 réacteurs nucléaires en France avec un précariat qui y travaille payé au lance-pierre et bénéficiant de contrats de travail pourris :

              Quel est votre projet de sécurisation, d’évacuation et quelle est votre logistique en tout genre afin de pallier l’exode ?

              1. J’habite depuis plus de quarante ans à une trentaine de kilomètres à vol de vautour du site le plus nucléarisé au monde, que j’ai vu en partie construire. J’ai travaillé dix ans entre les deux. Ça ne m’a jamais empêché de dormir. La catastrophe climatique en cours (c’est pas un risque: c’est une réalité!) me fait bien plus peur, pour moi et surtout ceux qui viendront après nous. Eolien et solaire plus les centrales à charbon et à gaz ou autres fariboles à « biomasse » (elle a bon dos la biomasse: maïs, lisier de porc…) qui vont obligatoirement avec si vous ne voulez pas de nucléaire -allez voir en Allemagne-, vous pensez vraiment que c’est meilleur pour la planète?

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              2. @hervé

                19 millions de personnes ?????????

                Tchernobyl : zone évacuée 300 km2
                Nogent sur Seine :
                communauté des communes du Nogentais : 295km2 et 17.000 habitants
                distance de la centrale à Paris : 100kms

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              3. Le pire accident nucléaire de l’Histoire a eu lieu à Tchernobyl. L’estimation haute – assez probable – est que 4000 personnes en sont mortes.

                Si cet accident exact, avec fusion du cœur, arrivait à Nogent sur Seine, aucune évacuation ne serait nécessaire, parce que la double enceinte de la centrale retiendrait la radioactivité – comme lors de l’accident de There Miles Islande, qui a fait zéro mort). La centrale de Tchernobyl, comme beaucoup de centrales soviétiques, était particulièrement dangereuse parce qu’elle n’avait qu’une seule enceinte. Aucune centrale en France n’est construite ainsi.

                Imaginons maintenant que suite à des circonstances difficiles à imaginer, la centrale de Nogent sur Seine rejette autant de radioactivité que le réacteur accidenté de Tchernobyl en 1986. Aucune évacuation de la région parisienne ne serait nécessaire.

                Nogent sur Seine est à 100km de Paris, de même que Tchernobyl est à 100km de Kiev et ses 5 millions d’habitants. Kiev n’a pas été évacuée en 1986. Parce que ce n’était pas utile.

                En revanche, dans ce cas – qui nécessiterait des évènements difficilement imaginables – il faudrait s’attendre à perdre plusieurs milliers d’entre nous. A peu près autant que de morts sur la route en un an

                Ce risque s’apprécie en fonction :
                – De sa probabilité. Qui ne peut être calculée, mais le fait que 400 réacteurs fonctionnement dans le monde depuis plusieurs décennies, sans que jamais soit survenu un accident assez grave pour transformer Nogent sur Seine en Tchernobyl sur Seine – c’est à dire pour percer une double enceinte – est une indication 🙂
                – De ses conséquences. Notamment par rapport aux alternatives, telles qu’utiliser encore plus de fossiles, ou encore accepter une régression économique profonde – qui mènerait à perdre beaucoup de vies

                Remplacer le nucléaire actuel par un combiné renouvelables + gaz n’a aucun sens. Ni pour le climat, ni pour l’économie, ni pour la stabilité.

                Ceci étant posé, il est bien clair que le nucléaire actuel ne suffit absolument pas. Car il est limité par les faibles réserves de carburant fissile. Impossible que toutes les nations du monde fassent comme la France. Encore moins si l’on pense à la nécessité de remplacer aussi l’énergie actuellement non électrifiée… Ce que personne ne fait, nous non plus

                Conserver les centrales nucléaires, c’est éviter de se tirer une balle dans le pied. Bien. Mais il reste tout à faire !

                Je me répète, mais l’urgence n’est pas de dépenser des fortunes à empirer le problème avec des éoliennes, mais bien de faire, en mode Manhattan ou Apollo, la R&D qui pourrait donner accès à une énergie décarbonée et abondante.

                Les pistes :
                – Super batteries suppléant les énergies renouvelables intermittentes (aucune idée si c’est possible, mais ça vaudrait la peine de chercher)
                – Nucléaire de quatrième génération à carburant fertile
                – Solaire spatial à grande échelle

                Je suis d’accord que Jadot semble aussi peu conscient de tout cela que Mélenchon ou d’ailleurs Macron.

                Roussel en revanche…

                (Bon Dieu, si on m’avait dit il y a vingt ans que je soutiendrais un jour un coco 😀 !)

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                1. S’agissant de la piste électricité nucléaire , le GIEC indiquait que :

                  – l’énergie nucléaire fournit dans le monde actuellement 3000 TWh d’énergie utile par an et les réacteurs actuels utiliseront avant 2040 près d’un tiers des réserves connues et supposées d’uranium 235 ;
                  – qu’on pouvait envisager leur remplacement d’ici 2050 par une capacité double de réacteurs de 3 -ème génération pouvant utiliser en 50 ans l’essentiel des réserves restants d’U235 , soit fournir 6000 TWh/an
                  – qu’on pouvait espérer un développement des surrégénérateurs à partir de 2040 ,mais assurant une part substantielle des besoins après 2050
                  – envisager un abandon progressif du nucléaire , dont l’apport en gain dans le bilan carbone serait presque négligeable , et dont l’impact économique s’il était relativement faible , monde entier , pouvait être terrible pour des pays à fort pourcentage nucléaire actuel dans leur production d’électricité .

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                2. S’agissant des « super batteries » , c’est une piste de recherche ( et de premières réalisations ) depuis une bonne dizaine d’années , mais , au delà d’un début de solution au stockage de l’énergie électrique apportée par l’éolien et le solaire ( c’était la motivation de la recherche) , elles posent des problèmes de ressources et …d’énergie qui modèrent les enthousiasmes .

                  https://www.pauljorion.com/blog/2021/02/02/le-graphene-par-xavier-nast/comment-page-1/#comment-836124

                3. Rien d’affreux . Moi , j’ai particulièrement aimé travailler , à diverses époques de ma vie professionnelle , avec un gaulliste historique , un communiste , un centriste bon teint . Les trois pensaient juste et efficace .

                  ( au moins autant que moi !…)

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                4. Je l’aime bien aussi Roussel
                  Le nucléaire est un sujet idéologique aussi sensible que l’immigration : dommage qu’il n’y ait pas un check news indépendant et factuel lors des débats sur ces sujets polémiques

                  1. Check news sur quoi mon Xtian ?

                    On sait bien qu’on ne sait pas gérer cette saloperie de Nuke dans le temps contrairement aux mantras des croyants hallucinés (qui ne savent en fait que faire des bouilloires hein, faut pas me la raconter à moi) pour alimenter un délire consummo technicistes encore plus débile et monstrueux que l’Islamisme le plus con.

                    Oui faut démanteler totalement cette stupidité.

              4. https://www.sudouest.fr/environnement/2030-c-est-trop-long-melenchon-veut-aller-plus-vite-vers-l-energie-renouvelable-1675891.php

                Le candidat à la présidentielle de 2022 plaidait ce lundi matin pour une sortie totale du nucléaire avant 2030. Il veut “arrêter ce qui est en route” et “changer le mode de production de l’énergie”
                « Et nous avons de jeunes ingénieurs capables de se lancer dans cet immense travail.”

                Avant de tenir ce type de discours électoraliste non crédible , il aurait fallu qu’il pose la question directement aux ingénieurs et aussi à Jancovici , et aussi Fabien Roussel ,qui lui auraient expliqué comment fonctionne un réseau électrique interconnecté.

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                1. En 2030 , comme moi , il sera mort .

                  Peut être même avant 2027 .

                  En tous cas , il ne sait pas ce qu’ingénieur veut dire .

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                  1. Je ne suis pas ingénieur, une très mince et très lointaine formation scientifique bac plus trois, et je crois avoir compris l’essentiel de ce que dit Jancovici (et quelques autres).
                    Quant à Mélenchon et sa surenchère anti-nucléaire, elle en dit long sur son sens des réalités. Vraiment hors-sol. Perdu pour la science.

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                    1. Euh perdu pour la Science ?

                      C’est quoi ça « la science » ?

                      Alors maintenant on est coincé non par le choix politique de société mais par « la science » ?

