6e ÉTAGE OU 6e AVENUE ?, par Panagiotis Grigoriou

9 février 2012 par Paul Jorion | Print 6e ÉTAGE OU 6e AVENUE ?, par Panagiotis Grigoriou

Billet invité. Panagiotis Grigoriou dirige le blog greek crisis.

En Grèce, depuis l’arrivée de la Troïka nous devenons tous une… atmosphère. Dans des conditions de  laboratoire et sous pression. Par modélisation exemplaire et accélération des particules, élémentaires si l’on préfère. Et ces particules c’est bien nous. L’accélérateur quant à lui, relève de la mécanique du dernier méta-capitalisme bancocrate. Cela a bien fonctionné à un tel point que maintenant nous pouvons sans peur nous regarder dans le miroir du futur pour nous apercevoir que nous sommes déjà des mutants.

A commencer par notre régime politique, cette pseudo-democratie, mollement parlementaire et durement affairiste, devenue désormais une quasi-dictature après trois putschs réussis. Le premier, en 2009, s’est déroulé lors des élections, alors encore « libres ». Le PASOK (P.S. grec) arrive au pouvoir devançant de dix points la droite. Georges Papandréou, ami de Geοrges Soros, grand cosmopolite (l’expression est de lui-même) et apparemment plus à l’aise dans la syntaxe de son pays natal, les États-Unis, que dans la grammaire balkanisée du grec moderne, habille alors sa piètre rhétorique comme il le peut. Et les grands médias lui orchestrent convenablement l’image. Sa campagne est déjà un Case Study mais je parie qu’il y en a d’autres en Europe en ce moment en passe de devenir aussi cas d’école. « Le citoyen d’abord », « rupture avec les pesanteurs du passé », « gouvernance électronique », « allons-y, tous ensemble », « finissons-en avec la dictature des marchés », « prenons des mesures pour réconforter les citoyens les plus fragiles, surtout ceux qui ont emprunté de l’argent et doivent faire face à la crise », « faisons de la Grèce, le Danemark du Sud », « de l’argent il y en a », « nous sommes prêts pour la croissance verte, les nouvelles technologies et l’écologie», « augmenter les impôts, la TVA par exemple, est un crime contre les plus faibles et conduirait l’économie tout droit à la récession ». Voilà le synopsis de la rhétorique de ce premier coup d’État.

Aussitôt au poste de Premier Ministre, élu le 4 octobre, et prenant ses fonctions le 6, le socialiste Georges Papandréou ayant donc mené toute sa campagne sur la redistribution des richesses et la hausse des salaires de fonctionnaires, il annonce encore son intention de « prendre des mesures d’urgence pour améliorer la compétitivité du pays car l’économie se trouve dans une situation critique, ayant hérité des dettes cachées du précèdent gouvernement, mais tout en protégeant les revenus des plus fragiles, augmentant les petites retraites, augmentant dès 2010 les salaires et les retraites plus que l’inflation, en gelant les tarifs du gaz et de l’électricité, en rénovant le système de santé, en renforçant également les moyens de la Sécurité sociale, afin de permettre finalement au citoyen l’accès à un système de santé de haute qualité et gratuit, en renforçant aussi le système éducatif, lui attribuant dès le budget 2010, un milliard d’euros supplémentaires ». Enfin Papandréou s’est dit « déterminé à renforcer le rôle du Parlement dans le processus décisionnel de notre régime démocratique ».

La suite est désormais connue. Georges Papandréou, en bon préparateur de commandes, a apporté le pays entier et sur un plateau, aux banquiers charognards impériaux (BCI !). Nous en avons déjà eu la confirmation en découvrant le documentaire de Canal + « Un an avec DSK – Au cœur du FMI » en mars 2011. Nous apprenons alors par Dominique Strauss-Kahn en personne, que le premier ministre grec fraîchement élu avait contacté très discrètement le FMI fin 2009. Or, il proclamait haut et fort dans le même temps que son pays s’en sortirait très bien tout seul, et ceci jusqu’au printemps 2010. « Papandréou m’avait appelé très tôt, dès novembre-décembre 2009 en disant qu’il avait besoin d’aide », révèle dans la vidéo Dominique Strauss-Kahn. « Le premier ministre avait très bien conscience qu’il avait besoin d’aide [du FMI]. » Or, la demande officielle du gouvernement grec est seulement intervenue au printemps 2010. Le plan de 110 milliards d’euros de prêts octroyés conjointement par le FMI et l’Union européenne sera rapidement mis sur pied, malgré la cacophonie apparente entre les dirigeants européens. « Quand le FMI est venu, on a fait le travail en 15 jours », s’est vanté Dominique Strauss-Kahn. « C’est parce que durant les mois précédents, on avait travaillé souterrainement avec les Grecs. (…) Tout ça parce que les Grecs eux souhaitaient une intervention du FMI même si Papandréou pour des raisons politiques n’affirmait pas ça. »

Ce scénario fait désormais partie de notre vécu… en pédagogie politique. L’agence de notation Fitch dégrade la note de la Grèce de Α à Α- le 22 octobre 2009, pratiquement dès la mise en fonction du nouveau gouvernement. Le 21 janvier 2010 le « spread » entre les obligations allemandes et grecques à 10 ans atteint les 300 points de base (3%). Comme par hasard, une semaine plus tard au Forum Économique de Davos, Georges Papandréou est invité à prendre des mesures d’austérité. La Grèce « accepte » le Mécanisme dit officiellement « de soutien économique », institué par le Fond Monétaire International, l’Union Européenne et la Banque Centrale Européenne, mécanisme alors connu depuis, sous le nom de « Troïka », ainsi que ses représentants ou émissaires – contrôleurs en route pour Athènes autour du 23 avril 2010. Cinq jours plus tard, l’agence de notation Standard & Poor’s dégrade la note de la Grèce de ΒΒΒ+ à ΒΒ+ et le « spread » des obligations grecques à 10 ans atteint les 1000 points (10%).

Au départ, il était question de la dette dite souveraine du pays, 300 milliards d’euros et 143% de son PIB en 2010, pour en arriver après la « thérapie de choc », infligée à la majorité des Grecs, à une dette … encore plus souveraine atteignant les 360 milliards d’euros, représentant 166% du PIB du pays en 2012. La Troïka et le gouvernement grec, ont alors signé trois documents liés, le Traité du Nouveau Prêt et l’accord avec le FMI, accompagnés d’un Mémorandum, une feuille de route en somme obligatoire, sur les mesures à prendre … « pour s’en sortir ». Aucun gouvernement grec depuis n’a osé faire valider ce Traité devant les parlementaires, suivant la procédure prévue par la Constitution pour ce type d’engagement si crucial pour le pays (analyse de Giorgos Kasimatis, universitaire et juriste constitutionnaliste). C’est finalement seulement le Mémorandum qui fut approuvé après maintes péripéties à l’Assemblée le 6 mai 2010, provoquant la première défection de trois députés socialistes. La Grèce Mémorandienne s’embourbe depuis, dans une série de réformes prétendument censées la rendre compétitive, s’agissant plutôt, d’une variante de la Stratégie du choc et de l’interminable montée de son capitalisme du désastre (Naomi Klein). Baisse des salaires dans la fonction publique et dans le secteur privé, augmentation en flèche des impôts, dérégulation de l’accès à certaines professions, démantèlement des conventions collectives, réduction des effectifs partout. Nous avons alors connu des grèves à répétition, et nos manifestants, surtout très nombreux du temps des « Indignés » durant l’été 2011, furent violemment réprimés devant le Parlement et sur la Place de la Constitution (Syntagma). Toute la planète avait alors compris qu’il fait désormais un temps de chien à l’ombre du Parthénon, découvrant par la même occasion notre célèbre chien-manifestant, Loukanikos (Saucisson). Voilà pour un sommaire du deuxième putsch.

La troisième phase du Putsch en Grèce fut la mise en place de la gouvernance directement bancocrate de Papadémos, début novembre 2011. Initialement « composée de trois formations, P.S., droite et extrême droite, ayant comme seule mission de parapher le Mémorandum II, autrement dit le nouvel accord avec les « marchés » et aussitôt conduire le pays aux élections prévues pour février 2012 ». Son vrai rôle est d’achever la mise en place de l’occupation. Ce que les Papadémiens viennent de parapher hier soir paraît-il, est tout simplement la première occupation officielle des temps nouveaux en Europe. Soulignons que la « dette » deviendra alors « applicable law » suivant le droit anglais, les « évaluations » des agents de l’État seront faites par une structure française en vue de licenciements dans la fonction publique ; la collecte des impôts, la gestion en somme de l’État profond, est en passe d’être transférée vers l’Allemagne, laquelle a déjà créé un Secrétariat d’État aux affaires grecques. Il s’agit du secrétaire d’État allemand à l’Emploi et aux Affaires sociales, Hans-Joachim Fuchtel, homme de confiance d’Angela Merkel. En expérimentant le premier défaut (contrôlé ?) d’un pays de la zone euro, c’est à dire déjà l’intérieur d’une zone d’occupation monétaire (pays classé ZOM !), préalablement établie depuis une décennie sous un nuage de propagande. C’est la variante applicable aux Baronnies sous mandat, de la Règle d’or.

Dès hier (mercredi) des parlementaires socialistes ont fait circuler une pétition au sein du Parlement pour soutenir une prolongation du mandat Papadémien, jusqu’à la fin de la législature, à savoir 2013. Les structures alors « définitives » du « pays réel » bancocrate se referment sur nous. Et jusqu’ici, pas de révolte. Car nous avons déjà été déconnectés du vrai lien politique (comprendre, agir, prendre en main la situation collective, contrôler les politiques notamment) en plus de la corruption gonflée par les fonds structurels de l’U.E. et par les pots de vin divers et variés. La culture, la langue, la musique furent en quelque sorte détruites et avec elles, tout un système de réflexion et d’action. Ce processus a pris trente ans, télévision, « life style », consommation, argent et crédit faciles, la musique de Theodorakis, d’Hadjidakis, étant entièrement bannies des radios, et en dernière instance, une culture « loisirs domestiques » dont la composante désastreuse consiste à nous tenir enfermés chez nous.

