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Result of the research : 'avons'
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Paul Jorion
Why, like cats, we have nine lives
(2007 translation of the original paper in French: « Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats », in Papiers du Collège International de Philosophie, Nº 51, Reconstitutions, 2000: 69-80)
The mishap
Armel and I had stopped on the western side of rue de Condé in Paris. Francis who was aware that we we
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La vérité (anthropologique) sur les extra-terrestres
publié dans L'Homme 157 : 197-216
Pour certains, l'événement le plus remarquable du récent millénaire fut l'écrasement d'une soucoupe volante à proximité de Roswell (Nouveau Mexique, États-Unis) en juin ou juillet 1947. La constatation de l'accident par le fermier Sid West date des premiers jours de juillet mais l'état de décomposition des cadavres découverts dans l'épave par d'autres témoins était suffisamment avancé pour que l'on puisse dater en réalité la catastrophe du mois de juin.
Comme le font très justement remarquer les auteurs de UFO Crash at Roswell : The Genesis of a Modern Myth (1997) l'incident n'est mentionné dans aucune des grandes encyclopédies en langue anglaise : « Manifestement », écrivent Ziegler et Saler, « cette ommission est due au fait que les moyens d'évaluation épistémologiques utilisés par les intellectuels en charge de tels relevés historiographiques appartenant au courant de pensée dominant, diffèrent de ceux utilisés par les ovnistes et autres croyants à la matérialité de l'incident de Roswell » (Saler, Ziegler & Moore 1997 : 154). Autrement dit, les maîtres à penser de l'opinion commune considèrent que l'événement n'a pas eu lieu. Pourtant les témoins de manquent pas, disposés à coucher leurs observations sur le papier - voire à les confier aux bons soins d'un huissier. De deux choses l'une alors, ou bien ces personnes - généralement qualifiées dans la presse américaine de « citoyens responsables » - mentent, ou bien on nous cache des choses.
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Deux ouvrages récents, l'un en anglais : celui que je viens de mentionner : UFO Crash at Roswell, l'autre en français : Des hommes, des
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1974
- Quelques réflexions sur les conditions de l'enquête en anthropologie sociale , Paul Jorion, Revue de l'Institut de Sociologie, 4 : 619-639
1976
- To be a good fisherman you do not need any fish , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 1 : 1-12
- Adjuration du hasard et maîtrise du destin , Paul Jorion, L'Homme, XVI, 4 : 95-104
- Anthropological fieldwork: Forerunners and inventors , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 2 : 22-25
1977
- What are anthropologists talking about ? , Paul Jorion, Cambridge Anthropology, III, 3 : 49-54
- L'ordre moral dans une petite île de Bretagne , Paul Jorion, Etudes Rurales, 67 : 31-45
- Ethnologie et archéologie de l'anthropologie , Paul Jorion, Revue de l'Institut de Sociologie, 3-4 : 469-483
1978
- Marks and rabbit furs. Location and sharing of grounds in coastal fishing , Paul Jorion, Peasant Studies, VII, 2 : 86-100
1979
- Les deux concepts fondamentaux de la pêche artisanale: la "saison" et le "métier" , Paul Jorion, Ethnologie Française, IX, 2 : 135-146
1980
- La notion spontanée de magie dans le discours anthropologique , Paul Jorion & Geneviève Delbos, L'Homme, XX, 1 : 91-103
- Réflexions sur la formalisation dans les études de parenté en anthropologie sociale , Paul Jorion, Revue Européenne des Sciences Sociales, XVIII, 51 : 21-39
- La question Murngin, un artefact de la littérature anthropologique , Paul Jorion & Gisèle De Meur, L'Homme, XX, 2 : 39-70
1981
- The
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Paul Jorion
Le mathématicien et sa magie : théorème de Gödel et anthropologie des savoirs
Actes STP. 2000
Jacques Bouveresse a publié en 1999 un petit livre intitulé Prodiges et vertiges de l'analogie où il revient sur l'affaire Sokal et Bricmont. Rappelons, à l'intention de ceux qui nous lisent alors que les cendres de cet incident sont depuis longtemps refroidies, qu'à la fin du XXè siècle le physicien Alan Sokal de l'Université de New York parvint à faire publier dans Social Text, une revue ayant pignon sur rue
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Paul JORION, Intelligence
Artificielle Ce qui fait encore cruellement défaut à
l'Intelligence ArtificiellePaul Jorion
Référence officielle : Informations In cognito, No 7, 1997: 1-4
Bien entendu nous aimerions être plus avancés que nous
ne le sommes aujourd'hui . Des progrès ont été
réalisés et très loin d'être négligeables.
