Silicon Valley Bank

La Silicon Valley Bank a été saisie. La Federal Deposit Insurance Corporation qui garantit les dépôts bancaires à hauteur de 250.000 dollars est intervenue et a pris possession de la banque au nom du gouvernement américain (allant au devant d’une panique bancaire durant le week-end et une foule en colère lundi à la première heure).

En montant des actifs : 209 milliards de dollars, il s’agit de la seconde faillite la plus retentissante aux États-Unis. Le record étant toujours celui que détient Washington Mutual depuis 2008.

Les déboires de la Silicon Valley Bank relèvent de ce que l’on qualifie de « crise obligataire » : lorsqu’une hausse du coupon consenti par le gouvernement sur ses obligations récemment émises déprécie les obligations déjà en circulation ayant été émises avec un coupon plus faible.

Par comparaison en effet de leur rendement, une obligation qui ne verse que peu d’intérêts se revendra moins cher qu’une autre dont les versements d’intérêt sont plus élevés.

Or la Federal Reserve, la banque centrale américaine, emprunte désormais à des taux plus élevés, les taux ayant été relevés pour « lutter contre l’inflation », lire : « Pour ne pas décourager les capitalistes qui se jetteraient du toit de l’Empire State Building si le taux de leurs rentes était plus faible que le taux de l’inflation » (= l’ « euthanasie du rentier »).

C’est là l’explication du paragraphe suivant que l’on peut lire depuis 2 heures dans le Financial Times :

Les problèmes du groupe bancaire découlent d’une décision prise au plus fort du boom technologique de placer 91 milliards de dollars de ses dépôts dans des titres à long terme tels que des obligations hypothécaires et des bons du Trésor américain, qui étaient considérés comme sûrs mais qui valent aujourd’hui 15 milliards de dollars de moins que lorsque SVB les a achetés, après que la Réserve fédérale a augmenté les taux d’intérêt de manière agressive.

Piqûre de rappel : mon billet du 26 septembre 2008

Une des grandes chansons politiques des années pré-soixante-huitardes est un montage de Paul Simon datant de 1966 : 7 O’clock News / Silent Night. « Douce nuit » est chantée au premier plan par Simon & Garfunkel tandis qu’en arrière-plan, la radio égrène les nouvelles, dont nulle n’est bonne.

Voici mon propre remake : lancez la musique et lisez les nouvelles en première page du Wall Street Journal.

La production de CO2 a bondi de 3 % en 2007, mettant le monde sur les rails du pire scénario de réchauffement climatique

Très peu de scénarios favorables en vue alors que la crise continue de s’étendre

Le Pakistan fait savoir que des salves d’avertissement ont accueilli deux hélicoptères américains qui traversaient la frontière avec l’Afghanistan

Les régulateurs fédéraux ont saisi Washington Mutual : il s’agit de la plus importante faillite bancaire dans l’histoire des Etats-Unis

Un procureur de Guantanamo ayant affirmé que ses supérieurs ont fait disparaître des preuves, a refusé de témoigner dans un cas de crime de guerre

Le marché monétaire à court terme est en plein désarroi, augmentant la probabilité que le tarissement du crédit affecte l’économie

La Chine a lancé un équipage de trois hommes dans l’espace

L’interdiction des ventes à découvert par la Securities & Exchange Commission signifie la fin du marché des obligations convertibles, une source essentielle de financement pour les compagnies en difficulté

Un des principaux critiques de l’établissement de colonies en Cisjordanie a été blessé dans un attentat à la bombe

Les ventes de logements neufs aux États–Unis ont baissé en août de 11,5 % par rapport à juillet

L’ouragan Kyle s’est formé au Sud des Bermudes

La chicanerie politique jette le trouble dans les négociations relatives au plan de sauvetage s’élevant à 700 milliards de dollars. Les économistes et les milieux financiers s’interrogent : le plan fonctionnera-t-il comme prévu ?

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89 réponses à “Silicon Valley Bank

  1. Avatar de sydney
    sydney

    Krach mondial économique en vue !?

    1. Avatar de gaston
      gaston

      Dans le New York Post il y a quelques heures :

      « Michael Burry, l’investisseur excentrique présenté dans le film de 2015 « The Big Short », a averti : « Il est possible aujourd’hui que nous ayons trouvé notre Enron. »

      https://nypost.com/2023/03/10/silicon-valley-bank-meltdown-sparks-contagion-fears/

      1. Avatar de Paul Jorion

        Hmm… en 16 ans de blog vous êtes le premier à oser citer ici le … New York Post 😉 !

        P.S. Pour ceux qui ne connaissent pas l’animal, une « une » typique :

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Oui, je sais que le NYP appartient à Murdoch, mais en l’occurrence, j’avais parcouru plusieurs articles de différents journaux US et j’avais choisi celui-ci car il se recoupait avec les autres tout en me semblant le plus complet. Mais peut-être avez-vous décelé une fake dans le contenu ?

      2. Avatar de sydney
        sydney

        Michael Burry a refait un twitte disant ceci : « Next, we find our WorldCom. Patience. » On verra ce que ça signifie si il a raison. En tout cas lundi risque d’être chaud.

  2. Avatar de CloClo
    CloClo

    Je me souviens de cette phrase de Poutine dans l’un de ses nombreux discours d’illuminé : « Les Occidentaux pensent qu’on peut manger des billets de banques, rhaaa les nuls  » ou un truc dans le genre. Et sur le coup je l’avais trouvé plutôt au fait de réalité matériel et je ne pouvais que lui donner raison.

    Le réveil va être dur.

      1. Avatar de Tout me hérisse
        Tout me hérisse

        Bon sang ! C’est encore un coup de Raoul, il a réussi à former des rats pour disperser la monnaie fiduciaire façon puzzle au pays de Ganesh…🤣

    1. Avatar de Nosfératus
      Nosfératus

      @cloclo « le réveil va être dur »…….Pour qui?

      1. Avatar de CloClo
    2. Avatar de Henri
      Henri

      M.CloClo

      Beaucoup ici – au vu de votre capacité soudaine à parler normalement sans chercher pouilles à tout bout de champ – éviteront de vous imiter et de vous traiter de tous les noms d’oiseaux dont vous ne vous êtes jamais gêné pour caractériser vos adversaires politiques réels ou imaginaires.

      1. Avatar de CloClo
        CloClo

        Pas capté ton commentaire, tu veux me draguer Henri ? Mais je suis déjà pris. Ou bien dès que je suce un peu Poutine, à tes yeux, je parle normalement ? Si tu pouvais au moins essayer d’être clair mon biquet…

  3. Avatar de Timiota
    Timiota

    Une banque siliconée, faut dire que c’était gonflé !

    1. Avatar de François M
      François M

      Elle devait avoir de(ux) beaux atouts …

    2. Avatar de Benjamin
      Benjamin

      Et maintenant c’est l’heure de passer sous le scalpel de la FDIC : c’est chirurgical… 😉

    3. Avatar de Maxfriend
      Maxfriend

      … et avec des joints (venture) même pas étanches. Pfff… quel boulot de mer*e !

      1. Avatar de Benjamin
        Benjamin

        @ Maxfriend,

        Les joints pas étanches… c’est jeter l’argent par les fenêtres !…. lol

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          @Maxfriend Autant fumer la moquette !

  4. Avatar de ludyveen
    ludyveen

    Suite à un besoin impèrieux de liquide, z’ont chopé le verre solitaire…mais le vers est surement ailleurs…on attend l’expertise avant de trinquer.