Depuis la mise en place de la Troïka, les nouvelles mesures tombent quotidiennement : nous apprenons de mauvaises nouvelles tous les jours et nous subissons une mithridatisation certaine. D’où notre mutation. Déjà dans le vocabulaire, « CDS », « spreads », « PSI », « FMI », « Debt », « Agences de notation », « triple A », « double C », termes relevant déjà de la sémantique du désastre. Nos neurones explosent, nous devenons incapables d’aller au-delà, nous sombrons dans les psychotropes (le gouvernement Papadémien vient tout juste de dépénaliser l’usage de la drogue dite « légère »), nous sombrons aussi dans l’alcool et le suicide. Ainsi, leur stratégie est digne du meilleur interrogatoire des temps totalitaires. Tantôt on annonce l’arrêt des mesures d’austérité, mais c’est pour en annoncer d’autres. Les règles concernant les retraites ont changé une bonne douzaine de fois depuis 2010. Et les gens sont perdus. Certains se referment dans le monde du silence, se laissant mourir à petit feu. Notre sociabilité se trouve grièvement blessée. Des amis se cachent pour ne plus avoir à exposer publiquement leur nouvelle situation, où nous avons cessé de pouvoir encore nous payer un café ensemble. Si on y ajoute le combat pour la survie, la destruction des repères, et plus « pratiquement », l’impossibilité d’instaurer des entractes réellement festifs dans l’immédiat ou dans le moyen terme, pour retrouver les siens, voyager, c’est alors l’effondrement psychologique, donc l’apraxie. Avec en plus, la répression policière et la mise en place d’un terrorisme économique via les impôts dignes du servage, le fichage, le chantage, dans la fonction publique notamment. Croyez-moi, chers amis, cette stratégie du choc n’est pas une illusion. Je le savais fort bien et je le disais haut et fort lors des manifestations massives de 2010 et 2011, tant que les gens et leurs proches avaient encore un petit salaire ou des réserves pour tenir, ils étaient encore capables d’analyses et de revendications, disons de type « classique », mais les partis de gauche n’ont pas pu ou voulu saisir le tournant et la droite dite populaire (pas populiste) était encore inexistante pour en constituer un nouveau pôle anti-Mémorandum, faisant par exemple scission avec son principal parti. Ajoutant in fine l’abolition accélérée de notre économie et nous aboutissons à un tableau bien triste !

Nous nous sentant déjà ancrés à la solution finale bancocrate, nous tenterons sans aucun doute autre chose. Mais quoi ? Tout est dans l’air. C’est la raison pour laquelle, selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Alors, 6e étage comme 6e avenue à New York (Bank of America Tower et Rockefeller Center) ?

Il semblerait aussi que les ambassades ici à Athènes, préviennent leurs ressortissants d’un manque à craindre de produits alimentaires et de carburant. Nous, nous avons déjà constitué des réserves dans les caves et dans les placards. Avez vous évoqué la possibilité d’une guerre ? Ou d’une « Règle d’or » comme équivalent d’une « Conférence de Wannsee » ?

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124 commentaires

  1. Léoned

    J’en ai marre de cette « dette » grecque ! [je ne critique pas le moins du monde votre article, au contraire je l’approuve]

    Je redis ce que j’ai déjà dit : si un pays comme la France (le pays, pas ses banques) avait pris entièrement à son compte la dette initiale de la Grèce (~ 300 milliards d’euros), elle aurait elle-même porté sa propre dette à en gros 100% de son PIB, aurait, au passage perdu son triple A, ce qui s’est de toute façon produit, et c’était fini !

    A la place : on a augmenté la dette grecque, réduit les capacités de vie des grecs, etc.
    Tout ça, pour satisfaire le « financier » !

    Je redis : marre !

    • tomate

      Bonsoir !

      Un monsieur de 89 ans, avec qui je conversais en ce jour ensoleillé et un peu moins froid que le jours précedents, a rétorqué à une personne commune connue appréciée qui se plaignait , en employant votre terme : « MARRE ».
      La réplique fut :  » Gardez précieusement vos MARRE…vous en aurez besoin, pour plus tard  » !

      PS :
      faut vous préciser , ceci :
      - Il a connu le STO durant la 2ème WW
      - Il a subit l’après 1929 ( ses conséquences) , et toutes modifications de structures , évènements locaux, nationaux et internationaux…
      -Il a connu le froid … et la faim … en parcourant la campagne  » toue la journée , pour ramener pas grand chose : 1 noisette de beurre , 50 gr peut être … et des glands !!! Le gland , ca tient à l’estomac !!! ».

      • Léoned

        Justement ai-je envie de dire.

        Si vous revoyez ce brave homme (l’âge de mon père qui a l’époque eut plus de chance, un peu plus) dites lui que si je dis « marre », c’est par anticipation.

        Même par pour moi (60 berges), mais pour ma fille qui va sur sa trentaine, son mec , ses éventuels futurs enfants, ma nièce (même âge que ma fille), son mec, sa fille de 2 ans, tous le mômes que j’ai eu comme élèves (dont le plus vieux doit avoir dans les 45 ans), etc.

        Pas envie, qu’ils vivent ce que lui a vécu, alors qu’on y va tout droit.

        Donc je le maintiens mon marre !

  2. julien

    C’est un désastre…
    Un échec total…

    Les Grecs ont renoncé à se battre…
    C’est ce qui pouvaient arriver de pire :(

    • Franck

      Vous ne pouvez pas dire cela :

      ils sont victimes d’un holocauste financier : cela fait deux ans déjà qu’ils se battent : des dizaines de grèves générales : mais depuis novembre 2011 : ils ne peuvent plus, ils sont à bout : n’ont plus d’argent et la grande majorité bascule dans la lutte quotidienne pour la survie. Les rares qui résistent encore et se battent sont devenus donc ultra-minoritaires (mais que ferions nous à leur place ?) et doivent être soutenus et aidés de toutes nos forces : si la Grèce tombe, l’Europe démocratique tombe.

      Et nous, que faisons nous ?
      http://solidarity-greece.blogspot.com/

    • Non, les grecs n’ont pas renoncé à se battre, mais comme on nous le fait remarquer pour la météo, il y a deux types de température:
      La température sous abris
      et
      La température ressentie.

    • Alain

      Je ne pense pas, c’est juste que le point de rupture n’a pas encore été atteint mais avec les nouvelles mesures d’austérité il va certainement l’être. Ça va certainement bientôt barder en Grèce et je n’aimerais pas êtres les hommes et les femmes qui ont signé ses mesures d’austérité (mais bon ils se sont mis eu même la corde autour du cou).

      Tout mon soutien aux peuples Grecs !

    • taratata

      @ julien
       » Les Grecs ont renoncé à se battre… »
      allons , allons , va donc faire un tour sur le  » jura libertaire  » .

  3. Garorock

    « Les troïka boy’s font chez nos amis grecs, un remake du Chili 70′s en format Hollywood! »
    C’est le commentaire que j’allais poster sous le billet de F.Leclerc quand j’ai vu le votre, Monsieur. Et j’ai presque honte d’avoir été peut être en dessous de la sinistre vérité…
    Votre témoignage est à pleurer de rage d’appartenir à l’espèce humaine.
    J’aimerais pouvoir vous dire, tenez encore deux mois et nous allons vous sortir de là, chasser Sarkosy et reconstruire la démocratie en Europe… Mais chez nous, le chouchou des sondages, dejeunait encore hier avec le « libérateur de la Lybie » alors je crois bien que cela ne vous servira à rien…
    Et puis deux mois pour vous, c’est deux siècles!
    Et puis je ne sais plus quoi vous dire…
    C’est à pleurer!

  4. Cyberpipas

    La Grèce, où quelques idiots pensent encore pouvoir vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, est plus une tentative désespérée de prorogation capitaliste qu’une vitrine (brisée) du futur européen…

    Faire passer l’usure pour de l’aide, quand même, faut pas être fin… ni s’étonner des réactions vindicatives en gestation.

    L’Histoire confirme l’expertise de Klein, mais nous n’avons toujours pas d’Orlov à l’européenne… on fera sans!!!

  5. Jean-Seb

    De quoi sont coupables les Grecs pour subir pareil traitement? La population qui endure ce régime d’austérité porte-t-elle vraiment en elle le virus de la mauvaise gestion économique? On entend autour de soi certaines personnes (bien peu conscientes de ce qui est en train de s’y passer) décrier leur « manque de compétitivité », leur « fraude fiscale élevée au rang de sport national », leurs « fonctionnaires pléthoriques » etc,. Cela a bien fait rire et jaser le reste de l’Europe à l’époque et encore maintenant, surtout les Allemands. Mais ces derniers se souviennent sans doute qu’au lendemain de la 2e guerre mondiale le Plan Marshall les a aidé à relever la tête, sans doute pas par solidarité gratuite mais car le communisme menaçait de l’autre côté du mur. En 2012, la solidarité ne se donne plus, elle se mérite sur base de sacrifices. Or ce qui guette de l’autre côté du précipie est encore plus sombre mais nous restons tétanisés, pressés de lâcher cet ex-compagnon de cordée bien encombrant… Pour ma part j’en parle autour de moi et essaye de sensibiliser mes proches, amis et collègues, mais la tâche est dure, les esprits restent enfermés dans ce fameux « cadre » dont il faudrait pourtant sortir

  6. Franck

    Bonjour, cet écrivain et chercheur a besoin de votre aide pour survivre et continuer à nous écrire ce qu’il se passe là-bas : vous pouvez désormais faire vos dons via paypal sur son site : en bas à droite sur la première page :

    http://greekcrisisnow.blogspot.com/

    Merci

  7. Charles A.

    Les Grecs ont renoncé à se battre…

    Non, ils ont fait, comme nous le ferons ailleurs dans la crise en cours,
    l’expérience amère de la complicité de tous les politiciens professionnels ,
    des promesses électorales, des indignations et des manifestations sans lendemain.
    L’important, ce sont les actions sur la base de l’expérience, loin
    des illusions des urnes, rassemblant pour frapper puis exproprier le capital.

    En voici une parmi beaucoup:
    Un hopital grec sous contrôle ouvrier
    http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1264

    • taratata

      A Charles A.
      A prendre avec des pincettes , cet article émane du bureau de la IVème internationale , les troskards quoi !

      • Charles A.

        Cette publication a la réputation de vérifier ses informations.
        Si vous avez de quoi l’améliorer, elle le fera.
        Et pourquoi avec des pincettes ?
        Ce sont les tenailles du capital qui menacent le peuple grec.

