La colère gronde, mais s’agit-il d’un fait ou d’une rumeur sans fondement ?

Le passage de la limite de 90km/h à 80km/h sur les nationales et la taxe « verte » sur les carburants, en faisant payer les petits pour les excès des gros, avait fait monter au sein du peuple (les « pas gros », les gens ordinaires), une juste colère.

On répète ici que, dans la même veine de foutage-de-gueule des gens ordinaires, l’arrosage des potagers est interdit, alors que celui des golfs continue d’être permis.

Avant qu’une légitime colère ne gonfle davantage, je pose la question solennellement : s’agit-il d’un fait ou d’une rumeur sans fondement ?

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73 réponses à “La colère gronde, mais s’agit-il d’un fait ou d’une rumeur sans fondement ?

  1. Avatar de CloClo

    Quand on lit les arrêtés préfectoraux divers et variés sur le sujet, l’arrosage des potagers des particuliers n’est pas interdit mais la plage horaire d’autorisation est restreinte. Mais comme les préfets sont assez autonomes quelques idioties doivent bien exister dans le pays… l’arrosage des arbres est parfois interdit… bah oui à quoi ça sert un arbre !

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    1. Avatar de CloClo

      Exemple d’interdiction :

      https://www.cote-dor.gouv.fr/IMG/pdf/tableaux_mesures_particuliers_2022_com.pdf

      On voit que les potagers ne sont pas concernés, juste restriction de la plage horaire.

      Est ce que François M a quelque chose sur le sujet sur son département des Vosges ?

      1. Avatar de CloClo

        Mais en cas d’alerte « crise », tout peut être interdit :

        https://www.ardeche.gouv.fr/communique-de-presse-evolution-de-la-secheresse-au-a11594.html

        Remarque c’est sur que quand y a plus d’eau, comme dirait l’autre, y a plus d’eau, même pour les tomates.

    2. Avatar de Pascal

      On peut être Préfet et ne rien y connaître à la vie maraîchère et sylvicole. C’est bien là le problème d’ailleurs quand l’uniformisation administrative prend le pas sur le bon sens local.

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  2. Avatar de sknob

    Dans les zones classées « en crise », l’arrosage des potagers est totalement interdit. Pour les golfs, ça varie visiblement d’un département à l’autre, mais chez moi (dans le Gard), c’est également interdit, c.f. la page 6 de ce lien : https://www.gard.gouv.fr/content/download/49045/327183/file/AP_202208_Annexe_1_Mesures.odt.pdf

    1. Avatar de François M

      Chez moi, l’arrosage des potagers n’est autorisé qu’avec « de l’eau de pluie » (humour noir avec une pluie qui n’est pas tombée depuis des mois) et les golfs (greens) le sont.
      https://www.doubs.gouv.fr/content/download/37288/230863/file/Arr%C3%AAt%C3%A9%20portant%20restriction%20provisoire%20des%20usages%20de%20l'eau%20niveau%20crise%20sur%20la%20zone%20d'alerte%20de%20la%20Haute%20Chaine.pdf
      (Voir les pages 7 et 8)

      Pour les golfs, c’est un accord signé en 2021 par le gouvernement et la fédération de golf, donc je ne pense pas que dans le Gard ce soit interdit. L’arrêté joue avec les mots, car les fairways (allées) ne doivent plus être arrosées, alors que les greens et départs le sont.

      1. Avatar de CloClo

        Sacrément stupide l’arrêté de ton préfet François M !

        Et effectivement on peut arroser les 3 Green des golfs du Doubs !

        C’est quand même génial ! Il a quel handicap ce préfet (au golf hein !) ?

        1. Avatar de Paul Jorion

          Vu l’état dans lequel est le Doubs, je doute qu’il permette d’arroser plus que 3 potagers.

          1. Avatar de François M

            Dès la source, il n’y a plus d’eau :
            https://www.estrepublicain.fr/environnement/2022/08/07/la-source-du-doubs-a-mouthe-est-aussi-victime-de-la-secheresse

            D’où l’incompréhension pour l’autorisation d’arrosage des golfs (dont celui de Pontarlier).

            Maintenant, par chez moi, c’est pompé dans le 3e lac naturel le plus grand de France.
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Saint-Point

          2. Avatar de François M

            Le Doubs est vide à cet endroit (Lac des Brenets) car le peu qui reste de flux est stoppé au niveau du barrage du lac Saint-Point (en amont), et rien ne l’arrête en aval, le Doubs passant par une faille étroite entre les deux rives (et lorsque le débit est inférieur au débit autorisé par la faille, le lac se vide).

    2. Avatar de Chabian

      En Isère, même pour les massifs montagneux classés « en crise » (communiqué préfectoral du 27 juillet), l’arrosage des potagers est permis, mais avec les restrictions horaire des heures d’ensoleillement.
      Cette rumeur pourrait venir d’une remarque sur le site « Avec François Ruffin (officiel) qui dit : « D’un côté on interdit l’arrosage des potagers, de l’autre on autorise l’arrosage des golfs » et qui est illustrée par un message de BFMTV qui parle de « restrictions d’arrosage mais pas pour les golfs ».
      Bien plus crucial : le Président de la Commission fédérale de l’Energie recommande de prévoir des bougies et une réserve de bois pour cet hiver (Letemps.ch).

  3. Avatar de Beatrix Rhein

    Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a envoyé un courrier à sa ministre sur le sujet de l’arrosage des golfs qui, s’il reste autorisé, est un peu restreint. Idem pour un député LFI de Marseille, Hendrik Davi.
    https://rmc.bfmtv.com/actualites/societe/secheresse-l-arrosage-des-golfs-pointe-du-doigt-par-des-elus-eelv-et-lfi-la-federation-se-defend_AN-202208030324.html
    Dans l’article, il est précisé que « neuf trous nécessitent au minimum 50 à 60m3 d’eau par jour pour survivre. ». Pour mémoire, 50 m3 = ma consommation ANNUELLE pour 2 personnes dans un appartement de 70 m2.

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    1. Avatar de François M

      Oui, la consommation pour les greens uniquement est bien de 50 à 60 m3 par jour, chiffres donnés par la Fédération Française de Golf (Est-ce sous estimé ?)
      https://www.ffgolf.org/Actus/Federation/Secheresse-tous-les-acteurs-de-la-filiere-mobilises-avec-la-ffgolf-pour-faire-face-de-maniere-responsable-a-une-situation-exceptionnelle

      A noter qu’ils ne parlent pas des départs, qui sont aussi arrosés.

      Je n’ai pas trouvé le nombre de greens et départs en France, mais il y a 770 structures de golf, avec des parcours de taille variable (de petits parcours de 3 à 6 trous, aux grands parcours de 18 trous, qui me semblent être « la norme ». On peut donc estimer au doigt levé qu’il y a 500 parcours de 18 trous et 270 parcours de moins de 9 trous. Ce qui ferait, toujours au doigt levé, environ 1270 x 50 = 63.500 m3 … par jour !!!!

      Liste des golfs :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_terrains_de_golf_en_France

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      1. Avatar de gaston

        C’est bien connu, un golf ça boit comme 18 trous.

