« Casse-toi, sale pauvre ! », par Chantal Montellier

L’Express : Une famille pauvre expulsée du musée d’Orsay à cause de leur « mauvaise odeur », le 29 janvier 2013

Parce que leur odeur dérangeait… Une famille pauvre, qui visitait le musée d’Orsay samedi en compagnie d’un bénévole d’ATD-Quart Monde, a été sommée de quitter les lieux après que d’autres visiteurs se soient plaints de l' »odeur », a-t-on appris ce mardi auprès de l’association de lutte contre l’exclusion.

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156 réflexions sur « « Casse-toi, sale pauvre ! », par Chantal Montellier »

  1. Ils n’étaient pas ‘en odeur de sainteté’ vis à vis de la cupule dirigeante et bien pensante.
    Cela mis à part, il est déjà arrivé à tous de se précipiter à une heure d’affluence vers des places libres dans le métro ou le tramway, pour se rendre à l’évidence: quelque chose ‘schlingue’ et très vite il faut s’éloigner pour préserver ses narines… 🌪

    1. Cette histoire d’odeur était sans doute réelle mais c’est un aussi un révélateur du rejet d’une certain état de pauvreté de quelque ordre soit il, par les tenants de la bonne culture générale, du bon goût et de la bonne situation financière ..!
      Les autres pauvres malheureux n ‘étant pas du même monde ..

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  2. Comment peut-on laisser madame Montellier publier sur ce blog jusqu’ici à peu près bien tenu ce qui n’est manifestement rien d’autre qu’une publicité incitant à la consommation de tabac ? ça sent la corruption à plein nez

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    1. En plus, elle pue la pipe du Vincent! C’est du tabac de pauvre. Et sa peinture!!! Je vous dis pas l’odeur! Ce type miteux est une calamité, que fait le police sanitaire? A quoi servent nos impôts?.. Quand à cette Montellier, si on l’invite au festival d’ Angoulême, je me retire, C’est elle ou moi. Signé le fils de Mickey.

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  3. on s’étonne après qu’on veuille ressortir le nettoyeur à haute pression ! pas de marques svp sinon le rafio va couler !

  4. Le bénévole d’ADT-Quart Monde aurit pu les aider à prendre une douche avant et à mettre des vêtements propres. La culture ne s’apprécie que si on a mangé et satisfait ses besoins primaires.

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    1. Si ça se trouve ils étaient propres et ne sentaient pas du tout mauvais, mais n’étaient pas assez décoratifs. Détonnaient. N’étaient pas à leur place. Leur accompagnateur d’ATD n’était semble t-il pas très gêné par leur odeur de pauvres… dans le courrier des lecteurs de l’Obs, un humaniste écrit que l’enfant s’était fait dessus. Mais le dit enfant était une fillette de 13 ans si je ne m’abuse. A cet âge, à moins d’avoir les sphincters du surmoi en capillotade, on sait se retenir… N’étant pas sur les lieux , je n’ai pas de raison de penser que ces pauvres gens puaient réellement.

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      1. Je n’étais pas là, du coup j’en suis réduit à la méthode d’enquête scientifique.

        S’il est vrai que la fillette de treize ans s’est fait dessus, elle ne dégage pas une odeur de pauvre mais une odeur de m…

        1. Et en principe ses parents et leur accompagnateur s’en rendent compte, mais les pauvres sont tellement habitués à l’odeur de la merde, n’est-ce pas, cher ami… D’ailleurs les pauvres sont intrinsèquement de la merde. Alors tirons la chasse voulez- vous! Ou ouvrons là, au choix!

            1. Une explication scientifique possible : la Phantosmie.

              Phantosmie, Wikipédia précise :

              « est une forme d’hallucination olfactive… la perception d’une odeur sans présence physique causant celle-ci ».

              « La plus courante étant une odeur de pet : le bruit étant interprété par le cerveau et « active » l’odeur même si le bruit est un enregistrement ».

              « Les causes… sont liés à des troubles psychiques comme la schizophrénie, les troubles de l’humeur… l’épilepsie… »

              Troublant !

              1. Et Mélenchon qui organise un meeting odoriférant, après le coup de l’hologramme. Espérons qu’il n’y aura pas de pauvres… ça pourrait gâcher l’ambiance olfactive. Après la gauche caviar, la gauche prout prout ?

                1. Au « comment vous sentez-vous ? »… répondre au pied de la lettre ? Il est des gens qui ne peuvent pas se sentir, des odeurs sont miscibles des programmes aussi.

                2. Complètement mégalo le meeting de Mélenchon… 300 mille euros , des écrans gigantesques, etc, etc… Ça gonfle, ça gonfle…

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                  1. Comme il a pas vendu son appartement parisien ce sont les pauvres qui le suivent qui vont encore payer, mais c’était moins cher qu’une location du Louvre plus les tuileries, pis c’est d’un bourgeois ces coins là.
                    Trêve de plaisanterie avez-vous aimé L’odeur par Autain ? Si ça vous regonfle tant mieux !

                    1. « L’odeur par Autain »? Kezako?.. C’est plus meeting politique, c’est une soirée de gala chez un grand parfumeur? A quand le 5 de Melenchel après celui de Chanel?

      2. Et si cette précarité olfactive n’était que le résultat d’une précarité menstruelle, qui n’était pas encore à la mode dans les médias aux heures de grande écoute ?
        Le personnel du musée se devait de garantir aux visiteurs la sécurité d’un environnement olfactif favorable à la contemplation des oeuvres, et dans les circonstances précisées il devait être difficile de séparer en de telles circonstances la jeune fille mineure de sa famille et de permette à ses parents la poursuite de la visite.

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    2. n’importe quoi ! pour accéder à la culture il y a un code vestimentaire ? pour accéder à la culture il faut se fournir chez chanel ? se pose t’on la question de l’accès aux bains douches ? si je ne me trompe il y en a 17 à Paris , en province tous ont pratiquement fermé . Alors oui la propreté corporelle est un marqueur de la situation catastrophique dans laquelle se trouve une frange toujours plus grande de la population .

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      1. Encore d’accord avec Khanard! Les pauvres, nos sociétés en fabriquent à tour de bras, industriellement… Et surement plus que les sociétés primitives… Les hommes jetables, ça c’est moderne. Un peu inhumain et légèrement fascistoide, voire « nazi », mais moderne. Et propre. C’est le principal.

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        1. je découvre votre talent de faussaire chère Chantal ! d’ailleurs les faussaires sont à mes yeux les meilleurs artistes puisqu’ils prouvent que le talent inimitable des ayants droits est reproductible !
          on a le droit de ne pas être d’accord avec moa !

          1. Je devrais en faire un métier, faussaire, je gagnerais peut être enfin des sous. Ceci étant, grâce à moi, ce van Gogh a enfin les yeux en face des trous… Vous pouvez vérifier.

          2. Mauvaise époque pour les faussaires !

            j’ai chez moi une reproduction que je considère quasi parfaite d’un Boudin, que fait imprimer en haute résolution sur un adhésif de 1.20 de large, que j’ai ensuite collé directement sur un mur blanc ! Magnifique..

            Faire attention à l’origine de l’image cependant, la photo doit être de qualité pro, car j’ai retenté l’histoire avec un Turner, et là j’ai été déçu. Sa résolution était bonne pourtant…mais la photo n’était pas super.

            1. C’est très curieux pour moi cette idée d’apposer sur un mur, une reproduction photographique d’un tableau. Ces trop nombreux outils intermédiaires entre l’oeuvre et le résultat me laisse plus que perplexe. Néanmoins, à titre informatif ou pedagogique, j’en comprends l’usage puisque comme tout le monde ou presque je les utilise, mais comme outils de communication et non comme un « double ». La technique est certes en progrès constant, mais de nombreux effets sensoriels doivent en être sérieusement estompés face à l’original.