  8. Ardéchoix

    d’aprés AFP (boursorama) Un accord « final sur le paquet de mesures » de rigueur réclamées par les créanciers de la Grèce, UE et FMI, a été conclu au sein du gouvernement grec de coalition, a indiqué jeudi une source gouvernementale. AU SUIVANT

  9. Imagine

    ça paie de ponctionner le fric des Européens à la nanoseconde:

    http://www.20minutes.fr/ledirect/876732/etats-unis-baisse-inscriptions-chomage-intensifie

    • Olivier

      @ imagine : vous semblez ignorer le mode de fonctionnement des stats aux US.
      il s’agit là de chiffres provisoires qui sont quasiment systématiquement revus das un sens défavorable dans les mois qui suivent meix comme de nouveaux chiffres biaisés sont parus entretemps…..
      de plus, si vous lisez le rapport du BLS, vous constaterez un point surprenant à savoir la diminution de la population active aux US venant impacter les chiffres du chômage.
      il est tout à fait surprenant que la population active se réduise dans un pays tel que les US considérant sa démographie (solde migratoire positif et nombre d’arrivée sur le marché du travail notamment)
      il suffit sans doute de « sortir » un certain nombre population tels que les chômeurs non indemnisés, les contrats à temps partiels, les personnes ayant abandonné toute recherche d’emploi par découragement etc… pour parvenir à ce miracle !
      j’en suis même à me demander si ces chiffres ne sont pas directement trafiqués sans autre forme de procédure !!!
      si on se réfère aux chiffres « officieux » du chômage, il serait plutôt de l’ordre de 20% en lieu et place des 8,3% fanfaronnés par OBAMA et sa clique !
      bref, gardez un œil critique sur les chiffres produits, en tant qu’ancien auditeur, je peux vous dire qu’ils peuvent parfois exprimer une réalité toute différente de la vérité (cf : les capitaux propres des banques et plus précisément les titres subordonnés qui sont en réalité des dettes !!!)

  10. BA

    L’Union Européenne est morte à Athènes.

    • Un naïf

      Définitivement, oui.

    • Cyberpipas

      La démocratie est née, a vécu, et meurt à Athènes.

      Ici nous avons la « démocratie participative ». Mais soit nous avons une démocratie, soit nous ne l’avons pas: plus qu’un pléonasme, la « démocratie participative » est un double foutage de gueule.

      • cougar19

        Quelle démocratie? C’est le pouvoir du peuple, non ? Alors si on veut la voir vivre ou revivre, il faut s’en occuper. Prenons le pouvoir en Grèce et aussi en France…. et partout. On attend toujours que quelqu’un s’en occupe à notre place.
        La Démocratie a perdu sa majuscule quand on a décidé d’élire un chef. Maintenant, il passe outre le référendum négatif, il prépare un traité le MES qui est un début de dictature (signature conjointe UMPSFN, le 21 février 2012). Le peuple, la démocratie, c »est mort tout ça. On a du boulot…

    • noursix

      Honte aux politicards, aux traitres, qui nous ont « vendu » l’Europe puissance, l’Europe prospérité et j’en passe.
      Maintenant l’U.E. montre son vrai visage, celui de la dictature. Cette UE aussi est à l’agonie (c’est à la mode en ce moment), et elle laissera un champ de ruines derrière elle. Et qu’on ne dise pas qu’on aurait pu faire une Europe fédérale avec un euro qui marche. Ce qui a été fait l’a été sciemment, contre les peuples, pour l’oligarchie financière, avec pour objectif de détruire la protection sociale en provoquant une crise suffisamment grave.
      Révoltons nous pendant qu’il est encore temps!!!

    • jacques

      taux de crédibilité à 10 ans des prévisions de BA : 10%

  11. Denis Monod-Broca

    La zone euro n’est pas une zone monétaire optimale. On le savait. Elle ne pouvait pas tenir longtemps. Ce qui devait arriver arriva. Elle est en train de se disloquer. Le premier grave point faible est la Grèce. Alors on se dit qu’en guérissant la Grèce on sauvera la zone euro. Et, pour la guérir, comme il n’existe aucun remède connu, on expérimente. Nous traitons la Grèce comme il arriva à la médecine naguère de traiter des patients, en cobayes vivants, insensible aux souffrances qu’elle leur faisait subir, dans l’ignorance totale du bien-fondé des thérapies mises en œuvre. Le premier remède essayé fut l’austérité. Devant son manque d’effet, les doses furent progressivement augmentées. C’est à se demander comment le patient résiste encore. Cela fait plus de deux ans que ça dure et l’efficacité n’est toujours pas au rendez-vous. Au contraire, avec la récession, la situation empire. Alors on va tenter un deuxième remède, la compétitivité. On voit mal comment la Grèce pourrait, en un délai raisonnable, à vue humaine, rattraper le niveau de compétitivité de l’Allemagne. C’est totalement invraisemblable ! Qu’à cela ne tienne ! on va essayer. Et que les âmes sensibles se rassurent, la Grèce n’a que ce qu’elle mérite, cette pelée, cette galeuse ! L’expérience de Milgram, faux jeu télévisé, montre à quel point un individu ordinaire peut être, croyant bien faire, par obéissance, insensible à la souffrance qu’il inflige. La télévision ne nous passe rien de ce que vivent les Grecs, elle fait du « sauvetage » de la Grèce une expérience de Milgram en vraie grandeur, sans simulation…

    • Léoned

      Sauf que c’est juste l’inverse !

      Je passe sur les comparaisons sur la « compétitivité  » allemande face à celle de la Grèce. Renseignez-vous.

      Vous faites partie de ces gens qui voulaient d’avance (comme ses créateurs) que l’euro échoue. Et vous vous réjouissez, en vous léchant les babines, sur le mode : « je vous l’avais bien dit » !

      • Denis Monod-Broca

        « Sauf que c’est juste l’inverse ! » : quoi est l’inverse de quoi ?

        « Je passe sur les comparaisons sur la « compétitivité » allemande face à celle de la Grèce. Renseignez-vous. » : il faut que je me renseigne sur quoi ? sur le nombre de berlines de luxe que la Grèce produit et vend à travers le monde, damant le pion aux constructeurs allemands ?

        « Vous faites partie de ces gens qui voulaient d’avance (comme ses créateurs) que l’euro échoue. Et vous vous réjouissez, en vous léchant les babines, sur le mode : « je vous l’avais bien dit » ! » : les créateurs de l’euro voulaient qu’il échoue, c’est ça que vous dites ?!… quand aux babines que je me lécherais, le les laissent à votre imagination. Je suis en réalité consterné que l’idéologie entraine encore et toujours les hommes vers les mêmes errements, aveugles qu’ils sont aux enseignements de l’histoire…

      • Léoned

        Par « renseignez-vous » je voulais dire regardez les chiffres des temps de travail en Grèce et en Allemagne : à peu de chose près un Grec travaille deux fois plus dans sa vie qu’un Allemand.

        Remarque au passage : si vous trouvez que la production de berlines de luxe soit à l’honneur de l’Allemagne, vous m’en trouvez marri.

        Je répète (pour l’euro) poussons la logique jusqu’au bout : je suggère fortement le retour à la livre tournois et au denier parisis, ce sera plus commode.

    •  »La télévision ne nous passe rien de ce que vivent les Grecs, elle fait du « sauvetage » de la Grèce une expérience de Milgram en vraie grandeur, sans simulation… »
      Vous avez raison !
      J’ai honte du traitement que l’on laisse infliger au peuple grecque !
      Nous somme vraiment dans un système totalitaire !
      Europe : rise up !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  12. René

    rigueur réclamées par les créanciers de la Grèce, UE et FMI TOUT EST DIT, c’est reforme pour les créanciers!!!! et non pour le peuple

  13. Ardéchoix

    La Bourse de New York a ouvert à la hausse jeudi, saluant l’accord intervenu au sein du gouvernement grec sur le plan de rigueur exigé par ses créanciers. En d’autres termes , les mecs qui ont prêté de l’argent avec intérêt , sont heureux de vous annoncer qu’ils ont gagnés et qu’ils vont tenter une dernière saignée, sans faire mourir le patient .
    Le malheur est dans le prêt

    • Inox

      Oula, vous savez les marchés… Tenez, un pays annonce un esclavagisme moderne (ou travail forcé à 100€/mois pour faire bonne figure) pour booster les marges comme jamais, et les investisseurs s’y engouffreraient sans aucun souci éthique. Le marché n’est là que pour faire de l’argent, le reste, il s’en fou complètement. Les marchés ont peur d’une seule chose; perdre de l’argent.

      • sirius

        Un peu court jeune homme………. les marches ont investi la place… toute la place
        Les marches controlent la pensée , font leur politique et grace aux banques centrales ne perdent pas d’argent …….à nos frais et aux votres

  14. maroux

    Bonjour,

    En fait il s’agit là d’un holdup démocratique tout simplement. En aucun cas le peuple n’a été interrogé sur l’avenir qu’il souhaitait pour lui même.

    Ce qui m’étonne c’est qu’il n’y ait eu aucune révolte dans le pays. Je ne comprends pas que les institutions ne soient pas prises d’assaut par la population dans une grande révolution pour se réapproprier son propre pays.

    En fait nous somme dans une situation bien simple :

    - Dans les années 70 les états ont été interdits d’emprunter à leurs propres banques centrales donc des emprunts sur les recettes fiscales futures ce qui était un système sain, efficace et sécurisé. (Merci Giscard avec son accord Rotschild)

    - A la place on a donné blanc sein à la finance pour organiser et financer les emprunts d’état et ils s’en sont mis plein les poches. on a ainsi vu s’opérer un transfert de pouvoir puis de souveraineté du peuple et de l’État vers les banques et créanciers. Donc début du déni de démocratie.

    - Les États ont donc commencés à s’endetter massivement pour financer leurs infrastructures et les taux usuriers étant très importants ils se sont aussi vu emprunter au final pour leur dépenses de fonctionnement. Tout cela à cause d’intérêt trop important et d’une gestion hasardeuse mais pas pour autant désastreuse.

    - La bourgeoisie mondiale qui prête l’argent aux états s’est aperçue du fort endettement de bon nombre de pays et s’est dit que pour maintenir sa rente de situation quasi éternelle basée sur la dette des États il importait de forcer ces mêmes états à équilibrer leurs comptes afin que la situation perdure. cela bien entendu au détriment des populations.

