71 réflexions au sujet de « rtbf, La Première, Jour première, Paul Jorion : L’état du socialisme, lundi 19 juin à 8h30 »

  1. Je voulais vous faire passer une image : celle du siège du parti socialiste (rue Solferino, dans les beaux quartiers de Paris : aux dernières nouvelles, le bâtiment serait à vendre ; eh oui, les temps sont durs…). Pas besoin d’un long commentaire pour comprendre la situation et ce qu’incarne la parti socialiste : dis-moi comment tu habites et je te dirais qui tu es…) : bourgeois de chez bourgeois, finalement tout à fait Macron-compatible… et pas vraiment populaire.
    Bon, cela ne va pas vraiment vous aider pour lundi…
    Amicalement

  2. Pourquoi le socialisme se plante dès qu’il est au pouvoir ?
    Parce qu’il sous-estime systématiquement dans son projet politique la force des plus forts, c’est-à-dire des plus riches.

    « C’est la lutte des classes et nous sommes en train de la gagner » comme disait l’autre.

    Et ils gagnent parce qu’ils peuvent tout s’acheter, soit par l’argent, soit grâce à l’idéologie…

    Je ne sais pas si vous pourrez en faire quelque chose ? 😉

  3. Je pense qu’il n’est pas, comme les autres partis, dans le temps qu’il fait.
    Il est entré dans le lit de la social-démocratie et s’y est endormi.
    Pas de vision.
    Pas conscience de ce qui se passe -cfr. la disparition du travail, le ras-le-bol des gens.
    Pas de notion d’urgence.Il attend le retour de la croissance comme on attend Godot.
    Les ouvriers ont disparus et il a enterré la lutte sociale.
    Suit la pensée dominante qui nous mène dans le mur.
    Macron n’a rien inventé du tout, il a simplement viré les auxiliaires du train qui se sont crashés en beauté. Mais il ne se rend pas compte qu’il n’y a plus personne pour s’occuper des rails et des aiguillages. Il finira crashé aussi.
    Le parti socialiste ne mourra jamais. Il prendra une autre forme. Il est toujours là, dans le coeur des gens. Il sera citoyen avant tout.
    Je pense que c’est la même chose pour la France, pour la Belgique

    Voilà, en vrac !

  4. L’état du socialisme: vaste question comme aussi celui du libéralisme.
    Mon premier sentiment est que le socialisme n’a jamais fait que de suivre les intentions du capitalisme comme les chiens ramassent les miettes de leur maître.
    Est-ce la fin du socialisme? Que nèni, c’est juste sa transformation et celle du libéralisme suivra.
    Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme en prenant le chemin inverse du bas vers le haut.
    Libéralisme et socialisme sont paternalistes. Et oui camarade syndiqué, on doit se référer aux instances dirigeantes élues par le peuple qui ont décidé pour nous. Elles ne veulent voir qu’une seule tête obéissant benoîtement aux consignes. La réalité est tout autre, dans toutes les franches de la population il y a un ardent désir d’autonomie, et c’est sur cela que le socialisme devra s’appuyer.
    C’est avec elle que le socialisme devra composer s’il veut survivre à sa crise intérieure.
    L’autonomie étant la capacité de comprendre par sois-même l’état et le fonctionnement du monde, d’envisager les solutions et de les partager avec d’autres pour les confirmer ou les infirmer.

      1. Les soviets, c’est dépassé, c’est ici que cela se passe
        http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=tribune-presentation&id_auteur=119
        Rien à voir avec une quelconque centralisation du pouvoir.
        Je ne sais pas vers quoi on va mais tout ce que je sais c’est qu’on est en réseau.
        La grelinette à moteur est déjà dépassée, je soustraite le travail aux racines et aux vers de terre, savent mieux faire cela que moi.
        Ultra local? pas vraiment, on a besoin du local et de la mondialisation, le tout est de savoir ce qu’on va faire avec ça et comment on va l’organiser.
        Arrête de t’amuser avec des fausses interprétations.

      2. Dans ma conception de l’avenir de la société il y a le réseau et l’individu en relation avec son entourage immédiat.
        Au diable les petits chefs qui ne servent à rien.
        Je suis loin des soviets.

      3. Lambotte, faut te greliner le cortex, d’urgence. P’têt qu’après t’écouteras quand on te cause.
        Sinon écoute Hannah Aren’t :
        « Le régime bolchevique a dépouillé les conseils (les soviets, selon leur appellation russe) de leur pouvoir alors qu’il était encore dirigé par Lénine, et a volé leur nom pour s’en affubler alors qu’il était un régime anti-soviétique » .

      4. @ Vigneron.

        « « Le régime bolchevique a dépouillé les conseils (les soviets, selon leur appellation russe) de leur pouvoir alors qu’il était encore dirigé par Lénine, et a volé leur nom pour s’en affubler alors qu’il était un régime anti-soviétique » ( Hannah Aren’t)

        Avec toi Vigneron c’est aussi simple, aussi évident qu’avec Hergé et son tintin chez les soviets !

        Pour toi la Constitution de Lénine de 1924, vaut celle de Staline de 1936.

        Tu appelles à la rescousse une politologue allemande qui évidemment, elle, ne peut pas se tromper, doit être la référence universelle pour tout ce qui touche à l’URSS.

        Et pourtant un article de 2013 dans Libé donne la parole a une critique de cette grande dame, critique peu amène:

        « Dans une interview publiée dans Libération en 2013, l’historienne Annette Wieviorka critique Hannah Arendt en ces termes : « Donc, la petite phrase d’Hannah Arendt sur la responsabilité de la collaboration des Juifs dans leur propre mort est absurde. En Union soviétique, les Allemands ont fusillé plus d’un million et demi de Juifs, et il n’y avait pas de conseils juifs. Pourquoi Arendt s’est-elle tant fourvoyée ? Elle n’a suivi qu’une petite partie du procès. Elle a écrit ses articles, devenus un livre, deux ans après le procès. Elle l’a rédigé très vite, et « dans un étrange état d’euphorie », écrit-elle à son amie Mary Mac Carthy. Si elle a une expérience de l’Allemagne nazie et des camps d’internement en France, elle ne semble pas avoir perçu la situation à l’Est … » (Wikipédia)

        C’est pourquoi à mon sens, il est parfaitement incongru de se lancer dans des parallèles hasardeux entre ce que furent les soviets en URSS, et ce qu’ils pourraient être aujourd’hui.

