Écologie et socialisme… ou barbarie, par Cédric Chevalier

Un article très intéressant du Guardian documente la hausse de la violence politique aux USA :

US faces new era of political violence as threats against lawmakers rise | House of Representatives | The Guardian

On évoque :
– des menaces de l’extrême droite contre les élues de couleur de gauche
– des menaces des Républicains extrémistes contre leurs confrères modérés
– des leaders politiques Républicains qui couvrent leurs collègues agressifs et n’utilisent pas leur aura pour inviter leurs électeurs à la modération- etc.

Tout cela n’est pas sans analogie avec les pratiques des Nazis allemands dans la démocratie de la république de Weimar durant les années 1920-1930, et de leurs collègues fascistes en Italie durant la même période. Une valeur cardinale du fascisme est « la stratégie du fait accompli » et la vénération de la « force brute ». L’usage de la violence individuelle et collective dans la pensée, le discours et les actes fait partie de la boîte à outil de la pensée extrémiste. Les ennemis des fascistes doivent être éliminés par la force, physiquement si nécessaire.

La tendance fasciste aux Etats-Unis est évidente depuis au moins l’émergence de Donald Trump.

Et à nouveau, il n’est pas du tout étonnant de trouver Alexandria Ocasio-Cortez, femme, jeune, issue d’une minorité ethnique, écologiste, socialiste, démocrate, progressiste, comme une des cibles principales de la haine politique, puisqu’à mon sens, elle incarne précisément l’antidote à cette tendance fasciste, exactement comme Franklin Delano Roosevelt, modulo les termes de comparaison historiques.

Chez nous, en Belgique, le ministre Philippe Henry (Ecolo) est menacé de mort et sous protection policière parce qu’il porte une réforme de la fiscalité automobile qui va dans le sens de l’environnement et du social. Certains leaders populistes, de droite comme de gauche, ont mené des attaques ad hominem et populistes contre lui en raison de cette proposition politique. Bien que certains condamnent aujourd’hui les menaces, le mal est fait.

On se souvient également des attaques qu’avait subies Greta Thunberg lorsqu’elle a émergé, également constitutives de menaces de mort.

Dans le monde, les activistes environnementaux sont devenus la première cible des assassinats politiques ces dernières années.

Parallèlement, on ne peut non plus négliger la tendance à la radicalisation au sein de certains groupes d’activistes écologistes, qui discutent de plus en plus ouvertement de « la désobéissance civile », voire du « sabotage des installations fossiles », voire de « la violence » comme moyens d’action légitimes. Si les formes les plus extrêmes de cette réflexion restent vraisemblablement minoritaires et contraires aux valeurs humanistes de la gauche écologique, le seul fait que cette discussion existe témoigne que certains activistes pensent avoir épuisé toutes les voies d’action démocratiques et non violentes pour préserver les conditions d’habitabilité sur Terre, leurs propres conditions d’existence. Cette impasse ressentie est directement liée à la capacité effective des forces politiques réactionnaires à empêcher toute réforme écologique et sociale d’envergure, comme sous Donald Trump, Jair Bolsonaro, Boris Johnson, Emmanuel Macron, Victor Orban, etc. Face à cette « violence » du système, les activistes se sentent de plus en plus fondés à revendiquer un usage de la force comme légitime défense.

On sait que les plus grands théoriciens de l’Etat et de la démocratie butèrent tous sur cette question fondamentale : dans le contrat social qui lie l’Etat et le citoyen, quand le citoyen est-il autorisé à se révolter, par la force si nécessaire ? Mais l’usage de cette exception est justifié de manière bien différente par les activistes et les fascistes.

Plus que jamais donc, les forces politiques de l’écologie et de la justice sociale sont confrontées aux forces réactionnaires de l’éconégationnisme, du néolibéralisme et du nouveau fascisme.

Il existe un continuum bien documenté entre la haine ordinaire sur les réseaux sociaux et dans les débats familiaux (qui ne connaît un oncle ou un ami réactionnaire ?), les appels concrets à la violence sur des cibles identifiées, le passage à l’acte, et puis l’instauration de régimes dictatoriaux qui démantèlent les institutions de la démocratie et éliminent leurs opposants.

Alors que les constantes de la Biosphère s’effondrent et que l’Ecocide mondial fait rage, jamais les célèbres phrases « écologie ou barbarie » ou « socialisme ou barbarie », n’ont été plus exactes.

Si les démocrates de gauche et écologistes ne parviennent pas à juguler la bête immonde rapidement, en défendant la tempérance et le dialogue démocratique, cette bête immonde pourrait bientôt les dévorer sauvagement, comme il y a un siècle.

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43 réflexions sur « Écologie et socialisme… ou barbarie, par Cédric Chevalier »

  1. Un peu tard, la bête est déjà dehors et fait des émules.
    On peut ne plus vouloir prendre l’avion, il nous faudra cependant toujours disposer de chasseurs et bombardiers encore plus gourmands en kérosène et métaux divers que les avions civils. Sinon, comment se défendre contre la bête voisine ? seul une plus grosse mâchoire pourra contenir la bête à nos frontières.
    Quant à la bête interne, elle est plus fourbe encore et ne pourra pas être contenue par une simple alliance de type NUPES. D’autres alliés sont nécessaires, mais qui ? qui sera assez fort pour ne pas se bercer des illusions de la bête au déguisement tricolore ?
    Intelligences de tous les pays, unissons-nous ! ne laissons pas les individus d’une caste égocentrée nuire aux communs de tous. Ils ont le pouvoir, l’argent et les armées, mais ils n’ont pas le nombre.

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  2. Bonjour,

    Juguler la bête immonde, dans nos pays, ne risque-t-il pas d’être d’autant plus difficile que l’extrême droite puise ses voix dans l’effondrement du modèle social-démocrate ? Depuis l’effondrement du communisme, le manque de contrepoids au modèle capitaliste n’a-t-il pas permis aux riches de s’affranchir du modèle de partage relatif des richesses. Il va être particulièrement difficile de briser ce cercle infernal. La gauche et les écologistes ne semblent donc pas dans une position très favorable. Radicaliser à toujours été plus simple qu’appaiser.