      2. Lançons donc des manifs olfactives, le volet judiciaire sera croustillant,

        Ça me parait, blague à part, une arme à explorer …

        1. Il y eut un activiste américain bien connu qui employa cette arme. Les travailleurs tous noirs d’une usine réclamaient une augmentation salariale. Malgré la grève, la vie continuait comme si de rien n’était. Mais le comité des épouses d’ingénieurs de la Ville organise un concert de charité. Les grévistes se présentèrent au concert après un régime de fèves très copieux : ils purent offrir un concert de pets tout à fait honorable ! Le lendemain, les épouses purent convaincre leurs maris d’accorder cette augmentation et satisfaire ces revendications pour échapper à cette honte à leurs concerts !
          (Je fais appel à l’équipe pour le nom de l’activiste, j’ai un trou que mon moteur de recherche ne peut combler que de bêtises..)

        2. Voyons d’abord ce qu’en fait Mélenchon… S’il pense allécher ses troupes par l’odeur… Hum… Pour l’instant y’en a un bout qui part chez les verts, ça sent mieux l’oseille peut être? Et un autre bout qui se démobilise au profit de rien. Avec quoi va t il leur chatouiller les narines?

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      3. @Khanard
        Il y a un code vestimentaire pour beaucoup de choses. Avez-vous remarqué que Paul troque son pull marin pour une chemise et une cravate quand il parle dans un colloque ou donne des cours à l’université ?
        Pendant des siècles, les pauvres gardaient précieusement un jeu « d’habits du dimanche » pour les grandes occasions (mariages, baptêmes, obsèques, fête du village).
        On pourrait poser la question à ADT- Quart monde. Pourquoi ne pas profiter d’une sortie dans un lieu prestigieux tel un musée pour travailler cet aspect et leur fournir un habit plus adéquat au lieu ?
        Commentaire à contre-courant qui va sans doute m’attirer une volée de bois vert, voire douze balles dans la peau (je dois être masochiste).

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        1. J’ai été invité il y a quelques années par des personnes d’ADT-Quart monde (qui se reconnaîtront peut-être dans ce que je dis ici) à rencontrer deux de leurs collègues. J’ai compris assez rapidement que les personnes qui m’avaient invité espéraient obtenir mon soutien dans la discussion qui en résulterait où seraient confrontées deux visions des objectifs de l’organisation. Ce ne fut pas très compliqué, mes hôtes se représentaient leur rôle comme étant de pallier avec les moyens du bord un des maux de la société, les 2 autres se voyaient comme des missionnaires tentant de civiliser des cannibales, et cela avec toute la suffisance et la condescendance de dame patronnesse que vous pouvez aisément imaginer.

          Pour ce qui est de mes « habits du dimanche », c’est le côté anthropologue sans doute, qui a beaucoup de sympathie pour l’éventail des nuances que toutes les cultures aiment distinguer et aime bien en tirer parti lui-même, par exemple donner un peu de solennité à un événement. Je me suis attiré quelques quolibets ainsi de la part de quelques-uns de mes collègues récemment en mettant une cravate pour participer à un jury d’examen. En mettant un veston et une cravate, j’entendais exprimer qu’il s’agissait à mes yeux d’un événement sérieux (il décide de l’avenir de jeunes gens), mais le message était manifestement perdu pour certains de mes collègues qui ne voyaient sans doute dans mon attitude que « n’a pas compris que ce n’est plus la mode ». Même chose pour la série d’entretiens « Les possédés et leurs mondes » où une ou un anthropologue est invitée ou invité à raconter sa vie. C’est un honneur qu’on vous fait et ceux qui vous interviewent au moins comprendront que le veston et la cravate sont une marque de respect envers la tâche qu’ils remplissent. Mais il y a un élément de plus bien entendu : le veston et la cravate vous permettent de souligner l’écart existant entre vous et ceux qui ont choisi de raconter leur vie à la caméra en pyjama ou quasiment pour faire « décontracté ».

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        2. Douze balles dans la peau? Comme vous y allez! Si vous croyez que j’ai des balles à perdre! Surtout au prix où elles sont. Mais ce n’est peut être pas moi qui suis visée. Sûrement pas, même. En plus, savoir s’habiller, est une très bonne technique pour désarmer l’adversaire, surtout celui armé de son mépris social héréditaire.

        3. @ arkao. Il y a des codes vestimentaires à tout moment et en tout lieu. La rébellion vestimentaire est souvent codifiée, comme nous l’avons vécu avec le jeans par exemple, avec la chemise à fleur, ou encore « la mode de Carnaby Street (?). Je m’étonne souvent de la teinture rouge/violet des cheveux, code qui est passé des « punks » aux vieilles dames des régions rurales jusqu’il y a quelques années. Vers 2000, durant un colloque institutionnel (avec ministres), une collègue me fit remarquer qu’on portait encore fort la cravate en province, sans doute « par déférence » et bien moins à la capitale (Bruxelles). Une autre me fit un jour remarquer que les hommes n’ont qu’un code binaire (cravate ou pas cravate) là où les femmes peuvent augmenter l’élégance de leur vêtement avec un simple accessoire faisant « luxe » (collier, foulard…). Enfin, il y a eu un code vestimentaire plus « relaché » il y a trois ou quatre décennies avec des vestes sur tee-shirt, et sur jeans, le refus de porter une cravate, etc., que j’ai trouvé plus régnant en France qu’en Belgique. Je me souviens d’avoir mis une cravate comme président d’une nouvelle association et m’être fait brocarder pour ce fait. Je voulais « être pris au sérieux » ; ce n’était plus un moyen efficace, car devenu code obsolète.

  5. @Enrique Ce n’était probablement pas dans la vision de son rôle pour le bénévole, qui souhaitait sûrement donner accès à la culture dominante indépendemment de tout formatage sur les conduites sociales et dans le respect d’une culture populaire, où le lieu de culture, le musée doit être aussi accessible que le Mac-Do
    « Venez comme vous êtes ».

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    1. Dans le genre « accessible » entre les odeurs et les décolletés il y a beaucoup de choses qui ont l’air de les déranger au musée d’Orsay … Cette histoire me fait beaucoup penser à ce film coréen, Parasite … Au fait, combien d’artistes qui ont le malheur d’être exposé à Orsay ont connu la pauvreté?

      1. C’est que dans un effort de reconstitution d’ambiance, on remet en vigueur la bien-pensance des milieux bourgeois du XIXe siècle. Je plaisante bien entendu : c’est à Orsay qu’Annie Le Brun a été la commissaire de l’exposition « Sade, Attaquer le Soleil ».

        Il aurait été tout particulièrement piquant si le décolleté en question (voir photo) avait été prohibé à l’entrée de l’exposition Sade (où l’on pouvait voir bien davantage qu’un peu de peau au-dessus de la ceinture).

        Mais c’est peut-être le très beau wax (hollandais à vue de nez) et son évocation de l’Afrique profonde qui avait été cause de l’émoi.

        1. On peut bien porter un tel décolleté pour regarder de la peinture,
          sinon faut aussi mettre un slip à l’origine du monde de Courbet ! (qui est à Orsay dans une des salles sur la gauche si ma mémoire est bonne)

      2. L’art procéde souvent du chaos et du manque, sinon on devient fonctionnaire. La pauvreté est le lot de tous les artistes ne sortant pas de milieux « favorisés ». Surtout les femmes… Et l’artiste a trop de talent et dérangent les hiérarchies socialement construites, les systèmes de représentations, on le « brûle » (au mieux), l’ humilie,( au pire), le marginalise et l’occulte… et ainsi rien ne change et l’ordre dominant peut se perpétuer tranquillement sans que les affects et les sensibilités soient bousculées… Quoiqu’il en soit ils se prennent des millions de coups de becs de la volaille qui fait l’opinion , les artistes, et des vexations à tour de bras.. Oui, je sais, je n’ai fait aucune étude scientifique sur la question, donc, d’où parle-je?

