Complots et thèse du complot

C’est la deuxième fois que je procède de cette manière : le commentaire à un de mes billets vient d’abord, et je rédige le blog ensuite. L’ordre est un peu inattendu mais les choses se passent de la manière suivante : l’un de mes lecteurs a une très forte envie de me communiquer quelque chose et il me le dit à travers un commentaire, sans rapport évident avec le billet qui se voit ainsi commenter.

Cette fois–ci, ce sont les conspirations, les complots. Comme vous le verrez peut–être (en temps utile) dans un commentaire, le complot en question touche à l’attentat du World Trade Center à New York, le 11 septembre 2001. Personnellement, et à l’heure qu’il est, je ne pense pas qu’il y ait eu dans cet événement davantage que ce qu’en dit sa version officielle : je ne pense pas qu’il existe un mystère ni quant à ses responsables ni quant à leurs motifs. D’une manière générale, pour que la thèse d’un complot me retienne, il faut d’abord que je me convainque de l’existence d’un mystère, autrement dit, que je découvre ou bien que l’on attire mon attention sur une anomalie. Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente.

Dans un cas parallèle, les premières photos d’un astronaute américain sur la lune, l’ami, convaincu lui de l’existence d’un complot, avait fait preuve de persévérance et m’avait persuadé de la présence d’une anomalie : le rapprochement de deux des photos prouvait que les ombres portées ne pouvaient pas être dues à une source lumineuse lointaine – comme le soleil – mais devaient être causées par une source proche – comme un projecteur dans un studio. Cela ne suffit pas à me faire croire que les Américains ne sont jamais allés dans la lune, simplement que les « premières photos » de leur alunissage sont truquées. Pour quel motif ? Je n’en sais rien : désir d’anticiper l’événement en ayant des photos « déjà prêtes » ? Faible qualité des vraies photos ? Autre pépin ?

L’assassinat de John Kennedy est une autre affaire : les anomalies abondent et donc le mystère vous est offert tout chaud, tout rôti. J’ai aimé en particulier « JFK », le film d’Oliver Stone et je continue de prêter l’oreille à tout nouvel élément d’information. Il y a une quinzaine de jours, quelqu’un que l’on présentait comme un spécialiste du tir isolé, expliquait à la radio que le recul d’un fusil tel celui censé ayant appartenu à Lee Harvey Oswald, oblige à un certain réajustement sur l’objectif entre chaque décharge, ce qui interdit un rythme aussi rapide que celui des balles qui furent effectivement tirées. Grande fut ma surprise quand le reporter révéla l’identité de ce nouveau témoin à charge dans la thèse du complot : nul autre que le Président de la république cubaine, ayant ainsi trouvé un moyen d’occuper sa longue convalescence !

Les vrais complots existent bien entendu : il arrive que des gens se réunissent en secret et décident d’agir ensemble et dans l’ombre. Toutefois la vulnérabilité de la thèse du complot, c’est que son économie fait d’elle une explication par défaut tentante dans tous les cas envisageables. En effet, si l’on ignore une partie importante de la manière dont quelque chose fonctionne, il est extrêmement pratique de remplacer le bout d’explication manquante par l’action supposée de quelques hommes ou femmes résolus. Il est même possible, dans les cas où l’on ne comprend absolument rien du tout, de produire comme explication globale la volonté de quelques personnages déterminés, voire même celle d’un seul. On parle dans le premier cas de religions « polythéistes » et de religions « monothéistes » dans le second.