    Bav

  3. Ce billet vient bien à son heure !
    Je pense que les bandes « d’extrème-droite » existent plutôt spontanément. Il existe une série de mâles qui demandent à en découdre de toute façon, et qui sont disponibles pour des causes simples. Et notamment pour de la haine simpliste : contre le juif, l’étranger, l’intellectuel, le bourgeois. Et, parce qu’on le lui dit, contre le « bolchevisme ».
    Ces individus sont éventuellement récupérés par les mafias, par les forces de maintien de l’ordre (eh oui, s’ils peuvent être disciplinés). Et ils sont récupérables par les politiciens qui prêchent la haine.
    En Allemagne et en Italie, il y eut des situations révolutionnaires très disputées en 1917-1922. Cela a pu servir de terreau. Quand vous évoquez « les pratiques des Nazis allemands dans la démocratie de la république de Weimar durant les années 1920-1930 », je pense qu’il est prématuré de les attribuer aux nazis (je connais moins l’Italie, la montée de Mussolini).
    Ceux-ci viennent donc dans un 2e temps. Ainsi Himmler a trouvé des gens pour les organiser en S.A. Il y a aujourd’hi déjà de la violence anti-juifs et anti-réfugiés en Europe. Elle est mal mesurée, mais elle est déjà à l’œuvre. Un pouvoir d’extrême-droite s’installant, ces bandes se déchaîneront et il sera venu le temps de les discipliner pour les orienter à souhait. (Je l’avais dit au moment où certains banalisaient une victoire éventuelle de MLP : c’était ouvrir les vannes de la violence).
    Trump n’était pas un chef de bande, mais un candidat populiste avec déjà un peu de haine, en 2016. Il a saisi l’opportunité de tenter son coup d’état en 2021, en s’appuyant sur ces bandes violentes dispersées.
    Léon Degrelle était un animateur chrétien au départ, et se lança comme candidat populiste, en attisant la haine contre la gauche, puis contre la droite, les « ploutocrates », les juifs, etc. Il fut battu en 1936 (par un sursaut des politiciens démocrates réunis) mais il constitua des bandes violentes, comparable à d’autres présentes en pays flamand, et ces gens furent disponibles pour l’occupant allemand.
    Il y a aujourd’hui étonnamment une mémoire de cette dérive nazie dans toute l’Europe. La plupart des jeunes (nés bien après 40/45 !) qui se sont engagés en Ukraine, certains depuis 2014, ont rejoint des bataillons ukrainiens de ce genre qui ont entamé une guerre civile contre les régions autonomistes, par patriotisme haineux et souhait d’entrer dans des actions violentes.
    Bien évidemment, les réseaux sociaux amplifient ces états d’esprit et facilitent les retrouvailles. Mais cela était possible jadis autour de clubs de tir, clubs d’arts martiaux, cafés dont le tenancier s’affirme clairement…
    Oui, il faut séparer de cela les activistes qui ne sont pas motivés par la haine nous/les autres, mais par des objectifs de progrès social ou écologique. C’est un autre sujet de la discussion.

    1. « La plupart des jeunes (nés bien après 40/45 !) qui se sont engagés en Ukraine, certains depuis 2014, ont rejoint des bataillons ukrainiens de ce genre qui ont entamé une guerre civile contre les régions autonomistes, par patriotisme haineux et souhait d’entrer dans des actions violentes. »

      La plus part des jeunes comme tu dis, engagés en Ukraine depuis 2014 sont en fait issue de l’extrême droite, c’est largement démontré, et particulièrement ceux venant de France, qui sont du côté des vrais fachos ukrainien = les séparationistes . Et pourquoi mon cher Chabian ? Je te le donne en mille émile, car les Ukrainiens ont fait le choix de l’UE, alors que les « autonomistes » ont fait le choix du fasciste Poutine, et que l’extrême droite déteste l’UE. Mais avant que ça percute on en sera à la 15 vague du Covid et autant pour la canicule.

  4. Oui, c’est exactement ça.
    Je peux éventuellement ajouter un fait majeur, directionnel, d’ordre ouvertement meurtrier selon lequel les classes dirigeantes se voyant contestées sur l’ensemble de leur pouvoir suprême par ceux là mêmes qu’ils dominent, ne vont pas hésiter à avoir recours au meurtre pour éviter cette hémorragie de prise de conscience.
    Attitude qui est elle-même une absurdité puisqu’ils condamnent à mort leurs serviteurs ou une grande partie d’entre eux.

    Amorce d’une description en théorie de cet apocalyptique tableau comme barbarie, certes, mais en réalité c’est encore pire car aussitôt enclencher un tel départ tout s’emballe et devient exponentiel.

    Bon, là, y’ a plus rien à rajouter.

  5. « Écologie et socialisme… ou barbarie ».
    Oui, d’accord avec vous et j’adhère à ce constat, en allant même un peu plus loin, je dirais : sortie du capitalisme…ou barbarie, car les valeurs du socialisme et de l’écologie ne peuvent pas exister dans le système actuel, ou alors à la marge, car elles sont par exemple contradictoires avec les trois moteurs du capitalisme que sont la croissance , la marchandisation et la rentabilité à outrance.
    Et vu l’état politique de la planète, la barbarie est en bonne voie malheureusement de remporter ce duel !

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  6. Entre la  » bête immonde  » et les humanistes, il y a aussi mille nuances de fascisme insidieux, qui infectent si l’on y prend pas garde, le langage et la pensée.

    Et là c’est notre responsabilité d’ami, de père, de collègue etc…, de ne rien laisser passer.