Mais par rapport aux ambitions affichées à
l'époque du Handbook of Artificial Intelligence
(Barr & Feigenbaum 1981, 1982 ; Cohen & Feigenbaum 1982), ou de
PDP (Rumelhart & McLelland 1986 : McLelland &
Rumelhart 1986), il s'agit bien seulement
de pas de souris.
Nous mimons l'intelligence sous quelques-uns de ses aspects et
prétendons quelquefois n'avoir jamais rien visé d'autre.
Mais lorsque nous nous contemplons le matin dans le miroir, il nous faut
bien admettre que nous avions en tête l'émergence d'un sujet
au sein de la machine. Ce que nous imaginions, c'était une machine
dont l'expression manifesterait au-delà de tout doute possible
l'existence d'une individualité - sinon d'une conscience.
Ce n'est donc pas par hasard si une partie du débat - par opposition
aux réali
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Ce que Penrose dit vraimentPaul JORION
Référence officielle :
Groupe de Réflexion en sciences de la cognition. Théorie et clinique des pathologies de la pensée -
(devenu STP en 1998)
Textes des séminaires de recherche. Seconde année (1996), Paris : Maison des sciences de l'homme, 1997 : 9-13
L'objection faite à l'intelligence artificielle par Roger Penrose dans ses deux récents livres (The Emperor's New Mind, 1989, Shadows of the Mind, 1994) n'est pas à prendre à la légère car le personnage est tout à fait considérable, Rouse Ball Professor à l'Université d'Oxford, il dispose d'une réputation enviable à la fois comme mathématicien, pour son exploration des dallages non-cycliques dits « de Penrose », et comme physicien, pour sa théorie des « twistors », contribution originale visant à lever certaines des ambiguïtés de la mécanique quantique.
Dans son premier ouvrage consacré à l'intelligence artificielle (The Emperor's New Mind, 1989), Penrose avançait que nos connaissances scientifiques actuelles sont insuffisantes pour produire la théorie nécessaire à la réalisation de l'intelligence artificielle. L'objection mérite d'être prise en considération : la physique que nous avons produite jusqu'ici ne nous permet pas de rendre compte de phénomènes pourtant aussi élémentaires que l'influence de deux corps sur un troisième, alors, qu'est-ce qui nous permet de supposer en effet que nous disposons du corpus théorique qui nous permettrait de reproduire l'intellig
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CHAPITRE 3 LE PRIX ET la valeur La valeur comme source du prix Comme nous l'avons vu au premier chapitre, toute chose susceptible de voir sa propriété transférée par son échange contre une somme d'argent est une marchandise, la quantité de monnaie échangée contre la marchandise étant son prix. Le prix d'une marchandise fluctue, ce qui veut dire qu'à des moments et à des endroits différents, le prix du même objet est susceptible d'être différent, il se peut même qu'il diffère au même moment au même endroit. Il est en général difficile d'assigner à ces fluctuations des causes évidentes. En l'absence d'un mécanisme plausible expliquant la constitution d'un prix initial et ses fluctuations ultérieures, l'approche traditionnelle de la question a été la suivante : dans un premier temps, on décrit un mécanisme constitutif de la valeur, celle-ci représentant un élément stable (solution d'équilibre au sein d'u
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Le secret de la chambre chinoise Paul JORION
Référence officielle: L'Homme 150, 1999 : 177-202
À partir d'une observation de Jean Pouillon, il est montré, à la fois de manière déductive et en se fondant sur des données expérimentales, que la conscience ne dispose pas d'un pouvoir décisionnel. Son rôle se cantonne à transmettre des instructions au corps en fonction de l'affect qu'engendre et qu'évoque la perception. L'existence du langage permet aux sujets humains de produire un discours d'auto-justification de leurs faits et gestes. Celui-ci ne reflète cependant en aucune manière les mécanismes psychiques effectivement à l'oeuvre, son seul impact consiste à influencer l'affect de celui qui le tient (en tant que parole ou que « parole intérieure »), comme celui de ceux qui l'écoutent. Le couple « corps » et « âme » se trouve ainsi validé, mais les responsabilités qui leur sont traditionnellement reconnues doivent être réattribuées entre un corps qui décide et agit et une âme qui rétro-agit sur le mode de l'affect simplement.