                      Béh les obscurantistes ne sont pas du côté qu’on croit mais aïeux ! Et ils ont déjà leur chiens de garde du Temple ! C’tte blague…

                2. https://www.lepoint.fr/economie/fabien-roussel-je-suis-favorable-au-maintien-du-nucleaire-en-france-20-05-2021-2427383_28.php

                  Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle : « Je suis favorable au maintien du nucléaire en France »
                  Pour le patron du PCF, le nucléaire est surtout, avec l’hydraulique, le seul moyen de réduire drastiquement l’empreinte carbone du pays, tout en fournissant de l’électricité avec fiabilité. Et tant pis pour les écologistes et LFI qui, eux, ne pensent pas du tout la même chose…
                  J’ai pris cette position pragmatique après de nombreuses discussions avec des chercheurs et des experts. Je me suis donné le temps avant d’avoir cette certitude. Mon objectif est le suivant : l’empreinte carbone de notre pays doit être nulle en 2050. Un autre objectif est lié au premier : pour y parvenir, il nous faut réduire le plus possible l’utilisation des énergies fossiles. Nous devons sortir de cette ère. La crise climatique, ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui, nous en subissons déjà les conséquences. Il y a urgence.
                  Il faut augmenter leur part dans le mix énergétique, en faisant attention : ces énergies doivent être vraiment renouvelables, c’est-à-dire disposer d’un bon bilan carbone, ce qui n’est pas toujours le cas. Elles sont par ailleurs gourmandes en minerais et terres rares. Le deuxième levier, c’est la production d’une énergie décarbonée et pilotable, donc disponible quand notre pays en a besoin pour répondre rapidement à une vague de froid ou de chaleur, par exemple. Je veux éviter le black-out afin de continuer à alimenter en énergie les Ehpad, les hôpitaux, mais aussi les usines. Cette énergie pilotable est constituée de deux moyens : l’hydraulique, avec les barrages construits depuis plus de quarante ans, et le nucléaire. C’est pour cette raison que je suis favorable au maintien de l’énergie nucléaire en France. Elle est celle qui permettra de répondre aux besoins du pays sans aggraver notre bilan carbone. Une autre nécessité s’impose : la maîtrise publique de ce mode de production d’électricité. C’est à l’État d’en assurer la sécurité, et d’investir dans la recherche. J’ai d’ailleurs condamné la mise à l’arrêt par Emmanuel Macron du programme Astrid ,le réacteur de quatrième génération.

                  Pas besoin d’être ingénieur pour comprendre.
                  Roussel député de la 20ième circonscription du Nord , avec une majorité d’anciennes cités minières , un milieu populaire ouvrier et non bobo , est peut être plus à même à intégrer les enjeux.

                  Energie nucléaire décarbonée pour la France
                  – Roussel : pour avec un argumentaire cohérent
                  – Mélenchon : contre
                  – Jadot : contre
                  – Hidalgo : pour un mix énergétique décarboné avec le nucléaire
                  – Bertrand : pour avec relance du programme
                  – Macron : c’est pas très clair , il serait « pour » mais ferme Fessenheim
                  – Zemmour : pour
                  – Le Pen : pour

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                  1. Salut Ilicitano,

                    Alors comme ça : « Pas besoin d’être ingénieur pour comprendre. »

                    Mouais, mais avoir un peu de jugeote ç’est pas du luxe non plus.

                    Tu es rationnel, et je serai presque tenté comme toi de penser comme Roussel. Surtout quand il dit :

                    « Je veux éviter le black-out afin de continuer à alimenter en énergie les Ehpad, les hôpitaux, mais aussi les usines. Cette énergie pilotable est constituée de deux moyens : l’hydraulique, avec les barrages construits depuis plus de quarante ans, et le nucléaire. »

                    Qui peut-être contre ? Personne. C’est bien notre réalité actuelle et on vit de dedans et oui ça marche.

                    Mais c’est une rationalité biaisée.

                    D’abord sur le plan éthique, refiler aux générations futurs des déchets qu’on ne sait pas véritablement gérer à part cacher sous le tapis, c’est une conception de l’avenir et de du respect de sa descendance qui interroge. On pourrait me rétorquer que d’avenir et de descendance y aura pas sans ça. Illusion c’est juste en fait repousser le problème à demain matin, et il sera là plein et entier. Vu qu’on a plus le temps, c’est bien ce qu’il écrit Roussel :

                    « La crise climatique, ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui, nous en subissons déjà les conséquences. Il y a urgence. »

                    En période d’instabilité on ne peut pas dire que ce genre de chaudière inspire confiance en cas de pépin. Et pépin il y aura c’est juste une question de temps. Alors on verra comme notre bôôôôôôeau pays va gérer l’évacuation d’un bon million de personnes en situation contrainte sans faire tomber tout l’édifice qu’on veut soit disant préserver.

                    Mais surtout ce n’est malin de penser ainsi. Car partout, chacun fait son petit schéma directeur, bricole sa solution, pour gagner sur ses émissions Carbones. Et c’est là que le bas blesse, sans une gestion globale et planétaire, et un changement de paradigme on va, on le sait, tous au tapis (là où y a nos déchets planqués en plus). Car qu’est ce que ça peut bien foutre dans la masse totale si la France, qui est un des pays développés qui émet le moins de CO2 pour sa consommation d’énergie, et quasi un des seuls en Europe à disposer de la quasi autosuffisance (momentanée faut approvisionner quand même le combustible nucléaire, mais disons qu’on aura stocké le temps de voir venir) énergétique décarbonée ?

                    Alors nos EHPAD seront alimentés, nos hôpitaux, nos usines, une grande partie de nos infrastructures de transport, notre agriculture pourvoira en mode dégradé à nos besoins de subsistances qui seront rationnés comme en 40 et ça pendant que nos voisins, amis et copains eux se retrouvent complètement désorganisés, et basculent les uns après les autres dans le chaos ? Béh je te promet une belle boucherie juste avant comme on sait bien en faire sur le continent…

                    Et quand tout sera parterre, on regardera ces cheminées géantes en se disant ben maintenant que tout est foutu faut les éteindre les gars, car on est les derniers et y a plus rien à faire. Et surtout on se souviendra que Paul avait dit : « le dernier qui s’en va éteint la lumière » !

                    Voilà pas besoin d’être ingénieur pour comprendre, mais juste savoir que si mon voisin ne mange pas, je ne mange pas longtemps non plus. Et là au miracle, on marie conséquemment les Lois de la Physique avec celle de l’Ethique qui sont indiscutablement intriquées.

                    Arrêtons de remettre à demain, en utilisant des artefacts techniques de plus en plus délirants, la seule solution viable : aller vers la pauvreté matérielle consentie et éclairée. Bref changer de système (sérieusement changer de système c’est très rapide, surtout de nos jours, à notre époque technique et riche, pour peu qu’on le veuille, ou que la masse critique le veuille (ouais la vraie fusion d’avenir elle est plutôt là qu’à Cadarache !).

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                    1. Salut CloClo

                      « C’est la que le bas blesse, sans une gestion globale et planétaire, et un changement de paradigme on va, on le sait, tous au tapis  »

                      C’est toute la problématique.
                      Il n’y a pas de gestion planétaire et je pense qu’il n’y en aura pas.

                      Le GIEC donne toutes les informations.
                      Les gouvernements savent.

                      Chaque pays va essayer de gérer à sa façon en utilisant ce qu’il sait faire de mieux et selon les moyens dont il dispose.

                      * la France avec le nucléaire ,en maximisant les énergies rénouvelables et en essayant de faire évoluer nos modes de consommation à minima sans trop casser les acquis sociaux
                      * l’Allemagne avec son charbon et le gaz russe et émettre du CO2
                      mais aura du mal à vendre ses bagnoles
                      * Les USA en maximisant ses moyens militaires
                       » le mode de vie américain n’est pas négociable »
                      et en essayant de maintenir sa primauté mondiale.
                      On rentre dans une période géopolitique de Piège de Thucydide USA vs Chine
                      * la Chine, dont on a fait l’atelier du monde, est devenue la première puissance industrielle et par conséquent la plus émettrice de CO2 et fait ce qu’elle sait faire : du commerce
                      Elle se prépare militairement au cas où elle serait agressée

                      Si vis bellum para pacem : Si tu veux la paix , prépare la guerre.

                      Le changement climatique va nous entrainer dans des tensions géopolitiques majeures.

                      La nature humaine est capable du meilleur mais aussi du pire.

                      Aller vers la pauvreté matérielle consentie et éclairée planétaire : OK
                      mais va proposer ça à l’american way of life

                      Le système capitaliste de concentration de richesse n’en a rien à faire et fera en sorte de ne pas être concerné.
                      On va vivre des temps forts !!!

                    2. (La Chine) « Elle se prépare militairement au cas où elle serait agressée »
                      Vous n’avez pas oublié quelque chose ? Taiwan, cela ne vous dit rien ?
                      C’est Taiwan peut-être qui s’apprête à agresser la RPC ?

                3. ((Mélenchon)) ; … » Le candidat à la présidentielle de 2022 plaidait ce lundi matin pour une sortie totale du nucléaire avant 2030. Il veut “arrêter ce qui est en route” et “changer le mode de production de l’énergie”
                  “Et nous avons de jeunes ingénieurs capables de se lancer dans cet immense travail.”
                   » …

                  Dommage.
                  Racolage inutile…Les électeurs « convaincus » de l’exigence d’arrêt immédiat du nucléaire préfèreront toujours l’original à la copie…

            3. @ Michel

              Je vous ai mis un point par erreur et il m’est impossible de l’enlever, c’est bien ballot mais bon…

              Quand au mutisme des villages qui ne manifestent aucune opprobre à proximité des centrales nucléaires, il est bien évident que le silence s’est acheté à prix d’or.

