24 juil 2009

Le temps qu’il fait, le 24 juillet 2009

Auteur : Paul Jorion | Classé dans : Economie, Monde financier

Bande son seule (merci à Quidam !)

J’ai dit que Mr. Kanjorski, membre du Congrès américain, qui avait pris la direction de l’offensive menée contre le FASB, avait reçu une somme de 780.000 dollars du secteur bancaire sur une période de deux ans. C’est une erreur : le chiffre correct est de 704.000 dollars.



123 commentaires à “Le temps qu’il fait, le 24 juillet 2009”

  1. alexandre dit :

    M.Jorion

    Tout d’abord bravo pour votre intervention qui résume parfaitement la situation actuelle.

    Je voulais vous demandez ce que vous pensez du scénario suivant :
    Imaginez que les LBO et CDO se mettent à faillir dès septembre alors que les banques affichaient des résultats surprenant. Ne pensez vous pas que cela pourrait donner un coup de grâce à la confiance et susciter l’incompréhension totale de la population qui a vu les banques verser des bonus records ce trimestre.

  2. iGor milhit dit :

    j’ai un petit souci avec la vidéo et c’est bien la première fois que cela m’arrive… quand je clic sur play tout reste noir, pas un son…
    j’ai vérifié ma version du flash player, j’ai été jusqu’à redémarrer (sait-on jamais), mais rien n’y fait… c’est frustrant. si quelqu’un à une idée, bien volontiers…

  3. fujisan dit :

    Il y a les même pressions en Europe pour changer les règles comptables.
    La banque de défaisance allemande (bad bank) va racheter les actifs toxiques à 90% de leur valeur au 30 juin 2008, càd avant la faillite de Lehman Brothers. Cela laisse penser que tous les actifs pourris dans les banques européennes seraient évalués à leur valeur au 30 juin 2008.

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601100&sid=avdgQjQd0RxQ

    « Under the bill before parliament, private banks will be able to swap toxic assets for guaranteed bonds at 90 percent of their value.
    A last-minute change agreed on this week by the coalition parties brings forward the cut-off date for the valuation of structured products to June 30, 2008, in a “smart compromise between keeping the responsibility with the owners and economic reason »

  4. iGor milhit dit :

    rien à faire…
    je précise que pour les anciens « temps qu’il fait » je ne rencontre pas de problème, c’est seulement pour celui-ci…
    mes excuses pour ces commentaires liés à l’intendance

  5. iGor milhit dit :

    commentaires de logistiques, dernière: euh… ça fonctionne maintenant, ouf. mais je n’ai rien compris (à la panne, pour l’intervention de M. Jorion je vais voir ça tout de suite).

  6. bsna dit :

    Il faut que çà s’arrête pas seulement pour des questions financières et économiques mais parce que çà met à mal le psychique des jeunes notamment du fait qu’on s’est éloigné si fort du « réel ». Par exemple, nous constatons dans les écoles secondaires que, depuis qu’au « sommet », les enfants et leur famille ont compris que le « dessus » (= pas le politique seulement mais surtout l’économique et la finance) de la société avait failli, n’avait pas tenu là où il fallait tenir, les choses sont plus difficiles en classe. Nous sentons depuis, deux ans maintenant, un souffle inoui de violence verbale et physique. Un verrou a sauté. Chacun s’autorise de plus en plus de lui-même pour traiter l’autre. On ne parle peut-être pas suffisamment assez des répercussions de tout ce bâti de travers, de la financiarisation du monde des banques sur l’inconscient collectif des enfants. Nous avons toutes les peines du monde à tenir en classe parce que c’est comme si aussi les enfants n’y croyaient plus. Je pense à la rentrée en septembre car je vous parle depuis une région sinistrée de la première crise de 1970 (fermeture des ateliers de construction métallique et du coup disparition de la culture technique qui y était liée). Hier, St Gobain parlait de fermeture de glaceries. J’ai bien peur que çà touche notre région déjà touchée par 243 licenciements avant juin.
    Devant cet état de fait, nous ne sommes pas restés les bras croisés et avons cherché avec nos collègues comment faire avec des jeunes qui n’hésitent pas -parce qu’ils ne savent pas reconnaître ce qui leur arrive- à tabasser un élève, à le filmer, à mettre le film sur internet. Pendant 2 ans, nous avons cherché et avons testé un dispositif que nous avons appelé « atelier repérage » pour que les enfants puissent justement reconnaître ce qui leur arrive.
    Et donc on comprend avec cet exemple le sens du combat à mener à tous les niveaux pour que les choses ne soient pas bâties n’importe comment, avec des règles qui n’en sont pas et les valeurs sous-jacentes que cela entraîne.
    Encore merci Mr Jorion de reprendre chaque semaine le même discours en y intégrant ce ce qui s’est passé d’important à vos yeux la semaine précédente. Ce qui fait que le discours en sort modifié .Ce travail de digestion permanente de l’info est nécessaire, il donne sens à tout ce qui est à faire pour prendre avec soi l’inoui qui est arrivé et le retourner pour ceux qui sont très affaiblis de tout ce chaos.

  7. lau dit :

    ouah, j’ ai compris ! Merci mille fois…

    Cependant, cela m’engendre deux réflexions :

    - On a l’ impression que les fiannciers viennent de brûler leur dernière cartouche
    - C ‘est une martingale ! Tout le monde va être d’ accord , à commencer par les petits épargnants, non ? Vous parlez de conséquences surtout à ( très ?) long terme avec une reprise. Mais quelles sont les conséquences à plus court terme, sachant qu’on ne peut imaginer ( et vouloir) une repirse économique dans des conditions « d’avant ». Je ne saisis pas le danger immédiat…

    Soyez certain que chacun, à notre niveau, continuons le combat.
    Merci encore de nous garder les yeux ouverts

  8. Cedric dit :

    @Paul Jorion
    la meilleure intervention de votre part que j’ai eu l’occasion de visionner.

    Expliquer de façon simple tout ce qui se passe à l’heure actuelle au plus grand nombre, telle est la solution…

  9. Vincent Porel dit :

    Bonjour,

    Ou s’arrête les capacités de monetisation de « l’interface » Fed-BRI-BCE-BOE ?

    Si celle-ci est limitée, alors effectivement le système est à jamais insolvable puisqu’il ne dépend in fine que de la capacité des ménages-contés-états-entreprises à rembourser (le prix des maisons n’est qu’une variable de valorisation qui reflète la capacité des ménages à s’endetter-rembourser, la solvabilité du système ne dépend que de leurs capacité à rembourser les dettes)

    Merci.

  10. François Leclerc dit :

    C’est bien ainsi que se sont passées les choses, et pas autrement ! Mais y avait-il un autre choix possible que de truquer les chiffres et d’espérer qu’il va y avoir du vent ? Oui, dit à juste titre Paul Jorion : il suffisait de « nationaliser et de remettre les compteurs à zéro ». Vaste et inacceptable programme pour le monde de la finance, qui ne veut pas être exproprié et payer ses dettes., assumer ses responsabilités d’actionnaire.

    Willem Buiter avait pourtant donné à cette alternative un contenu plus précis, et qui permettait des accommodements à bien y regarder, en parlant de la création de « good banks ». Il s’agissait de laisser en tête à tête les actionnaires des banques actuelles, des banques zombies comme il dit, et de créer avec de nouvelles banques en y transférant les actifs sains et les dépôts (quitte à ce que ce soit avec les mêmes actionnaires). Un mécanisme compliqué mais envisageable Qui permettait, en tout cas sur le papier, les compteurs à zéro et de repartir sur de nouvelles bases désormais réglementées. Afin l’Etat ne récupère pas les actifs toxiques, comme il le ferait dans le cadre d’une nationalisation « sui generis ».

    Mais, sans surprise, personne parmi les gouvernants n’a relevé le gant et le dispositif qui s’en approchait en réalité le plus, le plan privé-public d’achat des actions toxiques de Tim Geithner et du Trésor américain, a été écarté comme ne fonctionnant pas, les actionnaires des banques y faisant en fait obstacle.

    En attendant, les Allemands et les Espagnols s’embarquent actuellement dans la création de bad banks pour l’automne. On verra s’ils iront jusqu’au bout et où cela les mènera. Dans un accès de franchise, les autorités allemandes ont d’ailleurs reconnu que cela ne permetta que de gagner du temps (ils ont inscrit dans la loi vingt ans!). C’est la solution préférée des politiques quand ils sont coincés.

    Les banques, ainsi que les gouvernements Européens qui les relayent activement, mettent actuellement une pression maximum pour que l’IASB, l’organisme international qui fixe les règles comptables, suive dans les meilleurs délais (et en tout cas à temps pour la clôture des comptes 2009), l’exemple de la FASB américaine (puisque les finances américaines se sont octroyés le droit à une « exception financière », pour reprendre le concept que les Français ont réclamé et obtenu pour la culture au sein de l’Europe). Mais, aux dernières nouvelles, l’IASB renâcle à jouer aussi clairement le jeu et entend procéder par étapes, ce qui ne fait pas le bonheur de tout le monde.

    « Ainsi allait ce soir le monde », disait à la fin du « CBS Evening News », le célébrissime et désormais disparu Walter Conkrite, qui l’a présenté pendant trente ans…

  11. Boukovski dit :

    On peut donc supposer que le même M. Kanjorski prendra très bientôt la tête d’une Mark to market Coalition, s’il se confirme (ce qui n’est rien moins qu’évident) que la machine à créer de l’argent à partir de rien est retombée sur ses pieds. Quelle merveille, cette démocratie étasunienne !

  12. iGor milhit dit :

    Ce qui m’interroge, c’est le:

    « - Est-ce qu’on avait le choix?
    - Non. »

    Pas le choix que de venir en aide à la finance pour éviter le risque systémique. Pas le choix que de modifier les règles comptables pour faire croire que les choses s’améliore… D’un côté je comprends bien que de repousser la catastrophe donne du temps, et que dans ce temps peut-être des idées pourront être développées pour un autre système. D’un autre côté, je me dis que ça présage rien de bon pour les « choix » futurs, si il n’y a pas le choix…
    Mais des choix il y en avait, il y en a, puisque vous parlez de la nationalisation dont on ne veut pas. En fait ce que vous expliquez, c’est que « le système est cassé » et que ceux qui en profitent le plus (et pas qu’eux) ne veulent pas l’admettre.

    Sera-t-il possible de changer quelque chose à ce monde de fou sans passer par la case « chaos général » ou « horreur un peu plus absolue que les absolus déjà connus »?

  13. François Leclerc dit :

    @ Vincent Porel

    Bonne question ! Puisque lorsque Paul Jorion explique que la création de bad banks s’est révélée trop chère pour les Etats, et qu’elle a donc du être abandonnée, on pourrait lui rétorquer qu’il suffisait alors de monétiser ces dettes. Revenant en arrière sur les discussions qui se sont déroulées à ce propos sur ce blog, vous remarquerez que de nombreux commentaires considéraient comme acquis que ce serait la solution « traditionnelle » qui allait adoptée.

    Mais c’est encore croire que cette crise est une répétition des précédentes. En effet, les milieux financiers américains, n’en veulent pas, car les conséquences sur le dollar ne sont pas envisageables pour eux. Où iraient-ils chercher refuge, en achetant des yuans…? Il faut au moins leur laisser le temps pour se retourner !

  14. pietranera dit :

    Idem !

    « j’ai un petit souci avec la vidéo et c’est bien la première fois que cela m’arrive… quand je clic sur play tout reste noir, pas un son… »

    marche pas avec firefox 3.0 mais marche dans IE

  15. Boukovski dit :

    On comprend bien la hantise de l’establishment étasunien face à une perspective de nationalisation: celle-ci lui enlèverait des mains un bel outil à créer du profit (profit virtuel certes mais soutenu par la croyance en sa réalité).

    Une course de vitesse est engagée entre le rétablissement (les tentatives de rétablissement) de la situation pre 2007 et l’approfondissement de la crise dans le monde non financier. C’est peut-être l’élément psychologique (les animateurs eux-mêmes de ce système n’y croient plus) qui fera pencher la balance en faveur de la vraie crise.

  16. Lisztfr dit :

    Pas de video ici… je suis sur Win Me en plus il n’est pas possible de la télécharger pour la visionner avec VLC, etc ?

    L

  17. fujisan dit :

    @lau
    Cette énorme bulle de crédit devra inélucatement dégonfler d’une manière ou d’une autre. C’est une crise de surendettement à tous les niveaux. Tous ces mauvais crédits se sont accumulés depuis au moins 25 ans, principalement à cause des banques centrales qui ont refusé de laisser dégonfler les bulles précédentes. En voulant relancer au plus vite, les BC ont maintenu les taux trop bas trop longtemps pensant ainsi « amortir » la chute qu’ils jugeaient à tord inacceptable. Tout ce crédit trop facile a produit quantité de bulles de mal-investissements dont les subprimes sont le summum. Les erreurs se sont produites dans le passé, mais on ne peut revenir en arrière de manière « douce ». Impossible de dé-construire les maisons en surnombre, trop luxueuses, de défaire les prêts irresponsables, de détricoter les CDO et autres titres exotiques… Tout a commencé aux USA, ne l’oublions pas. Un pays qui vit à crédit depuis bien trop longtemps, tous acteurs confondus: du ménage à l’état (guerres, déficit commercial et fiscal). Leur économie est basée sur la sur-consommation à crédit, aucune épargne. Le pays vit à crédit financé par les chinois, japonais, producteurs de pétrole, ceux qui ont acheté leur tritres plus exotiques et obscurs les uns que les autres, entre autres l’épargne européenne. Ce qui se passe aux USA nous tombe dessus après quelques mois car les grandes banques et assurances ont toujours des monceaux de créances titrisées. Maintenant ça s’est propagé au monde entier et c’est loin d’être terminé.

