Dans quel camp, le Fonds Monétaire International est-il ?

23 juillet 2010 par Paul Jorion | Print Dans quel camp, le Fonds Monétaire International est-il ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le parlement hongrois a voté hier jeudi une taxe sur les banques, les compagnies d’assurance et autres établissements financiers, s’élevant à 0,45% de leur bilan – leurs actifs et passifs étant additionnés. La taxe représentera environ un tiers du bénéfice des banques et la moitié de celui des compagnies d’assurance. La mesure a été adoptée à une très large majorité : 301 voix pour, 12 contre et une abstention. Il s’agit d’une taxe d’exception qui sera d’application pour trois ans. Elle devrait rapporter 200 milliards de forints, soit environ 700 millions d’euros.

Le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont le parti Fidesz dispose depuis le mois d’avril d’une majorité des deux tiers au parlement, a déclaré que cette taxe était logique du fait de la responsabilité des banques dans la crise, il a ajouté que les 200 milliards de forints permettraient que les avantages sociaux soient préservés. La Hongrie s’efforce en ce moment de réaliser des économies de fonctionnement substantielles en fusionnant ses communautés locales ; les effectifs de l’administration publique devraient également être réduits de 15% pour réaliser une économie d’environ 419 millions d’euros. Ces mesures combinées permettraient de réduire le déficit à 3,8 % du PIB hongrois en 2010, et à 3 % en 2011.

Jusqu’ici tout cela paraît éminemment raisonnable (je ne dispose pas d’assez d’éléments pour me prononcer sur la réduction d’effectifs prévue dans l’administration publique hongroise). Ce qui l’est beaucoup moins, c’est le fait que l’Union européenne et le Fonds Monétaire International ont interrompu le 17 juillet les négociations que ces institutions tenaient depuis le 6 juillet avec le gouvernement hongrois à propos de son déficit en raison précisément du projet de taxe qui a été voté hier. La raison avancée : ces mesures mettraient en danger la relance et affaibliraient les banques. Résultat : le prochain versement du prêt de 20 milliards d’euros accordés par le FMI à la Hongrie en 2008, n’aura pas lieu.

La véritable raison est plus prosaïque : les banques étrangères présentes en Hongrie, dont les principales sont les autrichiennes Erste et Raiffeisen, les italiennes, UniCredit et Banca Intesa, la belge KBC et l’allemande BayernLB, ont fait savoir à l’Union européenne et au FMI que ces taxes étaient trop élevées à leur goût, et ces deux institutions se sont tout bonnement faites leur porte-parole. Ces banques craignent essentiellement la contagion : elles ont peur que les autres pays d’Europe centrale et orientale ne considèrent l’initiative hongroise excellente, et ne veulent la copier.

Le premier ministre hongrois avait annoncé dans la journée de jeudi que son pays se passerait des 5,7 milliards d’euros encore disponibles dans le cadre de l’accord que la Hongrie avait conclu avec le FMI en 2008. « Nous voulons que la Hongrie recouvre sa souveraineté économique », avait-il déclaré.

Mr. Bartosz Pawlowski, stratège à la BNP Paribas Londres, a commenté à l’intention du Wall Street Journal, le vote de la taxe, dans les termes suivants : « Cela constitue une atteinte majeure à la crédibilité de ce gouvernement ». Il a ajouté que « La prime de risque de la Hongrie a crû », ce qui dans sa bouche est sans doute davantage une menace qu’une simple constatation puisque le taux de change du forint vis-à-vis des autres devises s’est en fait raffermi dans la journée de jeudi

J’aimerais personnellement savoir ce que Mr. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds Monétaire International, pense du fait que l’institution qu’il dirige se trouve dans le même camp que le remarquable stratège qu’est Mr. Bartosz Pawlowski.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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101 commentaires

  1. Bob

    Très bon article qui montre bien que le FMI n’a rien d’angélique et que les banksters ont peur!

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by Olivier, Denis Fruneau. Denis Fruneau said: #BlogPaulJorion Dans quel camp, le Fonds Monétaire International est-il ?: Ce texte est un « article presslib’ » (… http://bit.ly/aHci4D [...]

  3. timiota

    Et ils ont discuté ça entre amis autour de quel hippodrome, déjà ?

  4. vigneron

    La question est directe et sans ambiguïté. Bravo. Souhaitons que votre demande ait un écho du côté du FMI. DSK doit être sincèrement navré de ces inutiles polémiques sur vont lui gâcher ses vacances en Corse…
    Je sens que les fronts se rapprochent et les naseaux des opposants tendent à se border d’écume… L’été sera chaud.

    • zébu

      L’automne, vigneron, l’automne, car c’est à cette époque que la ‘vendange’ des ‘raisins de la colère’ se fait .

    • vigneron

      Sans doute Zébu, sans doute. Mais je vois que certains vignerons avisés et prévoyants, comme un certain PJ, commencent à affûter les secateurs et attaquent même un tri sélectif, ou vendange verte, afin d’assurer la qualité, la facilité et l’état sanitaire de la récolte.
      La marque du bon vigneron…
      Encore mes félicitations,Paul, pour cette attaque surprise estivale. Il est urgent de rajouter quelques cumulo-nimbus sud-morbihanais dans le ciel de certaines noblesses auto-proclamées maîtres du Jeu.

  5. goban

    @ Paul Jorion

    D’apres Frederic Lordon (La crise de trop, Fayard, 2009), Dominique Strauss-Kahn etait clairement dans le camp des deregulateurs en action en tant que Ministre des Finances de Lionel Jospin… La question pourrait etre legerement reformulee : que pense Dominique Strauss-Kahn du fait de se retrouver ENCORE AUJOUD’HUI APRES TOUS LES EVENEMENTS QUI ONT EU LIEU DEPUIS 2007 dans le meme camp que Bartosz Pawlowski ?

    Petite question supplementaire a propos de Frederic Lordon : je suis tres regulierement la production du blog mais ne pense pas avoir vu de message a propos de la video en attente du 28 juin 2010 (debat Marianne)… La video est-elle toujours en preparation ?