Si la chose que l’on cherche à expliquer est néfaste et que l’on nourrit du ressentiment à l’égard d’un groupe particulier, il est très tentant, du point de vue de l’affect, de supposer à la place du mécanisme réel – qui peut être extrêmement complexe – la conspiration d’un certain nombre des tristes sires en question. Ainsi les maux qui affligeaient la République de Weimar avaient plusieurs origines et il était beaucoup plus économique de leur supposer comme cause unique un complot tramé par les Juifs. Dans la crise que traversent en ce moment les États–Unis, personne à ma connaissance n’a formellement accusé les Chinois mais la promptitude avec laquelle la presse locale rapporte tout incident relatif à de la nourriture pour chat contaminée ou à la peinture au plomb utilisée dans la confection de marionnettes, m’inquiète énormément pour la suite. Les lecteurs de mon livre savent que la Chine a effectivement une part de responsabilité dans la crise mais rien que l’on puisse véritablement lui reprocher : en achetant de vastes quantités de Mortgage–Backed Securities elle a contribué à maintenir des taux d’intérêt américains très bas, soutenant la consommation des ménages et alimentant ainsi indirectement la bulle immobilière.

On aura compris que j’accueille avec une très grande prudence toute explication en termes de complot. J’avais eu l’occasion de réfléchir à la question de manière approfondie à l’époque où j’étais chercheur en intelligence artificielle. J’avais développé dans le cadre du laboratoire d’IA des British Telecom un logiciel intitulé ANELLA (Associative Network with Logical and Learning Abilities). Celui–ci apprenait en posant des questions et en stockant en mémoire sous forme d’un graphe les mots constituant l’explication. Il pouvait ensuite les réutiliser et produisait – en suivant un gradient d’affect – des raisonnements ayant une tournure logique. Or, j’avais découvert un moyen très simple de faire souscrire ANELLA à la thèse du complot, il suffisait que le graphe que constituaient ses connaissances ne soit plus entièrement connecté, l’obligeant à se dédoubler en deux graphes autonomes sans passage possible de l’un à l’autre. Toute explication était donc nécessairement locale puisque confinée dans l’un des deux graphes. Le point d’entrée déterminait à partir duquel l’explication serait produite. Celle–ci était alors éventuellement à l’emporte–pièces parce qu’elles ignorait certains éléments d’information dont elle aurait eu besoin mais qui étaient stockés dans l’autre graphe. Du fait de la lobotomie que je lui imposais, ANELLA était forcé de réinventer la thèse du complot ! (*)

(*) Voir pour un exposé complet, Principes des systèmes intelligents (1989) pages 79 et 80, où je propose une explication en terme de graphes de la névrose et du rôle joué par la forclusion dans l’étiologie de la psychose chez Lacan.

Partager :

87 réflexions sur « Complots et thèse du complot »

  1. Votre article me fait penser aux travaux d’yves lecerf en ethnométhodologie et la conception d’un programme informatique de type prophétique :
    http://vadeker.club.fr/reponses/yves_lecerf.html
    Ce qui est intéressant, que je crois comprendre dans votre article, c’est la formation ou le renforcement d’un clivage entre entre deux modes, plus éventuellement, d’interprétation.

    Le programme de Lecerf était un automate basé sur des phrases types (50 à 100).

  2. « La lettre écarlate  » d’Hawthorne est un des textes fondateurs de la littérature américaine : par un rigorisme moral, même excessif, la communauté affronte son effroi devant le risque de la sauvagerie extérieure et intérieure… puis au cinéma, les histoires de fortins et les chariots en rond assiégés par les « reds »…

    L’amusant est qu’aujourd’hui nous avons l’exacerbation de deux menaces, deux représentations du monde en complots symétriques : « Al qaïda » et « l’inside job ». Je me demande si le recours à la « communauté menacée » n’est pas complémentaire de l’éthos des « Pélerins » et si ce moment « paranoïde » n’est pas nécessaire au sursaut de la conscience américaine. L’intérêt pour la démocratie serait alors de déconstruire au plus vite la thèse de  » l’inside Job ».