        Et nous n’en sommes qu’à l’apéro avec ce que prévoit le projet ClimSec de Météo-France pour les années et décennies à venir :

        https://www.numerama.com/sciences/1069910-oui-la-secheresse-historique-en-france-est-liee-au-changement-climatique.html

        Bientôt la « guerre civile » de l’eau ?

  4. Avatar de Quelartpierre

    Chères toutes, chers tous,

    Nous voici dans l’ère du grand paradoxe :
    Je peux prendre l’avion et aller au bout du monde
    Je ne peux pas circuler dans la forêt d’à coté pour risque d’incendie.

    La question des limites se limite à des limitations qui n’interroge pas la limite de tel système et de sa soutenabilité.

    J’ai entendu au journal de 8h00 de France Inter que les producteurs de pellets
    demandait aux consommateur de régulé leur chauffage cet hiver pour faire face à la pénurie actuelle.
    Sur l’air  » Y a d’la rumba dans l’air » d’Alain Souchon »

    Y a du rationnement dans l’air …

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    1. Avatar de Ermisse

      Avec tous les arbres en train de crever de soif, je ne pense pas qu’il manquera de quoi faire des tombereaux de pellets.

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  5. Avatar de un lecteur

    Comme en HFT, mais à la vitesse des outils politiques expéditifs, l’oligarchie test les seuils du marché des gueux (homo-cross-the-fucking-road), pour optimiser ses investissements.

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  6. Avatar de Hervey

    https://www.20minutes.fr/planete/3333071-20220803-secheresse-oui-golfs-beneficient-bien-derogations-arroser-greens

    La guerre de l’eau a de beaux jours …

    Dans ma commune, parmi les maires qui se sont succédés, une figure atypique Jean Herbelin, un ancien officier légionnaire qui avait parcouru à dromadaire le désert algérois-tunisien … puis avant l’indépendance avait été élu maire de Ouargla où nous dit-on le record de chaleur du 13 août 1984 était de 53.5 °C.
    Si vous avez la curiosité de prendre un billet à l’aéroport Google Earth pour Ouargla vous verrez qu’en plein désert cette ville oasis de plus de 130 000 habitants entretient des pelouses … je ne sais pas si c’est en permanence le cas mais c’est étonnant cette richesse étalée, richesse de la nature mais qui fait tache car tout autour c’est vraiment le désert.
    Là, c’est la nature qui dicte sa loi et les hommes suivent.

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    1. Avatar de Hervey

      Contraste saisissant !
      Hier, à Val-Thorens (Savoie) temps hivernal …

      https://www.facebook.com/EmissionLaPlaceDuVillage/videos/406908521310112

      Y’a de quoi être secoué !

    2. Avatar de gaston

      Digression :

      « La guerre de l’eau a de beaux jours » écrivez-vous et je suis bien d’accord avec vous, à une condition, qu’une autre guerre ne vienne tout arrêter.

      Notre hôte n’a de cesse de nous alerter sur le risque nucléaire du conflit en cours en Ukraine et parce que ça ne s’est pas encore produit, certains impatients ne manquent pas de le critiquer.

      Mais chaque jour se fait plus pressant.

      Un expert de poids, le général britannique Sir Richard Barrons, dans une déclaration parue hier, estime probable l’évolution du conflit dans ce sens et il explique pourquoi : « Poutine susceptible de tirer un missile nucléaire » :
      https://www.thenationalnews.com/world/europe/2022/08/07/putin-likely-to-fire-nuclear-missile-in-ukraine-if-he-senses-military-defeat/

      Tant va la cruche à l’eau…

      1. Avatar de Hervey

        Oui.
        L’insécurité gagne partout du terrain et l’on peut aussi prédire, pour faire bonne mesure, que certains qui craignent le pire en voyant ces feux se propager à grandes vitesses seront noyés sous des déluges d’eau …
        Contraste.
        On n’échappe pas facilement à son destin et puisque vous parlez du nucléaire … si tous les cours d’eau sont à sec, ça va poser d’autres problèmes pour la fourniture d’électricité par les centrales, puis d’autres encore …
        Un détail sans doute mais un de plus … c’est pas de chance, vraiment.

    3. Avatar de ThomBillabong

      Je connais bien Ouargla et sa voisine Timimoun. 2 splendides villes oasis assises sur la nappe fossile qui va jusqu’en Tunisie. Ils pompent tellement cette nappe (non renouvelée ) qu’elle atteint la cote d’alerte basse depuis 30 ans, sans cesse repoussée. L’ancien réseau de tunnels millénaires en pierre affleurant près des dattiers est mort et désormais inutile… l’eau n’affleurera plus jamais. Le sels se concentrent en surface et finissent pas détruire la végétation de toute l’oasis… Veolia a d’ailleurs obtenu le marché aberrant de « rinçage » de surface pour dessaler les zones agricoles. Pendant ce temps les hiérarques de l’armée (la seule force structurée) y viennent en avion le we pour se détendre dans les piscines à l’eau fossile. Pomper comme des malades dans cette nappe ayant mis des milliers d’années à se constituer est aussi aberrant et même plus que de pomper le pétrole non renouvelable. Le mode de vie a l’occidentale n’arrange rien .

      1. Avatar de Hervey

        Merci Thombillabong pour ces informations.
        Oui, l’écocide se poursuit jusque dans ces régions que je pensais soumises à plus de raison vue la rigueur qui sévit à leurs portes.
        Mais non …
        Pascal va être déçu et devoir faire un trait sur ses projets.
        (;-))

    1. Avatar de François M

      Perdu ! Ça c’est la maison témoin. Dans les faits, les préfets peuvent interdire les potagers. Lire le post de CloClo et le mien plus haut.

  7. Avatar de Maddalena Gilles

    Je l’ai toujours dit : le « Golf-Miniature » :
    => Y’a que ça de vrai… !
    Bon, d’accord : au départ il faut faire un peu de ciment, et décorer bien sûr.
    Mais tant pour les arrosages que pour l’espace occupé —qui n’a pas besoin d’être bien fertile/ni obligatoirement à la campagne d’ailleurs— il y aura un gain certain…
    En plus on peut même y aller en famille, avec les « petits » !
    Amitiés,
    G.M.

    1. Avatar de timiota

      Le mini-golf sur permaculture, donc.
      Et on gagne 6 lombrics si la balle dépasse la piste.

  8. Avatar de Emmanuel

    Au sujet de l’atmosphère…au menu de la rentrée, la hausse des prix. Dans le secteur où je suis, un 1,5% est annoncé généreusement, déduit d’un calcul savant à partir de la feuille de paie…hum, pour une inflation annuelle annoncée en 2022 autour de 6% (à vérifier), ça risque de coincer…..alors atmosphère, atmosphère….

  9. Avatar de Thomas Jeanson

    Les arbitrages californiens autour de l’eau du Colorado, ça doit aussi être instructif, entre la mafia de Las Vegas, les producteurs d’amandes, et le petit habitant du bled ….