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  7. Quels sont les chances d’un « hegemon défensif » ?
    Veiller, ne rien laisser passer du fascisme : certes, fort bien.
    Mais peu de machines partidaires efficaces pour cela (la NUPES ? des socio-démocrates « extrêmes » comme l’était feu Michel Leis ?).
    Les chances de gagner contre le fascisme en n’ayant à disposition qu’une posture défensive me semblent faibles.

    Du coup, qui d’une posture « offensive » : pas forcément de radicalisation façon XR (extinction rebellion) ,
    mais d’une mise à plat idéologique de ce qui peut convaincre tant de quidam lambda de mettre le collectif avant l’individuel ?
    Par basculements successifs plutôt que par révolution, il me semble, quand on se rendra compte que les besoins exprimés par les gilets jaunes
    ne peuvent pas trouver de réponse dans un cadre individuel, mais cela coutera beaucoup de crise.
    Et la clé me semble résider dans des formes de savoir qui circuleraient de part et d’autre de l’édifice social, la prolifération des cabinets à la McKinsey
    étant la marque d’une étanchéité des savoirs entre « la haute » (technocratique et inféodée au capitalisme tel qu’il va) et « le reste ».

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    1. Tout à fait d’accord.

      J’ai d’ailleurs pas dit que ne rien laisser passer était la solution à quoique ce soit, c’est juste une hygiène quotidienne parmis les autres.

  8. Il me semble qu’un appel un peu plus ‘universel’ à la non-violence serait plus approprié.

    Et peut-être est-ce une maladresse de poser que les « démocrates de gauche et écologistes » doivent faire leur affaire de tout ce qui est nécessaire et au-delà pour préserver le dialogue ; en insinuant de surcroît (à moins de vous avoir mal lu) que de toutes les manières, ce sont eux (les démocrates de gauche et écologistes) qui se feront dévorer sauvagement au bout du compte.

    Autant conditionner désormais toute action des « démocrates de gauche et écologistes » au bon vouloir – que dis-je à la susceptibilité – des extrémistes de droite. Soit la meilleure manière de leur faire savoir que leur stratégie d’intimidation est payante !

    Il n’est pas non plus interdit de penser que les « démocrates de gauche et écologistes » ont pu apprendre du passé à ne pas se laisser dévorer comme des agneaux. Que signifierait-il d’ailleurs qu’ils n’aient rien retenu en matière de prévention et rien non plus sur le plan curatif ?

    En tout état de cause ce ne sera pas uniquement aux « démocrates de gauche et écologistes » qu’il en coûtera que notre monde fasse un pas d’un siècle en arrière. Ce sont tous les démocrates (de gauche, de droite et du centre) qui y perdront et c’est auprès de tout ce monde qu’il faut prêcher la préservation du dialogue. Ce qui nous ramène à l’objectif familier consistant à ‘convaincre le plus grand nombre possible’.

  9. IMPORTANT

    Bonjour à tous,

    Et aussi pardon Paul, parce qu’une fois n’est pas coutume, je ne suis absolument pas d’accord avec Cédric Chevalier qui renvoit toute la responsabilité sur le politique avec désormais plus de 7 ans de retard.

    Je suis mieux placé que Cédric Chevalier pour savoir que les politiques se retrouvent d’ores et déjà désarmés face au problème en cours. D’ailleurs, si Cédric, comme beaucoup d’autres, m’avait non seulement écouté mais aussi entendu en 2015-2016, nous n’en serions probablement pas là aujourd’hui ; quand ce mea culpa se fera-t-il enfin entendre ?!

    Je ne suis peut-être pas Alexandria Ocasio-Cortez, Philippe Henry ou Greta Thunberg, mais j’ai mes propres soucis moi aussi liés aux convictions que je défends depuis 40 ans !

    La situation est désormais à ce point inextricable que ce n’est donc plus du côté du politique qu’il faut se tourner, même si ce dernier doit poursuivre ses efforts de peaufinement des lois, mais plutôt de celui de la justice, et encore, si tant est que cette dernière soit enfin capable de s’auto-gérer et s’auto-réguler en mettant notamment un terme à toute forme de manoeuvre dilatoire nourrissant en permanence les conditions favorables à la poursuite de l’écocide mondial. Or sur ce terrain là, force est de constater que l’ensemble de la magistrature se retrouve elle aussi littéralement dépassée par les évènements. C’est tout le système qui est en panne par ricochet, sachant qu’à la réalisation de chaque ricochet, un lapse de temps s’est écoulé, puis un autre, puis un autre, puis un autre, etc., tout cela à l’infini, provoquant forcément la situation insoutenable que nous connaissons.

    Ce dont le monde souffre le plus aujourd’hui, c’est donc bel et bien d’un manque absolu d’application immédiate et pure et « simple » de l’ensemble des lois existantes, et tant que les stratagèmes de défense des parties adverses ne seront toujours pas montrés du doigt, voire remis en cause, eh ! bien nous poursuivrons notre course folle vers le mur de l’extinction. C’est désormais inéluctable. Et si vous voulez comprendre comment tous ces stratagèmes sont possibles, il vous suffit « simplement » de relire ceci :

    https://www.pauljorion.com/blog/2015/12/16/cop21-un-petit-coup-de-marteau-pour-lhomme-un-grand-coup-de-masse-sur-lhumanite-des-lobbies-en-liesse-la-grande-parade-des-ong-est-terminee-par-philippe-soubeyrand/

    Alors dans ce cas, vers qui faut-il se tourner ?

    La réponse à cette question est tellement évidente à mes yeux que je ne sais même pas pourquoi je dois une nouvelle fois revenir vous la livrer aussi spontanément sur ce Blog.

    Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi Paul Jorion ne se range toujours pas du côté de cet avis après tant d’années…

    Il faut s’en remettre à nous-mêmes, savoir faire preuve de courage et ordonner que tout soit stoppé net sur le champ !

    Notre priorité, c’est tenter de sauver la nature maintenant ! Pour se faire, IL FAUT TOUT STOPPER maintenant !

    J’espère qu’un jour l’on se souviendra que j’hurle ce conseil depuis plus de 7 ans sans jamais être entendu !