    Fait intéressant, l’institut de sondage « Zogby » met en évidence que 51% des Américains, ne sont pas satisfaits du rapport officiel concernant le 11 septembre.

    http://www.zogby.com/news/ReadNews.dbm?ID=1354

    Pour déconstruire les versions « paranoïdes» seulement guidées par leur dynamique d’affect, c’est-à-dire, il me semble, pour remonter aux chaînons manquants de votre modèle, pour remonter la chaîne des « justes colères » dirais-je, il conviendrait que les journalistes fassent leur travail! Pour cela, il ne faut pas que la thèse du complot soit moquée et passée sous silence, ce serait comme si un psy refusait d’entendre les délires de son patient. En Europe cet escamotage est sensible, particulièrement en France. Parallèlement, et c’est le point sur lequel je souhaitais attirer votre attention, alors que vous souligner l’immoralité du système financier, la presse escamote le débat moral et ramène tout à des problèmes techniques…

    §

    S’il s’agit de ne pas regarder en face le désordre engendré par l’incurie des gouvernements américains, renforcer la thèse de « l’inside job » en la censurant est une bonne tactique. En effet, sans le « barouf médiatique » autour d’Aal quaïda et de « l’inside job », d’autres type de questions, plus prosaïque serait posées: par exemple, à propos du Norad, lequel serait peut une passoire coûteuse (environ 120 sorties annuelles de jet fighter, dans les dix minutes ou un avion de ligne s’écarte de son plan de vol), mais après 80 minutes d’observation d’un vol aligné sur le sur le pentagone, pas de réaction ! Dans le même style « Gaston la gaffe », deux grands machins pas très solides ont été construits au centre de Manhattan, (pour mémoire une poutre en porte à faux vertical, c’est en principe solide, s’il y a trop de fenêtre ; la thèse officielle n’en discute pas et de « l’autre côté », si ça s’effondre tout seul, adieu complot).

    La révélation de l’incurie avec laquelle le système tourne est dangereuse pour les crétins qui le font tourner ainsi… sauf que de la voir dénoncée et aussitôt oubliée, ils savent qu’il peuvent continuer …

    Bref, il nous reste à attendre cinquante ans peut-être, « l’éclosion médiatique de ce qui est, … un véritable tabou médiatique ». Pourtant, il y a des choses aussi évidentes qu’un nez au milieu de la figure, et dont on ne parle pas … L’opacité des origines fait pousser les mythes urbains comme des champignons (et inversement ☺).

    Greenspan reconnaît qu’il n’a vu le risque immobilier qu’il y a deux ans… (vu ce qui gagne, vous devez être plus vert que le billet); Eisenhower dénonçait déjà le lobby militaro-industriel, auquel il convient aujourd’hui d’ajouter le qualificatif « financier », comme le plus grand danger encouru par la démocratie américaine! La répétition des crises, les assurances santé dans les années quatre-vingt,…Enron, etc. Etait-ce si difficile montrer, dès le départ, que les échafaudages de la finance sont  » mérulés » par des rapaces entourés de débiles incapables d’entamer la moindre guerre sans engendrer un abominable chaos.

    Quelques tablettes sumériennes perdues peuvent sans doute libérer quelques affects de tout accrochage, mais nous pouvons aussi éviter, à tout moment, de regarder certains liens qui nous dérangent: contourner l’évidence de notre grande misère et surtout, des petits profits que en tirons tous …

    (je cite) Étienne de la Boétie, Discours de la servitude volontaire.