  6. louise

    Pas dans le nôtre, assurément.

  7. Charles A.

    Au delà de l’humour de Paul, la question est riche de signification.

    Il était difficile de choisir son « camp »,
    avant la divine « surprise » de l’effondrement de l’URSS sous son propre poids mort.

    Aujourd’hui, choisir son camp est facile!
    Le travail contre le capital.
    Les peuples contre les multinationales du profit.

    C’est ce qui inquiète la bourgeoisie.
    Plus de camp planté d’épouvantails.
    D’où les croissandes et buscheries de la guerre des civilisations.

    Quant à la question de Paul, j’ai tenté d’y donne réponse lorsque François a abordé le même sujet.
    La voici: http://www.pauljorion.com/blog/?p=13982#comment-96974

  8. methode

    merci mr jorion pour vos articles limpides et sans détour.

    cette fois ci la messe est dite: le fmi et l’union européenne, de même que l’état fédéral u.s, sont des institutions antisociales et félonnes. qu’apprendra-t-on à propos des meneurs de la rébellion hongroise pour les discréditer? des affaires de malversations? des affaires de mœurs? j’espère simplement qu’à ce moment le gouvernement hongrois enfoncera le clou et nationalisera les médias à la solde, c’est cela la souveraineté.

    décidément l’u.e n’attire plus grand monde, et pour cause, il faudra rappeler à ces gens que la légitimité vient du peuple, et que la commission est donc illégitime.

    http://www.vigile.net/Les-maires-de-la-Creuse-ont-vote

    • Reynald

      Cette initiative contre l’état pour la réouverture du service de radiothérapie, avec en plus un ultimatum de démission générale des conseils municipaux en cas de non respect de leur revendication, n’est-elle pas la première goutte d’une réaction citoyenne qui pourrait faire trainée de poudre sur d’autres sujets ? Largement plus efficace que les grandes manifestations organisées par les syndicats ?
      Si seulement elle pouvait être largement médiatisée aux heures de grande écoute lors des grands messes des « informations » nationales…

  9. Paul-émile

    C’est très curieux qu’un gouvernement puisse échapper ainsi à la gouvernance économique mondialisée . Remercier les « services » du pompier pyromane qu’est le FMI, quelle excellente initiative !
    Ne boudons pas notre plaisir mais les réactions probablement violentes contre ce courageux gouvernement hongrois ne se feront pas attendre .

    • Didier

      Féliciter un gouvernement d’extrême droite nationaliste parce qu’il s’oppose au FMI, c’est contestable non ?

    • Julien Alexandre

      @ Didier

      Ne confondez pas le Fidesz avec Jobbik. Le positionnement « nationaliste », la nostalgie de la « Grande Hongrie » et l’intérêt porté aux sorts des citoyens hongrois en Slovaquie sont quasiment une constante pour tous les partis hongrois, et ne font pas du parti conservateur/centre-droit un parti d’extrême droite.

    • methode

      @didier

      le fmi n’est pas moins extrémiste que ceux que vous dénoncez par habitude commode.

    • vigneron

      @Julien Alexandre

      Soyons clair, le Fidesz, successivement libéral voire ultra-libéral puis conservateur anti-mondialiste comme son leader Viktor Orbán avec son allié le Parti populaire démocrate-chrétien constituent bien une majorité résolument de DROITE avec 68 % des députés.
      Et le parti Jobbik, d’extrême droite nationaliste est quand-même à presque 17 % de députés! 85 % de l’assemblée à droite, c’est pas beau ça!

    • methode

      certes, c’est beaucoup, mais rappelez vous des émeutes de 2006, les ‘socialistes’ alors aux affaires étaient à l’époque alliés… aux libéraux. c’est triste mais il n’y a rien à attendre d’une ‘opposition’ socialiste quelconque, c’est quasiment un oxymore.

  10. babypouf

    Bonjour,

    les Hongrois ont la chance d’avoir un politique qui s’occupe de la maisonnée et qui sait rendre la vie dure aux renards de la ferme.

    Les gâtés de nos institutions Européenne mités par le lobbying privé devraient comprendre que par temps de disette les clairvoyants protégent mieux le grain.

    cordialement

    • Didier

      Babypouf : euh …. connaissez vous la nature exacte de ce parti politique ? Quand vous la connaitrez vous changerez peut être d’avis.

    • methode

      les guerres du vietnam d’afghanistan et d’irak ont été menées par des partis de quelles natures exactement? les gens changent donc d’avis, rien d’anormal.

  11. Didier

    Le journal de FC de 8h ce matin disait que la mesure ne s’appliquerait que sur les 4 derniers mois de 2010 (le Premier ministre hongrois pense aux élections locales d’octobre) et pourrait ne pas être appliquée en 2011. Le journaliste disait aussi qu’il s’agit d’une mesure populaire certes mais surtout populiste de la part d’un parti politique juste débarqué au gouvernement.

    • Paul-émile

      Les réactions ne se font pas attendre ! On retrouve les bonnes vieilles armes à discréditer : qualification d’extrême droite et de populisme, réduction des mesures prises à un effet d’annonce, populaire et limité dans le temps, etc … On commence à connaître la chanson !
      Ces élites mondialistes sont ridiculement prévisibles .

    • Moi

      « mais surtout populiste »

      Quand un journaliste dit ça d’une mesure prise par un gouvernement, je ne me fatigue même pas à examiner de quelle mesure il s’agit. Je sais direct que c’est une bonne mesure qui embête les élites.

    • yvan

      Bien vu, Moi.
      Et ce réflexe a l’air de se généraliser. Tout comme on fait du populisme en l’appelant « populaire ».

      Je pense que l’extrème-droite fait vraiment peur aux zélites, néanmoins. Car ils se doutent que le peuple peut facilement basculer dans les extrèmes comme en 1929.
      Par contre, cela me semble un épouventail sans fondement. L’information circule trop vite et trop bien actuellement pour qu’il y ait « abus de peuple ».