    C’est la nature qui dispose des armes qui peuvent nous sauver à court-moyen terme. Sur le long terme, ce sera à nous ensuite de forger la civilisation de demain, et là seulement, « la tempérance et le dialogue démocratique » seront de mise. Mais à ce stade, c’est bel et bien d’un arrêt pur et « simple » du système dont le monde a le plus besoin in extremis :

    Partout, il faut mettre les moteurs à l’arrêt.
    Partout, il faut fixer des quotas de consommation d’eau.
    Partout, il faut stopper net toute forme de ravage de l’être humain.
    Partout, il faut renverser les tables et les stratagèmes crasses de la défense adverse.

    Et c’est à nous et à nous seuls qu’il appartient de le faire.

    ENTENDEZ CE CONSEIL ! CELA N’EST EN AUCUN CAS LE DELIRE D’UN FOU ! C’EST SYSTEMIQUE

    https://www.pauljorion.com/blog/2016/11/24/du-crepuscule-a-la-nuit-de-medicis-de-lelection-de-donald-trump-symptome-politique-philosophique-et-psychologique-dune-crise-systemique-globale-hors-de-controle-au-symptome-climatique-par/

    Mes Amitiés du Midi où il fait aujourd’hui encore, 37° (Max. 38° Min. 23°), vitesse du vent 21 km/h, un vent qui cette année, n’aura eu de cesse de souffler et de souffler…
    C’est « simple », à de telles températures sur de si longues périodes, la garrigue est d’ores et déjà totalement grillée en ce 1er août de cette année… Je n’avais encore jamais vu ça…

    Philippe

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    1. Depuis plusieurs semaines ici, la notion d’oasis a pris corps comme une évidence :

      Ce qu’il se passera à l’échelle du territoire entier, feu de forêt, mortalité des feuillus etc, est en cours et on y peut pas grand chose.

      Mais la question se pose : quel périmètre est-ce que je peux tenter de  » sauver  » , d’adapter à ce qui se passe ?

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      1. Bonsoir Thomas,

        J’imagine que la question concerne plus la localisation exacte de ce périmètre, cet oasis donc, que sa longueur elle-même, voire sa surface ?

        Si tel est le cas, personnellement, je ne connais qu’un seul endroit au monde où tous les êtres-humains qui s’y trouvent déjà, et ceci probablement par le plus grand fruit du hasard de la vie, auront probablement une toute petite chance de pouvoir tenir le plus longtemps possible face au désastre en cours. Au delà de ce périmètre, et je dis bien au delà, absolument rien n’y survivra à court terme.

        Alors je ne dirai pas où se situe exactement cet endroit qui n’est d’ailleurs ni un bunker, ni une île artificielle, ni une station en orbite, ou que sais-je encore pouvant sortir de l’imagination débordante des milliardaires patentés et ignorants. De plus, je ne le dirai pas uniquement dans l’intérêt des personnes qui y vivent déjà depuis si longtemps.

        Je pars du principe pour l’avoir d’ailleurs écrit dans mon livre I, qu’il faut être suffisamment sage pour mériter le droit de se rendre à tel endroit. Or là, c’est hélas ! très loin d’être le cas. De plus, à mes yeux, la nature a déjà tranché pour nous et c’est donc très bien comme ça.

        Aussi, soit nous prenons enfin conscience de l’enjeu et nous nous battons comme je viens de le rappeler ci-dessus, pour tenter de sauver tout ce qui se situe au delà de ce périmètre, soit ce sera l’extinction assurée à court terme au delà dudit périmètre.

        Cette question de l’oasis, je l’ai abordée une fois avec un ami, un ABPJ qui envisageait de partir au Canada, et nous ne nous sommes plus vraiment reparlés depuis ce jour là ; je lui avais dit que ce n’était surtout pas l’endroit où aller, voilà aussi pourquoi j’ai décidé de ne plus jamais aborder ce sujet en détail avec qui que ce soit, me contentant de l’évoquer comme je le fais ici dans un but précis. Car depuis cet échange remontant tout de même à 2017 – comme quoi sur le Blog de Paul jorion, certains ont toujours eu les sens bien plus affûtés que d’autres – je continue d’observer les données en provenance de ce périmètre.

        Il ne fait aucun doute à mes yeux que ce périmètre tiendra. Les populations qui y vivent déjà devront forcément s’adapter aux ricochets du désastre en cours partout ailleurs, mais elles disposent d’ores et déjà de toutes les conditions naturelles nécessaires et suffisantes à leur propre survie. De plus, la nature a tranché pour nous, et je trouve cela très bien.

        Dans le pire des cas, à savoir celui du maintien de notre entêtement collectif dans l’inaction, une toute petite part de l’Humanité a donc une toute petite chance de s’en sortir.

        C’est déjà tellement énorme à mes yeux de pouvoir dire cela au regard de tout ce que j’ai pu écrire jusqu’ici, que je n’en dirai pas plus, sauf une dernière chose :

        Toutes celles et ceux qui, du fait de leurs privilèges, se réfugiront dans des bunkers, des îles artificielles, voire des stations en orbite, ou que sais-je encore, tôt ou tard mourront…

        Aussi, si vous voulez réellement survivre, sachant que vous ne trouverez jamais cet oasis*, vous n’avez pas d’autre choix que celui consistant à devoir TOUT STOPPER !

        *même timiota ne le trouvera pas…

        Bonne soirée,

        Philippe

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        1. C’est bien joli de dire qu’il y a un oasis quelque part mais que personne ne le trouvera ! Car cela laisse supposer que cet oasis n’existe pas . Ou bien qu’il est imaginaire ? ou bien qu’il s’agit d’une allégorie ?
          En tout cas je peux vous annoncer que mon oasis existe, je l’ai même rencontré : il est dans mon cœur, dans mon âme et dans la croyance en une humanité apurée de tout vice vénal .
          Il faudra juste quelques dommages collatéraux.