  5. Avatar de Garorock
    Garorock

     » SVB avait provoqué une vente mondiale d’actions bancaires après avoir lancé une vente d’actions de sauvetage pour combler un trou de près de 2 milliards de dollars (1,7 milliard de livres sterling) dans ses finances.

    La banque a perdu les fonds lorsqu’elle a vendu un portefeuille d’obligations en réponse à une baisse des dépôts des clients. Ces obligations avaient perdu de la valeur en raison de la hausse des taux d’intérêt, laissant SVB avec un manque à gagner.

    Ses actions cotées aux États-Unis ont initialement plongé de 60% jeudi et ont été stoppées vendredi après avoir chuté de 66% dans les échanges avant commercialisation, avant que les régulateurs n’interviennent.

    Les problèmes rencontrés par SVB étaient relativement uniques, étant donné qu’il sert des startups du secteur de la technologie, pour lesquelles le financement s’est tari ces derniers mois. »

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Garorock Autrement dit l’oubli du risque obligataire ! Et certainement à cause de mesures réglementaires obligeant à constituer des réserves en partie sous cette forme à la merci de décision discrétionnaires d’autorités (taux), alors qu’un investissement sous forme d’actions ne court pas ce risque, puisqu’il ne dépend que du bon vouloir d’investisseurs multiples et moutonniers !
      Risque systémique ?

  6. Avatar de Garorock
    Garorock

     » Aujourd’hui, la question est : qui va racheter cette banque de 6.500 salariés créée il y a 40 ans, peu connue du public, mais devenue ces dernières années le principal financeur du capital-risque en Californie et la banque préférée des startups ? Cette banque a notamment pleinement profité de la politique monétaire ultra-accommodante de la banque centrale américaine pendant la crise sanitaire en permettant à ses clients startups de lever à foison de l’argent gratuit. Du coup, le bilan de la banque a quasiment doublé en 2021 ! Mais la brusque remontée des taux d’intérêt a changé la donne. »

  7. Avatar de Chabian
    Chabian

    Message rassurant sur RFI ce soir d’un consultant d’une boite de conseil : « Mais en l’occurrence, la raison pour laquelle cela ne devrait pas être le cas, c’est que la banque en question est une banque de la Silicon Valley, qui finançait des start-ups de la tech », explique-t-il. D’abord, c’est une banque BTB, donc elle finance des entreprises, ce n’est pas une banque de particuliers, et donc elle a un nombre limité de clients et un périmètre limité d’intervention qui ne traduit pas une contagion sur de la clientèle classique qui fait le gros des clients dans le monde qui sont les clients particuliers, voire les clients d’autres entreprises. Donc, on est vraiment sur quelque chose de très localisé… »
    Mais moi, qui n’y connait rien, je pense que des banques et des fonds ont du investir massivement dans cette banque promise à la croissance et devenue géante, qui a fait un placement qui est dévalué. Ce sont donc ces banques et ces fonds, qui vont être exposés dès ce WE, et subir des retraits dès que possible. Les petits particuliers sont protégés, mais tous les autres…
    A se demander si les régulateurs n’auraient pas dû être moins « agressifs » à jeter des « brassards de nage »aux rentiers…
    Et à se rappeler que bien des petits en Europe boivent la tasse avec le prix de l’énergie : le suicide du populo n’est pas une « priorité du quinquennat »…

    1. Avatar de Benjamin
      Benjamin

      Bonjour Chabian,

      Cette réaction de ce consultant me rappelle vaguement celle d’un certains nombre de consultants qui avaient prétendu au début de la crise des subprimes que l’Europe était à l’abris… Que c’était qu’un problème américain.

      Comme si l’investissement d’entreprises dans d’autres entreprises ou la titrisation n’existait pas… surtout dans une économie et des marchés financiers mondialisés.

      Bien entendu qu’il y a un risque potentiel d’effet « dominos »… Pas certain… Mais pas négligeable non plus !

    2. Avatar de Ovni de MArs
      Ovni de MArs

      D’autant que la valeur des « bonds » détenus par la Silicon Valley Bank a monté ce we, ce qui permettra à la FDIC de mieux renflouer les épargnants. Si cette valeur avait remonté quelques jours auparavant, la Silicon Valley Bank aurait peut-être pu évité le run
      voir ici :
      https://wolfstreet.com/2023/03/10/rip-silicon-valley-bank-shut-down-by-california-regulator-taken-over-by-fdic-shareholders-bailed-in-insured-depositors-to-get-their-cash-by-monday/

    3. Avatar de XTIAN
      XTIAN

      @Chabian

      Sur le premier point de votre commentaire, SVB a 175 milliards de dépôts non sécurisés , et si aucune solution n’est trouvée ce week end par la FDIC ( rachat des actifs ou fusion avec une autre banque ) il y aura un gros effet domino : perte du cash des clients Private Equity et des clients Start Up, non versement des salaires dans les Start up clientes , perte de valeur chez les fonds de Private Equity avec dans le sillage de cette perte de valeur le déclenchement de covenants bancaires, puis des risques de contrepartie entre banques.
      La FDIC va donc essayer de trouver une solution ce week end , mais compte tenu de l’impréparation chez SVB , il peut y avoir une perte de confiance et donc absence de candidat à la fusion , le tout précédant un mouvement de panique dans le sens d’une prophétie auto- réalisatrice .

      Par ailleurs je ne partage pas l’analyse de Paul que vous reprenez en creux dans la deuxième partie de votre commentaire avec les brassards de nage.

      Je retranscris ci-dessous ce que Paul a écrit :
      « Or la Federal Reserve, la banque centrale américaine, emprunte désormais à des taux plus élevés, les taux ayant été relevés pour « lutter contre l’inflation », lire : « Pour ne pas décourager les capitalistes qui se jetteraient du toit de l’Empire State Building si le taux de leurs rentes était plus faible que le taux de l’inflation » (= l’ « euthanasie du rentier ») »

      C’est l’inverse qui se passe : la FED ( idem pour la BCE) a relevé insuffisamment tôt et fort les taux d’intérêt : les taux nominaux ont certes monté, mais les taux réels sont inférieurs à l’inflation et sont donc toujours négatifs .

      Ce sont les taux d’intérêt réels négatifs qui sont à l’origine de la hausse des marchés actions et de la poursuite de l’endettement .
      C’est l’indicateur que personne ne voulait voir sur les « marchés » : l’éléphant dans le couloir:)

      Les » marchés » , au delà du PB posé par SVB , vont prendre conscience que les taux réels vont devenir positifs dans le sillage de deux autres indicateurs disponibles :
      – la fin des gains de productivité et donc de la croissance des résultats des entreprise
      – les besoins colossaux du financement de la transition écologique , dans un contexte de croissance nulle , avec des taux réels positifs supérieurs à la rentabilité des investissements indispensables à la transition écologique.

      Et, cela arrivera quelque soit la décision de la FDIC ce week end, l’épisode SVB permettant aux « marchés » d’ouvrir les yeux et de voir l’éléphant dans le couloir 🙂

      PS Pour Benjamin , juste pour plaisanter 🙂

      Bon avec un peu de chance les assureurs mutualistes vont pouvoir régler cela:)
      A moins que leur portefeuille d’obligations sans risque ne perde également 40% de leur valeur !

      1. Avatar de Benjamin
        Benjamin

        @ Xtian,

        Ce que j’attends de voir avec impatience, ce sont les investissements des clients de la SVB dans les autres entreprises (high tech ou non).