    Cette énorme bulle de crédit devra inéluctablement crever, mais quelqu’un devra « payer » la note, assumer les pertes. La seule question est de savoir qui. Les grandes banques et assureurs font tout leur possible pour que ce soit le (futur) contribuable, avec la complicité des états et BC. En renflouant les goufres des grands banques et assureurs, les états et BC ne font qu’empiler encore plus de dettes sur le dos du (futur) contribuable. Mais les anciennes dettes restent toujours dues. Un particulier ou une entreprise n’a que deux manières d’éteindre une dette: la payer ou faire défaut/faillite. Une BC peut aussi monétiser une dette, càd « imprimer » de l’argent tout neuf pour la payer. Certaines BC vont même plus loin en monétisant des créances privées de toutes sortes (Quantitative Easing). La Fed, BoE, BoJ ne s’en privent pas et font tourner la « planche à billet » à vitesse hypersonique. Mais cette monétisation provoque un excès de monnaie en regard d’une activité économique en déclin (récession) et à terme si l’économie redémarre cela provoquera une inflation d’autant plus forte qu’il y a de la monnaie en excès. Cette nécanique peut s’emballer hors de tout contrôle des BC et provoquer une hyperinflation.

    Est-on condamné à faire payer la note au (futur) contribuable? Non, c’est non seulement immoral mais ruineux et contre-productif car les dettes ne font que s’ammasser et les états eux-mêmes deviennent insolvables. Les autorités se sont trompées dès le début, croyant à une crise de liquidités, puis à une crise passagère, puis… Pas sûr qu’il soit encore possible de sauver les contribuables et sages épargants. Mais il faut essayer au plus vite, de toute urgence. Les grandes banques sont en faillite, mais elles sont « Too Big To Fail » nous dit-on, il n’y a pas d’autre alternative que de les sauver sinon tout s’écroule (crédo TINA de la haute finance). L’erreur a été de leur permettre de devenir « Too Big To Fail », de confondre les genres: banque de dépôt, banque d’affaires & assurance. Les banques doivent pouvoir faire faillite sans que cela pose de risque systémique. Elles doivent assumer les risques qu’elle prennent, sans les refourger ailleurs (titrisation), sans garantie des BC (prêteur de dernier ressort), sans la garantie des états. Tout ce qui les conduit naturellement à devenir encore plus « Too Big To Fail », à prendre des risques les plus fous puisqu’ils rapportent plus, à « innover » des titres financiers obscurs puisque cela les décharges des risques. En les forcant à assumer les risques qu’elles prennent, les banques apprendront à les mesurer et non à jouer au casino. Mais on constate maintenant juste le contraire, une concentration des grandes banques qui reprennent leurs concurrentes en faillite, qui deviennent encore plus « Too Big To Fail » et finalement « Too Big To Save ».

  18. Vincent Porel dit :

    @ François Leclerc

    Les américains rêvent depuis bien longtemps d’acheter des yuans pour rendre la Chine moins compétitive.
    Ils poussent des cris d’orfraie depuis bientôt 10 ans car en arrimant le yuan au dollar, elle a fait de leur monnaie leur problème.

    Mais c’est la Chine qui a un excédent commeriale à l’endroit des US, la BCC (banque centrale de Chine) peut donc se permettre de racheter les dollars de ses compatriotes à loisir avec ses yuans. La balance des paiement US ne donne pas cette possibilité à la Fed.

    Et cela ne répond donc pas à ma question mais merci quand même :)

  19. lau dit :

    @ Fujitsan

    Merci de la réponse, mais la question était : Les banques ont décidé d’augmenter les cours de bourse de leurs actifs afin de pouvoir rentrer à nouveau dans les ratios de solvabilité ( J’ ai bien compris ?).
    Et ma seconde réflexion ( après avoir été une nouvelle fois outré) fut de me dire : Mais c’ est une vraie martingale . Tout le monde va être d’accord car chacun va récupérer ses billes , y compris les petits épargnants. Tout le monde va y gagner…
    M. Jorion développe l’idée d’un danger à moyen voire long terme , sauf erreur de ma part, mais n’ y en a t il pas un à court terme ?
    S’il n’ y en a pas , n’ ont ils pas trouvé LA solution ? Pour le long terme, on verra plus tard, n’ est ce pas …

  20. François Leclerc dit :

    @ Vincent Porel

    C’était une blague et ce n’en était pas une !

    La convertibilité du yuan est une longue marche, certes, mais la position commerciale du dollar va être tous les jours un peu grignotée, tandis que sa valeur va être soumise à rude épreuve au fur et à mesure que le déficit budgétaire américain va augmenter.

    De quoi donc croyez-vous que les Américains et les Chinois vont bien pouvoir discuter lors de leur grand rendez-vous stratégique de Washington de la semaine prochaine ?

    Un grand bargain va tôt ou tard être entamé, il va demander du temps, il faudra pour qu’il aboutisse qu’il n’y ait plus d’autre issue.

  21. Moi dit :

    @Paul Jorion: « il n’y avait pas d’alternative à la nationalisation des banques »

    Des alternatives il y en a toujours. La preuve, on n’a pas nationalisé les banques. La question c’est de voir quelles seront les conséquences (politiques surtout). Tant que le niveau de vie de la majorité n’en pâtira pas trop et surtout pas trop brusquement, ça ira.
    La seule chose inéluctable dans cette affaire c’est le déclin des USA. Leur position hégémonique est déjà du passé. A terme, c’est sans doute la fin du modèle anglo-saxon de la démocratie parlementaire comme référence.

  22. Marquis de Laplace dit :

    @bsna

    Vous avez touchez un très bon point.

    Comment possiblement justifier de dire à des enfants (ou d’autres) d’être honnête (allo Sarkozy!) alors qu’on permet les pires malhonneteté au grand jours, sans aucune conséquence si c’est n’est qu’un boni supplémentaire de 5 millions d’euros.

    C’est impossible.

  23. Jonathan Livingston dit :

    Pendant ce temps, au Canada, Bank of Canada, relayé par les médias, annonce depuis hier en grande pompe que la récession est terminée! Nous serons la première nation à sortir de la récession… parce que nous avons une forte demande intérieure!

  24. waccsa dit :

    @ FL

    A votre avis, combien vaut Taïwan : 2 000 milliards de dollars…?

  25. fujisan dit :

    @lau
    Les modifications des règles comptables, c’est du trucage, du maquillage de pertes.
    Les grandes banques abreuvées de liquidités par les BC les utilisent non pour « aider » l’économie réelle moribonde mais pour engranger des profits faciles en jouant au casino. Environ 70% de l’activité en bourse est faite par les programmes informatiques.
    Les récents bénéfices ne sont donc que du vent, une illusion, sauf pour les top-managers.

    « chacun va récupérer ses billes , y compris les petits épargnants »
    Mais non, la réalité économique n’est pas l’illusion comptable. Toutes les « billes » reposent réellement sur la solvabilité des emprunteurs. La réalité c’est les ménages, entreprises et états (= contribuables) surendettés, les millions de chômeurs, les entreprises en faillites, les états en faillites (Californie, Islande…). On ne peut mentir longtemps contre la réalité. Elle devra faire surface un jour ou l’autre.

    Le danger évoqué par Paul Jorion c’est que les banques masquent la réalité en trucant leurs comptes avec la bénédiction des autorités. Mais elles savent toutes que les autres banques font de même et donc aucune banque ne fait confiance aux autres puisque leur situation n’est qu’une illusion comptable.

  26. alexandre dit :

    @fujisan

    Encore pire que cela. Si une banque affiche une bonne santé artificielle. Si elle commence à sombrer elle préférera ne rien dire pour ne pas se faire passer pour une menteuse et pour ne pas avoir la tutelle du trésor.

    Et quand on s’apercevra dans quel état elle est vraiment, il sera trop tard pour la sauver …

  27. Didier dit :

    Monsieur Jorion,

    J’ignore si cela vous intéresse toujours. J’ai tenté de traduire l’article « The unemployment timebomb is quietly ticking*. J’ai deux ou trois termes pas trop sürs et sûrement quelques erreurs. Dans tous les cas, …

    La tuile du chômage oscille sous la bourrasque.

    Il reste une tuile de la crise actuelle qui attend de nous tomber dessus. Mis à part les émeutes d’Athènes et la faillite des pays baltes, nous n’avons rien vu des amères protestations politiques en train de dévorer la légitimité des élites dirigeantes d’Amérique du Nord, d’Europe et du Japon. Cela pourrait n’être qu’une question de temps.

    Au début des années 90, j’ai couvert les USA et ait vécu des expériences bizarres. L’une d’elles consista à visiter des groupes de miliciens apparus au Texas, en Idaho et dans l’Ohio à la suite d’une récession. C’étaient essentiellement des cols bleus, victimes précoces de l’arbitrage global du travail. C’étaient aussi des gens assez en colère contre Washington pour passer les weekends en treillis avec un M16. Ils protestaient en soutenant Ross Perot, candidat à l’élection de 1992, promettant de fermer la frontière mexicaine au commerce, qui ramassa 19 % des votes exprimés.

    Cette protestation brouillonne se dissipa avec les emplois retrouvés après une reprise économique. Elle ne vint pas assez vite pour un groupe extrême qui fit sauter le bâtiment fédéral d’Oklahoma City en 1995. Cette fois, les emplois ne seront pas présents à la reprise. Les taux d’occupation battent des records de minimum (68 % aux USA, 71 % dans l’Eurozone) et se traduiront par des pertes d’emplois du même ordre.

    Le choc n’est pas seulement venu de la perte de 467 000 emplois en mai, mais aussi d’une chute du temps de travail de 6,9 % par rapport à l’année dernière pour arriver à un misérable 33 heures par semaine.. « Jamais durant les récessions des années 90 et 2001 nous ne sommes arrivés à un nombre aussi explosif d’emplois perdus » déclara David Rosenberg de Glukin Shelf. « Nous avons perdu le nombre record de neuf millions de pleins-temps durant ce cycle. »

    Les gains ont chuté de 1.6 % en taux annuel durant le dernier trimestre. La déflation des salaires à la japonaise s’installe. Plus intéressant, l’organisation international du travail est assez inquiète demander un pacte global pour éviter à tous les pays une ruineuse spirale descendante des salaires afin d’essayer de mendier un avantage à son voisin.

    Des baisses de salaires US sont déguisées en réduction de temps de travail. C’est le cas de plus 238 000 fonctionnaires californiens avec deux jours chômés mensuels supplémentaires par mois depuis février. Cette situation se retrouve, avec des variantes, dans 22 autres états..

    Le centre d’études du marché du travail (CLMS) de Boston affirme que le chômage US est maintenant de 18.2% selon l’ancienne méthode de calcul. La raison pour laquelle tout cela ne « ressemble » pas aux années 30 est la plus vitesse à laquelle les étapes de la Dépression se succèdent. Il faut du temps aux gens pour dépenser leurs économies et tomber dans la misère. Cela suffira peut être à nous éviter d’autres « Raisins de la Colère ». Mais 20 millions de propriétaires fonciers sont dans les chiffres rouges (NEGATIVE EQUITY). Les expulsions se poursuivent à une vitesse terrifiante.

    Environ 342 000 maisons ont été saisies en avril, forçant une petite armée d’enfants à vivre dans des maisons de charité (CHARITY SHELTERS). Cela est à comparer avec les 273 000 maisons perdues en 1932. Les shériffs du Michigan et de l’Illinois refusent discrètement de jeter des familles à la rue. Ils rappellent la désobéissance de la police catholique durant la Grande Dépression.

    L’Europe est environ à une année de cette situation et rattrape très vite son retard. Le chômage a atteint 18.7% en Espagne (37% chez les jeunes) et 16.3% en Lettonie. L’Allemagne a retardé la chute verticale en payant ses entreprises pour garder leurs employés congédiés dans des « Kurzarbeit ». Les « sages » d’Allemagne craignent que le nombre de sans emplois passe de 3.7 à 5.1 millions l’année prochaine. L’OCDE s’attend à 57 millions de chômeurs dans les pays riches à la fin de l’année prochaine.

    Cet effet de traîne est mortel. Il est troublant de voir les gouvernements repousser les coupes budgétaires et éviter le piège de la spirale des intérêts composés de leur dette.

    Le président français Nicolas Sarkozy, sensible aux humeurs du peuple, déclare : « Nous devons tout réformer. Il est impossible d’avoir un système de rentiers et d’assistés socialement avec la globalisation. Soit nous avons la justice ou nous aurons la violence. C’est une chimère de penser que cette crise est juste un incident bientôt clos et que nous pourrons continuer comme avant. »

    Ce message n’est pas arrivé à Wall Street ou la City. Si les banquiers savaient ce qui est salutaire pour eux, ils percevraient un salaire d’enseignant pendant quelques années, le temps de laisser passer l’orage. S’ils touchent les bonus proposés maintenant et que les contribuables paient les erreurs de leur caste, alors ils doivent s’attendre à un contre coup féroce.

    Nous avons de la chance que le président US actuel jouit d’une grande compréhension et d’un congrès avec une majorité claire. D’autres nations doivent faire avec des gouvernements très affaiblis : la grande coalition allemande paralysée, les reliques calcinées du PLD japonais, la marche à la mort des travaillistes britanniques. Quelques uns prennent des précautions : Silvio Berlusconi tente d’émasculer son parlement (avec peu de protestations) pendant que le Kremlin a activé ses unités « anti-crise » pour étouffer toute protestation à sa naissance.