      Par contre, un rejet général de l’argent, et des 1789 un peu partout me semble plus crédible. Surtout si les populations se surprotègent, comme aux US, se préparant au pire.
      Donc, ne souffrant pas trop en cas d’effondrement monnétaire.

    • Etienne

      Quand vous parlez d’ »élites » vous voulez dire « possédants, riches, capitalistes » ou quelque chose de ce genre j’imagine. Ou vous parlez des élites « intellectuelles »? un ange passe………

      Parce qu’ils me semble que si c’est dans la première acception, ces « élites » se sont toujours fort bien entendues avec l’extrême droit, moyennant quelques petits arrangements financiers.

    • methode

      concernant l’extrême-droite 2.0, un article d’analyse pertinent:

      http://blog.mondediplo.net/2010-03-09-Les-Pays-Bas-laboratoire-de-l-extreme-droite-2-0

    • Moi

      @Etienne : « Ou vous parlez des élites « intellectuelles »? »

      Les deux mon général. Les élites intellectuelles sont souvent main dans la main avec les élites financières. Evidemment, j’emploie le mot « élite » dans le sens de position sociale et non de valeur intrinsèque. Paul Jorion est par exemple dans l’élite intellectuelle au sens de la valeur de sa pensée, mais il ne l’est pas dans le sens de sa position sociale. BHL, Finkelkraut, Glucksman, etc font partie de l’élite intellectuelle dans le sens de leur position sociale mais ce sont des nullités intellectuelles.

      « Parce qu’ils me semble que si c’est dans la première acception, ces « élites » se sont toujours fort bien entendues avec l’extrême droit, moyennant quelques petits arrangements financiers. »

      Les élites financières se sont toujours fort bien arrangées pour rester des élites, quelque fût le pouvoir en place (fascisme, communisme, dictatures, etc). Seul les dérange réellement lorsque le peuple décide parce que là il n’y a pas d’arrangement possible. Heureusement pour elles, les périodes où le peuple a le pouvoir sont très rares et la force y met rapidement un terme. On appelle ces périodes, des époques révolutionnaires, d’anarchie ou de désordre. (notez bien que l’appelation est péjorative, vu que ce sont les élites qui les nomment)

  12. otto lilienthal

    La grève des agences de notation : de l’arrogance à la démission

    Les agences de notation se sont donc mises en grève : la forme est l’interdiction qui est faite aux émetteurs de faire état par écrit de la notation obtenue (qu’ils ont cependant payée).

    Apres des années d’arrogance, le Roi est nu.

    http://finance.blog.lemonde.fr/

  13. Les pays victimes des plans d’ajustements structurels (dans les années 90, par exemple, pour ce que j’en sais) nous avaient déjà montré dans quel camp le FMI se situe. On peut difficilement dire que ce soit une découverte.
    Le FMI… et puis aussi la Banque mondiale, l’OMC et autres AMI, AGCS, ACTA, etc.

    • Moi

      Il suffit de regarder le nombre de Chicago Boys qui sont employés dans ces machins.
      Vous avez oublié la Commission Européenne dans votre liste.

    • jérôme

      Bonjour Igor,

      Emission auditorium de Mélanchon, datée d’hier, pas fan des discours politiques, le début est planplan, mais Paul Jorion y trouverait sans doute de nombreux échos à son travail.

      Quarante et une minutes donc pour le tribun de gauche, format et ton intéressants…

      Et cette soupe à l’oignon?

      Mais qui a décrété que ces agences de notation étaient autre choses que des jean foutre, voleurs, manipulateurs, enfin, quoi, dans un groupe organisé et cohérents des gens comme cela on s’en débarasse, on les isole, on les soigne, on les empêche de nuire, on leur enlève leur grosse manette qui les rend fous et nous marionnettise l’âme et le sens collectif du vivre ensemble. Nom d’un putois!

  14. Mesure admirable, et réaction(s) plus qu’amusantes! Merci pour l’information. A noter: les ex-pays de l’Est savent ce que c’est que d’avoir été pendant plusieurs générations sous la dépendance de… « plus grand qu’eux », et en tirent spontanément les conséquences des risques que la crise actuelle peut entraîner pour eux: un abandon, d’une manière ou d’une autre, d’une partie de leurs pouvoir et compétences concernant la gestion stratégique de leurs pays. Le plus intéressant? C’est que cette mesure, forcément ponctuelle, paraît, au moins sur le papier, économiquement et financièrement particulièrement efficace, en tout cas plus -car moins coûteuse-, que d’être sous les fourches caudines du FMI. Mais attention aux effets « collabéraux » éventuelles, de nature politique… J’espère pour leur gouvernement que les Hongrois ont la politique de leurs moyens…

  15. Jacques

    Le FMI prete de l’argent contre des engagements . Si les engagements ne sont pas respectés, le contrat est rompu.Le directeur du FMI est le garant de cette politique contractuelle.C’est trop facile de rendre quelqu’un responsable de tout et de rien. Le colonnel du régiment n’est pas responsable de l’augmentation du prix de la bière au mess, ni de l’interdiction d’acces au bar d’un sergent hongrois alcoolique.

    • yvan

      « Le directeur du FMI est le garant de cette politique contractuelle. »
      En effet, Jacques.

      Et quelle est cette politique, d’après vous..???

    • ghost dog

      Quels sont les termes contractuels ?

      Quels objectifs visent-ils ?

      Je crois que l’article de Paul est très clair sur ce point. Le FMI défend une politique néo-libérale qui favorise les intérêts privés contre l’intérêt général…

      Avant tout le monde s’en foutait parce que cela ne concernait que les pays du tiers-monde et que cela permettait au entreprises européennes (et particulièrement française) de s’enrichir sur le dos des peuples.

      Comment Bolloré a -t-il pu s’octroyer l’essentiel des revenus de la Côte-d’Ivoire ?

      Qui profite de la politique de chantage du FMI ?

      Par politique de chantage j’entends dénoncer ici les critères d’ajustement structurels ce qui en bon français se traduit par la privatisation des services publiques.

      Privatisation de l’accès à l’eau potable (penchons nous un peu sur le business des compagnies des eaux françaises en Amérique Latine).