              Une forme d’omerta nouvelle, en quelque sorte.

              Je vous rappelle que le silence des tombes, c’est vous, c’est moi, ce sont les françaises et les français qui le paient.

              Pas sûr que les générations futures irradiées apprécieront les complexes aquatiques et sportifs implantés par leurs aïeux au prix de leur mort rapide.

              Il est des plats de lentilles qui durent longtemps.

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          3. L’énergie, on n’a pas fini d’en causer ni d’en entendre causer.
            Les prix flambent (c’est comme le gaz: suffit d’une allumette)? Vite, des mesures protectrices. Tiens, je croyais que « quel qu’en soit le coût » c’était fini. Sauf à sept mois des élections. Et l’hiver entre deux.
            https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/10/01/flambee-des-prix-de-l-energie-l-ufc-que-choisir-denonce-le-faux-bouclier-tarifaire-de-l-executif_6096738_3234.html

          4. Gros casse-tête à venir lorsque le parc d’aérogénérateur deviendra prépondérant au niveau européen, la ressource éolienne est loin d’être constante et peut présenter des sautes de vent violentes lors des tempêtes par exemple, ce qui rend la régulation particulièrement difficile au niveau même de l’aérogénérateur.
            Actuellement, le parc de production nucléaire joue un rôle très actif dans la régulation de l’ensemble du réseau auquel participe l’éolien; il y a obligation de maintenir la fréquence de ce réseau à 50Hz : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042032189
            Le mécanisme de régulation est également bien expliqué :https://www.cre.fr/Electricite/Reseaux-d-electricite/services-systeme-et-mecanisme-d-ajustement
            Les inconvénients du nucléaire à base d’utilisation de l’U235 sont bien connus, mais pourquoi ne pas rapidement relancer l’étude de l’utilisation du thorium, lequel ne présente pas autant d’inconvénients ? Cela a déjà été évoqué ici sur ce blog.

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            1. Faudra demander à ceux qui ont abandonné Superphénix puis Astrid en rase campagne. Ni anticipé, même si cela ne fait (ferait) gagner « que » quelques dizaines d’années (jusqu’à 80 quand même, soit jusqu’à la fin du siècle pour un réacteur construit aujourd’hui) le renouvellement du parc nucléaire « classique », ni même le prolonger comme cela aurait pu (du) se faire à Fessenheim, avec l’aval de l’ASN bien sûr (pour mémoire: classé par la dite ASN troisième pour sa sécurité, avant son démantèlement décidé par Hollande, confirmé par son bébé Macron, pour des raisons purement électoralistes). Il n’a jamais été dit qu’un réacteur nucléaire était bon à mettre à la poubelle après quarante ans de fonctionnement.

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              1. Et le GIEC cité plus haut, il n’a jamais entendu parler du Thorium?
                Cela me paraît totalement stupéfiant! J’ai l’impression de voir des tanches en technique, avec la curiosité intellectuelle d’un poisson mort, se faire embobiner par un lobby nucléaire tendance uranium qui ne veut surtout pas bouger…

                  1. Merci pour ces infos.
                    Rêve pour les uns, cauchemar pour les autres. Un axe France – Allemagne, EDF (« le vrai », pas celui découpé en morceaux) – Siemens, pour un programme électro-nucléaire d’envergure au moins européenne.
                    Mais les Grünen sont passés par là.
                    Et nous avons aussi capitulé devant les diktats de Bruxelles sur la « concurrence libre et non faussée » pour l’énergie, -un scandale absolu- comme sur les critères en matière de trajectoire vers la décarbonation, ne prenant en compte -pour l’instant- que les renouvelables, au détriment du nucléaire au moins chez nous.
                    La facture risque d’être très salée.

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                    1. Ce qui est bien avec les sujets clivants comme dirait Xtian, comme l’immigration, le nucléaire, c’est qu’on peut se rendre compte que le gars à côté de qui on passe le plus claire de son temps en croyant avancer dans le même sens est en fait complètement à la ramasse et la cohérence de son discours est en fait parsemé de touche de folie délirante qu’il prend pour la voie de la Raison.

                      La production d’eau chaude par énergie nucléaire pour produire de l’électricité est la dernière chose à developper en situation de grande instabilité et de basculement massif de pouvoir. Il convient même de démanteler rapidement tant qu’on peut tous les réacteurs en services.

                      Mais encore faut-il regarder la scène dans son ensemble sur une longue période pour comprendre les enjeux qui s’offrent à nous tous, et non réagir parce qu’on à chaud au cul. Bref, on est pas rendu.

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                    2. @CloClo 14h05
                      …  » La production d’eau chaude par énergie nucléaire pour produire de l’électricité est la dernière chose à développer en situation de grande instabilité et de basculement massif de pouvoir. Il convient même de démanteler rapidement tant qu’on peut tous les réacteurs en services.

                      Mais encore faut-il regarder la scène dans son ensemble sur une longue période pour comprendre les enjeux qui s’offrent à nous tous, et non réagir parce qu’on à chaud au cul. Bref, on est pas rendu.  »

                      Là , il y a progrès..!
                      Encore un effort.
                      Faut du temps pour creuser les grottes et tailler les silex.☺☻

    2. « Personne n’avait vu venir cette crise de l’énergie, qui menace de s’étendre. »
      Pas sûr.
      Dans son livre « Devant l’effondrement » Yves Cochet l’annonçait à quelques mois près, je le cite :
      « Mon hypothèse est que la vitesse de l’effondrement est une fonction de l’intégration, du couplage, de la connectivité. Selon cette hypothèse, l’effondrement de la société mondialisée est possible dés 2020, probable en 2025, certain vers 2030, à quelques années près. »
      Je pense que l’Etat Major des armées lui aussi (terre, air et mer) doit certainement être préoccupé par le sujet depuis un moment déjà.

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      1. C’est bien pour ça qu’il a demandé une étude au Shift Project. Dont les conclusions ne sont pas vraiment rassurantes. En gros, le pétrole, la Commission européenne ne connaît pas. En tout cas, dans son rapport sur l’énergie, le mot ne figure pas une seule fois.
        C’est dire si on est préparés. Par contre, taper sur la France « mauvais élève de la transition » parce qu’elle ne va pas assez vite pour développer les renouvelables – non pilotables dans une concurrence « libre et non faussée » (comme obliger EDF à vendre du nucléaire décarboné et pilotable à ses concurrents qui ne produisent rien), l’Europe sait faire.
        https://theshiftproject.org/article/nouveau-rapport-approvisionnement-petrolier-europe/

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  12. Du rififi chez les Verts

    https://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-2022-l-avertissement-de-sandrine-rousseau-a-yannick-jadot-29-09-2021-2445449_20.php

    Alors que les candidats à la primaire ont tous juré qu’ils se conformeraient au résultat, Sandrine Rousseau a refusé d’appeler à voter Yannick Jadot à ce stade.

    Présidentielle 2022 : l’avertissement de Sandrine Rousseau à Yannick Jadot
    La finaliste malheureuse de la primaire écologiste entend bien soutenir le candidat choisi… mais seulement à certaines conditions.

    1. Elle n’en est pas encore à dire et faire dire , comme Trump , qu’on lui a volé le vote , mais pas loin .
      La phase suivante devrait être l’appel à un soulèvement populaire .

      Décidément les candidats présidents ne sont plus ce qu’ils devraient être .

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      1. Julien Bayou (EELV) dit :
        * Sandrine Rousseau ne peut pas s’affranchir du collectif
        * Sandrine Rousseau « mauvaise perdante »

        Sandrine Rousseau va -t-elle se ranger derrière le candidat insoumis , Jean Luc Mélenchon ?

        A suivre

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  13. Bonsoir,
    Suis-je le seul à penser que les élections sont, du fait de l’alignement des calendriers via le quinquennat, des élections pour le pouvoir à 4 tours?
    Depuis que le quinquennat a été mis en place:
    -aucun président n’a été réélu pour un deuxième quinquennat
    -le candidat à la présidentielle a toujours bénéficié de l’effet Panurge aux législatives.
    Mais est-ce inévitable? Est-ce qu’une possible réélection de Macron ne va pas entraîner une opportunité « législative »?
    Bref pour le dire simplement, il me semble qu’un rassemblement de partis avant les élections permettrait, sinon de gagner la présidentielle, au moins d’anticiper les législatives avec un départ groupé et préparé avec une grande longueur d’avance. Et si une gauche rassemblée arrivait au second tour de la présidentielle sans pour autant gagner elle aurait au moins la légitimité d’être la principale force d’opposition.
    Bonne nuit à tous!
    MG

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  14. Si on ne parle guère plus des programmes (quelques-uns sont publics, même s’il en manque beaucoup) ici que dans les médias, il ne reste effectivement plus qu’à faire des supputations comme pour un tiercé, et à disserter sur la denture ou le caractère des canassons. Triste. Mais face à la misère actuelle dans les peuples et aux misères à venir, tous les canassons n’ont pas proposé de solutions. Soit on discute des solutions disponibles et de l’absence d’autres, soit on contribue à renforcer un présidentialisme mortifère pour la démocratie…

    1. Je ne crois pas que la convivialité est La solution , mais il est certain qu’elle est une condition première si on veut éviter trop de morts par action , par intention , par omission ou détours hypocrites du regard .