  10. Avatar de Philippe Soubeyrand

    INDISPENSABLE

    D’abord, diffusez et suivez ce guide sécheresse pour tout comprendre en détail :

    https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Guide_secheresse.pdf

    Suivre aussi la carte des arrêtés mis à jour qui est pour le moins sans équivoque :

    http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp

    Mes Amitiés,

    Philippe

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  11. Avatar de Manuel

    Un reportage du journal Le Monde qui en dit long sur notre avenir (https://www.lemonde.fr/planete/video/2022/08/05/les-individus-peuvent-ils-sauver-le-climat-grace-a-la-sobriete_6137308_3244.html). En petit peu plus de 10 minutes de reportage, il faut attendre 8 minutes 50 pour que soit mentionné l’impact des entreprises privées (l’Etat en avait déjà suffisamment pris pour son grade) et 9 minutes 25 pour que soient abordées les émissions en fonction des revenus. Les 10% les plus riches polluent pourtant autant que les 50% les plus pauvres. Le bon sens et l’équité auraient voulu que les proportions soient inversées et que le reportage commence à aborder les 90% à la fin de la 9ème minute. Les gardiens du temple ordo-libéral ne sont toujours pas prêts à regarder la réalité tel qu’elle est.

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    1. Avatar de Chabian

      En Flandre (Belgique), les entreprises représentent 50% de l’usage de l’eau. Et les réserves étant vides, des intercommunales flamandes achètent de l’eau en Wallonie. Oui, entre services publics !

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  12. Avatar de Pascal

    « S’agit-il d’un fait ou d’une rumeur sans fondement ? »
    Dans mon environnement proche, de français moyen relativement privilégié, c’est l’accumulation des contraintes professionnelles, l’augmentation du coût de la vie, le poids d’une ambiance morose (travail, climat, social…) et pas de perspectives d’amélioration mais plutôt de dégradation qui alimente le feu sous la casserole. Je ne vois pas encore l’eau frémir mais des frémissements à l’ébullition et aux débordements, ça peut aller vite. Toujours ces effets de seuil difficiles à prévoir.
    Le plus inquiétant, c’est qu’il n’y a aucune raison d’envisager une diminution du feu sous la casserole. Donc même si nous n’avons pas le timing précis, l’ébullition semble inévitable.
    Reste à savoir ce que fera le Gouvernement a l’automne, si, comme il le prévoit, il alimente la source de frustration (réforme des retraites et de pôle emploi (futur France Travail, qui au sein de l’institution est parfois détourné en « Frankreich arbeiten »), l’agitation moléculaire pourrait bien s’accélérer.
    Une autre chose qui me semble transpirer actuellement, c’est une perte général de sens. Et ça, c’est un facteur multiplicatif qui n’augure rien de bon.
    Et maintenant, bon été à tous et profitez bien du moment présent 😊

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    1. Avatar de François M

      La révolution française a commencé en juillet 1788 par une vague d’orages de grêle ayant détruit une bonne partie des champs de blé, ainsi qu’un hiver froid. Les plus riches n’avaient pas faim.

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      1. Avatar de Sous-fausse-identité

        @Francois M Le 13 juillet 1788 très exactement. Les gouttes qui ont fait déborder le vase vieux de 1000 ans. On n’est peut-être pas loin d’un évenement similaire mais pour la planète entière.

        1. Avatar de Chabian

          « Pour la planète entière » : cette hypothèse m’a posé question.
          Je ne pense pas qu’un événement lointain, non vécu, puisse engendrer la colère. Il engendre la compassion, surtout vav des morts ou souffrances d’enfants, et c’est vendeur, car symbolique, mais pas moteur. Tocqueville en parlait déjà.
          Pour continuer sur les conditions de l’émeute (j’en ai parlé récemment), je crois qu’il faut ressentir un vrai besoin partagé, une vraie misère. La taxe carburant de 2018 a bousculé une série de gens pour qui l’auto, le tracteur, les camionnettes étaient un moyen de travail et donc de vie : les gilets jaunes ont tenu plusieurs semaines. Mais sans direction ni élargissement du mouvement.
          Plusieurs pénuries en Europe cet automne et cet hiver pourraient déboucher sur des émeutes, et des élargissements entre pays.
          Mais la direction du mouvement vers un projet clair de dépassement du système ? Pas certain que nous ayons cela en magasin (les dirigeants, Paul, pas les bouquins ! 🙂 ), et de manière concomitante en Europe. Non ?

  13. Avatar de timiota

    N’oublions pas qu’en période d’inondation, les rumeurs allaient bon train : il y a une vingtaine d’année ou presque, c’était le canal de dérivation de la Seine à la Somme qui aurait été utilisé pour soulager les parisiens de la montée de la seine au détriment des abbevilliens et des hortillonnages de la Somme dans cette basse région (celle de François Ruffin !).
    Les rumeurs n’ont pas grand chose de rationnel, mais je pense que ce n’est que dans les communes où l’eau sera explicitement rationnée (coupure au robinet ou eau non potable etc.) que la colère gronderait vraiment sur un mode analogue (« c’est pour arroser le golf des privilégiés qu’on nous coupe l’eau »).

    Pour les 50 ou 60 M3 d’un golf « à 9 trous » par jour, il me semble que ça correspond à irriguer 5ha assez correctement (de maraiche par exemple)
    puisque ça fait 50 m3/50 000 m² =0,001 m= 1 mm/jour, centré sur les rangées qui occupent disons 2/3 du terrain, ça fait 1.5 mm/jour, ce qui me semble OK en « été-normal-d’autrefois ».
    Ca fait pas mal de caisses de légumes qui au lieu de ça viennent de 800 km + loin ! (ou des serres belges goulues en énergie même si hydroponique en eau)

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    1. Avatar de François M

      En multipliant par le nombre de « 9 trous », cela fait un paquet d’ha (et des tonnes de légumes) que l’on pourrait porduire.

  14. Avatar de Ermisse

    Les arrêtés préfectoraux qui traitent de la même manière tout un bassin versant sont absurdes : la disponibilité en eau varie d’une commune à l’autre, voire plus finement encore, et les besoins aussi. Surtout en zone vallonnée comme chez moi : ceux qui sont en bas d’un plateau de garrigues ont plus d’eau que ceux qui sont en haut !

    Crise = laissez tout crever ! Après il faudra brûler le bois mort (donc émission de GES) et replanter du neuf qui, même s’il est mieux adapté à l’Andalousie gardoise, demandera plusieurs années d’arrosage avant de se débrouiller tout seul…

    Les maires ont le droit d’être plus sévères que l’arrêté préfectoral, mais pas de l’être moins ! Ne les consultons surtout pas, ils risqueraient d’en savoir plus que les ministères.

    La bêtise bureaucratique en temps de crises, ça risque d’être mortel. Je songe à partir au Québec comme réfugié climatique…

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    1. Avatar de Thomas Jeanson

      Au Québec ?