          La Vérité est ailleurs . ( X-Files)

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        2. Non, la question que je me pose n’est pas  » où aller ? « , c’est trop tard pour bouger.

          C’est plutôt,  » ici et maintenant, quel planning ?  »

          Quel sens a mon emploi du temps, si on a pas de pluie durant les 4 prochains mois, des feux de forêt, et que ça finit en novembre avec 400 mm / m2 en 3 heures ?

          Arrêter tout ? Genre an 01 ?

          Partir sur la route avec mon bug out bag ?

          Le plus tard possible !

          D’ici là j’ai encore l’impression de pouvoir faire quelque chose.

          1. Salut Thomas,

            Pas cool vers chez toi en ce moment…

            Bah, moi le meilleur Youtubeur en survie accessible et pédagogue c’est lui, j’adore ses vidéos, le type est calé :

            https://www.youtube.com/channel/UCO68Wnkr1TJyesgqpLxrarQ/videos

            Au début j’enregistrais tout bien comme à l’école, je trouvais passionnant et pas inutile de connaître quelques trucs et astuces sur le sujet, puis depuis pas mal de temps, je mange des glaces au chocolat croustillant et je monte la clim en le regardant, puis je me fais une bonne douche chaude et je me tape un bon roupillon. C’est la seule conclusion logique non ? Car je vais pas creuser mon trou chaque soir avec une couverture de survie, boire de l’eau croupie filtrée dans le sable, et manger l’écorce des arbres pour survivre. Si ? Mais lui devrait sans sortir il est bien rôdé et aguerri. Et sous ses airs de prof de colo, je pense qu’il doit pouvoir la nuque d’un casse burnes assez rapidement le cas échéant.

            Bon c’est pas tout mais ça me donne soif. Je sais plus trop si on peut encore rigoler.

            1. En fait, aqui-tania est pas si mal lotie que ça pour aborder une période de réchauffement avec des nappes phréatiques très stables ( l’eau est tombée il y a 10 000 ans et plus) et proches de la surface.

              Bon, c’est vrai tant que le thermomètre va pas trop taper dans le 50, et tant que l’homme, ce génie , ne bousille pas ce dernier rempart ( ce dont il est capable, bien entendu )

              J’ai du coup des forages pour alimenter l’oasis, et un ruisseau, pour me protéger du feu.

              Il y a pas mal de coin qui ont l’air de tenir aujourd’hui mais qui sont bien plus dépendants de la pluviométrie pour l’alimentation des nappes, et là, quand ça décroche….

              Voir le Verdon ou l’alimentation de la ville de Gap en ce moment.

              https://youtu.be/TjyHfOOAFuQ

    2. Sûr, on va droit dans le cyclone.

      A voir comment les décisions sont prises, questions économie ou Droit tout simplement, on voit bien qui commande à la société toute entière.
      Pour la question de l’eau et son coût privatisé, les exemples menés en Australie ou en Californie sont catastrophiques. Seule la bourse en a retiré quelques avantages.
      Un autre exemple, le secteur minier. Là encore Le Droit est bafoué, l’environnement et les hommes payent la note.
      L’histoire de la mine de cuivre de Chuquimata au Chili de 1913 à nos jours, c’est tout un poème.

      https://multinationales.org/Chili-quand-l-industrie-miniere-assoiffe-les-villages-et-pollue-l-environnement

      Sur ce secteur clé des métaux, écoutez la colère d’une jeune femme qui connait parfaitement cette question centrale.
      Morceaux Choisis.

      https://www.youtube.com/watch?v=7bh3Z78e68Q&t=922s

      C’est rouge quand ça brûle.

      1. @ Hervey

        Merci pour les deux liens de votre commentaire.

        – L’évocation de Chuquicamata (et non Chuquimata😉) pour le souvenir de mon passage dans cette région il y a fort longtemps (l’année de la chute de l’affreux) et d’un séjour dans la ville voisine de Calama déjà très polluée par les poussières à l’époque. Espérons qu’avec son nouveau président les choses s’améliorent au Chili, espérons…

        – la vidéo d’Aurore Stéphant que nous avions découverte dans une autre vidéo de plus de 3 heures au mois de janvier dernier dans laquelle tout est à conserver.

        https://www.youtube.com/watch?v=xx3PsG2mr-Y

        Comme vous dites, c’est rouge quand ça brûle, et avec le mercure qui grimpe très vite en ce moment, nous passons un été en pente raide.

        1. Pour Aurore Stéphant : tant mieux si elle est convaincante.

          Mais certains arguments auraient du être des évidences pour tout le monde depuis longtemps :
          Bien sûr que les mines (y c gaz et pétrole) vont vers des richesses/concentrations décroissantes, la géologie n’a plus d’aubaine depuis un petit siècle.
          Mais justement, l’argument des progressistes de service, c’est qu’on a toujours su faire sur cette pente descendante, et que l’impact comparé à celui de la triviale urbanisation, — surtout celle « riche en voiture » –n’est comparativement pas bien grand sur l’eau, la biodoversité, etc. On en trouve pour vous dire que l’eau de mer est super-riche en Uranium ou autre, y’aurait qu’à la concentrer.

          De fait quand on regarde pas mal de zones semi-urbaines sur Google Earth et qu’on se dit « oh la belle zone assez verte là, petit vallon qui a l’air sympa pour une ballade en vélo »,
          eh bien on tombe sur un golf plus facilement que sur une carrière ! Celui de la base anglaise de Chypre (Akrotiri au cap sud) m’avait marqué : gazon anglais évidemment.

