Jérusalem

J’ai rappelé dans ma récente vidéo que « tout cela se perd dans la nuit des temps ». L’un de vous a tenu à revenir à la charge : « Non ! Non ! C’est 1948 ».

Un petit hommage en passant, à la « nuit des temps »…

Odetta, O Jerusalem

David Olney, Jerusalem Tomorrow

Charlotte Church, Jerusalem

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15 responses to “Jérusalem

  1. Avatar de RV
    RV

    RV
    18 mars 2026 14h28
    https://www.pauljorion.com/blog/2026/03/18/video-israel-et-les-etats-unis-la-bisbille/

    …/… A cette vendetta irrationnelle aux origines perdues dans la nuit des temps, ne faudrait-il quand même pas ajouter une escalade de conflits d’intérêts politiques et territoriaux parfaitement identifiables, où la religion n’est qu’un instrument au service d’objectifs stratégiques, et non la cause profonde du chaos ? …/…
    et
    …/… J’ai le sentiment que l’entretien que vous nous proposez en lien est une version miroir de ma propre lecture de la situation.
    Une vendetta irrationnelle aux origines perdues dans la nuit des temps mise au premier plan et une relégation si ce n’est un déni de toute autre cause. …/…

    Alors, « non non » ou « plus plus » ?

    1. Avatar de RV
      RV

      Vous dites que tout cela se perd dans la nuit des temps, que chercher la cause première d’une vendetta millénaire est une perte de temps. Je suis d’accord avec vous que la religion compte. Elle est là, elle imprègne les imaginaires, elle sert de carburant. Ce n’est pas ça que je conteste. Ce que je conteste c’est de dire qu’elle serait la cause, alors qu’elle est aussi, et peut-être d’abord, un instrument. Vous parlez vous-même du lobby juif, du néoconservatisme américain, de Trump qui ne veut pas la même chose que Netanyahou. Donc vous savez bien qu’il y a des intérêts stratégiques, des dates, des textes, des choix politiques. Alors pourquoi effacer tout cela derrière la nuit des temps ? Ce que je propose, c’est d’ajouter, pas de remplacer. Plus plus, comme je disais. Oui, il y a une dimension religieuse. Mais il y a aussi 1948, 1967, le veto américain systématique à l’ONU, la doctrine du Clean Break qui, il y a trente ans, a choisi la guerre de régime contre le droit. Il y a la menace nucléaire iranienne instrumentalisée pour justifier l’injustifiable, et aujourd’hui peut-être une option Samson qui se retourne. Vous avez mis en ligne une vidéo du MI6 pour me répondre. Mais cet échange entre deux experts qui analysent les stocks de drones, la résilience du régime et la fin de la théocratie, ne répond pas à mon objection. Parce que mon objection n’est pas tactique, elle est politique. La religion n’est pas une excuse pour évacuer le reste. Et il y a une dimension que je n’ai pas mentionnée dans mon premier commentaire, et qui pourtant change l’échelle du conflit : depuis quelques années, l’Iran est devenu un nœud stratégique de l’initiative chinoise de la nouvelle route de la soie. Ce qui se joue à Téhéran, ce n’est pas seulement une guerre de civilisation ou une vendetta millénaire, c’est aussi une tentative de déstabiliser un maillon essentiel du projet chinois, et par là même de frapper un concurrent géopolitique majeur des États-Unis. Alors non, ce n’est pas « non non ». C’est « plus plus ». Plus d’histoire, plus de droit, plus de politique, plus de géopolitique. La religion, on la garde, mais on ne la laisse pas cacher tout le reste.

      1. Avatar de Garorock
        Garorock

         » Israël a soutenu l’Iran pendant la guerre Iran-Irak. Israël était l’un des principaux fournisseurs d’équipements militaires à l’Iran durant ce conflit. Israël a également fourni des instructeurs militaires et, en retour, a reçu des renseignements iraniens qui lui ont permis de mener l’opération Opéra contre le réacteur nucléaire irakien d’Osirak. »
        (Google)

          1. Avatar de Garorock
            Garorock

            Question et je laisse la parole aux intellos (s’il en reste!) avec ou sans Matous : est ce que le Hamas et le Hesbollah feraient autant de misère à Israel si israel ne faisait pas autant la misère aux palestiniens depuis… moins longtemps que la nuit des temps ?

  2. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    JÉRUSALEM….???????? …NON…. à L Y O N … encore..!!!!!!!!

    Ils sont devenus fous…..

    « Mon cou était dans la gueule du chien » : un jeune homme grièvement blessé lors d’un contrôle de police

    Islam, 19 ans, a été sévèrement mordu à la gorge par un chien de la police municipale le 21 mars à Rillieux-la-Pape. Une vidéo que nous nous sommes procurée montre comment le chien a été lâché par un policier. Islam a porté plainte pour tentative de meurtre.
    Depuis qu’il a été blessé, les quartiers de la banlieue lyonnaise s’embrasent. ….