    Aujourd’hui nous sommes au carrefour, soit les peuples récupèrent leur souveraineté, construisent une Europe fondée sur les peuples et non sur des institutions européennes illégitimes et non élues, sur le pouvoir de la finance et sur les corporatismes financiers.

    C’est très simple à faire :

    - Révolte massive des peuples qui reprennent le pouvoir et refondent leurs institutions

    - Remise en place d’un système de monnaie nationales adossées sur un écu ou un euro en tant que monnaie d’échange entre états et en dehors de l’UE et de financement des nations par emprunts sur leur recettes fiscales futures et non plus un financement par des tiers qui avilit et asservit une nation. La BCE deviendrait la banque de gestion de l’Ecu ou de l’Euro et coordonnerait les taux de changes des monnaies locales. On comprend aisément que la Chine n’ait aucun intérêt à entrer dans ce système imbécile et refuse de ré-évaluer son yuan. Elle se protège tout simplement d’une guerre économique et monétaire de cette manière.

    Enfin pour éteindre l’incendie définitivement :

    - Nationalisation de toutes les banques européennes pour une durée incompressible de 10 ans renouvelable.

    - Mutualisation de toutes les réserves d’or européennes auprès de la BCE.

    - Mise en place d’un euro-bond global garanti par cette réserve d’or et un plan de désendettement coordonné.

    - Emprunt des état de la zone limité à la BCE qui se chargera d’emprunter à l’extérieur en émettant des euro-bond, mais interdiction totale d’emprunt sur les marchés extérieurs aux pays de la zone.

    - Enfin la création d’une cour des compte européenne chargée d’optimiser en coordination avec les politiques locales les mesures de financement des politiques sociales et d’infrastructures mais également les financement industriels européens.

    Pour cela il faudrait refonder totalement les institutions européennes, que le président européen soit élu au suffrage universel ou au minimum représentatif par les parlements nationaux. Et surtout que plus aucun pays n’ait de directives ou de pouvoirs étendus par rapport aux autres. Chaque pays conserverait sa politique, ses directives, son commerce et ses projets mais concernant les affaires extérieures comme les conflits et la gestion économique le gouvernement élu européen gère cela.

    Nous en somme très loin. Car aujourd’hui l’Europe n’est pas démocratique et personne ne souhaite de solution globale. Ce que l’on constate c’est que l’Allemagne et la France souhaite absolument tirer leur épingle du jeu et font prévaloir leur vision sur l’Europe c’est très loin d’être démocratique et juste. Et surtout ce sont les financiers qui font la loi et les lois ce qui est un déni de démocratie et une confiscation pure et simple du pouvoir au peuple. Pour l’instant la Grèce en fait les fais mais le 7 mai ce sera probablement notre tour … .

    • Marianne

      Les raisons de ce désarroi se comprennent aisément lorsqu’on s’inspire du titre que vient de publier Christian Saint-Etienne (« L’incohérence française »):
      Une erreur d’aiguillage majeure eut lieu pour la France, il y a vingt ans à Maastricht, en entérinant comme principe fondateur de l’Union la concurrence fiscale et sociale, par l’exception faite aux décisions à la majorité en ce domaine, ce qui donne un droit de veto à quiconque. Et ce traité a bien été négocié par un président et un gouvernement français socialistes en fin de règne, alors que Jacques Delors était président de la Commission européenne. Comment l’Europe, qui prétend se gouverner par le partage des souverainetés, a-t-elle pu poser le principe de concurrence fiscale et sociale comme principe premier de l’Union politique ?
      Omnubilée par la promesse d’un euro-mark, non seulement la France en accepta toutes les conditions mais elle consentit à l’affirmation, dans les traités européens régissant l’Union, du primat de la concurrence par les normes fiscales et sociales, vraisemblablement sans en comprendre toutes les implications. Ce primat, désormais constitutionnalisé par les traités européens, a semé les graines de la fin de l’Europe politique et peut-être de l’Europe tout court. En imposant la concurrence fiscale et sociale dans les faits, il affaiblit l’Etat ayant la fiscalité et les règles sociales les plus lourdes: la France.
      Ce n’est pas pour rien que la France a redescendu les marches de sa puissance économique et politique après 1990-1991: au même moment, lors de ces deux années qui menèrent à la négociation finale du traité de Maastricht en Décembre 1991, elle a construit le piège mortel dans lequel elle se trouve aujourd’hui.
      Ceux qui aiment les chiffres citent l’Allemagne qui a choisi les restrictions en abaissant son coût salarial unitaire dans l’industrie, d’abord de 15% entre 1995 et 1998, puis à nouveau de 20% entre 2002 et 2007, ce qui n’a rien d’une performance: La « compétitivité » d’un pays se juge-t-elle à la faculté de pouvoir conserver son niveau de vie ou de devoir s’aligner sur le moins-disant ?
      Et ce n’est pas fini, car la pression amont de la mondialisation est là, qui en demande plus, pour longtemps encore:
      Nous sommes au premier rang de la dépense en protection sociale avec 33% du PIB en France, contre 25% dans le reste de la zone euro, mais les Brics sont à quatre fois moins que nous, ce qui correspond aussi au rapport entre coût salariaux unitaires.
      Nous avons, dit-on, le système de retraite le plus généreux, avec 14 points de PIB en prestations contre 11 points dans l’UE, mais c’est oublier que les Brics sont à 3 points. Va-t-on s’échiner à les rejoindre ?
      La « vérité », face à cela, c’est qu’il n’y a que trois attitudes:
      - la « servitude volontaire » de la mondialisation
      - la rupture de la zone euro
      - la renégociation
      Mais certainement pas l’attitude en faux-semblant des candidats du consensus systémique !

    • « - Dans les années 70 les états ont été interdits d’emprunter à leurs propres banques centrales donc des emprunts sur les recettes fiscales futures ce qui était un système sain, efficace et sécurisé. (Merci Giscard avec son accord Rotschild) »

      « - Mise en place d’un euro-bond global garanti par cette réserve d’or et un plan de désendettement coordonné.’

      Arrêtez de répéter ces âneries pour avoir simplement le plaisir d’écrire « Rothschild ».

      Arrêtez de trahir votre fièvre de l’or en présentant l’or comme la solution de tous les problèmes.

      Commencez svp à réfléchir, le temps presse !

    • Kazem

      « des emprunts sur les recettes fiscales futures ce qui était un système sain, efficace et sécurisé »

      L’emprunt sur « les recettes fiscales futures » ne garantissait pas plus la solvabilité qu’aujourd’hui, mais les ajustements par dévaluations rendaient possibles pour certains le financement par leur Banque centrale. Ces ajustements rétablissaient l’équilibre import/export.
      Ce qui était « sain efficace et sécurisé », c’ètait la souveraineté monétaire pour ces pays prétendant garder celle d’Etats-nations.
      Ce qui est aujourd’hui surprenant c’est que ceux-là mêmes qui se veulent en Europe les chantres du libéralisme oublient ces principes qui en sont le B-A-BA !

      Tous les économistes l’ont souligné: il n’y a pas d’exemple d’union monétaire à devise unique qui ait survécu avec des pays conservant leur souveraineté d’Etats-nations. L’émission d’emprunts d’Etat, lorsque celle-ci est récurrente, constitue en effet l’épreuve de vérité:
      1/ un pays souverain, qui la main sur sa propre Banque centrale, peut toujours alléger le fardeau par la monétisation, fut-elle indirecte. C’est le cas des Etats-Unis, pourtant plus mal en point que la zone euro, et où la Fed a procédé à près de 2000 milliards de dollars de rachats, depuis la crise.
      2/ un pays qui a renoncé à ce droit au profit d’une entité commune, se voit contraint d’en référer aux autres membres en cas de nécessité. Si les autres acceptent d’en partager les conséquences (accrocs à la BCE, FESF, bons européens, etc.), cela revient à faire bourse commune.
      Or, faire bourse commune c’est le fondement même de la fédéralisation…
      Croire que les iniateurs de la création de l’euro, où tous les banquiers centraux étaient partie prenante, auraient été inavertis de cette logique, serait leur faire injure.
      La zone euro n’a donc plus le choix qu’entre deux alternatives:
      - le retour en arrière par la dissolution de la zone… car la divergence grecque touchera vite d’autres pays.
      - la fuite en avant par le pas décisif de la fédéralisation monétaire… qui entraîne sans peine les suivants.
      Les politiques et les opinions ont beau se débattre, les faits et les échéances sont là! De Merkozy à Papandréou, le plus piégé n’a peut-être pas été celui qu’on pense.
      Ainsi se vérifie la stratégie esquissée par Jean Monnet lorsqu’il prononça les mots célèbres:
      « L’Europe ne se fera pas d’un coup, mais par petites touches, à petits pas… »
      l’un de ces pas dans l’esprit du banquier Monnet (c’était fatal) étant celui d’une monnaie européenne susceptible de disputer un jour au dollar son rôle de monnaie de réserve.
      C’était oublier que l’Europe n’est pas une nation, et la cour constitutionnelle de Karlsrhue est là pour le rappeler à tout le monde…

    • cougar19

      C’est formidable, vous étiez ministre des finances dans un vie antérieure? Vous savez ce qu’il faut faire:
      Une bonne claque, une définitive, dans la figure (je suis poli) et on reprend tout à zéro, mais c’est le peuple qui va décider ce qu’il faut faire et pas Marie-charlotte ou Jean-Bernard. Mais quand va t-on commencer au lieu de se lamenter à longueur de blog.

    • jean-yves

      @maroux
      « - Révolte massive des peuples qui reprennent le pouvoir et refondent leurs institutions ».

      Avant ou après les émissions TV People ?

      • dede

        Ce que j’apprécie surtout c’est ce qui précède. Cette révolte massive est très simple à faire. Tout un programme.

    • jean-yves

      @maroux
      « A la place on a donné blanc sein à la finance… « .

      Faudrait pas nous prendre pour des vaches à lait !