Starting from a reflection by Jean Pouillon, it is show
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Pourquoi nous avons neuf vies comme les chats Paul JORION
paul_jorion@msn.com
in Papiers du Collège International de Philosophie, Numéro 51, Reconstitutions, 69-80, 2000
Armel et moi nous nous sommes arrêtés sur le côté Ouest de la rue de Condé. Francis, – qui sait que nous allons prendre le métro à Odéon, s'est arrêté lui aussi. Mais Isabelle, qui ne connaît rien à nos projets, a déjà traversé la rue. Elle s'aperçoit soudain qu'elle est la seule à l'avoir fait, et revient sur ses pas. Mais une voiture débouche à toute allure, qui ne pourra pas l'éviter.
Quelques instants plus tard je m'entends dire à Isabelle : « J'ai vu votre sang sur la rue ». Armel lui dit : « La voiture est passée à quelques centimètres de vous ».
Dans la nuit je m'éveille et je pense : « Je l'ai vraiment vue morte : j'ai véritablement vu le sang d'Isabelle sur la chaussée. Aussitôt après je l'ai vue vivante, mais pendant une fraction de seconde je ne l'ai pas imaginée, mais littéralement vue morte ». Je me dis, le monde a bifurqué, je me suis trouvé un moment dans un monde où Isabelle a été tuée, puis aussitôt, dans un monde où, – Dieu merci –, elle était en vie. Est-ce que ma vision de l'accident ne suppose pas
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L'intelligence artificielle au confluent des neurosciences et de l'informatique
Référence officielle : Lekton, vol IV, N° 2, 1994 : 85-114
Suivant l'usage commun, j'appelle intelligence artificielle, la technologie informatique qui vise à simuler le comportement intelligent de l'être humain, c'est-à-dire le comportement qui permet à l'homme de résoudre les problèmes qui se posent à lui, intellectuels ou pragmatiques, soit de manière systématique et consciente, soit de manière intuitive et inconsciente.
L'intelligence artificielle est l'héritière de plusieurs traditions dont les principales sont la biologie, la psychologie, l'informatique et la linguistique. Le mot de « tradition » n'est bien entendu jamais innocent : une tradition intellectuelle est à la fois l'armature épistémologique qui soutient un corps de savoir dans ses avatars historiques et un ensemble permanent de contraintes quant à la manière légitime de définir des problèmes et de les résoudre. J'envisagerai ici les trois premières traditions : biologie, psychologie et informatique, la quatrième, la linguistique, nécessitant à elle seule un développement séparé.
Les sciences particulières
L'idée d'une science unifiée est jusqu'à présent un leurre : la réalité foisonnante du monde naturel a encouragé la diversité des angles d'attaque pour en rendre compte mais les portraits auxquels ceux-ci ont conduit demeurent souvent inconciliables. Aristote le premier avait reconnu que
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INTRODUCTION
La
vérité et le prix
Les deux
phénomènes, la vérité et le prixrelèvent de la même méthode parce que leur
structure est identique ; la seule différence entre eux, c'est
que la vérité s'exprime sur le mode du motet le prix sur le mode du nombre. Si l'on parle de lavérité on parle du fait même de quelque
chose qui fonctionne comme un prix et si l'on parle du prixon parle du fait même de quelque chose qui fonctionne comme lavérité. Il est permis de dire que le prix est
la vérité des choses humaines exprimée en
nombres et la vérité, le prix des choses
humaines exprimé en mots.