      Que reste-t-il des chemins de fers nationaux en Afrique ?

      A qui cela a -t-il profité ?

      Aux africains ?

      Allons Jacques, un peu de sérieux, M. chaud-lapin est là pour imposer une politique économique inique comme son camarade Lamy (qui n’est pas notre ami) à l’OMC.

      Nous savons tous ici à quelle sauce nous serons mangé, nous l’avons assez dénoncé lors des Forum sociaux mondiaux.

      Votre aveuglement en cette matière m’étonne…

    • Jacques

      @ yvan
      Cette politique consiste à dire qu’un Etat est trop endetté et qu’il y a un risque sur sa dette souveraine .En conséquence , il faut rééchelonner viablement cette dette dans le temps, en rembourser une partie en vendant « les bijoux de famille « , voir en apurer une partie pour aboutir a des remboursements supportables.Le tout à des taux loin de ceux d’une sanction du marché.
      En contrepartie , ce n’est pas choquant de demander des garanties sur la future politique économique d’un pays qui n’a su démontrer que l’incapacité de ses dirigeants.Sic transit gloria mundi.Le Zimbabwe n’a ému personne.C’est tellement plus loin que la Hongrie.(Interpretez mon dernier post comme un appel à plus de réglementation financière pour protéger les plus faibles.)

    • vigneron

      @Jacques
      Vous, si j’étais banquier, assureur ou conseiller financier, j’aimerais vous avoir comme client, ce serait du gâteau!
      Parce ce que vous imaginez sérieusement que le FMI a fait signer un engagement à ne pas taxer au delà de limites « raisonnables » les banques au gvt hongrois précédent?
      Vous arrivez de Mars ou de Vénus? Ce genre de clauses léonines, il va sans dire qu’elle ne sont jamais explicites! En tout cas jusqu’à maintenant.
      Et si cela devait changer, c’est que les choses iraient très mal pour pour le pit-bull international du capital qu’est le FMI, comme pour ses maîtres-chiens américains, anglais, allemands, français, hollandais ou Suisse!

    • Jacques

      @ vigneron
      Cher ami , ouvrez-moi un compte au nom de Financial Phyloxera Ltd . On ne s’est pas compris pour le déssert gagnant-gagnant.

  16. Sam

    La Hongrie ! ?
    L’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ! La population est endettée en devise. Elle va donc souffrir de la baisse de la monnaie locale quand il faudra rembouser les dettes.
    Et il fait quoi le premier ministre ? Il crache sur le FMi (qui n’est pas sans reproche) et chante la souveraineté économique …au XXième siècle (on croit rêver).

    Le premier ministe mène une politique nationaliste destinée à rassurer le « bon peuple ». Idem pour la taxation des banques. Si elle peut e concevoir sur une longue période, ce qui est annoncé maintenant n’est qu’une mesure de petite politique. Qui peut croire qu’elle va aider l’économie à aller mieux?

    • yvan

      Sam.
      Il est clair que la Hongrie va devoir plier par les mesures qui seront prises par les complices du FMI.

      Tout comme l’Allemagne a dû revoir ses interditions.

      Tout comme l’Islande a été obligée de payer alors que son peuple avait refusé.

      Vous voulez d’autres exemples de prise en otage..????

    • antoineY

      Vous vous trompez.

      Le XXI siècle sera celui de la souveraineté économique. C’était déjà le cas au XXe d’ailleurs.
      Cette guerre sera menée par des puissances régionales. Partout la recomposition des sphères du renseignement, de l’influence, de la recherche en sciences humaines, de l’armée et du big business s’accélère. Vous êtes à côté du sens de l Histoire, qui n’a jamais été rien d’autre que cela d’ailleurs. Il n’y a pas. Il n’y a jamais eu. Et il n’y aura jamais de liberté du commerce ou de « concurrence libre et non faussée » pour tout ce qui revêt un intérêt stratégique majeur (coltan, terres rares, terres arables, ressources énergétiques, eau, armes, flux de capitaux…).

      Quoiqu’il en soit la question des banques n’est pas une question de souveraineté économique. C’est de prime abord une simple question de souveraineté « tout court » (« droit de battre monnaie »).
      Ça ne devient une question de souveraineté économique que lorsqu’on lie succès des banques nationales, maitrise des flux de capitaux (problématique du système bancaire mauritanien où affluent les pétrodollars), et puissance d’un Etat. C’était l’argument de GS en 2006. C’est l’argument de BNP Paribas aujourd’hui: « Ne nous touchez pas car par ricochet vous vous atteindriez vous-même ».
      On a vu le résultat: la liquidation de 5 siècles de domination occidentale sur le reste du monde.

      Ce n’était donc ni un « progrès » (et on ne voit pas au nom de quel argument logique ce qui vient « après » serait ipso facto préférable à ce qui était « avant », tout comme l’inverse d’ailleurs!), ni une réalité indépassable: de l’invention de la liberté du commerce par les britanniques pour capitaliser sur leur avance technologique aux plans de guerre économiques soigneusement mis au point par l’Allemagne, les modalités d’exercice du business n’ont jamais été fixées que par les Etats en fonction de leurs intérêts propres.
      Essayer d’acheter de l’aluminium en Russie pour voir… ou d’investir dans le gaz en Russie extrême-orientale. Vous me reparlerez de « souveraineté économique » après ça.

      Le reste c’est du baratin appris dans de mauvais livres d’économie (les économistes et même les chercheurs en sciences de gestion sont incapables de parler de business en ces termes: c’est « tabou », ce qui tient autant à l’histoire de l’Europe qui a un problème avec l’idée de « puissance » qu’à la formation aseptisée qu’ils reçoivent) et dans de mauvais livres de sciences politiques (« l’impuissance de la puissance » et autres bêtises du même genre…). Sans parler du fait que bien sûr ces disciplines ne communiquent pas entre elles (peut-être qu’ils verraient mieux les interactions?), à l’exception peut-être d’une école de pensée, marginalisée/rejetée en France, mais certainement promise à un bel avenir.

