Public Sénat, « Bibliothèque Médicis », vendredi 11 juin à 18h30

L’émission de Jean-Pierre Elkabbach a été enregistrée mercredi après-midi, elle passe pour la première fois vendredi. Il y aura ensuite de multiples occasions de la revoir.

Nous étions quatre : Jacques Attali, Thierry Breton, Philippe Marini et moi-même, conviés à un débat sur la dette publique française.

Certains aspects du contexte de la discussion sont invisibles en raison du montage. Jean-Pierre Elkabbach n’a pas aimé mon sourire (il l’a dit devant la caméra) qu’il a appelé « ironique » bien qu’il était en réalité plus sceptique qu’ironique, et ceci en raison de ce qui était dit. Je lui ai répondu que mon sourire n’était pas négociable et que c’étaient surtout mes opinions qui lui déplaisaient.

Elkabbach est revenu à plusieurs reprises sur le fait que mon invitation sur son plateau était due à l’insistance d’Attali. Il m’a ensuite reproché de n’approuver que les interventions de celui-ci et non celles de ses autres invités. Je lui ai répondu que mon approbation était déterminée par le contenu de ce qui était dit et ne pouvait être systématique, en fonction d’une quelconque « règle du jeu », fondée sur des convenances. Il a alors qualifié ma réponse d’« intolérante ».

En fait, nous étions d’accord sur ceci : il me définissait a priori comme un outsider et je lui confirmais de mon côté que c’était bien le cas si la qualité d’insider impliquait des concessions dont la seule justification étaient « les usages de cour ».

Merci, une fois encore à DomLW !

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288 réflexions au sujet de « Public Sénat, « Bibliothèque Médicis », vendredi 11 juin à 18h30 »

  1. Erreur en direct, c’est cette émission qui est diffusé à cet horaire :
    BIBLIOTHEQUE MEDICIS
    2010 année du foot
    Diffusée le 28/05/2010
    Durée : 60 minutes

    Ceci dit, c’est très intéressant si vous êtes supporter de l’ « ôhème ».
    Pour cause de coupe du monde de foot , les débats sur la crise économique sont suspendus jusqu’au 12 juillet 2010…

    1. l’ohême a, l’ohême b ou l’ohême c ?

      (j’avais la solution mais je ne sais plus où Pascal l’a mis)

  2. La retraite se prend à quel age chez radio Sarko ?
    Place aux jeunes talentueux ou au vieux rigoureux et critiques.

    1. Place au foot ce soir.
      Vive Domenech que j’appréciais il y a bien longtemps pour son engagement à Strasbourg et Mulhouse, vive L’Alsace.
      Vive Ribéry que je considérais comme le joueur le plus offensif sur le terrain, pour la gagne, pas de blablabla, pas de circonvolutions, de l’action rien que de l’action, à fond, à fond.
      Et pourtant je ne suis pas un footeux, juste quelques souvenirs de prime jeunesse ou le ballon rond nous défoulait, sans argent, sans entraîneur, juste pour le plaisir.
      J’ai retrouvé cette joie et cet enthousiasme inné du jeu de ballon chez mon petit fils qui lâché sur une pelouse avec une balle s’en empare et virevolte balle au pied, à fond, à fond, pendant un sacré temps sans être épuisé.
      Ce soir il suivra le match avec ferveur, vêtu de son habit de foot à 6,50 euros, sans marque, vive les bleus et les autres aussi.
      Un regret : en Allemagne voisine les drapeaux nationaux claquent sur les voitures dans les campagnes, en France très peu.
      L’émission de Paul passera je l’espère demain soir ou très prochainement.

    2. Oh Alexander !!!
      Le petit fils privilégie l’inné et le naturel, pour l’instant il se défoule au ballon au pied ou à la main en toute liberté. Son autre grand plaisir est la rando en moyenne montagne, à la découverte des animaux de la ferme.
      D’autre part il est tout aussi fan de natation que de foot et il a encore tant d’autres choses à découvrir.
      Nature et naturel, un esprit sain dans un corps sain, c’est tout ce que je lui souhaite.

  3. Et voilà la contre-attaque ! Il y a des lois contre l’intolérance même si elles ne concernent pas tout le monde. La liberté d’expression a été définitivement clôturée par une loi fourre-tout à l’image des trucages financiers. Faut-il tolérer l’intolérable lorsqu’il vient de ceux qu’on ne peut pas critiquer puisqu’ils ont fait voter une loi dans ce but ? Cela me rappelle l’intolérance religieuse. Ne trouvez-vous pas ? Mais, elle semble avoir changé de sens ! Révélateur ! Attention, on ne plaisante pas à ce niveau. L’intolérance des ces intolérants de fait protégés par la loi est intransigeante et très sèche ! Je dirais même qu’elle a généralement un caractère brutal !
    Mais, si on revenait à nos moutons, puisque la révolution n’est pas à l’ordre du jour !

  4. Bonsoir Monsieur Jorion,

    Comment aurait-il pu en être autrement ? Vous constatez vous-même la disparition de la liberté d’expression, qui fait suite à la disparition de la liberté de penser. Ce n’est pas rien et rien de tout cela n’est anodin et ne sera gratuit. Cela dure depuis trop longtemps et le couvercle sur la cocotte minute est prêt d’exploser : patience, tout vient à point pour qui sait attendre.

    J’ajoute, pour vous donner une idée du personnage, que Thierry Breton est celui qui a mis en place, dans l’entreprise France Telecom, les postes de costs killers, rapidement transformés en people killers, avant d’aller exercer ses talents à la Harvard Business School, l’université de management et d’économie de Harvard ; son cours s’intitulant : « Leadership and corporate accountability » : tout un programme !

    Cordialement,

    1. Merci pour l’info.
      France Télécom, Orange, Le Monde ? je ne vais pas tarder à résilier mon abonnement si le ver se met dans le fruit.

    2. @ Papimam,

      Je ne veux surtout pas jeter le discrédit sur France Télécom (Orange). Je ne faisait que décrire un de ses anciens PDG. Dois-je aussi vous avouer que les costs killers sévissent partout, et surtout dans les grosses entreprises anglo-saxonnes où le concept de cost-killer est né ?
      Misons encore un peu sur les entreprises françaises à qui il reste un minimum de culture d’entreprise française s’il vous plait, sinon, tout empirera.

    3. Dans le registre du pire, il y a belle lurette que les bornes
      du supportable ont été franchies.
      Va falloir s’adapter aux moindres pires, comme disait un gréviste de chez Continental.

  5. Pas de panique, l’émission est en cours de revisionnage…

    d’ailleurs le problème de la dette est en passe d’être réglé

    Avec les économies réalisées sur les indemnités de Mme Boutin (114000 euros) on va pouvoir
    commencer à rembourser par anticipation.

    Quel dommage que les services secrets n’ait pas fourni la liste des consultants retraités de l’élysée à Mr Woerth. On aurait gagné du temps et évité de chagriner nos amis suisses.

    Pourquoi chercher à récupérer l’argent à l’étranger alors qu’il y en a plein chez nous…

    Ce soir place au football, bonne soirée.

  6. Bonsoir,

    Sur le site de Public Sénat, il n’est question que de « 2010 année du foot », je n’ai pas trouvé l’émission dont vous parlez…

    Cordialement
    Ph. Gombert

  7. c’est tout simplement scandaleux ! j’ai envoyé un mail à public sénat c’est quand même une chaine publique ça suffit ! au diable leurs jeux du cirque !

  8. Surpris aussi de ne pas avoir l’émission sur la dette publique, je suis allé sur le site des programmes de la chaine à le date du samedi 12 juin. Il semble que le débat soit toujours programmé à 5H, 9H, 13H et 21H.

  9. Lordon pourra plus dire que vous êtes un bon client pour les médias!
    Je dois dire que j’avais du mal à imaginer Elkabbach diffuser une soupe trop épicée à son goût. Le montage s’est avéré impossible probablement…
    Mais si la censure de votre sourire ironico-sceptique est entérinée et définitive, il y à là largement de quoi faire du buzz. Surtout si l’on considère la qualité du panel invité. Même, et peut-être surtout, si Attali a quasiment un siège réservé où il veut à public sénat…
    On a eu « taisez vous Elkabbach », on a maintenant « souriez pas Jorion! »

  10. Du pain et des jeux, effectivement… Les choses sont semble-t-il faites dans la précipitation et le cafouillage: La page internet consacrée à l’émission est toujours accessible sur le site, et les horaires annoncés sont inchangés… Que va-t-il se passer demain à 9h00?

  11. cette censure médiatique devrait donner lieu à un séisme médiatique, non ? Il y a des relais à mettre en oeuvre dans la « grande presse », Jacques Attali, Thierry Breton, Philippe Marini tous censurés, désolé Paul de ne pas vous citer, mais il y a de quoi faire trembler la république !

  12. En même temps, vous devez vous douter qu’en allant chez Mr. Elkabach, vous étiez au coeur du « discours dominant », comme on dit.
    Et comme, jusqu’à présent, vous n’avez jamais dissimulé votre pensée, forcément…

  13. Que reprochez-vous à Elkabbach, il est maître de son émission comme vous êtes maître de votre blog. Tous les deux y mettez des limites personnelles c’est la règle du jeu…..Pour lui les limites sont certaines convenances ou certains impératifs comme pour vous certains sujets pourtant d’une actualité brulante mais qui pourraient nuire à une objectivité acceptable par les médiatiques . C’est l’arroseur arrosé. C’est la vie!

    1. Où avez vous lu un quelconque reproche de la part de Paul Jorion ?

      Il nous informe, et c’est la moindre des choses, que l’émission qu’il avait annoncée sur le blog a été remplacée par une autre.

      et il nous raconte une anedocte, qui nous fait sourire avec lui … finalement en quelques mots il nous a fait un sketch.

    2. Il me semble que ce blog n’est pas un média de service public….même s’il nous en rend pleinement.

    3. @ kabouli

      Si cette personne avait été réellement Maître de son émission, sa conduite et ses propos auraient été certainement tout autre à l’égard de ses invités vous ne croyez pas ? Mais ce n’est pas non plus la première fois que nous voyons souvent cela se faire quand bien même sous le cadre très doré et solennel de la Bibliothèque de Médicis, faut le faire quand même à longueur d’émissions et combien d’autres émissions de plus coupés au montage et depuis quand cela dure ?

    4. Et si une suppression, ou même un caviardage, de cette émission devait se confirmer, qu’en penseraient les dénommés Th.Breton, P.Mariani, et J.Attali, vos co-participants ? Apprécieraient-ils? Avez-vous leur avis sur cette éventualité?

    5. Maître de son émission…à deux petites nuances près peut-être?

      Il travaille pour une chaîne parlementaire.
      Qui a une mission de…. »service public, d’information et de formation des citoyens à la vie publique, par des programmes parlementaires, éducatifs et civiques ».

  14. C ‘est regrettable. Saura-t-on jamais pourquoi le foot
    est plus important ?
    une réédition de: « Messieurs les censeurs, bonsoir! » ?
    Ainsi,le pauvre Georges (Marchais) avait bien un soupçon d’excuses
    pour vouloir intimer le silence au journaliste-aboyeur-de-service.

    Je le prends comme une reprise en main: « ils » perdent
    leurs certitudes mais n’acceptent pas les têtes dépassant
    du rang. Non seulement vous pensez mal, mais vous seriez
    coupable d’utiliser n’importe quels moyens pour le proclamer.
    Heureusement que des responsables veillent à notre hygiène.
    Dormez, bonnes gens.

  15. Votre histoire m’a fait sourire…on ne changera pas ElKabbach (un journaliste aux ordres qu’on devrait mettre à la retraite) et ça vous fera un point commun avec Georges Marchais sauf que c’était en direct à l’époque !! Vous risquez d’être black-listé et essayez (ce serait un grand plaisir pour nous même si ce sera difficile) de récupérer les bandes pour les mettre sur le site !

  16. et puis…vive le football (très bonne introduction à l’histoire contemporaine) et ça a du bon : le journal de (dés)information de Claire Chazal n’a duré que quelques minutes ce soir…

  17. Pour le patron Europe de Goldman Sachs, la crise n’est qu’un problème de com’.

    Estimé par ses pairs, élu en 2008 « meilleur banquier de l’année » par la communauté française de Londres, Yoel Zaoui, le patron Europe de la banque d’affaires Goldman Sachs était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach.

    Lisant un texte de bout en bout (NDLR : la vidéo est édifiante), ce surdoué de la finance s’est livré à un exercice de langue de bois qui mériterait au moins aux micros d’Europe 1 l’installation temporaire d’une cellule de veille psychologique. Pas sûr qu’ils s’en remettront…

    Cadenassé par ses fiches, Yoel Zaoui est en souffrance, même sur son « bonjour » à Jean-Pierre Elkabbach pèse tout le poids de la finance internationale.

    Interrogé sur la lettre écrite par le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel, et adressée au président de la commission européenne, José Manuel Barroso pour accélérer les travaux de régulation dans l’union européenne, Yoel Zaoui scrutant ses fiches a distribué les bons points, s’essayant, par ailleurs, à un exercice de pédagogie sans surprises :

    « Ils ont raison, c’est une bonne initiative, mais il faut aller plus loin car l’harmonisation doit être mondiale dans le monde d’aujourd’hui. Si elle n’est pas mondiale, on affecte la compétitivité d’une place par rapport à une autre. Donc je suis pour une régulation sans frontières ».

    Du banquier d’affaires dans le texte, l’équivalent de ces footballeurs qui « prennent les matchs les uns après les autres ».

    La suite de l’entretien est à l’avenant. Pas de quoi réveiller un mort.

    Les raisons des résultats records de Goldman Sachs en pleine période de crise : « nous avons su garder notre sang froid et continuer à faire notre métier dans un monde très perturbé ».

    Visiblement pas convaincu par la réponse, Elkabbach reviendra à l’assaut, mais les notes de son invité n’avaient manifestement pas prévu de prolonger les échanges sur ce thème là.

    Responsable mais pas coupable, c’est ainsi que l’on peut résumer le propos de Yoel Zaoui sur le rôle de sa banque dans la crise qui affecte le monde : « Goldman Sachs fait partie des grands de la finance et à ce titre porte sa part de responsabilité dans les excès commis par tous. Nous avons connu une crise d’excès mais nous avons toujours respecté les règles en vigueur. La vitalité de la finance est allée quelque part plus vite que l’évolution de la régulation, ce qui a conduit à des excès, certainement. Mais la finance n’est pas une maladie, c’est les vitamines de l’économie mondiale ».

    « Ça c’est beau, c’est très lyrique », commentera, un brin moqueur, Jean-Pierre Elkabbach.

    Yoel Zaoui ne poursuivra guère plus ses efforts, admettant tout juste qu’il y a un « décalage entre la perception que nous avons de nous-mêmes et la façon dont nous sommes perçus ». Ou comment réduire une crise de la finance internationale à vulgaire problème de communication. Rien que de très classique.

    Une vision très parcellaire de la problématique que ne semble pas partager la Commission d’enquête sur la crise financière (FCIC) américaine. Déjà accusée de fraude par l’autorité boursière américaine, pour avoir trompé ses clients, Goldman Sachs est aujourd’hui soupçonnée par la FCIC de faire obstruction à son enquête sur les origines de la crise, en répondant volontairement de manière incomplète et insatisfaisante aux requêtes qui lui sont faites.
    Goldman Sachs a ainsi envoyé un volume « déraisonnable » de documents (2,5 milliards de pages !) qui ne répondaient pas aux questions posées.

    Ne pas répondre aux questions posées, un vrai savoir-faire, chez Goldman Sachs.

    Marianne2.fr

    La video de l’entretien entre Yoel Zaoui et Elkkabach est hallucinante.

    Ce sont les deux incarnations du Système : le banquier, et son complice le journaliste.

    Leur complicité éclate au grand jour, dans toute son horreur.

    Le Système est verrouillé.

    1. j’avais vu la vidéo hier et c’est vrai que le numéro de Zaoui avec ces fiches bien ordonnées, et ces exercises d’assouplissement des mâchoires avant chaque réponse est proprement effarant et oh combien édifiant!
      Visionnage hautement recommandable!

  18. En lisant cette aventure burlesque, j’ai éclaté de rire.
    On pourrait lui donner un titre : le sourire dévastateur😉

  19. Monsieur Jorion,

    Je vous admire (et ne vous envie pas) d’avoir l’énergie de vous confronter à ce genre d’individus.

    Personnellement, je ne suis pas sûr que je pourrais me contenter d’un sourire (fût-il ironique)…

    Bien à vous,

  20.  » Jean-Pierre Elkabbach n’a pas aimé mon sourire  »

    Cela ne m’étonne pas,

    Eux ils ont le droit de sourire à travers leur position mais pas vous,

    C’est aussi le beau monde médiatique d’aujourd’hui !

    1. Certains sourires s’accompagnent en général d’arrogance, de certitudes et même de chevilles gonflées.
      Et pourquoi pas lire des versets & épitres comme d’autres ?

  21. Sur le forum Bibliothèque Médicis de Public sénat
    sous le titre Dette Publique, débat : J Attali, T Breton, P Jorion et PMarini

    j’ai posté la question suivante :
    Dans le cadre de l’émission « Bibliothèque Médicis »,Jacques Attali, Thierry Breton, Paul Jorion et Philippe Marini ont débattu le mercredi 9 juin de la dette publique française.
    Cet enregistrement sera t il diffusé ? sera t il possible d’en voir la vidéo ?
    merci

  22. @paul jorion
    demandez les bandes a la chaine ca doit etre possible
    et puisque tout est a vendre demandez lui son prix je suis pret a mettre de ma poche pour voir cette émission et je pense ne pas etre le seul…

  23. Attendons demain , monsieur l’écrivain .

    Demain est un autre jour : « si ça pouvait être vrai pensait le condamné à mort . »

    Un bon sujet pour l’épreuve de philo du Bac prochain , par contre :

    « En quoi l’ironie diffère-t-elle du scepticisme? En vous appuyant sur votre connaissance du pyrrhonisme , de Kant , de Diderot , Montaigne et quelques autres , essayez de montrer si le scepticisme est contradictoire ou accessoire de l’ironie telle qu’elle même pratiquée par Socrate ou Kierkegaard .
    Dans ce dernier cas , vous montrerez si l’ironie et l’humour qui permettent à Kierkegaard de passer de la sphère éthique à la sphère du religieux , révèlent à propos que monsieur Elkabbach ferait mieux de se taire comme une voix éteinte lui l’avait opportunément enjoint . Vous rappelerez en quoi , dans sa dialectique , Pascal retrouvait Kierkegaard en substituant à l’ironie-humour l’ordre de la charité ( Amour ) . Est-il ironique selon vous de prétendre que monsieur Elkabbach ne connait que les deux premiers ordres de cette même dialectique ( chair/divertissement et esprit/orgueil ).
    Monsieur Jorion est-il selon vous exempt de tout défaut dans les trois attitudes existentielles de cette dialectique pascalienne : jouir , agir , aimer ?  »

    Les meilleures copies seront publiées en billet invité du blog de Paul Jorion et seront lues à Public Sénat dès que l’équipe de France sera éliminée de la coupe du monde de football .

    A part ça , que retenez vous des autres intervenants ( ou faut il attendre demain par courtoisie à leur égard ) ?

  24. Je me cite…(Copié-collé de mon post initial, placé à un endroit erroné):

    …Et si une suppression, ou même un caviardage, de cette émission devait se confirmer, qu’en penseraient les dénommés Th.Breton, P.Mariani, et J.Attali, vos co-participants ? Apprécieraient-ils? Avez-vous leur avis sur cette éventualité?

    1. Puisque vous vous citez je le fais aussi:
      ….cette censure médiatique devrait donner lieu à un séisme médiatique, non ? Il y a des relais à mettre en oeuvre dans la « grande presse », Jacques Attali, Thierry Breton, Philippe Marini tous censurés, désolé Paul de ne pas vous citer, mais il y a de quoi faire trembler la république !

      Mais Oui on est bien d’accord je crois, à un tremblement de la république près et de la « grande presse » qui s’en ferait l’écho.

  25. c’est un réactionnaire, il préfère faire taire les gens avant d’être sommé de se taire … (souvenirs) ; belle censure, la prochaine fois il invitera Alain Minc…

  26. La prochaine fois demandez à être interviewé par Stéphanie Bonvicini.

    Elle a un regard sceptique et une ligne des lèvres ironique .

  27. Super!!!!
    Si pas grand monde regarde public-sénat, sur ce coup là, tout le monde devrait lire la chose dans le « Canard enchainé ».
    C’est la première fois que vous aurez l’honneur de ses colonnes, et, ce qui est rare, du bon coté de la barrière!
    Et pan sur le bec!!!! Taisez vous ElKabbach….
    Faites mousser! Quel coup de bol! C’est du miel, vu la « qualité » du plateau….. Un colector!
    Tous à vos mails! Ne nous laissons pas enterrer! C’est maintenant qu’on se compte! Faut qu’ça buzz!

  28. Jusqu’à maintenant, Mediapart n’avait pas de rubrique nécrologie. C’était une grave omission que nous avons décidé de réparer.
    Jean-Pierre Elkabbach (1937-2010)
    Par Thomas Cantaloube
    Lire la suite…..

    Jean-Pierre Elkabbach sera un journaliste regretté. Sauf par ceux qui essaient vraiment d’exercer cette profession.

  29. Comment encore s’étonner de tout cela ?
    Si, il y a quelque chose qui m’étonne de plus en plus dans le contexte que nous vivons, c’est la persistance des sites et blogs de qualité comme celui-çi, serions-nous en sursis ?
    A moins que nous ne soyons protégés par le football !

    1. Aucun pouvoir qui se présente comme « démocratique » n’ a intérèt à exercer une censure quand il peut simplement diluer quelques informations intéressantes dans un flot continu de divertissement et le ballon rond mondialisé est bien un des meilleurs divertissements, dans le sens où le divertissement est ce qui nous détourne de ce qui est important : la réflexion, la morale, la critique, les rêves…

      Le pouvoir qui exerce une censure visible ne peut plus se présenter comme démocratique.

      Il arrive parfois que certains des serviteurs du pouvoir aiment jouer avec la censure, quand ils croient que le risque de se faire prendre est faible mais aussi quand ils se sentent acculés ou quand tout simplement ils sont tellement dénués de sens stratégique que plus rien n’est vrai et qu’ alors tout est permis.

      D’une manière générale les médiatiques considèrent que leur pouvoir est grand, mais ils sont aussi des sortes de créatures vivantes avec leurs caractères et leurs folies.

      Le jour où certains livres ou certains blogs seront interdits sera celui où, dans ces contrées là, les camps de concentration ouvriront de nouveau.

  30. Le coté « blasé, plus rien ne m’étonne » de beaucoup d’entre nous me dépite.
    C’est de l’or, je vous dit!
    Faites chauffer le site de publique sénat, il n’y a pas un chat. J’étais le troisième à m’inquiéter sur trois posts….
    Et faite tourner l’info! J’ai passé un mail au Canard.
    Le sourire énigmatique de Paul doit devenir aussi célèbre que celui de Cohn face aux CRS ou de celui de la Joconde face à un troupeau de Japonais!
    Sinon, j’invite Paul à venir pêcher à la ligne avec moi…. Autant se reposer en regardant au loin la fin du match.

  31. @Paul-émile

    C’est exactement mon constat.
    Ici c’est sérieux .
    Notre situation est ,elle aussi ,plus que sérieuse, et réclame au moins un discours de Vérité.
    Nous l’avons grâce à Paul Jorion et ses collaborateurs habituels.
    Non ,de grâce ,n’évoquez pas de « sursis »…Nos acquis sont déjà suffisamment précarisés..

  32. Pauvre France! C’est si beau la bibliothèque Médicis, souvenir d’un temps où ce pays créait de la beauté. J’ai regardé le débat sur Dieu avec Hans Küng. Belle intelligence, calme, subtile, à 80 ans. Hélas Elkabbash posait des questions bébêtes et coupait les intervenants dès que le débat prenait de la hauteur.

  33. Elkabach a toujours traité ses sujets sans objectivité et au service du pouvoir. Donc un très mauvais journaliste. Il est du sérail, comme on dit, donc indéboulonnable ..

  34. Le média du pouvoir, le journaliste appointé par ce même pouvoir, doit être bien peu sûr de lui pour redouter à ce point les vrais débats, avec de vrais contradicteurs, de vrais arguments, de vrais sourires, fussent-ils sceptiques ou ironiques et même pourquoi pas sardoniques !

    Verra-t-on bientôt à l’assemblée quelques députés dépités déposer un amendement du sourire ?

    Le fait est que le système est tellement sous l’emprise de ses propres contradictions que ses thuriféraires sont comme le dos au mur leurs arguments se réduisant comme peau de chagrin, ou apparaissant pour ce qu’ils sont, des arguments qui ne portent plus et ne souffrent plus qu’on les contredise.