  15. h-toutcourt

    UN PLAN B POUR EN SORTIR

    La solution consistant à ce que l’Allemagne et ses satellites, comme ils commencent eux-même à l’évoquer, reviennent à une monnaie séparée comme le mark, résoudrait tous les problèmes à la fois:
    Il est important pour que cela fonctionne que les autres pays gardent nominalement l’euro, mais avec une nouvelle politique monétaire rendue possible par l’absence de l’Allemagne et son orthodoxie héritée de l’Ecole Autrichienne. La dévaluation factuelle de cet euro par les marchés réduirait en réalité continuellement le service de la dette libellée en euros, débloquant la situation pour les pays méditerranéens et la favorisant encore plus pour l’Allemagne et ses satellites dans leur nouvelle monnaie forte.
    Dans ce scenario, il est crucial que ceux qui s’accomodent de la surévaluation actuelle (Allemagne, Pays-bas, Luxembourg, Finlande et Autriche) soient ceux qui sortent de la zone euro, pour permettre aux autres pays de retrouver leur souveraineté sur cet euro en redonnant son statut normal à la Banque Centrale (privilège d’émission).
    L’euro redeviendrait ainsi une monnaie comme les autres (y compris le dollar), tout en laissant la monnaie forte à ceux qui s’en accomodent.

    Frédéric Lordon propose même une stratégie pour pousser l’Allemagne à ce scénario, le moment venu, c’est à dire lorsque que les longues tergiversations pour « parler à nos amis allemands » ou renégocier un traité auront depuis belle lurette disparu de la liste des solutions pertinentes:
    http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/
    Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg).

    • jacquesson

      Ayant assisté aujourd’hui même à un point de conjoncture de la part d’un responsable d’une banque, je peux faire état que son analyse, partagée par la salle, est encore à des années lumière de celle de F LORDON. Les USA repartent, l’Asie va bien… En Europe, cela fait plus de 30 ans que les états financent leurs dépenses de fonctionnement par la dette. Il n’y a pas d’autre voie que de dégraisser la bête et d’abaisser le coût du travail… Tout ce qu’il y a de plus (néo)classique, et qui semble une évidence absolue devant laquelle il n’y a qu’à s’agenouiller. La certitude est massive, indéracinable…Ou on ne peut croire à ce que l’on voit, car ceci remettrait en cause fondamentalement notre « étant », ce qui, en l’état, est impensable au sens littéral du mot.
      Les malheureux déportés, dans leur for intérieur, savaient bien que rien de bon les attendait à la descente des trains, mais impuissants devant un « phénomène » qui les dépassait, ils se raccrochaient à l’autoillusion que peut être ils devraient travailler très dur, mais qu’ils n’étaient pas déjà condamnés à la destruction. Et ceux ( ROOSEVELT, CHURCHILL…)qui savaient, alertés par Jan KARSKI, n’ont rien pu faire, pour les meilleures et les pires raisons, abandonnant ces malheureux à leur sort. La conduite des affaires du monde exige de faire des choix cornéliens, et donc de passer par pertes et profits des populations entières qui ont eu la malchance de naître au mauvais endroit au mauvais moment…
      Et depuis cette sombre époque, combien de massacres? Alors, quelques grecs, puis quelques portugais, puis quelques espagnols, puis… ça ne va pas empêcher la terre de tourner… Mais à force de se le répéter, elle va finir par tourner sans nous les humains…

    • schizosophie

      euro du nord et euro du sud de Christian Saint-Etienne ?

      • HP

        Un EuroMark et un EuroSud…
        Peu importe le nom, le fait est qu’il y a un problème entre la zone Allemagne et les autres pays.

  16. Stéphane S.

    L’exemple de la Grèce démontre la faillite politique et intellectuelle, de ceux qui nous gouvernent et du dogme économique dans lequel baignent leurs esprits étroits.

    La démocratie, ébauchée à Athènes, démantelée à Athènes, bientôt reconquise à Athènes.

  17. LOLA

    Il me semble avoir lu : « LA SOLUTION FINALE BANCOCRATE »

    Il y a plus d’un an j’avais mentionné ici même l’expression : GENOCIDE FINANCIER

    Aujourd’hui, j’ai pu comprendre que cette expression -qui était mienne et qui correspondait alors à ma lecture très dérangeante de la mécanique en cours- n’est finalement qu’un euphémisme.

    Car, évidemment oui, les GENOCIDES sont toujours FINANCIERS, en fin de compte.

  18. [...] background-position: 50% 0px; background-color:#222222; background-repeat : no-repeat; } http://www.pauljorion.com – Today, 4:42 [...]

  19. Stéphane S.

    La Grèce n’est pas l’Equateur. Certes.
    Cependant, sur un plan technique, est-il possible que la dette grecque soit auditée, comme la dette équatorienne l’a été il y a quelques années, que l’analyse montre qu’une partie de cette dette est illégitime, odieuse ou illégale, et qu’enfin une partie de cette dette soit répudiée, sur une base juridique ?
    Si les faits sont prescrits (j’ai entendu dire que la prescription en Grèce pour détournement de fonds est très courte – moins que la durée d’une législature …), une partie de la dette peut-elle malgré tout être répudiée ?

    Evidemment, ni le PASOK, ni Nea Demokratia seraient à l’origine d’une telle initiative. Autant pour eux sauter à pieds joints dans les flammes de l’enfer des politiques.
    Finalement, je ne comprends pas pourquoi un nouveau parti politique grec, équipé d’un programme focalisé sur l’audit de la dette, emmené par des figures nouvelles, ne pourrait pas faire un carton aux prochaines législatives. D’après mes sources, un tel nouveau parti ou un tel mouvement politique n’émerge pas en Grèce.
    Mauvaise idée ou inertie psychologique ?

  20. bob dexter

    1992 guerre civile en ex yougoslavie, siège de Sarajevo, déchainement de violence et de barbarie entre ex voisins de palier;atermoiements dipomatiques des européens mais ventes d’armes massives aux deux bélligérants malgré un embargo. Nous avions commencé à mesurer à ce moment précis que la construction européenne ne pourrait plus s’émanciper de ses pires travers historiques, le seul ciment de cette affaire étant la gestion de la situation vis à vis du bloc de l’est et du COMECON. Il est tout sauf surprenant que cette Europe mécanique et totalement désincarnée dépèce la Grèce sans aucun remord ni doute. Nous devrions tous nous insurger avec force et immédiatement contre un tel abus de pouvoir mais précisons tout de suite que sur l’adoption des derniers textes européens sur la règle d’or budgétaire et les contraintes qui y sont liées et notamment la mise sous tutelle seuls les députés du front de gauche pour la france ont voté contre. ça situe l’ampleur du combat et la duplicité évoquée dans l’article des socialistes européens. La liste est longue des pays sacrifiés et abandonnés(Haiti,Irak,Palestine,Russie).

    • Imagine

      Il ne tient qu’à Tous de donner 100% des manettes à Mélenchon dès le premier tour, vu que tous les autres sont vendus à la finance ..
      Il n’y a pas d’autres choix !!
      Soyons logiques et laissons nos valeurs et clivages de côté ..
      L’ennemi public n° 1 est la finance et le seul prêt à attaquer la finance est Melenchon..

  21. Stéphane S.

    Et si l’Allemagne commençait par verser sa dette à la Grèce, au titre des réparations de Guerre ?
    162 milliards d’euros, c’est pas mal, non ?
    Et hop !

  22. daniel

    La troika inflige à la Grèce un traitement que le FMI et le Club de Paris
    ont infligé aux pays du tiers monde sous le nom de programme d’ajustement
    structurel. Ce « programme » a été inauguré au Soudan en 1981
    (si mes souvenirs sont justes.) : émeutes et coup d’Etat.
    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

    Jean Ziegler a fait une description poignante des effets de ce programme
    dans les pays sub-sahériens. En deux mots, apauvrissement, destructions
    sociales et mortalité avancée. Et, ici comme ailleurs ce sont les
    femmes qui souffrent le plus.

    Simon Johnson, ancien spécialiste au FMI de l’application de ces plans
    avait signalé au début de la crise des subprimes que les USA étaient
    parfaitement éligibles à un tel traitement… Il n’en a pas été question, bien sûr.
    Il est bon de rappeler que la Banque Mondiale, et à un degré moindre, le FMI
    sont considérés par le treasury US ( ministère des finances) comme de simples
    extensions de cette administration gouvernementale. Le gouvernement US
    les surveille, les oriente et les utilise. Joseph Stiglitz a été assez clair sur ce sujet,
    dans un livre ou il relate ses expériences gouvernementales.
    On peut facilement penser que les USA exercent une influence excédant
    leur droit de vote, aidés par la complicité de quelques pays européens….

    L’ Amérique du Sud, qui avant d’avoir du pétrole,
    a souffert du FMI et de la Banque Mondiale essaye par tous les moyens
    de se tenir en dehors de leurs tentacules. La présidente de l’ Argentine a fait
    un discours très ferme à l’ONU sur ce sujet. Sa collègue du Brésil a
    exprimé la même défiance.

    Tous les pays ayant subi un programme d’ « aide » d’ instances internationnales
    ont pour caratéristique d’être faibles. La Grèce est faible et l’ Europe bruxelloise
    n’a pas vocation à aider les faibles… Elle veut simplement son argent.
    Cet argent , ils l’ont bien emprunté, n’est-ce-pas?

    Pour notre petite Europe, j’espère que le TCE avec ses règles doublement
    gravées dans le marbre soulèvera la passion des foules. Après tout, il y a
    des prêteurs dans la foule française. Ils ont des droits. Et pour un certain nombre,
    ils ont déja connu les emprunts russes.

    • Martine-Bxl

      « Et, ici comme ailleurs ce sont les femmes qui souffrent le plus. » …Daniel si vous saviez à quel point Jean Ziegler à raison….Si vous saviez, comment, ici, aujourd’hui en Belgique, des milliers de femmes ne peuvent plus, tout simplement, offrir à leurs enfants un peu de gasoil , un peu de chauffage….Un peu de chaleur … En écoutant, ce matin à la radio leur détresse et leur pudeur ( à oser) demander un peu d’aide pour quelques litres de mazout …Je pleurais à chaudes larmes, moi qui ai encore tout juste « la chance » ( pour le moment) de de ne pas mourir de froid !!!

