19 réflexions sur « Vidéo – Paul et Stéphanie – Survivre à la souffrance »

  1. 1- Du coup , après le  » lancier lorrain » , je suis allé voir l’origine de Kermabon , et si le Ker est assez bien connu , le -mabon en tant que « diminutif de mab , le fils  » est plus étrange car ça nous donnerait « le fiston du village » , ce qui n’est pas la première idée qui vient à l’esprit quand on reçoit les rires retenus de Stéphanie .

    2 – je suis retourné voir la vidéo source et les commentaires parait il « poucés » et y en a pas derche .

    3- A mon avis Chantal va être un peu déçue de la réponse à la première question sur la représentation de la souffrance .

    4- j’espère que Béber , mon « soupe au lait  » préféré , saura commenter les propos sur la sensibilité à la colère, sauf si la définition freudienne et robotisante de l’être l’a définitivement ulcéré .

    5- si les sources de la souffrance sont sans doute bien dans la mémoire du passé ou dans l’anxiété d’un futur présumé défavorable , on regrettera qu’elle soit assez vacharde pour se manifester au présent .

    6- S’il est vrai que l’insouciance n’est pas gage de bonheur , et qu’elle fait dans l’inconscience , elle a des degrés et des couleurs assez diverses qui lui donne des variantes assez sympathiques , ne serait- ce que lorsqu’on parle d’insouciance de la jeunesse ( mais je suis d’accord que le no-souci permanent et revendiqué est un train qui cherche à en cacher un autre ) :

  2. Une réponse rapide au sujet du « modèle » nu censé désamorcer un trop plein de libido. J’ai bien peur que ce soit une idée reçue.
    Je travaille depuis bientôt 40 ans presque chaque semaine avec des modèles vivants et effectivement, il y a de la part des nouveaux élèves, cette appréhension à être devant un corps nu, ce risque d’enclencher un processus sexuel.
    Mais tous sont rapidement soulagés de constater que, s’ils souhaitent réussir leurs dessins, ils sont dans l’obligation de chercher avant tout, les formes que produisent ces corps, bien davantage que les idées que ceux ci pourraient faire naitre en eux.
    (Tout comme les élèves apprennent que la principale difficulté n’est pas pour le modèle, le fait de se mettre nu, mais de rester immobile parfois 3/4 d’heure sans bouger.
    Vider (ou creuser) le réel de son contenu symbolique, voilà ce qui est en jeu dans un dessin d’observation.
    « Peindre d’après nature, ce n’est pas copier l’objectif, c’est réaliser ses sensations ». Paul Cézanne.
    Sur ce, je file retrouver le modèle du jour pour une séance de trois de poses.
    https://www.ticketac.com/spectacles/30969-modele-vivant-de-et-avec-stephanie-mathieu.htm

    1. Je savais que la France est le pays qui compte le plus de Stéphanie , mais il se confirme qu’on est cerné .

      Je crois qu’on les fête le 26 décembre , et comme c’est le jour anniversaire de mon fils , je sais quelles ont toujours la certitude d’un reste de buche de Noël pour marquer le coup .

      Pour les tableaux et poses « nu » , les analyses et présupposés sont sans doute différents selon qu’on s’intéresse au modèle , à l’artiste ou aux clients ou spectateurs .