    Nous passons dans la phase II de la grande destruction (UNWINDING). Il serait temps de se débarrasser des textes de Keynes, Friedman et Fisher, qui furent tant utiles pour la phase I, et de commencer à étudier ce qui arriva à la société quand le chômage global échappa à tout contrôle en 1932.

    Bonne soirée

  28. PGD dit :

    les manoeuvres sur les marchés des super computers de Goldmann Sachs et Cie

    même la presse « main stream » (New York Times) s’y met et avec un luxe appréciable d’infos récentes et éclairantes

    http://www.nytimes.com/2009/07/24/business/24trading.html?_r=1&ref=global-home

    quand la bourse va, tout va? -)

  29. Bob dit :

    @ lau

    On peut truquer la comptabilité, pas la réalité.
    Imaginez un commerçant dont toute la marchandise à été détruite par une inondation.
    Il doit la jeter, mais au lieu de comptabiliser cela comme une perte, il continue à comptabiliser son stock pour sa valeur initiale.
    Avec son bilan, il peut tromper qui il veut, mais ses clients ne pourrons acheter aucune marchandises chez lui.
    L’étape suivante, c’est quoi ?? inscrire de fausses recettes ??

    La seule voie qui aurai peut-être pu éviter le désastre, c’était de refinancer les ménages quand c’était encore possible, par reéchelonnement de leurs dettes afin qu’il restent solvables, du coup plus d’actifs toxiques, plus d’expulsions, chute de l’immobilier enrayée, étalement de la dette sur la durée initiale des prêts et cerise sur le gâteau moins de gens à la rue. (c’est la thèse de frédéric Lordon)

    N’oublions jamais qu’à la base, les subprimes sont une escroquerie. Accorder un crédit à quelqu’un dont on est sûr qu’il ne pourra pas le rembourser en sachant qu’on refilera cette dette au petit copain d’à coté, c’est le jeux du pouilleux.
    Je ne vois nulles martingales dans tout cela, juste une énorme escroquerie de plus et personne n’y gagnera ni à court terme ni à long terme

  30. lau dit :

    @ bob

    ben, c’ est à dire que , si je ne me trompe , l’ on parle de la Bourse , des actions de Renault,Peugeot, Microsoft, qui vous voulez et pas des subprimes…
    pour reprendre l’exemple du commerçant, en réalité, celui-ci déclare son stock de bilan en bilan sans que personne ne s’en émeuve.Il peut tout à fait le déclarer mais ne pas le vendre.
    On est bien d’accord qu’ à un moment , son commissaire aux comptes ne va pas lui certifié les comptes ou bien suite à d’ autres évènements malencontreux , il soit dans l’ obligation d’essayer de vendre ce stock et qu’ évidemment il n’ en tire pas le bénéfice escompté…
    Dans le cas qui nous occupe , le commissaire aux comptes a touché 27 M de dollars pour fermer les yeux. Problème réglé.
    Pour que le système ne marche pas, il serait nécessaire d’avoir des ennuis parallèles à ceux-ci. Bon, en vérité, ils ne manquent pas, mais le gain de temps généré par cette duperie peut permettre aux financiers de se « refaire ».
    C’ est je pense le cheminement de M.Jorion, auquel cas, on peut ensuite déprécier ledit stock sans mettre en péril le fond de commerce.
    Et je ne vois aps de conséquences néfastes ( pour eux ) à court terme…
    C’ est en cela que j’ emploie le mot de martingale, qui n’exonère pas non plus le mot escroquerie.
    Me trompé-je ?

  31. alexandre dit :

    D’apres cette article les robots de goldman sachs influence clairement les cours puisqu’il génère des plus values de 150 millions de dollar par séance boursière. On peut se demander pourquoi ils ne sont pas interdit. On peut se demander également le levier que possède Goldman sachs pour intervenir sur le marché.

  32. Quidam dit :

    Mr Jorion,

    Juste 2 petites remarques à propos de vos rendez-vous « le temps qu’il fait »:
    - Faites attention à la position du micro par rapport à votre souffle. Décalez-vous afin que le souffle des plosives n’atteignent pas le micro directement et si celui-ci est intégré, évitez que le souffle des plosives atteigne également la carcasse de l’appareil dans lequel il se trouve. Faites un test préalable avec des « peuh, beuh, teuh ».
    http://fr.440tv.com/video.php/v/2758/Tuto-Son-Contr%F4ler-les-plosives
    - Pourrait-on avoir également une version avec seulement le son. Je suis un grand habitué de la radio, et quand l’image n’ajoute rien au message, je préfère m’en passer. Cela économisera également de la bande passante.

    Merci d’avance et merci pour ce blog.

  33. Beaufou dit :

    A partir du moment ou tout cela se sait, la manipulation devient un mensonge qui ne trompe que le menteur.
    Les banques ne vont elles pas bientot recommencer a se regarder en chiens de faience.

  34. fujisan dit :

    @lau
    « Pour que le système ne marche pas, il serait nécessaire d’avoir des ennuis parallèles à ceux-ci »

    Pour reprendre l’exemple du commerçant, celui ci doit toujours payer ses fournisseurs. Si trop de fournisseurs réclament leur dû, l’illusion est terminée. Traduire « dettes fournisseurs » par dépôts en banque des ménages & entrepises encore solvables mais dont la situation s’aggrave.

  35. Ton vieux copain Michel dit :

    La bourse monte parce qu’en ce moment elle s’intéresse davantage aux résultats trimestriels des entreprises qu’aux infos macro-économiques. Et les résultats de certaines entreprises phares sont bons ou moins mauvais que prévu, sans doute parce que la barre avait été mise assez bas. Le macro-économque est passé à l’arrière-plan. Par exemple, on a appris aujourd’hui que le PNB de l’Angleterre avait baissé de 6% sur base annuelle mais cela n’a pas empêché de Footsie de grimper à cause des bons résultats de Vodafone. Il faut aussi savoir que certains secteurs comme la haute-technologie ont le vent en poupe car les sociétés high-tech ne sont pas endettées et elles s’auto-financent.

    D’autre part, on constate une hausse de ce que l’on appelle « l’appétit pour le risque ». Ou comme le disait un commentateur « la peur de ne pas acheter a pris le pas sur la peur d’acheter ». On constate par exemple que le VIX est passé en dessous de 30.

    Cela dit, lorsque la saison des bilans aura pris fin, les facteurs macro-économiques domineront sans doute à nouveau.

    Il faut ajouter que la majorité des économistes croient en une reprise, quoique modérée, de l’activité économique globale. Pour la plupart des experts, le pire est passé. L’hypothèse d’une reprise suivie d’une deuxième récession (schéma en W ou double dip) n’est pas partagée par la majorité des économistes.

  36. Bob dit :

    @Lau

    Le changement comptable dont parle M Jorion concerne les engagements des banques sous toutes leurs formes, pas uniquement les actions sauf erreur de ma part.
    Sinon la hausse artificielle des cours de bourse serait suffisante pour redonner des couleurs à leurs bilans.

    Pour mémoire dans la faillite d’Enron beaucoup de monde avait fermé les yeux, ça n’a pas empêché Enron de couler.
    Juste laissé un peu de temps aux patrons pour revendre en vitesse leurs actions de la société effectivement.
    Demandez aux employés qui ont perdu simultanément emploi, couverture sociale, participation et future retraite si la martingale était bonne pour eux

  37. Ton vieux copain Michel dit :

    Cela dit, il y en a qui sont très optimistes, à la limite de « l’exubérance irrationnelle » pour reprendre les termes de Greenspan. En voici un qui voit le PNB américain grimper à 4% dans la deuxième moitié de l’année.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203946904574300290585964718.html

  38. Julien Alexandre dit :

    Ceux qui s’interrogent sur l’insolente santé des places boursières devraient s’intéresser au High Frequency Trading, ainsi qu’aux disparitions de personnel chez Goldman Sachs et aux fonds « introuvables » de la FED.
    Une gigantesque méthode Coué?

  39. fujisan dit :

    @Serge Demoulin
    « nous voyons au travers de la bourse que d’une certaine manière ça repart »

    Alors qu’environ 70% des ordres en bourse sont passés par des progammes informatiques réagissant à la pico seconde ? Mais qui donc pourrait « manipuler les marchés de manière malhonnête » et annoncer des bénéfices jamais vu?
    Voir la petite boîte à anomalies de Paul Jorion:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=3717

  40. lau dit :

    @ Bob

    Oui, oui, ça sent le coup d’Enron et de je sais plus quel assureur dont parlait M. Jorion dans Le Monde et le PDG avait empoché une plus value de 700 M$ avant de déposer le bilan.
    Ce peut être ça également…
    Par contre, la martingale est bonne pour eux, mais pas pour nous . mais ça, y s’en fichent un peu ( beaucoup).

    Mais je reste persuadé que, à la manière dont on peut apprécier un coup d’échecs, c’ est tout de même , à court terme, un beau coup…Cela va leur permettre de gagner un temps précieux.

    @ Fujitsan

    Oui, bien sûr, mais le coup n’est pas si mauvais car en même temps que remontent les cours de bourse, remonte également la confiance…
    Et puis, outre le commissaire aux comptes, on a également arroser un peu les services fiscaux, et plus géénralement l’ Administration et les politiciens,pourquoi pas…

    Mais évidemment, non seulement je n’y souscris pas, mais on enrage de voir que personne , y compris M.Obama, ne soutient les gens « normaux ». Dire que c ‘est un scandale est un euphémisme…Comme dirait M. JORION, « ça va mal finir »…
    Merci

  41. Ton vieux copain Michel dit :

    A mon humble avis, le « high frequency trading » n’a rien à voir avec la hausse des bourses. Comme l’explique bien l’article du New York Times, cette méthode est un aspirateur à centimes. Elle permet de devancer les opérateurs ordinaires pour leur piquer quelques centimes au passage, dans un sens ou dans un autre. Ce n’est pas le « high frequency trading » qui explique que Apple soit passé de 80 à 160 en 4 mois. C’est en partie les performances d’Apple (5 millions d’Iphone vendus en 3 mois) et en partie, l’espoir, rationnel ou irrationnel, que les performances de cette entreprise suscitent auprès des investisseurs à plus long terme.

  42. Ordjoun dit :

    Bonsoir à tous,
    Malheureusement et à cause de ma connexion internet,
    je ne peux pas voir votre vidéo…
    Mais je tiens à dire que ce blog est un oasis de vérité,
    d’expression LIBRE et d’informations bien précieuses!
    Pour ceux qui comme moi, sont des béotiens de la finance…

    Donc MERCI Paul Jorion et François Leclerc :-)

    Merci également à Serge Demoulin pour m’avoir fait découvrir ce blog.

    Cordialement,
    Ordjoun

  43. Visiteur de l'après midi dit :

    Pour Goldman Sachs, Pierre Jovanovic vient d’avoir une très bonne intuition. Elle permet de minimiser les effets de la « finance quantique » qui agite quelques uns depuis quelques jours, et qui devient pour le coup un paravent dressé devant une situation plus simple qui elle acquiert ainsi l’évidence de la lettre volée. Après la mort de Bear Stearns, puis celle de Lehman Brothers toutes les deux achevées par l’ancien GS boy Henry Paulson, GS est devenue le quasi exclusif opérateur pour les Bons du Trésor US. Autrement dit, plus il y a de dette plus GS est riche. Elle a récupéré la part des autres, et par la même occasion les commissions qui vont avec. Ceci consolidé avec les modifications des règles comptables, et vous avez le portrait de Dorian Gray.

  44. Dominique B dit :

     » L’argent pour parvenir au pouvoir, le pouvoir pour protéger l’argent.  »
    Devise de la famille des Médicis

    Trouvé au deuxième chapitre du livre de Henri Alleg : S.O.S. America! édité chez Messidor, en 1985.

    Mentalité, mentalité pourrrrrie…

  45. Ton vieux copain Michel dit :

    @ Visiteur. Je me demande d’où vous tenez que GS est l’opérateur quasi exclusif pour les Bons du Trésor. Vous avez ci-dessous la liste des primary dealers auprès de la Fed de NY.

    http://www.newyorkfed.org/markets/pridealers_current.html

    http://en.wikipedia.org/wiki/Primary_dealer

  46. Jérémie dit :

    Notre conscience est un juge infaillible quand nous ne l’avons pas encore assassinée. [Honoré de Balzac]

    Fonds secrets. Sommes incalculables avec lesquelles les ministres achètent les consciences. [Gustave Flaubert]

    Si on avait assez de fonds pour acheter toutes les consciences ce qu’elles valent et les revendre ce qu’elles s’estiment, ça serait une belle affaire. [Paul Gavarni]

    Ceux qui prétendent que l’injustice est inévitable oublient qu’elle ne l’est que parce que trop de gens leur ressemblent.
    [Jean Rostand]

    Dormez, dormez braves gens voyez comme le cours de la Bourse est en train de remonter par nos folles pratiques.

    Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective. [Jacques Chirac]

    Rien n’est plus dangereux que des consciences endormies, satisfaites ![Marie-Claire Blais]

    Seul l’humain peut avoir conscience de la perte de l’humain. [Edward Bond]

    Quand la bourse augmente, la conscience de l’homme s’endort.