        La perspective soviétique reste une perspective historique post-capitalisme progressiste.

        On ne peut pas à la fois se réjouir (ou déplorer) de la désaffection des masses vis à vis de la démocratie formelle, et en même temps, en la caricaturant , fermer la porte d’une future énième forme de conseillisme ouvrier et paysan.

        Contrairement aux espoirs de Marx (de Lénine et Trotsky), les révolutions socialistes du XX siècle ont éclatées dans des pays arriérés, plutôt que dans les pays avancés.

        La grande faiblesse des structures populaires nées de ces révolutions, en Russie, en Chine, au Vietnam, à Cuba (Conseil, soviet) était évidemment dût à l’arriération des masses paysannes à peine éduquées, à la faiblesse numérique du prolétariat.

        Dans des conditions historiques, militaires et politiques critiques, les partis communistes étaient obligés de supplanter à cette situation en concentrant entres leurs mains le pouvoir.

        N’oublions quand même pas que les révolutionnaires héritent très souvent de pays et d’économies dévastés, par des capitalistes, ne se gênant pas de tout casser avant de partir !

        Mais affirmer que cet état de fait, le pouvoir personnel, est chez les marxistes un dogme, nous présenter comme des totalitaristes en puissance, c’est ridicule est injuste.

        D’ailleurs qui aujourd’hui appellent à la base, à des assemblées du personnel, à la constitution de comités de grève, à les fédérer en un comité de gréve centrale, demain à des comité de quartiers et de villages si nécessaire, à des Conseils partout en France, à un Conseil ouvrier et paysan Central, pas toi Vigneron, déplorant les moches soviets de Lénine, mais moi le camarade Eninel, cherchant ce matin le moyen d’éviter, qu’une poignée d’énarques autours d’un banquier Rothschild mettent au régime sec tout un pays, pour continuer à enrichir 1% de la population. .

        Comment résister à la vague libérale qui s’apprête à nous submerger, vague libérale qui est le terreau du fascisme si j’ai bien suivie les débats sur ce blog, alors même que les sommets des organisations ouvrières traditionnelles (partis, syndicats) nous démontrent chaque jour leur incurie et leur impuissance totale ?

        En souriant aux soviets Vigneron, pas en faisant la moue !

  5. Pas grand à chose à dire, juste une évidence:
    si la gauche veut réussir, elle se doit d’être RADICALE.
    L’histoire récente en Amérique Latine illustre cette maxime.

    Le PS a voulu faire une politique de « gauche » dans une économie de marché; il est devenu ultra-libéral.
    EELV n’a jamais écouté le message d’André Gorz: « il est impossible de faire une politique écologique dans un cadre capitaliste ». On voit le résultat.

    Il serait temps que la gauche réponde enfin aux questions fondamentales:
    – Comment faire une économie en décroissance ?
    (PJ rappelle que cela implique nécessairement de revenir sur la propriété privée)
    On pourrait prendre comme point de départ la constitution de Robespierre de 1793 qui limite le pouvoir de la propriété privée au respect de la vie (à l’inverse d’une constitution qui définissait la propriété privée comme inaliénable et sacrée).
    – Dans une économie de marché, c’est nécessairement le rapport de force qui joue (cf « Le prix » de PJ).
    Comment atténuer le rapport de force voire l’éliminer de l’économie ?
    (la proposition de la gratuité par PJ me semble une bonne réponse)
    – Dans notre système actuel, la décision d’investissement est uniquement vue sous l’angle du profit. Le capitalisme n’investi que s’il espère un profit, où son arbitrage se fera selon l’espérance de profit maximum. PJ dirait « face à la disparition de notre espèce, on n’envisage les solutions que si ça rapporte »
    Comment forcer le capital (« argent qui se trouve là où on n’en a pas besoin », définition de PJ) à se déplacer là où on en a besoin ?
    (ce qui revient à dire: comment forcer le capital à s’anéantir ?, ou bien: comment sortir du capitalisme ? )

    1. Je vais certainement dire une connerie mais si on forçait le capitalisme à se transformer!
      En partant du fait que l’intérêt de notre épargne est zéro il y a me semble-t-il matière à réflexion.
      Dans ce cas, investissons notre épargne dans des choses qui valent la peine notamment la sobriété.
      C’est ce que propose ceux-ci:
      http://www.cdlt.be/simpliquer/devenir-cooperateur-rice/
      https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/nos-actions/financement
      L’un propose 6% et l’autre 4% de dividende.
      En promettant des dividendes, ils jouent tous les deux le jeu du capitalisme.
      Il nous reste à inventer la rente de la sobriété sans rente financière, faire mieux avec moins ce qui est économisé peut être investi pour faire mieux avec moins jusqu’à perpette.
      Krlé vin djeu, c’est quâmême pas difficile à comprendre.
      Et oui, une base pour transformer le socialisme.

    2. Faut pas en vouloir aux écolos d’EELV , la plupart de leurs cadres ont grandi pendant la guerre froide quand les T62 soviétiques en manoeuvre détruisaient la flore des prairies ukrainiennes , quelle horreur . A cela faut ajouter qu’à la même époque le méchant plan à la sauce franco-gaulliste a accouché du monopole EDF et de ses centrales nucléaires . Alors quoi ? Ben vive l’économie de marché , la concurrence libre et non faussée, et le capitalisme vert …

  6. L’Etat du « socialisme » se lit à l’aune de la propagande pro-Macron – le scientologue Elyséo- Thatchérien – sur le blog de M.Paul Jorion… lorsque ce dernier nous inflige la belle photo de l’enfant Jésus à Gauche de l’écran pour promouvoir son journal :  » Les (P)ièces (J)ointes « .

    Dissonance cognitive ?