     » Ce ne sont pas les bandes de gens à
    cheval, les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent
    un tyran, mais toujours (on aura peine à le croire d’abord, quoique
    ce soit l’exacte vérité) quatre ou cinq hommes qui le soutiennent
    et qui lui soumettent tout le pays. Il en a toujours été
    ainsi : cinq ou six ont eu l’oreille du tyran et s’en sont approchés
    d’eux-mêmes, ou bien ils ont été appelés par
    lui pour être les complices de ses cruautés, les compagnons
    de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés et les bénéficiaires
    de ses rapines. Ces six dressent si bien leur chef qu’il en devient méchant
    envers la société, non seulement de sa propre méchanceté,
    mais encore des leurs. Ces six en ont sous eux six cents, qu’ils corrompent
    autant qu’ils ont corrompu le tyran. Ces six cents en tiennent sous leur
    dépendance six mille, qu’ils élèvent en dignité.
    Ils leur font donner le gouvernement des provinces ou le maniement des
    deniers afin de les tenir par leur avidité ou par leur cruauté,
    afin qu’ils les exercent à point nommé et fassent d’ailleurs
    tant de mal qu’ils ne puissent se maintenir que sous leur ombre, qu’ils
    ne puissent s’exempter des lois et des peines que grâce à
    leur protection. Grande est la série de ceux qui les suivent. Et
    qui voudra en dévider le fil verra que, non pas six mille, mais
    cent milles et des millions tiennent au tyran par cette chaîne ininterrompue
    qui les soude et les attache à lui… »

  3. Je découvre votre blog avec énormément d’intérêt frappé par la diversité des sujets que vous traitez avec intelligence.

    Cependant, un point de détail, les banques chinoises ont acheté beaucoup moins d’ABS que leur concurrentes européennes qui pensaient avoir trouvé là des produits sûrs et payant un spread encore relativement conséquent…

  4. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur la théorie du complot du « 911 » et je ne veux surtout pas lancer le débat ici , mais j’ai toujours été étonné (entre autres) par ceci (vers la fin de la conférence de presse du 4 décembre 2001) retranscrite sur le site http://www.whitehouse.gov/news/releases/2001/12/20011204-17.html

    C’est au sociologue que je pose cette question : pourquoi cette « bourde » est-elle restée quasiment jamais commentée ?

    Q One thing, Mr. President, is that you have no idea how much you’ve done for this country. And another thing is that, how did you feel when you heard about the terrorist attack? (Applause.)

    THE PRESIDENT: Thank you, Jordan. Well, Jordan, you’re not going to believe what state I was in when I heard about the terrorist attack. I was in Florida. And my Chief of Staff, Andy Card — actually, I was in a classroom talking about a reading program that works. I was sitting outside the classroom waiting to go in, and I saw an airplane hit the tower — the TV was obviously on. And I used to fly, myself, and I said, well, there’s one terrible pilot. I said, it must have been a horrible accident.

    But I was whisked off there, I didn’t have much time to think about it. And I was sitting in the classroom, and Andy Card, my Chief of Staff, who is sitting over here, walked in and said, « A second plane has hit the tower, America is under attack. »

    And, Jordan, I wasn’t sure what to think at first. You know, I grew up in a period of time where the idea of America being under attack never entered my mind — just like your Daddy’s and Mother’s mind probably. And I started thinking hard in that very brief period of time about what it meant to be under attack. I knew that when I got all of the facts that we were under attack, there would be hell to pay for attacking America. (Applause.)

    => « I was sitting outside the classroom waiting to go in, and I saw an airplane hit the tower » Il s’agit nécessairement du premier avion … mais comment l’a-t-il vu puisque les images TV du 1er des deux crashs ont été diffusées seulement 2 à 3 heures après (des images d’un cinéaste français, semble-t-il, le temps qu’elles arrivent chez les chaînes TV) .. ?

  5. Dans notre monde hyper-médiatisé, où n’importe quel quidam peut devenir le journaliste d’un jour et filmer une scène avec son téléphone portable, les théories du complot, comme celles relatives au 11/09 ne tiennent pas vraiment la route puisque une machination d’une telle ampleur, par définition, concernerait beaucoup trop de monde pour rester secrète !

    Un peu comme l’affaire JFK … après 40 ans, il n’y a pas vraiment des pistes sérieuses.

  6. Concernant l’assassinat de JFK ce serait le chauffeur de la voiture qui porte le 2ème coup de feu fatal. On le verrait très bien sur la version originale de la vidéo qu’on peut trouver aux Pays-Bas, les versions qui circulent sur nos chaînes sont double : une où on ne voit pas le chauffeur et une où la partie du chauffeur est truquée mais c’est tellement mal fait qu’on voit que c’est une image superposée mais les gens ont tendance à se concentrer sur JFK et ne font pas gaffe au chauffeur.

