Vidéo – Le temps qu’il fait le 22 octobre 2021

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14 réflexions sur « Vidéo – Le temps qu’il fait le 22 octobre 2021 »

  1. Une autre disparition mystérieuse, définitive celle-ci, du physicien italien Ettore Majorana, narrée ici par Etienne Klein.
    La résoudrez-vous ? 😉

    https://www.youtube.com/watch?v=2L34pg_L_Ek

    « Issu d’une prestigieuse famille sicilienne, Ettore Majorana (1906-1938 ?) fut un physicien d’exception, introverti et solitaire. Collaborateur d’Enrico Fermi.
    Jeune physicien, théoricien fulgurant, il disparait mystérieusement le 28 mars 1938 à bord d’un navire reliant Naples pour Palerme. Son corps n’a jamais été retrouvé. Il avait 31 ans. Nous sommes aux portes de la 2ème guerre mondiale. Et au moment où la physique vient d’accomplir sa révolution quantique et de découvrir l’atome.
    De nombreuses hypothèses ont été émises sur sa disparition : il se serait suicidé, se serait réfugié dans un monastère en Calabre, serait parti en Amérique du Sud, ou même aurait été enlevé par les nazis. Le mystère reste entier.
    Etienne Klein, physicien renommé, directeur de recherche au CEA, part sur les traces de Majorana. Son histoire permet-elle de percer le secret de sa disparition ? Ses recherches scientifiques dans une Europe en pleine ébullition scientifique et dans une période historique trouble y sont-elles pour quelque chose ? »

  2. Prosper, le récit des aventures du futur Simon Leys sur le dernier thonier d’Etel est en annexe des « Naufragés du Batavia », histoire racontée par le même Simon Leys 50 ans plus tard. Ca se passe en 1629. Un grand navire de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, avec 300 passagers, fait naufrage très proprement sur une île à l’ouest de l’Australie. Les pertes humaines sont limitées. Une partie des marins, avec le capitaine, repartent sur le grand canot chercher des secours à Java (2500 km). Les autres auraient pu vivre correctement sur l’île en attendant. Mais une secte se forme autour d’un psychopathe, et quand les secours arrivent, deux mois après, envoyés de Java sur un petit navire de la Compagnie, il ne reste qu’une centaine de survivants de la guerre civile entre les naufragés. Tout est documenté, il y a les procès-verbaux du premier procès sur l’île, et du second à Batavia. Le récit de Simon Leys est court (un article de la Revue des Deux-Mondes), s’étend sur la situation sociale des membres du groupe. Ca donne envie de lire le roman historique « L’archipel des hérétiques: La terrifiante histoire des naufragés du Batavia », de Mike Dash (2002, traduction disponible au Livre de poche) qui raconte l’histoire en détail, avec un vaste arrière-plan sur l’aventure des colonisateurs hollandais. De quoi regretter le grand livre que Simon Leys a failli écrire sur le sujet. Il s’est finalement contenté de visiter les lieux et d’écrire son article, digne d’être lu, certes.

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    1. Pensée en retard : ce qui est arrivé sur l’île aux passagers du Batavia illustre peut-être le futur de communautés de survivalistes après le grand malheur promis, et rappelé dans le discours de cette video.

    2. Bonjour,

      Exactement, vous connaissez bien ce livre. Vous avez bien résumé. Il pourrait faire un bon film.
      Il faudrait aussi parler de Torrentius, le peintre maudit qui a inspiré les mutins…
      Peut être Monsieur Paul Jorion lira aussi l’histoire du BATAVIA.
      Bien à vous.

      Bruno GRALL

  3. Je me suis retrouvé sur les infos web à propose de Ryckmans/Leys à partir d’un tout autre fil.
    Dans les années troublées de la disparition de l’empire chinois et de la Chine elle-même sous les coups des empires colonialistes, une série de personnes évoluées songent à offrir une échappatoire aux jeunes en leur offrant de partir étudier en France, tout en travaillant pour payer leurs études. Très vite, face au délitement politico-social en cours, ils se demandent « comment sauver la Chine et le Monde ? ».
    Cette interrogation me parait exemplaire. En mai 68, nous ne sommes pas poser cette question, nos Etats n’étaient pas en « perdition ». Nous avons voulu adapter la superstructure en cours (catholique et bourgeoise) à l’évolution technique et économique.
    En ce sens, je considère que Leys est un charlatan. Il a fait carrière par opportunisme bourgeois. Son but est de se faire reconnaitre pour sa compétence d’aventurier. Quand il écrit, il s’inspire d’un écclésiastique hollandais, pro-maoïste d’abord et repenti ensuite, produisant une feuille de chou pour les milieux diplomatiques. Leys a pris ce discours pour « argent content », pour vérité convenue. Il n’est sans doute que de mauvais support pour discuter de l’évolution de la Chine.
    Le Musée des Amitiés Franco-chinoises de Montargis et le livre qui raconte le mouvement « Travail-études en France » est passionnant. J’essaie d’élucider les chemins de quelques chinois venus étudier en Belgique à l’ époque, car le mouvement était en fait européen.
    (Je lirai à l’occasion le livre authentique du procès. merci du lien).