    Un journal, c’est la conscience d’une nation. [Albert Camus]

  47. Allfeel dit :

    Oui les banques mentent a tout le monde avec la bénédiction des politiques
    Si on admet qu’elles vont avoir du mal a prêter tant par manque de liquidité que par manque de confiance enves l’économie réelle
    Si on admet aussi que les grandes banques vont privilégier la spéculation sur les matières premières et le trading intraday
    On peut imaginer qu’elles ont interret a faire l’animation des bourses , a créer de la volatilité pour maintenir une actualité,
    et faire une certaine publicité pour les actions car ca devient leur principale activité, une bourse atone, mollement baissière ou faiblement haussière leur enlèveraient leur dernière chance de se refaire.En gros, elles se convertissent officiellement en casino a part qu’elles peuvent choisir quand la roue sera rouge ou verte et qu’elles peuvent prendre des paris pour elles meme en meme temps que pour leurs clients .Apres les assurances qui n’assurent rien , maintenant les banques qui ne prêtent rien…
    Bientot ce seront les états qui ne controleront plus rien.

  48. auspitz dit :

    ça fait sourire quand on lit que la bourse monte parce que telle ou telle rare entreprise déclare quelques résultats positifs, alors même que le pib baisse de 6%; comme si le pib n’était pas, en particulier, la somme des résultats des entreprises

  49. Marquis de Laplace dit :

    @Jérémie

    Ajouter:

    1 mg de conscience vaut mieux qu’un kg de bombe nucléaire (pensez 1929, Keynes et 2ième guerre mondiale) (auteur inconnu)

  50. TARTAR dit :

    Où sont les responsables ?
    Quel conspirationniste a dit « à la City »?

    Euronext déplace ses superordis de Gennevilliers à Londres…
    Why?

    Le Figaro:
    « Paris place financière d’envergure mondiale ? Si l’idée était recevable il y a deux ans lorsque les groupes américain New York Stock Exchange (NYSE) et européen Euronext ont fusionné et avaient opté pour la banlieue de Paris à Aubervilliers pour y installer sa plate-forme du marché «cash» (actions et obligations) européen, celle-ci a été sérieusement ébranlée avec l’annonce ce mercredi par le quotidien économique Les Echos selon laquelle NYSE Euronext aurait acté le transfert de cette plate-forme vers la banlieue de Londres. La date serait fixée au second semestre 2010 et le groupe financier travaillerait déjà activement aux modalités de transfert. »

    « Cette décision est motivée par plusieurs raisons. Tout d’abord, NYSE Euronext estime qu’il s’agit là du seul moyen pour «contrer la tendance à l’érosion des volumes traités». Il s’agit là de ne pas perdre de terrain face aux plates-formes alternatives que sont Chi-X et BATS, toutes deux installées à Londres. De plus, l’objectif du groupe transatlantique est de pouvoir proposer à ses clients «toute la palette complète de produits côtés». Or, la filiale de NYSE Euronext, le London International Financial Futures and options Exchange (LIFFE), dont les principaux produits sont les dérivés, est également basée à Londres, d’où la volonté de concentration des activités de la part de NYSE Euronext. Il en va de même pour SmartPool et NYSE Arca, deux plates-formes de négociations appartenant au groupe franco-américain. Enfin, NYSE Euronext veut se rapprocher des arbitragistes, qui assurent de plus en plus de volumes, et par conséquent de leurs serveurs londoniens, dans un souci de réduction maximale des temps de latence entre déclenchement et traitement des ordres. »

    Le µ-secondes ??
    Les flux?

    Les pannes et les grèves??
    Les viols informatiques sont plus beaux sous la Tamise…

  51. blackhole dit :

    Pourquoi mon commentaire est-il en cous de modération?

  52. blackhole dit :

    en cours (sorry)

  53. Paul Jorion dit :

    @ Bob

    Accorder un crédit à quelqu’un dont on est sûr qu’il ne pourra pas le rembourser en sachant qu’on refilera cette dette au petit copain d’à coté, c’est le jeux du pouilleux.
    Je ne vois nulles martingales dans tout cela, juste une énorme escroquerie de plus et personne n’y gagnera ni à court terme ni à long terme

    Vous n’avez pas compris : dans une bulle de l’immobilier, les pauvres peuvent vraiment s’acheter une maison (j’ai expliqué cela dans « L’implosion: La finance contre l’économie. Ce que révèle et annonce la crise des subprimes » (2008). Il n’y a pas d’escroquerie, seulement c’est un processus de cavalerie : ça ne peut pas durer.

  54. antoine dit :

    Impossible de voir cette vidéo… malheureusement.

  55. Allfeel dit :

    @blackhole
    a part les insultes et les propos calomnieux il n’y a a ma connaissance pas de censure ici.
    Il y a aussi les textes trop longs ou des emprunt non signalés a d’autres auteurs (il faut toujours citer les auteurs)
    Si vous prétendez qu’il y a une censure idéologique ici qu’est ce donc si ce n’est une tentative pour discréditer le blog?
    Je ne pense pas que vous ayez quoi que ce soit a dire qu mérite une censure, réessayez.

  56. Ton vieux copain Michel dit :

    auspitz, à cela on peut apporter deux réponses.

    1. La réponse pessimiste. Les investisseurs (et spéculateurs) ne voient pas plus loin que l’horizon étroit de leur intérêt personnel et le court-terme. Autrement dit, les bons résultats de Vodafone comptent davantage que l’annonce d’un PIB anglais en chute libre.

    2. La réponse optimiste. La bourse anticipe les évolutions. Autrement dit, elle ne s’intéresse pas au PIB actuel mais au PIB du second semestre ou de l’année prochaine. On prétend qu’elle anticipe la reprise économique d’environ 6 mois. Comme elle a touché le fond en mars, il faut prévoir un rebond économique pour le dernier trimestre. Evidemment, si l’hypothèse du double dip se concrétise, elle rechutera quelques mois avant le retour de la récession, c’est-à-dire probablement vers la fin de l’année ou le début de l’année prochaine.

  57. Marquis de Laplace dit :

    @ton vieux copain Michel

    3. Et puis il y a la réponse réaliste: la bourse anticipe
    a) que la baisse du dollars américain aura lieu et donc que comme le SP500 est constitué de multi-nationales ayant une grande partie de leur profit en dehors des USA, leur profits, même si réellement inférieur en unité de « panier de monnaie », ces profit seront supérieurs en dénomination américaine.
    b) que si les profits baissent de 3/4 et que le « earning ratio » passe de 6% à 1.5%, un produit qui donne 1.5% vaut mieux que des placement qui donne 0%-0.25% surtout si l’espérance est que les autorités feront tout pour regonfler la bulle quelque soit les conséquences à long terme (qui se produiront au moment où ils auront pris leur retraite (dorée)).

  58. D-croissance dit :

    @bsna
    Bravo de ne pas baisser les bras en tant qu’enseignant!
    C’est vraiment ce type d’actions qui mérite d’être développé pour décoder et changer cette société malade de l’argent-roi.
    Voulez-vous soumettre un billet à Paul pour nous expliquer dans les grandes lignes le principe de vos ateliers de repérage?
    Merci!

  59. peter dit :

    L’homme sans « bourse » ne serait peut-être plus que l’ombre de lui-même, mais au moins cette ombre n’empécherait pas le soleil de briller, de nouveau, sur les potagers enfriche et permettre ainsi l’éclosion d’un nouveau type d’ Humanité consciente.

  60. logique dit :

    Si les bourse montent c’est pour mieux vous plumer. Je pense que le corbeau et le renard est de mise. Avec le renard dans le role des banques et le corbeau dans celui du peuple. Et pour le fromage c’est notre épargne.

    bonne intervention, je vous est trouvé en forme.

  61. jacques dit :

    Paul nous rappelle ce lobbying, cette prévarication qui s’exerce aux USA ( chez nous aussi, de manière plus subtile ) par l’association des banquiers sur des membres du Congrès . Pressions pour empecher l’extension de l’interdiction des prets rapaces par la Caroline du Nord, modifications des regles comptables de laFASB , adoption du mark to fantasy…..C’est le déni de la démocratie . Ces banquiers corrupteurs qui devraient se retrouver devant un tribunal pénal d’exception viennent racketter le contribuable pour leurs bonus ,en sus de tous les malheurs qu’ils ont provoqué avec la complicité d’élus de la nation. Ils espèrent se refaire en plumant le client à coups de services payants et en plumant les contribuables avec la prochaine bulle verte des quotas de CO2. Plus vite on nationalisera les banques pour faire le ménage, plus vite on verra la sortie.

  62. logique dit :

    @Didier,

    vous estes lucide,

    @Paul,

    bonne intervention, vous etes en forme.

    @Tous,

    Je propose de revoir la fable du borbeau et du renard avec : dans le renard les banques, le corbeau c’est le peuple et le fromage nos économies. Quand la bourse va bien cela va bien pour les actionnaires de GS, mais que pour eux.

  63. l'agriculteur dit :

    depuis que paul est revenu des USA « le temps qu’il fait » me fait défaut une semaine sur deux .
    Merci à paul pour son blog.

  64. Visiteur du soir dit :

    à Michel
    Merci pour les liens.

    J’admet que « quasi exclusif » est une expression un peu forte.

    Toutefois, je constate que sur les Amériques seules deux banques surnagent (GS et Citigroup) comme il faut d’abord acheter les bons aux enchères avant de les revendre, la liste des primary dealers se réduit à ceux qui en ont les moyens (même si les achats peuvent se faire avec des prêts adossés à des hypothèques [réservé aux banques US ?], de même que les acheteurs finaux peuvent avancer les sommes). Il faudrait donc accéder aux chiffres des volumes négociés par établissement. Peut-on comparer GS et BNP-Paribas ? Les achats sont plutôt régionalisés, quel est le poids de l’Europe ? Et surtout, qui vend aux chinois ? UBS ? HSBC peut-elle encore jouer dans la cour des grands ? Etc.

    Certes, il faut être exact. Mais mon sentiment est que la taille de la banque joue un petit peu, de même que les accointances gouvernementales qui ont déblayées quelques grands rivaux. Si les USA sont systématiquement en guerre ouverte ou larvée avec le reste du monde, ce n’est pas le cas de la Chine qui pour ne pas tout perdre est très accommodante. Bien sûr, vous avez raison il faut mieux documenter ce « sentiment » ; prenez le, si vous le voulez bien, comme une piste de recherche.

    Par ailleurs, je constate que trois autres banques ont disparu récemment de la liste : Countrywide Securities Corporation, Merrill Lynch Government Securities Inc., et Dresdner Kleinwort Securities LLC. Si l’on en croit l’état des banques allemandes, cette dernière s’est peut-être retirée d’elle même de la liste parce qu’elle n’a plus le premier kopeck pour intervenir.

    Enfin, pour moi les USA n’essaient pas seulement de faire repartir la machine as usual, mais ils en sont encore à la phase précédente : sauver une partie de leur système bancaire tout simplement et en tant qu’un des instruments de la domination (avec le dollar, et les agences de notation en ce qui concerne la finance). Dans ce cadre une « petite » subvention par l’intermédiaire de T-quelque-chose n’est pas malvenue.

  65. Cedric7693 dit :

    @bsna : merci pour vos interventions. Je travaille aussi avec des enfants, et, de ce que je peux observer, la philosophie du « no limit » qui germe doucement chez ceux-ci est une bombe à retardement. C’est une crise qui déborde largement le cadre économique. Une part grandissante de la population prends conscience qu’elle ne sera jamais inclus dans « le jeu » par les voies « légales »…

    @Didier : merci pour la traduction. Un texte bienvenu qui sort du cadre parfois trop technique de l’économie :-p

  66. Marquis de Laplace dit :

    Bonne nouvelle.

    La déflation s’en vient. Oui ! C’est une BONNE nouvelle pour les gens (mais pas pour les financiers de Wall Street) .

    Vous voulez vous achetez une maison? Oui?

    VOUS EN AVEZ (probablement) LES MOYENS !

    Si, si. En tout cas, si vous êtes prêt à déménager à Détroit (mais dans quelques mois ou années ce sera peut-être pareil en France!)

    Vous avez 5,000 euros? Chic alors. Vous pouvez payez votre maison CASH en un seul coup. SANS hypothèque !

    Mieux, vous aurez même l’embaras du choix!

    Dans la ville de Détroit à proprement parler car c’est 9x plus cher en banlieue), le prix ***median*** d’une maison est de $6,500 (soit $4,660 euros)

    (source: Detroit free press
    http://www.freep.com/apps/pbcs.dll/article?AID=2009907210325)

    Monsieur, madame, ce sera combien de maisons pour vous aujourd’hui?

  67. PGD dit :

    dernière correction – en date- de S&P : nouvelle aggravation des prévisions de défaillances subprime (USA)

    les agences de notation tentent de se racheter?

    quelqu’un aurait une autre lecture?