  7. « Sur certains points, les humains ressemblent beaucoup aux abeilles. Celles-ci défendent farouchement leur ruche, tant que vous êtes à l’extérieur. Une fois que vous vous trouvez dans la place, les ouvrières supposent plus ou moins que la direction a autorisé votre présence et elles ne font plus attention; ce phénomène permis à divers insectes pique-assiette de développer un style de vie riche en miel. Les humains se comportent de la même façon. »
    – Terry Pratchett –

  8. Si l’on oublie , pour aller à l’essentiel , l’histoire de toutes les « formes » de socialisme , et si l’on pose que le socialisme est compatible à la République , le socialisme sera en déshérence
    ( comme les autres formes d’exercice du pouvoir pour porter le vivre ensemble) tant qu’il ne portera pas correctement :

    « Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant » .

    Avec une liberté qui ne soit pas celle de jouir et abuser de la propriété ,

    Avec une égalité qui ne soit pas réduite à la mesure de la fourchette des « revenus » ,

    Avec une fraternité en juge de paix et fléau de la balance, qui ne substitue pas le revenu minimal à l’échange relationnel , et qui étende son domaine à l’environnement humain .

    Le socialisme peut et doit aussi rendre simple et fécond le partage de l’élaboration des décisions et des choix .

    Le socialisme ( ou le nom qu’on lui donnera alors, « sortie du cadre » par exemple ) doit être , et sera, une utopie réaliste .

    Il n’adviendra que par nécessité et faillite accrue des systèmes qui s’épuisent et nous épuisent en ce début de siècle .

  9. L’état du socialisme ?
    Le socialisme est un concept fourre tout en ce XXIe siècle. Il n’y a qu’à voir le PS français pour s’en convaincre.
    La réponse ne peut éluder une définition d’un socialisme contemporain. Ce ne sont pas les exemples qui manquent . . .
    A partir de cette définition il apparaitra qu’il est à construire de toutes pièces et que toutes les divergences, autant dans les concepts à mettre en avant que dans les stratégies pour les rendre efficients vont poindre leur nez . . .

    1. Question : L’écosystème socialiste, comment ça marche ? Comment ça ne marche pas ?
      Quelles en sont les fonctions vitales et les risques de dérives pathologiques, les risques systémiques et d’éventuelles prophylaxie ? Peut-il survivre sous régime capitaliste ou est-ce incompatible ?
      Il semble que les bureaucraties capitaliste, communiste et socialiste dérivent rapidement vers les mêmes tendances paresseuses: vivre dans une tour d’ivoire de privilèges, entre soi et avec ces dérives qui font primer le chiffre sur la fonction, oubliant rapidement que c’est l’entretien de l’écosystème qui permet aussi leur survie.
      Bref chacun vit dans son univers et harmoniser ce multivers suppose un minimum de respect de visions communes: encore faut-il les afficher, les faire respecter.
      Une loi de moralisation, une sorte de citoyenneté qui aurait encore du sens? LOL !

      1. La Démocratie comme l’Ecosocialisme ça ne « marche » pas, ça se construit et il n’y a pas de recette miracle, c’est en continuelle gestation ou ça dépéri.
        Le seul garde-fou envisageable, une condition nécessaire mais non suffisante, est la prise en main par les citoyens, et ce n’est pas la moindre des contraintes ! Pas suffisante parce que les citoyens doivent pour ce faire, accéder à un degré d’autonomie qui passe par l’éducation sous toute ses formes.
        La révolution citoyenne ne se décrète pas du haut d’une estrade, mais ça peut aider . . . la notion de table rase n’est pas opérante, l’histoire de la pensée humaine est dans l’accumulation des savoirs, même si elle est loin d’être linéaire.

        Je ne vois pas bien la pertinence de la question de la compatibilité avec le capitalisme. J’aurai tendance à penser que dans une forme aboutie surement pas, mais dans l’entre deux tout est envisageable.
        La question de la bureaucratie rejoint la prémisse de citoyens ayant acquis leur autonomie.
        Dans la mesure où vous parlez d’Ecosocialisme, vous présupposez, et moi avec, l’entretien de l’écosystème qui permet notre survie.
        Cela me semble répondre à votre demande d’un minimum de respect de visions communes.
        Pour ce qui est de la moralisation, je préfère laisser ce genre de notion en dehors de la Politique. A mon sens c’est un os à ronger, pas beaucoup plus, un dérivatif . . .

  10. Voir ce qu’il se passe en Grande-Bretagne avec les élections ; ne pas confondre le socialisme et le Parti socialiste – après monsieur Hollande, la catastrophe était largement annoncée, restait à savoir comment limiter la casse – c’est peut-être ce qu’à essayer de faire monsieur Mélenchon. La bonne nouvelle, c’est que le champ de ruine actuel libère la place pour des constructions nouvelles (à mon avis, c’était un passage obligé). Et je pense qu’il y a très largement matière, et un besoin encore plus pressant… même si ça prendra un tout petit peu de temps…

  11. Sur l’état du socialisme en France, la réponse est évidente : il se porte plutôt bien. En tous cas mieux que durant la décennie précédente et mieux que ses résultats électoraux le laissent penser.
    Méluche + Hamon + Trotskos = +- 30%. C’est presque inespéré.
    En revanche, ce qui lui manque c’est le partenaire avec lequel il était parvenu au pouvoir : la gauche.
    On a trop souvent tendance à les confondre, mais il s’agit de deux courants distincts de l’histoire politique française qui ont fait alliance une première fois autour de l’affaire Dreyfus puis se sont à plusieurs reprises perdus et retrouvés.
    Or, aujourd’hui, la gauche, ce mouvement progressiste, humaniste et organisateur de la société manque à l’appel. Évanouie, volatilisée la gauche, disparue des radars. Il semble qu’elle se soit toute entière ralliée à la droite libérale, qu’elle s’y soit fondue. Et avec elle, tous ses projets de planification économique et sociale. La voilà toute entière livrée aux papouilles des mains invisibles du marché et de la City.
    Alors, en attendant sa résurgence, le socialisme en France se prépare à une phase de consolidation et de reconstruction électorale. Sans illusion sur sa capacité à parvenir seul au pouvoir…

    1. Le vieux cliché sur la gauche dreyfusarde forcément dreyfusarde..
      Relire Birnbaum, la gauche marxiste a mis longtemps avant de choisir de défendre le bourgeois juif Dreyfus et Jaurès n’a guère fait mieux.