    1. Je vous trouve très injuste et assez insultant à l’endroit de SImon Leys.
      Simon Leys « charlatan » mis au même niveau qu’un Didier Raoult, c’est absurde.
      Pourquoi comparer les aspirations des jeunes chinois partis étudier à l’étranger au XXème siècle et celle d’un Simon Leys dans les années 60 ?
      A vous lire Simon Leys serait coupable d’être né dans un pays, la Belgique, qui n’était pas en perdition.

      Leys fut un homme lucide à une époque où triomphait notamment à Paris une maolâtrie complètement en décalage avec la réalité des évènements terrifiants qui se produisirent pendant la Révolution culturelle.

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    2. Ce que vous appelez « argent comptant » ce furent des sources variées et souvent le décryptage de documents émanant des autorités chinoises elles-mêmes :

      « … Simon Leys n’indique ses sources qu’en 1972, après la parution de la première édition de son livre. Dans la presse communiste chinoise, ce sont : Renmin ribao (Le Quotidien du Peuple), Hong qi (Drapeau rouge), Jiefang jun bao (journal de l’Armée populaire de libération), Wenhui bao. Simon Leys utilise aussi les publications des Gardes rouges. Pour la presse de Hong Kong, il lit Da gong bao, journal officiel du régime communiste, Ming bao (Gauche indépendante), Xingdao ribao (droite)… Simon Leys cite aussi les sources des annexes, avec de nombreux documents relatifs à l’affaire Peng Dehuai. Pour les biographies, Simon Leys utilise le Biographical Dictionary of Republican China de Boorman, le Who’s Who in communist China, Huang Zhenxia , Zhonggong junren zhi et China News Analysis, un bulletin d’informations rédigé et publié à Hong Kong par le père jésuite Laszlo Ladany (en) dont Leys fait un vif éloge :« Grâce aux voyageurs réguliers, aux immigrants clandestins, aux anciens gardes rouges ayant échappé à la répression, aux habitants gardant des contacts familiaux, aux journalistes ou aux chercheurs comme le père Ladany, ce jésuite d’une science extraordinaire qui faisait paraître le périodique China News Analysis, à Hong Kong on disposait vraiment de données précises et variées sur la réalité chinoise »

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Habits_neufs_du_président_Mao

      Simon Leys lit couramment le chinois, il est en contact avec des tas de gens qui

  4. “There is Nothing for You Here” est une magnifique phrase pour contrer un destin tout tracé on dirait, elle devrait être publiée en GRAS pour cacher les forêts tropicales sur Google Map, ça pourrait aider le Plan A.

    A propos d’accents et de classes sociales: je ne suis jamais arrivé à comprendre ce que Geraint Watkins (sideman apprécié) chante en français (à partir de 2:00) dans cette mise en musique de la lutte des places.
    https://www.youtube.com/watch?v=iCMk-UR_TVQ

    Y-a-t-il un Gallois dans la salle ?

  5. Finalement Paul, cette bande des 4 qui a fait obstacle à votre carrière d’anthropologue, ne devriez vous pas les remercier ? Paul Jorion serait il devenu ce qu’il est aujourd’hui, sans eux ? Les épreuves ne sont elles pas ce qui nous construit ? Peut être que sans eux, vous seriez devenu un universitaire lambda au fond d’un bureau d’une quelconque université.
    Par delà cette histoire personnelle, n’est elle pas l’illustration de tout fonctionnement institutionnel ? Que ce soit une institution universitaire, religieuse ou un service public, la hiérarchie institue des postes de pouvoir qui vont contrôler le maintien de la ligne directrice générale et gare à ceux qui dérrogeraient.

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