      Et , au point que l’on peut modéliser , sans doute pas suffisante .

      Mais digne de nous .

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  15. Au secours François Leclerc le blog est devenu le dernier repaire des nucléaristes !

    Ils ne jurent plus que par la fée électricité, l’énergie en mode centralisé.
    ils ont oublié que la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas dans des maisons bio-climatiques, quand on ne coule plus le béton, qu’on redécouvre les matériaux locaux et très beaux.

    Ils ne peuvent plus se passer de leur cafetière électrique, de leur mixeur électrique, de leur radiateur électrique, de leur voiture électrique, de leur rasoir électrique, de leur brosse à dents électrique !

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    1. Manquent l’éclairage , la cuisinière , le frigo , la machine à laver , le lave vaisselle , la télé, le PC , le smartphone ,le téléphone , la box , l’imprimante , le store roulant , la carte bleue , le vélo maintenant , la tondeuse , la soufflette , la tronçonneuse , la trayeuse, la perceuse, le karcher …

      L’électricité est aussi le pari du GIEC .

      La non consommation d’électricité n’est au menu de personne . La frugalité , un peu ….mais pas trop .

      PS : avez vous fait le test ADEME où Clo Clo a explosé les compteurs ?

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      1. Pour revendiquer une vie notoirement frugale, je dois signaler la chose suivante: Je ne suis pas aidé dans ma démarche. Quand les employés communaux utilisent des appareils à moteur thermique pour nettoyer les rues au lieu d’utiliser une pelle, une brouette et un balai, je ne suis pas incité, bien que tout cela me coute plus cher.

        Distinguer ce qui est nécessaire de ce qui est superflu, voilà un sujet d’importance… Un sujet qui n’est donc pas posé politiquement, bien sur…

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        1. Qu’en pense l’employé municipal ?

          Mais je suis d’accord pour toutes les soufflettes , tronçonneuses ou autres engins qui assurent dorénavant un bruit de fond , 8 heures par jour quand la réglementation est respectée , et devenu complètement insupportable année entière , dans toutes les villes de France .

      2. Salut Juan,

        Je l’ai trouvé très bien ce petit simulateur. L’intérêt, au-delà du rupteur chez CloClo, c’est les variations. Le seul moyen de vous rejoindre en dessous de 3.5T (gisements suffisants en ce qui me concerne) c’est l’abandon de la voiture et de la viande et de diviser par deux le budget des consommations diverses (de 1000 à 500 euros).

        La viande, j’ai essayé, c’est pas facile mais c’est faisable. La caisse, par contre, ça implique soit de changer 1/ de boulot 2/ de secteur d’activité et partant 3/ d’horaires de travail (les horaires décalés à plus de 5 bornes, c’est terminé ! ) soit de déménager dans un petit collectif ouvrier offert généreusement par quelque patron paternaliste… ça fait rêver. Le plus simple étant quand même d’arrêter de travailler 🙂

        Sachant qu’il faudra diviser par près de 2 encore. Va falloir y aller doucement sur la grenouille, parce que moi c’est toute une vie passée à ce niveau-là (revenus < smic en moyenne sur l'ensemble de la vie) qui fait que c'est supportable ou envisageable, mais je ne crois pas que cela soit possible sans dommages majeurs (psychologiques ou sociaux) pour la plupart des gens. Pour preuve, la réaction de CloClo ou la mienne : "sans moi !" ou "c'est pas possible !" Chacun considérant son évaluation comme le minimum envisageable sans révolution.

        (Voir Gilets Jaunes, délinquance, terrorisme…)

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        1. La voiture c’est notre dernier instrument de liberté, sinon il faudra penser de nouveau aux chevaux.

            1. Attention, quand je dis que ce n’est « pas possible », je ne parle pas dans l’absolue, je dis cela dans le cadre actuel d’organisation et culturel. Mais sinon c’est tout à fait envisageable.

              Dissonance pose la première règle importante en fait et la seule qui vaille :

              « Distinguer ce qui est nécessaire de ce qui est superflu, voilà un sujet d’importance… Un sujet qui n’est donc pas posé politiquement, bien sur… »

              Tout tient en cette proposition, et on a les Sciences, deux millénaires de philosophie et d’Histoires pour avoir une vision plutôt claire de la direction à prendre. L’empathie générale de l’espèce fera ensuite le ciment.

              La question est toujours là même : Pourquoi je me lève le matin véritablement au lieu de rester au lit ? Pourquoi je prolonge ma présence au Monde ?

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              1. « je dis cela dans le cadre actuel d’organisation et culturel »

                Entièrement d’accord avec toi Cloclo.

                C’est la raison pour laquelle l’écologie ne peut être que politique.
                Selon cette perspective, être anti-nucléaire a un sens, car l’industrie nucléaire outre le fait qu’elle est une source d’énergie spécifique, induit un modèle de société également spécifique : concentré, de haute sûreté, sécuritaire, stable sur le long terme. Bref c’est assez peu compatible avec un modèle de société décentralisé, démocratique.
                Or, puisque nous sommes unanimes sur ce blog que l’effondrement est en cours, qu’il comporte plusieurs dimensions, on ne peut tabler, par définition, sur la pérennisation des conditions permettant une l’industrie nucléaire viable sur le moyen et long terme.

                1. PYD,

                  « Or, puisque nous sommes unanimes sur ce blog que l’effondrement est en cours,  »

                  Moi je pense à la lecture de beaucoup de commentateur ici que non en fait, le déni est bien plus profond qu’on ne le croit et même chez ceux qui disent être correctement éclairé !

                  Les sujets comme le nucléaire ou l’immigration comme le disait Xtian, en fait tout ce qui permet de pousser une logique au bout et d’en voir les implications réelles, montre que beaucoup demeurent d’indécrottables croyants et des conservateurs arriérés sous le costumes de la rationalité et de l’éveil politique. Qu’on se le dise !

                  On te reproche ton optimisme ou ton pessimisme enchanté, volontairement positif, mais il n’y a rien de rationnel dans leurs discours. Du vent. Après sinon y a la position presque cioranesque de Dissonnance mais bon le midi à l’apéro ça casse l’ambiance !

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                  1. Autrement dit être correctement éclairé , cela a un prix que ( l’in) conscience collective n’arrive pas à déterminer 🙂
                    Eclairé ou pas il semble que l’important soit d’avoir raison, ce qui suppose que l ‘autre a tort

                    1. Non même pas Xtian.

                      Tort ou raison, aucune forme d’importance. Seul les faits comptes. Quel système, quelles conditions, quelles organisations, selon quelle éthique, quelle morale, quelle vision, font qu’on est présent ici, le plus possible, le mieux possible, le plus longtemps possible, ça n’a rien à voir avec qui a raison ou pas.

                      Du point de vue du milliardaire autocrate, je comprends très bien quelles sont ses raisons et il voit bien mes torts !

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          1. https://www.neozone.org/auto-moto/hong-guang-mini-ev-la-voiture-electrique-chinoise-a-3500e-se-vend-comme-des-petits-pains/

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Wuling_Hongguang_Mini_EV
            665 kg
            Energie électrique
            Moteur à aimant permanent
            Boite automatique à une vitesse
            batterie : 9,2kwh et 120 km autonomie ou 13,4kwh et 170 km autonomie
            consommation 8,1kwh / 100km (pour une Tesla : 15/16 , une Zoe : 11 )

            https://www.youtube.com/watch?v=YZTijpAW6Gg&t=57s

            En Chine au second semestre 2020 : ventes 1000/jour

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            1. Pour emmener Bobonne, les mouflets, le chien, le chat, le poisson rouge, les valises, la glacière, la table de camping et les fauteuils, les épuisettes à crevettes, à travers la France du Nord à la Côte d’Usure c’est encore un peu juste.
              Pour tous les jours ça peut aller.
              Mais pour tous les jours a-t-on vraiment besoin d’une bagnole si on habite en ville ou tout comme?
              Y’a pas si longtemps, les Chinois se contentaient d’un vélo, modèle unique, et pas électrique. En sont-ils morts?
              Je dis ça mais j’aurais beaucoup, beaucoup de mal à me passer de ma pétrolette, retraité, à la campagne mais à moins de 10 kilomètres de la ville et des « commerces -et services- de première nécessité ».

          2. On arrivera bien à supporter en 2050 ce que l’on supportait avant 1950 , si c’est le prix de la survie ( et de celle de la biodiversité ) .