  23. DUCASSE

    Babel II
    Le mythe de la tour de Babel (cf la Bible – Genèse 11, 1-9 ) qui aurait vu le jour en Babylonie serait-il en train de refleurir en Europe  » dans une plaine au pays » des Grecs ? C’est ce à quoi, votre article m’a fait penser : ce désir insensé de puissance du  » dernier méga-capitalisme bancocrate  » ( comme vous le définissez si justement ) avec sa Troïka dont l’orgueil à son « sommet pénètre les cieux »!
    Rien n’y manque vraiment puisque les tenants de  » la solution finale bancocrate », construisent ce stupide édifice avec  » des briques » (sic)….

    Faut-il y voir là, « la dispersion » annoncée de la Babel-Europa ?

  24. BA

    Je reprends l’idée de h-toutcourt exprimée un peu plus haut sur ce fil de discussion. Cette idée commence à faire son chemin.

    Engagé à droite, François Lenglet, en seulement 2 minutes 43, dit tout ce qu’il fallait dire :

    « Le dogme de l’euro anéantit plusieurs pays en Europe. »

    « Il va falloir dissocier le destin des pays qui n’ont rien à faire dans l’euro et pour lesquels cette monnaie est délétère, et les autres pays, qui vont tâcher de s’arrimer à l’Allemagne. »

    http://auxinfosdunain.blogspot.com/2012/02/francois-lenglet-sur-leuro.html

    Engagé à gauche, Frédéric Lordon dit la même chose :

    « Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde assurée d’être acceptée à bord. »

    http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/

    En clair :

    - le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce, l’Espagne, Chypre, etc, vont quitter la zone euro ;

    - les autres pays vont tâcher de s’arrimer à l’Allemagne.

    La zone euro va se disloquer.

    • h-toutcourt

      Lenglet commence à se résoudre à l’évidence, sauf en ce qui concerne la France, où il prend ses désirs pour des réalités, car on souhaite bien du plaisir à ceux qui « vont tâcher de s’arrimer à l’Allemagne » !
      La France, à ce jeu là, a déjà perdu sa chemise:
      De 30% de taux d’industrialisation en 1982, elle est passée à 13% aujourd’hui.
      Les autres, dits du Nord (Autriche, Pays-bas, Finlande, Luxembourg), sont déjà des vassaux de l’économie allemande…
      Comme le fait remarquer Jacques Nikonoff, rester en euro-zone, c’est passer sous la coupe de « l’Empire allemand » avec l’euro-mark !

  25. [...] depuis le Blog de Paul Jorion » 6e ÉTAGE OU 6e AVENUE ?, par Panagiotis Grigoriou. Partager/Marquer [...]

  26. Laurent Tirel

    je suis sidéré
    l’économie ou plutôt le système économique capitaliste est à l’agonie et les électeurs s’empressent de réélire les mêmes
    la terre s’essoufle, on va droit à la catastrophe et les électeurs ignorent les différents partis militant pour une refondation compléte de notre production
    alors…méritons nous notre destin ?

  27. Contempteur

    Les socialistes grecs rejoignent l’antienne sur les socialistes « toulousains »= tout pour moi et rien pour le voisin.
    La solution semble être ici, tant qu’il en est encore temps et que des énergies demeurent, de faire un audit de la dette, de l’ensemble de la dette. Sur la table posée, il amènera forcément les gens à choisir ce qu’il faut payer, ou pas et demander quelle réponse apporte l’UE. Beaucoup ici savent, à commencer par ceux qui animent ce blog. Mais ce qu’il manque c’est une prise de conscience de grande ampleur qu’il faut en finir avec certains pouvoirs et certaines modalités politico-économiques.
    Je ne vois pas d’autre solution. La voie institutionnelle est bloquée, car tenue par ceux qui ne veulent pas changer. La voie syndicale est anesthésiée et empêchée par une faiblesse structurelle et une opposition de tous les instants à leur action par le staff sarkozien.
    Après, on peut penser que l’aiguillon de l’austérité secouera les indifférences et dynamisera les refus.
    En tous cas les citoyens qui se bougent et les experts qui connaissent l’affaire ont une tâche essentielle, la vulgarisation en des termes simples des contours de la dépossession et de la spoliation dont nous sommes victimes. Fleaux qui frappent concrètement de plus en plus de gens, bien plus en tous cas que de simples revers d’une situation qui serait gérable. Il suffit de regarder le rapport de la Fondation Abbé Pierre et autres pour voir les dégats que provoque le désengagement massif de l’Etat, dans le secteur du logement notamment, par rapport à ses programmes sociaux et quant au soutien aux collectivités territoriales, sous prétexte de la Dette.
    Une initiative qui commence à être connue, mais manque de bras pour se développer :
    http://www.audit-citoyen.org/?page_id=54
    Déplorer c’est bien, agir c’est mieux.

  28. Tano

    @ Panagiotis Grigoriou

    J’ai retrouvé un article de vous sur Marianne.fr daté du 21 novembre 2011, où vous déclarez que ceux qui ont connu la dictature des colonels de 1967 à 1974 en viennent à regretter cette période.
    Vu d’ici, cela paraît improbable comme réaction. Pourtant…

    Pour être plus clair, je cite l’extrait de l’article :
    (…) « On entend donc, ici ou là dans les cafés ou entre deux rames du métro : « C’était mieux sous l’autre dictature, on fermait la gueule mais tout fonctionnait, et surtout on produisait, on se contentait de peu, on avait du travail et il n’y avait pas tous ces Pakistanais au centre ville. Nous avions une production nationale, des exportations, un marché intérieur assez auto-suffisant, des aciéries, des chantiers navals … Papadopoulos tapait certes sur les démocrates, et les îles de détention étaient ouvertes, mais sa dictature fut d’abord politique et non pas économique, on ne touchait pas à nos salaires, nos retraites ou notre sécurité sociale ». Paroles proférées souvent, par ceux qui ont vécu, déjà adultes, cette période.  » (…)

    Me viennent alors deux questions:
    - est-ce vrai qu’économiquement cette période était moins dure que l’actuelle?
    - est-il possible que l’armée et/ou la population se révoltent et virent les bancocrates comme vous les appelez?

    • jacoti

      Je ne vois qu’une chose, refaire la bataille des Thermopyles: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Thermopyles
      Malheureusement encore du sang et des morts !!!
      Et si vous connaissez l’histoire il n’est pas bon de naître du côté des Balkans, l’histoire se répète et l’occupation de la Grèce ne date pas d’hier, elle n’a pas vraiment eu son indépendance en 1827 souvenez-vous de la bataille de Navarin: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Navarin où les franco-russso-britannique intervenaient enfin pour arrêter les effusions de sang après que les grecs soient épuisés pour ensuite prendre le contrôle.
      Et ne parlons pas de la résistance grecque et des morts, puis la guerre civile: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%Résistance_grecque
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_grecque
      Les communistes ont participé activement à la résistance et se sont ensuite retrouvés traqués et trahis, emprisonnés.
      Et les dictatures… Metaxas 1936, les Colonels 1967… c’est sans fin….
      Bref, j’ai l’impression que l’on oublie l’histoire et les atrocités, est-ce que l’on a vraiment envie de revenir à la boucherie et de renier ce confort acquis depuis peu et prendre des risques !!
      Le risque de mourir, vous comprenez ?
      Je vis en Grèce dans une île agricole et peu touristique où la tranquillité des habitants est quelquefois confondante par rapport à ses voisines Naxos et Paros où la misère et la faim est bien installée.
      Je vous salue bien.

      • cougar19

        Je tiens à vous saluer bien bas pour cette mise au point sur l’état et l’histoire récente de ce beau pays qui est dénigré un peu partout sur la toile. N’oublions pas ce qu’a dit Karl Marx : »Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » Pauvre pays que l’UE maltraite pour sauver ses banques. Espérons que votre histoire servira à nous rebeller, quand notre tour viendra.

    • Bonsoir et merci pour vos commentaires,

      Cette période était alors ressentie comme moins dure car l’économie était, disons plus frugale et plus autarcique, situation comparable à l’état du monde occidental avant les années 1980, même si la Grèce était un cas déjà à part. Surtout, tout projet économique (monter un petit commerce) sur le plan personnel était à la portée de beaucoup de gens et avec succès. Surtout il y avait de l’espoir. Je me souviens de certaines personnes dans mon entourage, ayant souffert durant la dictature, recevant même chez eux – comme chez nous – la police des colonels, venant nous intimider, poser des questions, à la recherche de toute preuve possible et imaginable sur notre participation à la lutte contre la dictature, mais en vain. Pourtant, ces gens de notre entourage, en somme bien impliqués dans un réseau agissant dans les quartiers Sud d’Athènes, n’ont jamais connu d’entraves dans leur activité de petits commerçants, bien prospère. C’est vrai pourtant qu’une autre personne, une femme appartenant au même réseau, fut renvoyée de la fonction publique par les colonels et elle a sombré dans la dépression, pour réintégrer son service à la fin de la dictature. Mais en règle générale, les colonels n’avaient pas surtaxé, ni asphyxié économiquement la population, non pas parce qu’il étaient « gentils » mais simplement parce que leur époque le permettait. Mais avec le temps, la mémoire collective reconnait cette période comme économiquement radieuse. Et comme l’économisme règne en ce moment, tout est redimensionné par « anamorphose anachronique »

      Pour ce qui est de votre deuxième question attendez un peu ce WE déjà…. je vais évoquer aussi cette problématique dans mon blog. Par contre, il demeure très « délicat » d’évoquer l’armée dans pareils cas. D’habitude apprend la nouvelle… après !

      Encore merci

  29. Germanicus

    Le problème c’est que l’argent est parti dans la consommation, au lieu de l’investir dans la recherche et développement, ou de mettre en place des structures pour renforcer le tissu économique du pays. Les marchands importateurs ont fait fortune, la classe politique et certains fonctionnaires aussi. Les coupables: le gouvernement grec bien sûr, mais aussi la classe politique et dirigeante dans les capitales européennes et notamment à Bruxelles; ils ont laissé faire. Ce que je trouve révoltant: les industriels allemands et francais ont gagné beaucoup d’argent avec la frénésie consumériste des grecs, alors que maintenant on s’acharne sur les « éternels vacanciers » du « club med ». Un peu facile et crapuleux tout ca.

  30. HP

    Merci Panagiotis Grigoriou pour ce rappel historique et actuel.