          1. Je parlais d’un manque fondamental, un manque d’amour et reconnaissance du père ou de la mère, par exemple…

        1. Je ne suis qu’un peu d’accord. Les artistes, pour nombrilistes qu’ils soient, doivent avoir le sens du marché. JE recommande le musée des Beaux arts d’Andalousie (Barcelone, place de l’Europe, sauf erreur) qui explique comment les aspirations de la bourgeoisie évoluent et comment les artistes s’y adaptent. Je dois avoir les photos de ces panneaux explicatifs tellement cela m’avait frappé. Et comme j’ai cotoyé un « Centre d’art contemporain » villageois (que les gens du village ne fréquentent évidemment pas, j’ai pu mesurer combien il y a un entre-soi des artistes, des critiques, des profs des facultés, et des animateurs des centres culturels.
          Chantal, je crois que vous voulez parler des artistes maudits ! Van Gogh en fut un. Et bien des femmes se heurtant à la mafia d’Angoulème…
          Mais il y a une majorité d’artistes « dans le sens du poil », dont beaucoup disparaîssent endéans les cinq ans de carrière, de bonne famille ou non (opportunistes ?); il y a une minorité d’artistes qui ont quelque chose à dire de plaisant et de « force » mais qui restent confidentiels. Et il y a des artistes maudits dont une bonne part n’ont pas tant à dire que leur mal-être et d’autres qui ont une vraie qualité d’artiste, de dire la période vécue à tous sans plaire à personne !
          J’ai eu du mal quand j’ai vu tous ces « artistes » hurler à la fermeture des salles culturelles. La plupart subventionnés et compensés salarialement avec le confinement, hurlant que nous avons besoin de leur culture ! J’avais pitié pour leur « liberté » contre les autorités, mais c’était pas ma tasse de thé.
          Donc amener des gens éloignés de la culture dans un musée tel Orsay, c’est bien « cum grano salis ». Rajouter un paragraphe dans un dossier de subvention selon lequel votre effort culturel cherche à « rapprocher de la culture ceux qui en sont éloignés », c’est autre chose qui baigne encore dans l’entre-soi !

          1. Van Gogh, « artiste maudit » ? Cela me semble une lecture un peu rapide : une personne avec de très sérieux problèmes de santé mentale dont chacun dans son entourage est conscient (voir la lettre très respectueuse que le maire d’Auvers-sur-Oise adresse à ses concitoyens lors de son installation dans la ville : il s’agit d’un grand artiste mais les parents doivent décourager les enfants de l’approcher) et qui choisit, après une période originale mais encore assez académique, de peindre délibérément tout à fait autrement que tout le monde. Au moment de sa mort, son frère Théo est persuadé que c’est en train de démarrer, ce qui s’avérera effectivement le cas. Mauvais karma et bad timing. Est-ce suffisant pour faire un « artiste maudit » ?

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            1. Van Gogh à Auvers sur Oise avait déjà peint d’une façon pas académique du tout il me semble. A Auvers sur Oise, c’est après sa rupture avec Gauguin…il y a tous les paysages de la région d’Arles et aussi les portraits qui sont formidables, mais je ne pense pas qu’on puisse les appeler académiques !

              Désolé de vous contredire M Jorion.

              1. Euh … si vous voulez me contredire, il vaut peut-être mieux ne pas tout mélanger.

                1881 – Van Gogh s’applique à apprendre la peinture : il copie à l’identique des œuvres de Millet
                1890 (9 ans plus tard) – En mai Van Gogh s’installe à Auvers sur Oise. Il se tirera une balle dans la poitrine le 27 juillet, quelques mois plus tard.

                1. M Korion, vous disiez que sa peinture était académique, elle ne l’était plus du tout quand il est arrivé à Auvers sur Oise. Elle ne l’a jamais été je crois… après avoir été initié par son cousin A. Mauve, qui était aussi de mon point de vue un excellent peintre, il a pris sa propre voie, mais c’était un chercheur totalement iconoclaste en peinture

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Anton_Mauve

                  1. Vous croyez vraiment que j’ai écrit que la peinture de Van Gogh était académique quand il arrive à Auvers sur Oise, deux mois avant sa mort ?

                    On est libre de me prendre pour un imbécile, mais vraiment à ce point-là ?

                    1. Van Gogh, d’après Millet

                      Je ne vous laisserai pas filer comme cela ! Comment avez-vous pu lire dans

                      « … une personne avec de très sérieux problèmes de santé mentale dont chacun dans son entourage est conscient (voir la lettre très respectueuse que le maire d’Auvers-sur-Oise adresse à ses concitoyens lors de son installation dans la ville : il s’agit d’un grand artiste mais les parents doivent décourager les enfants de l’approcher) et qui choisit, après une période originale mais encore assez académique, de peindre délibérément tout à fait autrement que tout le monde. »

                      … que j’affirmais là que van Gogh est un peintre académique au moment où il s’installe à Auvers-sur-Oise, deux mois avant son suicide ?

                      Ce n’est pas seulement moi que vous traitez d’imbécile mais également le maire d’Auvers-sur-Oise, qui aurait confondu un copiste servile de Millet avec un grand artiste 😉 !

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                  2. Bon, je crois que je vais aller me servir un whisky, pour oublier que je me suis fait gronder par le chef…effectivement j’ai douté de façon blessante de votre immense culture.

                    C’était idiot de ma part

                    1. En effet ! Demandez-vous pourquoi vous ne pouvez vous empêcher de le faire : vous êtes un récidiviste.

                      À une époque cela prenait la forme de m’objecter – avec toujours la même indignation mal contenue – ce que vous saviez être en réalité ma propre position, feignant de l’avoir mal comprise. Une forme maligne de trollitude qui vous tourmente.

                2. M. Jaurion , trouvez vous vraiment que durant sa période où il a exercé ses métiers de prédicateur et de peintre dans le Borinage, Van Goh était un peintre « académique. »..! Parce qu ‘il était influencé par Barbizon méritait – il vraiment un Angélus peint de surcroît par Millet ..!

            2. Ce qu’ a peint Van Gogh dans le Borinage peut – il être considéré comme académique..? On sent l’influence de Barbizon, d’accord et puis après..? Tout le monde ne peint pas l’Angelus comme Millet ..!

              1. Sans doute qu il s est applique a peindre ce qu il voulait aussi transmettre dans ses predications. Ce n etait pas qu un simple et et habile copiste de Millet ..Tres vite il a desappris et il a peint en deformant les volumes avant que de s atteler a une recherche esthetisante sur les couleurs.

            3. Ce qui en a fait un « maudit » c’est sa maladie, proche de l’épilepsie, et qui a détruit presque la totalité des liens sociaux qu’il a pu construire. Ce type de maladie effraie les gens et isole les malades … Il n’était pas traité à ce que je crois savoir…

          2. Les artistes ne sont pas forcément nombrilistes, mais ils sont condamnés à chercher des réponses en eux mêmes aux questions qu’ils se posent. Ils sont condamnés à s’affronter au Miroir et aux Images qu’il renvoie, ou pas. Condamnés à subir le regard de l’autre sur eux mêmes et leur création. Condamnés aussi à la solitude très souvent… Alors … Forcément…

        2. L’artiste qui dit la vérité oui, comme Flaubert lorsqu’il a écrit Mme Bovary.

          L’artiste qui colle une banane contre un mur, son message est beaucoup plus consensuel, malgré les apparences.

          1. L’idée que coller une banane sur un mur soit un geste artistique « consensuel », me sidère.

            1. Peut-être une réponse dans les propos de Benjamin Olivennes (retranscription d’une émission diffusée sur France culture le 23/01/21 avec l’auteur de « l’autre Art contemporain.)

              Au sujet de l’argument selon lequel l’Art contemporain fait rupture en son temps comme ce fut le cas des impressionnistes.