  35. Bonsoir !

    Un des mes amis ( qui se tient à ma gauche), a un ami ( qui se tient à gauche), qui a un ami ( qui se tient à sa gauche) , ce – dernier ayant un ami ( qui se tient à sa gauche) , qui a lui même un ami ( qui se tient à sa gauche) , qui se trouve être mon ami ( qui se tient à ma droite ) …
    Tout ça pour dire … ne vous inquietez pas!! votre émission est dans les tuyaux …

    Bonne soirée !!

  36. Le sourire, c’est peut-être la projection d’Aristote sur la dérision moderne ?

    Lors de mes classes (service militaire), j’avais aussi hélas déjà du recul sur la situation qui nous était faite et sur le point auquel le maréchal des logis ou le sergent-chef « se la jouait » en nous hurlant dessus.
    Ca vous fait repérer, ce recul.

    Votre recul, Paul, c’est celui de votre parcours d’anthropologue qui connait la finance « inside ». Ce parcours qui a mis vos pas dans les traces d’Aristote.
    Souvent, le premier qui formalise quelque chose en voit d’un coup mille aspects, la cristallisation d’une pensée en surfusion laisse encore beaucoup de place aux mille détails de la réalité. Ce n’est qu’après, quand la formalisation devient dogme et pesante méthode, que le déni de réalité s’immisce peu à peu.
    Peut être Aristote a-t-il eu la chance d’être encore à cette charnière où langage et pensée n’étaient pas si loin de leur origine « irrationnelle », et peut être a-t-il ainsi pu faire la linguisitique-psychologique originale de l’Organon dont vous parlez dans « Comment la vérité… »

    D’autres exemples de « premiers qui voient loin » (un peu le contraire des nains sur les épaules des géants) ?

    Ainsi, le discours de René Dumont (agronome candidat à la présidence en 1974) dessouderait quelques écolos aujourd’hui.
    De même pour les premiers qui se rendirent compte de l’emprise de la publicité ou des médias il y a 50 ans,
    Ou encore Leroi-Gourhan réalisant l’inversion geste/parole dans la séquence de l’homme.

    Elkabbach comme révélateur, on aura tout vu.

    Enfin, dans les tam-tam sur ce coup là, il y a aussi ACRIMED.

  37. Comme les autres ici je n’ai que les pistes de P.Jorion pour imaginer l’émission. On aimerait par exemple savoir dans quel contexte ou a quels sujets il n’a pas aimé votre sourire. Et même si elle avait été diffusée, cette émission aurait été montée donc difficile de se faire une idée.

    Toujours est il que s’il se révèle exact que Mr Elkabbach censure un tel plateau cela montre quelque chose sur nos élites. Même face à des personnes reconnues qui disent bien haut que le système est kaput, ils n’arrivent pas à le remettre en cause (un peu comme si on demandait à windows de formater le disque ou il est installé, c’est le bug au redémarrage ).

    Je crois que si moi, je m’en rend compte, les plus intelligents dont ce Mr Elkabbach (et j’ai ici une pensée pour Mme Lepage) ont largement conscience du phénomène. C’est trés désagréable de voir notre monde vaciller en découvrant ses limites. Rien ne vaut la technique Indoue face à l’européen qui débarque : shanti, shanti (testée et approuvée). Je crois me souvenir qu’ un médecin de Calcutta à parlé de Syndrome Indien chez les européens qui se retrouvent dans une société ou ne règne pas les valeurs occidentales, un choc, une folie que l’on met souvent sur le dos des stup mais qui n’a rien à voir, c’est comme un bugg qui cesse au rapatriement en occident.

    Ici nous avons affaire à des gens informés et intelligents, les faits sont là, les idées font leur chemin. Ça ne peut que les travailler dans le chapeau comme pour nous tous (voire plus car c’est leur boulot d’y réfléchir).

    Comment peuvent il négocier le virage en eux même, je l’ignore, chacun sa voie, nous sommes tous confrontés à cela (personnellement, j’en ai eu un peu marre des jeux-video et j’ai pas la télé sauf le net alors je poste chez Jorion pour passer le temps et en espérant moins le perdre). Ayons confiance en l’être humain et espérons trouver l’émission demain matin, hors mundial. Peut être faudra t il remercier ce monsieur de la diffuser a une (des) heure ou l’écoute est plus disponible? Ou peut être encore, est il de mèche avec les invités pour créer le buzz et prendre de l’audience ? Ssss, maiss quelss ssont cess sserpentss 😉

    Tout au contraire vous prend t on pour des « prophiteurs de crise »? Après tout il y a le professeur Avenarius qui dit que Diabolum s’empare de ce qui lutte contre Diabolum, si je me souviens bien. Y a t il une espèce d’orgueil professionnel à ne pas vouloir s’abaisser à l’oiseau de mauvaise augure? Mais Attali + un sénateur sur public sénat c’est quand même du très lourd.

    Se peut il qu’il y ait un problème d’intérêt financier personnel (Mr Elkabbach possède t il des actions????) ; car vous êtes (surtout vous Jorion!!) un fléau pour les boursicoteurs, le seul contre pouvoir face aux agences de notation, des analystes en franc tireurs qui sont un risque pesant sur toutes les positions. Et il sourit en prime!!!!
    { Paul Jorion a dit que l’or va baisser suite une action anti-spéculation des gouvernements dans sa video du vendredi 😉 si, c’est vrai!!! Vite vendons et si vous n’en avez pas louez-en!!! Et je les met où maintenant mes pauvres petits avoirs?? Et si je montais une entreprise avec mes petits avoirs, mes petits enfants auraient du boulot au moins. }

    En somme, on reste sur notre faim, vous allez battre des records d’audience Mr Jorion, gaffe au serveur, ça vas chauffer dur!!

    Et ce n’est que le début de la fin. Mais oui !!! Le monde est fini!!! Depuis Google-Map c’est un fait, il va bien falloir s’y faire. 😉

    Bonne soirée à tous

  38. Tout doux les blogueurs…
    Avant d’hurler partout à la censure, attendez au moins les prochaines plages de diffusion, la redif’ de l’émission sur le foot est peut-être simplement à rattacher à l’actualité. PJ est assez grand pour réclamer une explication directement à la chaine. Et si censure il y eu (ce serait grave bien entendu, mais aussi très surprenant au regard du statut des autres invités) cela finira par se savoir. Lors du « Ce soir ou jamais » avec E. Woerth, beaucoup s’était excité en invoquant un complot pour ce qui n’était qu’en fait qu’ un simple retard…

    1. Wise words. Je pense que l’émission sera diffusée demain, et que c’est l’actualité footbalistique qui a justifié la reprogrammation.

  39. Bonsoir,

    Pour le coup, je regrette mais je pense que vous êtes légèrement naïf Monsieur Jorion. Avez-vous vraiment cru que la pertinence de vos propos allait prospérer dans certains médias en toute liberté ?

    Cette déprogrammation vous honore et démontre que votre discours prend une importance telle qu’il commence à gêner.

    Votre blog est une bouteille d’oxygène.

  40. Bonjour,

    Il est environ 5hre du matin à Concarneau, mais je pense aussi ailleurs en France. Alors pour la France laborieuse qui se lève tôt un samedi matin, souvent synonyme de week-end pour la plupart, l’émission en question sur la crise financière passe effectivement sur Public Sénat. Elle touchera donc j’imagine un public confidentiel.
    Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais il semble que le montage ait préservé les étincelles qu’évoque Monsieur Jorion.

    Juste en aparté. Mr Elkabbach, apostrophe souvent Mr Jorion avec l’étiquette de sa localisation géographique, la Bretagne, avec un air de nous dire qu’il n’y a que des ploucs là-bas.
    Personnellement, mais ça n’engage que moi, je n’ai jamais aimé la qualité de cette interviewer. Là j’aurai une raison supplémentaire. Cela démontre encore une fois le « corpocratisme du génie-baguette » à ranger chacun dans des tiroirs avec une belle étiquette dessus. Et surtout pas question d’en sortir.

    Merci Mr Jorion de nous faire part de l’enregistrement de votre passage à Quimper tout dernièrement. Cela me donnera l’occasion de vous revoir. Je trouvais alors que votre prestation ressemblait beaucoup à ce que vous aviez écrit quelques jours auparavant (09/05/10 – « L’argent destructeur » [Deutschlandfunk]).

  41. Le porte-parole de Goldman Sachs avoue … en disant qu’ils ont toujours respecté les règles vigueur à ce moment !
    C’est précisément de ces « règles en vigueur » qu’il est question ! Ces règles ne sont plus celles qui avaient été mises en place pour éviter la répétition du crash de 1929 ! Ce bonhomme croit que la situation actuelle est la bonne alors qu’on a, précisément, supprimé sous Clinton les gardes fous qui avaient été mis en place. De plus, comme défense lors de l’interrogatoire, les employés, qui avaient parié contre les produits vendus à leurs clients, ont dit qu’ils avaient dans ce coup-là respecté LEUR éthique qui est, lorsqu’on est dans un métier de l’argent, de n’engager que son propre argent et pas de jouer avec l’argent des autres ! Cela a été également dit par un représentant religieux concernant « les métiers de l’argent » lors d’une émission qui avait rassemblé les représentants de toutes les obédiences.
    Bon, on ne demande qu’une chose : que chacun reconnaisse ses erreurs au lieu de ne faire que s’occuper de dénigrer les autres ou de les tenir pour du beurre. Le procès de la civilisation européenne a été fait. Que chacun accepte de faire de même, ce qui n’est pas du tout le cas. Et c’est précisément ce qui ne va pas. A quoi sert-il de demander pardon au monde entier si on reste les seuls à la faire ?
    Bon, on ne va pas les changer. Cela doit se faire tout seul. Mais, ils devraient quand même reconnaître que nous pouvons avoir, nous aussi, nos valeurs et be pas être nécessairement d’accord avec des valeurs imposées par l’extérieur. C’est cela aussi le problème de la mondialisation. La mondialisation, un facteur de paix ou de domination ?

  42. Ce matin 8h30 sur Bibliothèque Médicis : pas la moindre évocation de cet enregistrement.
    Hier sur le Talk Figaro : annonce d’un entretien vers 18h avec Jean-Vincent Placé, porte-parole des Verts, sur l’augmentation prévisible du coût des Transports Publics en Ile de France. Comme tout curieux et un temps passionné par le sujet, je pose ma question puisqu’il est possible de le faire.
    Résultat des courses : pas un mot sur le sujet durant tout l’entretien entre Placé et le journaliste qui l’interview et bien sûr aucune question sur les fameux transports !
    Paul, vous devriez installer dans vos propres vêtements un enregistreur très sensible capable de reproduire finement tout un entretien… Je ne sais pas si cela est très acceptable mais comment sauvegarder des échanges quand, dans une société démocratique, certains font fi de la parole donnée, c’est à dire de la publication des idées exprimées ?

  43. la diffusion ce matin à 9H00 A nouveau déprogrammé !
    grrrrr c’est du grand n’importe quoi !

  44. Elkabach est fidèle a sa marionnette (il en est une au propre comme au figuré)dans les guignols de l’info sur canal +….en partisan supporter absolu de NS….
    De toute façon je crois que le sujet le dépasse il est plutôt nul en économie…
    Il devient à présent urgent d’envisager de débarasser la France de sarkozy et sa clique qui auront fait plus de mal aux structures du pays en 5 ans que d’autres présidents même de droite en 10 ou 12 ans….il faudra malheureusement aussi penser une fois la gauche au pouvoir à faire un grand nettoyage des porteurs de la pensée unique des médias il n’y a pas d’autres solutions si l’on veut que le programme soit accepté et expliqué…..je ne suis pas pour la censure mais pas maso non plus..sauf si D$K se présente, la gauche sera battue car un faux socialiste (sauce FMi) contre sarkozy l’homme qui a détruit la France et la livrée aux US (otan etc)c’est bonnet blanc et blanc bonnet.Sarkozy est encore bien capable de l’emporter…
    Je ne serais pas étonné si la crise s’aggrave d’ici fin 2011(probable même avec tout ce qui est magouillé)de voir un second tour surprise du chef soit Mélenchon+europe ecologie+gauche de la gauche contre …Marine Le pen…
    Si peu de participation au premier tour à gauche avec D$k candidat, et de l’autre coté de Villepin qui va piquer 7 à 8 pct à sarkosy…..tout ce petit monde sera dans un mouchoir….
    Souvenez vous de la tête de Jospin quand le Pen est passé…j’imagine bien la scène avec la tête de DSK….en 2012.
    Mélenchon+les ecolos et de Villepin contre sarkozy d’autres part seront animateurs de la campagne, et leurs adversaires seront affaiblis voire pire….

    1. Mais la crise s’aggrave… en sortant de Paris, vers l’Est, de grandes quantité d’entrepôts à louer, et des bureaux. Même à Bruxelles, des pannaux « à louer », a vendre, to koop, to hurr, to let… koop, kaufen, kupic, en polonais, même mot presque.

      Bref, regardez autour de vous… !!!. Et Bruxelles est pourtant la Rome moderne. Capitale de l’Europe.

  45. Si on veut diner avec le Diable, il faut prendre une longue cuillère…Ou ne pas partager sa table.

  46. J’ai toujours pensé que la position aussi haute et confortable soit-il d’une personne :

    dans une émission,
    dans une société,
    dans un journal,
    dans une radio,
    dans un parti,
    sur les marchés,

    n’était pas non plus le meilleur service que l’on puisse rendre à une société, au contraire ça les gate et ça les déforme beaucoup trop à la longue surtout à travers le cadre très luxueux et pompeux de la Bibliothèque de Médicis, qui se reconnait encore à travers ce genre de personnes si bien parfumés et maquillés à l’antenne ?

    Vous vous rendez compte Mme la Marquise, Mr le Marquis si ça se trouve Mr Elkabbach n’est pas plus cultivé que vous et moi, c’est juste peut-être un rôle d’importance qu’il se donne à l’image de ce beau monde et comme tant d’autres il faut bien encore qu’ils justifient leur propre salaire ne servant guère mieux à ça de nos jours c’est leur mission.

    Hélas des gens comme ça à partir du moment ou vous commencez à leur faire de l’ombre sur un plateau de télévision comme dans une petite radio vous n’êtes bien évidemment pas le bienvenu, surtout si en plus vous commencez à leur faire la leçon de propos, d’écoute comme de conduite.

    Sans doute une autre émission quotidienne à la botte des grands de ce monde pas trop génante, incommandante, il faut bien qu’on parle de temps aux temps de culture et d’art comme aux gens ne trouvant d’ailleurs même plus le temps de penser à ça, bon c’est vrai vous l’avouerez ce n’est peut-être pas non plus le meilleur spécimen du monde télévisuel à venir nous en parler au quotidien.

    Mais encore à quoi bon inviter des gens si déjà leurs opinions et leurs réflexions vous déplaisent, décidément ces gens là ne vivent pas du tout dans le même monde que d’autres.

    Dans ce monde pour être bien vu et accepté, vous devez surtout bien apprendre à vous conformer aux bonnes régles de bienséance médiatique et que l’on nous assène quotidiennement, sinon parfois de « malheureuses expressions d’intolérance ».

    Ha si seulement la plupart de leurs invités ne tombaient pas toujours systèmatiquement dans leur même petit jeu de conduite si habituel le monde serait certainement tout autre.

    Tout sonne tellement faux et le réchauffé de nos jours surtout ces gens très bien payés vous parlent de la crise avec le meilleur costume taillé sur mesure dans les beaux quartiers de paris.

    Si ça se trouve le seul salaire mensuel de cette personne pourrait déjà donner du travail à une cinquantaine de familles se trouvant déjà bien plus dans le besoin et la détresse de survivre.

    1. @Jérémie
      Comment rester un homme « normal » sous le poids des lambris de la république, et ces parquet qui craquent?
      Là comme ailleurs, l’habit ne fait pas le pingoin.

  47. bonjour Mr Jorion,

    cela fait plus de 2 ans que je n’ai plus la t.v, à la suite de quoi j’ai recherché de véritables infos sur le net. Depuis je ne peux plus faire « marche arrière », c’est à dire regarder des débats t.v (diffusés ou pas), totalement ou volontairement déconnectes des enjeux concernant l’avenir de notre humanité.
    je consulte presque quotidiennement votre site et me demande si il est pertinent de vous fourvoyer avec des censeurs du pouvoir en place, dans le sens de vous faire ‘triturer » par des montages vidéos qui ne reflètent pas ou déformeront votre pensée.
    je me demande si votre notoriété acquise sur le net ainsi que votre indépendance sont compatibles avec ces pouvoirs médiatiques de moins en moins crédibles, même si il ne doit pas être facile de résister à ces « sirènes »….
    j’irai même presque jusqu’à dire que d’accepter de participer à ces émissions t.v est peut être en contradiction avec ce que vous défendez, voir « corrompre » votre action.
    merci en tout cas pour votre travail sur ce blog.

    1. Paul pourrait s’exprimer sur des radios ou télés de la Suisse romande, plus intègres, mais la portée reste discrète : Alsace, Doubs, ….
      Des articles dans des journaux comme Le Monde, La Croix, le Nouvel Obs, Challenge, Marianne et pourquoi pas Le Point, l’Express touchent un auditoire large & diversifié exception faite des inconditionnels des extrémités.
      Pour la radio il y a France Culture et Inter, BFM (télé aussi).
      Pour toucher un public plus large et dont c’est souvent une source d’info majeure il faudrait être publié dans des journaux régionaux. A nous de les sensibiliser si nécessaire. Pour l’instant Paul reste un illustre inconnu dans les rédactions de ces journaux me semble t’il.

    2. Tout à fait d’accord avec Papimam. Diffuser la vision et les idées de M. Jorion est la meilleure façon pour que les gens prennent conscience et se questionnent. Seul l’écœurement général peut mener au changement.

  48. Mais encore si son émission n’était pas systématiquement coupé et enregistré au montage, il aurait certainement beaucoup plus de retenu envers ses invités vous ne pensez pas ?

    Le verrons-nous demain encore à l’image coupé la parole à ses invités ? Tout devient tellement si préfabriqué de nos jours et dans beaucoup d’émissions.

  49. Goldman Sachs : le dirigeant lit ses notes, Elkkabach complice.

    Ravageuses caméras, dans les interviews radiophoniques du matin ! Invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, le patron Europe de la banque Goldman Sachs, Yoel Zaoui, est venu s’expliquer sur la stratégie de la banque américaine, accusée d’être en partie responsable de la crise financière.

    Comme l’a relevé Marianne2.fr, pendant toute la durée de l’entretien, Yoel Zaoui a systématiquement lu ses notes, sans que jamais Elkabbach ne dévoile le pot aux roses à ses auditeurs.

    Mais si Zaoui avait si bien préparé ses réponses, celà n’implique-t-il pas qu’il connaissait les questions à l’avance ? Un excellent sujet d’enquête, que nous nous permettons de proposer à l’émission médias de Morandini, sur Europe 1.

    http://www.arretsurimages.net/

    Cet article du site « Arretsurimages.net » fait référence à une video mise en ligne par Marianne2. La video du scandale est visible ici :

    http://www.marianne2.fr/Pour-le-patron-Europe-de-Goldman-Sachs,-la-crise-n-est-qu-un-probleme-de-com_a193858.html

    1. Aux dernières nouvelles (même lien que vous) :

      Rediffusion le :
      samedi 12/06/2010 à 21h00
      dimanche 13/06/2010 à 02h30
      dimanche 13/06/2010 à 23h30

      A suivre.

  50. Bonjour,

    Quelqu’un peut-il mettre un lien sur l’émission de ce matin svp ?
    Visiblement il n’y aura pas de retransmission…

  51. normalement vous pouvez avoir acces aux rushs de l’émission ,au pire avec un huissier ça devrait aller !

  52. Je viens de regarder l’émission.
    Ce qui me frappe c’est que ces personnes (Breton, Attali, Marini) VOIENT les incohérences et l’absurdité des choses, comme par exemple les états qui aident les banques avec de l’argent emprunté aux banques, mais ils semblent trouver cela parfaitement normal !
    Et ça les fait rire !
    M. Jorion a fait des interventions intéressantes mais qui n’ont pas été suivies d’échanges constructifs.
    Le fait de souligner que le programme de réduction des impôts n’a soulevé qu’une protestation sur le « libéralisme » ou « l’ultra libéralisme » !
    Le fait de rappeler que les pratiques mises en place ces dernières années font que de plus en plus l’argent appelle l’argent, sur le fait que les progrès en productivité réduisent la part dévolue aux salaires au profit des actionnaires ne les trouble pas !
    Et M. Attali reste accroché à sa croissance de 1,5 % et aux réductions des dépenses publiques pour sortir de la crise !
    Mais sur quelle planète vivent ces gens-là ???????????

    1.  » Mais sur quelle planète vivent ces gens-là ?  »

      Sur la planète continuons toujours ainsi jusqu’à la prochaine étincelle de plus jusqu’à l’euphrate c’est la seule raison médiatique qui vaille au regard de l’histoire.

      Si encore Mr Elkabbach était le seul à se conduire comme ça à l’antenne mais non c’est aussi l’attitude de beaucoup de gens. La propagande d’hier du système ne marchant plus il faut bien alors payer et commissionner davantage de monde pour inventer autre chose à raconter, encore plus si la plupart des journalistes bien en vus partagent le même petit monde doré que vous.

      Pourquoi le monde devrait changer moi qui en retire tellement tant d’autres bénéfices et privilèges à la longue, n’est-ce donc pas principalement leur mission républicaine sur terre faire le bien, réduire les dépenses publiques pour sortir de la crise c’est comme vouloir sortir le monde de la fosse avec davantage de fourches et de bouquetins en plus à la tête des autres, n’est-ce pas Mme Boutin et Compagnie ? Oui faut bien reconnaître parfois que la coupe est presque pleine.

      La crise du monde moderne seulement un petit problème technique de com’ voilà surtout ce qui arrive lorsqu’on préfère continuellement accrochés les êtres qu’à toutes ces choses, hélas avec de tels salaires vertigineux à la tête des autres je me demande bien comment ils vont encore pouvoir toujours raconter des belles histoires d’économie et de liberté aux enfants.

      Oui  » Mais sur quelle planète vivent ces gens-là ?  » sans doute pas du tout le même quotidien que vous et moi Louise, comme tout devient de plus en plus déconcernant et bouleversant à vivre.

    2. Alors que Forbes publie la liste des milliardaires, le CADTM revendique un impôt mondial sur les grandes fortunes, date 12 mars
      http://www.cadtm.org/Alors-que-Forbes-publie-la-liste

      « ….Chaque année, le magazine Forbes publie sa très célèbre liste des milliardaires. Le classement 2010, qui vient d’être rendu public, indique que le nombre de milliardaires en dollars est passé de 793 à 1 011. Leur patrimoine cumulé représente 3 600 milliards de dollars, en hausse de 50% en un an…… »

    3. Ben, rien, j’ai été sur le site public sénat, elle était en cours et s’est mise automatiquement en route !
      Ne m’en demandez pas plus je n’y connais rien !

    4. @Louise
      « Mais sur quelle planète vivent ces gens-là ??????????? »
      Planet finance pour Attali.
      Dits « Bonjours micro » et dits « bonjours crédit »……

      Pour les deux autres sur une « sphère économique globale ».
      (voir leurs pedigrees respectifs….)

    5. Ils savent très bien que leur planète appartient à un univers outa space….Vous remarquerez qu’Attali déclâme partout, avec ce ton d’humilité teinté d’un zeste d’ennui tendant à instiller l’idée qu’il est vraîîîment trop sollicité, écrit un bouquin dont le titre est d’emblée faux, posant une question qui ne le concernera pas, et ne demande JAMAIS l’augmentation des salaires alors qu’il se répand partout à propos de son fond européen…

  53. « Je regarde l’émission et ce n’est pas nous » dites vous.
    Tout petit j’ai gardé longtemps mes cheveux bouclés. Mais un jour j’ai du passé par chez le coiffeur. Sans doute trop petit pour assisté à la valse des ciseaux dans le miroir de la salle de coiffure, ce n’est qu’une fois rentré chez mes parents, que me précipitant devant l’armoire à glace je me trouvé nez à nez devant un petit bonhomme…
    « mais je suis plus moi?!! » M’écriais-je, formulant ainsi tout haut mon désarroi à la vue de ce petit garçon aux cheveux courts sous les rires amusés de mon entourage.
    Alors comme ça, vous vous êtes fait tondre ? Je compatis.
    Après Casanova, Thierry Breton, probablement la plus belle tête à claques de France. Faut savoir rester Zen. En pareille circonstances, face à l’adversaire ainsi désigné, Attali a le pouvoir de rester indifférent mais on devine qu’il a les doigts de pieds qui s’agitent sous la table. Je me souviens m’être fait cette remarque lors d’une émission télé « Apostrophe » face à un autre zozo dont je n’ai pas retenu le nom et qui ne cessait de l’interrompre… j’attends donc de voir les étincelles.
    Il n’est pas nécessaire d’ajouter qu’en ces temps footresques, on a tous, la boule à zéro.