        Car ceux qui ont perdu du cash dans cet histoire vont nécessairement couper des lignes d’investissement. L’effet « dominos » peut se trouver à ce niveau là !

        Et c’est pourquoi, avec la globalisation de l’économie, nous ne sommes pas à l’abris que cette faillite face des répliques y compris en Europe.

      2. Avatar de Garorock
        Garorock

        Moi, si j’étais à la place d’oncle Joe (fatigué) qui est un peu plus de gauche que notre président bien-aimé, je nationaliserais SVB!
        175 milliards c’est rien du tout et y’aurait même pas besoin d’en donner autant. ( je peux pas vous expliquer comment mais je sais que c’est possible 😊)
        Du socialisme aux states! Voila de quoi donner envie aux Russes et aux chinois! Sans complot. Sans missiles. Et sans vengeance.
        Vas-y Joe.
        Vas-y fonce.
        Dans la nuit vers l’Amazone…

        1. Avatar de XTIAN
          XTIAN

          C’est possible, mais improbable 😏

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            Et voila!
            Dans la série: comment désespérer Billancourt, bille en tête…
            Je voulais te féliciter pour ton commentaire charpenté ci-dessus, Xtian, mais pour la peine, je ne le ferais pas…
            😎

            1. Avatar de xtian
              xtian

              Improbable, mais pas impensable:)

              Mais bon, Il n’y aura pas de nationalisation, car nationaliser la Silicon Valley:) ce n’est pas trop dans l’ADN des US.

              La solution qui sera mise en place nécessite de combiner ingénierie financière ( facile) et psychologie des investisseurs ( compliqué). Une garantie partielle de l’état pourrait aider bien sûr :
              – Si la garantie de l’état est trop visible , c’est rassurant quelques jours , mais inquiétant pour la suite
              – Si il n’y pas de garantie, les repreneurs peuvent hésiter

              Mais le plus probable c’est qu’une négociation est en cours avec une revue des actifs et un pricing des actifs par Goldman avec peut être un pré-placement avec décote lundi matin.

              Si le pré-placement est trop compliqué , les repreneurs – avisés bien sûr:) – mettront en place une structure de cantonnement et de defeasance du passif avec , pour faire court, une clause de retour à meilleure fortune .

              1. Avatar de Garorock
                Garorock

                 » Mme Yellen, s’exprimant sur l’émission CBS « Face the Nation », n’a pas voulu dire quelles mesures les régulateurs pourraient prendre pour protéger les déposants, y compris ceux dont les fonds sont maintenant gelés à la banque. Mais elle a dit qu’elle était consciente que de nombreuses petites entreprises comptent sur les fonds détenus à la Silicon Valley Bank et que les régulateurs s’efforcent de répondre à ces préoccupations.

                Le secrétaire au Trésor a suggéré qu’une acquisition de Silicon Valley Bank est l’un des résultats possibles et que les régulateurs tentent de remédier à la situation « en temps opportun ».

                1. Avatar de Garorock
                  Garorock

                  Vas-y Janet, fonce!
                  Dans la lumière vers le socialisme…
                  😎

                  1. Avatar de gaston
                    gaston

                    Socialisme ?

                    Pas d’emballement, ce que Yellen a suggéré c’est une acquisition par une autre banque, mais pas de renflouement fédéral.

                    Le socialisme ? Un peu plus loin… Un peu plus tard… 😓

                    https://www.huffpost.com/entry/janet-yellen-treasury-silicon-valley-bank-bailout_n_640de991e4b08e08735a733a

  8. Avatar de Arnould
    Arnould

    En gros au point où nous en sommes, de deux chose l’une :

    – Soit continuer de monter les taux directeurs pour contenir l’inflation et éviter une révolution, mais ça va faire couler l’économie et nous aurons certainement la révolution quand même ?
    – Ou bien baisser à nouveau les taux, relancer le QE (quantitave easing), du coup laisser filer l’inflation et arriver à la révolution ?

    Et pourquoi pas opioïdes à volonté dans les soupes populaires ?

    Ou évidemment une recette qui a déjà bien fonctionné, une 3ème guerre mondiale pour exporter les problèmes ? Mais ce sera difficile car les Russes, Chinois, Iraniens et autres bougres voient bien qu’ils n’ont plus qu’à attendre tranquillement.

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Arnould A condition de ne pas en être le théatre, quoique à plus long terme on s’en sorte économiquement pas plus mal (Japon, Allemagne) au moins un certain temps, pour ce qui est de la deuxième. La guerre froide n’a pas eu le même effet aussi Poutine recherche-t-il peut être involontairement une méthode qui a marché ?

      1. Avatar de Kroupy
        Kroupy

        S’ils ne s’en sont pas sorti plus mal, c’est à cause :
        1. des US qui ont fait absolument TOUT ce qu’il fallait pour que les pays tiennent le coup (jusqu’à leur éviter d’avoir à payer les réparations de guerre, qu’on attend toujours…).
        Toutefois, il n’y a plus de refinanceur en dernier ressort à l’Ouest.
        Et il n’est pas dit, si le camps opposé l’emporte, que la Chine soit tentée par ce genre de geste.
        2. de leur culture (la discipline, le sacrifice pour le groupe, la capacité, selon les circonstances, à opérer sans état d’âme un changement à 180e), que très peu de pays occidentaux possèdent.
        Les USA, par exemple, ne l’ont pas, et c’est pour ça qu’ils sont foutus.

        Sinon, il n’y a jamais eu d’autre issue que la guerre , civile ou mondiale.
        Aucune exception dans l’histoire : chaque fois qu’on imprime des billets, ca finit de la même façon (les assignats…).
        Après, il reste possible que cette fois, pour x ou y raison, cela finisse autrement…

        1. Avatar de Ruiz
          Ruiz

          @Kroupy En effet Allemagne et Japon constituaient Au début de la guerre froide les marches de l’empire Etats-Unien qu’il convenait de favoriser économiquement( les empires déchus britanniques et français étant voués à la décolonisation). Traitement favorable des vaincus asservis, mais pas des gagnants (Corée du Nord/Sud, Vietnam, Iran, Afghanistan) le chaos restant pour des situations intermédaires Irak, Lybie, le soutien économique par l’extension forcée et précipitée de l’U.E. vers l’EST pour les nouvelles marches devenues accessibles par la fin de la guerre froide, au point d’influencer les populations d’Ukraine (voire Georgie ..).
          La Chine pourrait être tentée de renflouer la Russie contre quelques matières premières …
          2) L’esprit communautaire de groupe était justement ce qui avait permis leurs initiatives au début de la deuxième (Allemagne Japon)

          Les USA qui comme la France se revendiquent d’une idéologie universaliste basé sur des principes de débats démocratique savent aussi exhalter la fibre patriotique comme la propagande de guerre l’a prouvé, le mac carthysme, au moins autant que la France pendant la première guerre Mondiale.