              Les oeuvres et les artistes du 19° siècle (impressionnistes ou modernes) étaient refusés par le pouvoir en place contrairement à l’Art contemporain qui est d’emblée accepté immédiatement par tous les pouvoirs en place, le pouvoir de l’argent, du marché, des grandes fortunes, de l’état, de la bureaucratie. Parce que les artistes véritables éclairent toujours le réel, ils renouvellent notre vision du monde. Ils l’éclairent sous un nouveau jour, et se faisant, ils perturbent notre vision du monde, ils la déstabilisent, ils demandent à notre oeil de s’accommoder, ce qui permet à l’artiste véritable de créer un poncif, selon la formule baudelairienne. D’éclairer le réel d’une nouvelle manière et de nous permettre de voir quelque chose que nous n’avions pas vu. C’est ce qui explique cette difficulté d’adaptation lorsque l’artiste nouveau apparait sur scène.

              A contrario les artistes dit contemporain ne renouvellent en rien notre vision du monde. Il ne font que singer ce que sont les provocations de l’Art depuis une centaine d’années et de reproduire dans leur oeuvre les signes et les objets de la société de consommation, de la société marchande.
              Si vous voyez un certains nombres de tableaux de Jean-Baptiste Sécheret, vous pourrez voir un paysage qui vous fera dire qu’il est « Sécheressien », en revanche, vous ne direz jamais de quelque chose qu’il vous fait penser à Jeff Koons, à contrario, les objets de Jeff Koons vous font penser aux objets que vous pouvez trouver en grande surface dans les supermarchés, toute la journée.
              Maurizio Cattelan, un artiste très prestigieux, qui coute très cher, qui a bénéficié d’une rétrospective à la monnaie de Paris et donc aimé par les institutions, a proposé une nouvelle œuvre, il s’agissait d’une banane, qu’il a sans doute trouvé dans un supermarché et qu’il a scotché à un mur blanc avec du ruban adhésif gris marron, et cette œuvre a été immédiatement vendue par une très prestigieuse galerie parisienne pour la somme de 120 000 dollars.

              Comparons cet exemple avec un des scandales artistiques dont on parle souvent, le Balzac de Rodin. Au début des années 1890, la société des gens de lettres, sur proposition d’Émile Zola, demande à Rodin de réaliser une statue en honneur du fondateur de cette société; Balzac.
              Rodin travaille cinq ans à cette statut, il multiplie les ébauches, les projets, les brouillons.
              Il présente sa copie en 1898.
              Sa sculpture est refusée par la société même qui l’avait commandée. S’en suit immédiatement une polémique où Rodin est défendu par les écrivains, par Zola, par Octave Mirbeau, par Mallarmé et par les artistes, par Monet, par Cézanne.
              Donc, on voit toute la différence qu’il y a entre une œuvre qui a du demander 10 secondes d’exécution et qui est immédiatement acceptée par tous les pouvoirs en place et une œuvre longuement méditée qui est refusée.

              1. Descola après d’autres, remarque que certains objets ne sont devenus artistiques qu’après être entrés sur le marché de l’art. Depuis Duchamp dit-il « impossible de définir le statut esthétique d’une catégorie d’objets sur la seule base de caractéristiques perceptives qui leur seraient propres ». Musées, critiques, galeries et toute autre forme d’institution qualifiantes décident de transférer n’importe quel objet esthétique ou pas, dans la catégorie d’œuvre d’art. Et ça gonfle comme le pognon disponible dans la compétition des possédants pour l’objet unique envers de la série industrielle.

                1. @Rosebud1871,
                  « impossible de définir le statut esthétique d’une catégorie d’objets sur la seule base de caractéristiques perceptives qui leur seraient propres ».
                  Je ne suis pas certain de comprendre le sens du mot « perspectives » dans cette phrase, mais ce qui est certain, c’est que nous avons définitivement perdu le sens du langage des formes au delà des symboles intellectuels et culturels que ces formes représentent.
                  Avant de voir un homme avec une oreille brisée, il me semble que je vois le geste immortalisé d’un peintre dans une matière molle, devenue solide et qui a emprisonnée son geste. Les symptômes de cet hommes largement expliqués et explicables sont même probablement déjà contenus dans ce geste puis confirmés par ceux qui suivent grâce à leurs enchevêtrements et par conséquent, si message il y a dans la peinture de Van Gogh, c’est aussi au delà de ce que l’image représente. C’est aussi ce qui constitue l’attrait de la peinture et qui créait de longues files d’attentes devant les Musées qui nous la font partager. On peut ne rien connaitre à la peinture ou à l’histoire de l’Art et ne pas être insensible à ce qu’elle nous propose.
                  Le bon Marcel ne s’y est pas trompé en excluant le rétinien de l’Art et les capitalistes américains non plus en voyant un français venir intellectualiser l’Art fin de dissoudre les frontières entre l’utile et le sacré. L’esthétique ne sert plus qu’à vendre le message qui est un produit.

                  http://www.journaldumauss.net/?Marcel-Duchamp-artiste-ou

                  1. Jean-Yves 19 janvier 2022 à 18 h 32 min
                    Il semble que vous avez lu (puisque vous l’écrivez) « perspective » là où est écrit « perceptive »…
                    Ça tombe bien, c’est le sujet ! A savoir qu’il y a ce débat sur l’articulation entre perceptum et percipiens, qui renverse la doxa commune à savoir la foi accordée à la perception.
                    Ce qui est perçu par un sujet passe avant sa « conscience » (pour aller vite) par des filtres, qu’il s’agisse de ce qu’il voit, ou entend. Descola, autant le citer : « La figuration n’est pas tout entière livrée à la fantaisie expressive de ceux qui font des images. On ne figure que ce que l’on perçoit ou imagine, et l’on n’imagine et ne perçoit que ce que l’habitude nous a enseigné à discerner. Le chemin visuel que nous traçons spontanément dans les plis du monde dépend de notre appartenance à l’une des quatre régions de l’archipel ontologique : animisme, naturalisme, totémisme ou analogisme ». Et bien entendu pour en rendre compte à un autre, il faut passer par le langage où notre liberté est réduite à notre dépendance sauf pour les glossolaliques !
                    Donc de ce point de vue, « perdre le langage des formes » m’est énigmatique, notre univers ontologique et langagier nous emprisonne dans un certain registre du perçu, intransférable sans perte irrémédiable à un autre sujet dépendant d’autres registres. Quand on arrive à peu près à s’entendre, ça fait d’infinis pourparlers sur l’objet, l’image comme objet, et sa valeur marchande à l’occasion.
                    Oui, votre lien m’apprend le mot de Duchamp « le regardeur qui fait le tableau » c’est par d’autres voies que la même conclusion est produite dans d’autres champs que l’artistique. [« A chacun son Duchamp », reconnaissant ainsi que son œuvre est considéré actuellement comme une auberge espagnole où chacun apporte ses propres fixettes]…pourrait s’entendre et s’étendre à bien d’autres objets ! D’où le pénible des catalogues interprétatifs qui n’accèdent à l’universel qu’en faussaire du singulier. Et ça justifie la remarque de Bolton « J’ai passé suffisamment de milliers d’heures dans son œuvre pour évacuer petit à petit le maximum de ce qui m’appartenait en propre. »

                    1. Rosebud1871 le 19 janvier 2022 à 19 h 53 min
                      « Perdre le langage des formes » …
                      Je pensais aux gamins dépossédés de leurs imaginaires au profil d’un monde préétablis par d’autres dans des jeux numériques exaltants. Ils n’avancent pas dans une histoire qu’ils inventent et s’imaginent entre eux (créant ainsi des formes et pourquoi pas un monde futur meilleur que celui qui les attend..! ), mais dans un univers conçu par des équipes de spécialistes plutôt axés sur des profils. Et pour le coup, ils parviennent à s’entendre puisqu’ils jouent aux même jeux. Ils n’ont même plus besoin de chercher à s’entendre. (un peu comme M.Jorion avec ses voisins mais c’est un autre article)
                      Mais qu’on-t-ils inventé et surtout, que leur a-t-ont confisqué si ce n’est la possibilité d’un don de soi envers des « regardeurs », ce qu’un dessin est avant tout…?

                      https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/01/18/microsoft-rachete-activision-blizzard-le-geant-americain-des-jeux-video-pour-69-milliards-de-dollars_6109953_3234.html

                    2. Jean-Yves 19 janvier 2022 à 21 h 30 min
                      « Perdre le langage des formes » …
                      Je pensais aux gamins dépossédés de leurs imaginaires au profil d’un monde préétablis par d’autres

                      Bah quand un gamin pousse un cerceau avec un bout de bambou, c’est encore un monde préétabli par d’autres, à naître sans l’avoir demandé on tombe toujours là-dessus et l’aventure commence pour y trouver une place voire le changer. Clairement quelque soit ce qui est proposé, au quotidien chacun se doit trouver du plaisir dans sa vie ou sa survie.