    • yvan

      AntoineY, je sens du Lordon en vous. Mais ce n’est pas grave.

      Evidemment, là-dessus, je ne vous lâcherai pas : « d’une école de pensée, marginalisée/rejetée en France, mais certainement promise à un bel avenir. »

      Laquelle..??

    • VB

      @ Antoine Y,

      « l’exception peut-être d’une école de pensée, marginalisée/rejetée en France, mais certainement promise à un bel avenir. »
      =>
      Pourriez-vous en dire plus svp ?
      Sinon, entièrement d’accord sur votre analyse du commerce libre et de la concurrence concernant les secteurs stratégiques ; évidemment, il faut être bien aveugle pour ne pas le voir.
      J’ajoute que l’Occicent, dépourvu pour l’essentiel d’énergie autre que renouvelable, est en revanche bien pourvu en Terres arables et denrées agricoles ; enfin, jusqu’à ce jour où la pollution n’a pas encore achevée son œuvre : il me semble du plus grand intérêt stratégique de conserver la fertilité de nos sols. Et puis, toutes ces matières agricoles permettent éventuellement, en plus de la survie et de l’autosuffisance, l’échange…
      A choisir, il vaut mieux vivre dans un pays auto-suffisant du point de vue alimentaire que dans un pays très richement doté en gaz et pétrole mais très pauvre en matières premières agricoles… Ceux qui ont les deux, ont intérêt à bien se protéger…

      Cordialement,

    • vigneron

      @antoine Y

      Sans parler du fait que bien sûr ces disciplines ne communiquent pas entre elles (peut-être qu’ils verraient mieux les interactions?), à l’exception peut-être d’une école de pensée, marginalisée/rejetée en France, mais certainement promise à un bel avenir.

      Non seulement mais encore? Vous vous arrêtez un peu tôt je trouve. Vous étiez véhément et plutôt juste, au moins du point de vue de la nécessaire et trop méprisée prise en compte du fait national et des logiques de puissance; et puis pfuit!

      De quelle école de pensée parlez vous à mots couverts?

  17. Sam

    les ennuis commencent (voir continuent)

    Hungary’s credit rating will be reviewed for possible downgrade by Moody’s Investors Service after the government failed to persuade the International Monetary Fund and European Union that its deficit-reduction plans are sustainable.

    The forint fell 0.7 percent to 285.66 as of 9:29 a.m. in Budapest. The forint is the world’s worst performing currency against the euro in the past three months, having lost 7.7 percent against the single currency.

    A rating downgrade would be likely to raise the cost of borrowing for Hungary at a time when the country is struggling to repair investor confidence.

  18. zébu

    A dire vrai, il semble plutôt que M. Strauss Kahn est parfaitement cohérent … sur la taxe Tobin.
    Car DSK n’a jamis caché son opposition farouche à ce type de taxe, quitte, si nécessaire, à se réveiller en pleine nuit pour aller ratiboiser les amendements des députés de sa propre majorité quand il était Ministre des finances dans le gouvernement Jospin :
    http://www.marianne2.fr/Allo-DSK-Il-faut-la-taxe-Tobin-vite-_a83196.html

    Par contre,si le FMI (et DSK) ont bien enterré ce projet là en début d’année, il reste que DSK était, pour éviter la Taxe Tobin, favorable à … une taxe sur les institutions financières :
    « Une semaine seulement après Pittsburgh, en octobre 2009, il écartait l’idée de Tobin: à la fois « tout à fait simpliste » et « très difficile à mettre en oeuvre ». Et il disait privilégier l’idée « d’avoir de l’argent venant du secteur financier pour créer une sorte de fonds d’assurance ou de financement pour les pays à faibles revenus ». »
    http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-fmi-enterre-la-taxe-tobin_228853.html

    Disons qu’entre mars 2010 et juillet 2010, M. DSK a tout simplement appliqué un ‘principe de réalité’ bien libéral quant à son idée de taxe sur les institutions financières (notamment les banques) qui veut qu’on peut tout envisager concernant le secteur financier mais qu’il ‘irréaliste’ que des mesures puissent être transposées à la réalité quand ‘d’irresponsables’ (ou ‘populistes’, au choix) gouvernements démocratiquement élus décident de taxer les banques, responsables par ailleurs de la crise que ces mêmes gouvernements font subir à leurs populations.
    En cas d’ailleurs de soucis, le FMI sera toujours du côté de la ‘responsabilité’, quitte à supprimer des prêts pourtant jugés hier nécessaires, par ce même FMI, à ces ‘irresponsables’.

    A l’inverse, on peut noter que DSK n’a pas les mêmes ‘concepts’ quant à la Taxe Tobin.

    Et c’est ce monsieur là que l’on voudrait nous voir opposer à Sarkozy pour 2012 …
    Pouaaaaaahhhhhhhh !!!

    • zébu

      Sans doute aussi que l’acceptation par le FMI de l’instauration d’une taxe sur les banques ferait en sorte de favoriser le fameux ‘aléa moral’ cher aux libéraux de tous poils : taxer les banques ne ferait que renforcer l’aléa moral des banques et les déresponsabiliserait.

      Et si les banques refusent d’assumer leurs responsabilités en n’assainissant pas leurs pratiques, leurs bilans et en n’augmentant pas leurs capitaux propres, eh bien ma foi, que voulez vous y faire …

      DSK est un libéral qui se cache sous un faux nez ‘socialiste’. Et cela ne date pas d’hier.

  19. J.Gorban

    je ferai remarquer que le parti Fidesz est un parti de droite ; il est « plaisant » de voir que c’est un représentant de droite qui s’oppose à l’idéologie libérale , alors que ce sont des gouvernements socialistes qui font appliquer les premières politiques de rigueur ( Grèce, Espagne )

    donc le premier gouvernement qui s’oppose à l’idéologie libéral n’est pas socialiste ……….

    quant à DSK, il est un pur produit de la « gauche » libérale : il ne lui viendrait même pas à l’esprit de s’attaquer aux banques comme tant d’autres « socialistes » d’ailleur.