    2. Quand vous aurez apprivoisé la sobriété heureuse, vous vous passerez pour de bon de pétrole, de gaz, de charbon, de nucléaire et vous contenterez peut-être d’un petit panneau pour alimenter une ampoule électrique dans votre maison bio-climatique. Heureux homme. Je n’ai pas de rasoir électrique, pas de brosse à dents (il m’en reste) électrique, pas de congélo, pas de four à micro-machin, une affreuse bagnole à pétrole que je remplacerai peut-être un jour par une électrique si Macron veut bien m’en payer une bonne part. Je crois pouvoir me passer de pas mal de choses, ne me rue jamais sur le dernier gadget à la mode. Celles qui me rendent le plus heureux sont pour l’essentiel gratuites. Je ne jure par rien du tout, n’ai jamais dit (pas plus que Jancovici: l’avez-vous au moins lu ou écouté?) que le nucléaire allait sauver le monde. Rien d’autre que dans le contexte qui est le nôtre en France (puisqu’il est question d’échéances électorales françaises) il vaut mieux le préserver et le renouveler. Au reste vous êtes bien libre, heureusement, de penser le contraire. Cordialement!

      1. Michel,
        Mon intention n’était pas d’instruire votre procès, à vous personnellement ni à quiconque ici 😉 seulement de suggérer fortement l’idée que le nucléaire est un levier parmi d’autres, à mon sens pas le bon (voir plus haut ma réponse à Cloclo), pour accompagner, voire assurer la transition énergétique. IL nous rattache trop au modèle de société actuelle pour qu’il puisse permettre de faciliter quoi que ce soit. Il nous donne juste l’illusion que le mode de vie actuel pourrait se prolonger encore pas mal d’années, alors que tout donne à penser que nous allons vers des difficultés croissantes, notamment avec élévation du niveau des mers ; les ruptures d’approvisionnement en composants essentiels pour l’industrie en général, et pour l’industrie nucléaire en particulier ; cyber attaques, graves troubles sociaux ; etc ….
        Évidement on peut partir du postulat inverse : le fait que des sociétés autoritaires voire totalitaires vont se mettre en place un peu partout, permettant d’assurer la viabilité de l’industrie nucléaire. Mais c’est un pari extrêmement risqué et à mon avis perdu d’avance. Aucune société totalitaire ne peut perdurer à moyen et long terme. Ce ne sont pas des modèles de résilience.

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        1. PS. Qui plus est les sociétés totalitaires présentent le grave inconvénient qu’elles ne tolèrent aucune contestation, que l’organisme de contrôle est à la fois juge et partie.

        2. Merci pour votre réponse « mesurée » au contraire de certains de mes propos dont j’ai conscience qu’ils sont parfois un peu à l’emporte-pièce.
          Jancovici m’a convaincu que la question de l’énergie est déterminante: le sang de nos sociétés, rien de moins. Avec les fossiles, nous sommes face à un double problème, occulté par la sensation de facilité qu’ils nous donnent quotidiennement (quoi de plus banal que remplir le réservoir de sa bagnole?): leur épuisement, qui viendra tôt ou tard, et désormais l’obligation de nous en sevrer, avant même cet épuisement, si nous voulons conserver une chance de survie à notre espèce (et aux autres vivants!). Comme elles représentent l’énorme majorité de nos sources d’énergie, le défi est donc de les remplacer. La sobriété, surtout « voulue, acceptée », ne suffira pas. Que reste-t-il? L’électricité ne peut qu’être appelée davantage à la rescousse. Ce que j’ai cru comprendre des contraintes de sa production me font penser qu’une solution « cent pour cent renouvelables » est illusoire, au moins à moyen terme. Or il y a urgence absolue. D’où le « parachute ventral » nucléaire, pour reprendre l’image de Jancovici. Et puisque nous l’avons, au moins en France, pourquoi s’en passer? Ce n’est pas une démonstration, et elle ne vous convaincra évidemment pas. Cordialement!

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          1. « . D’où le “parachute ventral” nucléaire, pour reprendre l’image de Jancovici. Et puisque nous l’avons, au moins en France, pourquoi s’en passer?  »

            Mais enfin Michel ce genre de « raisonnement » est du pareil au même que de dire qu’on va fermer les frontières ou procéder à la remigration …

            C’est juste se mettre des oeillères ! Quel parachute ventrale quand tout autour s’effondre ? Tu vas atterrir où et faire fonctionner comment et pourquoi faire ? On va arrêter les Allemands et tous nos amis européen à coup de bombes Nuke ?

            Tu vois un peu le piège où on est rendu avec nos 56 réacteurs sur le territoire qui ne demandent qu’à se manifester bruyamment pour évacuer en quelques heures des millions d’individus alors qu’on aura plus un litre de carburant et ni d’électricité dans le secteur ? Non désolé vous êtes encore plus tarés et mortifères que les pires islamo radicalisés de la planète.

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            1. Je ne ferme pas les frontières. Où avez-vous vu ça? Les électrons s’en fichent qui les franchissent (même le Channel) quand il le faut. Plus vers l’extérieur que dans l’autre sens en ce qui nous concerne. Grâce au nucléaire. Une fois encore, et pour se limiter à l’Europe énergétique -ce n’est pas qu’une question de frontières, mais de réalité physique-, l’Allemagne donne le mauvais exemple. Vingt ans pour se débarrasser du nucléaire, et toujours pas dans les clous pour la décarbonation de son mix électrique. C’est dramatique. Avec ce qu’elle a déjà dépensé elle s’offrait un parc nucléaire tout neuf à la française. Tout bénéfice pour le climat. Donc pour nous. Le nucléaire, c’est comme les vaccins. Bénéfice – risque. Les bénéfices l’emportent très largement sur les risques. Les risques d’accident nucléaire, ça se maîtrise. Les risques liés au réchauffement, déjà difficilement aujourd’hui, demain (et très bientôt) plus du tout. La course aux renouvelables – non pilotables n’a pas fait baisser d’un quart de iota la ligne droite de nos émissions de GES nous conduisant inéluctablement à la catastrophe. L’urgence absolue, c’est se débarrasser des fossiles. Pas du nucléaire, atout et non obstacle à la lutte contre le réchauffement.

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              1. Rhoooo l’argument par le Vaccin du Covid !

                Le bénéfice risque en plein effondrement ! Vous êtes drôle !

                Ça se gère un accident nucléaire ? En plus d’être drôle vous êtes hilarant comme le gaz.

                Vous vous croyez encore au XX ieme siècle ?

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                1. Quant à l’urgence absolue Michel ! C’est de se débarrasser du système de consommation débile et de travail stupide qui nous pilote depuis des décennies.

                  A croire que seul 2casa et Dissonance ont compris le truc.

          2. Michel, Jancovici a démontré que
            – Energie = PIB.
            Paul a démontré que
            – Capitalisme = PIB.
            La conclusion triviale de ces égalités implique que le seul moyen de réduire la consommation d’énergie c’est de changer de système, vu que l’on ne peut pas décréter la baisse de consommation d’énergie.
            C’est l’Humanité qui la consomme cette énergie, concept qu’elle a inventée, que l’on mesure et pas l’inverse.
            Parler indirectement des solutions pour éviter notre effondrement final en passant par l’énergie, c’est du déni de responsabilité.
            Si nous ne sommes pas responsable, alors taisons-nous.

            1. Energie = PIB= Capitalisme .

              A un spermatozoïde près , vous ne seriez pas orphelin de Jducac ?

              Ceci étant l’égalité ne déplaira pas forcément au taulier, mais , de la même façon qu’il se casse les dents à vouloir sauver l’espèce (  » je me crève le cœur et le pur esprit à vouloir consoler les hommes  » chantait Brel ) , comment comptez vous convaincre l’humanité de changer de « système » , alors que deux brillants esprits n’y sont pas parvenus en presque deux ans , et que le taulier rend son tablier en consacrant ses dernières forces au projet carrément métaphysique d’IA globale ?

              https://fr.scribd.com/document/483739222/JORION-GALPIN?secret_password=uXkwAmxxXDhHI1zn8mGK#fullscreen&from_embed

              1. C’est justement ce type de penser axiomatique appliquée à notre propre comportement que j’ai tenté de singer. C’est le syndrome que Paul a bien décrit, si je me souviens bien, au sujet des « structures familiales » que Todd utilisent comme l’alpha et l’oméga de ses études sociétales.
                Je ne sais pas comment changer le système, par contre je sais que faire une fixation sur notre consommation d’énergie revient à éluder, par simplification, les causes profondes qui se trouvent dans les structures de nos sociétés.
                On n’arrêtera pas l’effondrement en cours, l’IA permettra peut-être de fixer ces structures imparfaites pour les léguer à nos successeurs, mais aussi, nous aidera à tester et trouver de nouvelles structures pour au moins tenter de sauver notre peau.

        3. @Pierre-Yves Dambrine 14h29 :

          … 1)  » le fait que des sociétés autoritaires voire totalitaires vont se mettre en place un peu partout..
          … 2) permettant d’assurer la viabilité de l’industrie nucléaire « .