    1. Avatar de JMarc
      JMarc

      Quelle idée aussi de s’appeler Islam dans un pays où le racisme est … résiduel.

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        Quelle idée de porter un prénom chrétien dans une Rome non chritianisée aux polythéisme résiduel ?

        Faut-il armer avec des chiens (arme par destination ?) une police municipale statutairement plus mal formée et susceptible de constituer une milice à la disposition du Maire de toute tendance, qui incite l’État à faire des économies comptables dans ses tableaux Excel sur la police nationale
        et sans former ces chiens à distinguer (ou pas) les prénoms ?

  3. Avatar de JMarc
    JMarc

    Faut bien que je case ça quelque part :

    Une coquille et tout part en couilles (c’est parait-il l’origine de l’expression) :

    « Les derniers seront les premiers. » -> « Les deniers seront les premiers. »
    (merci à Bluesky)

  4. Avatar de Hadrien
    Hadrien

    Suggestion d’analyse pour GENESIS:
    Comparer et expliquer les différences d’intérêt suscité en occident par les conflits impliquant israël par rapport aux autres : Soudan, Congo, Rohinga, Arménie, Ukraine etc.. Comparer et expliquer le souci en occident pour les réfugiés palestiniens, soudanais, piéds-noirs, tibétains, rohingas, arméniens, ukrainiens, tchétchènes, vénézuéliens etc..

  5. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    ((MDP))

    Israël soumet les lieux saints de Jérusalem à des restrictions sans précédent

    Depuis le début de la guerre contre l’Iran, les autorités israéliennes restreignent dans des proportions inédites l’accès aux lieux saints de Jérusalem au nom de la « sécurité ».
    Si les chrétiens ont retrouvé un accès partiel au Saint-Sépulcre, le sanctuaire d’Al-Aqsa reste fermé aux musulmans.

    (( Rachida El Azzouzi 3 avril 2026 à 18h27 ))

    Dimanche 29 mars, pour la première fois depuis des siècles, la messe des Rameaux n’a pas été célébrée à l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
    « Un grave précédent », qui « fait fi de la sensibilité de milliards de personnes », ont dénoncé le cardinal Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem et chef spirituel des catholiques en Terre sainte, et Francesco Ielpo, custode franciscain, chargé de l’accueil des pèlerin·es.

    Les deux figures religieuses ont été empêchées d’accéder au lieu, le plus saint pour les chrétien·nes, par la police israélienne qui a invoqué des raisons sécuritaires.
    Depuis le 28 février et l’attaque israélo-états-unienne contre l’Iran, les autorités israéliennes ont restreint sinon verrouillé l’accès aux lieux saints de la vieille ville de Jérusalem, situés à Jérusalem-Est, la partie occupée et annexée depuis 1967 par Israël, peuplée majoritairement de Palestinien·nes.

    Elles invoquent « une zone complexe », avec ses ruelles étroites, ne permettant pas l’accès rapide des secours en cas de bombardement, ce qui fait « peser un risque réel pour les vies humaines ». Aucun ciblage intentionnel n’a jamais été établi mais, mi-mars, des débris de missiles et d’intercepteurs ont été retrouvés, selon Israël, à proximité de la mosquée Al-Aqsa et de la basilique du Saint-Sépulcre.

    La colère n’a pas tardé à éclater dans l’Occident chrétien. Plusieurs pays alliés d’Israël, notamment l’Allemagne, l’Italie et la France, ont fustigé « une offense » aux croyant·es, à la liberté religieuse ainsi qu’au droit international, très clair sur le statut à part de Jérusalem, ville trois fois sainte, berceau des monothéismes.

    La résolution 181 des Nations unies, particulièrement, qui a recommandé le partage de la Palestine entre un État juif et un État arabe, a proposé pour les lieux saints un corpus separatum sous un « régime international spécial ». Avec, entre autres garanties, « la liberté d’accès, de visite et de transit ».

    Recul de Nétanyahou

    Même Mike Huckabee, l’ambassadeur des États-Unis en Israël, figure de la droite chrétienne évangélique et défenseur acharné des colonies israéliennes, a manifesté son indignation, condamnant un « regrettable excès de zèle » et une décision « difficile à comprendre ou à justifier ».

    Devant la levée de boucliers, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné lundi 30 mars d’accorder un « accès total et immédiat » au Saint-Sépulcre aux autorités chrétiennes. Son bureau a assuré sur le réseau social X qu’il « n’y avait absolument aucune intention malveillante, seulement la préoccupation de garantir [la] sécurité [du patriarche] ».

    Il a ajouté que, « compte tenu de la Semaine sainte qui s’ouvre pour les chrétiens du monde », « un plan » était à l’étude pour permettre de prier au Saint-Sépulcre dans les jours suivants. Ce sera avec un nombre restreint de fidèles, à huis clos, sans public, a annoncé mardi le cardinal Pizzaballa.