    Socialisme ou barbarie

    • yvan

      Pas d’amalgame, J.Gorban.
      Tous les partis politiques comportent des opportunistes prêts à retourner leur veste pour un vent plus « favorable » financièrement.
      Au plus on paie un politique, au moins il en fait.

    • yvan

      Et d’ailleurs, votre remarque est amusante dans le sens où ce sont des pays plutôt à gauche qui se font attaquer plus durement par le système…
      Bizarre, non..??

    • Alain A

      Finalement, le Fidesz, conservateur, centre droite, nationaliste, c’est un peu un parti gaulliste à la hongroise. Normal donc qu’il s’oppose aux ultralibéraux qui sont aux commandes du FMI.

      Ce que je n’ai toujours pas bien compris, c’est comment le parti gaulliste de France s’est retrouvé sous la coupe d’un néo-libéral américanisé comme Sarkozy. Il y en a quand même qui doivent se sentir cocus, non?

      .

    • Moi

      Alain A.: commentaire très juste, mais valable aussi pour le parti socialiste.

    • yvan

      Ouaich.. Alain.
      Cela s’est fait par petites touches discrètes et valorisation extrème de la « culture » américaine.
      Les Ricains savaient que nous étions chatouilleux et malgré tout, attachés à l’argent. Ils nous ont donc pris dans le bon sens du poil.
      Tout simplement.

      Hors, quand leur « modèle » se casse la figure, le retour de manivelle fait très mal.

    • kohaagen

      Voilà peut-être une question intéressante : comment l’étouffement du centre-droit souverainiste par la droite libérale « cathodico-berlusconienne » s’est-il produit de façon aussi sournoise en France ? A tel point qu’aujourd’hui, les souverainistes passent, au mieux, pour des nationalistes anti-européens au pire pour des populistes à la lisière de l’extrême-droite ?

    • EOLE

      @ Alain

      Oui… comme un socialiste avec Mitterrand !

    • Socialisme ou barbarie ? L’époque est à « la barbarie pour tous », au même rang que les bagnoles et les frigos.

  20. maddens paul

    bonjour,
    petit détail ,le premier ministre est viktor orban et non viktor garbo…..

  21. François Leclerc

    Moody’s menace d’abaisser la note de la Hongrie en raison de « l’incertitude croissante entourant les perspectives budgétaire et économique » et de placer le pays « sous surveillance » avant un éventuel abaissement de la note souveraine de ce pays.

    La Hongrie est notée Baa1, ce qui pourrait la faire tomber dans la catégorie « spéculative ».

  22. dico

    Dans le même ordre d’idées…
    En son temps ministre des finances de la France, DSK était considéré par la European round table , ERT, une Asbl internationale regroupant quelques bonzes du patronat européen, comme un interlocuteur plus que valable pour faire passer leurs textes…. textes qui, soit dit en passant, étaient souvent coulés dans le bronze par la commission européenne quelque temps plus tard… Influence, influence…

  23. A.

    @ tous

    Il est très probable que DSK soit candidat aux primaires socialistes. Ce sera alors l’occasion de rappeler aux citoyens appelés à se prononcer (ouvertes à tous les gens de gauche) les affinités entre DSK et les banquiers.

    • François Le Sombre

      @ A

      « …ouvertes à tous les gens de gauche… »

      et donc ouvert à DSK, Lamy, et aussi Besson, Kouchner, etc…

      Sur quelles bases prouve-t-on son identité de gauche? sur quel financement l’organisation?

    • yvan

      A.
      Pas la peine, tout le monde est déjà au courant : les gens de droite aiment DSK. Pas pour rien.
      Ne vous embêtez pas avec la politique politicienne, on a des problèmes plus graves à prévoir en résolution.

    • zébu

      Ce sera donc un rappel symbolique (vue le montant de l’écot à verser pour avoir le droit de participer au vote : 1€) !!
      :)

    • zébu

      @ François Le Sombre :
      Il faudra arriver avec votre génome pour prouver que vous avez bien des gènes à gauche.
      Si vous êtes gaucher, ce sera aussi plus facile …
      ;)

    • Qu’est-ce que ça peut faire ? Au point où l’on en est, ce n’est même plus la peine de chercher à faire barrage à la droite, la gauche fait la même chose, dans tous les domaines. le PS ne sert plus à rien, il serait temps qu’il s’en rende compte.

    • Jérémie

      A @

      Mais c’est vrai, n’avez vous pas l’impression qu’ils en décident souvent à l’avance les gens qui devraient plutôt nous conduire comme du bétail en société .

      Ca c’est sur ils ne viendront jamais chercher quelqu’un comme Jérémie pour mieux de nouveau faire oeuvre de démocratie et de changement à l’antenne .

      A quoi sert et à qui sert encore le pauvre homme de plus de nos jours en société ?

  24. Sylvain

    Il y a une inflection de la tension dramatique dans cette tragedie financiere mondiale. Il semble que les secrets de polichinel soient de moins en moins bien gardés, si tant est qu’ils le furent jamais et que la classe financiere-dirigeante ne se contentait pas d’un voile d’opacite par dessus des processus simplissimes. La plèbe, dont je fais partie, commence a tres bien comprendre les tenants et le aboutissants de la crise. Et en derniere analyse, comme le dirait sans doute F. Lordon, il est urgent de ne rien faire d’autre qu’admirer le denouement tragique, la catharsis, de ce scenario parfaitement racinien

    • lemmerdeur

      Je ne serais pas aussi optimiste ! Là, certains rient c’est sûr ! Et oui, nous aussi pouvons rire du ridicule de certaines de leurs gesticulations.

      Mais à quel prix ? Et puis surtout pour combien de temps ?

      Croyez-vous vraiment que ces gens qui occupent le dessus du panier (de crabes et/ou de fric) vont accepter d’arrêter de jouer les privilégiés avec notre argent ? N’est-il pas visible que tout est bon pour retarder l’échéance, pour éviter de perdre ? Croyez-vous que la fin de la partie, sera la faillite du système ? Je veux dire que cela se fera sans autre casse que « symbolique » ?