  54. A propos de M. Elkabbach

    ….. Intervieweur on ne peut plus expérimenté, l’ancien patron de la station et de France Télévisions apparaît sous un rôle qu’on ne lui connaissait pas de manière aussi franche : passeur de plats.

    Les évidences sont là, sous nos yeux. Jean-Pierre Elkabbach ne cherche pas à provoquer son invité, à lui tirer les vers du nez… les questions sont ostensiblement préparées, très certainement communiquées à l’avance au patron de la banque, au point que Yoel Zahoui se contente de lire l’une après l’autre les réponses écrites soigneusement sur ses petites fiches. Une fiche par question…..

    La suite sur :
    http://www.numerama.com/magazine/15926-europe-1-a-t-elle-oublie-que-sur-internet-la-radio-c-est-aussi-de-la-television.html

  55. A quelque chose malheur est bon, sur Public Sénat dès 18h00 j’ai suivi le journal et découvert ainsi un homme engagé et volontaire : Nadir Dendoune. « le 9-3 à l’Everest »
    Sans réelle préparation il s’est rendu sur le toit du monde (en groupe) et relate son exploit dans un bouquin « Un tocard sur le toit du monde »
    Originaire de la Seine St Denis il n’a pas de complexe et est fier d’être un habitant du département le plus pauvre de France et qui comporte le plus d’entreprises.
    L’homme a également accompli le tour du monde à vélo dans le cadre de la lutte contre le sida.
    http://www.publicsenat.fr/vod/le-18h/le-18h/65625
    http://www.editions-jclattes.fr/livre/jc-lattes-347911-Un-tocard-sur-le-toit-du-monde-Nadir-Dendoune-hachette.html

    Extrait d’un article récent du monde : « Washington à la conquête du 9-3 »
    « Qui connaît le mieux les banlieues françaises ? Sans doute l’ambassade des Etats-Unis, qui y tisse un solide réseau, à la recherche des futures élites. L’inauguration d’une fresque murale géante à Villiers-le-Bel. Un déplacement à La Courneuve pour rencontrer des jeunes ».
    Les USA et leur ambassadeur sont bien conscient des potentiels de ce département et disposent d’un carnet d’adresse exceptionnel (le + complet, pertinent, actualisé) à opposer à notre frilosité nationale.
    Comment : en interrogeant tout le monde sur un même pied, dans une logique d’action.
    Ca me rappelle des tests pour le défunt SM pour trouver chaussure à leur pied.

    1. Que ce soit en termes de PIB départemental ou en revenu par tête , je ne crois pas que le 9-3 (comme il convient de dire) soit le département le plus pauvre de France. Il faut plutôt chercher à ma connaissance du coté de départements du centre de la France ou des bordures du Massif central…

  56. Pour le moment Colombani interwiouve une dame qui a écrit un livre sur la liberté d’expression : Marcela Lacub.

  57. Bon, çà se termine.
    Pour le moment rien, j’ai fermé Chromium où j’étais pour visionner public sénat.
    J’attends un peu pour rouvrir et voir si l’émission passe.

  58. L’émission passe en ce moment sur LCP et de 13H13 a 13H30 c’est un continuel flot de paroles venant de T.Breton et d’Atalli.

    P. Jorion pendant cette période na pus qu’en placé une et il a été interrompus par elkabach.

    Bref, j’ai abandonné.

    Désolé.

  59. Eh bien, tout vient à point à qui sait attendre, c’est comme une bonne choucroute, elle est bien meilleure réchauffée & bronzée.
    Entre gens de bonne volonté on éclaire et au minimum on interroge le commun des mortels, c’est un excellent début.
    J’ai même trouvé l’animateur utile & J. Attali clair et net, il manquait un arbitre réellement neutre pouvant trancher ou du moins préciser les avantages/inconvénients, vérités/contre-vérités, aspects factuels/politiques …….
    Vivement le second épisode.
    Merci M. Jorion de défendre le peuple avant les élites, il va falloir affûter les lames pour la prochaine fois.
    Et merci aussi de défendre notre belle langue, l’anglais restant cependant incontournable.
    C’est juste ma première impression à chaud.

    1. Une émission intéressante. Il est clair qu’on ne vous donne pas beaucoup la parole, et encore moins l’occasion d’argumenter vos thèses.

      Le point qui m’a le plus marqué, pour ne pas dire effrayé, est que celui qui a les idées les plus dangereuses et qui se pose simplement en adversaire de toutes propositions censées, est le seul élu, donc parmi les quatre intervenants, le seul qui a mandat pour prendre des actions.

  60. Je viens de regarder l’émission (diffusion de 13 H).

    Le débat est par moment « surnaturel », surtout de la part de Philippe Marini et Thierry Breton.

    Pas la moindre remise en cause du système (sinon démagogique) de la part.
    Le transfert injustifiables des dettes privés vers les dettes publiques est une question qu’ils zappent ouvertement, pour simplement critiquer l’importance des dettes publiques, ce qui justifie de pressurer le citoyen lambda.

    Marini a répété en substance, à 4 reprises, qu’il faut regarder l’avenir et ne pas perdre du temps à rechercher les fautifs (il me vient à l’esprit quelques noms d’oiseaux face à une telle « im »posture)

    Breton à une position politicienne (c’est la faute à la gauche si on a autant de déficit) et insiste lourdement sur la nécessité de présenté un projet crédible aux yeux du marché (= un plan de pressurisation du citoyen lambda pour réduire les déficits)

    Attali est toujours aussi ambigu : il dénonce la prédation de la finance mais pousse encore et toujours à la gouvernance supra-nationale dont on sait qu’elle est un des objectifs de la grande finance apatride)

    Paul Jorion est un peu en retrait (par la force du contexte de ce débat et de son animateur).
    Ses interventions sont argumentées et conformes à ce qu’on connait de lui.
    Simplement, le montage le laisse apparaître « remonté’ voire « aigri » puisqu’il est en position d’accusation vis à vis d’Elkabbach sans qu’on perçoive réellement les causes de son attitude.
    Sans sa présence, nous aurions assisté à une énième conversation de salon totalement déconnectée du réel,
    mais le montage est fait de telle façon que Paul apparaîtrait presque comme « le jeune révolté de banlieue qui a eu droit à une invitation au nom du droit à la diversité mais qui ne sait pas se tenir correctement »

    D’où ces quelques questions :
    Combien de temps a duré l’enregistrement ?
    Combien de minutes ont été coupées au montage ?
    Qu’est-ce qui a été dit durant les échanges « censurés » ou « modérés » 😉 ?

    Il faut dénoncer cette main-mise d’une oligarchie cooptée sur les débats télévisés.
    La pensée-unique a provoquée cette crise et la même pensée unique verrouille le débat critique sur sa responsabilité.

    1. et j’ajouterai :

      Et, en plus, ils se permettent de critiquer la Démocratie à mots à peine couverts au cours du débat, alors que ce sont eux qui l’ont dévoyée au point de la rendre quasiment inopérante (lobbying, argent roi, fausse opposition gauche/droite masquant l’absence de contre-pouvoir, …).

      Ce n’est pas la Démocratie qu’il convient de critiquer mais ceux qui cherchent à s’en émanciper en n’hésitant pas à la polluer pour ensuite justifier la nécessité de s’en détacher…via des organismes décideurs supra-nationaux et non démocratiques.

      (et pardon pour les qques fautes qui se sont glissées ds mon commentaire)

    2. @ freedem

       » Pas la moindre remise en cause du système (sinon démagogique) de la part.  »

      C’est le grand malheur du monde la confiance et la reprise ne reviendra pas alors de sitôt et c’est bien normal.

       » Le transfert injustifiables des dettes privés vers les dettes publiques est une question qu’ils zappent ouvertement, pour simplement critiquer l’importance des dettes publiques, ce qui justifie de pressurer le citoyen lambda.  »

      Parce que la plupart n’aiment plus du tout nous suivre dans ces valeurs, nous les forcément donc
      à nous suivre plus longtemps à l’image comme dans la peur et le chantage de plus, seul tout cela est bon pour l’homme, seul le tout marché sur terre pourra nous sauver c’est la sécurité.

       » Combien de minutes ont été coupées au montage ?  »

      Et combien de minutes depuis que cette émission existe ?

       » Il faut dénoncer cette main-mise d’une oligarchie cooptée sur les débats télévisés.  »

      C’est aussi le signal fort qui est envoyé aux peuples, quoi que vous fassiez, disiez et proposiez de moins radical et avant même que les choses ne se gatent et ne se précipitant davantage, nous serons toujours les Maîtres du monde, les dés sont maintenant bien pipés partout.

      Je dirais même que pour certains c’est beaucoup plus grave à voir ils ont comment dire beaucoup trop le système dans la peau, plus d’autre voie possible alors pour l’humanité déchue et le tout commerce de plus sur terre.

       » La pensée-unique a provoquée cette crise et la même pensée unique verrouille le débat critique sur sa responsabilité.  »

      Quand on aime faire du mal on ne compte plus les cadavres et les familles de plus dans le deuil.

  61. L’argent et la censure.
    Le foot a bon dos. C’est de la pure censure.
    Mais revenons alors au foot.
    Comment peuvent-ils bien jouer, monsieur Ribéry ne connait pas la valeur de l’argent, lui qui se paye 35 centimes d’euros une call-girl pour une nuit (ramené au salaire d’un smicard : 2000 par rapport à ses 700000 euros mensuels de salaire).
    Même pas le prix d’une baguette de pain.
    Mais cela va plus loin s’il ne connait pas la valeur de l’argent cela signifie que par là même il ne connait pas la valeur humaine car ramener une valeur humaine à une demi baguette cela ne laisse pas présager de grandes qualités.
    A combien estime-t-on alors la valeur d’un but lors de ce mondial ?
    De quoi se payer une ile grecque en entier.
    Je suis atterré et scandalisé par la direction que prend la société.
    Si les systèmes politiques actuels ne parviennent pas à réguler tous ces excès cela voudra dire un retour à soit des régulations par des codes religieux soit des régulations par l’action violente quasi individuelle, l’anarchie.

    1.  » Je suis atterré et scandalisé par la direction que prend la société. »

      Oui il y a vraiment de quoi se poser des questions, tant tout cela en devient de plus en plus inévitable à subir pour beaucoup. Ce sont encore les belles valeurs à suivre de nos jours en bourse, ce sont surtout en fait nos belles valeurs d’attachement à toutes ces choses qui n’ont en fait plus rien à avoir avec l’honneur, le courage, la liberté, la raison, le bon sens, le devoir et la justice surtout au regard de tant d’autres iniquités de plus.

      Mais non on préfère encore conduire les premiers le monde dans la fosse on adore tellement cela.

  62. Chronique d’un spectateur moyen:

    Émission visionnée à 13h.

    Premières impressions: T. Breton monopolise le temps de parole dans les premiers temps de l’entrevue, et se contente de répéter en boucle la nécessité d’une « vision à moyen terme »… Leitmotiv qui ne le quitte pas de toute l’émission. L’une de ses expressions m’amuse – ou me terrifie – sur le moment: « Il faut acheter du temps au marché »…

    Attali bénéficie également de l’oreille d’Elkabbach et s’impose comme l’autre meneur des débats – avec Breton. Il se montre sous un jour un peu plus critique que ce qu’on a pu connaître de lui en d’autres occasions. Il s’érige entre-autres en un porte-parole manifestement convaincu des thèses soutenues par Paul, qu’il explicite assez correctement peu après le début des échanges.

    Marini me paraît invariablement creux et manie la langue de bois avec une dextérité qui semble être une seconde nature chez lui. Il ne dira rien de fondamental durant tout l’entretien, mais toujours avec une conviction certaine…

    Et enfin Paul Jorion, sagement installé au plus près de l’une des caméras, il jouit à ce titre de gros plans qui, s’ils ne le mettent pas franchement en valeur, témoignent indubitablement de sa présence, malheureusement souvent muette.

    Quelques moment forts de l’émission.

    On devine un montage laborieux: La « première » passe d’armes Elkabbach/Jorion (la seule visible en fait) semble sortie de nulle part, on sent qu’il manque un prologue à cette histoire. La virulence – très mesurée, tout de même – des propos échangés ne cadre pas avec le fil de la discussion tel qu’on nous le présente. L’ultime échange d’amabilités entre les deux hommes paraitra tout aussi incongru.

    Quelques escarmouches assez banales et fort peu intéressantes dans la grande tradition du clivage droite/gauche français:

    « -La gauche est responsable de la dette.
    – Mais bien sur que non, c’est la droite. »

    Jorion s’impose alors comme arbitre, et offre ainsi la seule contribution pertinente de ce moment en particulier: « Il faudrait peut-être replacer toutes ces considérations dans un contexte plus général. » Rien de plus à ajouter, votre honneur. 🙂

    Autre instant savoureux du débat, en toute fin d’émission, lorsque Paul invoque le rapport de la Cour des Comptes: Mr Marini affirme – ou confesse – ne pas en avoir fait du tout la même lecture que notre hôte. C’eût d’ailleurs été tout à fait étonnant de sa part: Jorion présente la chose de manière extrêmement critique pour le gouvernement actuel(*).

    En résumé, une émission qui ne m’aura – à titre personnel – pas apporté grand chose. Rien ou presque de neuf n’y a été dit, chacun des protagonistes se contentant de défendre son « bout de gras ». A la limite, ma seule surprise aura été de trouver le discours d’Attali un peu plus appréciable que d’habitude. Émission à mon sens trop longue pour ce qui en ressort: Si chaque idée avait du n’être mentionnée qu’une seule fois, d’une part Messieurs Breton et Attali ne seraient pas apparus plus de 5 minutes chacun à l’écran, et d’autre part l’entretien aurait été bouclé en 20 minutes à peine.

    (*) A l’adresse directe de Paul: Vous avez employé là un procédé qui a fait grincé des dents quantité de politiques au cours des dernières décennies. Vous apprendrez qu’en France, par convention, on évite généralement d’évoquer à un politique ce qui figure dans les rapports de la Cour de Comptes, à moins de vouloir se montrer très très méchant à son égard. En effet ces rapports sont pour la plupart de véritables brulots envers l’ensemble des instances dirigeant le pays, c’est pourquoi généralement, ces documents sont enterrés et oubliés sitôt leur publication effective. Vous le saurez pour la prochaine fois, et qu’on ne vous y reprenne plus, sacripant! 😉

    1. Concernant les rapports de la cour des comptes :
      Je serais un peu moins catégorique que vous.
      Ce auquel vous faites allusion concerne les politiques entre eux.
      Rien n’interdit au citoyen lamba d’en faire bon usage. Ils sont d’ailleurs là pour cela. Surtout qu’ils sont hors couleur politique, ils pointent les dysfonctionnements des structures et non les dérives de l’application de tel ou tel dogme politique.

    2. @Hervé

      Oui, les travaux de la CdC pointent les dysfonctionnements de structures en première approximation. Néanmoins, d’une part ces structures ne sont pas le fruit d’une génération spontanée, elles ont été créées par tel ou tel pouvoir public, et il semble à ce titre légitime d’interroger les concepteurs d’un appareil quand celui-ci ne donne pas satisfaction.

      D’autre part, ces structures ne sont pas – sauf cas très particulier – des automates totalement autonomes. Il semble par conséquent également légitime de questionner les animateurs de ces structures (éventuellement les mêmes que ceux qui les ont créées d’ailleurs).

      Par ailleurs, l’argument de la « puissance citoyenne » me laisse toujours aussi sceptique. Si les citoyens disposaient des moyens (dans tous les sens du terme) d’exploiter ces rapports, comment se fait-il que les actions ne soient pas pour ainsi dire systématiques? Ou alors elles le sont effectivement mais ne sont relayées nulle part?

    3. Des structures :
      Nous n’allons pas ici refaire le débat, quoique, Attali Marini.
      Quand je parle de structures je sous-entend et la cour des comptes encore plus, le gaspillage de l’argent dans ces structures. Pour moi il est illusoire et participe de l’enfumage de croire qu’on va résoudre ce gaspillage en changeant les structures. Cela est même pire à mon sens car source de dette supplémentaire pour les changer en période de crise . Quand on est malade on pense d’abord à se soigner avant de songer à se tuer pas pour renaitre cloné.
      Un exemple : les fonctionnaires. Pour moi leur nombre n’est pas la cause de ce qu’on leur reproche. C’est plutôt même le contraire quand on atteint comme actuellement le seuil critique. 35 élèves par classe crée des exclusions, exclusions qui nécessitent ensuite trois éducateurs par jeune à remettre dans le droit chemin. Par contre que certains inspecteurs se remettent au boulôt alors là je suis d’accord.
      Entre parenthèse cela ramène à Elkabbach qui ne comprend pas la formule appuyer sur l’accélérateur en même temps que sur le frein.

      Il faut dépenser plus dans certains secteurs et moins dans d’autres.
      Il faut soutenir les petites industries et les classes moyennes au détriment en période de crise des grandes entreprises et des classes élevées qui s’en sortiront toujours, elles. Elles sont de toutes manières mondialisées, demander à les soutenir localement n’a aucun sens.

      Quant à l’argument de la puissance publique je m’interroge. Vous doutez de son importance et la conclusion que vous en tirez est qu’alors il faut mieux se taire. Justement la conclusion logique est contraire, il faut l’amplifier. C’est ce que nous faisons ici et c’est ce que fait Paul en sortant le rapport.
      Cette puissance est faible à cause du manque d’occasion de s’exprimer du citoyen. Si les médias en général donnaient plus la parole au citoyen responsable et capable de réfléchir (denrée devenue de plus en plus rare à cause de la décérébration des jeunes par la télé et les jeux vidéos) es choses ne pourraient que s’améliorer.
      J’ai conscience de parler d’une utopie, sauf pour l’internet qui reste le seul média qui peut alimenter la réflexion. C’est donc le prochain et dernier média restant à museler. Cela les politiques actuels ne l’ont pas encore vraiment compris. Et plus cette prise de conscience sera partagée plus la main mise sur ce média sera difficile.
      Ne baissons donc pas la garde. C’est un travail de longue haleine.
      Continuons nos échanges entre tous.

    4. @hervé

      Concernant la puissance citoyenne, vous vous méprenez sur mon propos: Ma conclusion n’est pas celle que vous dites, j’adhère au contraire entièrement à celle que vous exposez ensuite. Néanmoins, j’essaie de me garder de faire de la prospective et me contente de constater les faits tels qu’ils existent: Les possibilités d’expression du citoyen sont effectivement inexistantes et malheureusement rien n’indique qu’un changement intervienne dans cet état de fait.

      Le poids d’internet est pour sa part difficilement évaluable. Certes cet outil permet un échange d’idées dans des proportions jamais connues jusque là, mais pour quel résultat concret? Pour l’instant, son impact ne dépasse pas le stade polémique: Voyez par exemple le résultat de la campagne de lobbying menée par le collectif « quadrature du net » sur le projet de loi hadopi: Nul.

    5. Il n’y a pas que de la polémique sur l’internet.
      La preuve est l’échange constructif que nous avons actuellement entre nous.
      Et je parle de l’internet sur des sites où l’on peut échanger. Tel que celui-ci
      Pas sur les sites où l’information est prédigérée pour encore une fois empêcher la réflexion du citoyen.
      Le citoyen doit se réapproprier des espaces, tel internet ou des lieux de débat, où il peut échanger avec son prochain et avec le politique.
      Au moins le politique n’aura plus l’excuse d’avoir été loin des préoccupations de ses administrés.

    6. @hervé

      Là encore je me suis fait mal comprendre, je le crains: La dimension polémique d’internet à laquelle je faisais référence ne concerne pas l’échange entre internautes en lui-même, mais la manière dont les critiques issues d’internet sont reçues dans la sphère politique.

    7. Dissonance,
      J’ai bien aimé votre com.
      « La « première » passe d’armes Elkabbach/Jorion (la seule visible en fait) semble sortie de nulle part, on sent qu’il manque un prologue à cette histoire. La virulence – très mesurée, tout de même – des propos échangés ne cadre pas avec le fil de la discussion tel qu’on nous le présente. L’ultime échange d’amabilités entre les deux hommes paraitra tout aussi incongru. »
      C’est exactement, ce que j’ai ressenti. Mais Paul prévient qu’avec le montage, « on ne vous dit pas tout ». Il faudrait que Paul éclaircisse ce point.
      Elkabasch n’est d’après pas un journaliste objectif. Il me semble qu’il fait partie des invités.
      Orienté un débat d’invités, ce n’est pas en être un soi-même.
      Bravo pour Paul.
      Maintenant, je me retire dans notre laboratoire belge.
      Là, nous nous trouvons sur un autre plan. N’en a rien foutre de la crise financière.
      Nous en sommes au stade du communautaire.
      😉

  63. En tout cas merci pour vos efforts Paul,
    Au moins ces turpitudes montrent que vous êtes dans le vrai…

  64. Je viens de voir l’émission (samedi 13h). Et je me suis fait la même réflexion qu’à d’autres occasions avec d’autres interlocuteurs à propos de Mr Elkabach: il se prend de plus en plus pour sa propre statue.

  65. Pourquoi n’accabler qu’Elkabach? Il est dans l’air du temps. Il ne détonne pas en comparaison de ses comparses de gauche ou de droite. Fût-ce que leurs appréciations personnelles: s’auto-proclamer grandes plumes… à l’haleine fétide à force d’embrasser les puissants sous la ceinture. Tous les acteurs médiatiques de Paris sont minés par une vanité puante. Ils se prennent pour les gardiens du Temple de la pensée. Unique naturellement. Point de débât avec un vulgus civis, un proscrit du cénacle. Aussitôt affubler de l’injurieux titre « café du commerce ». Mais en période de disette, ils peuvent s’apprêter à fuir, car leur courage est aussi rare que leur vrai talent.

  66. L’équilibre des temps de paroles n’est pas sain, même si le débat est ouvert, et le propos intérréssant, on sent bien qu’Attali et Breton placés proche d’Elkhabach ont une bien plus plus grande « légitimité » médiatique, Marini et Jorion étant déjà plus « lointain » physiquement et idéologiquement.

    Certes Breton et Attali sont plus aiguerris à l’exercice mais je ne peux m’empêcher de rejoindre l’ancienne critique que Pierre Bourdieu formulait sur les médias et la télé en particulier, on sent bien que Jorion et ses idées ne peuvent prendre pleinement place dans le débat, l’apostrophe d’Elkabbach sur son sourire prétendument ironique est tout simplement stupéfiante, et son réglement de compte en fin d’émission, parlant d’intolérance de Jorion, définitivement hors jeu.

    Bravo Paul pour votre persistence à faire entendre un autre son de cloche, même si dans le cadre de cette émission, le sentiment de pipage des dés est assez génant .

    Nous direz-vous ce qu’il s’est passé en amont de l’enregistrement pour que l’hostilité d’Elkabbach a votre égard soit si manifeste, le montage ne nous apprend rien de tout cela, et on reste un peu médusé par ce moment…comme si nous avions « raté » quelque chose auparavant.

    La manière dont l’émission se termine nous laisse imaginer l’ambiance glaciale dans laquelle les invités ont probablement du se séparer, pourriez vous nous en dire davantage ?

  67. Je viens de regarder l’émission à 13h00 sur Public Sénat. Je regrette la « sur-réaction » de Monsieur Jorion et de ses lecteurs assidus (dont je suis) sur une programmation qui ne s’était pas faite vendredi soir. S’informer sur le pourquoi de la non programmation n’aurait-il pas été plus convaincant Ne deviendriez-vous pas trop Français en Bretagne (!), monsieur Jorion ?

    J’ai regardé attentivement l’émission. J’ai ressenti le « bavardage » de personnes très instruites. Je parle là de mon seul ressenti ; je ne souhaite blesser aucun des intervenants.
    Visibles: quelques plans montrent certains intervenants ne prêtant pas attention à celui en train de s’exprimer. Toutes ces belles paroles, pourquoi faire, pour faire quoi, pour quoi en faire ?.

    Chère Bibliothèque Médicis dans ton décor si français et ô combien figé:
    Epatant: l’ AH(!)nimateur OFFiciel de la République (plus très journaliste) quand il « géographise » les propos « de Californie et en Bretagne » de Monsieur Jorion. Ah ! si Paul était passé par « le Tennessee et la Lorraine avec ses sabots », ce serait autre chose… Dondaine Oh oh oh, avec ses sabots et son sourire.