      C’est pas, à vue de nez, une  » planque  » climatique…

      Tout l’alimentaire fait des milliers de kilomètres

      Le chauffage est hydro électrique mais les milieux où Hydro Québec a établi ses infrastructures va subir de grands bouleversements

      Les feux de forêts échappent chroniquement et de plus en plus, à tout contrôle…

      1. Avatar de CloClo

        Et si le golf stream fout le camp autant te dire que ça va plus ressembler à la Sibérie qu’à l’Eden 🤣

      2. Avatar de Ermisse

        Je crains qu’il n’y ait pas de planque climatique pérenne, puisque le climat change en continu et ça va continuer pendant des siècles. Mais c’est au Québec que j’ai des petits-enfants…

        1. Avatar de Thomas Jeanson

          Voilà une raison qui l’emporte sur toutes les autres !😀

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  15. Avatar de sydney

    Suite a votre tweet sur les jets privés, les gens denoncent aussi les trajets des yachts, les milliardaires vont avoir du mal maintenant a cacher leur côté hypocrisie sur l’écologie, attention au retour de manivelle de la colère des « gueux »
    https://www.numerama.com/tech/1070834-yachts-bateaux-cargo-tankers-vous-pouvez-suivre-le-trafic-maritime-en-temps-reel.html

  16. Avatar de Khanard

    mes amis mettez de l’eau dans votre vin
    certes l’arrosage des golfs peut être choquant, et ça l’est, mais quid des piscines ?
    selon le syndicat des piscinistes la France est le second pays mondial en nombre de piscines privées, 3 millions !! c’est pas moi qui le dit c’est eux –> https://www.propiscines.fr/
    j’ai vu avec intérêt que certains d’entre vous faisaient de jolies multiplications alors voici un petit problème : calculez le volume d’eau nécessaire au remplissage de 3 millions de piscines .
    Allez sans rancune pour tous ceux qui écrivent sur ce blog les pieds dans l’eau !

    mes amitiés

    1. Avatar de Khanard

      allez je suis de bonne humeur c’est ici : https://futur.eco/simulateur/piscine/empreinte
      sans compter que les piscines sont un piège efficace contre pas mal d’insectes . Je suis d’accord avec vous pour les moustiques c’est pas mal .

    2. Avatar de timiota

      Je mets la moyenne à 100m3 (9*7*1,6).
      Ca fait 300 millions de m3, la plupart (peut-être que les plus petites, soit) sont sans doute pompés sur l’eau de ville (à 5 €/m3, ça fait 500€ le plein, une paille pour un cadre sup).
      En 2005 on était à 4,5 milliards de m3 l’an pour l’irrigation.
      Donc un facteur 15 à la grosse louche.
      Mais l’irrigation, c’est surtout des tubes sur les rivières.

      1. Avatar de XTIAN

        @Timiota
        Un peu rapide vos calculs
        Une piscine de 100 M3 , il faut un très grand jardin
        La taille moyenne d’une piscine c’est 8*4*1,3 = 42 M3
        Le prix du M3 c’est 4,14 €
        Le prix du remplissage c’est donc 172 €, pour l’utilisation par une famille de 4 personnes soit 10M3 et 40 € environ par personne au remplissage.
        Une fois remplie , il y’a un peu d’évaporation en été ( 2 M3 soit 8 € , soit 2 € par personne/an ), mais on ne la remplit pas les années suivantes, sauf à devoir la vider pour une réparation.
        Pour les golfs , la réglementation est identique à celle des potagers : elle est fonction des seuils d’alerte ( arrosage interdit entrez 8H et 20H en alerte, interdiction en crise)
        Mais la consommation d’eau par golfeur est effectivement énorme : 60 M3 environ par golfeur , renouvelable dans le cas des golfs

    3. Avatar de naroic

      Salut Khanard – ai une piscine hors sol de 55 M3 – et je vais pas culpabiliser, quand j’ai 2 gosses que je peux pas emmener en vacance de l’été et un habitat non climatisé – évitons les anathèmes généralistes et les culpabilisations de bon aloi pour se donner le bon rôle – 4 fois dans ma vie ai pris l’avion – 2 aller-retour et j’ai 46 ans – et cette chasse aux sorcière entre les 80% des 20% les plus riches de la planète est digne d’une cour de récré – le problème, nous le savons bien n’est pas là.

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      1. Avatar de Khanard

        @naroic
        bonjour Naroic,
        je ne cherche absolument pas à stigmatiser ou culpabiliser quiconque. D’autres de bien plus dangereux que moi le font très bien . J’ai pris l’exemple des piscines car il me semble symptomatique de la société dans laquelle on vit : une abondance qui ne semble pas avoir de limites.
        Le « tout, tout de suite » s’arrêtera de lui même . C’est inéluctable, quand vous ouvrirez votre robinet et qu’il n’y aura plus d’eau, que ferez vous ? quand il sera impossible de manger à sa faim parce que les terres agricoles seront devenues stériles , que ferons nous ?
        on peut décliner ce raisonnement à l’infini et ce n’est pas l’idée d’un transhumanisme ou bien celle selon laquelle la science peut tout que les évènements deviendront inéluctables .

        on pourrait plutôt envisager des concepts comme la gratuité , le don etc… qui pourraient désengorger la gabegie à laquelle nous assistons béatement.

      2. Avatar de timiota

        OK, 100m3 = piscine de cadre sup.
        Les « rule of thumb » tombent en principe à un facteur 2 de la réalité, et je suis à un facteur 3 ou 2,5, dont acte.
        J’aurais du vérifier sur ce genre de vue aérienne (Fréjus, sous le couloir aérien vers Nice):
        https://www.google.fr/maps/@43.4531443,6.7592853,121m/data=!3m1!1e3
        Les piscines longues de 8 ou 9 m sont étroites (~3 m).
        Calcul suivant : on peut protéger combien de m² de forêt d’un incendie déjà déclaré avec 40 m3 ?
        0,1 ha ?

      3. Avatar de Pascal

        C’est effectivement tout le problème des généralisation. Et souvent, quand on veut légiférer, on fait les mêmes raccourcis réactionnels sans réfléchir aux conséquences. Pour exemple un très bon article sur Mediapart : Petits canaux contre « idéologie du tuyau », une guerre de l’irrigation
        https://www.mediapart.fr/journal/france/080822/petits-canaux-contre-ideologie-du-tuyau-une-guerre-de-l-irrigation?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

        Extraits :
        Fermetures en série, mobilisations locales
        En Lozère, au moins une cinquantaine d’agriculteurs irriguent grâce aux béals, estime Nicolas Savajols. Principalement dans la vallée de l’Altier et dans les Cévennes. Au fil des décennies, de dizaines de canaux ont déjà été abandonnés, faute d’entretien ou à cause de la diminution du nombre d’agriculteurs et d’agricultrices. « L’État est dans son rôle quand il cherche à économiser la ressource. Mais nous sommes sur un territoire fragile, enclavé. Cette irrigation traditionnelle a permis de maintenir toute une économie autour des arbres fruitiers, de l’élevage ou du maraîchage. Si la réglementation se durcit, on risque de perdre ce tissu », met en garde Nicolas Savajols.

        Le puits comme contrepartie
        « Les béals embêtent les agences de l’eau qui ont bâti tout leur discours sur la notion de rationalisation. Or ces systèmes d’irrigation sont mal connus, difficiles à mesurer. Pour justifier des diminutions de prélèvement, l’État se cramponne à des données pourtant approximatives », analyse François Molle, géographe de l’eau à l’Institut de recherche pour le développement, et coauteur d’une étude sur le sujet. Selon le chercheur, la gouvernance de l’eau actuelle relève d’une « idéologie du tuyau » qui peut entrer en conflit avec les usages locaux. « C’est beaucoup plus simple de pomper de l’eau dans une nappe, mais ça ne prend pas en compte les atouts des béals, qui favorisent l’infiltration de l’eau dans les sols et génèrent un lien collectif et affectif à la ressource », complète-t-il.