    Je me demande… si les français étaient dans la situation des grecs, se défendraient-ils mieux?
    Après tout, ils ont élus Sarko, ce n’est pas rien. C’était avant l’apparition des symptômes de la crise, certes.
    Que pourraient-ils (les français) faire pour sortir de la logique et de l’enchainement de situations vues en Grèce? A quel moment intervenir, et comment?
    Qu’on ne me dise pas « c’est ainsi, y a rien à faire », svp.
    Et s’il y a quelque chose à faire, pourrions-nous le faire MAINTENANT, avant qu’un gouvernement socialiste ne soit élu, pour le pire?

    En Grèce un gouvernement conservateur a énormément creusé la dette, en France un gouv… vous savez la suite, c’est pareil.
    Le gouvernement suivant, avec Papandréou, est socialiste et est un des principaux responsables de la situation en acceptant la tutelle de la troïka. En France un socialiste sera bientôt élu pour un quinquennat et sera « probablement » un des principaux… vous devinez la suite.
    En Grèce le gouvernement conservateur – extrême-droite de remplacement a signé d’incroyables nouvelles mesures d’austérité. En France… STOP !
    ‘ Faudrait arrêter là la comparaison, si possible.

    • cougar19

      Personnellement, je ne devine pas la suite. Quelle suite? Voulez-vous dire que les français vont être assez bêtes pour suivre le même chemin que les grecs, en élisant un socialiste. Vous aurez votre réponse dès le 21 fevrier, Si les députés socialistes votent (ou s’abstiennent) en faveur du MES mécanisme européen de stabilité, https://docs.google.com/present/view?id=0Af2yVey7e_CnZGN2M2R3c3RfMzEyZDd2NDN3ZHg La ligne Papandréou sera de mise. 12 jours et vous saurez, n’est-ce-pas merveilleux? On va peut-être l’appeler Hollandréou.Renseignez vous sur ce traité, c’est une honte.

  31. kiki

    Cynisme et effronterie, milliardaires escrocs qui donnent des leçons aux humbles. J’aime aussi beaucoup les grosses ficelles de la com militaire. Ainsi peut-on lire tous les jours le mot bombardement dans les journaux (vérifiez) en parlant de la crise syrienne. Pas une fois vous ne l’avez lu au sujet de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye . Comment cela est-il possible dans une démocratie ? Autocensure ou ploutocratie journalistique ?
    Les médias sont soi-disant la preuve que nous vivons en démocratie mais, entre cette moulinette à omissions qu’est la presse écrite, le déversoir audiovisuel et Papy Murdoch, je ne sais plus trop a quoi tient le libre arbitre de notre bon citoyen occidental.

  32. Germanicus

    Selon mes infos, le taux de suicide en Grèce, habituellement le plus bas en Europe, aurait doublé depuis le début de la crise.

    • Stéphane S.

      C’était le plus bas d’Europe. Vraisemblablement grâce à une solidarité familiale très solide. Mais pas résistante à toute épreuve, malheureusement.

  33. Jérémie

    Rappelez-vous l’histoire

    Parole d’un financier Américain:
    « Au Diable la Grèce, pays beaucoup trop loin de chez moi »

    Parole d’un financier Anglais :
    « Au Diable le malheur d’autrui, d’abord ma propre tasse de thé à la City »

    Parole d’un financier Français :
    « Au Diable la mauvaise santé d’autrui, seul je pense d’abord à mes vieux jours »

    Parole d’un financier Allemand :
    « Au Diable le socialisme des Grecs, nous au moins nous pensons plus à se casser le dos »

    Parole d’un financier Suisse :
    « Au Diable l’éthique humaine, bien plus rentable d’avoir partout de la chair à canon en dehors du pays »

    Parole d’un financier Grec :
    « Au Diable la veuve et l’orphelin, pensons d’abord à nos petits enfants gâtés, Dieu ne voit plus rien »

    Elle est pas belle la vie, les banquiers préfèrent toujours tuer l’ame des peuples,

    Elle est pas riche la vie, les politiciens préfèrent toujours vous prendre pour des cons,

    Elle est pas généreuse la vie, les plus laides putains préfèrent bien fixer le tarif à votre place,

    Elle est pas top la vie, les premiers rats préfèrent toujours faire des réserves pour leurs vieux jours,

    Il est pas beau le meilleur des mondes les enfants, la première maîtresse d’école préfère toujours bien prendre modèle sur la morano ou la pécresse, pauvres enfants restez donc plutôt près du chauffage dans ce monde sans Ame.

    Dans une autre vie le monde sera peut-être moins Marchand, moi c’est pareil vous l’aurez sans doute remarqué tout cela m’arrange pas plus au niveau de mes commentaires. Je sais pas pourquoi je n’arrête pas de penser aux plumes
    et aux oiseaux en ce moment mais peut-être que c’est toujours sans intérêt et sans importance pour mon prochain.

    De toutes façons je néglige beaucoup trop la prière, pauvre modérateur je n’aimerais pas plus être à sa place qu’en sera-t-il en 2013, peut-être même que dans les prochaines années nous serons déjà un peu plus désossés, découpés et plumés jusqu’à la moelle.

    • cougar19

      Pour éviter de se faire plumer, il faut bouger ses plumes, il est moins facile de les attraper :-)

      • Contempteur

        Tiens je pensais que les cougar agitait leurs plumes dans l’espoir de se faire attraper…;)

  34. jean sur

    Terroriser les peuples pour « rassurer » les marchés, c’est cela la politique de la troïka FMI-BCE-Commission, ces Dr Mengele de la finance!
    Mais ce crime contre l’Humanité au nom de l’usure ne paiera pas.

    • Pierrot du Québec

      @ jean sur.

      «CRIME CONTRE L’HUMANITÉ», c’est bien ce qui s’opère sous nos yeux, en temps réel. La Grèce se retrouve dans un ghetto et ses politiciens postulent aux miradors.
      Que fait l’O.N.U?….ah oui!…le nucléaire Iranien.

  35. Omar Yagoubi

    Dans 5 ans comme là-bas, ICI ! (Higelin)

  36. WOLF

    @ Jérémie,

    si ça peut vous consoler ; aujourd’ hui des gens sont venus m’ apporter un peu de bois (suite à un appel sur la RTBF je crois), je viens de faire un petit don à l’ auteur de Greek crisis ..

    J’ essaie de dire, s’ il n’ y avait pas l’ espoir, les gens ne se lèveraient pas le matin. Les grandes choses commencent par les petites choses et je n’ arrête pas de dire que de toutes façons ça ne pouvait pas continuer comme ça, notre indifférence, le consumérisme, l’ égoïsme de nos sociétés, la bêtise partout. Au niveau individuel ma vie n’ a été qu’ une succession de crises, ça m’ a parfois abruti, néanmoins ce fut aussi un facteur déterminant pour mon évolution.
    Quand on ne supporte pas l’ insupportable, il est souvent sage d’ aller donner à manger aux petits oiseaux.
    Personne n’ a à porter le poids du monde à lui seul sur ses épaules.

  37. timiota

    Kilkis-Hôpital, où quand la Grande Perdition trouva ses anticorps ?

    N’est-il par révélateur qu’un îlot de résistance nuclée là où le soin est la règle. Et dans nos sociétés qui ont délégué le soin à de grandes structures souvent d’état, c’est à ce point devenu sensible de la société que se révèlerait une réelle résistance à la Grande Perdition.
    Ce qui est produit dans un hôpital est en effet la plus immédiate représentation de ce qui n’ a pas de valeur : la santé. Quand les autres instances de sublimation (celles qui « infinitisent », qui sortent de la logique de la valeur suivant Stiegler), telle que les structures familiales, claniques, ou communautaires n’ont rien à proposer comme radeau de sauvetage, c’est là où la valeur est infinie qu’apparait ce à quoi on tient.
    Peut être sont-ce là les anticorps de La Grande Perdition que nous voyons émerger ?

  38. Alleluia

    Merci , Panagiotis Grigoriou . Vous faites un travail remarquable . Ne vous laissez pas aller au découragement . L’heure viendra du retour de la démocratie à Athènes , et nous vous aiderons . Si vous pouviez ajouter Paypal, comme Paul Jorion , ce serait bien . Encore merci !

  39. TELQUEL

    Merci pour votre temoignage et l’etat des lieux ,nous n’oublierons pas ce que l’on vous fais vivre.Amities confraternelles.

  40. Axel

    Comme en Tunisie, il suffira d’un petit évènement, anodin en soit, mais…

  41. azerty

    a croire que le seul langage qu’ils puissent comprendre est celui de la violence. Car bien qu’ils la récriminent en tout occasion, les politiciens l’utilisent tout le temps à notre encontre. Le problème vient des personnalités, des êtres humains. Ils se sentent protégés, ont le pouvoir et sont arrosés par l’argent des industriels. Si cela cessait d’une manière ou d’une autre les choses changeraient rapidement.

  42. lars

    La Grèce est le laboratoire des Furiaux-libéraux. Expérience in-vivo, sujet:

    1/Jusqu’où peut-on étrangler un peuple sans qu’il réagisse?
    2/ Quelles mesures prendre lorsque le peuple se révoltera?
    3/ Comment dissuader alors les autres peuples européens de suivre l’exemple du peuple grec?

  43. Laurent Berthod

    Didier Migaud, socialiste, président de la Cour des comptes, a expliqué fort sagement hier sur France Inter que, pour garder sa souveraineté, un pays doit maîtriser ses finances publiques. C’est d’une évidence enfantine : tout emprunteur est soumis au bon vouloir de ses créanciers.

    Il faut songer à sortir un jour de l’infantilisme écolo-gaucho.

    • ERIX le Belge

      Surtout quand on lui demande de rembourser des dettes qui ne sont pas les siennes… Vous n’avez pas l’air au courant d’un phénomène récent dont on parle beaucoup actuellement et qui s’appelle « le renflouage des banques avec de l’argent public ».
      Soit c’est de l’ironie, mais il vaut vieux alors indiquer le « mode on » pour éviter les malentendus, soit vous débarquez et c’est de la provocation..

      • C’est un fantasme.

        L’État grec n’a renfloué aucune banque.