    Pertinent: Monsieur Attali parle de vérité, de justice et de vision. Ses trois nouvelles vertus. En parlait-il déjà quand il conseillait un Président socialiste? Troublant qu’il en parle avec le Président ultra-libéral en place. Ce qu’il y a de bien avec Monsieur Attali, c’est qu’il est toujours là. A gauche, à droite, au creux et au faîte des vagues successives des rapports qu’il continue d’écrire en équipe, en groupe, en sous-groupe, en sous-commission, en commission. Il enrichit notre Documentation Française.

    Accablant : si nos représentants politiques sont à l’image de Monsieur Marini, seul parlementaire EXPERT présent. Monsieur Marini dit ce pourquoi il se positionne contre. Il donne moins d’arguments sur ce pourquoi il se positionne pour. Du bruit pour éviter les contradictions pertinentes.

    Monsieur Jorion rebondit au final sur un « sursaut » pour LA France.
    Je bondis. Je tressaute. Je dondaine Oh oh oh, avec mes sabots, en passant par la Lorraine, Oh oh oh, avec mes sabots.

    1. @Thomas
      Vous parlez de « sur réaction » mais vous vous contentez de consommer ce que monsieur Elkabbach à jugé bon de vous livrer en pâture, personne ne connaissant les heures exactes de diffusion, la programmation variant avec le temps, et le maître de ces lieux étant maintenu comme les téléspectateur de cette chaîne public dans l’ignorance du pourquoi et du comment de ces atermoiements malgré leurs demandes multiples.
      Plus simplement je suis sidéré par l’acceptation plutôt générale du caviardage d’un débat publique sur une chaîne publique par ce « journaliste ».
      J’espère que notre « sur-réaction » aura participé au fait que cette enregistrement n’est pas été purement et simplement enterrée.
      A la lecture des commentaires de ceux qui on eut la chance , ce qui reste à voir et entendre ne casserait pas trois pattes à un canard.
      Etrange que le patron de Goldman ait été livré lui, malgré la mansuétude déclarée de son hôte, en pâture avec ses fiches à l’hilarité générale.
      UN grand moment de « Journalisme »!!!!

    2. à Pierre 17h58. Je suis ThomasPA. Je pense à un autre contributeur Thomas.
      Cher Pierre, je ne consomme pas de « monsieur Elkabach ». Sais pas si c’est bon.
      Il y avait amorce d’une légère polémique sur l’émission qui n’avait pas été diffusée sur la chaîne publique et le serait-elle? Or, l’émission a bien été diffusée. Cette partie du texte a par ailleurs été supprimée dépuis, et fort heureusement remplacé par la vidéo.

    3. @PA
      C’est bien ce que je disait, vous ne « consommez » pas de ce monsieur mais vous acceptez le principe de son caviardage ; le « produit finit » étant bon et à votre convenance et ma tempête se déroulant dans un verre d’eau, vous ne voyez pas de problème à « l’esprit » d’une telle émission.
      C’est bien d’une polémique qu’il s’agit.
      Elle opposait Paul Jorion à Jean-pierre Elkabbach. Ce dernier a eut le dernier mot.
      Il coupe non seulement la parole, mais il coupe aussi les têtes au montage…..
      C’est un pouvoir exorbitant pour un si petit bonhomme à qui les plafonds du sénat et ses fréquentations montent à la tête.
      Ce monsieur est un employé de la République, il n’en est pas un élu de droit divin.
      De là à poursuivre Paul Jorion pour délit d’opinions et délit de sale sourire….. Et après de ne pas l’assumer en publique.
      Comme disait l’autre :  » Les Bretons quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a plusieurs qu’il y a des problèmes ».

    1. Au rythme où vont les choses il n’est pas non plus certain que la prochaine coupe du monde se passe dans les mêmes conditions favorables, un peu comme à Rome autrefois et dans sa grande décadence accélérée.

      Il fut un temps ou j’aimais regardé le football, comme la coupe du monde mais aujourd’hui ce n’est plus guère le cas car la coupe est déjà presque pleine.

      Mais qu’ont-ils donc fait du ballon rond courir de nouveau après l’argent faire de l’audimat.

  68. Il faut se dire qu’à partir du moment où on parle de montage pour une émission de ce type, tout est sujet à caution. Le montage ou le léger différé semble aujourd’hui la norme, tellement on, eux, ils veulent formater, cadrer, canaliser. Bref, éviter le syndrome « Delarue »…

    Je rejoins de nombreux avis exprimés ici. Le résultat obtenu au sujet de l’émission en question est tout simplement désespérant. Peu importe les opinions, mais il fallait en profiter pour poser les bonnes questions et surtout ne pas hésiter à approfondir. « Oui mais personne ne va comprendre ! » Mais si. On peut parler de choses compliquées en des propos fort simples.

    1. @Nasjam :

      Je signe .

      C’est même à leur capacité de parler avec des mots simples de choses compliquées pour les rendre accessibles et partagées , que l’on reconnait les gens intelligents utiles à leurs concitoyens .

  69. Voilà où mène la conception gauloise de la liberté d’expression « pas de « liberté pour les ennemis de la liberté » et Paul Jorion est un ennemi déclaré de la Liberté totale …..du commerce de l’argent dont les partisans sont aujourd’hui au pouvoir et dominent aussi dans l’opposition. Il n’est donc pas du tout étonnant que ses passages à l’antenne passent après le foutebal.
    Ce n’est que justice pourtant , pendant longtemps en effet, la Gauche hurlait que les médias accordaient trop d’importance à Lepen qui pourtant représentait un courant d’opinion bien supérieur à celui de Jorion. Au tour maintenant des gens degauche comme monsieur Jorion de ne pas se voir reconnaître les temps d’antenne que l’importance de ses idées représentent.
    L’opinion dominante des médias est habituellement de gauche parce que les idées ne mangent pas de pain et que le capitalisme, point trop bête quoiqu’on en dise, laisse les opinions adverses dominer à condition qu’elles n’agitent que les têtes. Actuellement que la Gauche et la Droite sont en tous points d’accord comme le prouve le Straussklanisme ce sont les idées d’extrême gauche ou assimilées ou plus simplement originales qui subissent l’ostracisme médiatique. Les arroseurs d’hier sont les arrosés d’aujourd’hui.
    Réclamer la liberté pour soi- même c’est en quelques sorte pour cette extrême gauche gauloise réclamer un privilège c’est à dire une conception pré’republicaine, elle qui l’a refusée pendant si longtemps à ceux qui n’étaitent pas d’accord avec le consensus intellectuel qu’elle avait déjà établi dpuis longtemps avec la droite.

  70. Pays-Bas : la reine favorable à une alliance entre libéraux et extrême-droite.

    La reine Beatrix des Pays-Bas a demandé samedi d’examiner la possibilité de former un gouvernement de coalition auquel participeraient les libéraux du VVD et le parti d’extrême droite PVV, ont annoncé des sources concordantes.

    La monarque estime qu’il faut « explorer en premier lieu la possibilité de former un gouvernement auquel prendraient part le plus grand parti et le plus grand gagnant » des élections législatives anticipées de mercredi, a indiqué le service de presse du royaume dans un communiqué. Ces deux partis sont le parti libéral VVD de Mark Rutte et le parti d’extrême droite PVV du député Geert Wilders.

    Le Monde

    Ca me rappelle quelque chose :

    – une terrible crise financière, économique, sociale ;

    – l’explosion de la pauvreté ;

    – l’extrême-droite qui obtient des scores en hausse aux élections partout en Europe ;

    – en Europe, la décennie 2010-2019 est bien partie pour ressembler à la décennie 1930-1939.

  71. Nous assistons à un dialogue de sourds, sans intérêt pour les fidèles de ce blog et incompréhensible pour le vulgum pecus.

  72. Final cut : ça peut être la guerre l’histoire le’p……… Bizard hasard.
    Toujours est-il qu’un Breton passe à travers les goutes, et que l’autre se retrouve au coin avec ses sabots pendus autour du cou.
    Elkabbach doit confondre le parlé Breton et le parlé Flamand……

    Enfin, le non consensus sur les « fondamentaux » de ces « sachant » fait froid dans le dos.

    1. Pardon pour le « final cut », c’est en fait mon lecteur qui s’est arrêté sur cette phrase étrange….
      J’ai donc pu depuis voir la fin.
      Bravo Paul pour la touche à la fin de l’envoie!!! Imparable! Il en bafouille.
      Dommage que votre voix tremble.
      Mais c’est un scoop, Elkabbach confirme lui même qu’il pense qu’il est intolérant!!!.
      Superbe exemple d’arroseur arrosé s’emmêlant les pinceaux. Il aurait pu couper avant. +1 pour lui.

  73. On a un peu l’impression que Elkabbach profite bien du bouclier fiscal pour réagir aussi fortement. S’il y a une chose intolérable à l’extrème de nos jours c’est de culpabiliser les riches pour la dette. Ce sont les peuples qui ont vécus au dessus de leurs moyens voyons!!! Avec les idées que vous véhiculez Mr Jorion vous ne pouvez vous exprimer dans ce genre d’endroits sans que l’on vous politise à l’extrême. Attention à ne pas trop vous « compromettre » sur le terrain politique avec ces gens là, ils vont vous bolchéviser en moins de deux. Le Sarkozysme est un dogme et pas une politique. Vous ne pouvez entrer dans une église et faire la critique du sermon, vous ne le pouvez faire que sur le parvis et aprés l’office, c’est ainsi.

    Au final on aurait tout autant profité d’une simple interview d’Attali. Breton est à l’image de sa coiffure et Marini de son costard. Quand a Jorion, poulain d’Attali, on vérifie sa bonne dentition, on lui flatte l’encolure et on s’amuse de ses ruades. Consternant JP Elkabbach.

  74. Débat intéressant ,bon reflet du moment qui passe. La césure est visible et ne semble pas obligatoirement irréparable ,ce qui est une bonne nouvelle.Il y a du pain sur cette planche là
    Jacques Attali est un bon avocat avec un bon client.
    Roulez jeunesse….

  75. Merci monsieur Jorion d’avoir mis en ligne cet épisode,
    il y aurait beaucoup à dire, en effet,

    Cordialement,

  76. Cette émission fut indigne.
    Vous n’auriez jamais du rester sur le plateau et vous faire traiter ainsi par Elkabbach.
    Le choix de ne pas vous donner la parole ou de vous mépriser était insultant.

    1. Je ne partage pas votre analyse et je n’ai envisagé à aucun moment de m’en aller. La chose aurait été différente si Jean-Pierre Elkabbach m’avait exclu du tour de parole, ce qui n’a pas été le cas, ou si je n’avais pas trouvé le moyen de me redéfinir en égal à chaque tentative de me rabaisser. Chaque fois que l’occasion m’a été donnée de m’exprimer, j’ai dit exactement ce qu’il me semblait nécessaire de dire.

      Ceci dit, dans ce type d’évaluation subjective, on peut se tromper. Le meilleur juge serait bien entendu celui ou celle qui me voit pour la première fois en regardant cette vidéo.

    2. Paul,Sur ce coup vous avez perdu votre « zennitude » sous les piques répétées de cette mouche du coche.
      C’est comme avec les flics, il est toujours préférable de ne jamais monter en tours face à la mauvaise foi et les méchantes manières, surtout en un lieu si feutré.
      C’est là qu’il s’agit de ne pas avoir « l’esprit d’escalier »…… La crédibilité médiatique est très encadrée, et son langage visuel et sonore sommes toutes assez simplet et convenu.
      Vous devriez peut-être travailler l’humour…. Anglais.
      Très chic dans les bibliothèques. Et puis ça va bien avec la langue économique.

    3. Mr Jorion

      Je suis votre blog avec plaisir et adhère à ses idées.
      L’atmosphère était probablement désagréable, stressante. J’y vois l’explication.
      Mais, au point de vue com’ , vous n’apparaissez pas tel que vous êtes, l’arrogante ironie (c’est du moins ce qui passe à l’écran) n’est pas bonne pour la grande majorité des gens qui ne vous connaissent pas, ni vos idées, et pourraient vous accorder d’emblée l’étiquette d’un provocateur. Ce qui nuirait à votre crédibilité, à votre pédagogie et à la volonté de faire « passer » vos idées que nous soutenons.
      Passer à la TV n’est pas évident, vous apprendrez vite, j’en suis sur.
      Néanmoins El Kabach, Mariani et Breton furent lamentables !
      Bien cdt

    4. M. Jorion : c’est dans la semaine que j’ai découvert votre existence, et par cette vidéo que je vous ai vu vous exprimer pour la première fois. Pour ne rien vous cacher, et au risque de paraître désagréable, votre blog m’a d’abord laissé un long moment d’étonnement au point que je vous pensais être une sorte de gourou d’une secte (ce n’est pas une expression, c’était ma vraie première impression et je suppose que cela vous importe). Votre premier entretien me laisse un goût amer, et m’a déjà fait laisser deux commentaires plus longs, plus bas.
      Un goût amer, car on ne vous entend guère, car vous n’avez pas le temps de vous expliquer, et car le dispositif (des personnes plutôt âgées, longtemps debout, disposées d’une façon inégale, avec des caméras inégalement disposées, l’impossibilité de montrer des images, et surtout un temps de parole très franchement inégal) diminue la portée de votre propos. Il ne vous fait pas passer pour un farfelu, du moins à mes yeux d’étudiant en histoire (prépa lettres puis master à sciences po), habitant en banlieue, lecteur du monde diplomatique et d’acrimed entre autres.
      Mais aux yeux d’une personne d’une cinquantaine d’année, habituée à M. Elkabbach, se rassurant de la présence d’un sénateur et d’un ancien ministre tous deux de droite assez prononcée, se méfiant d’un Attali de gauche mais dénoncé par la gauche… je doute.
      De plus vous êtes le seul étranger ; vous êtes présenté comme un peu américain (je ne crois pas que votre nationalité soit déclinée dans l’émission), un peu banquier, fraichement rouge, et « trouvé » par Attali. On ne vous présente pas comme un élève de Lévi-Strauss et Foucault…
      Par contre votre blog m’a donné envie de mieux découvrir vos écrits et depuis 2h je saute de lien en lien, merci donc. J’en suis à votre présence sur le plateau de « ce soir ou jamais ».
      Au passage je vous en veux, car je dois finaliser l’écriture d’un mini-mémoire d’une vingtaine de pages sur l’International Religious Freedom Act de 1998 d’ici deux jours, et vous ne m’aidez guère !

    5. @Irfan

      N’hésitez pas à finir votre mémoire et à revenir plus tard goûter le fait qu’ici le temps long a encore un petit peu du sens.

      Quant au lien Foucault Jorion, bof bof.

      L’icone Foucault deviendra un peu sépia quand vous aurez lu l’opuscule de J M Mandosio « Longévité d’une Imposture » 10 euros, aux Editions des Nuisances . Le fait que Stiegler, que j’aime bien malgré son jargon « French theroy  » de ses écrits 1996-2004, parle de Foucault avec des cailloux dans la bouche me fait penser que les apports de Foucault ne doivent pas être pris plus aveuglément que ça (tout comme ceux de Freud).

      La puissance d’une « clé de lecture », au-dela de son attrait immédiat (je lu beaucoup le Diplo de votre âge à quinze ans après) demande des temps longs, et je crois même qu’elle demande de s’être senti « paumé » plus d’une fois .
      « Paumé » ou insatisfait, comme lorsqu’on sort des pages Débats du Monde ou de Libé et qu’on se dit « ça ne le fait pas » , puis qu’on se rend compte de l’aspect systématique de la chose, donc que le décodage « constructif » est chose rare.

      Mais cette rareté, elle est là non pas pour un éventuel plaisir secret d’être original, mais à cause de la structure même des actuels supports de mémoire, de leur caractère réplicant, et de la tentative de toutes les formes d’éditions de compenser darwiniennement la baisse tendancielle du profit par du marketing, une simple forme de mise en dépendance du lecteur qui est toujours prêt à suivre une forme de « buzz », et qui a quand même un fond de culture qui fait que le « buzz » de « Voila » , même 50 ans après les Mythologies de Barthes, n’est pas encore sa tasse de thé, et qu’il faut « marketer » un peu plus haut et faire persister un segment idoine. Ah, oui, disons tout de suite que Francois Leclerc est … une exception à ce sombre portrait.

      Malgré l’élévation minimale requise par le marketing qui vise votre « segment », je doute qu’il résulte de ces écrits type « Débats », pour vous, un pouvoir de décodage :je serais sans illusion.
      Et même si vous trouviez décodage à votre goût ici ou là, il reste difficile de s’assigner un « grand but » et d’y avoir de l’efficacité. Thème récurrent dans les articles/posts de ces derniers jours (VB, ..)

      Je suis donc conduit, en ce qui me concerne, à admettre le caractère « fractal » du lien entre les initiatives individuelles et collectives, mais du coup à prendre un plaisir certain à accompagner les transformations entre les unes et les autres. Comme ce blog.

    6. @Irfan,
      Bienvenu dans la « secte » qui deviendra peut-être (du moins,je le souhaite) une « religion dominante ». L’impression qui m’est restée des interventions médiatiques de Paul est qu’il est surtout tourné vers des « non-convertis,païens » et cherche à attirer leur attention sur son blog (parfois ses hôtes signalent son blog et ceux qui ne le connaissaient pas iraient voir de quoi ça cause ; d’autres taperaient son nom dans un moteur pour voir ce que ça donne et là, on ne peut pas rater le blog); donc, pour comprendre son message et ceux des autres intervenants, tu devras « sauter » plusieurs fois et pendant longtemps de page en page, plutôt que de mater les brèves vidéos.

      Je me suis arrêté sur ton message parce que je suis de ta génération (suis de 2 ans ton aîné, déjà pépère là…lol!!!) et suis étudiant comme toi; souvent je rencontre les mêmes difficultés que toi: concilier mes études avec la lecture intéressante du blog + quelques autres passions, une vraie acrobatie; courage alors. Bon, je ne vais pas m’éterniser,sinon nous allons donner l’impression de jeunots qui deviennent potes dans un « club de vieux »,mais saches que la plupart des gens nous contentons de lire (il suffit de voir les chiffres de la fréquentation et le nombre/identité des commentateurs), intervenir sur les sujets pointus débattus ici exigent une somme de connaissances que nous n’avons pas encore réunis; sans doute seras-tu l’exception qui confirmera la règle (j’ai jamais vu ici un « vingtenaire » RÉGULIER dans les commentaires) ,au plaisir de te lire prochainement.

    7. Freud, Foucault, Lacan : des valeurs sûres.

      Avis à ceux qui n’ont qu’un maximum de cinq mois à consacrer à la lecture de chacun : passez votre chemin, et épargnez-nous votre opinion à leur sujet.

  77. Bon,

    C’est la troisième fois que je poste sur ce blog, sur le sujet qui nous occupe et qui nous tient tous par les « bollocks ». J’ai l’impression que je suis dans une vrai volière. Certains lisent quelques uns, la plupart ne relit personne.

    Bref, les comportements fondamentaux ont encore de beaux jours devant eux. A vous d’en juger ce que cela veut dire…

  78. Merci pour le mot de la fin. Hillarant l’intolérance d’El Kabash. Le montage est scandaleux. Non seulement il vous font passer pour le jeune poulain qu’Attali a insisté a présenter, mais en plus ils essayent de vous faire passer pour un ex golden boy devenu d’un seul coup militant fougeux du NPA. Cependant vous avez rayonné a plusieur reprise lors de vos interventions calmes.

  79. Evaluation des domaines de compétences :

    – Marini, beau parleur ( avocat). Heureusement que ses conseils ne sont pas suivis .
    2008 , il propose de rembourser les pertes en bourses
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hcyMZV2qNDQC16HvBdMQoASECV7w

    – Attali , bon conteur . Pas étonnant que ses bouquins se vendent comme des petits pains.
    Auteur d’un catalogue récent de propositions censées relancées la croissance …
    Se bonifie au contact de Jorion. Se détruit au contact de sarkozy.
    Ancien conseiller de Miterrand , ne lui a jamais conseillé de s’intéresser aux revenus boursiers , source d’une trés mauvaise répartition des richesses.

    http://www.lepoint.fr/actualites/2010-06-08/la-commission-attali-propose-un-effort-massif-d-economies/1037/0/464339

    – Elkabbach , courtisan zélé , lié au milliardaire Lagardère .
    Essaie d’expliquer à Jorion la recette du succès sans donner la marque du cirage ( de pompe).
    A toujours cru aux bienfaits du capitalisme , un peu perdu ces temps ci , aimerait bien comprendre ce qui se passe .
    http://www.politique.net/2009040804-profession-elkabbach-le-livre.htm

    – Jorion ,passionné de mécanique économique, sourieur , chercheur de vérité .
    Essaie d’aborder le fond des problèmes dans un monde où l’image prédomine.
    Marque des buts en fin de match .
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090825trib000414274/paul-jorion-on-applique-des-rustines-pour-preserver-l-ancien-monde.html

    1. @ bebe le cancre

       » Se bonifie au contact de Jorion. Se détruit au contact de sarkozy. »

      Je vous le fait pas dire le cruel dilemme du moment pour Jacques Attali, car il se rend bien compte en lui que malgré les meilleures volontés de chacun le titanic est toujours en train de couler, et lui le pauvre bougre s’en alarme de plus en plus comme tant d’autres.

      Pauvre Mr Attali malgré tout son intellect et l’intellect de beaucoup de nos jours les choses ne semblent guère aller mieux, quand bien même il voudrait toujours être le plus sage et gentil avec tout le monde. J’ai quand même un peu plus d’estime pour lui qu’envers Sarko le magnifique et sur son grand cheval blanc envers la Turquie.

  80. Félicitations M. Jorion pour avoir réussi à garder votre sang froid devant autant de goujaterie… Passer à la télé est toujours un exercice périlleux non seulement on ne peut pas dire la moitié du quart de ce que l’on voudrait exprimer mais en plus on est confronté au risque de dérapages, à la mauvaise fois des co-invités et à celui de la bêtise de l’animateur/journaliste.

  81. Ayant visionné le contenu de l’émission, je dois dire que soit celle-ci a été bien « montée » soit Paul a peut-être effectivement sur-réagi au départ, avant que ce ne soit l’escalade. Un regard chafouin et ironique que je ne lui connaissais effectivement pas, mais qui m’a bien fait rire… et dont je peux comprendre qu’il ait pu être pris pour du mépris ou de la facétie dans ce qui ce veut un temple de l’esprit sérieux. Mais encore une fois, le montage a peut être été précisément conçu pour donner cette impression là (le mieux serait de demander en aparté à J. Attali ce qu’il en a lui même pensé, lui qui est rompu à ce genre d’exercice).

    Par contre Paul je le redis: il ne faut pas utiliser le mot « libéral » dans un débat de ce type, il vaut mieux définir ce qui a été fait et qu’il ne fallait pas faire, en terme de politiques publiques ou de mesures concrètes. Eviter aussi « spéculateurs » dans un ellipse, sans décrire le mécanisme qui pose problème (je sais que ça ne doit pas être facile). Libres aux autres de qualifier cet ensemble de mesure de « libéral » ou pas, ou ces gens de spéculateurs ou pas.
    Parce que chaque fois qu’on le fait, on conforte les positions de ceux pour qui ca a un sens, quel qu’il soit, mais on s’aliène ceux pour qui ce n’est qu’un slogan de plus. Mariani, à l’inverse, utilise habilement ce genre de propos pour « figer les positions » (quand il dit que les impôts sont une recette pour les gens de gauche et une dépense pour les gens de droite).

    Au delà de tout ça ce qui m’a frappé c’est quand même le manque de mise en perspective historique et l’absence de référence à la géopolitique mondiale. La dette est une question de sécurité nationale, comme l’ont très bien compris les américains (et de ce point de vue l’idée de rapatriement de la dette déjà évoquée est une idée intéressante). On parle en terme de « système » au lieu de parler ouvertement de « rapport de force entre puissances » (le clown blanc a raison: la théorie c’est de la connerie: c’est juste un habit commode dont on se sert pour habiller des décisions stratégiques, le reste n’étant que du baratin).
    Ce qui manque donc c’est une vision globale, transversale. C’est la capacité d’insérer précisément la problématique de la dette dans un ensemble plus large (qui n’est pas inter-générationnel mais géopolitique). Paul l’a fait mais trop brièvement, mais peut-être a-t il été coupé au montage. Ca vaut vraiment le coup de fixer l’éclairage là-dessus, quitte à perdre quelques précieuses minutes. Parce qu’après tout passe comme dans du beurre. Et le bancor serait passé comme dans du beurre.
    Ce qui est effrayant c’est l absence totale de vision stratégique à moyen/long terme.