          Quant au fait que « tout est métaux », ben c’est la faute à … Mendeleiev, les 70% des 100 éléments sont des métaux (plus de la moitié, malgré le fait qu’on pourrait penser que c’est seulement les colonnes de gauche, mais il y a la palanquée d’éléments de transitions, + les terres rares + les actinides, qui sont insérés « côté métaux ». Sans compter les faux-jeton comme l’étain qui se situe traitreusement sous le silicium et le germanium, des métalloïdes en principe, bien qu’une usine de « ferro-silicium » ressemble fichtrement à une usine de métallurgie lambda. )
          Pour l’Aluminium qu’elle commente pas mal, la soude est en effet la base du procédé Bayer pour passer du broyat de bauxite à l’alumine hydratée, mais elle est recyclée autant que possible, seule une petite partie (je sais pas combien) part dans les « boues rouges » (usine de Gardanne par exemple en France), et on sait que c’est moche. Mais la principale dépense énergétique qu’elle oublie, c’est la fin, la réduction électrique (à chaud) de l’Al par électrolyse en bain fluoré. C’est pas par hasard que des grosses usines d’Al sont en Islande (hydro-électricité massive).
          Après, il faut voir aussi l’énergie engagée par rapport au reste de nos besoins : 15 kWh par kg d’Alu (0,35 dm3), soit 2,5€ au prix domestique de l’électricité.
          Une cornière en Alu (en fait en alliage de type « dural ») sur une porte d’étagère est-elle un scandale dans ces conditions (3 € d’énergie) ? Il faudrait voir suivant l’usage : c’est un des métaux perçable aisément, donc qui se prête bien mieux aux reconfigurations « amateurs » que l’acier, ce qui rend la cornirère « durable » à sa façon, et elle ne rouille pas.
          Si l’Alu remplace le cuivre dans les fils électrique (moins lourd par que le Cu par « unité de conductance du fil », vu la densité du Cu~10 et l’Alu~2.7), c’est plutôt une bonne chose vu les pbs du cuivre, bien plus rare et couteux à extraire au niveau de la mine. Enfin, pour le recyclage des métaux des fonderies, les voitures et les moteurs en particulier sont assez bien recyclés, certes en produisant du métal de qualité inférieur et mélangé (dont on fait des masses comme les pieds de lampadaires), mais ce secteur particulier du métal de fonderie n’est pas une cata en tant que tel (à vérifier), au sens où ça pourrait être pire, qu’on me comprenne (cf. les déchetteries d’Afrique ou d’Asie du SE où échouent nos rebuts en partie métalliques, qui ne seront que peu recyclés) .

          De fait, le métal est plutôt le symptôme d’une logique plus large, comme le suggère l’allemand Fabian Scheidler dans son livre (coll Anthropocène) « La fin de la mégamachine ». Il emprunte un peu au Graeber sur la monnaie comme moyen de « colonisation militaire » (la monnaie métallique donnée aux soldats pour forcer les colonisés/conquis, depuis l’antiquité, à monétiser leur économie et fournir sur place la subsistance que la logistique militaire ne peut acheminer), mais il s’oriente ensuite vers une fresque historique dont le début m’a plus convaincu que la fin je dois dire. Il faut que je retrouve sa conclusion mais elle ferait , de mémoire, un complément utile au discours d’Aurore Stéphant.

          Conclusion : L’extractivisme est l’effet de bord le plus « élémentaire » (au sens de Mendeleiev) de notre hubris, et c’est au fond sur cette corde qu’Aurore Stéphant vibre, et vibre fort.

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    3. @Philippe Soubeyrand

      Cher Philippe ,
      je vous vois un avenir christique . Vous semblez être un penseur maudit, sacrifié dans ce monde et consacré dans l’au-delà. (librement adapté d’une pensée de Pierre Bourdieu )
      Je ne sais plus quand je parlais de panthéon , vous y auriez certainement votre place.

      Moi je trouve que c’est pas mal : un penseur christique panthéonisé.

      Mes amitiés.

      ps: pas la peine de répondre

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  10. Puis-je soumettre une petite réflexion, parallèle quoi – pas tout à fait au sens d’une réalité alternative, parallèle… quoi que… ? – au sujet traité par l’auteur de ce billet, et soumis à la « discutation » par nôtre hôte…?

    Faisant longtemps que mon inquiétude concernant « l’espérance » qu’un « moment Pearl Harbor » (« guerres de civilisation » nucléaire, catastrophes naturelles, ou « accidentelles »… etc ?), devant permettre à la « conscience et inconscience » collective et à la « représentation/représentativité » individualiste du collectif, de basculer du soit disant « …bon… » qu’il y a dans « …le coté obscure de la force… » (la « vertu » macronienne, vs la « dédiabolisation » de l’extrême droite/droite extrême)… vers une lucidité éclairée des risques réels, immédiats, de moyens et long terme… des doutes incertitudes de « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroce » à la seule « DICTATURE des émotions » sondées, capable de « réconcilier » leurs « indécisions » (électorales » pour la « majorité relative » votant encore, par rapport à la majorité absolue des pauvres, précaires, discriminé.e.s de façon « systémique » abstentionniste, votant blanc, nul) cherchant sans cesse repères et sens, dans l’horizon piégeux des rapports de force tellement disruptés (démodés façon « vieux/ancien monde » « nouveau monde » jupitérien/vulcanien…), qu’il devient quasi impossible de se rendre compte, qu’il s’agit de l’horizon de trous noirs de la finance, et du paradoxe de l’information… vous arrivez à suivre jusque là…?