    Dix jours avant d’être assassiné, John Kennedy avait annoncé son intention de révéler un complot contre la démocratie. Dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, il déclarait :

    La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions.

    Quelques mois plus tôt, le 27 avril 1961, dans son discours devant l’association de la presse américaine (American Newspaper Publishers), il évoquait l’existence de sociétés secrètes agissant dans l’ombre, ne rendant de comptes à personne…

    Concernant la lune, effectivement c’est louche, la version du complot qui prévaut c’est que les USA ont tourné la scène dans le désert américain…

    J’ai pris connaissance d’une autre théorie : on nous mentirait sur les conditions existant sur la lune ! Celle-ci serait un corps creux (comme la Terre) et donc la gravité est beaucoup plus proche de celle de la Terre qu’on nous le dit, ainsi cela permet le maintien d’une atmosphère ! Donc les humains pourraient se déplacer et respirer sur la lune sans aucune combinaison, ce qui expliquerai pourquoi le drapeau flotte. On nous cacherait cela afin de pouvoir exploiter les richesses de la lune avant que d’autres pays veuillent en profiter.

    Quand le débarquement de 69 s’est fait, des radios privés auraient interceptés le message d’Armstong et Aldrin qui disait quelque chose comme : « oh mon Dieu, ils nous regardent, ils sont là dans le cratère avec des vaisseaux et ils nous regardent, oh mon Dieu »… « Ils » seraient des extra-terrestres qui colonisent la lune depuis longtemps…

    Et bien sûr le fameux complot illuminati qui est bien connu : Rockefeller, Rothschild, le groupe de Bilderberg (dont Dominique Strauss-Kahn fait partie, voir vidéo sur internet où on le voit), le CFR, les Skull and Bones (dont sont membres les Bush, Kerry), le Bohemians Club (avec des Présidents américains autour de cérémonies ésotériques), le nouvel ordre mondial, le billet de 1 dollar, etc…

    Concernant l’existance de ces groupes et les appartenances de ces personnes on ne peut pas le mettre en doute c’est une réalité ! Concernant les objectifs de ces groupes et personnes c’est là que chacun doit faire son opinion…

    Sources : « Livre jaune n°5 », éditions Félix, collectif d’auteurs, interdit à la vente en France

  7. @Tietie007

    En ce qui concerne le 911, il est évidemment difficile d’apporter des preuves.

    Mais en tant qu’ancien pilote de ligne, je puis vous dire que déjà, les kamikazes étaient de sacrés bons pilotes (compte tenu des faibles entrainements et qualifications qui leur ont été attribués), et que d’autre part les dégats dans le Pentagone par un avion commercial ne « tiennent » pas vraiment debout.

    Mais ce n’est que mon avis 😉

    Je conseille de visionner sur le site http://www.reopen911.info/ « 400 ingénieurs et architectes américains s’interrogent sur les vraies raisons de l’effondrement des 3 tours du WTC. »
    et de lire http://www.patriotsquestion911.com/ (ca a du être traduit en français, mais je ne sais où)

  8. En ce qui concerne le 11 septembre, il existe une synthèse capable d’enlever tout doute dans la tête de personnes « éveillées » au sens que donne dhomih à ce terme dans le sujet discutant de l’efficacité de l’état et du privé.

    http://www.editionsdemilune.com/la-terreur-fabriqu%C3%A9e-made-in-usa-p-6.html

    Le problème principal n’est pas d’ailleurs dans l’existence de ces complots qui ont de tout temps existé et que personne ne nie dans leur perspective historique. (Il semble d’ailleurs que l’assassinat de Kennedy ait rejoint cette perspective dans l’esprit des intervenants.)