    1. Oui, et alors? C’est éternel ces choses là. Et puis c’est remonté récemment dans un commentaire lu sur le blog d’une amie peintre… J’avais raté l’info… Ça a laissé une trace dans la mémoire des artistes cette histoire.

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  6. Rendre accessible l’art aux plus démunis , c’est juste génial.

    En passant , juste faire remarquer que cette assoce a été créé par le prêtre catholique Joseph Wresinski…( je vais encore me choper un « amen «  en guise de réponse 😉).

    Et en passant toujours , faire remarquer que c’est une journaliste du figaro qui a décidé de médiatiser l’histoire ( journal plutôt du côté des friqués) , et que l’on sait toujours pas les motivations des gardiens de musée incriminés.
    Reste que des gens biens et des cons , on en trouve partout .

    https://www.atd-quartmonde.fr/130-expulses-du-musee/

        1. Merci, Bernard, pour ce lien. Une très très bonne tête le père Joseph W. et les 3 enfants pauvres qu’il enlace, aussi. Aaah! ces polonais… Cela dit, il semblerait que du sang polonais clandestin coule dans mes veines … Mon arrière grand-mère paternelle aurait fauté avec un polak. Une fillette plus que blonde, aux yeux plus que bleus, à fait son apparition un beau jour dans les plaines du Forez, au milieu d’une tribu de bruns aux yeux sombres, cela à la stupeur générale… Les ennuis commençaient… Ils continuent.

      1. ll parait que je pue aussi.. Malgré que je change de ( sous ) – vêtements tous les jours et que je me douche abondamment ..aussi !
        C’est devenu un lieu commun de la pensée bourgeoise de taxer les personnes comme cela..
        Cela me fait penser au Rameaux d’Or de Frazer: c’est quand que je me ferai estourbir..!

        1. Charles-Henri, le lieu commun de la « pensée bourgeoise », si toutefois il y a une pensée, (j’y vois plutôt des instincts et des réflexes semblables à ceux de l’aristocratie d’avant 1789), c’est de renifler tout ce qui n’a pas la même odeur qu’elle et de décréter que ça sent la m….

  7. C’est bien connu, dans certains milieux, l’argent n’a pas d’odeur, mais les pauvres oui !

    Ces « visiteurs incommodés » se croyaient peut-être au musée vents gogues.

  8. Euh je vais passer mon tour sur ce dessin pour 2 raisons :

    – l’article date de 2013
    – je n’ai plus d’odorat à cause du Covid depuis 6 jours

    Sinon, sentir très mauvais est le meilleur moyen de trouver une place dans les transports en communs et de faire respecter sa sphère d’intimité. A bon entendeur…

    1. Le souci est que dans la gamme des odeurs, les déjections ont mauvaise réputation, mais c’est juste culturel et dans les lieux dédiés le personnel s’en accommode d’usage. Autre chose est de se balader avec des boules puantes pour trouver sa place.
      L’uranium ça sent rien, profitez de Tchernobyl sur Canal, ambiance soviétique garantie.
      https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=279628.html

  9. Comme s’il fallait avoir à se réjouir qu’on nous permette – enfin un instant libérateur des frustrations, de liberté quoi… – de « tergiverser » (mais stérilement alors) sur ce qui incommode le plus les mieux nantis (l’odeur des pauvres, leurs mauvaises hygiènes, les mauvaises fréquentations qu’ils osent espérer avoir au travers de l’accès à la « culture »… ?) n’avez vous pas cette nauséabonde impression, qu’il pourrait être seulement joué, façon exégèse… un nouvel épisode des « Tuche »… sur le ton d’essayer de faire croire « qu’on peut rire de tout avec tout le monde » – pour les positions des plus centristes, « modérées », des extrêmes, se disputant maintenant, ce qu’ils, un jour ou l’autre, décideront de se remémorer de cet instant, pour en rigoler, en « reconstituer » un vivre ensemble…?

    Pendant ce temps, ou il est mis en avant, comme de tout temps… ceux qui déplorent les conséquences… la limite morale et éthique à « consentir » des méfaits exagérément généralisés qui devraient nous insupporter toutes et tous… qui s’inquiète des causes de la pauvreté, précarité, des discriminations… dont ils s’entendent, n’en doutez pas, pour continuer de nous les faire chérir…?

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  10. Bon, enfin , l’histoire se finissait plutôt bien , apparement :
    Reste les séquelles de l’humiliation vécue par la famille de pauvres , dont on a aucune nouvelle .

    « Le DDD invite le Musée d’Orsay et ATD Quart Monde à maintenir leur collaboration en vue de renforcer la sensibilisation des accompagnants, des agents et cadres pour l’accueil de tous les publics sans stigmatisation ou différence de traitement »
    https://www.atd-quartmonde.fr/le-defenseur-des-droits-rend-son-avis-sur-laffaire-du-musee-dorsay/

  11. c’est pour ça que notre Mélenchon national se lance dans les meetings olfactifs !!! Pour repousser la bourgeoisie, enfin du moins celle qui ne lui convient pas ! hahahahahahahaha!!!!!

      1. Complètement jésuite ce texte, Bernard. Les personnels qui ont expulsé la famille ostracisée ne sont pas coupables, ah bon? Alors qui? Ils se sont expulsés tout seuls ces pauvres gens? Stigmatisé pour cause de précarité? Non!, pour délit de pauvreté trop apparente, plutôt. Si, dans un même contexte, une bonne bourgeoise, porteuse d’un manteau de vison, avait lâché un pet puant après avoir déjeuner au restau du musée, aurait elle été expulsée par la milice sanitaire? Quelle bande d’hypocrites les gens de ce musée ! Mais, n’est ce pas, l’hypocrisie n’est pas un délit, même plus un péché depuis que la morale chrétienne a fait faillite. Ce serait plutôt une valeur sûre. Pouacre! Quelle puanteur dans ce musée. Comme dans presque tous d’ailleurs. Ce sont des nécropoles de l’art. Des tombeaux… De l’air!!!

          1. Ah on? J’ai dit ça?  » Les journalistes au poteau? » , J’avais pas remarqué. Quand aux musées, ce n’était qu’une minute de colère à cause de l’expulsion de la malheureuse famille… Faut pas en rajouter. Merci. Tu n’as pas dit que Vincent v. G. était un peintre académique, et je n’ai pas dit les paroles que tu me prêtes.