    Ne pas oublier la question « qui sont les marchés? » et « Pourquoi satisfaire les marchés: les élus n’ont ils pas pour premier objectif de satisfaire les intérêts supérieurs de la communauté politique qui les a élu? ». Etc…

  82. Sur le fond vous avez été très bon mais sur la forme…
    Il faut travailler les expressions du visage et surtout ne pas baisser les yeux quand vous parlez.

  83. De cet échange aigre doux, je n’ai pas eu l’impression que l’option d’augmentation de l’endettement au service de l’investissement que vous défendez (et que je partage) ait pris le dessus, mais qu’au contraire le mouvement pour la rigueur se renforce malheureusement.

  84. M. Elkabbach a un poste confortable sur Sénat TV. Il ne croit pas avoir intérêt à ce que l’émission mette à jour des vérités dérangeantes. MM. Breton et Marini défendent le système actuel, dans lequel ils font partie de l’élite. Ils n’hésitent pas à mentir et employer les arguments les plus faibles qui soient pour tenter de conserver leur position. M. Attali lui aussi fait partie de l’élite, mais il considère plus opportun pour lui de critiquer le système actuel. Seul M. Jorion dit honnêtement la vérité, et bien sûr les autres l’interrompent ou essaient de le discréditer en permanence.

    1. @ Hen-Agathos-Theos

      Tout-à-fait vous avez fort bien résumé cette émission c’est à peu près ça surtout que les premiers défenseurs du système ne manquent pas encore de culot et de gène à l’antenne. Comme il est encore si bon de nos jours d’avoir les médias à la botte ou dans la poche, tellement plus facile pour eux …

  85. D’après ce qu’on peut voir et surtout entendre dans la vidéo, l’attitude de J.-P. Elkabach manque de la plus élémentaire courtoisie à l’égard d’un des participants, en l’occurrence Paul.
    D’emblée il instruit un procès en intolérance sur la base de la lecture d’une expression du visage pour lui suspecte, puis fait un procès d’intention quant à ce que Paul est supposé dire des positions exprimées par les autres participants. Enfin il se permet de préciser que Paul n’est pas son invité, comme si il n’était que toléré.

    Pour le reste j’ai vu un Attali pugnace, comme on l’a rarement vu dans les médias, clair et précis dans ses explications, y compris quand il s’agit de défendre une certaine justice sociale. En particulier celle où il dit que le choix de l’age légal du départ à la retraite va essentiellement dépendre du choix de la classe sociale mise à contribution pour son financement. Mariani et Breton prenaient eux clairement parti pour les investisseurs, avec leurs « ajustements structurels » et « les investisseurs ont absolument besoin d’être sécurisés  » ou bien encore « donner aux marchés une vision ». Par contre l’ode d’Attali à la croissance mondiale m’a paru beaucoup moins convaincante. Autant ses analyses de la logique financière étaient objectives, et visiblement pour certaines inspirées par Paul Jorion, autant sur la question de l’avenir du capitalisme en rapport avec la question de la croissance, il n’est pas sorti des sentiers battus, si ce n’est pour dire toute de même que ce qui pouvait se faire dans l’organisation mondiale du foot, pouvait de même se faire en matière de régulation financière, argument qui pour le coup était percutant.

  86. Revenons au fond de la question;

    Qui est responsable de la dette publique?
    Une bonne partie est due non seulement à la gestion irresponsable des banques priveées, mais aux cadeaux fiscaux croissants consentis aux capitalistes depuis de nombreuses années.
    Et c’est eux qui prêtent, et font monter le prix de cette dette…

    Comment en sortir autrement que par la régression sociale, et écologique ?

    Elkabach a tout organisé, y compris la façon antidémocratique d’isoler Paul, pour éviter le débat. Tout à été dit plus haut sur ce point.
    Pour répondre à ces deux questions laissées en suspens, voici une réponse:
    http://www.cadtm.org/Une-guerre-sociale-nouvelle-s

    Extrait: « Les mobilisations défensives unitaires – refus des coupes et rejet de la dette (avec une ouverture des livres de comptes publics et privés), un système d’impôt différent, etc. – sont décisives. Cela pour accumuler des forces et donner le sentiment d’une capacité de résistance et de contre-attaque. Ne pas subir « la politique du choc » qui assomme. Dans la foulée, des questions élémentaires et essentielles viendront sur l’avant-scène politique.

    On peut les formuler ainsi pour orienter l’investissement vers la production de biens et de services répondant aux besoins sociaux et écologiques, il est nécessaire de disposer d’une maîtrise par les salarié·e·s des ressources qu’ils produisent ; d’un service bancaire public contrôlé démocratiquement ; d’un contrôle sur le fonctionnement des entreprises, sur l’appropriation de la richesse comme sur sa répartition, et d’une réduction du temps de travail. Donc quelles sont les priorités que les sociétés européennes se donnent ?

    La difficulté de la situation ne doit pas conduire à renoncer à une perspective socialiste, au fond celle des Etats-Unis socialistes d’Europe.

    Une telle perspective s’enracine d’ailleurs dans les problèmes que les salarié·e·s rencontrent. Sans cela, un retournement de situation politique dramatique n’est pas à exclure, au bout d’un certain temps. »

  87. Je viens de regarder l’émission et j’en sors avec la réflexion que Lordon a raison de refuser de participer à ces traquenards. Non seulement je souffre de voir Paul dans ce genre de situation, entouré de requins méprisants, mais je pense que c’est inutile voire contre-productif pour faire avancer les choses.

    Plus je vois ces messieurs qui dirigent, plus je suis convaincu qu’il n’y aura pas de mesures spontanées contre la spéculation. Celles-ci ne seront prises que sous la pression de la rue et uniquement à ce moment, si cela arrive un jour. Ces messieurs n’ont pas des idées erronées, ils ont juste des intérêts particuliers.

    1. Paul était face à des fauves, des tueurs peut être même, une seule attitude, rester froid et déterminé, armer, viser entre les 2 yeux et tirer. Munitions : des faits, rien que des faits et ils seront défaits.

  88. C’est dingue le décalage qu’il peut y avoir entre des personnalités qui ont des intérêts en politique et les autres simple participant en tant que spécialiste en économie. On voit clairement ceux qui ont l’habitude d’être toujours en représentation, les rois de la com, ceux qui doivent sauver leur place aux prochaines élections.
    Paul, ne faites jamais de politique !
    Et alors franchement au sujet de la polémique avec le présentateur, j’imagine qu’on ne nous dis pas tout et qu’on a du manquer des choses intéressantes et croustillantes dites hors caméra…

  89. Oui merci à DomLW et à vous Paul, de nous permettre de voir cette émission.

    Je suis allé sur le site de public sénat qui n’a de public que le nom.
    De nombreux commentaires d’internaute mécontents ont été supprimés.
    La vidéo de l’émission a été déprogrammée de la grille des rediffusions de ce jour dimanche.
    Cette émission aurait pu s’appeler « L’argent et la censure ou ne souriez pas M. Jorion »

    « Taper dans la tête du danois » était un jeu en faveur chez les enfants anglais qui s’amusaient à shooter dans les crânes des danois abandonnés sur les champs de bataille. On prétend que ce jeu de balle vient de Chine, ce qui laisse entrevoir une réminiscence atlante.

  90. Dans cette emission que je viens de revisionner, J.Attali explique que pendant la crise les banques se sont fait prêter de l’argent par l’Etat qui lui-même s’est fait prêter cet argent par ces mêmes banques pour pouvoir réaliser cette opération, j’avoue ne pas comprendre son raisonnement. Pour en savoir un peu plus je suis allé sur son site http://www.attali.com/ecrits/articles/finance/desintoxiquer-les-banques et voici ce qu’il écrit:
    « Mais en réalité, comme aucun nouvel impôt spécifique n’a été levé pour financer cela, les Etats ont emprunté pour pouvoir verser cet argent aux banques. Mais à qui les Etats ont-ils emprunté? A ceux qui voulaient bien leur acheter leurs bons du Trésor, c’est-à-dire, en premier lieu, aux même banques, qui pouvaient leur prêter puisque leurs fonds propres étaient reconstitués. »

    Comment les fonds propres peuvent être reconstitués avant même d’avoir récupéré l’argent que l’Etat était sensé leur prêter ?
    Est-ce que quelqu’un peut m’éclairer sur le raisonnement de J.Attali?

    1. @ MOI

      vous dites :
      « Attali me laisse perplexe aussi (tout comme Fabius, dans le même genre). Comment expliquer ces retournements de veste successifs? Je vois bien qu’il est intelligent et comprend la situation, mais sa sincérité me laisse dans le doute ».

      Avis fortement partagé !

      sur un des mes forums favoris, l’auteur a écrit en mars 2009 :
      _________________________
      Dans de précédents messages, j’ai cité des propos de Laurent Fabius et de Michel Rocard.

      Aujourd’hui, je cite Jacques Attali.

      Il était l’invité, mardi 16/03, avec Alain Minc, de l’émission Les Grands Débats de BFM, sur le thème :
      Le monde de demain s’invente aujourd’hui

      Voici quelques phrases qu’il a prononcées au cours de l’émission:

      « La globalisation des marchés a créé l’hypertrophie de la finance et la catastrophe dans laquelle on est. »

      « Ceci a permis le développement d’une industrie financière qui a en effet organisé le transfert de ces richesses par titrisation, effet de levier, a bénéficié de tout cela …et a accaparé une partie des richesses. »

      Citation de son Livre « La crise et après », page 169 : « (…) sitôt qu’il pourra, le capitalisme financier poussera les autres a s’endetter pour son seul bénéfice. »

      « (…) le métier de banquier doit redevenir un service publique. »

      Joli florilège, non ?

      Rajoutez à cela :
      « Et au passage de chaque endettement, les initiés comme, on dit, prenaient leur…péage»
      Fabius (cf. Message N° 7)

      Et rajoutez aussi :
      « Aussi longtemps que les chefs d’entreprises productives se laisseront intoxiquer par la propagande bancaire, alors que leurs intérêts sont souvent antagonistes, aussi longtemps que les médias nieront le diagnostic… »
      Rocard (cf. Message N°8)

      Et rajoutez encore :
      « Les banquiers prélèvent une dîme sur mon pouvoir d’achat sous la forme d’intérêts d’emprunts ».
      «Les banquiers peuvent donc s’apparenter à des parasites (…) qui s’engraissent sur le dos de l’économie réelle : ils me rendent captif et amputent à leur profit mon pouvoir d’achat».
      «Pourquoi la base imposée du modèle économique actuel, à savoir le recours au service des banquiers, à l’endettement à outrance comme levier de croissance, fait-elle figure de postulat intouchable ? »
      Labourse (cf. Message d’ouverture du forum)

      Revenons à BFM et à Jacques Attali.
      Lui aussi est un personnage ambigu, qui traverse les époques en se maintenant dans les cénacles des hautes sphères politiques.
      Est-ce qu’il mange à tous les râteliers ou est-ce que sa démarche passe au-dessus des râteliers parce qu’il projette ses réflexions vers un monde où les guerres de clocher nationales seront obsolètes ?
      ______________________

      On est donc au mois 3 à s’interroger 😉

  91. Paul est le seul à savoir si une part importante du dialogue l’opposant à JP Elkabbach a été caviardée.
    apparemment nous loupons un épisode.
    En tout état de cause Paul était le seul « innocent » du plateau.
    Attali, Breton et Marini aux postes qu’ils ont occupé depuis 30 ans sont en quelque sorte co-responsables de l’actuelle situation.
    Ils préfèrent la rhétorique du « que faire demain? » à disserter sur leurs vicissitudes passées.
    Attali a déjà opéré son retournement (il est alchimiste non?) car il est plus lucide que les autres et craint peut-être une aggravation menant à une chasse populaire au responsable.
    Alors,Paul, dites-nous si une altercation entre vous et J-P E a été « démontée »…

    1. Attali me laisse perplexe aussi (tout comme Fabius, dans le même genre). Comment expliquer ces retournements de veste successifs? Je vois bien qu’il est intelligent et comprend la situation, mais sa sincérité me laisse dans le doute.

    2. attali n’a de considération que pour le marché, la liberté, le progrès et la puissance. essentiellement parce que la liberté permet de ne pas respecter les règles si cela s’avère bénéfique au marché… et comme le marché est le moteur du progrès… et comme le progrès permet la domination…

      et il applique le même raisonnement à lui même ce qui lui permet d’adapter continuellement son discours aux circonstances… bref, la fin justifie les moyens et la fin c’est la puissance. ce qui peut expliquer pourquoi il trouve autant d’écho chez les politiciens, c’est un discours taillé pour eux…

  92. Je ne peux pas m’adresser qu’à des convertis, je ne peux pas participer qu’à des débats gagnés d’avance. Certains disent : « Oui, mais Public Sénat, c’est un traquenard ! ». J’y suis déjà allé et ça s’est très bien passé. « Oui, mais vous risquez d’être manipulé ! » Certains d’entre vous affirment que je l’ai été, mais vous êtes plus nombreux à dire que je m’en suis honorablement tiré. Il est sans doute significatif aussi que la plupart des commentateurs qui disent que j’ai été manipulé interviennent ici pour la première fois.

    Quand Elkabbach me répète : « Si ça ne tenait qu’à moi, vous ne seriez pas ici », j’entends cette invitation à partir comme étant au contraire pour moi une occasion à saisir : cela veut dire que je me trouve à un endroit où on ne m’a pas encore entendu.

    1. ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT !

      L’abîme appelle l’abîme. Ou plus trivialement l’erreur appelle l’erreur. Ou la faute suit l’erreur.

      Aller dire cela dans le sein des seins des maitres de l’erreur n’ est pas chose aisée. Même accompagné par l’un des prêtres sur le chemin de la rédemption (Attali).
      C’ est s’exposer aux pires avanies. Et vous vous en êtes plus que bien tiré!
      Avec, j’ai trouvé, une singulière complicité objective de la caméra, qui n’a rien masqué de vos sentiments, montrant chacune de vos expressions et mimiques qui en disaient tellement plus que les discours convenus récités.
      Vous aviez parfois un je ne sais quoi bien plus qu’ironique ou socratique, méphistophélique…
      Quelque chose du renard dans le poulailler…

    2. Cultiver l’art du pharmakon (Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient)

      http://revuedeslivres.net/articles.php?idArt=323

      L’auteure reprend à Derrida l’ambivalence constitutive de la notion de pharmakon – qui désigne en grec ce qui « peut être aussi bien, selon le dosage et l’usage, remède et poison » (129) – dont elle fait le point de touche de toute pensée du risque : « la seule généralité qui tienne est que toute création doit incorporer le savoir qu’elle ne se risque pas dans un monde ami, mais dans un milieu malsain, qu’elle aura affaire à des protagonistes – l’État, le capitalisme, les professionnels, etc. – qui profiteront de toute faiblesse, et qui activeront tous les processus susceptibles de l’empoisonner (la récupérer) » (136). À la fois attentive et méfiante envers les formules du type « Mais cela pourrait être dangereux ! » (130), elle souligne que « l‘art du pharmakon propose au contraire à ceux qui posent le diagnostique « ce pourrait être dangereux » de reconnaître que l’objection les engage, les rend parties intégrantes du processus de fabrication » (135). L’incapacité à penser l’ambivalence fondamentale de toutes les ressources dont on peut se servir est en effet aussi dangereuse que l’insouciance ou la paranoïa : « le cas des scientifiques montre qu’un milieu obsédé par une distinction stable à établir entre remède et poison est un milieu qui empoisonne, voire qui détruit » (134).

    3. Je ne dis pas que vous ne vous en êtes pas bien tiré. Je dis que l’impact sur les non-convaincus est contre-productif de par le format de l’émission, la partialité du meneur de débat et le montage. On vous taille un costard de gauchiste aigri et catastrophiste. Vos idées ne peuvent pas passer, au contraire. Vous avez parlé 5 minutes grand maximum, vous avez touché un mot sur le bancor qui ne peut être compris que par les initiés (même Elkabach n’a pas compris du tout, lui qui vous pose la question « mais qui va alimenter ce fonds de compensation? »), vous et Attali avez touché un mot sur la répartition des revenus du travail et du capital mais face à cela les autres ont parlé continuellement et plus longtemps de la dette qui gonfle et des réductions de dépense à faire (et dans la tête des gens, pour réduire une dette, il faut arrêter de dépenser), vous avez réussit à placer une phrase sur le système global alors que tous les autres ont fait un débat franco-français, etc.
      Tout ceci sans oublier que la masse des gens ne regarde pas Public-Sénat et que les auditeurs sont plutôt des nantis n’ayant aucun intérêt à une meilleure répartition des richesses.
      La seule utilité de cette participation est d’accumuler du capital d’autorité. Pour le reste, j’ai déjà dit mon opinion: si Marx avait passé son temps à discourir au parlement de Sa Gracieuse Majesté, il n’y aurait jamais eu de possibilité de révolution prolétaire. A moins que, Paul, vous ne pensiez encore qu’un changement viendra d’en haut?

    4. « La masse des gens ne regarde pas Public-Sénat »

      C’est vrai et quand on regarde par combien de personnes sont vues les vidéos publiées par Public-Sénat sur Dailymotion, les chiffres sont en général faibles : 10 vues pour Football 2010 qui a remplacé vendredi l’émission dont nous parlons en ce moment. Il n’est pas impossible – vu son mode de diffusion officiel – que celle-ci finisse par être vue essentiellement ici sur le blog.

      « A moins que, Paul, vous ne pensiez encore qu’un changement viendra d’en haut ? »

      Sans opinion. Je sais en tout cas qu’il ne faut jamais envisager le changement par en-bas avant d’avoir épuisé toutes les options du changement par en-haut. Ce qu’on appelait durant la Révolution « la pression directe du peuple » (et que j’avais appelé, dans un dialogue avec Attali précisément – la chose avait été remarquée à l’époque : « un appel du pied extra-parlementaire ») est redoutable et incontrôlable. C’est ce qui avait conduit Danton à dire : « Soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être ! » Mais il vaut mieux ne pas être terrible du tout : si un sourire sceptique peut faire l’affaire, c’est encore bien mieux.

    5. @Moi je suis entièrement d’accord avec votre analyse!
      Jusqu’où peut aller la tolérance à l’intolérance?
      Paul, vous en appeliez à Robespierre dernièrement. Voila que vous en appelez à Danton « le terrible »?
      « Je vais terroriser les terroristes » disait qui déjà?
      Une fois que l’on aura raccourci tout les problèmes, y ce passe quoi?

    6. « On sait aujourd’hui sans contestation possible que Danton a touché de l’argent de la Cour selon le plan de corruption, proposé à Louis XVI par Mirabeau, qui visait notamment les journalistes et les orateurs de club. » (wikipedia)

    7. Les nouveaux commentaires viennent, peut-être, de tous horizons, sont peut-être moins engagés politiquement…preuve que vos idées progressent ou qu’elles intéressent…mais devoir aussi pour vous, vis à vis de ce nouveau public, d’une posture plus zen, plus affirmée comme sont vos convictions, renversant le rapport de force avec la presse et ne cédant pas à la provoc’ d’un cire-pompe.
      Etre vous même, tout simplement…

    8. @ P.J.

      « quand on regarde par combien de personnes sont vues les vidéos publiées par Public-Sénat sur Dailymotion, les chiffres sont en général faibles »

      Il ne faut pas oublier d’autres moyens de diffusion comme par exemple les réseaux P2P, qui concernent des millions de gens. Dans l’un des plus célèbres circulent aujourd’hui (mais ça change souvent) au moins deux vidéos vous concernant:

      arrêt sur images – Paul Jorion.mp4 [232 Mo]
      Dailymotion – France Inter – Jacques Attali et Paul Jorion – jeudi 6 aout 2009 – 08h40-09h00.avi [43 Mo]

      Plus un audio:

      économie en question paul Jorion.mp3 [53 Mo]

      Et des dizaines de textes. Quelques exemples:

      Jorion – Le mathématicien et sa magie.doc
      Jorion – Turing, ou la tentation de comprendre.pdf
      Jorion – Ce que Penrose dit vraiment.pdf
      Jorion – La linguistique d’Aristote.pdf

      Il y a aussi des textes de François Leclerc:

      Francois Leclerc 8 Avril 2009 – Pour le FMI l’industrie de la finance piège le gouverment US.pdf
      Francois Leclerc 8 Mars 2009 – Petits calculs d’une crise sans fin.pdf

    9. J’ai été très content de vous voir à cette émission, il me semble que vous ayez une excellente influence sur Attali qui a une très large audience et qui vous a rendu un hommage appuyé en début d’émission (il dit que vous l’avez aidé à y voir clair dans cette crise). Vous avez quand même aussi noté que JPE vous a dit a plusieurs reprises qu’il avait une grande admiration pour vos travaux.
      e qui me manque dans ces débats et ici aussi, ce seraient des mises en perspectives chiffrées des grandes masses auxquelles vous faites en permanence référence et qui fondent ou sous-tendent vos analyses. Masses totales d’argent en circulation, répartitions, clés de distribution, volumes des dettes, volumes détournés de l’économie par la spéculation….Je serais très heureux si vous pouviez alimenter un billet mis à jour sur ce sujet, ayant un onglet permanent comme celui sur la fréquentation

    10. @ Fuji ; « to whom it may concern »

      L’ambigüité du sens s’inscrit souvent dans un processus de retournements successifs, de silence déguisés. Pour autant que nous nous intéressions à l’interaction « langage et social », il faut, parfois d’un pied, caler la porte. Toujours dans la série des « étymologies écran », en voici une dernière.

      Lorsque qu’en 1972, Derrida explore l’étymologie de « pharmakon » , il se borne à souligner «pharma » pour frapper (coup) < bher (frapper) ce qui renverrait au pharmakos, c'est-à-dire le bouc émissaire, sur les testicules duquel des coups étaient frappés; interprétation que conforterait le lituanien « burin » (homme magique). Depuis, en 2009, l’archéologique a accumulé une multitude de traces matérielles affirmant l’importance culturelle du pavot dès le néolithique et l’antiquité classique. « Opion » est le le terme grec pour « opium », il à pour référent le liquide exsudant des têtes de pavot incisées, l’interprétant passe par l’idée de « jus » laquelle portée par la vieille racine indo-éuropéenne *sokw-o (1). Initialement, les Grecs n’ont pas d’interprétant pour « makon »; la forme phonétique « makon » est un emprunt, elle sonne "à vide" et ne renvoie pas à une chaîne sémantique, mais seulement au référent « pavot ». Curieusement, alors qu’il l’avait sous la main, Derrida évacue le référent pavot et opium de sa discussion du pharmakon. L’entreprise de Derrida était en effet suffisamment risquée pour qu’il évitât d’interroger la proximité de « mekon/makon », dans « pharmakon », c'est-à-dire le nom du « pavot » en grec classique. Un petit opuscule, daté de 1820, l’eût aidé.

      … Romanos sequuntur italicum Papavero, Gallorum Pavot, Anglorum Poppy, Mekion nominavit Dioscorides, Mekon Theophrastus , et plane Makon Siculus Theocritus Id. It , 5j citante Sprengelio (Gesch. der Botanik I. 30 —r ni typi sit error); Mali dixere Bo« hemi, Macko, Maczek Poloni, Mali Hungari, Magsamen,. Magen, Mohn Germani, Maan Belgae.

      Opium; historice, chemice atque pharmacologice investigatum, Christophorus Andr Christen
      Publié par Volke, 1820, Copie Numérisée de l’exemplaire Université d’Oxford

      Les formes « mekon » et « makon » (dorique) sont connues de longue date, elles sont toutefois entièrement disparues du grec moderne, ainsi en est-il également de la diffusion d’une forme indo-européenne « maku » pour opium. Le référent est ici clairement déterminé. En grec, la première trace écrite du pavot apparaît chez Hésiode, lorsqu’il déclare qu’à proximité de Corinthe située en – Makedonia -, il y avait une ville nommée Mekonê, soit -la ville du pavot ( )- , ville ou, selon la légende, cette plante fut la première fois cultivée et les dieux séparés des hommes par « l’affaire Prométhée ». La forme « maku » pour « opium » est attestée dans les textes de la « vieille église slavonique ; l’aire de diffusion de la forme « mak » pour opium correspond aux langues slaves germaniques et baltiques, mais aussi à l’Arménien « megon, megoni » – ce point pourrait être important-. À défaut d’y voir clair, les linguistes postulent l’existence d’une racine indo-européenne *ma˘q (3), ayant appartenu à une langue aujourd’hui disparue : le procédé consistant à mettre une « petite étoile devant » est usuel autant que décoratif, mais très court !

      Attali, dans son dernier bouquin – intéressant– renvoie à l’obligation de « payer sa dette » au Créateur; ce joli tour de passe-passe permet, il me semble, de faire oublier que dette souveraine = rente perpétuelle, et surtout – rente de situation pour ceux qui la redistribue – L’obligation de « payer la dette aux pères » diffère de l’utilité de « corriger les erreurs du passé ».