  9. Avatar de Benjamin
    Benjamin

    Bonsoir à toutes et tous,

    Une fois n’est pas coutume, je vais jouer les « Philippe Soubeyrand » : tic tac… tic tac… tic tac… le temps est venu pour la prochaine crise systémique des marchés financiers… 😉

  10. Avatar de Khanard
    Khanard

    «  »Voici mon propre remake : lancez la musique et lisez les nouvelles en première page du Wall Street Journal. » »

    ce qui serait intéressant serait d’avoir la litanie des nouvelles qui s’égrènent aujourd’hui .
    -co2 : rien n’a changé
    -guerres : idem
    -chine: idem
    -cisjordanie : idem
    -effondrement immobilier : idem (en France)
    -ouragan: tempête de neige en Californie
    -chicaneries : idem

    etc….

    et que je sache Simon et Garfunkel chantent toujours 7 o’clock

    on pourrait conclure https://youtu.be/78DQZy4l-5A

    M. Jorion l’a toujours dit je crois : rien n’a été fait .

    1. Avatar de gaston
      gaston

      Oui, vous avez raison, « rien n’a changé », mais tout a largement empiré :

      – guerre : la 3è WW est en route,
      – CO², réchauffement etc… x par X %,
      – montée des extrêmes droites,
      – épuisement des ressources,
      – crises financières, endettements etc…
      – extinction des espèces,
      et j’en passe, et j’en passe…

      Oui, en 15 ans, depuis 2008, nous pouvons dire que l’effondrement a commencé.

  11. Avatar de timiota
    timiota

    Pas évident quel impact cela aura sur la techno US sauce 2023: d’un côté, les actifs « en dur » et plus pérennes que les startup, — qui seraient si j’ai bien compris ceux souhaités par le fameux « chips Act » — pourraient avoir un regain de considération face à une tech Californienne qui patauge sur le front de l’IA et du quantique (choses qui tardent à se traduire en gain réels, même si les deux font des progrès).

    D’un autre côté, s’il devient plus facile de spéculer sur le gaz naturel ou sur les futurs soins aux déjà-malades des opioïdes (il suffit que 15% soient solvables, sur les autres 85%, une partie vendra père et mère aussi), pourquoi s’embêter à risquer ses fonds là où les GAFAM ont déjà fait leurs emplettes et ont déjà un peu vidé les étagères ?

    On n’est pas loin de se retrouver avec la situation des années 1972 à 1980, quand les géants type GE et autres IBM s’épuisaient dans une domination relativement illusoire des innovations, alors même que les Jobs et Wozniak étaient plus agiles dans leur garage avec la « micro-informatique ». Ce qui me fait souci est que la « base » (le « peuple des garages ») n’a pas les moyens de taquiner grand chose d’innovant dans le cadre de 2023. A la clé d’un peu tout, il faut une armada de serveurs, on peut au plus détourner l’usage d’un mix carte graphique / carte IA (« tensor » etc) pour trouver une niche d’appli.
    Essayons de rester humble, entre les nouvelles formes d’organisation numérique que les ukrainiens sont obligés d’inventer à la vitesse grand-V, et le fait qu’une innovation de rupture est par principe invisible avant son émergence, un rebond est possible (mais n’est souhaitable que si le nouveau machin favorise la permaculture et le voyage en train, et tari les rots des vaches ( ah le club des rots taris à la mémoire de P. Dac)… c’est pas gagné)

      1. Avatar de Paul Jorion

        ChatGPT d’un côté, empêcher les vaches de péter d’un autre ? Il faut savoir !

        P.S. J’ai eu un moment « Alphonse Allais » ! Le premier en 16 ans de blog, il faut m’excuser.

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Vous êtes tout excusé, puisque ce sont des vaches à lait…

  12. Avatar de Henri
    Henri

    « Le garage est un peu un mythe. Nous n’y avons rien conçu, pas de maquette, pas de prototype ou de planification de produits. Nous n’y avons rien fabriqué. Le garage ne servait pas à grand-chose, si ce n’est à nous sentir chez nous. » – Steve Wozniak

    1. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Henri Une sorte de rond-point en quelque sorte pour recharger l’élan par le discours d’un visionnaire exigeant comme Jobs, mais le développement se serait fait en perruque chez HP ?

      1. Avatar de Henri
        Henri

        M.Ruiz

         » (…) …en perruque chez HP  » … tout à fait ! Une longue émission de Radio France sur le duo mentionnait exactement cela.

  13. Avatar de Khanard
    Khanard

    Rassurez vous je ne vais pas faire une énième analyse de la situation. Je n’y comprends absolument rien à tous ces processus . Ce que je peux par contre dire c’est qu’il y a quelques années, disons avant 2008 , la santé de la bourse était un baromètre assez observé à la loupe. Ce même marché boursier était assez sensible aux désordres qui parcourent notre planète , il n’y a qu’à se souvenir que de simples tulipes ont donné naissance au crack boursier de 1929. Or aujourd’hui que voyons nous ? Pandémie ? résultat rien. Guerre en Ukraine ? Rien. bien au contraire . Maintenant SVB en faillite ? Attendons de voir .
    Est ce à dire que les marchés spéculatifs sont sains ? Solides ? Résilients ? Alors pourquoi s’entêter à vouloir les interdire ?😉😉
    (les plus importants sont les émojis )

  14. Avatar de l'arsène
    l’arsène

    Cela me rappelle une phrase tirée du film  » La Haine  »
    C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages et qui se répète sans cesse en voyant défiler les étages : jusqu’ici tout va bien, l’important c’est l’atterrissage.

  15. Avatar de Antonin Arlandis
    Antonin Arlandis

    Ça change pas mal de choses. Je me disais que bien que la hausse des taux pourrait occasionner une récession en 2023. Après c’est pas sûr non plus et de ce que je comprends ce sera le cas si d’autres banques sont impactées par les hausses des taux et en difficulté comme la SVB. Par contre, ce qui m’inquiète c’est pour les élections de 2024. Pour l’instant Trump est en difficulté et c’est sûr qu’il perdra s’il arrive à se représenter. Mais est-ce que ce sera le cas si en 2023 on a un gros krach suivi d’une hausse du chômage ? D’un côté la récession fait baisser les émissions de CO2 mais de l’autre elle alimente le populisme et aggrave donc la crise climatique… Si on veut s’en sortir il nous faut un système soutenable du point de vue social, écologique, économique et financier…

  16. Avatar de Pascal
    Pascal

    Franchement, je ne comprends pas pourquoi autant d’inquiétude. Sur France Info, l’affaire Silicon Valley Bank arrive seulement en 20eme position. Après la grève pour les retraites, la corruption au Parlement Européen et pourquoi faut-il se méfier de Tik Ton. Et surtout bien après le Tournoi des six nations, les Pink Floyd, Karim Benzema… Show must go on !😂😂😂

  17. Avatar de Gépé
    Gépé

    Un devoir d’économie pour ChatGPT.

    Comment échanger, investir… survivre quoi ! Sans les banques et sans les banquiers.
    Sans rémunérer des intermédiaires, sans encourager les jeunes cons qui ne pensent qu’à être milliardaires et ne jurent que par la croissance, la compétition… et n’atteignent que la prévarication et la corruption ?

    1. Avatar de marc ROLLAND
      marc ROLLAND

      Il existe plusieurs options pour échanger, investir et gérer ses finances sans faire appel aux banques et aux banquiers. Voici quelques pistes à explorer :

      Les monnaies alternatives : Il existe des monnaies alternatives comme les monnaies locales, les monnaies complémentaires et les cryptomonnaies. Ces monnaies permettent de faire des échanges sans passer par le système bancaire traditionnel et offrent des avantages en termes de sécurité, de confidentialité et de transparence.

      L’investissement participatif : L’investissement participatif permet de financer des projets en direct, sans passer par les banques. Cette méthode d’investissement permet de participer à des projets qui correspondent à vos valeurs et à vos objectifs, tout en offrant un potentiel de rentabilité.

      Les coopératives financières : Les coopératives financières sont des institutions financières sans but lucratif qui sont détenues et gérées par leurs membres. Les coopératives financières offrent des services financiers comme les comptes d’épargne, les prêts et les cartes de crédit, mais elles sont souvent moins coûteuses que les banques traditionnelles.