      • ERIX le Belge

        Pour la modération : Julien, Vigneron, petit coup de main pour clore le bec à cet impertinent, je vais me fâcher et dire des bêtises…

        Les banques EUROPÉENNES et les Etats derrière l’ont fait ou sont en train de le faire, avec de l’argent public. …

      • ERIX le Belge

        Etats et institutions devenus incapables de sauver un petit pays en difficulté après avoir été saignés à blanc par la crise des subprimes et le renflouage des banques. Normal ? Pas pour moi …

      • Laurent Berthod

        Vous êtes dans les brumes de l’idéologie qui vous fait dire n’importe quoi. Les banques européennes n’ont pas renfloué les banques européennes, ça ne veut rien dire. La BCE a racheté des créances douteuses que les banques détenaient sur les États impécunieux. Elles a donc, en dernier ressort, soulagé les États impécunieux.

        Je ne suis pas provocateur. Je constate seulement des réalités. Je n’imagine pas des méchants fantômes qui font peur la nuit aux petits enfants que vous êtes.

    • lars

      Trouvez vous normal que des banques empruntent à quasi zéro d’intérêt à la BCE, pour prêter ce même argent à plus de 3°/° ? Moi je me sens cocu dans ce genre de manipulation comptable.

      • Laurent Berthod

        Oui, bien sûr, c’est normal, ça a toujours été, de tous temps, dans tous les pays, une des fonctions de la banque central.

      • vigneron

        Lars, ce ne sont pas « les banques » qui prêtent aux Etats mais des investisseurs via des banques. Et par ailleurs, est-ce que vous avez une idée des taux obligataires auxquels les banques empruntent à moyen et long terme pour se refinancer ? C’est pas du 1 % comme pour le LTRO , ni du 3 %, mais plus. Et 1 % ok mais contre des actifs mis en pension à un tiers de leur valeur nominale. Et même 1500 milliards d’euros à trois ans pour les 500 banques européennes à priori concernées par les LTRO, vous avez une idée de ce que ça représente en face de l’encours total de la dette de marché des banques européennes ? Une petite bouffée d’oxygène qui durera pas trois ans, sûr.

  44. ERIX le Belge

    la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ».

    Ce serait dommage de les décevoir… :) De toute façon la dette ne sera pas remboursée. Autant leur dire maintenant avant qu’il ne soit trop tard et que tout soit verrouillé, que les mâchoires de la tenaille se soient refermées…
    Bon, évidemment les conseilleurs ne sont pas les payeurs… mais je vais quand même essayer d’aller à cette manifestation à Bruxelles « Solidarité Grèce », ça caille et ce n’est pas la porte à côté mais si on ne se bouge pas, personne ne le fera…

  45. schizosophie

    Pincettes ou pas, situation
    « Les agents hospitaliers de Kilkis, [Macédoine centrale] en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu’il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.
    (…)
    La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

    1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l’ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d’une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

    2. Nous constatons aussi, qu’en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d’un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d’un front uni et populaire à l’échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l’appauvrissement social créé par les autorités politiques.

    3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd’hui sous l’attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu’au bout afin d’aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

    4. La seule façon d’y parvenir est de remettre en question, dans l’action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d’un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

    5. Les travailleurs de l’Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l’hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L’hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l’Assemblée générale de ses travailleurs.

    6. Le gouvernement n’est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d’informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

    (a) la survie de notre hôpital

    (b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

    (c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l’actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d’où qu’elle vienne

    (d) une démocratisation profonde et substantielle, c’est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

    7. Le syndicat de l’hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n’assurant que les soins d’urgence jusqu’au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu’il était avant l’arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l’hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités, en espérant qu’il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

    8. Nous décidons qu’une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l’hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l’occupation des services administratifs et réaliser avec succès l’auto-gouvernance de l’hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l’instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l’hôpital.

    Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu’au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu’à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s’en aillent. C’est eux ou nous!

    Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d’une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie. »
    (Source)

    • Marlowe

      Tout le pouvoir aux conseils.

      • Jean-Luce Morlie

        @Marlowe

        L’Hôpital peut-il être un lieu de lutte efficace quand Jonson&Jonson rachète Jansens pharmaceutica et la délocalise dans Xinjiang ? Certes, une mafia « internationale locale » fera transiter les containers d’insuline par le Pirée . Kilkis … à suivre de près

        Que peuvent les conseils devant la Megamachine (Mumford)

        L’analyse systémique de la crise par Paul est exacte, mais il me semble que la lutte devrait s’établir, au jour le jour, contre « les profiteurs de crise », à tout niveau …

      • Marlowe

        à Jean-Luce Morlie,

        Pour vous êtes agréable, aurais-je du écrire : « tout le pouvoir aux représentants éclairés de la classe moyenne » ?

      • Jean-Luce Morlie

        @Marlowe

        Tu as raison, personne n’a d’analyse en terme de rapports de force et de stratégie ! Ni Paul (et son analyse est parfaitement juste); ni toi, ne voulez prendre en compte le rôle, concret, des mafias économiques, auquel, et ben oui, une bonne partie du « peuple » est intégrée; c’est là qu’une partie de la classe moyenne ( pour un temps, avant que d’être rabotée) peut intervenir.

        Alors quoi, les médecins grecs qui ne reçoivent pas d’enveloppe vont se « congrégationner » sur Kilkis? Et le reste, à suivre …

    • Moi

      C’est un début.

  46. cooloomat

    ATHENES (Reuters) – Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en oeuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.
    Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce de « chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale ».
    Cette lettre précise que l’une des personnalités visées est Poul Thomsen, le principal représentant du FMI en Grèce. La missive a aussi été adressée à Klaus Masuch, chef de la délégation de la Banque centrale européenne (BCE), et à Servaas Deroos, ancien inspecteur en chef de la Commission européenne en Grèce.
    Cette menace est essentiellement symbolique puisque, soulignent des experts des questions juridiques, un mandat d’arrêt doit d’abord être émis par un juge. Cette initiative illustre cependant l’ampleur de la colère de la population grecque face aux baisses de salaires et aux coupes claires dans les budgets de l’Etat exigées par les créanciers internationaux de la Grèce.
    « Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique », souligne le syndicat, qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers de la Grèce.
    « Nous vous prévenons que, en tant que représentants légaux des policiers grecs, nous allons émettre des mandats d’arrêts pour une série d’infractions légales (…) telles que chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale. »
    Un responsable syndical a cependant souligné que cette lettre constituait une manifestation symbolique de solidarité avec la population et que les policiers continueraient de lutter contre les débordements lors des manifestations.
    Les policiers sont directement confrontés à la colère populaire qui se manifeste régulièrement à l’occasion de rassemblements devant le parlement à Athènes. Le slogan « Policiers, porcs, assassins » est régulièrement scandé ou inscrit sauvagement sur les murs.
    Plusieurs milliers de personnes se sont à nouveau rassemblées vendredi à Athènes pour manifester contre de nouvelles mesures d’austérité entérinées par le gouvernement sous la pression des créanciers internationaux.

  47. jérôme

    @ Grigoriou Panagiotis,

    Bonjour,

    Merci pour votre blog, et content que Paul vous ouvre sa fenêtre.

    Courage, peut être le peuple désillusionné saura-t-il transcender l’étiquette du pseudo règne politique et sortir des rouages d’une machine conditionnée à presser les gens plus encore que les olives..aura-t-il d’autre choix que d’essayer ?

    La première pression à froid est finie, bientôt l’huile de noyaux carbonisés, fukushima politique, tous les ennemis sont vains, quand la loi les achemine, on voit la vie se parcheminer, aussi, par vaux et monts..l’histoire quitte le cadavre du livre et s’accroche à l’essai sur la peau de chacun, manteau de glace et de feu, les dettes sont rouges, vous savez lequel, puis noires, quand séchées, le symptôme inverse de la liquidité, s’étale…

    Belle journée

  48. HP

    Pendant ce temps, en Grèce…

    Heurts devant le parlement alors que la grève générale commencée vendredi pour 48h est très suivie.

    Le syndicat regroupant les 2/3 des policiers menace fictivement d’arrêter les membres de la troïka. La répression brutale contre les manifestants pourrait diminuer.
    « Vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique »

    Démission des 4 ministres d’extrême droite (LAOS) en bloc (bien sûr!) et d’au moins une ministre socialiste. Le LAOS (15 députés sur 300) annonce qu’il ne votera pas les mesures d’austérité, ainsi que plusieurs ministres socialistes et conservateurs malgré les consignes du premier ministre et de leurs chef de parti.
    Le premier ministre doit encore accepter leur démission, il a annoncé qu’il remplacerait les ministres.
    Le vote des nouvelles mesures exigées par l’europe devrait avoir lieu dimanche ou lundi.

    L’ultimatum de la troïka exigeant immédiatement 330 millions d’économies supplémentaires pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En cas de refus de l’une ou l’autre condition, l’eurogroupe pourrait refuser le prêt de 130mds signé hier jeudi.

    Au Portugal de devoir bientôt demander une rallonge et un « défaut volontaire », mais ses finances ne sont pas aussi catastrophique.

  49. ulysse

    L’Europe est une filiale des USA. A ce titre, elle est éligible à la faillite et à la revente, après avoir été achetée après-guerre à un prix intéressant. Ce statut de filiale lui interdit d’émettre de la monnaie ad libitum, comme le font les entités souveraines. Sûr qu’il y aura des acheteurs de l’Europe. Les salaires et le niveau de vie en Europe suivront la chute du cours des actions, quoi de plus normal. Les gémissements sur ce forum témoignent d’un manque de lucidité sur le statut de l’Europe, qui a perdu sa souveraineté au siècle dernier. Plus qu’une faillite financière, c’est une faillite de l’esprit, une dissolution de l’identité. Cela se paye au juste prix, au prix fort.

    • Marlowe

      à ulysse,

      Je serais vous, je ne parlerai pas d’Europe, mais des Pays de l’Europe.
      « L’american way of life » a su séduire, mais aussi inquiéter une minorité, pas toujours pour les bonnes raisons, et ce vecteur « culturel », un mode de vie et de non-pensée, s’est imposé comme modèle importé en tant que la principale exportation des USA.

  50. Charles A.

    Répudier ou non la dette grecque ?
    Comme en France, le débat sépare anticapitalistes et altercapitalistes

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24198

  51. schizosophie

    Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… Putain ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.

    Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu’ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons pour le reste de l’Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, pour le reste de l’Europe.

    On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur.

    (source et intégralité du témoignage)

  52. schizosophie

    Comme s’il ne suffisait pas qu’un hôpital macédonien se foute de la charité, v’là t’y pas qu’un canard s’écrit sans boss ! Sont fous ces Grecs ?

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