Rions un peu : Il est toujours rassurant d’apprendre que la question est en de bonnes mains

Je suis en train de lire le dossier que l’équipe d’Intelligence Artificielle dont je fais désormais partie déposera demain auprès du Conseil Européen pour l’Innovation.

Un paragraphe au contenu particulièrement ambitieux me conduit à me souvenir de mon affirmation qu’il ne reste plus d’obstacle majeur à franchir en IA et à me demander si elle n’était pas quelque peu « péremptoire », pour reprendre les termes d’un commentateur ici : « Pas une mince affaire », me dis-je.

Il est toujours rassurant cependant d’apprendre que la question est en de bonnes mains, ce qui est mon cas au moment où j’aboutis à la dernière phrase du paragraphe :

The contribution of Professor Paul Jorion will be particularly relevant in understanding and describing in mathematical terms the Freudian metapsychological model…

Merci pour votre confiance les amis, je ferai tout pour être à la hauteur de votre très flatteuse attente !

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12 réflexions sur « Rions un peu : Il est toujours rassurant d’apprendre que la question est en de bonnes mains »

  1. Eh bien ! mon cher Paul, si c’est vous qui allez vous retrouver en charge d’insuffler dans le psychisme – pardon , la mémoire d’affects – des sympathiques futurs tueurs cybernétiques de Boston Dynamics, le brillant concept de « meurtre du père »…
    … on espère que vous avez souscrit une bonne assurance-vie.

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  2. L’homme a fait dieu à son image!
    Chaque découverte que nous faisons est me semble-t-il analysé de la façon suivante:
    1/ Est-ce qu’on peut tuer des gens avec?
    2/ Est-ce qu’on peut gagner de l’argent avec?
    3/ Non?! Ça sert à rien ce truc!
    Si vous trouvez moyen de créer une véritable IA, il n’y a aucun doute que cela sera analysé de la même manière et que si elle est mise en œuvre …
    Vous qui aimez les dystopies, il y a un lien avec celle-ci: https://fr.wikipedia.org/wiki/Person_of_Interest
    Asimov a cherché la voie pour éviter l’écueil mais il y a peu de chance qu’on le suive malgré toutes ses analyses préventives.

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      1. Rions un peu : Et n’oubliez pas de leur inculquer aussi la capacité à nourrir le fil d’un blog ! Sans quoi que resterait-il d’humain ?

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  3.  » Les voitures autonomes, un progrès ?  »

     » Olivier est ingénieur en robotique à Toulouse. Sa thèse portait sur les voitures autonomes : l’étudiant avait été séduit par les défis technologiques que pose la conception d’un « algorithme capable de tracer un chemin dans une carte sans qu’il n’y ait de collision ». Mais quelle n’a pas été sa déception quand il s’est rendu compte, une fois entré sur le marché du travail, que son métier allait à l’encontre de ses principes…  »

     » Olivier était ingénieur en robotique. Johanna préparait une thèse sur des réseaux d’éoliennes industrielles. Mais progressivement, leur métier leur a semblé participer à la dégradation de la planète et des modes de vies humains. Pour changer le monde, ils ont décidé de « déserter » leurs fonctions.  »

    Les voitures autonomes n’ont aucune utilité sociale à part de ne plus payer le salaire de quelqu’un qui conduirait un bus, un train ou un avion. Olivier l’a bien compris et a commencé à se poser des questions…

    Une excellente émission et des interviews étonnantes. A écouter.

    France Culture – Émission  » Les Pieds sur Terre  » :  » Ingénieurs déserteurs  »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/ingenieurs-deserteurs

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    1. Hervé,
      Mais pourquoi ces voitures autonomes dont tout le monde prétendait ( il y a pas loin de 10 ans maintenant) qu’elles allaient bientôt remplacer les toutes les autres, sont encore dangereuses et incapables d’exister…?
      Il y a comme un décalage flagrant entre l’idée et sa concrétisation. On a marché sur la lune alors on pense peut-être que désormais que tout est possible en y mettant le prix, sauf le pire qui n’est guère chiffrable.
      C’est ce même décalage que ressentent Johanna et Olivier et il est partout.
      J’ai reçu plusieurs élèves de cinquième année, de l’école d’architecture de Marne la vallée qui sont venus me demander comment on parvenait à se faire une représentation spatiale d’un lieu à partir de simples plans. Ils avaient appris à entrer les données des plans dans l’ordinateur qui bossait ensuite toute la nuit et leur servait au petit matin, une vue en perspective sur l’écran. Et si ils recopiaient ce qu’ils voyaient sur l’écran il étaient totalement aveugles quant à une représentation, même approximative, de l’espace qu’ils travaillaient. Leur unique obsession était l’aspect écologique et c’est tant mieux, mais être un architecte qui ne visualise pas l’espace qu’il travaille à partir du plan qu’il invente m’avait beaucoup inquiété.

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