          J’ai compris qu’assurer la viabilité de l’industrie nucléaire passe par l’instauration de sociétés autoritaires/totalitaires ..?

          A la « chinoise » donc..? et sans PC ..?

          Je crains que vous ne déchantiez au lendemain du premier « black-out » électrique dès cet hiver qui va débuter dans l’incohérence logistique énergétique européenne… lorsque les populations (européennes) … tout à fait démocratiquement… supplieront qu’ « on » leur rebranche le courant !

          1. Otroméros,
            Il y a méprise.
            Ce n’est pas mon point de vue, je reprends cette hypothèse au contraire pour en montrer l’inanité. L’autoritarisme et le totalitarisme ne sont pas une solution, à moins de considérer qu’il existe des régimes autoritaires et/ou totalitaires éclairés, ce qui est une contraction dans les termes.

            Puisque vous évoquez la Chine-PCC. je ne pense pas que sa méthode soit recommandable, et son objectif de réduction des émissions de CO2 est en quelque sorte contrecarré par sa logique de puissance.
            Voilà un régime qui emprunte la voie du capitalisme pendant des décennies et qui tout à coup se rend compte qu’il va droit dans le mur, et qu’il doit infléchir sa trajectoire, mais par construction il ne peut associer toutes les composantes de la société (ce que nous appellerions la société civile) . La direction du PCC sans prévenir personne donne un coup de volant (dans une mine on a coupé les ventilateurs, des mineurs sont morts …), le tout dans une ambiance de culte obligatoire au Parti et à son leader, ce qui ne favorise guère la réflexion et des réponses forcément adaptées pour assurer la transition énergétique.

            https://asialyst.com/fr/2021/09/29/chine-comment-grave-penurie-electricite-menace-economie/
            A mettre en parallèle avec ceci.
            La Chine reprend en main ses secteurs technologiques via ses régulateurs mais curieusement pas le secteur financier.

            https://asialyst.com/fr/2021/09/24/chine-pourquoi-parti-xi-jinping-vise-secteur-technologies-pas-finance/

            Je ne me fais pas d’illusions, nos pays ont aussi leurs impasses.
            La dérégulation du secteur énergétique et l’absence de vision à moyen et long terme en matière énergétique, nous mènent tout droit à des difficultés croissantes.

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    3. « Au secours François Leclerc le blog est devenu le dernier repaire des nucléaristes ! »

      Mais pas que !!!

      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-image-de-l-eolien-se-degrade-fortement-en-france-20210929
      « une majorité de Français (51 %) a une vision positive du nucléaire. »

      http://www.odoxa.fr/sondage/leolien-a-moins-le-vent-en-poupe/

      Le nucléaire est jugé plus bénéfique que l’éolien sur 4 dimensions:
      Il est perçu:
      * comme produisant une électricité moins coûteuse (51%vs47%),
      * comme étant plus efficace sur le plan énergétique (67%vs31%)
      * comme étant une source d’énergie sur laquelle la France est le plus en avance sur ses voisins (69%vs29%).
      * comme entrainant moins de conséquences négatives sur la beauté des paysages que l’éolien (57%vs41%).

      D’ailleurs, le sondage le montre,on apprécierait assez peu d’avoir une éolienne près de chez soi

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      1. Sans être un vilain suppôt du nucléaire manipulé par des fake-news :

        En parlant d’éolienne, j’ai lu quelque part qu’une grosse partie du parc français en fait n’est pas raccordé au réseau… Quelqu’un aurait des chiffres sur cet état de fait ? En gros aucun câble ne sort des transformateurs vers le réseaux ENEDIS, et les transformateurs sont désespérément silencieux quand on colle son oreille contre la porte…

        Alors oui elles tournent car sinon les pales se déformeraient, mais elles n’injectent rien dans le réseaux, en gros elles brassent de l’air ! Un scandale financier assez important d’après ce que j’ai entendu (sous toute réserve de chiffres objectifs que je ne trouve pas)

        1. Salut CloClo

          https://fee.asso.fr/actu/toutes-les-eoliennes-installees-en-france-sont-raccordees-au-reseau-electrique/

          https://blogs.mediapart.fr/pascal-houbre/blog/160416/eoliennes-non-raccordees-le-canard-se-prend-les-pieds-dans-ses-palmes
          « une éolienne non raccordée ne peut pas tourner … plus exactement elle ne tournera pas longtemps car elle va s’emballer et se détruire. Sa vitesse est déterminée par la fréquence du réseau ( 50hz en France) la puissance qu’elle fournit la freine ( FCEM) , le nombre de pair de pôle de la machine tournante, associée au rapport de la boite de vitesse lui donne sa vitesse de rotation. Sans énergie fournie au réseau, plus rien ne régule sa vitesse …. »
          FCEM : force contre électro-motrice
          http://arduino.dansetrad.fr/CoursPasAPas/FCEM.php

          1. Pan sur le bec ! Bravo Ilicitano.

            Deuxième couche :

            Oui les chiffres de la Fee et d’EDF, intéressant. Sinon tu as déjà été en montagne voir les champs d’Eoliennes ? Tu ne verras aucun câble aérien, et si tu tends l’oreille aucun bruit de transformateur. Au Prix du mètre de tranchée dans la roche, et des configurations physique des Lois de Electriques, des kilomètres de raccordement sont totalement impossible. As-tu été vérifié une seule fois par toi même ? Moi je suis allé voir près de chez moi.

            https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/pres-de-la-montagne-sainte-victoire-le-vent-de-la-discorde-souffle-sur-un-parc-d-eoliennes-2063650.html

            Regarde bien les photos, et regarde un peu l’endroit : Aucun câble aérien en pleine montagne qui part du champs éolien alors que sur la RD N°3 plus bas on a tout en aérien… Oui oui oui.

            https://www.google.com/maps/dir/83910+Pourri%C3%A8res/Olli%C3%A8res,+83470/@43.5550127,5.793018,4398m/data=!3m1!1e3!4m14!4m13!1m5!1m1!1s0x12c977f104ca6843:0x1c0819a950b6f920!2m2!1d5.7405139!2d43.5032779!1m5!1m1!1s0x12c970a1c0ac4137:0x1823c74bf60e8c0d!2m2!1d5.828688!2d43.483044!3e0?hl=fr

            (Toute ressemblance avec une opération de désinformation connue est purement volontaire !)

            1. L’enfouissement CloClo , l’enfouissement !!!

              https://www.zonetronik.com/linstallation-deoliennes/

              « Électricité
              La distance entre le parc éolien et le poste source détermine la faisabilité du projet.
              Construction, enfouissement et raccordement des lignes acheminement l’électricité produite par les éoliennes vers le poste de transformation
              * du réseau interne au parc (relier les éoliennes entre elles et au poste de livraison)
              * du réseau externe du raccordement au réseau EDF

              Tous les câbles circulent dans une tranchée réalisée à la pelle mécanique (courte distance) ou à la trancheuse (longue distance). Les tranchées longent généralement les chemins reliant les éoliennes, mais elles peuvent aussi traverser plein champ, la profondeur minimale d’enfouissement devant être compatible avec les activités agricoles (environ 130cm). »

              Pour info:
              Quand les réacteurs nucléaires de Gravelines (59) fournissent le RU en cas de besoin , il n’y a pas de lignes aériennes.
              C’est cablé et ça passe dans la Mer du Nord.
              Il y a même un  » petit souci  » pour les britanniques avec un cable qui a brulé.
              https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-09-15/u-k-gets-closer-to-winter-blackouts-after-fire-knocks-out-cable?srnd=premium-europe

              La Grande-Bretagne importe et exporte de l’énergie le long de six énormes câbles, et deux d’entre eux sont connectés à la France.

              1. Ilicitano :

                dans ton doc « Tous les câbles circulent dans une tranchée réalisée à la pelle mécanique (courte distance) ou à la trancheuse (longue distance). »

                Euh tu as déjà vu une trancheuse dans la roche ? Moi pas. Un tunnelier éventuellement. Mais pour enfouir quelques câbles sur quelques kilomètre dans la roche, je doute, je doute, je doute qu’on fasse cela. D’ailleurs, t’as remarqué il parle de terre agricole. Hors la plus part sont sur des crêtes (logique pour le vent !).

                Pour la Mer du Nord, comme disait l’autre, c’est de l’eau !

                Bon y a du boulot. Je comprends mieux le succès des théories de la réalité alternative…

                  1. Merci de montrer des poses en terrain végétal ! D’ailleurs les arbres sur la vidéo auront appréciés l’amputation racinaire à 50 cm des troncs… Comme vidéo de présentation à l’heure actuelle ça laisse pantois.