              1. En m’interrogeant sur ce que signifie « peintre académique » ou plus précisément ce qui fait que la peinture de Van Gogh s’en détache, on s’aperçoit qu’il a profité de ses acquis et les a ensuite dépassé, surpassé, transcendé et c’est ce qui est la marque de son talent comme celui de ses prédécesseurs mais également des suivants.
                Comme la plupart des peintres moderne, sa peinture a cessée de suivre les techniques élaborées par Van Eyck qui avait perfectionné un procédé, déjà éprouvé par de nombreux peintres avant lui.
                « Si l’on peint un ciel avec de la pâte bleue mêlée de pâte blanche, on aura un ton plombé, un ciel plâtreux. Le même bleu dilué dans un glacis, recevant sa clarté d’un dessous clair, paraîtra lumineux, transparent et profond. »

                Page 15 à 18 :
                http://www.aripa-revue-nuances.org/images/PDF/nuances-28.pdf

                http://www.aripa-revue-nuances.org/

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_acad%C3%A9mique

                1. Je me demande si on ne confond pas académique et scolaire? Quand je pense aux toiles que je peignais quand j’étais aux beaux arts, des natures mortes en général, elles étaient surtout scolaires. Des oeuvres de mon apprentissage. Il faut bien faire des gammes avant de devenir pianiste et compositeur… Ainsi de VVG à ses débuts .. non?

                  1. Nous sommes peut-être passé d’un extrême à l’autre.
                    Il y a eu l’époque où l’on entrait en apprentissage vers 10 ans auprès d’un Maître qui vous apprenait le métier qui était alors bien maitrisé avant même d’avoir du poil aux fesses. Adulte, le jeune artiste disposait alors des moyens nécessaires pour s’épanouir pleinement et révéler ses talents. On retrouve encore un peu cette transmission des savoirs chez les Manouches.
                    A l’autre bout de la chaine, au début des années 2000, il y a donc pratiquement 20 ans, Carol Fives raconte ses déboires dans son livre « Terebenthine ». Je laisse ici un commentaire de son livre qui résume la situation:

                    « En retraçant ses années d’études aux Beaux-Arts, Carole Fives fait bien plus que nous livrer une part de son autobiographie et la naissance de sa vocation. Térébenthine est aussi un traité sur l’art et un réquisitoire – féministe – contre son enseignement.
                    Carole Fives a choisi de faire les Beaux-Arts. Une période de sa vie qui sert de terreau – très fertile – à ce roman bien éloigné de son précédent opus Tenir jusqu’à l’aube, si on considère son combat féministe comme un invariant à toute son œuvre.
                    Bravant les mises en garde à l’égard d’une filière qui n’offre guère de débouchés, sauf pour une petite poignée d’artistes, la narratrice réussit son concours d’entrée et se retrouve très vite confrontée à un univers étrange où des concepts sont assénés de façon définitive par des enseignants qui semblent avoir compris que l’art avait désormais atteint ses limites, que la technologie allait transformer cet univers comme tant d’autres et que le spectacle, la «performance» allait prendre le pas sur l’œuvre elle-même.
                    Dans ce contexte, le trio qu’elle forme avec Luc et Lucie va très vite être marginalisé, non seulement parce qu’il se retrouve au sous-sol de l’école – le seul endroit où il est encore possible de peindre – mais parce qu’il est le seul à se confronter à cette «vieille» technique que plus personne n’enseigne: «À l’école, le professeur de peinture est en dépression depuis deux ans et, pour d’obscures raisons, il n’a pas été remplacé. C’est donc entre étudiants que vous allez vous former le plus efficacement, les autres enseignants ne se risquant que rarement jusqu’aux sous-sols, préférant éviter d’attraper la tuberculose et autres infections propres aux miséreux et aux artistes maudits.»
                    Le trio, reconnaissable à l’odeur qu’il traîne avec lui et qui lui vaudra le surnom de «Térébenthine», est victime de railleries, mais cet ostracisme aura aussi pour conséquence de les souder davantage. Ils sont pourtant loin de partager les mêmes idées sur l’art et sur la manière d’exprimer leurs idées. Mais ces débats font tout l’intérêt du livre. À chaque affirmation d’un professeur, à chaque confrontation aux œuvres des grands artistes, les questions sur le rôle de l’art, sur la façon de juger les œuvres, sur la définition du beau sont âprement discutées. Et très vite, au-delà des théories et de l’histoire de l’art, il est question d’émotions. Comme quand, à l’occasion d’un voyage à New York, la narratrice est saisie par la puissance d’un Rothko, par cette part inexplicable qui vous happe et vous transforme. Ou quand, devant l’œuvre que l’on imagine, «les pinceaux tombent, la distance s’abolit, et c’est le corps-à-corps, le peau-à-peau: la toile a tant à offrir.»
                    Carole Fives nous livre tous les aspects de ces années de formation qui, au-delà des études, s’étendent à la politique et aux questions de société, à l’amour et à la prise de conscience de la place de la femme dans un milieu très machiste. Elle s’imagine qu’en couchant avec Dimitri, elle pourra peut-être capter un peu de son savoir-faire, mais se rend vite compte que ce professeur accumule les aventures pour comble l’absence de sa femme Olga restée au Tatarstan. Elle va alors se détourner de lui et de ses enseignements. Et si durant une sorte de grand happening, elle pourra célébrer les artistes femmes, il faudra subir le machisme ambiant jusque dans sa chair. On notera du reste que la solidarité féminine est tout autant un leurre. Quand, par exemple, pour tout encouragement Véra Mornay lui explique qu’«un bon peintre est un peintre mort». Un tel «enseignement» conduisant à des drames.
                    Mais au-delà des obstacles et des attaques vécus dans cet «asile de fous» – pour reprendre la qualification utilisée par son père venu voir les travaux de fin d’année – viendra la révélation de l’écriture. Oui, les mots peuvent aussi transmettre les émotions. »
                    Le bruit et l’odeur, c’est pas nouveau….!
                    https://www.youtube.com/watch?v=rbXUIkYOvl8

              2. Je dis du mal de tout le monde? Ah bon? Qu’en pensez-vous messieurs? Les femmes sont toutes des langues de vipères, c’est bien connu. Une de trop ici? Dois je me retirer?

        1. « Complètement Jésuite «  … faut voir , et surtout bien connaître le modèle jésuite ce qui n’est pas mon cas.
          Quoiqu’il en soit , les personnels qui ont expulsés la famille de pauvres ne sont pas FORCÉMENT coupables .

          La violence qui nous anime parfois vient souvent de l’HUMILIATION . C’est pas vous qui direz le contraire vu le livre «  la reconstitution «  , Livre que je recommande une fois de plus .Et qui verra un jour une suite , je l’espère ( même si le choc et les enseignements ėtant important , ça se lit pour ma part à petite dose).

          Certains , par peur de se faire renvoyer , et de subir l’humiliation du chômage , obéissent dans leur travail à des consignes qui ne fait pas de part à l’humain.D’autres par peur du rejet font de même dans leur couple , obéir à de mauvais conseils.

          La grande question est de se demander comment réagir à l’humiliation , notamment celle du jugement ?
          Par la violence en remettant une pièce dans la machine infernale ?
          Ou en recherchant ce qui pousse à pardonner ?

          PS : dans le rêve du 8 de pique , je me permet de vous proposer de revoir les premières images de cette histoire . Votre main se pose sur ….
          La haine du ressentiment est une prison .
          Certains diraient «  aux captifs la délivrance « .
          Mais bon , pour en tirer des enseignements sur la folie de parents qui de ce fait n’ont pas assurer leur rôle , il faut dépasser certains jugements , certaines certitudes.

          Pas obliger de se convertir , juste regarder ce qui pourrait être utile, comme ceux qui regardent au delà de la folie de Van Gogh avec son oreille coupée.
          https://www.captifs.fr/qui-sommes-nous/association-chretienne/parole-de-dieu/

          Pour la discussion éventuelle , je reviendrai peut être d’ici 4/ 5 heures , que mon message passe la surveillance de la modération.
          Bien @micalement, en espérant que je ne sente pas trop comme une odeur de cierges …

          PS : le monde de la folie fait peur tout autant que celui de la pauvreté , une peur irrationnelle , que cela déteigne probablement .