      (…) Les vrais dreyfusards sont avant tout des intellectuels, des savants, des personnalités marginales issues des milieux catholiques et surtout protestants, qui s’engagent au nom de l’éthique, de la raison et de la science, bien plus qu’en fonction d’un clivage gauche-droite. (…)

      https://www.google.fr/amp/www.liberation.fr/amphtml/evenement/1998/01/15/une-vision-trop-manicheenne-selon-l-historien-pierre-birnbaum-les-dreyfusards-se-sont-engages-au-nom_225078

      1. Vigneron qui tente de réécrire l’Histoire avec ses gros doigts…. non que sa prémisse soit tout à fait fausse, elle est vraie… mais à force de trouver tout plein de  » catholiques  » en grand nombre chez les dreyfusards, on finit par se demander ce qui constitua la puissance de feu des anti-dreyfusards et de toutes ces hordes de procureurs antisémites qui condamnèrent l’ innocent lieutenant-colonel au Bagne. Les vraies historiens concèdent que vis à vis des masses prolétaires et de ses défenseurs auto-proclamés puisqu’ils en venaient, l’importance d’un homme sensible à leur sort, en éclaira plus d’un : Monsieur Jaurès. Un vignoble humain inconnu semble t-il, pour Messire Vigneron.

      2. Demande à Birnbaum, patate.
        Jaurès s’est rangé tard derrière Dreyfus, juif bourgeois sans intérêt pour « la cause ».
        Et comme disait ce bon salopard de Clemenceau, Jaurès c’est surtout de belles phrases au futur et pas grand chose d’autre.
        Heureusement pour la légende il est mort assez tôt, ajouterais-je.

      3. Et je te prierais d’éviter le blasphème, un minimum de respect et de sacré s’impose. On dit pas « Monsieur », petit mécréant, on dit Saint Jaurès.

      4. Un mec qui se permet de décerner des diplômes de « vrai dreyfusard » et qui en plus le refuse à Zola, ça sent le révisionniste, genre ça m’emmerde que sur ce coup là ce soit la gauche (et, dans ma typologie, les socialistes) qui ait eu le beau rôle.
        Alors, bien sur, ça y a mis le temps, mais fin 98 l’affaire est entendue. Tandis qu’à droite, on oscille entre le veule et le répugnant.
        Il y a bien sur des contre-exemples mais ils restent anecdotiques.
        Donc la gauche, bien qu’il soit juif, et les socialistes, bien qu’il soit bourgeois (ou un peu des deux) vont se mettre à défendre Dreyfus, et se retrouver côte à côte.
        C’est à cette occasion qu’Émile Combes aurait déclaré à Jaures : « Jean, I think this is the beginning of a beautiful friendship. »

    2. @ Renard.

      « Méluche + Hamon + Trotskos = +- 30% »

      Vrai ! Comme quoi la politique du front unique ouvrier a de beau jour devant elle !

      La défaite politique de ce soir pour la jeunesse et le prolétariat travaillant en France, est uniquement le fait d’une politique délibérée de l’ensemble des directions ouvrières, qui de manière incroyable préfèrent liquider leurs partis, que d’inquiéter à minima par leur seule existence les marchés financiers.

      Un véritable suicide programmé !

      Le prolétariat et la jeunesse s’en relèveront, pas les Martinez, Mailly, Arthaud, Poutou, Laurent, Hamon et autre Montebourg.

      Il est où au fait l’oiseau ?

      Le paon a de jolies plumes mais de vilaines pattes !

    3. « Méluche + Hamon + Trotskos = +- 30%. C’est presque inespéré.
      En revanche, ce qui lui manque c’est le partenaire avec lequel il était parvenu au pouvoir : la gauche. »
      Seriez vous en train de nous dire que le PS est « la gauche » ?
      De quel PS parlez vous ?
      Pas celui de Hollande, quand même ?

      1. @RV
        Justement, à force de reniement, ce n’est pas seulement le PS qui s’est vidé, c’est la gauche elle même qui a disparu. La gauche au sens qu’on donnait début XXème à ce mot.
        Le PS était supposé verrouiller son alliance avec le courant socialiste, mais comme il avait cessé depuis bien longtemps d’être socialiste (au moins ses dirigeants), il n’avait plus d’alliance à proposer…

  12. On sait que le socialisme constitue la destinée inéluctable de l’humanité.
    Le tout étant d’en retarder l’échéance, autant qu’humainement possible.

    1. @ Vigneron.

      Autant qu’humainement possible, il faut travailler à accélérer le processus de l’avènement du socialisme !

      Et vois-tu camarade Vigneron, sous n’importe qu’elle forme, même le pire des socialismes vaut mille fois le meilleur des capitalismes.

      « Encore un moment, monsieur le bourreau » ! » ironises-tu pour nous exprimer tes préjugés vis à vis du communisme, tu vas bientôt vivre à tes dépends, que la hache du bourreau capitaliste coupe tout aussi bien que la hache du bourreau communiste .

      La seule différence qui existe entre le capitalisme et le socialisme, c’est qu’au nom du communisme on sait au moins pourquoi on meurt !

      Petite dernière chose, histoire de ne pas me mettre en boule, lâche les souliers vernis du grand Jaurès.

      (Une fois la vérité connue, s’étant très vite rétracté de son erreur, il a été l’un des plus grands défenseurs de la cause Dreyfusarde )

      Oui not’ Monsieur, oui not’ bon Maître, pourquoi Vigneron plante-t-il ses petites dents dans le jarret de Jaurès !

      1. « c’est qu’au nom du communisme on sait au moins pourquoi on meurt ! » heureusement que les gens sérieux ont au fond d’eux un fou du roi qui leur lèche le couteau

  13. Le mot socialisme semble aussi ringardisé que le mot communisme
    Ça sera encore plus vrai ce soir
    Ces mots sont morts avec la mort du modèle industriel et de la classe ouvrière
    On vit une phase de transition mais sans savoir vers quoi on va aboutir

    1. Merlin II

      Cinq années de macronisme ringard et anti-social comme jamais et qui va rapidement mettre le feu aux poudres dans chaque entreprise redevenue totalement territoire féodal et vous verrez que nous en reparlerons. Sans compter le règne du télévangéliste élyséen sur fond de géopolitique belliciste Trumpienne qui va mettre la planète à feu et à sang. Oui, vous verrez alors que ces termes seront rapidement revivifiés et appréhendés nouvellement par ceux-là mêmes qui aujourd’hui les dénigrent à bon compte, au service de leurs éternels adversaires. Ceci étant dit, contre le fétichisme des termes, je ne suis pas contre l’invention d’un nouveau vocabulaire à la hauteur des temps présents, puisque l’appareil de propagande capitaliste a visiblement parfaitement fonctionné. Oui, si bien fonctionné qu’il a interdit certains vocables et pas mal d’acceptions, pour mieux précipiter la désorientation générale et garantir un règne absolu sur tous les imaginaires.