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aGpyUsUSL6_0

  68. moderato-cantabile dit :

    Le temps qu’il fait chez vous, cher Paul, et que vous voulez bien partager avec nous, c’est un vrai moment de plaisir intellectuel, grâce à tous les autres intervenants aussi.
    Quelqu’un sur le fil de la discussion parlait de l’époque Médicis, de la grande manipulation de cette lignée, dont le bien et le mal qu’elle apporta au monde ne pussent être jamais séparé. On en discute de moins en moins de nos jours mais c’est du fait de la faiblesse de l’enseignement de l’histoire et de la faiblesse de l’intérêt pour celle-ci.
    Ma frustration et peut-être qu’elle n’est pas que mienne, c’est que je ne serais plus là pour voir la fin de cette histoire. Mon optimisme me dit que de toute manière tout cela va finir par finir, un jour, et que cette fin (probablement sinistre et horrible) sera jugé par les prochaines élites dominantes avec la même hypocrisie que le récit de l’histoire a toujours connu. Les survivants (parmi les élites) s’accorderont tout le mérite de toutes ces choses qu’ils sont incapables de comprendre aujourd’hui.
    C’est dire que ces futurs « héros » seront les premiers opportunistes de ce lendemain qu’on attend tous.
    Pour ce qui est de mon optimisme, qui dépasse ma propre personne et les limites de mon existence, il vient de ma perception de nos limites en tant qu’espèce animale, créée par une nature que nous avons eu le culot de considérer comme l’ennemi à abattre, il y a pas long temps. Que nous supplions aujourd’hui de nous supporter encore, encore un peu, le temps de nous assagir.
    Je pense aussi que rien, même pas nos « high technologies », n’empêchera pas la Nature de suivre son parcours, avec ou sans nous. Autrement les lions, les tigres ou les requins auraient pu, eux aussi, devenir les maîtres du monde.
    C’est pour ça que les Goldman Sachs ne me font pas peur, et je n’arrive même pas à être indigné (je n’ai jamais joué à la bourse mais elle m’informe sur le monde contemporain).
    Par contre je suis abasourdi devant tous ces « pauvres pères de famille », de tous niveau, qui s’imaginait qu’en spéculant sur les revenus et sur l’innocence (bêtise) des autres pères de famille, ils pourraient s’enrichir et ceci en empruntant auprès de Goldman et autres Sachs.
    C’est ça qui me fait de la peine et c’est à tous ces gens (dont certainement je fait parti) de se réveiller, de faire l’effort de comprendre et de payer leurs erreurs.
    Quelqu’un d’autre a parlé de la part belle que le » USA and co » se sont faite en tant que combattant de la pire « ignominie » politique jamais connue par l’histoire politique : l’URSS. De la peur, qu’ils ont quand même eu, pendant cette période de guerre froide et qui les a obligé de céder des part du gâteau au peuple laborieux. Part aussitôt reprise une fois que cette froide guerre fut finie. Je pense qu’il a raison et je tiens ma conviction, entre autres, de John Dos Passos et de son « 42-ème Parallèle ».
    D’ailleurs, j’ai l’impression qu’après la guerre froide c’est la guerre des frontières culturelles qui s’est installée. Aucun bruit ne passe plus, en provenance de l’autre côté de ce monde des vaincus. On dirait que toute expression de l’intelligence et de la culture de « l’autre côté » se soit éteinte. Plus d’un Tarkovski, d’un Mikalkov, d’un Soljenitzin, plus aucun esprit n’a survécu à la « Voice of America ». Nous sommes seuls au monde, avec Goldman Sachs, nos Banques Centrales, nos pantins politiques… tant qu’on ne parle pas de la Chine (dont on ne nous a jamais appris la culture). Nous regardons les cours de ces bourses que nous haïssons mais que nous admirons malgré nous et nous espérons que finalement notre modèle occidentale survivra. Car autrement, comment pourrons nous vivre sans nos « ordi », nos i-phone », nos autos mythique, nos maisons surdimensionnées pour faire crever de jalousie le voisin… et tous le reste.

  69. Florence dit :

    Moi, j’ai l’impression qu’on s’est tous fait mener en bateau. Les US : splash ! hollywood, la Lune, le progrès, la super démocratie, l’I-phone, l’internet, la silicon valley …
    Alors que les US sont gangrenés par le business et le fric.
    C’est leur cancer et ils nous l’ont refilé … Le fric, le fric, le fric.
    Et on en crève tous.

    Mais, je trouve, on commente ici beaucoup la situation aux US.
    Mais coté Europe il se passe quoi ? On en parle moins. Est-ce parcequ’on a moins d’info ? Ou parceque nous continuons à regarder vers cet eden sublimé ?
    Et si on s’intéressait un peu à nous, en Europe ?

  70. GD dit :

    Tout d’abord, merci Paul pour ces explications sur la bourse et la finance. On se sent moins bête :)

    Petit message : Un système économique correspond à une société et à des valeurs.
    Pour notre système actuel quelques unes de ces valeurs sont :
    -le mérite
    -le travail
    -la rapidité
    -l’accumulation
    -l’égocentrisme
    -le fatalisme (s’il y a des gens qui meurent de faim, c’est comme ça et il y en aura toujours)
    -le carpe diem…

    Ces valeurs, on les tient de l’éducation de nos parents, de notre entourage, des médias etc.

    Si on veut changer le système économique ou même juste le modifier (réguler la finance, supprimer la spéculation ou la bourse), ce changement nécessite de nouvelles valeurs, une nouvelle société.
    C’est un blog très fortement orienté vers l’économie et ce ne serait pas pour me déplaire qu’il s’oriente vers une réflexion sur la société en général. Mais on perdrait peut-être un « côté ludique ».

    Les aléas de la bourse, des grandes banques, des états, d’un côté, ça distrait. (surtout quand on est pas encore touché par la crise)
    C’est effrayant mais ça nous fascine.
    Du genre, je prends mes popcorns et je suis ce formidable feuilleton qu’est cette crise, avec de nombreux rebondissements !
    On attend tous le dénouement avec impatience…

    Comme juste au dessus, les banques et financiers ne m’indignent pas plus que ça. Ils ne sont que le reflet de la société qu’on accepte tous. Une société où on répond à nos besoins les plus primaires, où on ne réfléchit pas. Une poignée d’homme ne fait pas un monde.
    Ce blog est un exemple, les participants utilisent leur raison, au grand plaisir de beaucoup de lecteurs dont je fais partie.

  71. lenz dit :

    quel impact pourrait avoir une pandémie de grippe H1N1 sur l’économie mondiale ?
    (pour rappel ; 1917-1918 épidémie de grippe en Russie qui a fait des ravages, puis novembre 1918 révolution russe….bon il paraît que l’histoire ne repasse pas les plats, mais ….)

  72. Moi dit :

    @lenz: « quel impact pourrait avoir une pandémie de grippe H1N1 sur l’économie mondiale ? »

    Et une chute de météorite? Ou le retour de Jésus? Paul, votre opinion là-dessus?

  73. Daniel Dresse dit :

    @ Lenz

    Non, ce n’est pas si idiot que ça comme question, juste un peu naïf, c’est tout.
    La révolution russe n’est pas fille de la grippe mais de la guerre. Face aux troupes de l’axe, l’immense front russe, mal commandé (voir abandonné de ses chefs), sous ravitaillé, s’est débandé. Les soldats ont alors voté avec leurs pieds et le problème pour le régime en place est qu’ils sont rentrés chez eux avec leurs flingues, les bolcheviques jouant les animateurs socio-culturel pour resserrer les rangs et faire chanter tout le monde dans la bonne humeur.
    Même chose pour la révolution chinoise. Le camarade Mao, qui connaissait ses classiques, avait dit aux jeunes paysans pendant la guerre avec le Japon : « on vous donne un fusil alors prenez le et enrôlez vous dans l’armée régulière ! » Sachant tout le parti qu’il pourrait tirer plus tard de ce détail technique.
    Sinon, rien à attendre de la maladie en tant que vecteur émancipateur des peuples, elles ont toujours accompagné les conflits sans autre effet que d’en accentuer les dégâts. La deuxième guerre mondiale a sans doute été le premier conflit où l’invention de nouveaux médicaments –la pénicilline au premier chef- a pu limiter la casse microbienne (il était temps).
    Auparavant, pour ce qui concerne les guerres modernes, le rapport était de 50 / 50 à peu près. Cinquante pour cent de morts au feu et cinquante pour cent dans la fiente (surtout le choléra et le typhus). Outre la grippe espagnole qui fit à peu près autant de victimes que la première guerre mondiale (7 milliards de morts), on peut citer la guerre de sécession aux Etats Unis (300 000 / 650 000) et la guerre de Crimée (150 000 / 300 000) qui ont fait l’objet de statistiques assez précises. Mais dans ces deux derniers conflits, on mourrait aussi encore beaucoup de choc opératoire (casser sa pipe quoi !) car l’ostéosynthèse (clou, broche, plaque etc.) n’existant pas, le moindre bris d’os se soldait par une prompte amputation : un cap difficile à passer…
    Sur le plan économique, pas de miracle à attendre non plus. Cela fait surtout plus de boulot pour les survivants (l’historien Guy Bois avait étudié cet aspect là aprèsla grande peste du moyen âge).
    Et oui mon petit gars ! Pas de casse pipe, pas de jolie révolution, juste le Che en effigie sur le maillot pour aller jouer au foot avec les gars du coin ! T’es prêt à payer le prix ?

  74. lau dit :

    Bjr M.Jorion,

    En fait, cette remontée des bourses peut avoir 2 significations :

    - La première que vous avez expliquée de façon très pédagogique ( j’ ai compris je crois !)
    Mais aussi
    - Celle que vous aviez développé dans les colonnes du Monde : Je fais monter la Bourse , je vends mes actions et je fais exploser la maison.

    Les deux ne sont pas incompatibles et la solution qu’ ils ont trouvée me paraît , vu de leur camp, la meilleure.
    Mais quel est véritablement leur objectif ?
    Au delà de ça, comment peut on contrer une chose pareille, alors que même les politiques sont d’accord ( Ils ne peuvent évidemment l’ignorer)., même si certains en france du moins clame leur désaccord.
    Dans mon entreprise, j’ ai fait une note de service à tous les employés pour leur dire de se méfier de ce qu’ on leur raconte et de garder en éveil leur esprit critique. Mais bon, c’est une goutte d’eau
     » La meilleure façon de vaincre le mal est le progrès absolu dans le bien » ( Lao tseu)

  75. Dominique B dit :

    Bonjour lau,

    Dire à quelqu’un d’arrêter de gober ce qu’on lui raconte et d’aiguiser son esprit critique,
    c’est l’inciter à penser, à réfléchir à ce qui se passe.

    Et par les temps qui courent, c’est un acte de salubrité publique.

    Bravo ! bonne fin de semaine à vous, et aux blogueux.

  76. Bob dit :

    @ M Paul Jorion

    Bonjour,

    Vous me dites que je n’ai pas compris, que les subprimes ne sont pas une escroquerie, juste un processus de cavalerie qui ne peut pas durer.

    Il me semble que la cavalerie est une forme d’escroquerie, ( les pauvres la pratique aussi lorsqu’ils prennent un crédit pour rembourser le précédent et ainsi de suite, cela se termine souvent par le sur-endettement et la faillite personnelle)

    Mais l’escroquerie à mon sens ne se situe pas à ce niveau. Vous êtes libre de prêter de l’argent à un emprunteur qui n’offre pas toutes les garanties. C’est même le rôle d’une banque de prendre des risques.
    L’escroquerie se situe dans la titrisation de cette dette, à partir du moment ou vous savez que vous ne supporterez pas le risque en cas de défaillance de l’emprunteur, vous pouvez vous affranchir de toutes règles prudentielles.
    De plus, lorsque vous accordez un prêt a taux fixe sur deux ans, qui se transforme en prêt à taux variable ensuite avec des mensualités qui finiront par rendre l’emprunteur insolvable, vous vous donnez le temps de « refourguer le bébé ».
    L’escroquerie c’est aussi par ce biais de gonfler artificiellement la demande, ce qui permet l’augmentation rapide du prix de l’immobilier et donne l’illusion aux acquéreurs de faire de bonnes affaires.
    Vous me dites que les pauvres peuvent acheter, bien sûr. Si seul les riches pouvaient consommer le système serait mort depuis longtemps.
    Le problème comme disais Coluche c’est :  » moins tu peux payer, plus tu paye ». Si à la base on vend un bien surévalué avec un taux trop élevé sur une durée trop longue, à la fin ce que vous auriez du payer 100 vous coûte 300 .
    Lorsque le marché se retourne 100 vaut 50, mais l’emprunteur doit toujours 300.
    Même les emprunteurs solvables initialement deviennent vite insolvable à ce jeux là, c’est le problème actuel. Le pire étant que même en revendant le bien, l’acquéreur reste fortement débiteur.
    Effectivement je suis totalement d’accord avec vous ce système ne peut pas durer.
    Le principe de base du capitalisme à savoir: » celui qui ne peut pas acheter ruine celui qui ne peut pas vendre » à trop longtemps été contourné grâce au crédit, aujourd’hui cette cavalerie atteint ses limites.
    A quoi allons-nous jouer à l’avenir telle est la question.

    En vous remerciant, vous et tous les participants pour la qualité de ce blog.
    Au plaisir de vous lire.

  77. Bob dit :

    @ Daniel Dresse

    7 milliards de mort pendant la première guerre mondiale, Fichtre comme vous y allez !!!
    Certes par les temps qui courent million, milliard, trillion, billion on s’y perd mais tout de même…

    Plus sérieusement, j’ai lu hier (hélas je ne retrouve plus le lien) que l’OMS avait changé ses critères concernant les pandémies.
    Au paravent était considéré comme pandémie une maladie à fort taux de mortalité et pour laquelle il n’y avait pas de traitement connu.
    Comme vous pouvez le constater, la grippe A H1N1, ne répond pas à ces deux critères, il n’y a pas que les banques qui changent de plan comptable, cela doit être dans l’air du temps.