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  17. Avatar de gaston

    @ Khanard

    Très drôle pour un Khanard
    Ici de faire haro
    Sur l’âne les pieds dans l’eau
    Dans sa cuvette de richard.

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    1. Avatar de Khanard

      @gaston
      ah que voulez vous, je suis un Khanard déchainé !
      l’image d’un âne les pieds dans l’eau est pas mal aussi sauf que j’aurai mis ricard à la place de richard

      c’est pas sûr par contre qu’on ait un quelconque prix Nobel pour ces analyses hautement fluides !

      1. Avatar de gaston

        @ Khanard,

        Nous le saurons avant, il y aura des fuites.

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  18. Avatar de Benjamin

    Bonsoir à tous,

    Si un sujet risque doit être explosif d’ici la rentrée (ou plutôt précisemment dès le 01/09/2022) et la fin de l’année 2022, je pense qu’il faut regarder plutôt du côté des zones à faibles émissions (ZFE).

    En effet, dans les huit déjà actives (Grand Paris, Rouen, Reims, Strasbourg, Saint-Étienne, Lyon, Grenoble, Toulon), un nouveau tour de vis va avoir lieu avec toujours plus de véhicules particuliers exclus des centres métropolitains. Et pour quelques autres, l’entrée en vigueur du dispositif va survenir.

    Alors, pourquoi ce sujet risque d’être explosif ?…
    Parce que, selon les différents baromètres « ZFE » existant (et mis à jour courant juillet) :
    – Seul 37% des Français connaissent les ZFE et leur implication… et ce sont principalement les personnes dont les véhicules sont en Crit’Air 0, 1 ou 2 (donc les foyer détenteurs de véhicules non impactés par la mesure).
    – 1 automobiliste sur 2 impacté par les ZFE ne pourra pas changer de véhicule.

    Des primes à la conversion existent, mais les véhicules électriques/hybrides demeurent coûteux et inaccessibles pour de nombreux ménages (reste à charge trop élevé). Et la promesse de la majorité présidentielle d’instaurer une société de leasing donnant accès à une voiture électrique pour 100 € par mois reste à concrétiser à date.

    Or, et c’est là l’effet perverse des ZFE, dans certaines métropoles et/ou communautés urbaines, les alternatives à la voiture sont « faibles » – tant pour ceux qui habitent dans la ZFE au niveau de ces bordures que pour ceux qui habitent en dehors de la ZFE mais qui doivent s’y rendre pour travailler ou étudier :
    – Les réseaux de transport en commun sont insuffisant et/ou l’interconnexion « train + transport en commun » ou « voiture + transport en commun » est limitée
    – Les infrastructures adaptées aux mobilités douces (vélos, trotinettes, …) sont loin d’être développées.

    Et d’ici 2025 (entrée en vigeur des quelques 43 ZFE), l’insuffisance d’alternative pourrait concerner 7 millions de véhicules Crit’Air 3, 4, 5, et non classés, soit près de 20% du parc roulant qui seront exclus des grands centres urbains et qui devront se casser la tête pour trouver le moyen d’y rentrer et/ou y circuler quand cela sera nécessaire. Et devinez qui seront les foyers concernés par cette exclusion ?!… Les mêmes qui étaient venus peupler les rond-points fin 2018 en France.

    Cette réalité sociale, le Secours Catholique l’a rappelé dans la Gazette des Communes fin juin :
    https://www.lagazettedescommunes.com/814277/zfe-ecouter-les-plus-precaires-pour-des-zones-a-forte-accessibilite/

    Enfin, le sujet risque d’être d’autant plus épineux que pour certaines ZFE, il y a des sacrés incohérences difficiles à faire avaler pour les populations impactées par une potentielle exclusion.

    Je vais prendre « au hasard », l’exemple de la ZFE de Rouen. Pour qui connait un peu cette métropole normande, elle ne dispose pas d’un vrai périphérique (à proprement parler) : plusieurs infrastructures routières structurantes permettent de traverse l’agglomération d’est en ouest et du nord au sud en obligeant l’entrée dans le coeur de la métropole.

    Le plan initial de la ZFE rendait de facto la traversée de Rouen impossible pour les véhicules routiers « non conformes » (même en transit) Mais la Préfecture de Normandie s’y est opposée car cela aurait eu trop d’impact sur l’activité économique locale et trop d’incidences pour les petites communes (autour de la Métropole de Rouen) traversées par des départementales sous-dimensionnées pour absorber la nouvelle circulation de véhicule induite par l’exclusion imposée par la ZFE.

    Moralité, aujourd’hui sont exclues de la ZFE (et donc ouvertes à tous les véhicules sans distinction de Crit’Air) :
    – Rive gauche, la voie rapide Sud 3 (N338) jusqu’au raccordement au Pont Flaubert (N1338), la rocade sud (D418), le boulevard industriel (D18E) et le raccordement au Pont Mathilde (D6028)
    – Rive droite, l’A150 (dans le prolongement du pont Flaubert), la N28 (dans le prolongement du Pont Mathilde vers le tunnel de la Grand Mare) jusqu’à l’A28, la N 31 (en direction de Beauvais), la rocade nord (D43) et son prolongement dans la traversée de Maromme (D6015) jusqu’à l’A150.

    Quand on sait que ces infrastructures routières structurantes peuvent peser jusqu’à près de 30% de la polution atmosphérique routière sur la Métropole de Rouen (source : ATMO Normandie) lors des pics de circulation, on voit à quel point l’impact écologique de la ZFE risque d’être limité alors que son impact social va être important.

    Par ailleurs, il y a l’épineux point des principaux sites Seveso de la Métropole de Rouen qui sont tous dans la ZFE, dont :
    – Le site d’incinération du syndicat mixte d’élimination de l’arrondissement de Rouen (SMEDAR) qui vient de subir récemment un incendie
    https://actu.fr/normandie/le-grand-quevilly_76322/pres-de-rouen-un-important-panache-de-fumee-apres-un-incendie-au-smedar_52683231.html

    – Le site de l’usine Boréalis (production d’engrais) qui régulièrement présente un danger (polution / explosion) pour l’agglomération :
    https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/seine-maritime-l-usine-chimique-borealis-classee-seveso-seuil-haut-mise-l-arret-6544896
    https://actu.fr/normandie/le-grand-quevilly_76322/incident-a-l-usine-classee-seveso-borealis-pres-de-rouen-les-riverains-ont-entendu-un-gros-bruit_35157464.html
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/rouen-les-bruits-suspects-entendus-cette-nuit-proviennent-de-l-usine-d-engrais-borealis-2481700.html

    – Lubrizol : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/

    Ce dernier point est réellement source de crispation pour de nombreuses familles impactées par la ZFE de Rouen : comment leur véhicule peut-il être exclu à la circulation dans l’agglomération de Rouen alors que Lubrizol peut continuer à polluer à la vue de tout le monde ?!

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    1. Avatar de CloClo

      Surtout que l’effet réel de ce genre de mesure style Zfe est au mieux anecdotique globalement. Mais bon ça rassure les gogos.