      1. Ça se saurait si les hérauts du capitalisme étaient les pires ennemis du socialisme.
        Ce sont bien les multiples et successifs promoteurs et architectes du socialisme réel qui l’ont enterré, pour longtemps.

      2. Non vigneron, de pseudo politiciens se sont fait sciemment passer pour des socialistes, sachant très bien qu’ils détruiraient, à petit feu, toute action socialiste.

      3. Tu parles de Lénine, Trotsky, Mao, Castro, Chavez, Mugabe (…) ?
        Nasser, Sadam, Assad, Bourguiba, Sékou Touré (…) ?
        Ok.

      1. Pas pire que certains qui se gaussent de La Fin de l’Histoire depuis 30 ans bientôt, points de suspension en prime, sans avoir seulement lu Fukuyama (sans …).

  14. Le socialisme va très bien merci.
    Les GAFA et BATX s’en chargent.
    Patience, la noire plate-forme égalitaire arrive. 1% résiste?
    C’est que dalle. Enjoy.

  15. À mon humble avis, « l’état du socialisme en France, en Belgique et en Europe en général » me fait penser un peu, beaucoup, au film « Interstellar ».
    Certes, au premier abord, cette comparaison semble curieuse, voire complètement baroque, mais en fait elle est toute simple, peut-être même trop…
    Et c’est Paul Jorion, lui-même, qui nous met sur la « voie », si je puis dire, avec sa dernière Piqûre de rappel : «Si j’étais Elon Musk…»

    Comment allons-nous Nous sauver, et sauver ce Monde du… ?
    En deux mots, la question qui demeure est : Fuir, ou bien, Rester ?
    Et comment allons-nous gagner ce combat historique contre le capitalisme ? Dans les frontières de nos États ? – à l’échelle de la planète ? – voire plus loin, encore ?

    Soit, en substance, où sommes-nous aujourd’hui, et comment allons-nous (y) parvenir ?

    Réponse :

  16. L’Europe est happée par l’écran, télé, smartphone ou ordi qui dicte la marche à suivre, nouvelle divinité obligeante qui tient dans une poche de droite ou de gauche. Le reste devient sans importance. Sans importance, sans vérité et sans vie jusqu’à ce que cette divinité perde de son influence ou que son flux attractif soit perturbé par un phénomène accidentel d’une grande résonance. Les ismes anciens pourraient sans doute ressurgir.

  17. Le socialisme est un fait divers plus qu’une idéologie, des grands penseurs l’ont théorisé, imaginé, mis en pratique, mais c’est avant tout une histoire d’êtres humains, il peut y avoir différentes sortes de courants de pensée, c’est peut-être une question d’opportunité, d’ouverture et de repli parfois. Le socialisme peut être associé à bon nombre de dérives fascistes, s’il n’a pas bonne presse c’est peut-être aussi que cela ne peut pas exister sans pots cassés, sans révolutions, sans luttes. Il y a le socialisme que l’on connait et celui qui reste à imaginer, celui du siècle déjà bien entamé et où tout s’effondre. Le socialisme fut souvent la socialisation des pertes alors que le profit va aux mêmes, que reste t-il à partager? Tout est privatisé, scrupuleusement surveillé et le risque d’une crise monumentale ne renverse pas le dogme de la réussite individuelle. Et si le socialisme c’était l’après-effondrement, c’est-à-dire l’entre-soi des riches…

  18. Le « socialisme » en France et en Belgique, ce sont les partis de ce nom. Ils sont très différents : l’un (belge) basé sur l’aristocratie ouvrière, mais sans arrêt tenté par le pouvoir, ses privilèges, ses compromissions, ses corruptions : ce n’est pas un parti d’intellectuels, ou très peu. Il est actuellement pourri par sa propre gangrène, et inspire le dégoût. Mais protégé par la franc-maçonnerie. Dont singulièrement son président, inamovible ? Il reste fort dans le contexte belge, pour quelque temps. Et il n’y a pas d’alternative en tant que parti de gouvernement, même si le PTB moissonne l’opinion légitimement.
    L’autre (français), basé sur la laïcité et les fonctionnaires d’Etat. C’est le PCF qui émanait de l’aristocratie ouvrière et dont l’influence fut profonde. Aujourd’hui captée par le FN et en partie Mélenchon-Ruffin (à suivre). Le PS français est capté par le plaisir du pouvoir tout en étant trop faible contre le pouvoir financier.
    Sur le plan européen, le « socialisme » des partis est à la croisée des chemins et peine à convaincre, en Allemagne aussi bien. Une autre gauche menace partout (Die Linke a précédé divers mouvements). Un programme écologique et social est manifestement en cours de constitution, mais c’est lent et semé d’embûches. Donc le libéralisme règne et dissout l’esprit européen qui a eu le tort d’abandonner une orientation social-démocrate.

    1. Le compromis social-démocrate, à des niveaux d’équilibre divers entre marché et régulation étatique, règne à peu près partout en Europe.

    2. L’aristocratie ouvrière..
      Trouvez moi pire oxymoron léniniste, je vous paye un pastis 51, trois tickets PMU et une adhésion à la cégété pour un an.

      1. @Vigneron

        « Trouvez moi pire oxymoron »

         » Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille, Le Cid, acte IV scène 3). »

        Pour la CGT, je préfère moi payer ma cotise, c’est le prix à payer pour être un esprit ouvrier libre.

        Pour le Pastis, on dit qu’il ne faut jamais partir sur une jambe, ça sera dons un 102 please !

        Pour le PMU, sans moi, les jeux de hasard avec toi coûte trop cher !