    Sur le site CF2R à la rubrique notes d’actualité, voir l’article : » OMS est-elle un nouvel instrument de contrôle mondial ?
    qui donne une idée des répercutions d’une pandémie sur l’économie mondiale.
    Déjà la Grande Bretagne prévoit une diminution de son PIB
    Pandémie, nouvelle excuse pour expliquer les mauvaises performances économiques à venir?

  78. Paul Jorion dit :

    @ Highway-To-Hell

    Ce que je trouve très intéressant dans ce Fortune Big Picture Index, c’est que la confiance des chefs d’entreprise continue de se dégrader : ils n’achètent pas d’actions dans leur propre entreprise, malgré le rebond de la Bourse. Cela va dans le sens de mes deux hypothèses : 1) s’apprêtent en réalité à vider la caisse (Le Monde) ; 2) savent que les chiffres sont truqués (Le temps qu’il fait, le 24 juillet 2009).

  79. auspitz dit :

    la fameuse (fumeuse) grippe : 700 morts pour toute la planète; et on se garde bien de dire dans quel état de santé se trouvaient ces personnes avant de contracter la maladie;
    la grippe est aussi en france; ce n’est que très furtivement que l’on apprend qu’on en guérit en 3 jours, et que les jeunes enfants en témoignent;
    cependant, les journalistes continuent, depuis des mois, à additionner le nombre de personnes touchées, comme si, depuis des mois, elles se trouvaient alitées et hors d’état; alors même qu’une personne qui a été malade est ensuite immunisée;
    cette campagne, qui met tellement les médias à contribution, doit avoir un intérêt quelque part, voire plusieurs :
    -financier : fabricants de vaccins, de masques de protection, etc ..
    -politique : la peur, qui fait oublier d’autres soucis, comme l’emploi, les banques, et autres;
    : la solidarité nationale, autour des autorités en place, qui ont trouvé un nouvel ennemi commun à combattre tous ensemble;

  80. auspitz dit :

    on peut en parler le plus tranquillement du monde;
    ils nous ont fait le même cirque avec la grippe aviaire; des rapports d’experts très sérieux avaient évalué le nombre de décès que nous aurions en france; et les journalistes se sont rués sur le sujet;
    personne ne s’est excusé de s’être trompé, ou d’avoir affolé la population pour rien;
    un galop d’essai ?

  81. fujisan dit :

    Pour ceux qui comprennent l’américain, ne pas manquer l’interview de Robert Shiller et Nouriel Roubini sur Bloomberg radio du 12 juillet.

    http://www.bloomberg.com/avp/avp.htm?clipSRC=mms://media2.bloomberg.com/cache/vbkEUR2nRKBs.asf

    ou

    http://www.ritholtz.com/blog/2009/07/shiller-roubini-discuss-anemic-economic-recovery/

  82. simple sans tete dit :

    Tout ca est tres claire et rassurant,
    ces gens la Monsieur n’ont aucune vision du monde mais une vision de la mode et du model,tailleur de costume elime jusqu’a la trame,ils tireront sur la corde jusqu’a se pendre.Resultat suspicion et LOOK generales renforcees,tout cela organiquement,c’est du bio,un systeme pur, naturel qui va etre contraint de s’exp(l)oser comme dans la pornographie et point de morales dans tout cela,une gigantesque conspiration(respirer ensemble) et malheurs aux ignorants,argent trop cher,la vie n’a pas de prix chantaient nos rockers des annees 70 et moi meme il ya 2 jours,leur monde est PROFONDEMENT mondain,nihiliste et et et REVISO/NEGATIONNISTE
    @bsna
    les « jeunes » subissent evidemment un grand dephasage du temps entre im…mediat et historique,l’ecole est de plus en plus ridicule,le Iphone y participe,toutes ces petites machines qui marchent en boucles
    @florence
    allez donc voir Qui gouverne la france?(et l’europe) sur daily motion
    Nous sommes tous dans le meme panier de petits crabes face au tsunami de l’argent!

  83. Jérémie dit :

    Le cours de la Bourse n’est pas la réalité, le bénéfice supplémentaire d’une grande banque qui manipule les marchés non plus par d’autres logiciels ou autres postes de vendeurs ou d’acheteurs fictifs. Malheureusement les grands de ce monde ne nous donnent guère plus le temps de mieux rechercher à saisir la réalité d’une société, d’un être ou d’une fleur autrement et comme tout va de plus en plus vite nous nous risquons alors follement à rentrer davantage en conflit de guerre commerciale les uns contre les autres et puis contre la nature ce qui n’est guère mieux à voir. L’idée n’est pas la réalité, l’idée « liberté » n’est pas la liberté n’est pas non plus le réel progrès spirituel des êtres, n’est pas mieux rendre compte de la réalité d’une société autrement tout juste votre propre vocabulaire marchand imposé davantage idéologiquement dans l’esprit de l’autre, à la grande image désolante de ce monde en pleine faillite morale. Il n’y a pas non plus que des gens comme Keynes qui nous ont conduits tout droit à l’enfer idéologique ou concentrationnaire après la grande crise de 1929 mais également beaucoup d’autres du même genre qui ne recherchaient plus qu’à répéter le même vocabulaire de mort et non de vie à l’égard des êtres. Fausses lumières du 19 siècle et qui n’ont pas su mieux rendre le monde plus prudent, plus sage, plus noble, plus responsable. Que celui qui a encore un peu de lucidité calcule le nombre de ces gens, c’est hélas un grand nombre d’hommes puissants et riches préférant encore nous conduire plus longtemps de la sorte les premiers avec beaucoup d’armes et bagages, c’est leur réussite, leur distinction, leur marque occupant bien les premières places de ce monde.

  84. DB dit :

    Il y a tout de même une chose que je ne comprends pas. Ils font monter artificiellement les cours de la bourse, mais dans ce cas-là ils achètent donc des actions de sociétés qui vont mal (puisque les chiffres sont truqués). Qui est finalement le couillon du bout de la chaîne qui achète les actions ? (je ne pense pas que ce soient les particuliers -à moins d’être vraiment naïf-).

    Donc, qui va tout perdre au final quand on s’apercevra que les actions ont été survalorisées ?

  85. BA dit :

    Pour l’instant, les menaces qui pèsent sur notre pays, relativement épargné, sont de deux ordres.

    La première est celle d’une épidémie active annoncée et qui semble inéluctable, dès le mois de septembre, avec comme risque principal une désorganisation socio-économique – dont l’importance est encore difficile à apprécier -, si beaucoup de salariés, employés, ouvriers, cadres, sont malades en même temps. Et avec un taux certain de décès à déplorer, mais qui restera relativement limité.

    L’autre menace, c’est la mutation du virus H1N1 vers une forme plus grave et qui provoquerait alors un nombre de morts bien plus important. Ainsi, la pandémie de 1918 terriblement mortelle avait été précédée d’une épidémie estivale relativement bénigne.

    http://www.lefigaro.fr/sante/2009/07/24/01004-20090724ARTFIG00469-grippe-a-h1n1-l-oms-prevoit-2milliards-de-malades-.php

  86. Ton vieux copain Michel dit :

    Serge Demoulin dit : « Logiquement ceux qui investissent en bourse sont des spéculateurs qui espèrent gagner sur leurs placements. »

    Il n’y a pas que des spéculateurs. Il y a aussi des investisseurs à long terme. Par exemple: les fonds de pension des fonctionnaires de l’Etat ou des employés du privé qui placent ainsi l’argent de leur retraite. Ça doit représenter 10 trillions. Voici une liste par ordre d’importance:

    http://www.pionline.com/article/20080901/CHART2/23723097/-1/WWTOPFUNDS

  87. tomate dit :

    @ BSNA et MODERATO CANTABILE : Expériences et réflexions intéressantes …. En prenant plus de recul, vous pourriez aller plus loin … dans vos réflexions … vos craintes, espoirs, actions!

    @ Florence : quelques vérités… pour soulever le voile …. clap !clap!clap !

  88. lenz dit :

    http://www.jovanovic.com/blog.htm
    un blog intéressant ( parmi tant d’autres) de l’apocalypse financière où l’on reconnait de la lucidité et de l’humour aussi

  89. Daniel Dresse dit :

    @ Bob à 7h21

    Pardon, j’ai confondu avec le trou de la sécu ! Il s’agissait bien sûr de 7 millions de morts, estimation à minima (certains avancent le double). Votre conclusion rejoint la mienne, même si le ton badin que j’ai employé répondait à la question un peu incongrue de Lenz : les épidémies sont des catastrophes humaines et économiques mais elles accompagnent les grands bouleversements historiques bien plus qu’elles ne les provoquent. Merci pour l’article recommandé en tuyau.

  90. Bob dit :

    @ Stubborn

    Je comprend votre distinction entre légalité et illégalité, mais de même que pendant des années on nous a expliqué que le capitalisme n’était, ni moral, ni immoral, qu’il était amoral, je crois que son fonctionnement n’est ni légal ni illégal il est : « a légal ».
    Combien de délit d’initiés non punis ? De patrons défaillants parti avec la caisse en laissant un champs de ruine derrière, , eux, d’emplois fictifs, au sens ou des commissaires aux comptes, sociétés d’audit, boites de notation, conseils d’administration, etc… valident des bilans truqués.?
    Combien de conflits d’intérêt laissés en l’état ( c’est le cas de le dire)?

    Le patron de Lheman est-il SDF ? le fait de distribuer une dernière tournée de bonus avant de mettre la clef sous la porte, n’est-ce pas au moins de l’abus de bien social, à défaut de parler de banqueroute frauduleuse.?
    Combien de golden hello et de parachutes injustifiés au vu des résultats? (Si tous les commerciaux de la terre étaient rémunérés de cette manière, il n’y aurai plus une entreprise).
    Lorsque la Société Générale laisse un seul de ses traiders engager plus que ses fonds propres et que personne ne voit rien !!! incompétence ou malveillance ? et si les pertes de SG en France deviennent super profits de SG à Jersey ou ailleurs pour échapper à l’impôt (simple supposition) légal, astucieux, brillant ?

    L’actionnaire n’est-il pas responsable de ses investissements, c’est facile de toucher des dividendes lorsque tout va bien et de faire payer le contribuable tout en restant propriétaire lorsque les choses tournent mal?
    Est-ce légal, moral, éthique, de « trafiquer » la comptabilité pour la plier à ses désirs?

    Je pourrais continuer ainsi pendant longtemps
    La finance s’est affranchie de toutes règles et de toutes loi, ensuite on peut disserter là dessus pendant des siècles, ça ne changera pas la réalité des faits, pas plus qu’un changement comptable n’évitera d’avoir à solder les comptes et à mon avis très rapidement.

  91. Le Yéti dit :

    Clair comme de l’eau de roche. A diffuser au maximum.

    1/ Il faut multiplier les liens vers ce genre d’intervention à la portée de tous (ceux qui veulent savoir).

    2/ Cette intervention mériterait largement à avoir une version écrite (plus facilement consultable).

  92. Stubborn dit :

    @Bob

    La question que soulève l’intérêt ou non de distinguer « escroquerie » et « cavalerie » – l’escroquerie étant caractérisée en Droit par l’intention de nuire – est en fin de compte, encore une fois, celle du choix du délit comme seule voix d’accusation.
    Or à mon sens, cette question du délit n’est pas complètement pertinente. D’une part parce que nous savons que c’est l’Ethique qui fonde la Justice. D’autre part, parce qu’un travail critique vraiment dérangeant doit précisément porter sur la question des rapports de force hors crime. C’est pourquoi il me semble que ce travail ne peut se faire que si le Droit, dont la fonction exacte est de sanctionner l’abus, ne s’occupe pas, en exclusivité, du rapport de force.

  93. Quidam dit :

    Bonjour,

    J’ai pris la liberté d’extraire la piste audio de cette vidéo afin d’aider ceux qui ont du mal à la lire en ligne. Le fichier est au format « mp3″ et fait 7,6 Mo auquel j’ai joint un fichier texte reproduisant les références données par son auteur.
    Le tout est compressé dans un fichier « zip » qui est téléchargeable à cette adresse:
    http://dl.free.fr/asiURtRtt

    Pour ceux qui n’auraient pas d’utilitaire pour dézipper cette archive, 7-zip est un utilitaire gratuit qui pourra le faire:
    http://www.7-zip.org/
    Pour ceux qui aurait des problèmes pour lire le fichier mp3, VLC media player fonctionne très bien avec de nombreuses plateformes:
    http://www.videolan.org/

    Si cette initiative ne plaisait pas à Mr Jorion, qu’il me le fasse savoir grâce à l’adresse mail que j’ai donné avec cette réponse et j’effacerai le fichier.

  94. Jérémie dit :

    Le terme cavalerie peut-être également étendu et entendu ainsi en amont, au grand galop dans l’empressement de faire pareillement comme autrui sans prudence et c’est alors que tout s’enchaîne en aval lorsque la bulle éclate.

  95. Bob dit :

    @ Stubborn

    Ok je comprends votre point de vue.

    Juridiquement la titrisation ne peut être assimilé à une escroquerie dans la mesure ou c’est une opération tout à fait légale.
    D’un point de vue éthique éventuellement cela pourrait se plaider à condition de prouver l’intention de nuire.

    Dans les faits nous savons tous les deux que personne ne poursuivra personne et le même petit jeu pourra continuer aussi longtemps qu’il y restera des « pigeons à plumer »

  96. coucou dit :

    @Daniel Dresse

    Cela fait plaisir de vous relire !

    Je croyais que vous boudiez !

  97. Moi dit :

    @lenz: j’ai jeté un oeil sur le blog de Jovanovic. Cela se laisse lire mais un type qui a pour obsessions l’or et la vierge, c’est de l’humour ou de l’extrême-droite?