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      1. Avatar de Thomas Jeanson

        Aaaah moi, Lubrizol dans la zone de  » faible émission  » ça me….comment dire….voilà :

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        1. Avatar de Benjamin

          @ Thomas Jeanson,

          Pour qu’il la publie dans ce fil de discussions, je vais transmettre à Paul une photo prise quelques jours après l’incendie de Lubrizol.

          Eux qui pourtant habitent en bordure sud-est de Rouen (rive gauche) et théoriquement n’étaient pas sous le panache de fumée vus les vents dominants le jour de l’incendie, on voit bien que ce que les dépots qu’ils nettoient devant chez eux est « noir pétrole » ! Les vêtements de travail ont été bon être jetés après nettoyage.

          C’est pourquoi faire une ZFE avec Lubrizol dans le périmètre… comment dire… no comments !… 🙁

    2. Avatar de Chabian

      Merci à Benjamin pour cette analyse.
      Plus globalement, avec la rareté de l’énergie, on devrait discuter de l’avenir du transport collectif, du maintien d’une mobilité individuelle et de l’immobilité !
      Rappelons l’idée de JM Jancovici selon laquelle, un jour, on aura intérêt à attribuer tout le fuel disponible aux tracteurs agricoles, avant de devoir affecter de nouveau des millions de bras (humains) et un peu de traction animale à notre production alimentaire.
      Rappelons que le voyage en train à grande distance est devenu un marché de type « aviation » : vous devez réserver votre place et le prix est fonction de la rareté et de la concurrence entre transporteurs (qui est nulle en chemin de fer). Il y a quelques décennies (1990 ?) vous pouviez prendre un billet pour Vienne ou Hambourg, par exemple, sans réservation ni placement, quitte à voyager debout dans le couloir…
      Il y a eu une forte décrue du transport collectif par rail depuis plusieurs décennies. Seul l’engorgement automobile des villes justifie le maintien de métros et de trams. Pas certain que le souci de la santé publique justifiera ces lourdes dépenses.
      Or l’avenir de l’automobile individuelle électrique est-il garanti ? Et avec une diffusion dans chaque ménage ? Ne va-t-on pas passer un jour à un système de disponibilité « à la demande » de voitures de location ? Tous comptes faits, la mobilité s’est toujours faite par la mixité d’usage de moyens de transport : marche, taxi, etc., malgré la possession d’une voiture dans le ménage.
      Il faudra repenser la vie sociale à partir d’une bonne dose d’immobilité. Réinstaurer le commerce de proximité, les marchés locaux, les artisans de l’alimentation (boucherie, boulangerie, mais aussi les produits fermiers…). Abandonner le travail au loin. Et considérer autrement le choix de l’exode à l’autre bout du pays, comme perte de liens familiaux.
      Et pourtant, nos ancêtres étaient mobiles autant que liés à leur communauté villageoise. Les cheminements pédestres ont laissé des traces, des morceaux de voies « romaines », des « relais de poste » et autres anecdotes.
      Il va être temps d’anticiper !

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      1. Avatar de Benjamin

        @ Chabian,

        Je crois que dans les conclusions de votre réponse, vous touchez réellement du doigt le fond du problème : redimensionner nos sociétés « à échelle humaine » en arrivant à oublier que des modes de transports nous permettent de nous déplacer loin et/ou de faire venir de loin des choses à nous – afin de revenir sur des mobilités bien plus territorialisées.

        Ce qui est devenu la norme (l’ultra-mobilité dans un monde ouvert) doit redevenir l’exception… Et en même temps (pour plagier notre présidentissime) ce qui est devenu l’exception (la mobilité réduite dans un espace géographique restreint) doit redevenir la norme.

        Et ça me semble être d’autant plus possible, qu’en terme de partage des savoirs et des cultures, nous avons l’outil « internet » qui – s’il retrouve les lettres de noblesses de ses débuts – nous permet d’économiser les déplacements pour voir ce qui se passe ailleurs.

        1. Avatar de Otromeros

          …  » Ce qui est devenu la norme (l’ultra-mobilité dans un monde ouvert) doit redevenir l’exception  »

          Tiens, ça me rappelle quelque chose..
          Suffirait peut-être seulement de supprimer le qualificatif « ultra » dans le vocable ‘ultra-mobilité »..?
          Et puis , surtout , entretenez-nous un peu en détail de ces « exceptions »…

          1. Avatar de Benjamin

            @ Otromeros,

            Avons-nous besoin de monter dans un avion à chaque vacances pour se dépayser ?… Ne suffit-il pas des fois d’aller voir ce qui se passe juste dans la région à côté de la sienne pour être dépaysé (voir dans certaines de nos plus vaste région, ce contenter de changer de département) ?… Avons-nous besoin aujourd’hui avec le numérique et la dématérialisation des documents (et signatures) de silloner les quatre coins de l’Europe à titre professionnel ?… Avons-nous besoin de porter des jeans ou des t-shirt ayant fait 3 fois le tours de la planète dans des contenères entre l’usine de confection et le rayon du magasin ?… Avons-nous besoin de tous ces objets de pacotille produit à l’autre bout de la planète en Chine qui termineront dans le chargement de poids-lourds bondés d’objets inutiles ?…

            Quand je parle d’ultra-mobilité dans un monde ouvert, c’est à tout ça que je pense !

            Et quand je parle, d’exception, je pense vraiment à des motifs impérieux (sur le plan strictement humain/sociétal). Par exemple, je n’ai réalisé que 3 aller-retours en avion entre 2002 et aujourd’hui. Et à chaque fois, ce ne fut que pour motif personnel : le décès de mes grand-parents paternels (enterrés en Guadeloupe) et le mariage de proches à vivant à Oslo (sachant que ma conjointe était témoin du mariage).

            Excepté ces trois entorses, je n’ai jamais fait un voyage à plus de 900 km de mon domicile en 20 ans. Et la limite des 900 km, j’ai flirté avec à chaque fois pour des raisons professionnelles (la dernière fois en 2019). Quand je pense que depuis la crise du covid, ça ne passerai plus à l’esprit d’aucun de mes supérieurs hiéararchiques de m’envoyer à l’autre bout de la France pour juste une demie journée de réunions alors que les visio-conférences se sont « démocratisées »…

            Ce sont tous nos déplacements que nous devons repenser en nous demandant « est-ce essentiel ? ». Mais, bien naturellement, la plupart de nos trajets du quotidien (pour emmener les enfants à l’école, aller travailler, faire nos courses, …) ne pourront pas être réduits. Mais déjà si nous arrivons à les faire différement (plus souvent à pied quand la distance le permet, vers des commerce de proximité pour les courses, …), ce serait un grand plus.

            Et après – et sutout – c’est tous les déplacements des objets que nous « consommons » qui va devoir être repensés, pour réduire le nombre de poids-lourds sur les routes, le nombre de train de fret sur les rails, le nombre de bateaux sur les mers ou d’avions dans les airs ! Car c’est là qu’il y a le plus de « gains » environnementaux à faire !!!