    3. Je ne connais pas suffisamment le milieu ouvrier belge pour le qualifier , mais pour ce qui se passe ( ou plutôt s’est passé ) en France entre 1980 et 2000 ,je m’explique en partie l’évolution du paysage socio – Politique ( et largement au delà de la nature et structure des partis qui s’étaient « emparés » d’eux) par la disparition , de la Culture ( ayant effectivement des comportements « aristocratiques » ) :

      – des paysans ( qui n’étaient pas des « agriculteurs),
      – de la classe ouvrière ( dont , dans ma région et ma propre histoire , les mineurs et les métallos étaient une sorte d’aristocratie)
      – des enseignants ,
      – des ingénieurs et chercheurs .

      Il y a à cela sans doute des raisons endogènes ( formes d’embourgeoisement par exemple) , et bien évidemment phagocytage des ces Cultures nourries d’idéal , de travail , de solidarité , de débats , de créativités propres , de souci du « réel » , par la culture du profit , de la réussite par le fric , de l’individuation condition de l’accumulation pour quelques uns .

      Quelles Cultures nous promet ce quinquennat ?

      Mais au delà , quelle utopie réaliste pour arrêter le cauchemar ?

  19. Pour mettre un peu de douceur ludique dans la sombritude guerrière des augures apocalyptiques de Monsieur Abel Musard.
    50 roros de lui au bénéfice du Blog Jorion s’il se trompe, 50 de moi si je me trumpe.
    On dira que le seuil de validité des « quelques semaines » est de deux mois.
    RV au 20 août donc.
    PS : il va de soi que quelque tuerie ne touchant que quelques centaines de milliers de membres de population plus ou moins musulmane telle que la population syrienne depuis 6 ans ne peut être considérée comme un élément guerrier de nature nouvelle. It’s just business as usual you know.

  20. Je vois dans un avenir plutôt proche une politique digitalisée. Un site internet avec forums et décisions prises au moyen de Like. Je vois la Blockchain( pour ce que j’en ai compris) contrôlant que les avis proviennent bien de personnes ( saines, réelles, là je ne sais pas quels seront les critères, les dézingués ont aussi la vie devant eux). Le media augmentera encore un peu plus son rôle.
    Je ne dis pas que c’est bien mais je vois qu’éclatent de plus en plus des scandales et que les pourris visibles sont moins à l’abri qu’auparavant. Les invisibles eux , les intouchables, il y en a des intouchables n’est ce pas? ou bien je me fais des idées? J’ai cette vision d’un futur plus transparent mais chaque jour un peu plus ou beaucoup plus complexe. Les inégalités sèment la zizanie un peu partout sur la planète. Je me dis que cela va péter , qu’on est con vraiment les Humains. Intelligents et très cons à la fois. Capables de faire voler un drone et capables de tuer le sol qui nourricier en même temps. Quand je pense qu’il suffit de quelques mots pour que le changement se transforme en réalité. Nous disons ces mots, tous les jours. Mais je ne les applique pas, pas assez sans doute. La peur d’un imaginaire craint nous pousse tout droit vers celui ci. Nos forums sont trop long, trop impénétrables, trop beaux. Je vois sincèrement un site. Rapide , nous avons besoin d’un changement rapide. Paradoxalement l’apprentissage est long. L’apprentissage d’une nouvelle société est long. Alors comment demander un changement rapide dans ces circonstances? Moins nous savons plus nous croyons et rêvons d’un guide suprême. C’est trop d’un coup, seul un gourou peut le faire croyons nous. Impensable à mes yeux. Personne ne le peut aussi rapidement. Que peut on faire dès aujourd’hui? dire oui, dire oui à ce que l’on veut réellement. Autre paradoxe. Que voulons nous? Brouillard ! On sais ce que l’on ne veut pas mais nous ne savons pas ce que nous voulons. Ou bien peut être voulons nous l’impossible? Le raisonnable a t il encore sa place. voulons nous du raisonnable? Mes mots sont peut être illisibles, mais ce monde est écrit dans un langage que je ne comprends pas, je suis de ce monde. Le site serait par exemple sans langage paradoxal. Vous savez ces mots de politiciens qui sont l’opposé des décisions? Spécialité des pervers narcissiques également. Vous savez ce que provoque chez l’humain le langage paradoxal? Il provoque les idées circulaires. Des pourquoi interminables, inter minables. Notre cerveau s’extériorise de plus en plus via les connections. Nous sommes des neurones. J’avais envie de parler aujourd’hui. Même si c’était pour ne rien dire. Sorry modérateur.

  21. En fait, si je comprend bien la politique n’est pas faite pour changer les choses mais bien pour maintenir la coexistance des riches et des pauvres. La politique est un être qui se veut poli et avide, c’est vrai quand même?

  22. La guerre d’extermination en Syrie et la fin du sens commun

    « Les opérations militaires d’Assad et de Poutine en Syrie ont un nom : c’est une guerre d’extermination. Celle-ci atteint désormais une échelle sans précédent : le bombardement délibéré des civils, notamment femmes, enfants et secouristes des Casques Blancs, ainsi que des hôpitaux n’est pas nouveau. Mais elle a désormais un caractère systématique avec un objectif clair : tuer, encore tuer, tout ce qui peut l’être. C’est une guerre totale dans laquelle la Russie de Poutine expérimente de nouvelles armes, comme ces bombes qui peuvent pénétrer les abris et les pulvérisent ensuite. »

    « Beaucoup, y compris dans un propos sensible et poignant, l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, ont fait à juste titre l’analogie avec Guernica : l’aviation de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste avaient anéanti la ville tandis que les troupes franquistes agissaient au sol. En Syrie aussi, les avions russes dominent les airs tandis que les troupes de l’armée du régime et du Hezbollah soutenu et armé par l’Iran agissent à terre. »

    « Cette guerre d’extermination est promise à s’intensifier dans les jours et les semaines qui viennent. Des crimes de guerre de plus en plus évidents et que la Russie ne cherche même plus à dissimuler s’ajoutent aux crimes contre l’humanité commis par le pouvoir d’Assad, notamment dans les prisons du régime où les tortures les plus sadiques sont une pratique courante. »