          1
          1. Merci, très cher, pour vous être intéressé à la Reconstitution. Je crains hélas que le deuxième tome ne sorte jamais, Actes Sud, semble avoir pris peur… Je ne mets pas en cause Thierry Groensteen, le directeur de collection qui m’a publiée, et qui est de plus en plus restreint dans ses choix, au point qu’il va cesser son activité. C’est fort dommage car il avait de l’audace et une vraie culture de l’image, narrative ou pas. Mais un esprit sans doute un peu trop critique… Ça dérange, chez A. S. comme ailleurs.

      2. Énigme.
        Effectivement et relativement à votre post, le meeting en question pourrait même évoquer quelque chose comme un parfum de brioche (Marie-Antoinette pour les nuls en histoire).
        Alors, on peut se demander, qu’est-ce qui a poussé une journaliste du Figaro à ressortir, précisément maintenant, cet article de 2013 (cf. Bernard, CloClo) ? L’a-t-elle fait sciemment, par hasard, inconsciemment ?

        1. Non, non, c’est pas comme ça que ça s’est passé
          J’ai lu cette info sur le blog d’une femme artiste, il y a peu. J’ai eu envie d’en savoir plus et j’ai fait une recherche… Les articles sur le sujet parus dans la presse datent tous de 2013… Mais comme m’écrit mon copain Pascal Guichard, celui qui mettait mes dessins en pages dans Métal Hurlant, cette histoire là pourrait très bien se passer aujourd’hui, elle est éternelle.

          1. cette histoire là pourrait très bien se passer aujourd’hui

            Et si on avait modifié le règlement … ou la politique ? (Il vaut toujours mieux dénoncer des scandales récents).

            1
              1. @Christian Brasseur
                Avant 2014, l’entrée au Louvre était gratuite le premier dimanche de chaque mois, cette possibilité voyait l’arrivée d’un flux énorme de touristes désirant visiter sans bourse déliée, ce qui a amené la suppression de cette faculté pour un meilleur équilibre des visites :https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/02/05/le-dimanche-en-haute-saison-ce-n-est-plus-gratuit-au-louvre_4360267_3246.html
                Maintenant c’est plus restrictif et conditionné :
                https://api-www.louvre.fr/sites/default/files/2021-02/carte-postale-gratuite-fr_1.pdf

          2. @Chantal.
            Vous avez tout à fait raison et si l’on oublie votre dessin (dans le but de vous épargner une prise de tête), il n’en reste pas moins tous ces post Twitter (ou autres) qui font référence à des articles dont on néglige de regarder de quand ils datent et qui dans le feu de l’action (compulsion fébrile) se font passer pour de l’actualité récente.
            Or, dans tous ces cas de figure, le mécanisme en action reste le même et fonctionne comme une pompe à résonance stochastique avec biais désynchronisant susceptible d’orienter, de fabriquer (pour le meilleur ou pour le pire) bien des opinions, points de vue et réactions qui vont avec.

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      3. Petit tuyau en passant: à la 58eme minute du double meeting de Mélenchon , on y parle de …..
        Angoulême ( ça m’a rappelé un problème de retraite d’une certaine dessinatrice )!Et à la 32 eme mn de … planification ( ça m’a rappelé le livre d’un auteur que Ruffin a particulièrement apprécié ).
        Le monde des idées est petit finalement.
        Pour rappel :
        https://www.youtube.com/watch?v=XlnQ801wWf4

    1. Pas d’accord, cf La belle lurette, de Henri (?) Calet. Idem les récits de grand maman (née en 1902), mère de 16 gosses…

  12. Et si ils avaient eu une odeur neutre, voir une odeur agréable, on aurait titré « Les moins aisés seront toujours les bienvenues dans les musées »?

    Dommage.. A une douche près..

    1
  13. Puisqu’on parle d’odeur, un « petit air » de Gaston Couté:
    L’odeur du fumier:
    C’est eun’ volé’ d’môssieux d’Paris
    Et d’ péquit’s dam’s en grand’s touélettes
    Qui me r’gard’nt curer l’écurie
    Et les « téts » ousque gît’nt les bêtes :
    Hein ?… de quoué qu’c’est, les villotiers,
    Vous faisez pouah ! en r’grichant l’nez
    Au-d’ssus d’la litière embernée?…
    Vous trouvez qu’i’ pu’, mon feumier?

    Ah ! bon guieu, oui, l’ sacré cochon !
    J’en prends pus avec mes narines
    Qu’avec les deux dents d’ mon fourchon
    Par oùsque l’ jus i’ dégouline,
    – I’ pu’ franch’ment, les villotiers !
    Mais vous comprendrez ben eun’ chouse,
    C’est qu’ i’ peut pas senti’ la rouse ! …
    C’est du feumier… i’ sent l’ feumier !

    Pourtant, j’en laiss’ pas pard’e un brin,
    J’ râtle l’ pus p’tit fêtu qu’enrrouse
    La pus michant’ goutt’ de purin,
    Et j’ râcle à net la moind’er bouse !
    – Ah ! dam itou, les villotiers,
    Malgré qu’on seye en pein’ d’avouer
    Un « bien » pas pus grand qu’un mouchouer,
    On n’en a jamais d’ trop d’ feumier !

    C’est sous sa chaleur que l’ blé lève
    En hivar, dans les tarr’s gelives ;
    I’ dounn’ de la force à la sève
    En avri’, quand la pousse est vive !
    Et quand ej’ fauch’ – les villotiers !
    Au mois d’Août les épis pleins
    Qui tout’ l’anné’ m’ dounn’ront du pain,
    Je n’ trouv’ pas qu’i’ pu’, mon feumier !

    C’est d’ l’ordur’ que tout vient à nait’e :
    Bieauté des chous’s, bounheur du monde,
    Ainsi qu’ s’étal’ su’ l’ fient d’mes bêtes
    La glorieus’té d’la mouésson blonde…
    Et vous, tenez, grous villotiers
    Qu’êt’s pus rich’s que tout la coummeune,
    Pour fair’ veni’ pareill’ forteune
    En a-t-y fallu du feumier ! !!

    Dam’ oui, l’ feumier des capitales
    Est ben pus gras que c’ti des champs :
    Ramas de honte et de scandales…
    Y a d’la boue et, des foués, du sang !…
    – Ah ! disez donc, les villotiers,
    Avec tous vos micmacs infâmes
    Ousque tremp’nt jusqu’aux culs d’vos femmes…
    I’ sent p’tét’ bon, vous, vout’ feumier?…

    Aussi, quand ej’ songe à tout ça
    En décrottant l’ dedans des « téts »
    J’ trouv’ que la baugé’ des verrats
    A ‘cor comme un goût d’ properté !
    Et, croyez-moué, les villotiers,
    C’est pas la pein’ de fèr’ des magnes
    D’vant les tas d’feumier d’ la campagne :
    I’ pu’ moins que l’vout’… nout’ feumier !

    3
    1. Sardines à l’huile

      Georges Fourest (1867-1945)

      Dans leur cercueil de fer-blanc
      plein d’huile au puant relent
      marinent décapités
      ces petits corps argentés
      pareils aux guillotinés
      là-bas au champ des navets !

      Elles ont vu les mers, les
      côtes grises de Thulé,
      sous les brumes argentées
      la Mer du Nord enchantée…
      Maintenant dans le fer-blanc
      et l’huile au puant relent
      de toxiques restaurants
      les servent à leurs clients !