  98. Daniel Dresse dit :

    @ Le Coucou

    Etant moi-même un vieux Coucou déplumé, je ne boude jamais bien loin. Il faut reconnaître aussi que le nid du Grand Barbu Pop (gong !) se situe nettement dans la partie supérieure de la canopée (et puis chez les autres, je crois que ma monnaie n’a pas cours). Merci pour le coup de sifflet l’Oiseau, et puis un conseil, évitez le grand nid bleu sur votre gauche au dessus du manguier. Il n’y a rien ni personne dedans … c’est une bassine tombée d’un Airbus.

  99. jeannot14 dit :

    Bob, Stubborm, Fujisan, Zabonin68

    Il me semble que vous avez tous à moitié raison pour être positif, ou tort pour être négatif.

    Reposons les principes et non pas les valeurs. Valeur est à connotation dogmatique ou sectaire. La loi ne
    peut répondre qu’à des principes, tout comme notre république laïque ne peut avoir que des principes qui
    ne peuvent être convertis en valeurs. Exemple, le travail, reconnu constitutionnellement est donc principe
    et aucunement valeur sauf durant une certaine période peu glorieuse de notre République.
    ( principe = pour tous / valeur = par affinité )
    Légal: tout ce qui est interdit ou réglementé par une loi ou un décret est légal, sauf erreur de ma part
    la titrisation n’est ni interdite ni réglementée. En conséquence, elle ne peut être ni légale, illégale, ou a légale, et
    encore moins moral, immoral, a moral, la loi n’étant pas valeur.

    Deux cas de figure; le placement d’opérations titrisées se font entre professionnels, les termes escroquerie,
    cavalerie, intention de nuire n’ont pas leur place devant une juridiction.

    Ce placement est effectué par un professionnel pour un client particulier, ce particulier voulant un placement
    sur, dit de bon père de famille, le devoir d’information vraie est concrétisé par un article du code civil,
    la reconnaissance intentionnelle de la faute sera reconnue par le Juge de Fond (jurisprudence constante)

    L’exeption de cet article concerne les avocats, qui sont autorisés à ne pas dévoiler leur savoir, donc
    à ne pas devoir la vérité à leur client. Pigeons à plumer dit Bob, j’abonde.

    Dans une société à principes, seule une loi civile dite « équitable » devrait interdire la titrisation.

    Cordialement à tous, et quelle bouffée d’air pur ce site, merci.

  100. auspitz dit :

    Bernard Debré : la grippe A/H1N1 « n’est pas dangereuse »

    Bernard Debré, médecin, député UMP de Paris et membre du comité national d’éthique, estime dans un entretien au « Journal du dimanche » que la grippe A/H1N1 « n’est pas dangereuse » et qu’ »il faut siffler la fin de la partie ».
    Alors que le Premier ministre François Fillon table sur « plusieurs millions de Français » atteints à partir de septembre et évoquait « un risque de ralentissement de l’économie » lors d’une conférence de presse vendredi, Bernard Debré se veut rassurant.
    « Cette grippe n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie! », déclare-t-il au JDD.
    « Ce type de grippe était attendu et il faisait très peur » car « tout le monde avait à l’esprit le phénomène de la grippe aviaire H5N1, qui est très dangereuse pour l’homme avec un taux de mortalité de 60 à 65% mais pas contagieuse car elle passe difficilement la barrière des espèces », rappelle le professeur Debré, chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin.
    « Nous appréhendions une redistribution des gènes pouvant faire sortir un virus très virulent et très contagieux », explique-t-il, et « cette loterie a eu lieu, mais elle a produit un bon numéro: le H1N1″. « On redoutait un valet de pique, on a tiré une dame de coeur », estime-t-il.
    « A partir du moment où l’OMS (organisation mondiale de la santé, NDLR) a, de façon un peu rapide, commencé à gesticuler, avec des communiqués quotidiens et des conférences de presse à répétition, les gouvernements n’avaient pas vraiment d’autres choix que de suivre », concède ce député de la majorité, « je leur reproche d’avoir ensuite succombé à une sur-médiatisation politique de cet événement ». AP
    st/com
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  101. Jt dit :

    Bonjour,

    La solution convenable et bénéfique pour le plus de concitoyens serait de revenir au fondamentaux de notre économie. La demande existe toujours reste à présent à créer l’offre. On dépense actuellement beaucoup de dollar, d’énergie et de temps pour finalement renflouer un système financier qui ne créera à LT aucune richesse supplémentaire. En fait certains grands de ce monde mènent un combat afin de préserver leurs privilèges.

    Cependant la réalité est toute autre. On crée de plus en plus d’inégalités en faisant ainsi. La similitude avec la crise de 1929 est frappante. Les choses vont simplement moins vite mais le phénomène est bel est bien enclenché. Le début véritable de la crise en Europe si rien n’est fait (qui entrainera par ricochet les autres grandes puissances dans le néant) se fera certainement fin 2011 (correspondant au fin de droit au chômage de beaucoup de nos concitoyens et également d’un calcul via la théorie d’Elliott).

    Il nous reste effectivement encore du temps pour renverser la vapeur (et cela serait souhaitable pour tous). Pour cela il faut arrêter de créer ces fossés et repartir vers une économie réelle de marché. Comme je vous disait la demande existe et dans beaucoup de domaines.

    Si tout l’argent versé aux banques, nous l’employons finalement dans de réels investissements pour l’avenir de l’humanité, tel que la lutte contre l’appauvrissement énergétique (création de parcs solaires, éoliennes ou en exploitant l’énergie des océans). La lutte pour l’accès à l’eau potable dans divers pays émergents (africains, asiatique…) en faisant des usines de retraitement des eaux de mers ou de traitement des eaux polluée en eau douce. La lutte contre les transports polluants en modernisant au plus tôt notre parc automobile, en trouvant des solutions d’autonomie du tout électrique. Et enfin en modernisant nos rapport au travail en acceptant un modèle plus respectueux des travailleurs, en généralisant le télétravail pour les entreprises qui le peuvent (bien entendu) et en cessant de chercher constamment les profits au détriment des salaires et des relations humains. Et bien en allouant toute notre énergie et toute notre finance dans ces solutions d’avenir, je peux vous garantir que beaucoup de pays industrialisés et émergents retrouveraient le chemin de la croissance et de la prospérité.

    Bien sur cela passera forcement par un partage accru des richesses du monde de la finance (fini les bonus de 20 milliards de dollars à la GS pour la seuls année 2009). Sommes nous prêt à la faire? Moi oui car je ne suis cupide que pour mes petits intérêts qui restent de vivre heureux avec ma famille sans avoir un salaire à la 300 KE/an. Certains le seront moins, c’est sur.

  102. Marquis de Laplace dit :

    @paul jorion

    On vous écoute enfin !

    Je crois que vous avez déjà recommandé que l’on augmente les salaires comme une des solutions de la crise.

    Et bien, c’est fait! Pour une fois, les banquiers donnent le bon exemple pour tous !

    « JP Morgan to raise salaries for bankers »
    http://www.ft.com/cms/s/0/5ecc4f92-7877-11de-bb06-00144feabdc0.html?nclick_check=1

  103. Alfe dit :

    Bonjour,
    Pour renverser la vapeur comme le dit Jt, il faut aussi que cesse cette obsession d’acheter des sociétés comme s’il s’agissait de boîtes de conserves. En ce moment, les sociétés à vendre sont rachetées par des financiers, des banques d’investissement, qui mettent en tant que PDG, un gestionnaire qui ne connaît pas le métier concernant la boîte. Celui ci a la pression des actionnaires principaux, souvent des banques d’affaires, qui se sont endettées dans le but d’augmenter considérablement le chiffre d’affaire de la société. Cela leur permettrait de la revendre 4 ans plus tard, remboursant ainsi leurs créances avec bien sûr une plus value la plus élevée possible. Souvent, ce PDG s’est lui même endetté pour acheter des actions de sa société, condition imposée par le système pour qu’il dirige justement cette société. Cela lui impose de mettre la pression pour qu’il puisse recevoir du dividende et rembourser ses propres créances. Raffinement ultime dans la cruelle intelligence de ces financiers : désigner parmi les cadres ceux qu’ils appellent « les cadres dirigeants », et les OBLIGER à acheter des actions de leur société, dans le but que eux aussi y mette la pression, et aussi les « fidéliser » comme ils disent. Le système fonctionne ainsi sur ce que j’appellerais la « peur motivante ». La possibilité pour un cadre dirigeant d’être actionnaire de sa société a été conçu au départ pour permettre à ces cadres de participer LIBREMENT à la gestion de leur société. Mais les requins de la finance l’ont dévoyé afin de crucifier leur victime. Il faut que tout ça cesse !

  104. Jérémie dit :

    @ Alfe
    « Il faut que tout ça cesse ! »

    Pour que les marchands et les grands de ce monde, puissent toujours occuper les premières places, pour mieux séduire encore les nations, par l’enchantement d’une conduite, d’un modèle il faut que cela continue encore.

    Entre les banquiers et les financiers qui en veulent toujours plus, entre les pollutions industrielles, pharmaceutiques l’artificialisation à outrance du monde de la finance et le toujours plus de l’agro-industrie (pesticides, épandages ravageurs, terres dénudées offertes à l’érosion, irrigation mal maîtrisée), ce sont chaque année dans le monde des centaines de milliers d’hectares de sols arables qui disparaissent, pour le seul plaisir de quelqu’uns au dessus de tous. Or, au rythme de la nature, il faut des milliers d’années pour former un sol fertile, et des centaines ou des dizaines d’années pour le restaurer, selon le degré de dégradation.

    Même la terre ou ciel ne donne plus, même les sols ne donnent plus généreusement, même les dirigeants ne donnent plus grand chose de mieux aussi à leurs administrés préférant surtout se faire servir et protéger les premiers.

    L’homme n’en peut plus, l’enfant ne rigole plus, le ciel en finit même par en être défiguré: http://blogs.lexpress.fr/nouvelle-science/2009/06/03/vue-generale-des-asperatus-nouvelle-zelande_4267_w560.jpg

    Et la terre qui s’épuise et qui n’en plus. Et c’est alors que les vents ne soufflent plus guère comme avant. Mettons sans cesse la pression marchande sur les êtres comme sur toute la création, sans arrêt, sans cesse, produisons encore plus vite pour nous sauver de notre grande folie humaine en conséquence faisons davantage de mal à la terre, à la mer, aux arbres, aux plantes, aux espèces jusqu’à ce que nous ayons marqué et conditionné un plus grand nombre de gens à nos vaines valeurs de vie ou de mort en société.

    Mais non il faut toujours aller plus vite sur les marchés, il faut que toute la création disparaisse au plus tôt avec nous !

  105. Jt dit :

    Je crois que toutes les personnes présentent sur ce blog adhèrent à cette idée : L’homme ne pourra pas continuer à vivre dans un capitalisme qui ne respecte plus ni la nature ni ses propre concitoyens. Nos enfants en payeront amplement le prix si nous ne réagissons pas de suite. Je suis tout à fait d’accord avec Alfe, Bob, Jérémie. Il est temps d’ouvrir les yeux et d’agir.

    Dans un interview de Paul Jorion, il comparait le capitalisme au mammouth qui étouffe la souris. Tout n’est pas perdu!!! La dernière extinction massive d’espèce a fait disparaître le mastodonte au plus grand bonheur des petits rongeurs.

    Bon courage à tous(es).

  106. Verywell dit :

    Nous sommes visiblement un certain nombre à adhérer plus ou moins aux analyses et aux propositions de Paul Jorion et François Leclerc. Dieu sait que tous les diables se cachent dans les détails ; l’individualisme contemporain et l’élévation « massive » du niveau éducatif dont il est la mère et/ou la fille impliquent arguties et discussions byzantines, soupçon et molle adhésion. Nous avons perdu le goût du sang et du sacrifice ; nous avons notre petit plaisir pour le jour et pour la nuit. Et nous sommes tous très intelligents. Il serait temps de se poser la question de l’effectivité de ce qui s’écrit sur ces pages.

  107. PGD dit :

    @ Paul Jorion

    merci pour cette analyse récapitulative avec une mise en perspective utile des remarquables capacités d’adaptation de la haute finance

    ce dernier point me rappelle un autre dont il a bcp été question sur ce blog : les célèbres scénarios A, B, C, D, avec de nettes préférences – ou prévisions – pour le C voire le D (Granier – typologie d’une sortie de crise)

    à présent, ces paramètres d’analyse ne sont plus du tout abordés. j’en suis surpris.

    quel est votre sentiment à ce sujet?

    l’impression dominante ne tend-elle pas à l’apaisement au regard des scénarios extrêmes, ceci ne signifiant certes pas que la crise et les souffrances qui l’accompagnent soient terminées mais indiquant simplement que le bouleversement attendu – ou redouté – ne paraît plus inévitable et moins encore imminent

  108. Paul Jorion dit :

    @ PGD

    Mon billet ici, « Le temps qu’il fait, le 24 juillet 2009 » est un résumé de mon article à paraître dans le numéro de novembre de Le Débat.