      (1) Analgesia and Anesthesia: Etymology and Literary History of Related Greek Words, Helen Askitopoulou, MD, PhD, DA, FRCA*, , Ioanna A. Ramoutsaki, PhD, and Eleni Konsolaki, DMD *Department of Anaesthesiology, Medical School, University of Crete; and University Hospital of Heraklion, Heraklion, Crete, Greece.

      (2) P. G. KRITIKOS ,S. P. PAPADAKI, Laboratory of Pharmacognosy, University of Athens, Greece.

      (3) Encyclopedia of Indo-European Culture, J. P. Mallory, Douglas Q. Adams,Edition: illustrated, Taylor & Francis, 1997,ISBN 1884964982, 9781884964985.

    11. Paul,
      « « Si ça ne tenait qu’à moi, vous ne seriez pas ici » »
      Il n’aime entendre que ceux qui vont dans son sens. Cela ne se dit pas par un journaliste objectif.
      Personnellement, j’aurais déjà réagi immédiatement, très ironiquement, à cette remarque désobligeante.

  93. Bonjour Paul ,

    Par curiosité j’aimerais savoir si au montage il y a des choses importantes qui ont été coupées pour la compréhension de ce qui s’est réellement joué..Enfin , tu viens de nous donner une indication sur la répétition d’une réflexion à ton encontre de ce pitoyable JPE…

    1. Les autres émissions font apparemment exactement une heure. Celle-ci : 6 x 9 = 54 + 2m54 = 56m54. Manquent donc environ 3m06. Mais ne me demandez pas quatre jours plus tard de reconstituer exactement ces 3m06 !

    2. Le ci-devant Elkabbach ce devra un devoir de tolérance face à l’inexactitude inérante à tout témoignage.
      Vivement la télé-surveillance!!!!
      Levez la main droite et dites nous tout Paul.

    3. Je tiens à dire que je n’ai strictement rien supprimé au découpage. Youtube n’autorise pas de vidéos de plus de 10m (d’où le découpage obligatoire). Mais je n’ai rien supprimé : la procédure de découpage est automatique (tsMuxer).

  94. Cette si magnifique bibliothèque se trouve malencontreusement occupée.
    Il faut lui donner de l’air et de quoi subsister d’urgence.

    1. Ce n’est pas non plus parce qu’il y a de belles dorures dans un endroit, classé sans doute monument historique que certaines émissions sont mieux préparés la veille. C’est quoi la culture aujourd’hui ?

      Admirez par exemple la plupart de nos ministres savez-vous qu’ils se réunissent souvent dans ce même genre d’endroit aux belles dorures et autres grands palais très luxueux et bien confortables
      de la République, hélas à chaque fois pas grand chose de plus différent en sort c’est pour vous dire.

      Sinon la Bibliothèque est-elle encore bien ouverte au public ?

    2. Le peuple, en signe de respect, confie ses joyaux aux élus et aux grands de ce monde.
      Malheureusement l’univers de Bertolt Brecht a gagné la réalité alors que son Arturo Ui prévenait
      sur les plateaux des théâtres des impasses de ce monde.

      « Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder. Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde ! Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt : le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » L’irrésistible ascension d’Arturo Ui

    3. « On ne peut peindre le monde d’aujourd’hui
      pour les hommes d’aujourd’hui,
      que si on le leur peint comme un monde modifiable. » Bertolt Brecht

      « … les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable ; que l’art peut et doit intervenir dans l’Histoire ; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire ; qu’il nous faut désormais un
      art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression ; que le théâtre doit aider résolument l’Histoire en en dévoilant le procès ; […] qu’enfin il n’y a pas une « essence » de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre délivrance. » Roland Barthes, La révolution brechtienne

      Quand la culture n’est plus portée par un discours politique, elle décline et le peuple avec. J’ai lu plus haut que « les dorures de la bibliothèque étaient figées ». Elles sont un brûlant rappel de ce qui est perdu et marque un foudroyant paradoxe, très révélateur.

  95. Demander à Thierry Breton, remarquable manager de Rhodia (Fabriquant de casseroles ????) de parler de la dette publique, c’est comme demander à M….. de parler d’économie…

    1. Le banquier Stern nous parlerait fort bien de Breton et Rhodia,… mais il a été victime de quelques uns de ses vices plus privés.

  96. Alors comme ça, M. Jorion, vous péchez par intolérance ?
    C’est mal.
    Il serait pourtant tellement plus facile de vous contenter
    de vous fondre dans la vision et de vous plonger dans
    l’écoute de la voix.
    Il a été installé un dispositif son et lumière sophistiqué,
    et vous regardez ailleurs.
    Seriez-vous, de surcroît, ingrat ?

    Ah, décidément non, c’est pas com’ ça qu’ça march’ !

  97. bonjour

    c’est amusant de constater que les quelques remarques pertinentes émises par Attali sont des plagiats de votre prose, en cela, vous avez donc gagné quelque émule.

    qui vous saura assez gré d’avoir écouté si longuement les inepties des uns et les désobligeances d’un faux journaliste érigé par le système en censeur suffisant, fat et confit dans son discours ligneux?

    bon, votre sourire aura été une arme redoutable, un vrai bouclier et pare-connneries.

  98. Cela me laisse avec un sentiment de consternation… 3/4 des participants à l’émission n’ont encore strictement rien compris, malgré leurs états de services. Seul P Jorion semble avoir compris ! En disant qu’il fallait chercher des solutions aillieurs.

    Les autres, y compris Attali pensent qu’il faut rembourser la dette, et donc ruser avec « les faits », (il faut dire la réalité au gens), gagner du temps mais, au final, se sortir de la crise de la dette selon des méthodes standard, en tergiversant mais en subissant la loi des marchés, borne intouchable de la « réalité ».

    Seul P.J. a évoqué le fait qu’il y a une crise de surproduction mondiale…

    Ils disent qu’il faut dire la vérité, ils font le contraire !

    1.  » Ils disent qu’il faut dire la vérité, ils font le contraire !  »

      Si vous espérez sauver la réalité d’une chose, d’un système, vous devez d’abord comprendre que la vérité c’est d’abord la raison des premiers primant et influençant sur tout, ils font le bien !

      La même limite hier comme aujourd’hui à ne pas franchir pour l’esprit humain, que chaque mauvaise pensée envers le marché altère et retarde forcément la bonne marche du monde
      vers la sainte lumière du marché et le tout paradis marchand sur terre et élève de nouveau une barrière et une frontière entre les gens qui veulent avancer et ceux qui veulent reculer.

      Si je tiens par exemple à garder mes richesses jusqu’à la fin, je dois absolument me dire et convaincre les autres qu’il en sera toujours ainsi pour ma croissance. Je dois même totalement abandonner la pensée et l’acceptation bien douloureuse en moi qu’un jour l’homme à venir puisse apprendre tôt ou tard à se passer de moi comme de mes marchandises et donc redécouvrir de nouveau les nombreux boulets du marché comme de la politique dans ce qu’ils sont.

      Malheureusement la plupart des gens qui souffrent de plus à l’acte d’achat comme de la production de masse ne nous aiment plus du tout, c’est vraiment pas juste sans doute qu’ils ne sont pas encore suffisamment mal pays et traités comme des chiens.

      Ils ne se donnent même plus la peine de voir les choses de haut comme nous à notre manière; d’abord avoir la bonne calculette et le bonesprit marchand ou gestionnaire et puis le reste viendra alors forcément automatiquement tout seul, c’est comme par exemple autrefois avec la foire aux bestiaux avec Wall Street.

      On ne dira alors jamais assez la Sainte vérité du marché aux gens qu’ils en soient toujours ainsi, parole d’un autre marchand de tapis travaillant encore au sentier.

  99. Cher Paul Jorion,

    Qu-est ce que c’est pour vour l’origine da la crise?

    Je demande parce que pour le moment je resens pas une reponse clair sur le sujet.

    Merci à l’avance,

    Peter Hoopman

    1. Bonjour Paul Jorion,

      Si je resume bien votre analyse de l’origine de la crise c’est commencer de dérailler dans les années de Thatcher et Reagan, peut être aussi avec déconnection de dollar/l’or en 1974 par Nixon si je me trompe pas.

      Une technique qui n’était pas nouveau comme vous disiez. L’allemagne après la guerre à relance la machine dans une façon comparable (das wirtschaftwunder.) Peut être aussi Japon je pose la question?

      L’homme et la terre tout est dévenu plus ou moins capital, potentiel valeur.

      Un point crucial était le lancement de stockoptions, selon un idée de Mckinzie avant 2000 si j’ai bien rétenu. Ils voulaient moindre les risques dans une niveau hiërarchique façon parler ‘entre eux’, mais les risques sont délégues vers des couches hierarchiques plus bas.

      C’est dernier a créé la déraillement du système plus ou moins systématique.

      J’espère j’ai interpète bien votre analyse?

      Si je interpète bien, je pense c’est une analyse correct et juste mais encore une mélange entre causse et éffet.

      Peut être un question important à poser:

      Si par exemple un boulanger a la même pouvoir (ambition et connaisance) que McKinzie on risque pas une horeur pareil?

      Avec cette question j’essaie de dire/demander: est ce que la méchanisme de fonctionnement du système n’est pas comparable aux toutes les niveaux de la hiërachie sauf le pouvoir est different?

      Curieux de votre éventuelle réaction,

      Peter

  100. Je suis assez consterné par le niveau des participants.
    Entre un Thierry Breton pourfondeur de la dette et un Philippe Marini, rappelons le ancien inspecteur des finances, alergique aux dépenses publiques et aux services publics, on avait le ponpon d’une élite française dégénérée. Quand Thierry Breton réécrit l’histoire sur les origines des la dettes des années 80 jusqu’à nos jours oubliant au passage le rôle funeste des politiques de déflation compétitives et l’arrimage au DM dans l’accumulation de la dette, ou encore se vantant d’avoir diminué la dette française quand il était ministre de l’économie alors qu’il n’a fait que vendre les actifs de l’Etat pour arriver à ce résultat. Je suis sidéré.
    Que dire de Marini, ennemi des nationalisations qui nous rappelle l’histoire de crédit lyonnais quand on est en train de ramasser cette finance dérégulée à la petite cuillère avec l’aide du contribuable. Je suis également sidéré.
    Ah ça, quand il faut culpabiliser les français sur le « il ne faut pas dépenser plus qu’on ne gagne », c’est à peine si le mépris du petit peuple et leurs dirigeants politiques trop laxistes pour résister à leurs doléances transpiraient à grosses gouttes de leurs interventions dans la plus grande tradition antidémocratique de la droite conservatrice française.

    1. Ils ne sont pas idiots, ils sont juste de mauvaise foi et défendent leurs intérêts de caste. C’est bien plus grave qu’un problème de compétence, c’est un problème de représentativité qui remet en question le caractère véritablement démocratique de nos sociétés. Si les intérêts des élites et ceux de la classe moyenne continuent à diverger, on va au clash. D’ailleurs, ils en sont bien conscients (ré-écoutez les passages où Marini en particulier parle de « cohésion sociale », en traduisant la novlangue employée, il dit: « nous cherchons un moyen de les faire payer sans que ça ne tourne aux émeutes »).

    2. Voyons la représentativité sous l’angle de la…

      « Haute trahison
      L’acte ou l’action méritant la qualification de haute trahison est un crime qui consiste en une extrême déloyauté à l’égard de son pays, de son chef d’État, de son gouvernement ou de ses institutions. Il s’agit d’une infraction politique. » (Source : wikipedia)

      A mon avis, cette définition est erronée et il vaudrait mieux voir la chose comme suit. Dans une démocratie, le peuple est souverain. Les gouvernants représentent le peuple. Si ces gouvernants prennent des mesures allant à l’encontre de la volonté populaire, c’est-à-dire s’il ne représentent pas le peuple, mais font le contraire de ce qu’un véritable représentant aurait fait, par exemple s’ils piétinent un référundum, cela s’appelle un crime de haute trahison.

      Pour l' »anecdote » : « Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l’antique et belle formule de haute trahison, l’expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ». » (source : http://www.collectifdu29mai.org/Traite-simplifie-haute-trahison.html)

      Cela reste illégal.

  101. Bonjour à tous et bonjour Monsieur Jorion,

    Monsieur Jorion, je tiens d’abord à vous exprimer toute ma gratitude pour vos démarches éducatives mais aussi pour vos engagements publics dans un domaine compliqué à souhaits, qui nous concerne tous aujourd’hui, parce que nous y sommes tous aujourd’hui confrontés. Mon pseudonyme répondra sans l’ombre d’un doute au sens de ma démarche personnelle, ici, sur votre blog.

    Vous avez eu maille à partir avec Mr Elkabbach, lequel, à l’évidence, a provoqué une nouvelle confrontation ouverte et absolument malvenue. S’il opère d’une manière totalement opposée lorsqu’il « interview » le directeur de Goldman Sachs Europe, c’est qu’il parait on-ne-peu-plus évident que ce triste personnage est un pion posé là et certainement pas un journaliste. Ma première question sera donc; Pourquoi cela, alors qu’il n’est apparemment de question plus urgente pour le Pouvoir que d’établir les réalités aux yeux du public français ? Ensuite, au sujet du directeur de Goldman Sachs Europe, Yoël Zaoui, quelles furent les conditions qui lui ont permis qu’il soit élu «meilleur banquier de l’année» en 2008 par la communauté française de Londres ?

    Enfin concernant cette émission plus particulièrement, pourriez-vous, s’il vous plait, nous montrer le graphique qui est présenté par Mr Attali lors de cette émission et qui concerne la Dette en France, année par année, et ceci afin que nous puissions tous en apprécier son contenu ?

    Je vous remercie à nouveau pour votre énorme travail Monsieur Jorion.

    Cordialement,

    Alain.

  102. j’ai regardé l’émission très attentivement, même si je dois avouer avoir zappé certains passages tant les discours m’étaient insupportables (en plus je les connais déjà par coeur).

    J’espère ne pas trop faire dans la sensiblerie mais j’avoue avoir été déçue par le peu de temps de parole accordé à Paul. Ensuite j’ai trouvé l’attitude d’Elkabbach violente. Violente parce qu’il sous-entendait que Paul aurait dû lui être reconnaissant d’être là, comme si Paul venait vendre de la lessive (ce qui est le contraire de sa démarche). Violente parce qu’elle nie la réalité du rapport interviewer/interviewé : Elkabbach on s’en fout, ce qui nous intéresse c’est la parole de ses invités. Or, il est tellement vaniteux, qu’il pense le contraire.

    Je dois avouer que cette vidéo m’a aussi appris que le mépris n’est pas réservé aux personnes issues de classes défavorisées ou aux personnes de couleurs, non il existe aussi un mépris lié à l’appartenance reconnue ou non à la pseudo-intelligentsia parisienne (on pourrait appeler cela le tout-Paris), avez-vous remarqué comment Elkabbach insiste de façon répétitive sur le fait que Paul vienne de Vannes, de Bretagne ou des USA ? Dès le départ, il lui fait comprendre qu’ils n’appartiennent pas au « même monde ».

    (à ce moment là je me dis qu’il y’a des claques qui se perdent)

    En terme de rapport simplement humain je trouve cela violent. Je ne sais pas si Paul s’attendait à être reçu de la sorte, en tout cas (et là est peut-être la sensiblerie) je trouve qu’il faut du courage pour aller défendre ses idées dans de telles conditions.

    Je me suis repassée la fin un peu en boucle parce que Paul par son bon mot a terrassé la mauvaise foi, la condescendance et surtout la stupidité d’Elkabbach. J’ai ri, ri de ce sens de la répartie pétillant, de cette malice qui sans heurts et sans violence réduit à néant la malignité de son interlocuteur.

    Pour une fois j’ai apprécié la « happy end » !

    1. Il ne s’agit pas de pseudo intelligentsia parisienne , quoique JPE ait fait remarqué plusieurs fois que PJ venait de Bretagne ,mais de l’attitude de soumission de beaucoup de journalistes et animateurs à la caste au pouvoir de droite…Tout le monde se souvient des larmes de JPE quand il a annoncé la défaite de V.G.E et la victoire de F.M.

      Rappelons qu’en 81 déjà un certain nombre de gens était fatigué par l’attitude obséquieuse de JPE et par sa façon de cirer les pompes des tenants du pouvoir…

      Je n’en dirai pas plus : la suite vous la connaissez , comme le « taisez-vous E. !  » de G. Marchais….

      Mais cette engeance a fait des petits…

    2. Ces images sont effrayantes ! Le mépris à peine déguisé de M. Elkabbach (on s’attendait presque à l’entendre nous dire que « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton » selon les propos d’un député à la Convention), l’aisance autosatisfaite des hommes d’argent, leur ethos bourgeois et l’assurance que leur donne le fait d’occuper les bonnes positions dans le champ du pouvoir. Face à cela les propos de Paul, tel un chien dans un jeu de quilles, qui ne peuvent qu’apparaître « gauches », « maladroits », « ironiques », « aggressifs »… On ne peut pas imaginer meilleure illustration de la justesse des analyses de Bourdieu sur les effets de domination et la violence symbolique. Brrr… Ça donne froid dans le dos et j’admire le courage de Paul dans ce genre de lieu.

      Une chose est certaine, il ne faut pas espérer convaincre ces gens-là. Ils ne changeront pas eux-mêmes leur monde. Il faudra que les circonstances leur arrachent ce changement…

    3. Merci « ghost dog » de dire avec les mots qu’il faut ce que je ressentais également.
      La supériorité « de facto » de certains cercles ou microcosmes parisiens face auxquels nous, provinciaux, n’avons aucun complexe à avoir, bien au contraire, me révolte.
      J’ai travaillé à Paris avec des gens remarquables, en général ayant des racines ou ancrages provinciaux et hélas parfois avec des interlocuteurs arrogants & hautains, dénués de qualités majeures.
      On fait rapidement le tri lorsque l’on passe au concret.
      Ce qui me reste en travers de la gorge c’est l’attaque de monsieur Breton contre le socialisme, il a du préparer sa diatribe ou elle fait parti de ses versets favoris.

  103. bonjour,

    J’ai trouvé Mr Marini absolument effrayant ! Mais il est bien entraîné à servir ses énormités sans provoquer de rejet…..

    Mr Jorion, le jeu de ces bêtes de scène est très bien rôdé. JPE ne sera pas le seul ni le dernier…. En provoquant celui qu’ils veulent marginaliser, ils tendent volontairement un piège dans lequel il est essentiel de ne pas tomber : en effet, dans tout débat, celui qui tient des propos ressentis comme polémiques ou négatifs est le perdant. On enseigne cela aux politiques, et même aux cadres d’entreprise.
    Qu’il soit indigne pour des journalistes d’essayer de vous pousser dans cette direction est une certitude, mais répondre sur le même terrain c’est leur donner raison et stériliser votre message, au moins en partie.

    Dans le monde de l’entreprise, où les affrontements ne sont pas nécessairement moins violents qu’en politique, mon tempérament m’a très souvent mis dans ce genre de situation. Je ressens souvent comme épuisant l’effort à faire pour ne pas « rentrer dans le lard » des intrigants et autocrates de toutes sortes, surtout lorsque leurs positions reviennent à nier des faits facilement vérifiables ou démontrables…

    Mais l’agressivité est toujours un signe de faiblesse, même pour les professionnels de la manipulation ! Quand on arrive à marquer des points dans ces moments-là, ils sont toujours décisifs.

    A la manière de l’entraîneur qui n’a été qu’un sportif médiocre, mais qui a la chance de rencontrer un joueur de grand talent, je réfléchis aux options qui lui étaient ouvertes pour contrer cette attaque vicieuse, et pour placer une contre-attaque gagnante.
    Imaginons par exemple:
    « – Mr Elkabbach, ce n’est pas une question d’ironie.
    C’est une question de faits et de justice.
    Pendant que nous parlons, les pauvres s’endettent et les riches s’enrichissent.
    Quand une personne modeste ne peut pas rembourser le crédit à la consommation que le banquier lui a accordé avec 18% d’intérêt, la loi prévoit qu’on lui saisira le peu qu’elle possède. Elle ne prévoit pas que le banquier sera sanctionné. »

    Les messages les plus courts étant toujours les meilleurs, on peut s’arrêter là… Mais le clou est planté. On peut y revenir ensuite :

    « – Nous parlions des excès du crédit à la consommation.
    C’est la même politique a fait diminuer considérablement la part des salaires par rapport à la création de richesse, et a autorisé des pratiques de crédit injustifiables.
    C’est la même volonté de faire de l’argent à tout prix, quelles que soient les conséquences, qui a envahi tous les domaines de l’activité économique et de la société.
    Comme dans le Golfe du Mexique, on constate le résultat de la déréglementation.
    Il faut rétablir des règles saines et utiles. »

    Et encore, pour la sortie piteuse de Mr Marini sur la nationalisation des banques, en réponse à J. Attali (je précise que je considère les nationalisations de 1981 comme inutiles et coûteuses) :

    « – Le coût économique et social des nationalisations de 1981 a été bien moindre que le coût de la crise actuelle. Juger qu’une action a été idéologique inefficace ne justifie pas, 30 ans plus tard, une position idéologique opposée, et bien plus destructrice. Si les banques ne peuvent se redresser sans un apport massif de « vrai » argent, il est normal que les « marchés » le leur apportent; et s’ils ne veulent pas le faire maintenant, alors que les capitaux disponibles sont immenses, eh bien la nationalisation permettra aux états de régler le problème que les marchés ont créé, et dont ils ne veulent pas régler la facture. »

    Pour être entendu, il ne suffit pas d’avoir analysé un problème à fond, et d’en avoir découvert les mécanismes intimes. Car le cheminement intellectuel d’un auditeur n’est pas le même que celui, long et multiforme, du spécialiste. On retrouve la différence qu’il y a entre démontrer un théorème de mécanique (seul le prof en a besoin), et savoir l’appliquer à un exemple (tous les techniciens de la mécanique en ont besoin. Et l’exemple leur parle immédiatement).
    C’est pourquoi, à moins d’avoir des capacités exceptionnelles d’adaptation et de répartie, on est condamné à faire comme les sportifs : préparer des figures et les répéter jusqu’à ce qu’on les exécute naturellement. Le jour de la compétition, on ne les réussit pas forcément à tous les coups; mais quelle satisfaction lorsque, parfois, en plus de diffuser des idées, on fait éclater l’inanité et/ou la mauvaise foi de la pensée unique.

    Si cette contribution vous a fatigué, ce n’est pas grave : mes collègues m’appellent « le prof »…

    1. @ bourby

      contribution très productive.
      Je suis sûr que Paul l’appréciera à sa juste valeur.

      Pour aller dans le même sens, je pense que Paul devrait travailler avec un (des) Sparring-partner(s).

      Comme Rocky 😉

      Reprendre chacune des interviews, chacun des plateaux TV où il est intervenu et décortiquer les dialogues, décortiquer les phases où il a été mis en difficulté, décortiquer les arguments des uns et des autres, décortiquer les objections.
      Comme un avocat préparant un dossier pour une plaidoirie.

      Je pense qu’il pourrait ainsi aisément identifier les types d’arguments systématiquement avancés par les zombis de la pensée-unique
      …et se donner les moyens de les contrer avec efficacité et pertinence.

      Et pourquoi pas envisager une collaboration avec Frederic Lordon, qui a démontré de bonnes capacités d’analyse de la doxa économique…

      Il faut s’armer pour être apte à les désarmer.
      On aurait tort de s’en privé, leurs arguments sont tellement fragiles dès lors qu’on les décorrèle des certitudes idéologiques qu’ils brandissent comme des postulats.

      Dans une main le parler-vrai et, dans l’autre, le démontage du parler-faux.

      Allez Paul, l’ambidextrie sera votre meilleur atout.

    2. Monsieur le prof, votre leçon est pleine de bonne volonté, mais vaine et erronée.
      Vaine car Paul ne changera pas d’attitude, étant d’ailleurs, qui plus est, prof lui même. Erronée car, radical opposant sur le fond, il se doit de l’être aussi sur la forme et refuser les règles du jeu que vous vous plaisez à disséquer.
      Dans ce miroir déformant de la télé, la forme prime sur le fond, et toute concession à la norme du « débat acceptable » amoindrirait la force du message. Le message de Paul est intrinsèquement hiatus aux oreilles « éduquées ». Tout éclat de sa part parle autant qu’une belle démonstration, qu’on ne lui laissera pas développer de toute façon. Lui faire respecter l’harmonie générale serait juste le rendre inaudible.
      Il est grain de sable dans les engrenages,
      Un maverik n’a pas à jouer les bons docteurs experts en com et en image.