                    1. Terrains calcaires. J’ai vu fonctionner ces engins dans les Alpilles et en Forterre.
                      Le nom de l’entreprise qui oeuvrait en Bourgogne affichait son nom sur les machines : « Les suceuses de Bourgogne ».
                      N’ai jamais eu la curiosité d’interroger un moteur de recherche pour avoir ses coordonnées.
                      Je précise.
                      (:-)

              2. CloClo
                Dans ma région des Hauts-de-France (plateaux crayeux), je suis de très près l’installation des éoliennes. Elles sont effectivement raccordées au réseau par câbles enfouis. Pour la montagne je ne sais pas.
                Il m’arrive d’en voir quelques unes qui ne tournent pas en sein d’un parc. Les pales sont alors orientées de façon à offrir une moins grande prise au vent.

                1. Arkao,

                  Tout mon échange avec Ilicatano est basé sur une fake-news, une légende urbaine qui tourne encore et qu’il est en fait difficile de contre argumenter selon la vieille règle de B.Russel qui dit que si j’affirme que tout est création de mon esprit rien ni personne ne peut démontrer l’inverse…

            2. Dans notre logement on est tous raccordés à des réseaux :

              1- l’eau : avec un réseau souterrain alimenté par des chateaux d’eau fonctionnant avec des pompes électriques
              2- l’électricité
              – production : les centrales
              – réseaux de transport
              – les transformateurs qui font descendre de 400.000 volts au 220V à la maison
              – compteur Linky pilotable à distance par Enedis
              3- le gaz de ville : même principe que l’électricité
              4 – les télécoms : fibre , adsl,…

              Plus d’électricité , plus de réseaux , NADA.
              Fini CloClo sur le blog
              Si t’es au rez de chaussé ça peut encore aller mais au dixième …
              Si ton frigo est vide , la carte de paiement : fini

              La vie s’arrête , mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps , sinon ça va commencer à s’exiter.

              Tout ça pour dire qu’on vit dans un monde complètement régi par l’électricité dont il faut sécuriser un maximum l’approvisionnement à la population.

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              1. « La vie s’arrête »
                C’est bien le problème Illicitano
                Nos technocrates n’ont rien prévu en cas de panne systémique ou d’effondrement.
                C’est un peu comme du temps des appareils photos argentiques, certains modèles, pas forcément haut de gamme d’ailleurs, fonctionnaient avec des piles, mais ils étaient néanmoins selon le terme consacré, débrayables.
                Cela me rappelle d’ailleurs une anecdote. En plein hiver en Chine (1990) dans la ville de Huhehote (capitale de la Mongolie intérieure), mon appareil photo Contax ne fonctionnait plus, trop froid, moins 15 ou moins 20, température à laquelle les piles ne fonctionnement plus. J’ai regretté alors de n’a n’avoir pas un appareil débrayable. Toutefois, j’ai été sauvé par le poêle qui équipait un magasin, j’ai posé ma pile quelques minutes sur le poêle, et l’alimentation électrique fut restaurée ! Ouf !

                C’est comme je viens de le dire, anecdotique, mais cela me suggère néanmoins l’idée que nos sociétés ont des systèmes techniques de moins en moins débrayables, ce à quoi il faudrait remédier.

                Sans attendre nos décideurs devaient légiférer :

                1. Tout appareil susceptible d’être équipé d’un système débrayable, doit l’être
                2. Stade suivant : aux appareils débrayables substituer des systèmes techniques low-tech, décentralisés, mais potentiellement raccordables à un réseau.

                On voit qu’en 2 on prend le problème à l’inverse de ce qui ce fait aujourd’hui, où l’o postule l’existence d’une société centralisée, pyramidale, on passe à une société décentralisée qui produit localement son énergie mais est susceptible de fournir à un réseau plus global un surplus d’énergie.

                .

                1
                1. @PYD
                  1. Tout appareil susceptible d’être équipé d’un système débrayable, doit l’être
                  Même pour l’ascenseur du 15ème étage ? 😉

                2. @PYD :

                  Le réseau décentralisé est une des pistes ( et déjà en service à titre expérimental ) envisagées dans le travaux du GIEC ou leurs déclinaisons par des bureaux d’études .

                  En particulier ,est évoqué l’utilisation du parc des véhicules électriques pour restituer de ….l’électricité ,au réseau la nuit . Ça n’est pas négligeable mais ça resterait un simple apport ( qui pose des problèmes bien plus éthiquement ardus que le Linky entre autres ) et ça renvoie à la question : comment a été obtenue l’électricité initiale pour charger les batteries ( dernier cri ) des véhicules ? Sans parler de la catastrophe qu’est tout simplement la masse des véhicules ;

                  1. Juannessy
                    Ne pas se focaliser sur la production et l’approvisionnement en électricité.

                    Quand j’évoque des systèmes techniques décentralisés j’y inclus toutes les économies d’énergie induites par les circuits courts, les nouvelles méthodes de construction et rénovation des bâtiments …. Le réseau énergétique proprement dit n’est qu’un aspect du problème, et pas forcément le plus important. Bon j’attends le retour d’Ecodouble qui vous fera un topo !
                    Le gvt plutôt que de subventionner les entreprises du CAC40 à fonds perdus (sauf pour les actionnaires) devrait réorienter toute l’industrie du bâtiment vers le bio-climatique.
                    https://www.e-rt2012.fr/explications/conception/explication-architecture-bioclimatique/

                    1. Il y a certainement quelque chose à gratter sur la construction , mais , comme pour  » la face cachée des énergies vertes  » , cf le doc d’hier soir sur LCP que j’indique ailleurs ) , ça n’est pas aussi « pur » qu’on le pense ( dont mesure sérieuse des impacts sur la biodiversité et de la saturation de l’espace ) et les promotions que j’ai pu voir semblent plus répondre au désir ( comme pour la voiture électrique ) de booster et vivre d’un nouveau marché , que répondre de façon démontrée à l’ambition d’un système global énergétiquement ET biologiquement plus vertueux .

                      Philippe Soubeyrand pourrait utilement nous rappeler qu’une solution systémique suppose qu’on ait préalablement défini les limites du système autonome auquel on veut prêter une fonction ( la survie de l’espèce en l’occurrence )

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                    2. Juannesssy
                      Le camarade Philippe je ne sais plus trop ce qu’il pense, ni ce qu’ils ait, il m’a dit ici sur le blog qu’il est sur un projet dont je serais au courant mais dont il ne m’a en réalité rien dit 😉

                    3. @PYD :

                      Il a du décider de se mettre hors système , comme Paul Jorion qui vise pas moins que le cosmos et la transmission .

                      Mais je ne sais pas si c’est possible quand on est « né » dans le système fût il le cosmos , et qu’on a encore de la peine entre le zéro et l’infini .

                      Eli Eli , lama Sabachthani … ( ça , c’est pour vérifier si Bernard est toujours dans le système ) .

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                3. Pour la décentralisation ,
                  l’Ademe ,dans son scénario 100% EnR ,préconise d’équiper en photovoltaique l’ensemble des maisons individuelles.

                  20 millions de maisons individuelles à 25 m2 de panneaux ça fait 500km2 , avec non emprise sur les sols.

                  Après il faut faire fonctionner tout ça avec la troisième révolution industrielle.

                  1. Au niveau mondial , et dans l’hypothèse qu’il fallait , dans le mix mondial que je rappelais au début , espérer ( car plus solide)
                    que les 4/7 de l’énergie issue des ENR proviennent du solaire , le GIEC avait estimé qu’il fallait recouvrir une surface de l’ordre d’un carré de 800 kms de côté .

                    Restait pendant le problème du stockage et du réseau .

                    Mais tout ça avec 5 % apportés par le nucléaire ( cf. tous les pays cités dans le tableau de l’AEI auquel je renvoyais plus haut).

                    La décrue et l’abandon du nucléaire pour raison de sécurité est donc contradictoire avec la nécessité accrue de recours à une énergie propre stockable , pilotable , continue .

                    Cette contradiction concerne le monde entier ( qui semble avoir fait son choix , pour les ténors ) , et plus particulièrement les pays qui avaient déjà la solution nucléaire dans leur panoplie à un niveau élevé ( Japon qui y revient , France bien sur ).

                    Et au milieu , coule une population qui veut conserver ses esclaves énergétiques , à un coût faible , à toute heure , en tous lieux , à mobilité absolue tous azimuts .

                    Comme le GIEC je vois mal qu’on puisse le jouer autrement que par la diversification :
                    – nucléaire ( qui ne pourra de toutes façons , en l’état , qu’atteindre la fin du siècle sauf avancée fondamentale majeure , et il sera alors forcément en voie d’extinction ))
                    – géothermie ,
                    – biomasse,
                    – éolien,
                    – hydroélectrique pour ceux qui le peuvent encore,
                    – solaire,
                    – antigaspi et réduction volontaire des usages superflus .

                    Le prix ( si possible homogène dans le monde ) sera sans doute le « distributeur » des pourcentages de recours à chacune des sources ( la dernière ne coûte rien !) , et c’est sans doute aussi à ce marqueur qu’on pourra , ou pas , espérer la dégringolade du recours au gaz , au pétrole , au charbon , qui reste le véritable enjeu prioritaire .