    « Ils révèlent une relative indifférence devant la vérité qui, là comme ailleurs, renforce la capacité d’intrusion de la propagande, un relativisme accru en matière de bien et de mal – « Ah oui, des civils sont tués en grand nombre, mais au bout du compte c’est pour nous protéger » –, une absence de hiérarchie dans la perception des faits – échange conflit en Syrie contre émission de télé-réalité –, une absence de communion dans ce qui littéralement nous « injurie » – les victimes françaises des attentats, oui, mais on ne peut pas souffrir aussi pour un enfant syrien – qui rend incompréhensible, car non « éprouvée », la figure de l’universel. »

    « Et là, faute d’expérience vécue de la souffrance, l’absence de blessure personnelle infligée par ces corps syriens, ce qui pourrait figurer une communauté politique devient impensable. »

    « Devenant telle, elle instille le relativisme au sein même du droit, rend secondaire le crime contre l’humanité et banalise la violence extrême. C’est ainsi que nous préparons l’avenir. »

    « Et de cela nous devons sans cesse parler, car c’est politique – et vital. »

    https://theconversation.com/la-guerre-dextermination-en-syrie-et-la-fin-du-sens-commun-66342

  23. @ Gudule

    « …une échelle sans précédent… »

    N’exagérons rien Gudule, l’histoire est remplie de sauvagerie. Si on considère les effets de la guerre comme étant des crimes de guerre:

    « …Des crimes de guerre de plus en plus évidents et que la Russie ne cherche même plus à dissimuler s’ajoutent aux crimes contre l’humanité commis par le pouvoir d’Assad … »

    on perd en justesse d’analyse, et on se réfugie dans un sentimentalisme et dans une émotivité de vieille bonne femme !

    Rétablissons succinctement dans les faits l’histoire récente dans cette région du monde:

    A l’origine des révolutions arabes: les plans libéraux d’ajustement structurel du FMI, la spéculation sur les matières premières, et les tentatives de mettre fin aux aides des gouvernements tunisiens, égyptiens … et syriens.

    Bref c’est la crise du capitalisme, et la tentative des gouvernements népotiques de faire payer cette crise aux masses, qui propulse les peuples du proche-orient dans un cycle de révolutions et de guerres.

    Tunisie, on dégage Ben Ali . Bien ! Et depuis ? Rien ! Les Etats Unis Socialiste des pays du proche-orient ? Pas un seul révolutionnaire petit bourgeois, pas un seul intellectuel arabe, ami de la démocratie et de Sarkozy, ne s’est risqué seulement d’y penser !

    Egypte, on dégage Moubarak, et pour ne pas donner le pouvoir aux frères musulmans, on tolère, on commerce, on encense un Sisi, qui n’a rien à envier à un Bachar syrien. Là encore cette formidable révolution égyptienne ne se développe pas plus en avant, parce que les révolutionnaires craignent le socialisme plus que tout !

    Je passe sur les mouvements démocratiques et révolutionnaires dans les émirats (le Yemen) , écrasés, dans l’indifférence générale, par un pouvoir saoudien, armé et protégé par les capitales occidentales, et j’en arrive à la Libye.

    Dégage Khadafi ! Certes, mais il faut bien à un moment mettre fin à cette mode, consistant à couper la tête à l’ensemble des dictateurs, des dictateurs il y en a au quatre coins de la planète et sur les cinq continents, parce que à ce petit jeu des dominos, les révolutions et le dégagisme va finir par embraser la planète entière.

    C’est dans ce contexte que ce déclare le foyer de la révolution syrienne. Déjà la jeunesse et les masses syriennes sont prévenues:

    à la rigueur l’impérialisme tolère que l’on puisse dégommer la tête d’un roi, mais en tout état de cause, il est hors de question d’aller à la démocratie (je ne parle même pas du socialisme), et de toute façon, quelque soit la couleur du pouvoir qui émergera, il devra se conformer à la politique du FMI et payer la dette.

    Pire, beaucoup de puissances dans le monde, considèrent, qu’il est peut-être temps de mettre fin aux révolutions arabes.

    La révolution syrienne est une réalité. La jeunesse, éprit de liberté, est magnifique de vie et de courage. Les ouvriers et paysans eux, sont beaucoup plus sur la réserve, au regard de comment est entrain de tourner la révolution égyptienne, et surtout l’anarchie fascisante qui se fait jour en Libye.

    Le frein absolue à toutes les révolutions arabes, aux événements en Syrie, c’est le manque de perspective sociale, le refus entêté d’aller vers le socialisme. A quoi bon les révolutions, à quoi bon les efforts et les sacrifices, les morts, si le but de la révolution est de mettre in fine sur un trône le cousin de Bachar !

    La révolution syrienne s’achève faute de combattants, les révolutionnaires, ayant devant eux les soldats de Bachar,derrière eux les fous de dieu, trahis de toute part, jettent l’éponge et fuient ce champs d’horreur. Evidemment je ne les blâme pas et je les félicite même d’avoir tenue aussi longtemps dans la fournaise !

    Les force vivent révolutionnaires quittent le pays. Sans eux, d’une guerre révolutionnaire, progressiste, nous passons à une guerre impérialiste classique,réactionnaire, où les puissances tentent de contrôler la région.

    Evidemment, au delà d’un sentimentalisme et d’une émotivité, toujours à géométrie variable, la position de principe révolutionnaire ne peut être que le défaitisme révolutionnaire de Lénine.

    L’ennemi est dans notre propre pays, et le meilleur moyen d’aider les populations malheureuses restées dans cette fournaise, c’est d’exiger de notre gouvernement -francais ou belge- le retrait immédiat et inconditionnel des force armées du proche-orient !

  24. En bon eninéliste épris de vérité des faits, vos faites bien sûr, rapidement l’impasse sur les chiites, les wahhabites, les sunnites et autres joyeusetés et rivalités religieuses qui, bien entendu comptent si peu dans ces contrées. Votre logiciel éninélien en est resté au Cobol-fortran kamaradeu et même pas trois… Dommage.
    Merci pour ce commentaire exhaustif. Cela dit, je note, dans votre commentaire, un léger manquement en ce qui concerne le nombre exact de morts en Syrie depuis le début du conflit. J’aurais préféré un comptage rationnel de cadavres exquis. Peut mieux faire. Mais, doux Jésus, ne boudons pas notre plaisir. Comme vous, je préfère les mémés qui ne font pas sentiment, elles sont efficaces et ont le mérite de ne plus s’encombrer de géopolitique, ni de politique et encore moins de religion, à raison. De lunettes, si, parfois, et aussi du fusil à lunettes. Mais, ne nous laissons pas déborder par d’inutiles inflations émotionnelles Zé autres boursouflures sentimentales. Vous avez raison. Les faits. Plus de paroles, plus de cris : des actes. Ok.

    http://img.bfmtv.com/i/580/290/bfm/379208.jpg

    Tatie Danielle is watching you…Yep, yep.
    https://www.zzn.fr/wp-content/uploads/2015/10/super-meme.jpg

    Cordialement, oups… sorry, zalutazione camarade éninel.