    Faisant longtemps donc que cette angoisse fasse plus de victimes collatérales qu’il soit impossible d’envisager qu’il puisse y avoir moins (du genre toute guerre de classes, etc, méritent « sacrifices »)…. dont les pertes sauraient causer « sans équivoque », l’échec à coup sûr du sauvetage de l’espèce humaine (quelque soit le plan A, B, C, etc), des écosystèmes, comme de la bonté/beauté… de l’humanité dans sa diversité, variété… je m’étonnerais toujours qu’à la logique croissance exponentielle des probabilités que les conséquences des méfaits du capitalisme, du fascisme en col blanc/bleu… (de ceux et celles qui ne vont cesser d’en vouloir à autrui, qu’un quelconque « dieu se rit de ceux… qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ») n’allant pas manquer d’être révélée dans l’ampleur de leur immoralités, corruptions, absences d’éthiques communes et personnelles, signaux de plus en plus forts d’effondrements démocratiques, « économiques », financiers… même optimisées… chacune d’elle des conséquences, bien corrélées à des causes communes, d’intérêt général, ne permettent pas à un certain collectif à définir, d’éviter ce « moment Pearl Harbor » et plus encore, le risque d’extinction de l’espèce…

    Les médias de masse, mainstream… restant les seuls canaux (en France du moins, ils sont détenus, y compris pour le formatage des émissions politiques… du service public que l’extrême droite/droite extrême rêvent de privatiser, d’éliminer en tant que soit disant « concurrence déloyale », dans sa version « retour vers le futur de « l’ORTF » » derrière les « réformes structurelles… » vulcaniennes du financement des services publics de l’audiovisuel… détenus donc par les « milliardaires obligés » de l’ex-pantoufleur du verrou de Bercy devenu « Vulcain » après avoir épuisé son crédit jupitérien) seuls canaux de diffusions d’informations, étant en soit disant capacité de rééquilibrer les grilles de lecture de l’actu, de redonner du sens et des repères pour trouver la « vérité », devenue, le « Saint Graal »… « vérité » parasitée par les « réseaux sociaux » présumés coupables, l’internet… la post-réalité, la réalité alternative… ces médias de masse n’ayant comme seul crédit à leur actif d’avoir réussi « l’exploit » de « dédiaboliser » l’extrême droite/droite extrême (macronie compris ; prendre comme exemple, la chaîne cnews ne traitant abstraitement que de « l’insécurité », aussi abstraitement d’ailleurs, que traite l’actu de la guerre – autre thème « d’insécurité »… – en Ukraine, vue par lci…), en transférant la « charge de la diabolisation » sur les « khmers verts », « islamo-gauchisme », « l’éco-terrorisme » des mouvements du genre eXtinction rébellion… « débouloneurs de statues,/portraits »… n’y a t-il vraiment aucun moyen de décrédibiliser les grilles de lectures biaisées (cognitivement), instrumentalisées, manipulatrices des réalités des faits, de ceux-ci, « en même temps » que chaque individualisme exacerbé des plus pauvres… trouvent leur compte à s’en prendre « virtuellement » à telles ou telles causes des déboires qu’ils subissent…?

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    1. Si Pierre, il existe bel et bien un moyen :

      ! IL FAUT TOUT STOPPER !

      Et pour cela, seuls ceux qui ont d’ores et déjà vécu ce moment Pearl Harbor avant tout le monde – appelons les la masse critique – peuvent être à l’initiative d’une telle révolution…

      Si ce n’est que cette masse critique ne semble pas encore atteinte à ce stade…

      Mais l’été n’étant pas encore terminé dans l’hémisphère nord, patientons…

      Et puis de toutes façons, après la canicule, le déluge… Alors ma foi…

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      1. Si ce que vous préconisez, équivaut à se mettre en mode « survivalisme », pour celles et ceux « pouvant » se permettre d’assumer les conséquences de « tout stopper » (y compris d’agir comme un dictateur du minimalisme, de la décroissance, etc… envers leurs enfants, petits enfants, proches, etc), c’est que vous ne semblez pas avoir compris le sens de mon commentaire, ou que sa substance, son essence, ne vous est pas parvenu, a été mal reçu, et/ou émise…

    2. Bonjour, ns sommes le 6/08/2022 et je tenais à faire ce commentaire à propos de v/texte écrit et à un/des précédents :
      1) j’ai lu sur un des commentaires d’1 internaute : on ne stocke que 2,7 % des eaux de pluie contre 21 % en Espagne. Je voudrai rajouter que nous pourrions faire plus en créant des bassines ou des puits de retenue eau pluie à divers endroits en France. Cela nécessiterait de creuser et enlever quelques arbres dans des endroits (bordure de routes et autoroutes près des champs quand les routes ou auto-rtes sont très en pentes. En + comme déjà écrit, changer les élevages et les productions agricoles dès ce jour). Et à ce propos, le commentaire suivant va à peu près dans le même sens (où sont les installations pour retenir l’eau en amont ou bas des villages, certaines communes inondées – commentaire : autre internaute). Un autre détail certaines constructions futuristes pourraient remédier au problème en réutilisant l’eau avec système récup. citernes (sous-sol , etc)… Certains particuliers ont créé des bassins de réutilisation d’eau avec des plantes qui vont absorber les indésirables de l’eau. Autres point qui sont importants à mes yeux, certaines personnes continuent de laver leur voiture et autre. Sur ce blog j’ai lu ce texte d’un autre internaute : dans le Lot les gens nettoient voitures au jet tous les jours. Phénomène de l’eau illimitée et bien non. Certaines personnes laissent couler certains tuyaux et l’eau sous la douche surprenant, surtout les plus jeunes ! Pour ma part, je ne prends pas des douches 2 fois par jour. Avant nous faisons un bain une fois par semaine et petites toilettes dans la semaine. L’eau est une denrée précieuse ici et maintenant et pour le futur & futures générations à venir. L’entretien des réseaux d’eau certains sont peut-être en cours et des bassins de récupération circulaires sont en cours de réalisation. Nous ferions pas mal de nous y mettre tous, au vu des commentaires lus sur ce blog. L’éducation des plus jeunes et moins jeunes est un enjeu majeur. Pourquoi ne pas créer un grand Ministère de l’écologie avec diverses variantes en y associant certains citoyens jeunes qui auraient des idées. Tout est réutilisable à condition de préparer les éléments. PS : vs aviez fait un texte également à propos des marchés, etc…tout est en lien (néolibéralisme/capitalisme à outrance, etc)… Isabelle

  11. Pas besoin de beaucoup d’imagination pour trouver un oasis: le Nautilus version 5.0 !
    Bon, d’accord, propulsion au plastique, menu soupe de méduse 4 jours sur 5, broyer finement les filets de pêches qui trainent au fond avant de dézinguer les hélices.
    et puis s’éloigner des zones où les migrants coulent, et des déversements des centrales nucléaires à l’abandon.
    Nemo sera peut-être une AI.
    C’était ma dérive « Idées noires » façon Franquin.