      Mais loin derrière la nue
      leur pauvre âmette ingénue
      dit sa muette chanson
      au Paradis-des-poissons,
      une mer fraîche et lunaire
      pâle comme un poitrinaire,
      la Mer de Sérénité
      aux longs reflets argentés
      où durant l’éternité,
      sans plus craindre jamais les
      cormorans et les filets,
      après leur mort nageront
      tous les bons petits poissons !…

      Sans voix, sans mains, sans genoux
      sardines, priez pour nous !…

      4
      1. Quand j’étais enfant il n’était pas rare de trouver aux matins hivernaux, dans l’abribus en béton ou nous attendions, claquant des dents et des genoux, le transport vers la connaissance, un mélange d’odeurs révulsant. Il traînait là boîtes de fer blanc dégueulant d’huiles, miettes de pains, coulures de vin aigre, trace de chiques de tabac et tissus souillés. L’ami Cloclo nous avez chauffé la place. Dans ce réduit, où grelottants serrés comme des sardines pour nous protéger du mistral glacial, nous attendions le bus, il régnait le remugle entêtant des tréfonds de la misère sociale. Ce poisson gras dans l’huile est-il encore un plat de pauvre? A l’époque cela se réglait en centimes de franc, comme le pain.
        Le grand abribus en béton a été rasé en même temps que les anciens bains et toilettes publics qui le jouxtaient, aujourd’hui il y a à la place un machin moderniste vitré ou il est impossible de s’allonger. La mairie du village à pris une délibération pour rendre impossible de « loger » dans le local à poubelles (dernier endroit public où pouvait encore s’abriter la misère en transit dans cette riante campagne).
        Allez, une petite Java (du caniveau) paroles d’Eric Toulis:
        https://www.youtube.com/watch?v=FAd169bDRiw

        2
        1. J’ai connu exactement ce genre de situation enfant dans mon patelin.

          De nos jours on ne peut plus quasiment se reposer dans l’espace public même en cachette ! Il faut s’activer, s’affairer, se déplacer !

          Quelle horreur, quelle société de tarés.

          1
  14. Et pour moi, qui ai l’esprit simple, pauvreté est synonyme d’honnêteté et de travail exploité, 9 fois sur 10.

    1
    1. S’il n’y avait qu’un seul niveau dans la pauvreté on ne pourrait pas faire croire aux pauvres que leur malheur est de la faute des miséreux.
      « Y en a qui croient qu’ils ont touché le fond
      Mais ils ne savent pas qu’il y a toujours plus profond que le fond
      C’est là qu’on habite, c’est là notre maison
      Y a toujours plus profond que le fond ». Mano Solo

      2
    1. Le reste du monde, les riches n’en n’ont rien à faire et les élus encore moins qu’ils soient de gauche ou de droite, il n’y a que le parti politique qui compte pour ces gens là.
      Mélenchon dans son coup d’éclat met le salaire minimum de Croissance à 1400 euros. Pour les agriculteurs c’est niet.

    1. Moi je n’en ai pas, de leur nouvelles, mais je suis preneuse… Impressionnants tous ces commentaires sur le sujet qui nous occupe. Une belle salve de tirs anti misère, pour la dignité et l’émancipation. Je suis fière d’en être. Gloire à vous ! Amitié. Chantal

  15. Quel dommage que je ne puisse m’empêcher de dire du mal de tout le monde, tout le temps, n’est ce pas, Paul ? Ça gâche tout. Ouh! Vaut peut être mieux que je retourne à mes chères fictions, non?.. Je sens bien que je dérange.

        1. Merci RdR, vous aussi êtes un grand coeur. Mais je ne trouve pas que je sois une grande gueule, juste une femme un peu en colère et qui le dit. Faut pas? Ma psy dit que ça m’évite la dépression, alors… Quoiqu’il en soit je vous embrasse

    1. Vous êtes une voile, Chantal, qui me permet de manœuvrer dans ce monde tempétueux. Sans des personnes comme vous, je pense que j’aurais posé l’ancre depuis longtemps et je ne sais pas si c’est très bon pour la santé de demeurer toujours immobile.

      1. Ouh là, vous allez me faire rougir encore plus que je ne le suis politiquement, mon cher Stéphane. Et n’oubliez jamais que la vie, c’est le mouvement avant tout. La mort, elle, fige toute chose, donc, bougez, avec ou sans voile. Votre propre souffle peut suffir. Et aussi quelques petites bises .. je vous en fais une.

  16. Sans doute qu il s est applique a peindre ce qu il voulait aussi transmettre dans ses predications. Ce n etait pas qu un simple et et habile copiste de Millet ..Tres vite il a desappris et il a peint en deformant les volumes avant que de s atteler a une recherche esthetisante sur les couleurs.

  17. Ah oui! Tout à fait ça! Très intelligent et très habile politiquement de la part de Clémentine Autain, de ramener l’odeur de l’eau de javel dans un meeting comme celui là, et de saluer au passage les générations de femmes du peuple qui l’utilisaient pour « faire du propre ». Très habile aussi de ramener Annie Ernaux, qui est tout un symbole, celui notamment du passage de l’école ménagère, à laquelle les filles des milieux populaires étaient toutes destinées, au lycée, qu’il soit classique ou moderne. Annie est l’incarnation des « transfuges » et de leur intégration à l’enseignement supérieur, avec les déchirements que cela suppose. » Les armoires vides » et  » la femme gelée en sont de remarquables témoignages.  » Ceci dit, pas trop malhabile non plus mon choix de parler des odeurs des pauvres dans les lieux de haute culture, dans ce contexte-là, non? Merci à Rosebud de l’avoir remarqué.

    1. Chantal montellier 18 janvier 2022 à 22 h 46 min

      J’ignorais Annie Ernaux, vous pas.
      Elle devait ignorer que la javel traitait le Covid comme nous l’a révélé ex président of the united states.
      Oui pas simple d’être transclasse, plus tout à fait de l’une, jamais vraiment de l’autre.
      Wiki précise qu’en 2012 elle soutient JLM car « il reprend une parole, communiste mais pas seulement, qu’on n’entendait plus ». Allons bon, j’étais même pas au courant que ça avait disparu.

  18. J’ignorais Annie Ernaux, vous pas.
    Elle devait ignorer que la javel traitait le Covid comme nous l’a révélé ex président of the united states.
    Oui pas simple d’être transclasse, plus tout à fait de l’une, jamais de l’autre.
    Wiki précise qu’en 2012 elle soutient JLM car « il reprend une parole, communiste mais pas seulement, qu’on n’entendait plus ». Allons bon, j’étais même pas au courant que ça avait disparu.

    1. Ça ne vous intéressait sans doute pas? Moi si. Je ne serais jamais devenue dessinatrice de presse politique sans les journaux du PC qui, en me publiant et rémunérant, m’ont permis de quitter l’enseignement. J’y était prof d’art plastique et je détestais ça. Quand je publiais dans la presse coco, au milieu des années 70, j’avais 4 ou 5 supports, de l’Huma dimanche à France nouvelle, en passant par l’Ecole et la nation, la Nouvelle critique, puis Révolution. Je n’en ai plus qu’un seul aujourd’hui et il est « privé », ne s’adressant qu’aux abonnés, et ne fonctionnant qu’à l’entre soi. Cause commune, qui est l’équivalent de la Nouvelle critique, ne publie jamais aucun dessin, seulement quelques rares photos et des jeux graphiques totalement formels, abstraits, et assez gratuits. Tout un symbole.

      1. Chantal montellier 19 janvier 2022 à 7 h 30 min

        Pour être intéressé par quelque chose, faut le croiser ! C’est l’intérêt de ce blog éclectique grâce à PJ. J’ai bien évidemment croisé vos dessins dans les 70’ Huma, NC, Clarté, Économie et Politique (des marxistes auraient dû supprimer le « et ») mais que cela ne vous blesse pas, pas retenu votre nom, et plein d’autres depuis !

  19. Ouh là, vous allez me faire rougir encore plus que je ne le suis politiquement, mon cher Stéphane. Et n’oubliez jamais que la vie, c’est le mouvement avant tout. La mort, elle, fige toutes choses, donc, bougez, avec ou sans voile. Votre propre souffle peut suffir. Et aussi quelques petites bises .. je vous en fais une.

  20. Merci RdR, vous aussi êtes un grand coeur. Mais je ne trouve pas que je sois une grande gueule, juste une femme un peu en colère et qui le dit. Faut pas? Ma psy dit que ça m’évite la dépression, alors… Quoiqu’il en soit je vous embrasse

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