            1. Avatar de Chabian

              Soudain en 1936, les travailleurs obtiennent des congés, et payés. Quelle fête ! où aller ? Les plus aventureux ont pris leur vélo et sont partis en excursion, avec un brin de matériel de campeur…
              Enfin, c’est ce qu’on m’a dit.
              Vers 1960, je vais (en suivant mes grands-frères ! je n’ai que 13-14 ans) d’abord voir un oncle et une tante à 40 km par un chemin de halage facile le long de l’Escaut, puis à la Mer du Nord à 60 km.

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  19. Avatar de Enrique

    L’âge de la colère: Une histoire du présent https://g.co/kgs/wPgcGr

  20. Avatar de PASQUET Régis

    La tentation est grande de traiter les sujets les uns après les autres. Mais un ensemble de questions même capitales même innombrables ne constituent pas le cadre nécessaire à l’action et à la réflexion.

    Oui, il faut absolument tout arrêter en prévoyant des paliers de transition de plus en plus abrupts. Au risque évidemment et malgré les précautions prises de déchaîner des violences incontrôlables et les aspirations totalitaires.

    Oui, il faut convaincre les classes « moyennes supérieures de renoncer au mode de vie  »citadin » inspiré de celui des riches et des dogmes technophiles.

    Oui, il est urgent de demander aussi à TOUS ceux qui possèdent une once de pouvoir de démissionner et de demeurer seulement à la disposition de la société au titre de personnes ressources pour continuer à assurer le bon fonctionnement des administrations. Sans pouvoirs de décision.

    Oui, il devient plus que jamais nécessaire, pour leur demander des préconisations, de convoquer les citoyens à des conférences de consensus qui ont fait la preuve de leur efficacité.

    C’est difficile ? C’est impossible ? Mais, PUTAIN Il s’agit de la survie de l’espèce !
    Ce n’est pas naïf, c’est vital. Ce qui est naïf c’est de continuer à croire aux vertus du marché et que le capitalisme n’est pas une utopie lorsque l’on ignore comment vivre sans consommer chaque année plus de 1,7 planète.

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  21. Avatar de Dalla Vecchia Luigi

    Le monde politique ne vit que dans l’autoprotection, il s’en suit que les mesures prises partent de principes d’efficacité sans efficience, soit en étant oublieux des finalités pour se concentrer sur l’évacuation du sujet traité.
    Dans le même temps on remarque que la pseudo liberté des médias sert surtout à lessiver les sujets épineux ; Par exemple, verdir ce qui ne l’est pas trop pour sortir de l’attention générale ce qui encombre (souvent parce qu’on ne sait comment le traiter dans un cadre décisionnel sans visées à long terme, avec pour pensée stratégique seulement de la tactique, bref sans cadre programmatique).
    L’ultra-libéralisme, même s’il se prétend en France qu’au regard de la redistribution il n’a jamais existé , a imprégné tout le décisionnel et notamment, formate les décisions sur le consensus (pas vraiment rationnel) autour d’une question plutôt que sur l’extinction du problème qui suscite la question. Là encore, les finalités disparaissent, noyées dans les intérêts croisés des uns et des autres, dans leurs ignorances aussi et dans une quête insupportable d’efficacité qui sous prétexte de viser une certaine productivité, combat le mûrissement du processus décisionnel. Anathème souvent entendu, « t’as peut-être raison, mais t’es pas efficace, cela prend trop de temps ». Ainsi « la réactivité » pavlovienne prend le pas sur « la réaction » et l’efficacité recherchée empêche l’efficience. (atteinte des objectifs en termes de finalités)
    Mais pourquoi est-ce inarrêtable ? Je suppose que c’est une question de nouvelle gestion administrative (soit le « NEW Public Management ») derrière laquelle, souvent par idéologie, beaucoup d’erreurs se commettent.
    https://www.cairn.info/dictionnaire-des-politiques-publiques–9782724611755-page-398.htm
    Les effets pervers tiennent pour beaucoup à une tentation d’incruster derrière le management, une activité support : « l’évaluation » qui finit par effacer le manager lui-même, qui devient serviteur de l’évaluation et n’est plus décisionnaire. Ainsi prise dans un cadre idéologique dévoyé, elle va entraîner la destruction du chef, et de l’institution, au profit d’une production coercitive d’informations, non pas faites pour révéler de nouvelles situations et en renouveler ainsi les enjeux, mais pour verticaliser le pouvoir en squeezant les hiérarchies intermédiaires.
    Dans ce système d’évaluation, personne ne détient le savoir et la « vision » à part celui vers qui les informations remontent, et pour lequel, quelques âmes damnées vont construire la synthèse ultime à partir des fiches des niveaux hiérarchiques inférieurs.
    Chacun, à tous les niveaux, est chargé de remplir des fiches de renseignements formatées pour le niveau hiérarchique n-1 qui les regroupera pour le n-2 selon des critères préétablis et standardisés pour en rendre le traitement plus simple…et ainsi de suite… Appauvrissant et biaisant l’information jusqu’à des poncifs dont les hauts-sommets raffolent. (le poncif c’est le bêlement du mouton)
    L’évaluation va jusqu’à s’interpénétrer avec « l’action », (annihilant tout recul), pour soi-disant se faire plus aisément, dans la lancée, afin de ne pas surajouter d’administratif au travail quotidien. Mais très vite, c’est l’évaluation qui devient ainsi la finalité d’autant qu’on suspend une épée de Damoclès au-dessus de ceux dont celle-ci serait jugée « inconvenante » par manque d’efficacité. Résultat l’évaluation n’est plus faite pour renseigner, pour le savoir, mais pour noter. Et l’on sait bien l’effet pervers dans le travail de groupe, des craintes soulevées par la peur d’une notation : cela engendre des comportements de « cavaliers solitaires » où chacun tente d’être au mieux avec sa petite fiche, en étant oublieux des réalités à traiter devenues secondaires. Les évaluations ne servent plus le « savoir », mais les enjeux de pouvoir des décideurs, donc leurs tactiques de survie et non plus leur stratégie de résolution des problématiques.
    Puis la synthèse finale redescend sur terre, des hautes sphères, devenant biblique, car nimbée du sceau de la synthèse prétendument construite collectivement et à partir des réalités de terrain . Elle devient l’alpha et l’oméga de tout ce qui va se faire et même se dire, au détriment du ressenti des professionnels eux-mêmes, qui, pourtant, en adopteront tous les éléments de langage.
    J’ai assisté à une situation cocasse dans un pôle emploi , où un homme déjà d’un certain âge (sans doute proche de la retraite) réclamait de voir le chef… il venait chercher une attestation pour un organisme et s’agaçait de voir que le papier qu’on lui tendait faisait état de tout son « pedigree » en détail. Il plaidait que l’organisme demandeur ne voulait qu’une des informations et qu’il n’avait pas besoin de tout savoir de sa vie !
    Mais voilà l’ordinateur n’avait que cela en caisse et l’employée n’avait pas le droit d’écrire quoique ce soit sur une feuille pour ensuite la faire tamponner et signer ; alors un long parcours de remontée des hiérarchies s’en est suivi, ponctué par la phrase fatidique, « mais appelez-moi le chef ! »…Finalement, ce fut le tour de la directrice, qui elle non plus apparemment ne pouvait produire autre chose que le papier initial fourni par l’ordinateur. Et elle finit par lâcher devant le septuagénaire hébété, qui ne voulait pas croire qu’elle était « le chef », qu’il n’avait qu’à mettre du blanco sur les infos inutiles et faire lui-même une photocopie.
    Je salue bien bas les organisations politiques de « mauvaise droite » pour avoir réussi à tuer le « chef » contre leur cœur de « métier » en quelque sorte, et la « fausse gauche » dans la foulée d’avoir réussi à détruire l’institution, elle aussi contre son cœur de métier.
    Le « chef » c’est la possibilité de faire appel à un pouvoir intermédiaire « humain » qui a la légitimité d’adapter les choses par un rapport au réel et aux circonstances, et qui fait appel à une vocation de leadership acceptant d’endosser le risque de la bévue par une prise de risque réfléchie (dont il s’est donné les moyens de se doter par des efforts intellectuels et l’acceptation d’une responsabilité dont il comprend que l’exercice peut l’amener à sa perte) .
    L’institution c’est une interface entre la société et les « administrés » y recourant, censée palier aux incapacités « darwiniennes » pour régler, par un mix de droit et de gestion humaine, les rouages civilisationnels d’un certain « vivre ensemble ». Autrement dit, faire en sorte que les choses ne se règlent pas dans le sang, les larmes, la destruction, ou la gabegie. L’institution est productrice de droits et de règles universelles non de charités.
    Un certain nombre de commissions Théodule comme l’ANESM produisent des synthèses (sur chaque sujet) censées remplacer les « Savoirs » du chef et même aujourd’hui ceux du « grouillot de base », provoquer la standardisation des pratiques et produire des écrits et des procédures à savoir par cœur et à appliquer avec zèle sans surtout sortir du cadre défini. Et les travailleurs sociaux sont devenus des « perroquets alibis d’état », répétant la bonne parole et singeant ce qu’on leur a demandé de faire. (À quoi bon avoir fait des études!)
    Bref nous initions des actions aujourd’hui, non pas à partir des savoirs, mais à partir de compil de « copier/coller algorithimisées »
    Ce système qui se sert très mal des capacités de l’informatique et joue l’espionite au service du pouvoir plus qu’au service d’une véritable efficience, nous transforme comme le dit Attali en « résignés réclamant » ou en hooligans ; il n’y a plus de demi-mesure.
    NB/ l’évaluation peut-être une bonne chose si elle est comprise comme n’étant pas une mesure de la productivité, mais dans un cadre « structuraliste » de recherche de savoir
    Préférant les comparaisons différentielles aux analogies // s’entendant sur les définitions du langage professionnel utilisé // décortiquant les aspects discriminant en les exposant aux vues de tous dans des référentiels officiels et non occultes et non sous-entendus// refusant d’être une synthèse et s’arrêtant aux portes de ce qui est révélé pour laisser place à l’intelligence de celui qui veut développer la photo à partir du négatif des données. Car la synthèse c’est du subjectif, c’est de la politique, ce n’est pas comparable à un recueil de données honnête même si atteignant difficilement lui aussi l’objectivité.
    Mais pour être efficiente , l’évaluation ne doit pas donner lieu à « jugement intéressé » pour une gestion interne du personnel, mais à « vraie politique publique » construite à partir de « savoir » . Ce n’est pas fait pour faire marcher les collaborateurs au pas comme dans les supermarchés, servir d’instrument de peur ou blanchir de la sainteté de « l’objectivité » des directives polémiques !
    Pour plus clairement exposé, mieux vaut vous rapprocher des écrits d’un universitaire de Montpelier je crois (Michel Vial), dont les sens cernent très bien comment aborder une évaluation efficiente et généreuse par contrecoup, même si ce n’est pas ce qui est cherché au départ. (il l’aborde avec une philosophie structuraliste si j’ose dire) _édition De Boeck à lire par tous les travailleurs sociaux (il y a 3 ouvrages)