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    1. Mais alors vraiment 5.0, voire 5.99 une fois tous ses bugs correctement corrigés…

      Bref, inaccessible en un temps si court…

      Il aura fallu 30 ans à Microsoft pour nous livrer son Windows 10 Pro 21H2, dont plus personne ne veut se séparer, y compris pour une pseudo nouvelle version 11, alors ma foi…

      Un Nautilus version 5.99 capable de résister à tout, cela relève clairement de l’imaginaire…

    2. Arrêtons de faire les chochottes!
      C’est le communisme 3.0 ou la barbarie.
      Qu’est ce que le communisme 3.0 ?
      C’est Lénine avec le pass sani-terre.
      Donc avec ça tu peux oublier le 2.0, le boeuf mironton, les SUV et les tours de magie…
      Seul demeure opératoire le triptyque suivant:
      Mépris
      Boycott
      Sabotage

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  12. De façon plus réaliste, comme l’ont soufflé à moitié Bonneuil & Co, la réponse est dans la biologie.
    Nous avons en effet modifié la planète en deux temps (disons l’occident, soit) :
    Défrichage et changement d’albedo et des cours d’eau entre les Romains et 1777
    (en gros les sécheresses liées à l’abattage des forêts quand la démographie de la France avait fait un bond).
    Puis machine à vapeur et CO2 partout, plastique partout, ce fut la phase 2, mais aussi avec passage à la monoculture, aux engrais, aux épandages,
    à la diminution drastique des haies et des zones humides, à des sols sans lombrics et sans bactéries.
    Or ce sont les bactéries qui se multiplient vite, et sur un peu n’importe quoi (quoique).
    Donc si oasis il y a, elle sera basée sur des sols « vivants », où les mycorhizes donneront des résistances multiples aux plantes,
    et à la micro-faune. Enzymes de tous les pays, unissez vous !

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    1. Ah ! Sauf que dans un monde qui n’a connu, grâce à nos petits chimistes, qu’une prolifération incessante d’inhibiteurs enzymatiques de toutes sortes, même ça timiota, c’est très mal barré à court-moyen terme à l’échelle de la planète toute entière…

      Moralité, sans un espace naturel qui soit en quelque sorte sous « cloche » quasi infranchissable, c’est inconcevable…

      1. Pas évident.
        Les manips de régénération des coraux marchent plutôt bien, quand elles sont bien suivies.
        Idem les stocks de poissons de pêche, quand on relâche la pression.

        Les bactéries ont une variabilité de dingue, sans avoir besoin du pognon.
        OK, je finirai lombricomposteur dans le Cantal (là où la bouse coule de source si j’ose dire, ah, les Couzes), je pourrai patouiller dans la terre autant que j’en ai rêvé enfant.

  13. “When the revolution comes you’ll know it’s revolution because there won’t be no commercials”. (1970)

    The Last Poets est un groupe (…) considéré comme précurseurs du rap et du hip-hop (…). L’histoire de la formation et des engagements politiques de The Last Poets est assez complexe. (Wikipedia Fr)

    NB: le titre exact du morceau interprété dans cette video est “E Pluribus Unum” (2001)

  14. Cedric Chevalier se trompe. Il fait (et bien d’autres) preuve d’autant de haine contre la droite que celle-ci contre ses ennemis. Il oublie les puanteurs du goulag, de Mao, de Pol-Pot qui ont tué au moins autant que Hitler & Co. Il pardonne les amitiés poutinesques de Mélenchon.
    Notre effondrement en cours ne sera pas stoppé par des passions politiques, même de gauche.
    Pour rappel: notre problème est simple (ce qui ne veut pas dire facile):
    1) l’effondrement physique de la biosphère est dû à notre consommation de ses ressources, transformées en pollutions, que nous appelons aussi « richesse », mesurée par le « PIB ».
    2) L’équation de Kaya simplifiée lie ce PIB aux humains sur cette terre: PIB = N*PIB/N = nombre de consommateurs N * niveau de vie moyen par consommateur PIB/N.
    3) Donc, si nous voulons diminuer l’effondrement physique de la biosphère il n’y a que deux solutions:
    3.1) Diminuer le nombre de consommateurs;
    3.2) Diminuer le niveau de vie moyen;
    Et/ou toute combinaison des deux.
    Ceci ne se lit pas dans les programmes de droite, ni dans ceux de gauche qui promettent les lendemains qui chantent du pouvoir d’achat infiniment croissant!

    Y a-t-il une oasis pour l’humanité:
    Peut-être: La Russie suffisamment vaste, riche de ressources et surtout peu peuplée mais capable de se défendre et située plus ou moins à l’abri du réchauffement climatique. Poutine, certainement criminel pourrait avoir mieux compris ce qui se passe réellement, à savoir que la physique s’imposera sur l’économie.

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    1. Quand la sibérie sera vivable 12 mois sur douze, c’est pas le moscovite post-poutine qui ira y planter sa datcha mais les enfants de Xi-pangolin-Xinping qui iront y passer leurs vacances dans des yourtes solaires après être aller faire du ski nautique sur les rivages de Taïwan…

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    2. Il serait temps de passer à post-Ehrlich, le monsieur de la « bombe P » (qui fut commissionné par le Sierra Club, ai-je appris).
      L’éducation des femmes, vous dis-je, tel est le bon remède à la non-bombe P, déjà en route.
      Appelons cela du Femelle-thusianisme, si vous voulez garder, comme le Canada Dry, l’émotion du Male-thusianisme.
      (C’est Me Too tous les jours, maintenant !).

      Et même si la bombe P pétait un peu parce que je me trompe beaucoup, il vaudrait mieux que ce soit dans un monde de femmes éduquées !

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