La véritéet le prix jouent au sein de notre société des
rôles parfaitement parallèles,
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CHAPITRE 2 LA SCIENCE ECONOMIQUE ET LA FORMATION DU PRIX La théorie « marginaliste » du prix Puisqu'il s'agit d'économie, où se tourner - du moins dans un premier temps - sinon vers les théories produites par les économistes, et vers quelle modélisation se tourner en particulier, sinon vers celle la plus généralement admise au sein des sciences économiques, celle qui vaut pour le commun des mortels comme l'économie des économistes, à savoir la théorie dominante « marginaliste » ? Malheureusement, pour le spécialiste des sciences humaines quelque peu au fait des questions épistémologiques, la plausibilité des présupposés de la théorie économique marginaliste est faible et, pour tout dire, quasiment nulle. N'est, bien entendu, pas innocent le geste qui inaugure une réflexion de nature économique en récusant en bloc le courant dominant de la science économique. Aussi faut-il s'en expliquer : les raisons qui soutiennent le j
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La linguistique d'AristotePaul JORION
Référence officielle: V. Rialle & D. Fisette (eds.), Penser l’esprit: Des sciences de la cognition à une philosophie cognitive, Grenoble: Presses Universitaires de Grenoble, 1996, 261-287
La pensée qui engendrera la pensée moderne ne s'éveille pas brutalement au Ve siècle av. J.-C. en Grèce ancienne : elle fut en gestation durant des millénaires dans le bassin méditerranéen. Même si nous manque cruellement la connaissance de cette culture méditerranéenne qui s'envola en fumée dans l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, il s'est bien en effet passé quelque chose de tout à fait spécial au Ve siècle et Aristote peut être compté au rang des quatre ou cinq luminaires authentiques de la pensée. Lorsque, tout récemment (1990), Geoffrey Lloyd tenta de comprendre pourquoi il y eut un « miracle grec » et non un « miracle chinois » - alors que la Chine possède à cette époque un léger avantage technologique sur la Grèce (cf. Graham 1973), il fut obligé de considérer comme un élément essentiel de la différence, la présence en Grèce d'un penseur de la stature d'Aristote.
Pour pouvoir construire l'intelligence artificielle, il faut disposer d'une théorie du langage. La linguistique a produit de nombreuses théories du langage au cours des années récentes. Celles-ci sont souvent exclusives l'une de l'autre et l'on pourrait penser qu'il en existerait parmi elles l'une au moins qui pourrait nous servir d'outil. Or ce n'est pas le cas, toutes - et chacune à sa façon - se révèlent inadéquates. Pourquoi la
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DEUXIEME
PARTIE : la formation des prix DE MARCHE SUR LES MARCHES DE
PRODUCTEURS : L'exemple de la petite pêche
CHAPITRE
5
LA
VENTE DE GRE A GRE
La
vente du produit de sa pêche se révèle
vite dans les conversations comme l'événement qui
résume l'ensemble de la vie économique aux yeux d’un
pêcheur, et ceci parce qu’il la conçoit comme son
moment central. Selon lui, la vente rétroagit sur l'ensemble
des autres actes qu'il pose, et leur donne rétrospectivement
leur sens. Il sait que c'est dans sa capacité à obtenir
lors de la vente ce qui lui semble un prix « juste »
en rémunération de l'effort que lui et ses coéquipiers
ont consenti, que sera jugée par autrui sa qualité de
« bon pêcheur » ou au contraire, de
« pêcheur malchanceux » (cf. Jorion
1983a : 72-85). Il sait aussi que c'est par rapport à la
vente que sera jug&
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CHAPITRE
6
LA
RÉPARTITION DU SURPLUS
La
vérité sur l'offre et la demande
La
prise de décision économique à la petite pêche
se situe pour le pêcheur dans le cadre d'une représentation
globale : celle de la pêche comme « jeu à
somme nulle ». Tout gain de l'un est en effet censé
se faire aux dépens des autres : pêcheurs
concurrents comme mareyeurs adversaires. On reconnaît là
la conception dite des biens en quantités limitées,
mise à jour pour la première fois par George Foster
(Foster 1965) pour rendre compte de la représentation
spontanée du processus économique au sein d'une
population de paysans mexicains (pour l'application du concept au cas
des pêcheurs de l'Ile de Houat, voir Jorion 1984a :
90-91).