    L’épisode met en lumière l’une des craintes les plus vives qui habitent chrétien·nes et musulman·es, celle de ne plus pouvoir, sous la domination israélienne, jouir librement de leurs lieux de culte.
    Si Israël a coutume d’imposer des restrictions au nom de « la sécurité », comme au temps de la pandémie de covid-19 ou après des attentats, il ne cesse de multiplier les atteintes au statut des lieux saints de Jérusalem depuis le 7 octobre 2023.

    « Restrictions administratives, violences contre les personnes et les lieux de culte en Cisjordanie, destruction des églises de Gaza, bombardements du Liban-Sud touchant villages, habitants et édifices chrétiens » : dans Le Monde, l’historienne Blandine Chelini-Pont retrace la séquence « de fragilisation des communautés chrétiennes depuis 2023 ».

    Le 28 février, en plein ramadan, Israël a interdit l’accès total au troisième lieu saint de l’islam.

    « Sous l’autorité de l’armée, l’ensemble de Jérusalem, y compris sa partie orientale, est soumis à des restrictions qui s’apparentent à un couvre-feu religieux, constate la chercheuse. Ce faisant, ces mesures manifestent concrètement l’exercice d’une souveraineté israélienne sur un espace dont le statut demeure contesté, transformant l’exception sécuritaire en affirmation de pouvoir. »

    C’est d’autant plus frappant que les calendriers religieux des trois monothéismes superposent cette année les célébrations (« fin du ramadan, Aïd-el-Fitr, Pessah, Semaine sainte et Pâques ») comme rarement dans l’histoire récente, remarque Blandine Chelini-Pont.

    La communauté musulmane a toujours été la plus ciblée par les restrictions et les interdictions. Depuis plus d’un mois, une première sur une durée aussi longue depuis l’annexion de Jérusalem-Est en 1967, elle ne peut plus se rendre à la mosquée Al-Aqsa.

    Le 28 février, en plein ramadan, Israël a interdit l’accès total au troisième lieu saint de l’islam. Les fidèles sont contraint·es de prier dans les rues, à l’extérieur des murs de la vieille ville de Jérusalem….. Alors que l’accès au mur des Lamentations, plus important lieu de prière des juifs, a seulement été restreint. Les prières sont possibles dans la partie souterraine, par roulement limité à cinquante personnes.

    Le 11 mars, huit pays à majorité musulmane (Qatar, Jordanie, Émirats arabes unis, Indonésie, Pakistan, Turquie, Arabie saoudite, Égypte) ont condamné « une violation flagrante du droit international, notamment du droit international humanitaire, du statu quo historique et juridique et du principe d’accès sans restriction aux lieux de culte ». L’Union africaine, l’Organisation de la coopération islamique et la Ligue arabe ont également dénoncé le maintien de la fermeture du site.

    Des coups de pression dans l’indifférence internationale, comparés au tollé qui a conduit Benyamin Nétanyahou à faire marche arrière en moins de vingt-quatre heures pour que les célébrations redeviennent possibles au Saint-Sépulcre.
    La séquence rappelle l’impuissance – la soumission ? – du Waqf islamique, l’organisme chargé de l’administration du site, nommé par la Jordanie, et plus généralement les fractures du monde arabo-musulman face à Israël.

    « Les Israéliens n’ont jamais été aussi loin, déplorait récemment auprès de Mediapart Shawan Jabarin, directeur général d’Al-Haq, la plus ancienne ONG palestinienne de défense des droits humains. Ce ne sont pas des raisons de sécurité qui les animent mais des raisons politiques et idéologiques. »

    Central dans la lutte des Palestiniens contre l’occupation et la colonisation, le sanctuaire d’Al-Aqsa, qui déploie la mosquée du même nom, celle d’Al Qibli, le Dôme du rocher et l’esplanade des mosquées, cristallise depuis des décennies les tensions avec Israël.

    Pour les Juifs, il est le site le plus sacré du judaïsme, le mont du Temple. Colons et suprémacistes entendent y ériger « un troisième temple » et le transforment en terrain d’affrontement.
    Leurs incursions sur le site pour y accomplir des prières ou des sacrifices sont de plus en plus nombreuses, massives et violentes…

    L’une des dernières en date a eu lieu deux jours avant le début de la guerre contre l’Iran : plus d’une centaine de colons ont envahi les allées d’Al-Aqsa, sous la protection de l’armée israélienne.
    Une personnalité les accompagne régulièrement et les encourage : Itamar Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale et figure de l’extrême droite israélienne.

    Les Palestinien·nes craignent qu’Israël finisse par asseoir sa domination sur ce monument de l’identité palestinienne et musulmane et lui inflige le même sort qu’à la mosquée Ibrahimi, en Cisjordanie occupée, à Hébron, divisée en deux en 1994 après le massacre par un colon de vingt-neuf fidèles musulmans. Près des deux tiers du site ont alors été attribués aux fidèles juifs et transformés en synagogue.

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  1. ‘W E R O’ .. Un intrus…………..à promouvoir…?? https://www.rtbf.be/article/le-systeme-de-paiement-instantane-wero-desormais-disponible-pour-l-e-commerce-en-belgique-11688306

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