      Personnellement j’ai la faiblesse de penser que l’on a tué Jaures pour moins que ça, mais sans pour autant que les raisons ne soient fort différentes !

      Nous allons vivre une certaine forme de désordre mondial avec la fin d’un système profitable à une certaine sorte de nuisibles… J’imagine que vous n’attendez pas plus que moi qu’ils se reconvertissent en enfants de coeur ! La suite sera logiquement pire, au moins le temps que le nouvelle ordre ne se stabilise.

      BAV

    • J.Gorban

       » il est urgent de ne rien faire d’autre qu’admirer le denouement tragique, la catharsis, de ce scenario parfaitement racinien  »

      tout dépend où vous vous situez

      car une chose est sûr si nous ne prenons pas nos affaires en main, ce sont les petits qui vont payer par une purge économique, par la guerre mais c’est nous qui allons payer si nous ne faisons que regarder.

      et dans le nous et les petits j’englobe certaines catégories qui se croient au dessus du lot : il serait temps que les ingénieurs et techniciens comprennent qu’ils ne sont que des marchandises au même titre que les ouvriers et employés et que notre destin est lié , nous tous les salariés qui n’avont que notre salaire pour vivre …………

  25. Germanicus

    Le succès de Victor Orbán s’est construit sur les décombres du parti socialiste, un parti hypocrite qui décu la majorité des hongrois: incapable de résoudre les problèmes économiques, tout en poursuivant une politique de partisans. Il est vrai que ce pays a opté pour une direction franchement nationaliste, pour ne pas être dévoré par les marchés financiers, ni par la mondialisation. On peut y rajouter que la Hongrie a été amputé d’une grande partie de son territoire après 1918, ce qui est ressenti, encore aujourd’hui, comme une scandaleuse injustice qu’il faudrait réparer un jour.

    • vigneron

      Le retour de balancier!
      Les hongrois ont été les élèves chéris du libéralisme après la chute du mur, les princes du joint-venture avec le capital de l’ouest! Demandez à M Bébéar…

      Cités en exemple partout (je me rappelle les unes dithyrambiques de la gazette européenne libérale d’Alexandre Adler, Courrier International!), ils se voyaient déjà retrouver leur lustre Austro-Hongrois! Le beau Danube bleu et les valses au palais!

      Raté p’tit père! T’as vendu ton Tokay et ton industrie à l’Ouest, tu t’es endetté en Euros, t’as vendu tes filles à l’industrie du porno, t’as fait du gringue à Bruxelles et maintenant NADA! Et raque!

      Alors retour au nationalisme à la papa, et on tape en prime un peu plus fort sur les tziganes et on revendique du territoire, et on tape sur les vilaines banques étrangères… Au suivant!

    • vigneron

      Je suis désolé de le constater à nouveau, mais le plus terrible ennemi du libéralisme, c’est toujours cette vermine de national-populisme! La vermine fait fuir une autre vermine. Les rats font fuir les mulots.
      Je ne compte pas sur la gauche de gouvernement, ni sur les pauvres écolos ou les souverainistes ambigus pour me faire mentir.

  26. François Leclerc

    Standard & Poor’s vient de suivre Moody’s et d’assortir la note de la dette à long terme de la Hongrie d’une perspective négative.

  27. charles

    Selon le New-York Times, la loi approuvée au Parlement hongrois est une ‘taxe’de 0,5 % sur les actifs des banques, avec un objectif de déficit des finances publiques fixé à 3,8% du PIB, évidemment avant les mouvements des agences….

    Hungary passes bank tax plan despite criticism

  28. lemmerdeur

    De toute façon, nos amis Hongrois vont faire l’unanimité ! Les apôtres d’Hayek n’ont pas l’intention de laisser naître une quelconque opposition. Leur pouvoir ne tolèrera aucune faille parce que leur système ne supporte pas la concurrence. L’asservicement global à leur religion est la première mission de leur clergé. Le FMI, la banque mondiale sont une première vague. Le privé sera la seconde.

    « On grois bouvoir dire gu’il ne fera bas bon être hongrois dans les jours gui viennent »…

    Même mon glavier s’enrhume !

    BAV

  29. Jacques

    Spéculation: ils sont tous sur le meme bord du bateau comme dirait Paul Jorion.Ils jouent tous (meme les suisses, des hongrois ont emprunté en francs suisses ) la chute du Forint comme ils ont joué contre Athènes.A cette nuance près que cette fois , il n’y aura personne pour sauver les Hongrois . Quatre solutions: je vide la loi de taxation de sa substance et je réintègre l’Europe , je me vends aux chinois , je réintègre un pseudo-comecon avec les russes, je bouge pas et je deviens « un signe de mousse sur un marché local »(au sens de Greenspan) et tout s’effondre.

    • vigneron

      Vous oubliez probablement 36 autres solutions. Dont la plus évidente: Orbàn négocie en position de force avec le FMI et Bruxelles et change la donne européenne, en créant un fâcheux précédent à haut risque de métastases.

    • jacques

      ‘négocier en position de force’ la Hongrie?
      Pour mémoire , la dette de ce pays représente 80% du PIB.Ce pays est en risque de défaut depuis l’automne 2008. Le FMI, l’UE, la BCE lui ont prete de l’argent pour éviter cela.Son économie est hypervulnérable.Sur 10 millions d’habitants, on compte 3 millions de retraités et 740000 fonctionnaires.Ce pays est complètement à l’Ouest !

    • vigneron

      c’est bien ce qui fait sa force, il est dans le même état que tous les pays européens, et a, qui plus est, déjà subi deux ans de purge drastique. Il est donc en poste avancé, et a toujours été le bon élève hors zone euro. Et c’est lui aussi qui le premier dit stop. Officiellement. Et avec un gouvernement de droite. Il arrive un moment où les petits comptables n’ont plus droit à la parole. Vous devriez en prendre de la graine plutôt que de rester dans vos poncifs éculés et défaitistes. Si pour vous c’est un non-événement, n’en rajoutez pas. Bonsoir.