    1. Désolé mais tout le monde déplore les pertes humaines lourdes en Syrie, moi je vous appelle seulement à relativiser ce désastre à l’échelle de la sauvagerie des guerres antérieurs. Vous semblez irrité par cette histoire de vieille dame, je vous prie de m’en excuser.

      Je vous croyez pacifiste et sentimentale, je saurai à l’avenir que vous êtes beaucoup plus politique -ces animaux à sang froid- que vous voulez bien le laisser penser.

      Pour vous la cause principale des révolutions arabes sont d’ordre confessionnel:

      « impasse sur les chiites, les wahhabites, les sunnites et autres joyeusetés et rivalités religieuses »

      manière commode de relativiser le rôle de l’impérialisme et sa responsabilité.

      Mais, doux Jésus, ne boudons pas notre plaisir, un dernier observateur voyant derrière Trump, une lutte légitime du camp de la liberté pour un monde libre, contre le camp russe de l’obscurantisme, ça ce fait rare.

      Si vous même vous ne devenez pas très vite camarade, si vous n’assimilez pas les parole de l’internationale « s’ils s’acharnent ces cannibales à faire de nous des héros », si chacun nous nous rangeons dans un camp impérialiste, alors la fin est proche.

      Alep est un avant goût de la destinée de l’humanité.

      Mais répondez à ma question: est ce normal que la France aille mettre son grain de sel -militairement- au proche-orient ?

      Faut-il oui ou non s’organiser pour que le gouvernement Macron-Philippe retire les troupes françaises engagées dans le monde ?

      1. Faut-il oui ou non s’organiser pour que le gouvernement Macron-Philippe retire les troupes françaises engagées dans le monde ?

        Vas-y, te gêne pas, organise toi.
        On te regardera faire quand on aura du vague à l’âme, promis.

      2. Macron le 21 Juin 2017. Extraits:
        « …Le vrai aggiornamento que j’ai fait sur ce sujet, c’est que je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime!
        Sur la Syrie, mes lignes sont claires. Un: la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. C’est dans cette région qu’ont été fomentés des attentats terroristes et que se nourrit l’un des foyers du terrorisme islamiste. Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux: la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un Etat failli. Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néo-conservatisme importée en France depuis dix ans. La démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples. La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions? Des Etats faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes. Je ne veux pas de cela en Syrie… »
        J’en vois qui font la grimace.

  25. @ nono

    « …Si la ligne rouge de l’utilisation des armes chimiques est franchie en Syrie, la France est-elle prête à frapper seule? Et peut-elle le faire?

    Oui. Quand vous fixez des lignes rouges, si vous ne savez pas les faire respecter, vous décidez d’être faible. Ce n’est pas mon choix. S’il est avéré que des armes chimiques sont utilisées sur le terrain et que nous savons en retracer la provenance, alors la France procédera à des frappes pour détruire les stocks d’armes chimiques identifiés… » (même interview)

    Ce n’est pas pour rien que nous sommes passés d’un ministère de la défense à un ministère des armées, ce n’est pas pour rien que notre jeune bonaparte remonte les champs Elysées dans un véhicule militaire nono, le France se dresse sur ses ergots et prévient le monde que désormais il va falloir compter avec elle.

    Macron veut être un gendarme du monde, oh certes un tout petit gendarme, d’un tout petit impérialisme en déperdition.

    D’ailleurs pourquoi la France montre-t-elle ses petits muscles ?

    Ne serait ce pas un deal passé avec l’Allemagne ? Comment convaincre l’Allemagne a investir ses excédents commerciaux dans des investissements en Europe (et en France surtout) ?

    (extrait de la même interview au « Figaro »)

    « …Vous pensez que les Allemands sont prêts eux aussi à changer?

    J’en suis persuadé. En matière de sécurité et de défense, la chancelière allemande a fait bouger les choses profondément. Elle est revenue sur des tabous profonds hérités de la Seconde Guerre mondiale. L’Allemagne va dépenser plus que la France en matière de défense dans les années à venir. Qui l’eût cru? Mais l’Allemagne est lucide sur les limites d’une action qui ne soit pas pleinement européenne, notamment en matière d’intervention militaire. Elle sait que notre destin est redevenu tragique. Elle a besoin de la France pour se protéger, pour protéger l’Europe et assurer notre sécurité commune… »

    Tragique en effet cette tension qui monte entre les USA et l’Allemagne. Merkel a annoncé, après son tête à tête désastreux avec le Trump, que désormais l’Europe devrait compter que sur elle même. Et pour Merkel l’Europe c’est l’Allemagne.

    Macron lui dit que son pays a besoin de la « France pour se protéger, pour protéger l’Europe et assurer notre sécurité commune. ». Berlin répond Ya Ya mon général !

    Historiquement la soldatesque et les mercenaires en Europe étaient les suisses, manifestement les temps changent !

    J’en vois qui font la grimace. A commencer par la jeunesse et le prolétariat travaillant en France, bientôt allant mourir au champ d’honneur, au nom de la grandeur et de la puissance d’un impérialisme franco-germanique coincé entre l’impérialisme russe et l’impérialisme américain.

    1. Il est un empire qui tarde encore à s’effondrer.
      L’empire de l’analyse impérialo-capitaliste simpliste-léniniste qui règne toujours, commodément, sans partage et contre toute évidence, sur certaines faibles intelligences depuis plus d’un siècle.
      Cest celle de l’Eninel ici, de Môôssieur de la Mélenchie ailleurs, de tellement d’autres, ouvertement assumée ou pas.

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