    3. Monsieur Jorion
      Une idée qui est toujours occultée est la dépossession totale du citoyen.
      Aujourd’hui on parle de la dépossession de l’argent mais cela n’est que l’aboutissement de la dépossession du citoyen des anciennes sociétés industrialisées de ses moyens de subsistance, c’est à dire de sa force de travail.
      De ce fait tous les équilibres sont rompus et le « travailleur » est mis devant un risque encore plus grand, la délocalisation de son outil de travail, c’est à dire le fait de pouvoir maintenant se passer totalement de lui.
      Cela à l’encontre des intérêts même du capitalisme à terme. S’il supprime la demande à quoi sert de maintenir l’offre.

    4. @ hervé
      Dépossession et prolétarisation suivant Stiegler :
      Perte du savoir-faire (ce qui était central dans le sens premier de prolétaire pour Marx, la faible complexité des machines demandant surtout des gestes répétitif dictés par la marche d’icelle).

      Cette notion me semble très importante aujourd’hui, car elle s’applique au delà de l’acception de « paupérisation » qui colle à « prolétaire ». Or il y a une forme de pauvreté symbolique à tout niveau : chez le cadre de France Télécom forcé de se plier aux oukases stupides de sa nouvelle hiérarchie, chez les chercheurs forcés de se faire adouber par des agences qui ne prennent que les « excellents » (ceux qui disent ce qu’il faut ou promettent la lune) et dont les apports hors de ce cadre deviennent pas seulement non financés mais niés. Le téléspectateur devant la téléréalité (je n’ai pas de télé, ça donne du recul la première voir qu’on voit de la téléréalité !! )

      La limite de la prolétarisation est la « misère symbolique », que Stiegler a rapporté par exemple par l’affaire Cartier, (certes par abus de crédit) affaire Cartier sur Lepost , ou les affaires Durn ou Brunerie.

    5. @bourby
      bravo, excellent.
      C’est ainsi avec du factuel essentiel, simple, vulgarisateur et aussi incontestable que l’on touchera un public plus large et qui espérons le s’interrogera et sera critique.
      Et noublions pas qu’un bon schéma et des chiffres incontestables valent mieux que la prose.
      A nous de relayer à notre entourage ensuite.

  104. Paul, votre positionnement d’humaniste vous place forcément à gauche dans une position suspecte et pas du coup « cathodique » (et catholique) pour ces gens de l’establishement ancrés bien à droite au coeur du système … donc, vade retro satanas !

    Etre humaniste et penser au bien commun … pire que le NPA comme le dit un intervenant plus haut.

    Continuez …

    1. N’ayant jamais su faire le distinguo entre ma main droite et ma main gauche, je ne saurais vous dire si je me trouve toujours bien à droite où bien à gauche, n’allez pas croire non plus que je me place au centre non je préfère encore monter l’échelle on y avoir alors beaucoup mieux ses pieds à l’air libre.

  105. oups…

    je vois que certaines phrases étaient déficientes, malgré mes efforts de relecture.
    Dans le 2è § entre guillemets, il faut lire:
    C’est la même politique qui a fait diminuer considérablement la part des salaires par rapport à la création de richesse, et qui a autorisé des pratiques de crédit injustifiables.
    Et dans le 3è :
    Juger qu’une action a été idéologique et inefficace …

  106. Bonjour Paul Jorion,

    A votre place je ne serais pas rassuré. Je crains que JP Elkabbach vous fasse le coup de Pascal Sevran et annonce votre décès très prochainement . N’en faites rien ,il s’agira d’une « erreur collective ».

    Merci de contribuer à nous rendre un peu mois ignare !

  107. @ Freedem

    Certes actuellement M. Attali semble et prétend défendre les mêmes thèses que M. Jorion. Je crois cependant que celui-là ne fait que surfer sur la bonne vague. Là où M. Jorion prend pour fin le bien commun voire le bien universel (si la politique est globalisée, ces deux formules reviennent au même), je soupçonne M. Attali d’utiliser le prétexte du bien commun comme simple moyen pour tendre vers sa fin, qui est son simple bien individuel, disons sa gloriole (rémunérée).

    Dès lors, nous pourrions nous aussi nous servir de l’aura de ce personnage, en en disant du bien, de sorte à faciliter la propagation par sa bouche des bonnes idées qui nous feront peut-être sortir de la crise sans trop de bleus. Mais ce serait déjà faire un compromis avec le Diable.

    1. @ Hen-Agathos-Theos

      dans l’hypothèse où M. Attali utiliserait
       » le prétexte du bien commun comme simple moyen pour tendre vers sa fin, qui est son simple bien individuel, disons sa gloriole (rémunérée) »
      votre proposition aurait du sens :
      « nous pourrions nous aussi nous servir de l’aura de ce personnage »

      Mais je crains, au vu des opinions exprimées par M. Attali ces 30 dernières années, que nous ne puissions déterminer quelles sont ses motivations ultimes.

      Le simple fait que les grands médias lui aient toujours ouvert leurs portes, alors que toute personne dérangeant les plans se fait rapidement ostraciser, ne me semble pas plaider en sa faveur.
      Disons qu’il dit aujourd’hui certaines choses intéressantes mais qu’il doit faire ses preuves de sa bonne foi.
      S’il devait apparaître « calculateur machiavélique », lui être associé de trop prêt pourrait se révéler contre-productif et desservir les thèses de Paul.

    2. Entièrement d’accord avec vous.
      Il faut utiliser tous les vecteurs de communication possibles pour faire avancer les bonnes idées.

  108. Je viens de voir l’émission, qui m’a rappelé un proverbe espagnol qui dit: « Quand on dort avec un bébé il ne faut pas s’étonner de se lever mouillé ». Quand on va chez Elkkabach, il ne faut pas s’étonner d’être la victime de sa susceptibilité maladive de raté.

    Quand je l’ai entendu vous présenter comme enseignant en Californie, je me suis dit que ça commençait mal (il n’a même pas regardé les quatrième de couverture). Après, l’entendant dire qu’il avait lu vos livres (« je ne demande que que vous soyez Paul Jorion tel que je l’ai lu ») je me suis dit qu’il mentait mal, malgré sa trop longue carrière de journaliste toujours à la solde du Pouvoir (quand on a lu Canard Enchaîné tous les mercredis pendant 20 ans, on connaît le personnage).

    Mais l’essentiel n’est pas là. Comme tous les attachés de presse des maisons d’édition savent, l’essentiel dans ce genre d’émission (où il y a peu de public mais c’est un public d’un certain niveau intellectuel et économique) ce n’est pas le message qu’on essaie de faire passer mais la publicité faite aux livres. La TV fait vendre des livres et les vôtres on les a vus plusieurs fois, ce qui fera augmenter automatiquement ses ventes (même si parfois ça soit à cause d’un malentendu: j’imagine plus d’un rentier inquiet pour son fric, en voyant le titre « L’argent, mode d’emploi » après avoir entendu que vous étiez, dans la bouche d’Elkkabach, une espèce de trader repenti, achetant le livre en croyant qu’il s’agit d’un manuel pour conserver son l’argent en temps de crise !).

  109. 4 « éclaireurs de l’avenir » et leur médiateur : entre 55 et 73 ans (pour ce dernier). C’est un symbole assez fort de la façon dont l’avenir de ma génération (j’ai 21 ans) est en train d’être confisqué. Et la République tuée sous les coups de boutoir de l’UMP, le solidarisme de Bourgeois et des radicaux qui a tenu la France pendant 120 ans comme philosophie principale, oubliée, les Français eux-mêmes, les uns contre les autres dressés… Au quotidien, ma génération me fait plaisir et envie, nous sommes créatifs, divers, mais vivons très bien ensemble (j’habite entre 93 et 94). Mais nous sommes devenus invisibles dans les médias de masse. Et quand on nous donne la parole c’est… waka ?

    Pour cette émission, Elkabbach parle autant qu’il veut, donne surtout la parole aux deux plus connus… même sur les émissions les plus confidentielles, il applique les mêmes retraites. De toute façon quand les journalistes les plus influents n’ont pas changé pendant les 3 ou 4 dernières décennies, à part certains qui sont venus se conformer 100% à leurs prédécesseurs pour avoir leur chance, est-on en démocratie, ouvre-t-on la parole ?

    1. Bien vu et bien dit. N’hésitez pas à revenir ouvrir votre parole en ces lieux… Elle y est non seulement autorisée, mais aussi nécessaire.

    2. Bonaparte devient Napoléon à 35 ans…..
      Et sans avoir cotisé pour sa retraite de Russie et gueulé « courage François, …..Fillon ! »
      La plupart des acteurs majeurs de la révolution française ont moins de 40 ans, si ce n’est 30.
      « Cours camarade, le vieux monde est derrière toi!!!!! »
      « La valeur n’attend pas le nombre des années. »
      A quatre pas d’ici tu peux le faire savoir.

  110. Votre dernière réplique est excellente, je me dois de le noter. On a là un homme de droite qui se prétend journaliste, qui est richissime, qui confisque la parole publique depuis 40 ans, et qui tire toujours la couverture à lui, même dans ces conditions où il se retrouve face à 2 hommes de l’UMP, un ancien du PS passé vers le centre, et un homme plus « libre ».
    Cet homme veut que l’émission soit centrée sur lui, et non sur ses invités, alors qu’il est le plus mauvais des 5 présents (oui, même que M. Mariani, et pourtant). Cet homme distribue la parole de façon inique – et il serait intéressant de faire le décompte, M. Breton parle tout le temps ou interrompt, M. Mariani interrompt beaucoup, M. Attali a beaucoup la parole mais se fait souvent interrompre, M. Jorion n’a pas 5% du temps de parole et n’interrompt jamais.
    Mais si l’on sous-entend une reproche à cet homme, il se rembrunit (et non pas se rend à Carla) et accuse d’intolérance. En fait pour lui, écouter le citoyen, chercher à maximiser l’égalité, de situation de richesse, de culture ou de possibilité de prise de parole, c’est être intolérant. Par contre, aider un porte-parole de Goldman Sachs à s’exprimer, favoriser un homme de droite sur un homme de gauche, etc., c’est de salubrité publique !

    Pour en finir avec Elkabbach, il faut voir qu’il est comme Chabot, Ockrent, et bien d’autres. Il confisque la parole, estime que son agenda médiatique est réellement l’agencement du monde, et que ce qu’il pense important l’est. Il estime que contredire sa parole, c’est manquer à la démocratie. Pourtant c’est lui qui empêche la démocratie (lire J. Rancière, La haine de la démocratie, pour mieux la comprendre, en rapport avec le tirage au sort et le courage par exemple).
    Et son couplet, concernant l’homme de Goldman Sachs, « d’aider quelqu’un qui n’est pas à l’aise à la radio », est hallucinant. Ce même journaliste, et ses semblables, pressurisent les classes populaires pour leur faire dire ce qu’ils veulent entendre (voir G. Durand et « l’objet du scandale », voir P. Amar, etc.). Pourtant, Acrimed le montre à mesure d’articles, Bourdieu l’a dit avant, Chomsky l’a écrit et réécrit, ce sont les classes populaires qui devraient avoir 30% de temps de parole en plus pour compenser un déficit d’habitude de la prise de parole, un déficit culturel parfois, un sentiment de ne pas habiter la culture légitime ; or elles ont au moins 70% de retard dans la prise de parole médiatique aujourd’hui…

    M. Jorion, ayez tout mon soutien de jeune homme de banlieue, ancien élève turbulent et aujourd’hui étudiant à Sciences Po, qui me suis engueulé avec l’ambassadeur de France en Irak pour avoir soutenu que les destructions américaines étaient utiles à la France, mais qui suis aussi ami proche de chauffagistes, menuisiers, plombiers… Quand on me parle de rigueur et de crise financière mondiale, je compare mentalement le quartier de mon RER de Neuilly-Plaisance, et le quartier de Saint-Germain ou est sis Sciences Po. Qui devrait faire l’effort ? Comment parler de « crise » quand on ne veut pas s’offrir le choix (krisis) ? Comment estimer qu’il y a besoin de « rigueur » quand il faudrait juste que certains s’accordent moins de luxe ?

    1. Excellent !

      Oui il faut lire Rancière, un philosophe à la pensée rigoureuse et originale, pour ne pas désespérer de la politique et de la démocratie et se fourbir des armes efficaces pour lutter contre l’idéologie dominante. Ce qu’il dit est radical tout en restant dans une perspective humaniste. Outre « La haine de la démocratie », un autre de ses livres intitulé « Aux bords du politique », me semble fondamental pour accéder au coeur de sa théorie politique.

      Pour Jacques Rancière la démocratie ce n’est ni une forme de gouvernement, ni un mode de vie spécifique, ni encore un mode particulier d’accès au pouvoir, cette dernière conception étant la conception dominante qui prévaut depuis Montesquieu.

      La démocratie c’est le processus par lequel les citoyens, égaux en raison, font valoir leurs droits à l’égalité, par le discours argumenté, selon une dynamique par définition jamais achevée. Un enjeu important peut être par exemple de faire reculer les limites de ce qui est considéré relever de la sphère privée et qui pourrait tout à fait entrer dans le cadre du domaine commun. Ce qui entre parenthèses rejoint tout à fait le thème récurrent du blog relatif à la nécessité de faire entrer l’économie dans le cadre de la démocratie.

      Rancière oppose ainsi une vie démocratique à ce qu’il appelle le pouvoir de Police, la Police étant tout ce que l’appareil d’Etat comporte comme rôle de maintien ou d’instauration d’un certain ordre social, cet ordre que la la vie démocratique se charge justement de remettre en questions en tant qu’elle remet en questions les principes de divisions et la distribution des fonctions sociales que génère imanquablement l’Etat administratif et son gouvernement.

      Rancière ne nie pas la nécessité de la représentation parlementaire et des contre-pouvoirs, mais ceux-ci ne sont jamais que les conditions minimales requises pour l’exercice de la vie démocratique. La vie démocratique c’est d’abord une puissance, celle des discours. Essentiellement la démocratie existe parce qu’il y a d’abord une mésentente, qu’il est néanmoins possible de dépasser puisque les discours qui se confrontent aux discours du pouvoir sont des discours qui s’adressent par principe aux égaux de en raison, ce qui présuppose encore une acceptation de la validité universelle des procédures du raisonnement argumentatif. Rancière pour bien faire comprendre ce principe souligne que le tyran pour se faire obéir doit supposer que son sujet comprenne son discours justifiant son propre pouvoir, aussi inique soit-il, ce qui montre bien que la raison s’exerce toujours par définition entre égaux, c’est à dire entre personne a priori également doués de raison.
      La différence dans la vie démocratique c’est qu’ il y a possibilité pour chaque partie d’opposer des arguments contradictoires, ce qui n’est pas possible en dictature.
      Tout l’intérêt de cette réflexion politique réside surtout dans l’idée que la vie démocratique n’est jamais chose acquise, mais qu’elle est toujours à conquérir, à affermir. Dans les temps de crise que nous traversons, cette pensée me semble précieuse.

  111. Paul était le joker de l’émission mais quel joker !
    Paul joue parfaitement son rôle.
    Quel invité vaut mieux être ?
    Le patron de goldman sach qui lit ses notes avec la connivence de Elkabbach ou le Paul Jorion qui se fritte avec l’animateur ?
    Je me pose toujours la même question « Où Paul place t’il son argent ? »
    Je le saurais un jour. Aidez moi !

  112. Petit rappel sur le sieur Marini:

    « Le sénateur Marini veut rendre déductible de l’impôt les pertes des actionnaires »

    http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2397

    Le titre de son bouquin, que même Madelin n’a pas acheté:

    « Veillée d’armes, propos pour la rupture »

    4ème de couv:

    « Telle est au fond, la conviction qui anime Philippe MARINI dans ce livre. L’élection présidentielle de 2007 a marqué la fin d’une période. Refusant le consensus mou, Philippe Marini appelle à une rupture libérale, c’est-à-dire un retour en force de la volonté politique, en opposition aux « déclinologues » ou aux rêveurs!  »

    http://www.philippe-marini.net/home

    Scout on le surnommait « Lérot zélé », aujourd’hui, c’est un peu « Télé zéro », mais toujours un efficace rongeur des derniers reliefs de l’ IMPÔT CONFISCATOIRE

    1. Vous avez raison. D’ailleurs, on avait déjà parlé de Mr Marini sur ce blog il y a quelques mois. J’en ai ri en lisant son cv tellement c’est une caricature.

  113. Et combien de femmes parmi les Invités ?
    Nous sommes tellement habitués à écouter des messieurs parler entre eux que l’on ne se rend même plus compte qu’il existe aussi des femmes douées de la parole dans notre humanité.

    1. C’est vrai, Arlette Chabot a cette tendresse qu’Elkabbach n’a pas…..
      Et Maggy fut une sacrée économiste!
      Il parait qu’elle est en train de tout oublier.
      Mais qui se soucie de monsieur Thatcher?

    2. Oui vous avez bien raison de le signaler. Au fond, une différence de genre ne change pas grand-chose si on avait eu une Chabot pour un Elkabbach et une Lagarde pour un Breton, mais la main-mise masculine reste très marquée, bien qu’elle se distende.

  114. Philippe Marini, ça fait 20 ans qu’il est au pouvoir (élu), et il débarque aujourd’hui pour critiquer ce qui a été fait et dire ce qu’il faut faire.
    C’est un aveu d’échec, il n’a qu’à laisser la place à d’autres…

  115. Ca vient, mon cher Paul!
    Plus vous êtes incisif, plus vous êtes bon!
    Je pense que la leçon de l’interview avec Woerth a porté!
    Plus question de se laisser faire par politesse, lorsque l’on vous assène des mensonges aussi énormes, voire des contrevérités monstrueuses, fût-ce de la part d’un ministre, d’un ex-ministre ou d’un député…
    J’ai été absolument ravi de vous voir insister sur l’argument du rapport de la cour des comptes devant les dénégations fuyantes de votre interlocuteur. Je pense que vous avez enfin percé à jour la technique bien rodée de ces politicards: affirmer avec conviction un mensonge a beaucoup plus d’efficacité médiatique que de bafouiller une vérité! De plus, seule l’instantanéité de l’ascendance dans le débat sur l’adversaire compte! Même si vous avez proféré une grosse connerie, le fait que vous l’ayez fait en dominant sera porté à votre crédit. Au cas (improbable) ou votre interlocuteur aura mis votre incompétence en évidence, quelques heures ou quelques jours plus tard, comme le droit de réponse (ou de poursuite) n’existe pas, seule la première impression fera date…

    N’hésitez pas! Rentrez leurs-z-y dans la paillasse, car comme disait feue ma pauvre grand mère:
    « Tous ces cons là, la queue du renard leur-z-y sortirait par la bouche qu’y diraient qu’ils l’ont pas mangé!!! »

  116. Dernières nouvelles de Public Sénat : en ce moment 23 h 40 l’émission est rediffusée.
    Elle est aussi prévue demain à 3 h 30 et à 8 h 30.

  117. Fascinant aéropage autour de cette table.

    Thierry Breton est un gestionnaire maîtrisant les chiffres pour vendre son programme. Il n’a fait que cela. C’est un grand vendeur.

    Marini est un politicien veillant à ce que l’orthodoxie libérale soit protégée. Il y croit sincèrement.

    Je suis impressionné en bien par Attali qui s’est montré capable d’écouter les questions et y répondre. Il sait aussi rebondir sur un écart.

    Vous avez défendu votre point de vue.

    Elkabach n’a pas été à la hauteur de cet aéropage et sa colère était mal venue. J’admets que vous détoniez dans ce discours. Vous approchez de cette crise sous un angle non conforme. Je pense que l’élite économique doit vous haïr de façon profonde.

    Les compliments que j’ai pu entendre précédaient toujours une descente en flammes de l’argument présenté avant.

    Je suis frappé par la fossilisation de la pensée de Breton et Marini. Ils sont bloqués sur un modèle et ne savent qu’une chose. Il faudra aller plus loin dans ce modèle pour le sauver. Le discours sur une vision de Breton annonce une austérité très dure. Son adoration de la politique allemande me fait froid dans le dos. La volonté de regagner la confiance des marchés de Marini ne peut se faire qu’en cageolant ces marchés pour leur mendier de l’argent. L’austérité qu’il défend sera encore plus dure. Le reste leur échappe. Marini ne parle de justice et cohésion sociale que si Elkabach les lui mets sous son nez et il ne fait que prononcer ces mots sans s’y apesantir. Breton et Marini ne sont plus en phase avec ce que je comprends de la réalité. Il est vrai que vous influencez ma vision de la réalité. Mais quand je la compare à leur discours, je prends la votre.

  118. Vicelard, Elkabach ! Il vous reproche de ne pas être critique, (« je ne voudrais pas qu’on croie que je vous ai invité pour applaudir … »), alors que vous êtes critique. C’est pour signifier aux téléspectateurs que votre réputation est usurpée.

    1. Vous êtes donc en faveur de l’hypothèse du traquenard… Si c’est vrai, c’est pas sympa, et je ne regrette pas du coup d’avoir mis mes coudes sur la table alors que c’était formellement interdit (il fallait mettre les mains et bien à plat).

    2. Comme Chabot à ses heures, JP E se croit habité du rôle de défendre un fumant cercle de la raison (de la raison possédante) contre des utopistes de tout poil, de l’écolo crypto-besançonien, au badiou utile, etc. , et sans doute croit-il que la Terreur est évitée grâce à Lui.

      Attali représente, pour JP E, le non-conventionnel « par essence » (au sens des Mythologies, voire du catch), fort utile pour rompre l’ennui qui naquit de l’Université, … mais il devient impensable qu’il y ait en ait un « plus non-conventionnel », là ca va plus du tout.
      Il pourrait paraphraser un ami politique  » C’est quand il y en a plusieurs que ça va pas ».

      Miroir, O miroir…

    3. Bonsoir,

      Je ne pense pas que vous ayez été victime d’un traquenard, comme batracien écarlate le laisse supposer. Voici mon décodage de la situation :

      Sur la forme : il est certain que vous aviez, du point de vue conventionnel, une place difficile : tout cela relève de codes sociaux très développés autant qu’ils sont non-dits et qui ont, notamment, pour rôle de justement mettre mal à l’aise, le hors caste.

      Sur le fond : il n’y a pas plus sourd que ceux qui ne veulent pas entendre, vous étiez au milieu des crocodiles défendant leur territoire. Ils profitent des traquenards de forme pour discréditer les arguments de fond que peuvent leur opposer leurs adversaires car ils se savent depuis longtemps (toujours) illégitimes du point de vue institutionnel. Ils ont beaucoup à perdre et le savent ; ils le font aussi savoir.
      Il n’y a aucune surprise à avoir pour qui les connaît ne serait-ce qu’un tout petit peu.

      D’un point de vue intellectuel, il est certain que Marini a donné tout son jus, vous savez maintenant de quoi je parle en vous disant que c’est un Talleyrand. Un être absolument remarquable, mais tellement toxique.
      Thierry Breton est somme toute très médiocre intellectuellement, mais il est esclave consentant du grand capital, ce qui le dispense d’avoir 2 neurones de cervelles.
      Monsieur Attali était plutôt agréable, dans son rôle légèrement à la limite du sérail ; de ce point de vue, vous l’avez protégé, mais il semble raisonnablement honnête dans sa démarche envers vous et envers Elkabbach, il aimerait faire passer ses idées, mais il a du mal : toujours les sourds qui ne veulent pas entendre.

    4. Bonsoir VB,
      Vous savez voir, c’est un art.
      Et surtout ; de nos jours, c’est un don rare et précieux.

  119. Bonjour à tou-tes- et Merci,

    « Dédicace à la télé-rupture »

    « Taisez-vous Elkabbach » résonne
    Dans la tête de toutes les personnes
    Qui voient que la télé déconne
    Quand nos esprits elle emprisonne !

    Comment initier la rupture
    Et redonner de l’envergure
    A ce médiateur d’aventures
    Qui peut nous faire changer d’allure ?

    Sa seule et unique vocation
    Consiste en notre éducation
    Sans déchaîner toutes les passions
    Et leurs nocives émissions !

    Notre réalité exige
    D’être traitée sans qu’on la fige
    Dans une forme qui nous dirige
    Tout droit à fond sur les vestiges !

    luami
    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  120. Pourquoi ne pas évoquer dans ce genre de débat le fait que les politiciens n’ont jamais remis en question le fait qu’ils ont interdit au Trésor public d’obtenir l’argent directement auprès de leur banque nationale (ou la BCE) à 1% plutôt que d’être obligé de passer par les banques (3% et plus) comme s’était le cas avant le 4 août 1973 en France et maintenant pour tout le monde en Europe depuis le Traité de Maastricht. 80% de la dette de la France porte sur l’argent donné aux banques depuis ce moment là.
    Il faudra s’attaquer à la finance comme James K Galbraith le préconise dans son article du Monde diplomatique de juin 2010 un plan qui commence par rendre le droit aux Etats de supprimer l’intermédiaire bancaire entre le Trésor et las banques centrales.
    Quelle est votre position par rapport à ce sujet que vous avez peut-être évoqué par le passé ?