                    Au delà de l’apport énergétique de chaque filière , on pourrait aussi et avec la même importance , se demander en quoi elles sont plus dangereuses ou vertueuses pour la biodiversité .( et enfin faire un sort à la bagnole ) .

              2. « Tout ça pour dire qu’on vit dans un monde complètement régi par l’électricité dont il faut sécuriser un maximum l’approvisionnement à la population. »

                Non sérieux notre monde vie sur la fée électricité ? Bah oui.

                Mais ta phrase finale est typique du gars qui a compris le problème mais qui n’a rien compris à la solution.

                Allez donne moi quelques recettes pour « assurer la sécurité d’approvisionnement ». Je suis curieux de lire du Zemmour écrit avec le nez de tartuffe.

                    1. Non m’en fout de lui !!!!

                      CloClo pas CoCo ???? 😁

                      et moi c’est un peu lui pour la » sécurisation d’approvisionnement »

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                    2. Moi qui pensait que les Cocos s’étaient convertis à l’écologie, il y a de beaux restes productivistes à ce que je vois 😉 Chassez le naturel ….

              3. Le frigo plein? Si oui ce qui est dedans va pas tenir longtemps. Comme vous le dites: plus de jus, plus rien. Absolument plus rien. Même pas d’eau au robinet. Bicôze des pompes derrière. Comme dirait Jancovici, l’énergie (électrique ou pas), c’est nos esclaves. Chez les Romains, plus d’esclaves, plus de Romains.

        2. Concernant l’éolien.
          Ecodouble en parlerait beaucoup mieux que moi, il te dirait ces grosses éoliennes (qu’il a visitées d’ailleurs) ce sont des trucs conçus dans les bureaux d’études d’EDF, c’est du renouvelable, mais son système technique n’est pas si verdoyant qu’on le dit. . ILs commencent par couler une énorme dalle de béton pour ériger le mastodonte. Bref, à la base, au sens propre comme au sens figuré c’est mal parti cette affaire.

          1. Je sais j’ai des collègues dont les sociétés BTP ou financières en construisent toute l’année. Le ferraillage, le cuivre, l’aluminium, l’acier, et le béton, miam miam. Avec plein de bon carburant pour amener tout ça là haut souvent. Puis comme dirait Illicitano : les trancheuses (à pain !).

            Mais bon les ZED sur le territoire continental avec le ministère de la Défense, ça va vite être compliqué…

            1. Oui, cela donne la désagréable impression que les ingénieurs EDF qui ont conçu le programme éolien sont les mêmes que ceux qui ont bossé pour le nucléaire.

              1. Mauvaise pioche , PYD .

                Un calcul de stabilité et la résistance des matériaux , ça n’est pas EDF qui en five les lois , et elles sont les mêmes dans le monde entier .

                Il y a parfois quelques avancées conceptuelles qui rendent les choses moins agressives , mais c’est rare et elles diffusent alors très vite . Exemple de l’invention française du béton précontraint qui a fait faire de sérieuses économies de matière , permit une meilleure esthétique , franchir de plus longues portées ( mais perdre un peu de sécurité pérenne sur le long terme , si on néglige les contrôles périodiques et l’entretien ) . Mais étant ce que nous sommes , on a immédiatement mis à profit cette avancée pour construire des ouvrages partout .

      2. @ Ilicitano

        C’est un sondage de la marque  » Bolloré  » celui que vous nous proposez pour nous amuser ?

        Je ne peux croire que le peuple français soit aussi lobotomisé que cela :

        Que l’effroyable de Tchernobyl, l’horreur de Fukushima ou que l’accident nucléaire de Three Mile Island leurs soient complètement étranger.

        Il faudrait franchement connaître les commanditaires des sondages avant de les prendre pour argent comptant. Ceux qui sont fait sur internet
        sont une vaste fumisterie par ailleurs…

        Ce qui m’amuse face à la propagande nucléocrate en cours, c’est que d’un point de vue proprement ridicule et purement  » paysagiste « , aucun journaliste n’ait pensé à poser la question suivante :

         » Mais au delà des éoliennes, apprécieriez-vous d’avoir une centrale nucléaire près de chez vous ? Cela ne risquerait-il pas de  » gâcher  » radicalement le paysage, et plus particulièrement le vôtre et à très long terme ?

        1. @Hervé

          Lisez la position de Fabien Roussel .
          C’est dans la file de commentaires et qui est très explicative :

          – Cette énergie pilotable est constituée de deux moyens : l’hydraulique, avec les barrages construits depuis plus de quarante ans, et le nucléaire.
          – maitrise totale publique de ses modes de production, de sa sécurité, et de sa recherche

          Il définit que la fourniture d’électricité à la population doit être une mission régalienne de l’Etat

  16. @Alexis Toulet, je vous renvoie au dernier blog de F. Lordon. Je pense que vous cochez un certain nombre de ses catégories (plusieurs fois à mon sens). Faites-en ce que vous pouvez…

    1. Au risque de paraître insistant et redondant: L’arithmétique politique ne se calcule pas tel que 1+1=2. Les voix ne se reportent pas comme des populations d’oiseaux migrateurs d’un point à un autre. Et la modération et la hauteur de vue n’ont plus de raison d’être quand, comme le disait déjà Chirac (qui n’est pas un de mes amis politiques) « la maison brule ». La radicalité ne se satisfait pas de compte d’apothicaires. Vos calculs sont probablement justes, mais absolument hors de propos.

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    1. Alors que les médias étrangers insistent sur le fait que c’est sans précédent en France la condamnation à de la prison d’un ex président de la République, une grande partie de la classique politique, de la macronie jusqu’à la droite classique, fait comme si c’était un évènement anodin. Au contraire, ils renouvellent leur marque d’amitié. Mais comment s’étonner dans un pays qui rend maintenant hommage à Bernard Tapie ! Il n’aura pas d’hommage aux Invalides, mais c’est pas loin !

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    2. @ Pascal

      Nicolas Sarkozy a raison de dire que les gens ne sont dupes de rien et qu’ ils ont compris.

      Effectivement, les françaises et les français ont bien compris qu’il était corrompu jusqu’à l’os et que c’était décidément une vraie racaille, un ripou de chez ripou !

      Un pauvre type rémunéré par le Qatar et par bien d’autres puissances islamistes …(notamment).

      Les françaises et les français savent bien qu’il a reçu plusieurs millions d’euros via le Qatar en récompense de sa guerre en Libye et qu’il y a encore plein de procès en préparation pour le mettre physiquement en prison.

      Douterions-nous en France que la justice soit enfin rendue face à de tels individus ?

      Un bracelet chic à la  » cahuzac  » ne lui suffira cependant pas au vu des prochaines affaires judiciaires retentissantes qui le feront exploser littéralement en plein vol ; même si le canard boiteux en question rampe déjà comme un vieux serpent fatigué.

      Sa capacité à faire semblant et à se complaire dans un déni personnel qui ne leurre effectivement plus personne ne le sauvera pas de la justice républicaine française.

      Pauvre Nicolas, si menteur et si ridicule !

      Il n’est plus qu’un vieil acteur de théâtre de boulevard, un homme défait et pathétique. Évidement, il cherche des appuis dans la macronnie pour trouver une porte de sortie pas trop éprouvante.

      Pas sûr cependant que les magistrats obéissent aux caprices du prince sans couronne, encore longtemps.

      Je n’oublie pas pour ma part qu’il est aussi un criminel de guerre et qu’il a du sang sur les mains : 30 000 civils ont été tués durant sa guerre de Libye et et les hécatombes continuent: enfants, femmes, hommes, par centaines de milliers assassinés….

      Ce type devrait finir sa vie dans un pénitencier de haute sécurité si une véritable justice humaine s’appliquait vraiment mais telle est la V° république, bonne fille avec les crapules BCBG.

      Ceci étant dit, oui, moi aussi, je ne suis pas dupe des simagrées du clown triste habillé comme un as de pique.

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      1. C’est Sarko avec sa bougie dans le clip vidéo derrière la fenêtre :

        « Ma carlita, y m’ont mis à poils putain, dis, tu viendras me voir avec des oranges ? Hein au parloir ? Hé ho carlitaaaa je t’aime encore hein ma carlita !!!! CAAAAARLITTAAAA, CARLAAAA, CARLAAAAA !!!! Arrête ta guitare bon sang, hé ho CARLLLLAAAAAA !!!

        https://www.youtube.com/watch?v=EelX_LwPHbA

        1. https://youtu.be/DOUUClyZhyc

          Étrange système où l’on célèbre nationalement un escroc – qui a quand même bien participé à salir l’image de la gauche – où l’on retrouve un président putatif violeur et exilé fiscal et un autre président condamné deux fois (que la classe politique tout entière exonère publiquement) mais heureusement rattrapé avant de mourir celui-là… quand d’habitude, on attend qu’ils soient sub-claquants et quasi enterrés !

          Il me semble que, comme le chantait quelqu’un l’autre jour, il n’y aura pas besoin d’éteindre la lumière en partant, c’est déjà fait…

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