    • jacques

      @ Toquay
      Que d’intolérance, l’étoile rouge ne flotte plus sur le parlement de Budapest.’bon élève hors zone euro’si ca n’est pas un poncif , qu’est-ce que c’est?.’Les petits comptables, les pauvres écolos, les souverainistes ambigus,les martiens et les vénusiens’ ont autant le droit à la parole que les petits bourgeois ignorants et les avatars du komintern.Les faits sont tétus. Je vous donne un rdv plus apaisé dans quelques mois,disons octobre, pour un constat.Démocratiquement votre.

  30. Dans quel camp, le Fonds Monétaire International est-il ?

    Reponse: Le monde financier?

    L’impartialité n’existe pas vraiment dans ce monde! ;-)

  31. Jérémie

    Pourquoi n’y voir que du nationalisme chez les autres, ne devrions-nous pas plutôt rechercher à comprendre les gens lorsqu’on recherche surtout à ne faire que du tout commerce bancaire sans foi ni loi dans le monde. Moi j’y vois plutôt une certaine forme de légitime défense se mettre en place mais qui en est donc les premiers responsables dans ce monde sans foi, ni loi, ni morale ni même d’ailleurs meilleure éthique ? Surtout lorsqu’on préfère raser avant tout toute culture et mode de vie trop différent pour le seul monde des affaires sur terre.

    Quel suspense, quelle surprise, quel roman, quel grand film d’horreur pour beaucoup, on n’arrête comme ça le grand progrès du monde et plus tu me frappe sur les marchés et plus je rechercherais à te frapper avec mes agences de notation oeil pour oeil, dent pour dent décidément nous en sommes toujours un peu à la même loi du talion.

  32. dupontg

    il me semble que la Hongrie aurait du compenser le manque de bonne volonté du FMI en augmentant la taxe bancaire d’autant.

  33. zébu

    Je viens d’apprendre un élément que je n’avais pas constaté encore dans les différents commentaires ou les articles lus sur le sujet.
    En sus de cette taxation sur les bilans des banques, le gouvernement hongrois a aussi pris une autre décision, très forte : l’interdiction d’accorder des prêts immobiliers et à la consommation en devises, les hongrois devant payer en Forint.
    Or, les banques européennes, notamment autrichiennes et suisses, empruntent en devises (euro, franc suisse) forte à très faible taux puis prêtent à taux fort dans les pays qui ont besoin de devises afin d’assurer leurs réserves de change pour leurs monnaies et donc pratiquent des taux d’intérêt élevés pour attirer des devises fortes.
    C’est ce qu’on appelle le ‘carry trade’ (que j’avais évoqué dans un autre billet de François : http://www.pauljorion.com/blog/?p=13982#comment-96883).
    La ‘valeur’ du carry trade pour les banques est ce qu’un plateau de fromages est à un repas : une marque de goût, à la fois spécifique et très diverse dans ses opportunités.

    Or, déjà que la taxe bancaire vous enlève une partie de vos bénéfices, si en plus on vous supprime la possibilité de profiter de la crise avec ses taux d’intérêts très bas pour vendre très cher la même monnaie 1500 km plus loin, où va-t-on, je vous le demande ?!!

    Le FMI n’a donc fait que son devoir : éviter la faute de goût au banquet des banquiers.

    • vigneron

      C’est plus de la fiscalité anti-bancaire abusive, c’est du terrorisme d’État aveugle et sauvage avec usage d’armes de destructions massive!
      Confirmant ce qu’est devenue sa seule raison d’être, le FMI se transforme logiquement en bras armé de la coalition de l’OTAN financier contre les États voyous… Y compris contre les membres de la coalition, que leur docilité préservait de la répression jusque là, si ce n’était de ses menaces…

  34. Gu Si Fang

    Filiales de banques autrichiennes, belges, italiennes, allemandes : que des pays de la zone euro. Leurs bénéfices actuels sont largement dûs à la politique accomodante de la BCE. Il est déjà assez rageant pour les usagers de la zone euro de devoir renflouer ces banques. Alors renflouer le gouvernement hongrois !

    Pour comprendre le débat sur la taxation des banques, il faut comprendre que leurs bénéfices actuels ne sont pas des profits d’entrepreneurs mais un butin. Ce butin est prélevé avec l’aide de la BCE et les États aimeraient s’en approprier une partie.

    Le problème est qu’en s’engageant dans cette voie on se retrouvera avec une politique inflationniste masquant les pertes des banques et les déficits publics des États. Une très mauvaise idée.

  35. Istvan

    Quelques données:

    Sommes empruntées par les Hongrois (environ, en euros):
    2006 – 4 mrd
    2007 – 4 mrd
    2008 – 8,5 mrd

    Juste avant le commencement de la crise que l’activité des banques était la plus forte, le forint a été tres forte
    (euro-230 Ft, franc suisse – 140 Ft).

    Le forint a perdu sa valeur depuis 2008 de 20-30% pour les plupart des emprunteurs (dépendant du taux de change actuel au moment d’emprunt car la dette a été convertie en forint ce moment-lá).

    Depuis la crise les banques ont augmenté les taux d’intérét aussi, et le problem le plus grand est la mauvaise régulation: en Hongrie les banques peuvent changer les condition des contrats unilatéralement, donc si une banque a des problems financiére (ce qui est arrivé pour les banque autrichien par exemple) elle peut augmenter le payment pour les gens sans limite!

    Il y a beaucoup de gens qui doivent payer 50%-60%-80% ou 100% somme plus elevee a la somme á payer initiale.

    (Istvan, de Hongrie)

  36. Qu’attendent les pays de la CE pour faire de même?

  37. « affaiblir le budget des banques » , et le licenciement des 15ù de fonctionnaires ça va pas « affaiblir leur budget, et serieusement !!!

    Si c’est pas de la lutte de classe ça.

  38. [...] Monétaire International est-il ? Publié le 4 mai 2011 par if12jav 23 juillet 2010 par Paul Jorion Ce texte est un « article presslib’ » [...]

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