  121. Typique d’un rassemblement de phraseurs et de raseurs français. Ils tournent en rond dans leur domaine et semblent plutôt ressasser leurs idées que d’en développer de nouvelles. Tout ce qui ne correspond pas à leur niveau obsessionnel est mal venu et rejeté.
    On ne changera pas les Français. Ils aiment trop parler et n’écoutent pas assez.
    Quand on a parlé d’une part des causes de la dette (les options prises lors des années Mitterrand) et des stock-options qui sont une cause de la malgouvernance qui a profité au secteur des riches dirigeants, le black-out a été vite instauré. Quant au modérateur, il se prend, bien entendu, pour le personnage vedette et il n’a de cesse de relancer cet acteur de débat télévisé qu’est Jacques Attali. Jacques n’est qu’un génie de la parole télévisée et de l’écriturepour vitrine de librairie . Il parle, il parle et ne résoudra jamais rien.

  122. Déclaration des devoirs et des droits des journalistes
    (Syndicat national des journalistes)

    Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :

    1) respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;

    2) défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

    3) publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

    4) ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;

    5) s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;

    6) rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;

    7) garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;

    8) s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;

    9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;

    10) refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.

    Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

  123. Les 35H, la retraite à 60 ans et un million de fonctionnaire, puis je ne sais plus ! C’est suffisant comme bilan du génial Mitterand ! De quoi avoir doublé la dette !

    1. Senec, avec-vous regardé l’émission? Juste pour savoir si ce que j’ai dis à Paul sur l’inutilité d’un tel débat se confirme.

    2. La répartition très inégalitaire des revenus à la fois cause et effet de l’hypertrophie de la finance, c’est quoi pour vous ? Un épiphénomène ? Rien à voir avec la dette ?
      Qu’avez-vous à dire sur la rente et ses causes structurelles ? C’est pourtant là que se situe le coeur du problème. Le nier, c’est accepter le dogme libéral et toutes ses iniquités.

      Quand on sait par ailleurs que les 2/3 de la dette française est détenue par l’extérieur, nous sommes aussi plus vulnérables aux mouvements spéculatifs, ce qui peut nous fragiliser encore un peu plus.

      Bref, il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas voir que la dérégulation du système financier qui est allée de pair avec l’accroissement des inégalités a fait exploser les dettes et que c’est donc sur ce terrain qu’il faut agir en priorité, pour la France, et pour l’intérêt commun à tous les pays.

      Mitterand a bon dos. La crise est mondiale.

    3.  » Le tort commun des malheureux est de ne jamais vouloir croire à ce qui leur est favorable « .

      ( ….Sénèque )

  124. J’ai vu cet émission, qu’est ce que cela m’inspire ?

    Qu’il n’est pas facile de trouver sa place au milieu de gens des cercles du pouvoir et des médias, quand on vient de ce que certains appellent la société civile. Vous mentionnez l’histoire des coudes sur la table, on a en effet l’impression que l’on est perçu par ces beaux messieurs comme un cul terreux qui sort de sa cambrousse. Heureusement que vous avez des
    contacts avec J.Attali. Je ne sais pas, j’ai l’impression que ces gens vivent dans un autre monde, une sphère aristocratique, une espèce de cour comme avant la révolution.

    Je pense qu’il ont une très haute opinion d’eux mêmes, et ne frayent que contraints et forcés
    avec des membres du tiers état.

  125. Cachez ce sourire que je ne saurais voir!
    Ayez pitié pour ce pauvre Elkabbach! En sucre le bonhomme!
    J’ai l’air de plaisanter.
    Mais il a peut-être bien compris sa mort prochaine celui-là, enfin celle de son monde
    et de ses idées! Et il ne peut se résoudre à y croire…
    Alors, que demande-t-il à Paul Jorion? De la pitié!!
    Mais monsieur Jorion est resté implacable sur le fond.

    Cependant monsieur Jorion, mon tout petit avis et ressenti sur l’émission, je ne dis pas que ma vision est juste mais voilà ce qu’il en est à mes yeux et puisque vous semblez apprécier d’avoir différents avis.
    Alors voilà:
    Vous m’avez semblé subir un peu trop la situation à mon goût.
    J’attendais que vous affirmiez davantage votre présence, que vous montriez et disiez bien que vous vouliez qu’on vous entende, qu’on vous ait bien entendu, qu’on ait bien compris la teneur de vos propos et disiez encore qu’il n’était pas question que vous vous laissiez dicter la nature de vos émotions, qui vous appartiennent, et encore heureux que vous soyez un être doté d’émotions encore, il ne manquerait plus que vous soyez un monstre froid et calculateur. Et que d’ailleurs vous vous demandiez sérieusement si c’est la peur d’entendre ce que vous avez à lui dire qui le faisait se perdre en conjectures sur votre sourire plutôt que sur vos dires? Que vous enfonciez le clou pour reprendre la main (au pire un peu de mauvaise foi, mais surtout de la complicité taquine …) en disant par exemple: avez-vous peur monsieur Elkabbach d’entendre ce que j’ai à dire? Non. (même pas peur) Puis-je dire ce que j’ai à dire alors? Oui blablabla blalblabla…et là on attendait tous qu’il se taise enfin, désireux de savoir la suite.
    Et de poursuivre: donc, voilà ce que je dis, voilà ce que j’ai à dire, écoutez-moi bien, j’insiste, après vous me répondrez ce que vous avez à me répondre: « message »

    Non?
    Je rêvais un peu.

    Donc à mes yeux ça manquait un peu de corps, d’autant plus que vous étiez
    relégué au fond du plateau, alors même que Jacques Attali était
    proche de Sa Seigneurie et que malheureusement vous aviez à votre droite
    un olibrius assez buté. « euh ouiiii alors mouah de toute façon je suis contre TOUTES les nationalisations » (vague souvenir reconstitué d’une réflexion complètement fermée). Fors bien, mais encore? Sans compter que Sa Seigneurie était tout à sa pseudo animation, laquelle est au moins orientée par la façon qu’il a lui de voir les choses et qu’il a peut-être bien tort de voir comme ça.
    Comment faire pour ne pas subir, pour et tout en faisant en sorte, que le débat ait lieu qui permette de voir se dessiner toutes les analyses dans les développements qui conviennent à la forme que prend le débat au gré des interventions (ç’aurait été peut-être intéressant de parler de la question des nationalisations pourquoi pas? Histoire de reparler du cadre national, européen, international par rapport à la globalisation?)

    Et à propos de cette espèce de chantage au sourire, je viens de voir Jacques Attali sur un autre plateau (@si), qui reprochait à son interlocuteur de crier….Même histoire! Ce qu’il était en train de dire ne satisfaisait pas vraiment le journaliste, pourtant nettement moins en sucre qu’Elkabbach, le ton monta car pas question de se laisser faire, et Attali derrière reprocha alors au « fautif » de crier. L’autre lui répondit qu’il ne criait pas mais qu’il parlait fort (ben oui son problème c’est qu’il tenait à ce qu’on entende ce qu’il avait à dire)…
    Nous sentîmes à ce moment-là qu’il fallait que nous nous rangions du côté de la sagesse, forcément polie, forcément douce et surtout forcément évidente, la sagesse, et surtout un rien glaçante de condescendance.

    Ben j’ai lutté pour écouter l’évidente sagesse d’Attali qui a ce détestable défaut de parler dans sa barbe !! Nous ne sommes pas assez dignes d’entendre ses analyses?
    Et si son interlocuteur qui parle trop fort, qui crie, qui éructe dans un visage déformé par une colère meurtrière et ogresse de brute épaisse et stupide, bref, si son interlocuteur n’avait pas distinctement et à plusieurs reprises explicité les propos d’Attali (avec ses acquiescements et tout en l’appelant Jacques), je serais passée bien au large de la pensée d’Attali. Et ça aurait été dommage car je commence un peu mieux à comprendre de quelle nature sont les divergences et les convergences.
    Et puis toujours sur @si J. Attali marmonnant quelques fois une sorte de borborygme qui
    semblait signifier quelques accords avec ce qui était dit. Pourquoi un borborygme?

    Bon, mais on a pu un peu vous entendre, c’est déjà ça. Au moins pour ceux qui tendent l’oreille parce qu’il ne sont pas en sucre et qu’ils veulent vraiment savoir ou vraiment comprendre.

    Me vient une dernière chose, plus largement et au-delà de cette émission:
    le journaliste pense ou prétend représenter les téléspectateurs, mais parfois ou souvent, il ne représente que lui-même ou le groupe politique auquel il appartient, voire corporatiste. Ce n’est pas un scoop.
    Mais j’ai le sentiment que les invités se plient à la gestion que le journaliste fait du débat un peu trop facilement.
    Par respect peut-être pour les téléspectateurs? Alors peut-être ne se sentent-ils pas très légitimes sur le plateau, comme si les téléspectateurs, c’était le journaliste. Et laissent-ils la main.
    Mais la « vérité » du débat est plus importante que le journaliste, non? Au final, on se sent mieux de l’autre côté de l’écran quand cette « vérité » émerge. Et le bon journaliste sera celui qui n’en a pas peur. Ou alors ce n’est pas la peine de d’inviter des voix dissonantes, et ce n’est pas la peine de faire des débats.
    Par « vérité » j’entends ce qui survit aux tentatives d’étouffement des divergences et de ce qu’il en émerge.

    Bien à vous, sincèrement.

    1. Traiter Mélenchon, qui est simplement le seul homme politique (visible) qui pense, de « brute épaisse et stupide » est pour le moins surprenant.

    2. C’est en tous cas se prendre au propre piège que l’on dénonce , d’autant que si gueule d’atmosphère relit sa propre conclusion , à laquelle j’adhère (la vérité c’est ce qui survit ….) , il verra en revisionnant l’émission que les deux hommes au delà de la faconde du tribun et des borborygmes du penseur , avaient parfois des éléments de vérité commune .

    3. @AlainK
      Dans mon propos cette phrase est complètement ironique.
      Bien sûr que non ce n’est pas une brute épaisse (tout au contraire).
      Mais c’est ce pour quoi ont peur de passer ceux qui rechignent à
      ne pas se laisser balader par leurs interlocuteurs en disant non. Je ne suis pas d’accord avec vos manières, vos insinuations, la façon dont vous comprenez les choses, ni avec la forme que vous donnez au débat, ni avec vos méthodes de coercition pour me faire taire ou botter en touche ce que j’ai à dire. Non je ne suis pas d’accord, et voilà ce que j’ai à dire. Et voilà aussi ce en quoi je peux aussi être d’accord. Poser ses idées, c’est ça qui est important pour qu’il y ait débat d’idées.
      Et comme cette peur là existe, pour tout un tas de raisons plus ou moins valables à mon sens (la moins valable étant de donner de la valeur au fantasme qui consisterait à croire que parce qu’on résiste et qu’on s’oppose on est forcément un barbare sanguinaire, lui donner de la valeur donc, en renonçant à résister ou en le faisant mollement, genre « je boude » façon Attali) eh bien ils se laissent faire, certes en boudant un peu, mais au final, on reste avec:
      -les insinuations, les stratégies d’évitement du journaliste et de ceux qui autour de la table ne veulent pas du débat et surtout s’il est verrouillé par les partis pris déjà connus qui ne supportent pas qu’on leur apporte la contradiction (et on se demande à ce moment-là à quoi sert qu’il y ait débat)
      -une compréhension des choses pas vraiment affinée.
      -un débat où les divergences et les convergences ne sont pas clairement actées.
      Et c’est ce dernier point surtout qui pose problème.

      Faisons à l’autre l’humanité de penser que ce qu’il a à dire mérite d’être au moins clairement entendu et très clairement entendu. Pour le reste, laissons les contradictions émerger. Et ayons toujours dans un coin de la tête que l’autre est parfois l’otage de nos propres peurs et propres projections (ce que je pense qu’Elkabbach a fait avec Paul Jorion à propos de son sourire). D’où l’importance aussi de pouvoir clairement s’exprimer et s’expliquer, en étayant son propos, en répondant au plus près des questions posées aussi, car quand le journaliste pose une question à laquelle il ne vous laisse pas le temps de répondre et qui du coup devient purement oratoire…bof bof, ça sent le débat biaisé. Bref. Etc.. Etc..

    4. @ juan nessy
      Oui, j’ai bien vu ce qui réunissait Attali et Mélenchon….
      Et je crois que si je l’ai vu, je le dois au second, parce qu’Attali parle dans sa barbe et que du coup,
      le tribun est obligé (ce qui ne lui pose pas problème d’ailleurs, de dire sur quoi il est d’accord) de traduire les borborygmes en phrases intelligibles.
      Mais c’est moi ou bien Attali a peur de tomber d’accord sur certains points avec Mélenchon? Surtout que ce n’est pas sur tous les points!
      Ah, c’est dur de partager ses jouets!! Je le vois comme une façon de ne pas vouloir se prêter au jeu. Et quand on ne souhaite pas s’y prêter, pourquoi est-ce? Par peur de perdre des plumes? Parce qu’on considère que son interlocuteur n’est pas digne de jouer dans cette cour là? Ou qu’on veut le signifier? Projection de ma part? Pourtant, en matière intellectuelle, il y a pire interlocuteur que Mélenchon…
      Ca fait un peu, laissez-moi oeuvrer en douce dans mes commissions obscures et allez jouer aux cubes sur l’autoroute.
      Enfin bon, je peux me tromper.

  126. merci de tout mon cœur pour le mot de la fin de cette émission.

    voir la tête contrite d’elkabbach alors qu’il pensait finir avec une petite phrase méprisante à votre égard… se payer le luxe de ridiculiser elkabbach dans sa propre emission ça n’a pas de prix… bravo !

  127. Déjà, en 1977, à Cartes sur table, Jean Pierre Elkabbach et A. Duhamel, les grands commis médiatiques de la politique de l’époque:

    http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CAB7701699901/sa-majeste-imperiale-bokassa-1er-empereur-de-centrafrique.fr.html

    Y a-t-il beaucoup de contraste entre les deux interventions, celle de 1977 en Centre Afrique avec le bientôt empereur Bokassa 1er, peu avant son couronnement, et celle d’aujourd’hui avec (je respecte tout le monde) les grands « pontes » de la finance?

  128. Et si Elkabbash avait volontairement cherché la petite bête espérant que Paul s’enerve et que du coup les auditeurs soient moins receptifs a son égard? Sans chercher le complot bien sur?

  129. « Il faut que la nation ait confiance en elle-même. » (Paul Jorion)

    En tant qu’ Ecossais je suis tout à fait d’accord avec vous. Vive la France . . . et vive la Flandre.

    En ce qui concerne l’indignité de cette émission je trouve que je partage le sentiment exprimé par Pierre : « Sur ce coup vous avez perdu votre « zennitude » sous les piques répétées de cette mouche du coche. »

    M. Elkabbach a gagné et il le sait. Vous avez perdu. C’est dommage. Est-ce qu’il est proche du pouvoir ? Il en a l’air.

    1. Entre cet exercice de montage à la hache pour préserver les apparences, et l’histoire rocambolesque de l’interview du patron européen de Goldman Sachs, je ne suis pas certain qu’Elkabbach ait gagné grand-chose ces derniers temps.

  130. Bonjour M. Jorion

    Pemière constatation : ces gens de droite m’apparaissent toujours d’une aussi mauvaise foi, mais passons, je veux parler d’autre chose…

    Un passage m’a interpellé dans l’émission. Il s’agit de vos propos au sujet des événements de 1968, ceci se passe au bout de 18 mn 30 d’émission, vous dîtes : « Mai 68 est un événement spécifique et limité non seulement à la France, mais peut-être même à quelques rues à Paris »… !!!!! ????

    Ces paroles ne remettent pas en cause de reste de votre démonstration, mais tout de même, ce genre d’erreur qui se glisse, sans faire de bruit au milieu d’un discours plus général, me gêne énormément.
    Dieu sait (ce n’est qu’une expression !) que j’adhère très largement à vos propos et aux idées que vous développez ici et ailleurs, et je trouve d’autant plus étrange que vous puissiez présenter les événements de 1968 sous cet angle franco-français, voire parisiano-parisien, que cette vision est totalement fausse d’une part, ressemble fâcheusement à du révisionnisme historique d’autre part, et peut d’ailleurs servir les discours et les pensées les plus réactionnaires.

    Cette « négligence » quant à la vérité historique me semble devoir être relevée car lorsqu’elle est le fait de personnages dont les idées me heurtent, je ne la supporte pas, mais quand ce sont des gens qui défendent des idées qui me sont chères, elle m’horripile carrément pour la bonne raison qu’elle risque de décrédibiliser leur discours, à juste titre d’ailleurs.

    De même cette tendance lourde que l’on a de ne parler que du mouvement étudiant lorsqu’on évoque 68, alors qu’en France, dans le même temps, le mouvement ouvrier a été extrêmement puissant et efficace, et ce, de manière autonome, sans l’appui ni l’impulsion de leurs syndicats (c’est peut-être d’ailleurs ce qui a fait le plus peur aux dirigeants de l’époque et continue d’effrayer les dominants aujourd’hui).

    Je me permets de fournir ci-dessous une liste (certainement non exhaustive) des mouvements de protestation contre l’ordre établi qui ont eu lieu dans le monde cette année-là, liste qui dément de manière limpide le caractère soit-disant franco-français des mouvements de 68 :

    Depuis 1967 et dans les premiers mois de 1968, dans toute la FRANCE : nombreux et massifs mouvements de grève dans les milieux ouvriers.

    2 janvier, ITALIE : l’université de Padoue est occupée. Début du bienno rosso, deux années de luttes étudiantes et ouvrières intenses, aussi appelées le « Mai rampant italien ».

    Février, ALGÉRIE : l’université d’Alger est fermée pendant un mois pour éviter l’extension de la contestation réclamant la liberté d’expression.

    8 mars, POLOGNE : à Varsovie, l’interdiction d’un spectacle jugé antisoviétique provoque une révolte étudiante.

    22 mars, FRANCE : la présidence de la fac de Nanterre est occupée, le « Mouvement du 22 mars » est créé.

    4 avril, ÉTATS-UNIS : suite à l’assassinat de Martin Luther King, des émeutes éclatent dans 125 villes, faisant 45 morts.

    11 avril, ALLEMAGNE DE L’OUEST : la tentative d’assassinat contre le leader étudiant Rudi Dutschke provoque une vague d’émeutes (2 morts à Munich).

    1er mai, ESPAGNE : point culminant des grèves qui marquent les année 1968- 1969. La contestation montante accélère la décomposition du franquisme.

    10 mai, FRANCE : à Paris, « nuit des barricades » au Quartier latin.

    13 mai, FRANCE : entre 600 000 et 1 million de manifestants défilent dans une énorme manifestation mêlant étudiants et ouvriers. Dans le même temps des millions de travailleurs sont en grève dans le pays.
    Très rapidement, la classe ouvrière presque toute entière se mit en grève. Parmi les 15 millions travailleurs, près des deux-tiers firent grève. Plus le 4 millions pendant trois semaines, plus de 2 millions pendant un mois.

    29 mai, SÉNÉGAL : grève générale réprimée par l’armée : 1 mort et 20 blessés.

    Juin, TCHÉCOSLOVAQUIE : apparition de conseils ouvriers qui prennent en main les entreprises.

    3 juin 1968, YOUGOSLAVIE : les étudiantes et les étudiants de l’université de Belgrade lancent le slogan « la révolution n’est pas terminée, nous en avons assez de la bourgeoisie rouge ». La répression fait une centaine de blessés.

    12 juin, URUGUAY : émeutes étudiantes à Montevideo. L’état de siège est décrété et les libertés publiques suspendues. Le mouvement des Tupamaros s’engage dans la guérilla urbaine.

    21 juin, BRÉSIL : une manifestation à Rio de Janeiro est réprimée par la dictature (6 morts, 1 000 arrestations). Le lendemain le Parlement est occupé à Brasilia.

    24 juin, CANADA : 290 Québécoises et Québécois sont arrêtées à Montréal suite à des manifestations indépendantistes. C’est le « lundi de la matraque ».

    21 août, TCHÉCOSLOVAQUIE : l’entrée des chars soviétiques met fin au Printemps de Prague.

    26-29 août, ÉTATS-UNIS : manifestations antiguerre du Vietnam à l’occasion de la convention du Parti démocrate à Chicago. Violents affrontements.

    Septembre, ÉTATS-UNIS : à Atlantic City, manifestation des Radical Women contre le concours de Miss America. Point de départ du Women’s Lib (« mouvement de libération des femmes »).

    2-3 octobre, MEXIQUE : l’armée ouvre le feu sur la foule rassemblée sur la place des Trois-Cultures à Mexico. Bilan : plus de 200 morts et 2 000 arrestations.

    5 octobre, ROYAUME-UNI : la première marche pour les droits civiques en Irlande du Nord est violemment réprimée à Derry. Début de la révolte populaire contre l’occupation britannique.

    17 octobre, MEXIQUE : sur le podium olympique, les coureurs Tommie Smith et John Carlos lèvent leurs poings gantés de noir – symbole des Black Panthers – pendant l’hymne états-unien.

    22 octobre, JAPON : le mouvement de jeunesse Zengakuren, organise l’« assaut de Tokyo ». Durant trois jours, le Parlement, l’ambassade états-unienne et divers points stratégiques sont assiégés.

    (Sources : http://www.alternativelibertaire.org / http://www.pouvoir-ouvrier.org)

    Tout cela sans parler des origines communes de tous ces mouvements de protestation que l’on trouve sur les campus des universités américaines dans le cadre des luttes pour les droits civiques, féministes, et contre la guerre du Vietnam. Ces mouvances sont indissociables des événements de l’époque, qu’ils se déroulent à Prague, Mexico ou Paris. Je pense qu’il est toujours bon de le rappeler, surtout évidemment pour les générations qui n’ont pas connu cette période.

    Voilà, sans vouloir paraître donneur de leçon, mais simplement pour essayer de rétablir une vérité qui me semble important de transmettre et encore une fois, de corriger des paroles qui pourraient être prises pour une distorsion de la vérité historique.

    Au plaisir de continuer à vous lire et vous écouter.

  131. Cette émission m’a rendu un peu triste.
    Triste que les temps de paroles aient été si mal répartis, triste que Monsieur Elkabbach ait prêté à Monsieur Jorion des intentions que de mon côté je n’avais pas perçues, probablement pour la bonne raison qu’il ne les avait pas eues, (intention de soutenir Attali pour des raisons qui seraient discutables…) triste qu’il lui ait fait ces procès d’intention et d’autres ouvertement sans laisser aucune chance au bénéfice du doute… J’ai vraiment ressenti cela comme un coup violent… et c’est vraiment lui (Elkabbach) qui a frappé le premier… Paul Jorion a ensuite fait des efforts pour ne pas se laisser distraire et/ou a certainement du lutter pour ne pas se laisser submerger par ses émotions… mais il n’a jamais pu développer ses idées, car la parole lui était souvent reprise… et ses émotions ont trouvé un chemin pour s’exprimer qui était un peu agressif, vu depuis la conscience de Monsieur Elkabbach, qui n’a rien eu de mieux à faire que de le lui repprocher à la fin… Pour ma part j’aurais répondu à Elkabbach à ce moment là : c’est peut-être vrai, je me suis laissé emporter, mais vous avez frappé le premier, et c’est difficile de prendre des coups quand on ne les a pas mérités… Au lieu de cela Paul Jorion lui a remvoyé l’accusation d’intolérance du tac au tac. C’était presque normal vu qu’il s’était quasiment fait accuser de ne pas dire ce qu’il pensait, lui Paul Jorion. Bref ces joutes émotionnelles m’ont fait mal, et c’est ce que je retiendrai de cette émission, un sentiment d’injustice, en premier. Dommage car des choses intéressantes s’y sont dites malgré tout… Ceci dit, c’est vrai, j’avoue, j’ai été d’autant plus déçu que je suis venu écouter cette émission ce jour pour entendre plus ce que Monsieur Jorion aurait pu y dire, que pour écouter les autres que je connais beaucoup moins bien. Et l’ayant entendu ailleurs, je n’ai pas trouvé qu’il avait eu le loisir de développer sa pensée, il s’en fallait de beaucoup, ce qui a du également contribuer à sa frustration. Bon j’ai l’air d’avoir compté les coups, et j’ai choisi mon camp, mais je trouve surtout dommage que les choses se soient passées ainsi.
    Merci de votre attention

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