      La gestion financière personnelle : La gestion financière personnelle est une compétence importante qui peut aider à éviter les problèmes financiers et à gérer ses finances de manière plus efficace. Des ressources en ligne et des applications peuvent aider à gérer son budget, suivre ses dépenses et planifier ses investissements.

      Il est également possible d’investir dans des entreprises et des projets qui ont une mission sociale et environnementale positive, plutôt que de rechercher uniquement le profit à tout prix. En choisissant des investissements responsables, vous pouvez contribuer à un monde plus durable et équitable.

      Regenerate response

      1. Avatar de Paul Jorion

        Les monnaies alternatives : Il existe des monnaies alternatives comme les monnaies locales, les monnaies complémentaires et les cryptomonnaies. Ces monnaies permettent de faire des échanges sans passer par le système bancaire traditionnel et offrent des avantages en termes de sécurité, de confidentialité et de transparence.

        Hmm… ChatGPT n’est donc pas vraiment infaillible 😉 .

        ChatGPT, excuse-moi de te le dire mais que « les monnaies locales, les monnaies complémentaires et les cryptomonnaies » « offrent des avantages en termes de sécurité, de confidentialité et de transparence », tu as trouvé ça sur le site d’une vedette de télé-réalité … pas vraiment sur Wikipédia !

  18. Avatar de Pascal
    Pascal

    Même pas une ligne dans le Huffington post ! Vous croyez qu’on nous cache quelque-chose ?😱😂

      1. Avatar de Pascal
        Pascal

        Chez les anglais peut-être mais l’information n’a pas encore traversé la Manche !😂😂😂
        https://www.huffingtonpost.fr/economie/

        1. Avatar de gaston
          gaston

          Eh oui, pour trouver l’info, il faut surfer, pas mal naviguer ⛵ et surtout beaucoup ramer.🛶

  19. Avatar de Guy Leboutte

    Perdre 15 milliards sur un achat de 91, ça fait 16,48%.
    Or la hausse des taux est tout faible, peut-être limitée autour de 2%. Est-ce que cette baisse de 16,48 correspond strictement à la perte de valeur actualisée, ou des ventes massives ont-elles réduit le cours au-delà de cette perte théorique ?
    Ma règle à calcul ne va pas jusque là.

    1. Avatar de Guy Leboutte

      Correction: supprimer « tout » et lire « Or la hausse des taux est faible » 🙁

    2. Avatar de Paul Jorion

      Je n’ai plus mes simulations sur feuilles Excel (si j’ai une minute tout à l’heure je referai ça – à moins que l’un d’entre vous ne me double) mais le problème est le suivant : pendant 30 ans (Long Treasury Bond) une obligation achetée aujourd’hui (c’est-à-dire que vous prêtez à l’État US) vous fera des versements semi-annuels de « coupon » (= taux d’intérêt) de disons 4% alors que l’année passée, vous aviez obtenu un coupon de 2% sur une obligation du même type.

      La norme, désormais c’est une Treasury 30 ans à 4%. Son prix, c’est ce qu’il faut payer pour l’acheter, c’est-à-dire le montant que vous prêtez à l’État US. Donc le prix aujourd’hui, c’est 100% de la somme que vous prêtez à l’État.

      Maintenant quelqu’un vous dit : « Je vous vends une obligation de l’année dernière, elle est presque neuve : il lui reste 29 ans à courir, je vous la vends pour 98% de son prix, vous faites une affaire ! ».

      À quoi vous répondez « Eh ! Minute papillon ! Mais elle ne fera que du coupon de 2% au lieu de 4% pendant … 29 ans ! Sa véritable décote, c’est X (le chiffre que l’on trouvera sur ma feuille Excel reconstituée 😉 ) ».

      1. Avatar de Garorock
        Garorock

        Si je veux vendre d’occasion mon SUV 25000 euros qui consomme 7 litres au cent et que dans le même temps en face il y a l’ offre d’une Dacia neuve qui consomme 5 litres, je vais avoir du mal à le vendre…

        1. Avatar de timiota
          timiota

          Oui, enfin, les obligations, c’est la version « Carrefour » de ce couple Dacia/SUV, celle où « on positive ».

          Pour ceux qui ont connu les loyers « loi de 1948 », c’est un peu comme si on proposait à leur propriétaire des aparts avec loyers libres, cela décote forcément lourdement les apparts avec loyers fixés à une chiche somme.

          Ce qui m’étonne (un peu) c’est que l’évolution n’est guère adiabatique. Les taux augmentant par crans assez élevés, les décotes sont dans les proportions des taux. Si on passe en taux (coupon) de 2 à 2,5%, la décote est 20%.
          Ce qui fait qu’il n’y a pas de possibilité de s’adapter en continu, voire de passer par des options (des produits notionnels qui répartissent les efforts) avec une optimisation suivant la demi-arnaque du théorème de Black et Scholes, tout sourire. A croire qu’il y a une nécessité biologique de garder cette fragilité pour que le gène schumpeterien de la destruction créatrice s’exprime tant et plus.

        2. Avatar de Guy Leboutte

          On peut faire confiance à la bêtise quasi générale des amateurs de SUV. Dit autrement, les SUV continuent à se revendre très bien, leur cote va baisser lentement, et donc plus tôt au revend, mieux on s’y retrouve.
          Bien sûr, tout ça ne nous rendra pas le Congo. (Dicton belge ironique.)

          La limitation du réchauffement climatique**, c’est foutu. Ça se joue sur des conditions gigantesques que ne peuvent affecter les micro-groupes (en regard du global) comme celui des lectrices et lecteurs de Paul Jorion, ou toute autre couche de gens alarmés.

          ** J’ai une question: pourquoi le ministre français de l’environnement vient-il de déclarer que la température du globe aura augmenté de quatre % en 2100? Cette déclaration n’a pas été infirmée ni minorée par d’autres membres de l’exécutif, et en principe elle a été réfléchie et discutée dans la com’ ministérielle. Donc: quel est le calcul ?

          1. Avatar de timiota
            timiota

            C’est pour mieux vendre les 6+8 EPR demain, je crois que c’est la loi du jour à l’Assemblée Nationale.
            On est peu de Chooz.

      2. Avatar de Guy Leboutte

        Oui oui, j’ai bien compris tout ça. 30 ans c’est hyper long, et sur cette durée, la différence d’1 seul % entre le papier détenu et le taux actuel fait évidemment une belle différence.
        Je n’ai aucune idée des termes plus ou moins longs des bons d’Etat en général ni en moyenne. 30 ans, ça me paraît un maximum, si pas une rareté. Mais je ne suis pas informé de cette moyenne.
        Pour reformuler ma question, je suppose qu’à un certain moment, ceux qui calculent comme votre feuille Excel perdre X % sur leur avoir vu la hausse des taux, et donc vendent, pourraient être assez nombreux pour faire perdre à la cotation des obligations à taux ancien, 1,5X %, 2X%, ou plus.
        C’est là que ça deviendrait intéressant ou catastrophique, selon le point de vue.

  20. Avatar de François M
    François M

    « SVB, qui exerçait ses activités sous le nom de Silicon Valley Bank, avait également 89 % de ses 175 milliards de dollars de dépôts non assurés à la fin de l’année 2022. La FDIC assure les dépôts jusqu’à 250 000 dollars.  »
    https://www.zonebourse.com/cours/action/SVB-FINANCIAL-GROUP-10840/actualite/Analyse-L-effondrement-foudroyant-de-SVB-stupefie-le-secteur-bancaire-43218566/

    89% de 209 milliards, ça fait un paquet de sous qui disparait. Il y a quelques entreprises high-tech qui vont voir leur liquidité … sécher complètement !