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CHAPITRE 4 LA FORMATION DES PRIX SELON ARISTOTE Le retour de Polanyi à Aristote Dans son ouvrage classique publié en 1954, l'Histoire de l'analyse économique, le prix Nobel d'économie Joseph Schumpeter consacrait quelques remarques désobligeantes à la théorie de la formation des prix d'Aristote en affirmant qu'elle est « pompeuse, plate et passablement médiocre » (1954 : 57), après quoi, sans avoir peur de se contredire, il admettait n'y avoir rien compris. Quelques années plus tard, en 1957, alors qu'il enseignait à Columbia University, l'historien d'origine hongroise Karl Polanyi publiait un texte intitulé « Aristotle Discovers the Economy », sa contribution à un volume collectif consacré aux marchés dans les économies précapitalistes. Dans cet article, Polanyi suggérait que l'on prenne au sérieux la théorie de la formation des prix proposée par le philosophe grec, et ceci pour la première fois sans doute d
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CHAPITRE
7
LE
STATUT RECIPROQUE
La
mesure du statut réciproque
Ceci
nous conduit à poser une autre question : n'y aurait-il
pas moyen d'établir de manière quantifiéele rapport objectif qu'entretiennent les parties ? Et
puisque nous disposons des données qui nous permettraient une
telle évaluation, comment mesurer le rapport de force entre le
patron-armateur et le matelot, et entre le mareyeur et le
patron-armateur, tel qu’il s’exprime dans la répartition
entre eux du surplus ?
Un
de ces rapports est conna
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TROISIEME
PARTIE : lA FORMATION DES PRIX SUR LES MARCHES FINANCIERS
CHAPITRE
8
La
VENTE SUR LES marches ORGANISES
Spécificité
des marchés financiers
On
pourrait être tenté de définir la financecomme la partie de l'économie fondée sur une simple
interaction de la monnaie avec elle-même - par opposition à
la partie de l'économie fondée sur la production. Mayer
n’écrit-il pas que « Du fait que la
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Chapitre
9
DYNAMIQUE
des marchés financiers
Individus
et conditions
S'il
existe un ordre stable dans la Grèce du IVe siècle,
il n'est pas pour autant l'ordre immuable d'un système à
castes. La preuve en est, la manière dont ce système
évoluera ensuite sans révolutions majeures dans le
monde méditerranéen pour aboutir au complexe
militaro-commercial et pseudo-démocratique de l'empire romain.
Ce qui soutient la stabilité de cet or
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CHAPITRE 10 RARETE, rISQUE, staTUT des personnes L'abondance et la rareté des personnes Dans la deuxième partie de l'ouvrage, je me suis efforcé de mettre en évidence que le modèle d'Aristote rend compte de la formation des prix sur les marchés de producteurs, à condition, bien entendu, d'élargir le cadre de l'économie à son contexte contemporain. Dans ce chapitre-ci, je vais montrer que la notion de « statut réciproque », fondatrice du prix chez Aristote, peut être rapprochée de celle de « rareté » des parties prenantes au sein de leur catégorie socio-professionnelle, et que cette rareté relative peut constituer à son tour une mesure du « risque » que chacune des parties fait courir à l'autre dans leurs transactions commerciales. On aboutit ainsi à une équation entre statut réciproque en tant que détermination du prix et risque réciproque, qui reproduit dans une
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