  3. Merci Paul et Stéphanie d’aborder des questions que nulle par ailleurs je n’ai vu abordées, en toute simplicité. Nous parlions d’éducation dernièrement, il y a là certainement tout un pan qui manque à notre éducation fondamentale.
    Vivre l’instant présent, j’y travaille depuis déjà un certain temps car la encore éducation et culture ne nous y préparent pas vraiment. Dans ce que vous décrivez, c’est ce que je connais sous de le nom de « pleine conscience » et que je qualifierais d’une hygiène de la pensée. Paul permettez moi, juste cette remarque, à propos du sage qui médite dans la solitude, ne croyez pas qu’il est sans émotion.
    J’aime beaucoup votre dernière intervention sur ce « vide » qui nous habiterait (et qui m’a longtemps traumatisé). Là encore c’est un drame de notre éducation et de notre culture qui sans cesse nous enjoint de « devenir quelqu’un », nous laissant croire que nous pourrions être « rien ». Toute notre éducation est tournée vers l’extérieur de soi (nos sens aussi nous y invitent) ; il faut devenir au regard des autres : tu seras un homme mon fils, qu’est-ce que tu veux devenir plus tard… La « réussite sociale » a pris le pas sur la conscience d’être soi. Finalement, notre nostalgie de l’enfance n’est-elle pas simplement le désir de retrouver ce temps où le regard des autres nous était beaucoup plus indiférent ? Pourtant c’est un leurre car nous n’en avions pas conscience et ce que nous offre la sagesse de l’âge c’est la possibilité de retrouver cette pleine conscience de soi, mais c’est un chemin plus ou moins long. Comme le dit Stéphanie (et aussi Krishnamurti), il est nécessaire d’explorer ce qui se passe en nous (gestion du corps, des émotions…) pour retrouver cette conscience de soi.
    Mais il y a un obstacle fondamental dans nos sociétés « civilisées » à ce travail, c’est la « pensée » dans ce qu’elle est devenue pour nous si prégnante que nous ne savons plus percevoir sans interpréter. L’homme a su modeler son environnement qui est devenu hypersignifiant. Dans une ville, tout est code, signalisation, information, règlementation.
    Le temps de travail, obligation vitale dans nos sociétés, à drastiquement diminué depuis le 19ème siècle mais pour autant, nous avons fait de ce temps libre, un temps de divertissement dans lequel la pensée continue de s’activer et qui nous divertit avant tout de nous-même. Il n’est plus possible (supportable) de s’ennuyer. Et avec la venue de l’Internet dans la poche, cela demande encore plus d’effort.
    L’incapacité de nos dirigents (et d’un certain nombre qui s’identifie à une élite) à prendre en compte l’enjeu de notre survie n’est-il pas qu’ils sont enfermés aussi dans cette « pensée modélisante » hypersignifiante mais déconnectée des fondamentaux vitaux ?

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        1. Oui, cette chanson mais d’autres aussi (« L’aigle noir », « Nantes ») qui participent de ce phénomène de « sublimation » évoqué par PJ, cette tension vitale pour sortir, s’échapper de la souffrance par le truchement de cette activité particulière qu’est l’art, phénomène assez proche de ce que Stendhal décrit dans le processus de « cristallisation » du sentiment amoureux.
          Le côté miraculeux de ces deux « accidents » les rapprochent.
          Ce que je voulais souligner.

  4. « une pensée vibre, il y a eu des études sur l’eau comme quoi l’eau avait des vibrations. On est fait d’eau donc forcément une pensée interne va vibrer dans le corp et du coup qu’est-ce qui se passe quand on vibre? On émet. Donc c’est toujours la même chose, c’est important de « conscientiser » ses pensées, de se rendre compte de ce que l’on pense de soi et du coup de guérir, c’est à dire d’aller chercher par l’action ce qu’on peut mettre en place pour changer cette pensée. »
    j’avoue que c’est osé sur un blog peuplé de commentateurs et lecteurs plutôt scientistes de se lancer dans une aussi aventureuse explication des effets de la pensée sur la santé sur la base des « expériences » de Masaru Emoto et de ses émules. Dommage qu’il manque un enchainement logique dans votre explication, mais je suis conscient de ce que, à l’oral et devant une webcam, ce ne soit pas aisé. J’espère que vous pourrez préciser plus avant le fond de votre pensée sur le sujet.
    Le besoin de croire et pourquoi ça marche, c’est cela qui est passionnant. Mais l’exploitation qui peut en être faite est diablement dangereuse, donc prudence.

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