  21. Avatar de timiota
    timiota

    Ah, et qui c’est qui a obtenu la « régulation faible » d’une banque dans la fourchette 50 Mds$ 250 Mds$ parce que la forte, c’est rien-que-du-temps-perdu-qui-ne-change-pas-le-vrai-risque-dont-les gens-responsables-comme-moi-savons-bien-qu’il-est-minime ? C’est qui qui a fait du plat aux élus pour qu’ils fassent des mamours à l’administration Obama (à l’époque, 2015, post Dodd-Frank) pour ce genre de chose ? Ben le patron de SVB himself Greg Becker, bien sûr, qui a passé le cap des 100 Mds$ en 2021 et celui des 200 Mds$ en fin 2022, mais toujours sous les 250 Mds$, donc « pas vraiment risqué »…

    C’est dans le Guardian venant de « The Lecter »; voici la traduc DeepL:

    https://www.theguardian.com/business/2023/mar/11/silicon-valley-bank-weaken-risk-regulations-svb

    Le directeur de la Silicon Valley Bank a fait pression sur le Congrès pour qu’il affaiblisse la réglementation sur les risques. Le PDG Greg Becker a personnellement mené la campagne d’un demi-million de dollars de la banque pour réduire la surveillance de son institution – et les législateurs ont accepté.

    Huit ans avant la deuxième plus grande faillite bancaire de l’histoire des États-Unis, le président de la banque a personnellement fait pression sur le Congrès pour qu’il réduise la surveillance de son institution financière, en invoquant le « faible profil de risque de nos activités et de notre modèle d’entreprise », selon des documents fédéraux examinés par le journal Lever.

    Trois ans plus tard, après que la banque a dépensé plus d’un demi-million de dollars en lobbying fédéral, les législateurs ont obtempéré.

    Vendredi, les autorités californiennes ont fermé la Silicon Valley Bank (SVB), l’un des principaux prêteurs aux sociétés de capital-risque et aux jeunes pousses technologiques, et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDA) l’a reprise en main, à la suite d’une panique de ses clients. La banque n’aurait pas eu de responsable des risques dans les mois qui ont précédé la faillite, alors que plus de 90 % de ses dépôts n’étaient pas assurés.

    En 2015, le président de la SVB, Greg Becker, a soumis une déclaration à un groupe de travail du Sénat pour inciter les législateurs à exempter davantage de banques – dont la sienne – des nouvelles réglementations adoptées à la suite de la crise financière de 2008. Malgré les avertissements de certains sénateurs, l’effort de lobbying de M. Becker a finalement été couronné de succès.

    Vantant « la profonde compréhension qu’a SVB des marchés qu’elle sert, nos solides pratiques de gestion des risques« , M. Becker a fait valoir que sa banque atteindrait bientôt 50 milliards de dollars d’actifs, ce qui, en vertu de la loi, déclencherait des « normes prudentielles renforcées« , notamment des réglementations plus strictes, des tests de résistance et des exigences en matière de fonds propres pour sa banque et d’autres banques de taille similaire.

    Dans son témoignage, M. Becker a insisté sur le fait que 250 milliards de dollars était un seuil plus approprié.

    « Sans de tels changements, SVB devra probablement détourner des ressources importantes de la fourniture de financements aux entreprises créatrices d’emplois dans l’économie de l’innovation pour se conformer à des normes prudentielles renforcées et à d’autres exigences », a déclaré M. Becker, qui aurait vendu 3,6 millions de dollars de ses propres actions il y a deux semaines, dans la période précédant la faillite de la banque. « Étant donné le faible profil de risque de nos activités et de notre modèle d’entreprise, un tel résultat étoufferait notre capacité à fournir des crédits à nos clients sans qu’il y ait de réduction significative du risque. »

    Deux mois plus tard, SVB a ajouté à son conseil d’administration Mary Miller, ancienne fonctionnaire du département du Trésor de Barack Obama, en précisant qu’elle avait déjà participé à la supervision des « réformes de la réglementation financière ».

    À cette époque, les dossiers divulgué à l’échelon fédéral montrent que la banque faisait du lobbying auprès des législateurs sur la « réforme de la réglementation financière » et la loi de 2015 sur l’amélioration de la désignation du risque systémique (Systemic Risk Designation Improvement Act) – un projet de loi qui était le précurseur de la législation finalement signée par le président Donald Trump, qui a augmenté le seuil réglementaire pour des tests de résistance plus solides à 250 milliards de dollars.

    M. Trump a signé le projet de loi malgré un rapport des démocrates de la commission économique conjointe du Congrès avertissant qu’en vertu de la nouvelle loi, la SVB et d’autres banques de sa taille « ne seraient plus soumises à pratiquement aucune réglementation renforcée ».

    Le projet de loi a été soutenu au Sénat par 50 républicains et 17 démocrates, dont le sénateur démocrate de Virginie Mark Warner, pour lequel Becker a organisé une collecte de fonds à son domicile de Menlo Park, en Californie, en 2016, selon une invitation obtenue par la Sunlight Foundation et OpenSecrets. Le comité d’action politique de la banque a également fait don d’un total de 10 000 dollars aux campagnes de Warner lors des cycles électoraux de 2016 et 2018.

    En 2019, lorsque la Réserve fédérale a proposé des règlements mettant en œuvre la loi de déréglementation, les organismes de surveillance financière ont averti que ses règlements sur les institutions de catégorie IV – comme SVB a été classé plus tard en raison de sa taille et d’autres facteurs de risque – étaient beaucoup trop faibles.

    « La proposition d’affaiblir considérablement les normes prudentielles renforcées pour les entreprises de la catégorie IV pourrait être désastreuse », a écrit Better Markets, une organisation à but non lucratif qui milite en faveur de réglementations financières plus strictes, dans un commentaire sur la proposition de la Réserve fédérale. « De plus, il ne s’agit pas de petites entreprises ou d’entreprises insignifiantes. Rappelons que la plus petite de ces banques est plus de deux fois plus grande que les banques de 50 milliards de dollars qui devaient automatiquement faire l’objet d’une réglementation prudentielle renforcée en vertu de la loi Dodd-Frank telle qu’elle a été promulguée à l’origine.

    La règle finale garantit que les institutions de la catégorie IV ne sont « pas tenues de mener et de rendre publics les résultats d’un test de résistance géré par l’entreprise » et « réduit la fréquence minimale requise des tests de résistance des liquidités et la granularité de certaines exigences en matière de gestion du risque de liquidité », selon les responsables de la Réserve fédérale à l’époque.

    En 2021, SVB a franchi le seuil des 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ce qui lui a valu un examen plus approfondi en tant que banque de catégorie IV, mais l’a exemptée des analyses plus fréquentes et plus détaillées que les régulateurs effectuent pour déterminer si les banques dont les actifs dépassent 250 milliards de dollars disposent de suffisamment de fonds propres pour résister à une crise.

    Un communiqué de presse publié vendredi par la Federal Deposit Insurance Corporation indique qu’en décembre 2022, SVB avait 209 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ce qui la maintient en dessous du seuil de 250 milliards de dollars pour lequel la banque avait fait pression.

    SVB est la plus grande banque à s’effondrer depuis la faillite de Washington Mutual en 2008 pendant la crise financière, et la deuxième plus grande faillite bancaire de l’histoire des États-Unis.