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  22. Avatar de MG

    Dans la Drôme pour la situation de Crise, l’arrosage des potagers et des golfs sont interdits.
    https://www.drome.gouv.fr/arrete-secheresse-en-vigueur-a8322.html
    Dans le Vaucluse pour la situation de Crise, l’arrosage des potagers est interdit et l’arrosage des greens est toléré sans dépasser 30% de la consommation normale.
    Pour les bassins versants à cheval sur les deux départements c’est où l’un ou l’autre (sans doute suivant le département majoritaire).
    La justification de cette différence de traitement … bonne question!
    Le plus drôle c’est que pour l’utilisation de l’eau du robinet, peu importe sa source c’est le bassin versant qui prévaut. Ainsi des sources collectées dans des zones en crise peuvent être utilisées sans restriction dans des zones différentes et inversement des sources collectées dans des zones non sujettes à restriction ne peuvent pas être utilisées dans des zones en crise.
    Fin juillet, après l’arrêté de crise privant d’arrosage une grande partie des potagers de la Drôme, je fus surpris (mais pas outre mesure) de voir l’eau dégueuler des massifs et des ronds-points de St-Paul-Trois-Châteaux qui est sur la zone sans restriction. Dans le même temps un agriculteur qui peine à sortir 800€ par mois pour vivre, tentant de sauver son jardin, se prenaient 1500€ d’amende de l’autre côté de la Drôme. Deux « rumeurs » dans le même coin (c’est important les rumeurs) la première (très probable) veut que des touristes se sont plaints auprès d’un maire d’une petite commune rurale du manque d’eau de baignade dans la rivière dénonçant les agriculteurs qui pompent dedans, l’autre veut qu’une partie des dénonciations serait le fait d’écologistes. Les projets de mise en tuyau des canaux d’arrosage pour mieux contrôler les prélèvements fleurissent un peu partout (au détriment de la biodiversité qui en profite aussi). Les stocks pour alimenter le bétail l’hiver sont déjà bien entamés et on commence à parler de vendre le bétail de lait en boucherie pour diminuer les besoins en aliments.
    Donc « bonne nouvelle », le prix de la viande va baisser provisoirement et il y aura très probablement de nombreuses fourches dans les prochaines jacqueries (normal).
    Bonne soirée
    MG
    PS: Il est annoncé de la pluie mais c’est bien connu en agriculture (surtout méditerranéenne pour la vrai pluie) comme en économie, « il pleut toujours où c’est mouillé »!
    https://www.cinearchives.org/Catalogue-d-exploitation-494-309-0-0.html

    5
  23. Avatar de Lady

    Un monde d’hommes qui se prennent pour dieux, avides de pouvoir, méprisant animaux, femmes, arbres, enfants en ne sachant pas prévenir à long terme leur environnement. Il serait temps, grand temps de freiner la croissance d’une population humaine qui ne prend pas l’exemple des fourmis, détruit les ressources sur terre , laisse aller famines, guerres, injustices en mauvaise intelligence.
    Le modèle a été et reste de pouvoir matériel, indifférence d’autrui, sur consommation . Il est celui de la stupidité brute. Sans bouleversement de ce qui fait la dite société de gâchis et de mépris du vrai, nous sombrerons ensemble, innocents et raisonnables compris. Interdire l’arrosage d’arbres est nier la vie, ne pas prévenir les incendies avant l’été est plus qu’ineptie.

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