  109. moderato-cantabile dit :

    Chère Tomate (j’espère que tu as connu les caresses du soleil avant de nous offrir ta couleur)
    Plus je prends du recul et plus je perds en clarté de ma vision du monde. Je suis un oiseau migrateur et ce n’est pas la « richesse » des emballages de la société de consommation et de leurs coloris qui m’ont fait migrer. C’est par contre cela qui m’a fait réfléchir. Cela m’a fait réfléchir à ma condition d’être humain, au minimum nécessaire dont j’avais besoin pour rendre et perpétrer la chance et la responsabilité qu’on a quand on est arrivé à naître (les possibilités et les combinaisons de cette chance étaient telles que le nombre d’étoiles que nous ne voyons plus dans nos cieux). Et plus j’avance et je vis dans ce « nouveau monde », plus j’aimerais retourner au monde qui m’a expulsé et qui entre temps est mort lui même. C’est en cela que je regrette les nouvelles barières construites entre l’Est et l’Ouest. Des barrières qui nous ont empêché de faire un échange de nos expériences, de nos vécus et par la même occasion de trouver une nouvelle issue. On parle de l’histoire récente de l’Est uniquement en évoquent le nom de Stalin. Imaginez-vous la même chose si les allemands étaient tous des Hitler, les français des Pétain, les américains des Bush…. la liste est infinie.
    On n’a jamais fait, par contre, la liste de tout ce que tous ces gens ont souffert, en premier lieu et place, dans les régimes respectifs. On ne les a jamais mis en liaison pour que ensemble ils essaient d’éviter à leurs enfants de souffrir la même chose. C’est ça aussi qui m’étonne, avant la « chute du mur », beaucoup d’artistes du côté Est de planète trouvaient un écho dans la littérature et l’art occidental. Depuis, on n’en sait plus rien. Et pourtant, on serait curieux de regarder le bonheur qu’ils ont trouvé en suivant notre exemple occidental, vu qu’ils ont (les artistes) risqué leur vie pour pouvoir s’exprimer.

  110. Crystal dit :

    @ Daniel Dresse

    Bien heureux de vous relire.

    ^^

  111. coucou dit :

    @Daniel Dresse

    La bassine bleue m’intrigue quand même…J’attends un peu de voir si quelqu’un monte dedans, avant qu’elle ne tombe du manguier !

  112. Louise dit :

    A Daniel Dresse

    Et la peinture du plafond?

  113. lau dit :

    Bjr,

    Dans la mesure où les banques américaines truqent les cours de bourse en les surévaluant , cela doit effectivement être de l’ordre de la cavalerie.
    Cependant, cela leur coûte de l’argent et certainement même beaucoup tous les jours.
    On peut toujours arguer qu’ ils se servent de l’ argent du gouvernement, mais à la fin, que l’argent soit à un endroit ou à un autre , cela revient au même finalement.
    Sauf si vous avez à titre personnel des actions ou des stock options, auquel cas, c’ est votre portefeuille personnel qui grossit.
    Vous n’avez plus qu’ à revendre et faire une belle petite plus-value.
    Fianlement, à la réflexion, j’ opterais plus pour la version de l’article de Monde de M. JORION.

    Quelqu’ un a t il un avis différent ? Suis je dans l’ erreur ?

    Merci

  114. fujisan dit :

    @Paul Jorion, François Leclerc…

    Serait-il possible de vous pencher sur les règles comptables des banques européennes?

    AFP nous annonce aujoud’hui que « La première banque allemande Deutsche Bank a annoncé mardi un bénéfice net part du groupe supérieur aux attentes de 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre, soit une progression de 68% sur un an. »
    Si mes souvenirs sont bons:
    - Deutsche Bank est une des banques avec un effet levier ahurissant dépassant les 50. Même en jouant au casino, ce bénéfice me parait tout à fait irréaliste.
    - Il y a 3 catégories comtables pour les actifs dans les règles Bâle 1 ou 2. Une d’elle permet de NE PAS les valoriser au prix du marché.
    - Le plan allemand de Bad Bank parle de rachat à 90% de la valeur au 30 juin 2008, càd avant la débacle. Cela laisse à penser que TOUS les actifs toxiques seraient valorisés à cette date.

  115. David Hume dit :

    J’ai été beaucoup impressionné par votre intervention, que j’ai essayé de traduire en anglais afin de la partager avec des anglophones que je rencontre sur le web:

    « I want to talk to you about the stock market, because the stock market has been rising in France and in the United States. I am obliged to reflect upon this, because, as I have mentioned to you, I have agreed to prepare a ‘postface’ to a new edition of several works of Proudhon concerning stock-market speculation. It is important to understand what is
    happening at the moment. Does it mean that the economy is improving? To that end we need to look back at the events of the past two years.

    In the summer of 2007 we witnessed the drying up of inter-bank credit, by which is meant that the banks stopped lending to one another. I remind you that the reason for this is that there was a depreciation, which began to become quite spectacular from February of 2007, in the value of derivative products consisting of large collections of individual
    mortgage debts, because many people were no longer able to keep up their monthly repayments. Consequently, the value of these derivatives plunged. In the summer an air of general suspicion arose from the fact that banks did not want to reveal whether they possessed these products, which could no longer fetch a price, because there was now no
    market for them. Everyone in the world of finance suspected everyone else of possessing these products and thus of possibly being insolvent. An unwillingness to lend developed, as no one could be depended on now to be credit-worthy.

    I shall remind you of the first measure that was thought of to deal with this problem: the creation of what were known as ‘bad-value banks’ or ‘bad banks’. The possibility was envisaged of putting toxic derivatives into a form of quarantine so that the banks could get them off their balance sheets. So ratios of solvency were worked out, to see whether they
    were above or below the threshold of solvency. What happened, as has recently become known, is that the English [sic], who were in much the same position as the Americans, came to the conclusion that it was impossible, as it would be too expensive.

    The second idea, which was adopted in previous crises, is known as ‘privatization of profits with socialization of losses’. This solution, which had always worked very well before, means that the private sector gets whatever profits there may be when things are going well and then, when things go badly, the state, i.e. the taxpayer, forks out to cover the
    losses. The novelty in the crisis in which we find ourselves now is that this classic solution can no longer be considered, as that too would have cost too much, the level of debt which had been incurred having exceeded the capacity of states to absorb it.

    So it was decided to adopt a direct approach which would be less expensive and which consisted in giving money to the banks to help them out of their difficulties. Together with this go what are known as ‘stress tests’. You will have heard of the ‘stress tests’ that have been carried out on banks in the United States and are to be carried out in Europe too in
    order to determine which banks may be declared to be solvent. This is nothing but a big public-relations exercise, in fact, as these ‘stress tests’ are actually normally carried out all the time. They have always been carried out everywhere in point of fact. So this great pantomime has taken place to persuade people that the banks are now in better health following the recapitalization exercise and that they are now out of trouble.

    What has not been taken into consideration is that in the background the economic situation has been continuing to deteriorate. The deterioration resulted from problems in the financial sector, which have led to redundancies, and created a state of affairs in which there are fewer and fewer people who are drawing salaries which are adequate for the purpose of keeping up their monthly mortgage and credit-card payments. The situation in the American property market has continued to deteriorate, not only in the residential sector but also in the commercial one. Problems are developing concerning credit-card loans and all the other loans that build up in American households, for university studies, health costs and so on and so forth. So, after having made all of these ‘stress-test’ declarations following the recapitalization of the banks, circumstances have changed for the worse to such an extent that, if the ‘stress-test’ calculations had been carried out all over again, it would have been found that the banks had again fallen below the threshold determined by the solvency ratio. So what could be done?

    There was, in fact, only one solution. Because results had been adversely affected by the depreciated value of toxic derivatives when they appeared on the surface, all that was left to be done was to start telling lies about the value of these products. ‘Mark to Market’, i.e. valuing them at prices which real transactions would have resulted in – the market price of these products – would have meant valuing them at prices which would have been too low. If these prices had been mentioned in the results of the businesses, these financial institutions would almost all have been seen to be what they were in reality, insolvent!

    There was only one possible approach to adopt, and this was to modify these figures to make them seem better than they actually were. The solution which was conceived of for this is what is known as ‘Mark to Model’, i.e. a system of model quotes, which means that, instead of using market prices, one conjures up a scenario in which it appears that all is well in all the markets and then one sells these products on just as they were sold on before. This does not solve all the problems, of course, because, if in the background people are still not managing to meet their monthly repayment obligations, the prices of these products will still go down. But the idea is that this will all sort itself out in more favourable economic circumstances so that the prices will be a lot better.

    Was it permissible to do any of this? No, it was not, because rule 157 of the FASB (the Financial Accounting Standards Board), the US institution concerned with accounting rules, prohibited it. So what did they do? The American Bankers’ Association put in place something that they called the Fair Value Coalition. This organization was allocated $27
    million, which was used to pay members of the US Congress concerned with the Finance Commission to get these politicians to invite the FASB people to appear before them to be told that they would have to change this rule, and this is what happened, in March.

    Is all of this public knowledge? Yes, it is! It was all discussed on the front page of The Wall Street Journal. On the front page of The Wall Street Journal there was even an article which even went so far as to specify the exact sums of money which were paid by the American banks to these members of Congress who are on this finance committee to get them to take this decision. One should add that this sort of thing is not against the law in the United States. These are considered to be contributions which the business community makes to the electoral campaigns of these politicians. So what do these politicians say when they are reproached for having sold out to Wall Street? They issue press
    statements to say that they have indeed received these sums of money but that this has not influenced their decisions! Mr Kanjorski, the congressman who was at the forefront of the battle and who was the most forceful member of the committee at its meetings, insulting, as he did, practically all the representatives of the FASB, received over a period of two years the sum of $704,000. I repeat that this is not secret information. It was on the front page of The Wall Street Journal!

    So that proposal went through. What has it made possible? The banks have gone back up over the solvency ratio. Why? Because they fixed the prices of these toxic assets not at any old price but in accordance with calculations made on the basis of a model which was established to put everything back so as to permit these products to be sold « at a more reasonable price », as the American Bankers’ Association put it. So, when they tell us now that the stock markets are doing well, it is indeed true that that is so. But in what context are they doing well? In the context in which the figures are not truly what they are represented to be!

    Did they have any choice in all of this? No, they had no choice, because, if they had continued to calculate things as they were doing before, and, given that the money available to governments for the purpose of assisting the banks is limited, there was only one way to prevent the banks from being shown to be insolvent, and that was to adopt the procedure which they opted for, which was to falsify the figures!

    What is the problem with all of this? Everyone would have seen that the banks were insolvent. They could hardly let all the banks go bust. Something had to be done. They could have nationalized all these banks and wiped the slate clean. They preferred that pressure be put on the FASB to change the rules, and since then everything has been done in a
    fog of deception and distortion of reality. On this basis stock markets are doing well. But what is the danger in all of this? The danger is as follows. When it is said that it is important that the banks get back to circulating money between one another so that there is a supply of credit, etc. and that it is imperative that there be confidence in the system,
    what is meant by confidence? That simply means that a bank needs to know if the other banks that it is dealing with are solvent or not. But now they no longer know, because they have all been told that they may put on their balance sheets whatever figures they care to put there.

    So, even though things are bad at the moment, stock markets can still do well, because everyone knows that that is the established state of affairs at the moment. But when a recovery begins, confidence will be needed. However, transparency has been sacrificed. Transparency is needed, though, so that people can know exactly what it is they are
    dealing with, etc. There is more to it than that, as we know. As Proudhon observed, there is a lot of specialized knowledge that makes things work. We also know that volumes are created at present by means of program trading which operates essentially for the purpose of moving money about from here to there and back again to take advantage of the fact that people can benefit from merely creating liquidity, even if that liquidity is complete junk, as in this case, and so on and so forth. But, when things start moving again, if they ever do, everyone will need to know what is what and whom to have confidence in for what purposes. Unfortunately, however, the strategy which has been adopted makes this impossible. Transparency has been suppressed, because falsification was necessary, and that was necessary because the only alternative to it was nationalization, which was not wanted.

    So what is going to happen when a recovery takes place? Only one solution is possible. They will change direction. Another $27 million will be found to re-instate the ‘Mark to Market’ arrangement. Why? Because, when a new financial bubble develops, market prices are more optimistic and everything seems to be going well again. So that things do not
    continue in this way we must demand that this system be brought to an end.

    In America, even though many people have buried their heads in the sand there, and in Europe it is being observed that this state of affairs has got out of hand. Even people whom one might have thought of as having a vested interest in what is happening at present in the United States, as well as people such as myself, are saying that a proper recovery is not possible given the present condition of the system. If it is not modified, there will be no transparency, and consequently a proper recovery will not take place. This system cannot proceed as it is. It is broken. We need to find something else. »

    Voilà. J’ai fait mon possible.

    J’admire beaucoup cet excellent blog. Il faut partager le meilleur de son contenu avec les anglo-saxons. Ils en ont besoin. Take pity on them and share with them ‘vos lumières’.

    « NEWS is conveyed by letter, word or mouth
    and comes to us from North, East, West and South » (Witt’s Recreations)

    . . . but mostly from the Paul Jorion blog now that we have the Internet.

  116. [...] reader of my French blog has taken the trouble of translating my most recent Friday video in English. Many thanks to him! NEWS is conveyed by letter, word or mouth and comes to us from [...]

  117. Paul Jorion dit :

    Thanks David… Hume

    I’ve posted it where it belongs!

  118. BOB dit :

    Si vendredi le PIB aux USA est moins bon qu ‘espéré ,les bourses s ‘ecroulent.Au contraire si le PIB a augmenté par enchantement on va assister a l euphorie generalisée pendant quelques jours..la bourse est une affaire de psychologie maintenant

  119. fujisan dit :

    Des stress tests européens réalisé par la société de Bourse Alpha Value pour le magazine Challenges

    http://www.challenges.fr/classements/banques_stress.php

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