    Avant la poussée de Becker en 2015, SVB avait fait pression sur les responsables de la Réserve fédérale pour qu’ils limitent la surveillance réglementaire des banques de taille moyenne, arguant que « nous sommes très préoccupés par le fait que les exigences réglementaires pour les entreprises couvertes finiront par se répercuter sur les institutions financières plus petites ».

    En 2019, M. Becker a été élu au conseil d’administration de la Banque fédérale de réserve de San Francisco. M. Becker a quitté le conseil d’administration vendredi.
    _____________
    Fermez le ban.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    1. Avatar de Benjamin
      Benjamin

      Bonsoir Timiota,

      Merci pour ce partage.

      Au passage, bien plus que « fermer le ban », je dirai « fermer la banque » !…

  22. Avatar de timiota
    timiota

    Juste en passant, dans la liste des « plus grandes faillites » aux USA, on ne trouve pas Lehman Brothers. Passé par un « trou de ver » légal arrivant dans le Delaware ou quoi ?
    (https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_largest_U.S._bank_failures)

    1. Avatar de Paul Jorion

      Lehman Brothers n’était pas une banque commerciale (pas de dépôts de clients). Les banques d’investissement sont dans le conseil et l’intermédiation.

  23. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Bonjour

    SVB : Silicon Valley Bank
    est cotée au Nasdaq

    Elle fait la banque d’intermédiation entre les sociétés de capital-risque et de capital-investissement qui apportent les capitaux et les starts-up californiennes avec pour objectif de prendre des participations.

    ————-
    https://www.nasdaq.com/market-activity/stocks/sivb/advanced-charting

    Si on visualise la cotation sur l’ensemble du calendrier ( cliquer 5 ans ou all)
    on peut voir que le cours le plus haut a été de 750$ en 12/2021 suivi d’une baisse progressive jusqu’en 07/2022 avec un point bas à 210$ puis un rebond et la chute finale le 09 mars et l’arrêt de la cotation à 106$.
    avec comme conséquence une baisse de la capitalisation divisée par 7 à iso volume d’actions.
    Le même jour Bank of America a perdu 6,2%
    et l’indice bancaire KBW du Nasdaq a perdu 7,1%
    https://indexes.nasdaqomx.com/Index/History/BKX

    ———
    Etats financiers de SVB sur 4 années:
    https://www.nasdaq.com/market-activity/stocks/sivb/financials

    Les états financiers de SVB :

    il y a :
    1- income statement : les comptes de résultat de la banque
    2- balance sheet : les bilans avec la visualisation de l’actif et du passif
    3- cash flow :qui représente les flux de trésorerie globalisés sur l’année

    1- Le compte de résultat semble normal avec un résultat net de :1,672mds$
    2- Le bilan montre :
    * sur 4 années il est passé de 71mds$ à 211 mds$ essentiellement du à l’apport des dépôts
    * à l’actif 211 mds$
    * au passif : 211 mds se répartissant entre
    – les capitaux propres des actionnaires + réserves: 16 mds$
    – les dettes ( emprunts ) de la banque : 13,6 mds$
    – les dépôts des clients : 173 mds$ répartis entre les sociétés de capital-risque et les starts-up qui pratiquent le « cash burn » principalement axé sur les salaires.

    tout en sachant que les dépôts des clients
    – peuvent faire l’objet de placements sur compte propre décidés par le client
    – et le reste de la disponibilité en liquidité client peut faire l’objet de placement direct par la banque ( compte à terme, obligation d’état,..)

    3 – sur le cash flow sur 4 ans on peut voir
    le « Net Cash Flows-Investing » le basculement de $3,638,000,000 + $90,336,000,000 -+ $31,206,000,00à + $9,372,000,000 de liquidités en investissement qui l’ont été certainement en obligations d’état aux taux les plus bas .
    soit un total de 134 mds$

    Donc la mise sur le marché des obligations propres de SVB de 21 mds$ avec 1,8 mds$ de perte n’est qu’une partie du problème.

    Il est étonnant de voir la perte de capitalisation de SVB a partir de 2022 après son investissement de 91 mds$ de treasuries en 2021 .

    Est ce que cette situation est un épiphénomène?

    La chute des valeurs bancaires états-uniennes le 09 mars posent interrogation.

    Dette des Etats Unis:
    https://www.usdebtclock.org/
    31.609 mds$ de dettes publiques

    La part des investisseurs étrangers (MAJOR FOREIGN HOLDERS OF TREASURY SECURITIES) :7314 ms$
    https://ticdata.treasury.gov/Publish/mfh.txt
    est sur une tendance constante de dégagement avec une baisse en volume et % de détention
    avec en tête le Japon et la Chine.

    Le reste étant détenu par les institutions étatsuniennes (Fonds de pension, banques,…)

  24. Avatar de Karluss

    mais cette dépréciation des cotations obligataires concerne l’ensemble des fonds euros de nos braves assurances-vie, l’épargne préférée des français, du moins c’est le discours proclamé.
    c’est l’ensemble des mesures dîtes « non conventionnelles » qui ont permis aux marchés de tenir, assistons-nous à la chute du premier domino ? Mais on était plus trop dans la rareté du capital…
    sur l’euthanasie des rentiers, l’approche de Keynes : https://www.pauljorion.com/blog/2013/03/16/l-euthanasie-du-rentier-dont-parle-keynes-est-une-affaire-serieuse/

    (un commentaire cite le cas Enron, c’est l’un des premiers bouquins de Paul, mais je crois pas qu’on trouve une version VF… il doit pas y avoir de réédition, non plus…)

  25. Avatar de Karluss

    mea culpa, dépêchez-vous, il ne reste plus qu’un exemplaire sur Amazon :
    https://www.amazon.fr/Investing-Post-Enron-World-Paul-Jorion/dp/0071409386/ref=sr_1_2?s=english-books&ie=UTF8&sr=1-2

    Investing in a Post-Enron World Broché – 24 janvier 2003
    Édition en Anglais de Paul Jorion (Auteur)

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    😉

  26. Avatar de Arnould
    Arnould

    Tant qu’on autorisera les banques a travailler avec des réserves de seulement 10 à 20% de leurs expositions, il y aura des faillites bancaires. Pourquoi ne pas imposer 100% de réserves à tout instant, cad en prenant en compte les réserves qui perdent de leur valeur, genre les bons du trésor américains car les taux montent ? Oui mais ça va freiner le développement économique ! Ce serait peut-être une très bonne chose de freiner la croissance, non ?

    1. Avatar de Arnould
      Arnould

      Il commence à y avoir de nombreux articles dans la presse américaine qui décrivent ce qui s’est passé, et c’est bien le mécanisme que Paul Jorion nous réexpliquait qui est cité.

      Dans cet article par exemple, l’auteur explique que pour toute augmentation des taux de 25 points de base, SVB perdait au moins 1 milliard, or les taux ont augmenté en quelques mois de 0 à 450. Ensuite nous avons la description d’une banque un peu particulière dont 97% des dépôts faits par des startups (qui ont beaucoup de chats à fouetter et laissaient donc leur dépôts sur leurs comptes courants de SVB) dépassent les 250.000 USD assurés par le gouvernement. Mais aussi qu’il ne devrait pas être très difficile de trouver un repreneur d’ici demain (lundi) matin car l’actif de la banque en faillite est malgré tout de bonne qualité, même si dévalué : bons du trésor américain et obligations Fanny Mae et Freddy Mac adossées au marché immobilier américain lesquelles sont également assurées par le gouvernement depuis les années 1930.

      Parfait, nous sommes soulagés ! Mais il y a quand même de quoi s’inquiéter un peu.

      Toujours dans cet article, vers la fin, l’auteur reprend un graphique et un communiqué de la FDIC de décembre dernier qui montre que la dévaluation latente des bons du trésor américain et autres obligations non risquées est passée de 469,7 milliards à 689,9 milliards au 3ème trimestre 2022. Bien entendu ces dévaluations concernent non seulement tout le secteur financier, mais aussi des pays souverains qui achètent ces actifs sans risques pour parquer leurs excédents commerciaux : Japon, Corée, Taïwan… Chine ? Allemagne ?…

      Alors risque de contagion à d’autres organismes financiers ou pas ? Et risque de défauts souverains ou pas ?

      1. Avatar de timiota
        timiota

        Oui, Martine Orange sur MP n’est pas sur la longueur d’onde de Janet Yellen non plus. L’article semble bien sourcé, mais il est vrai que le lectorat attend les prévisions de ce type là et qu’il y a du biais de confirmation là-dedans.

      2. Avatar de timiota
        timiota

        Et puis dormez en paix, bonnes gens, Aramco vient de faire 2,4 millions de $ de profit par employé, vous avez bien lu.
        (67 000 employé et 161 Mds de $ de profit en 2022, 50% de plus qu’en 2021 en gros).
        « Svalutazione » disait Celentano ? pas trop semble-t-il.

    2. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Arnould Autant interdire les banques …
      Par ailleurs les placements de la banque en faillite n’ont pas perdu de valeur à terme, simplement aujourd’hui, c’est un problème de liquidité, pourquoi est-elle obligée de liquider avant terme ses positions sur ces placements et ne dispose-t-elle pas d’autres choix ? Mauvaise estimation dans la transformation de placements à vue en placement à terme ?

      Toute banque est un Ponzi limité, les problèmes arrivent quand les clients veulent récupérer ce qu’ils considèrent comme leur argent, tant que la banque prête il n’y a pas de problème.
      Tout client qui veut retirer son argent devrait être obligé de trouver quelqu’un qui veut bien continuer à l’y laisser …

      1. Avatar de Arnould
        Arnould

        @Ruiz
        Expliquez donc pourquoi un petit secteur bancaire ne pourrait pas continuer à exister même en devant être couvert à 100% de ses expositions.

        « Par ailleurs les placements de la banque en faillite n’ont pas perdu de valeur à terme » : certes, mais il y a quand même faillite. Faut arrêter avec ce raisonnement qui a été fait des milliers de fois : « Ma maison a perdu de sa valeur mais si je ne la vend pas, aucun mal ». Ouais, mais si je DOIS la vendre maintenant ??? Cette déclaration, c’est celle de tous ceux qui veulent que rien ne change.

        On dirait que tous les échanges qu’il y a eu ici sur la différence entre argent et outil de crédit utilisés comme monnaie n’ont servi à rien de rien.

    3. Avatar de Karluss

      on va vers un Bâle 4 …

  27. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Et de 2

    SignatureBank du S&P500 110 mds$ au bilan
    Troisième plus grande faillite bancaire

    https://www.lecho.be/entreprises/banques/signature-bank-une-3e-plus-grosse-faillite-bancaire-americaine/10453374.html

    https://www.federalreserve.gov/newsevents/pressreleases/monetary20230312b.htm

    Washington, DC — La déclaration suivante a été publiée par la secrétaire au Trésor Janet L. Yellen, le président du Conseil de la Réserve fédérale Jerome H. Powell et le président de la FDIC Martin J. Gruenberg:

    Aujourd’hui, nous prenons des mesures décisives pour protéger l’économie américaine en renforçant la confiance du public dans notre système bancaire. Cette mesure permettra au système bancaire américain de continuer à jouer son rôle essentiel de protection des dépôts et d’accès au crédit pour les ménages et les entreprises d’une manière qui favorise une croissance économique forte et durable.

    Après avoir reçu une recommandation des conseils d’administration de la FDIC et de la Réserve fédérale, et consulté le président, la secrétaire Yellen a approuvé des mesures permettant à la FDIC de mener à bien sa résolution de la Silicon Valley Bank, Santa Clara, Californie, d’une manière qui protège pleinement tous les déposants. Les déposants auront accès à tout leur argent à compter du lundi 13 mars. Aucune perte associée à la résolution de la Silicon Valley Bank ne sera supportée par le contribuable.

    Nous annonçons également une exception similaire pour le risque systémique pour Signature Bank, New York, New York, qui a été fermée aujourd’hui par son autorité d’affrètement de l’État. Tous les déposants de cette institution seront rétablis. Comme pour la résolution de la Silicon Valley Bank, aucune perte ne sera supportée par le contribuable.

    Les actionnaires et certains créanciers non garantis ne seront pas protégés. La haute direction a également été destituée. Toute perte subie par le Fonds d’assurance-dépôts pour soutenir les déposants non assurés sera recouvrée par une cotisation spéciale sur les banques, comme l’exige la loi.

    Enfin, le Conseil de la Réserve fédérale a annoncé dimanche qu’il mettrait des fonds supplémentaires à la disposition des institutions de dépôt éligibles pour aider à garantir aux banques la capacité de répondre aux besoins de tous leurs déposants.

    Le système bancaire américain demeure résilient et repose sur des bases solides, en grande partie grâce aux réformes qui ont été faites après la crise financière et qui ont permis de mieux protéger le secteur bancaire. Ces réformes, combinées aux mesures annoncées aujourd’hui, démontrent notre engagement à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de l’épargne des déposants.
    (traduction Bing)

    1. Avatar de Toulet Alexis
      Toulet Alexis

      Ce communiqué était attendu. La Banque fédérale américaine cherche à rassurer les déposants non seulement de ces banques récemment faillies (SVB, Signature…) mais surtout ceux de toutes les autres grandes et petites en faisant le nécessaire pour qu’aucun déposant ne perde le moindre dollar.

      Reste tout de même que la langue de bois de ce genre de communiqué peut être un peu lassante. J’en propose donc cette version plus honnête et directe :

      « Aujourd’hui, nous faisons ce que nous pouvons pour protéger l’économie américaine en tentant d’enrayer la perte de confiance du public dans notre système bancaire. Nous espérons que cette mesure permettra au système bancaire américain de continuer à jouer son rôle essentiel de protection des dépôts et d’accès au crédit pour les ménages et les entreprises d’une manière qui éloigne une décroissance économique trop forte ou trop immédiate. »

      Voilà. C’est moins rassurant certes, mais ne vaut-il pas mieux regarder les réalités en face ?

  28. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    France les 0AT 10 ans

    https://fr.tradingeconomics.com/france/government-bond-yield
    voir historique sur 25 ans

    Le taux ce jour est de 3% :

    * sachant que ce niveau de taux à 3% remonte à mi 2012 soit près de 11 ans
    * sachant que certaines OAT avaient des taux négatifs
    * sachant que l’en cours de dette négociable est de 2300 mds et que sa durée de vie moyenne est de 8 ans et 182 jours
    https://www.aft.gouv.fr/fr/principaux-chiffres-dette
    * sachant que l’AFT devrait émettre et faire rouler près de 300mds€ de dette en 2023

    Hormis sa valeur de remboursement à l’échéance,
    Quelle est la valorisation de l’en-cours sur le marché des 0AT à -0,5% , 0%, 1% ,2% ,2,5% ?

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