    Point n’est besoin non plus de « peaufiner » les détails de l’explication, une grosse dose d’irrationnel peut être même invoquée (la balle « magique » par exemple dans le cas Kennedy, une dose encore plus énorme dans l’affaire du 11/9).

    Il s’agit ensuite simplement de s’assurer pour un temps, (la « connivence » de la majorité de l’establishment étant acquise, majoritairement par simple opportunisme), une « connivence » passive des « apathiques » populaires, au sens de dhomih, sur un scénario officiel acceptable par un choix subtil des participants à l’enquête, et une neutralisation calibrée, définitive ou temporaire des témoins et observateurs « éveillés » actifs par des moyens dilatoires, retardant ainsi l’analyse rationnelle qui ne manquera pas de survenir jusqu’au point où sa connaissance sera sans effet politique.

    Et le mélange de prétendus complots bidons sur la conquête spatiale avec de vrais sociétés secrètes influentes est un moyen d’affaiblir la crédibilité des enquêtes objectives.

  9. @ bernard

    C’est seulement votre avis de dénommer « bidons » certains complots mais avouez que vous n’en savez pas plus que moi ! C’est sûr que quand on a entendu toute sa vie que la lune n’avait pas d’atmosphère, on ne peut pas croire un dernier venu qui dit qu’effectivement il y a une atmosphère et qu’on nous a toujours menti dès le début… Et pourtant nous n’en savons rien, on a accepté que ce qu’on a bien voulu nous dire officiellement… Et c’est parfois difficile de remettre en cause sa façon de voir le monde…

    Sinon on peut aussi parler de complot quand les différents gouvernements font tout pour nous cacher l’existence d’une source d’énergie non-polluante et inépuisable : faîtes des recherches sur « énergie libre », « Nicolas Tesla », « minato »…

    Par exemple mon grand-père a esseyé de créer un moteur sans carburant et a écrit aux ministères pour avoir une aide financière ou des contacts et on lui a répondu « vous ne devez rien faire qui puisse léser l’Etat »… Autrement dit il faut continuer à polluer, à appauvrir les ressources de la planète mais il ne faut surtout pas toucher aux revenus de l’Etat !

    Et sinon juste une opinion personnelle qui n’a rien à voir avec les complots mais qui a un rapport avec la pensée unique : que ceux qui étudient les phénomènes sans a priori se rendront compte de la réalité de la communication entre vivants et personnes décédées autrement dit la survivance de l’âme après la mort ! La science a rejeté toutes les preuves apportées… pourtant tous les jours des milliers de preuves sont apportées encore faut-il les accepter et remettre en cause sa vision du monde…

  10. J’attrape au passage ces commentaires sur un billet de Paul de septembre 2007.

    Il y a de nombreuses « zones d’ombre » dans les attentats du 11 septembre. Il y en a davantage que pour d’autres « affaires » d’une extrême portée.

    Je connais quelqu’un qui a procédé aussi à un interview détaillé de William Rodriguez, héros s’il en est. Il a été décoré personnellement par le président Bush, mais dont le témoignage absolument capital est formel : il y a eu une formidable explosion en sous-sol quelque secondes seulement avant que se produise l’impact de l’avion percuteur contre la paroi de la tour où il était responsable d’entretien depuis vingt ans, il connaissait la tour comme sa poche.

    Il est vraiment incroyable que son témoignage n’ait pas formé un « bras de levier » pour des enquêtes et investigations bien plus poussées ! C’est incompréhensible ! Rien que ce témoignage central à lui seul indique que « quelque chose » d’ « autre » existe dans ces attentats. Ceci dit, j’ai suivi pas mal de sites sur le 11 septembre, mais je ne me suis jamais penché durablement sur cet événement dont il est vrai que nous ne percevons pas toutes les dimensions et implications, même 7 ans après.

    Voir, par exemple.

    http://video.google.fr/videoplay?docid=7790984635879352453

  11. Comme vous pouvez le constater, ce billet n’a pas suscité beaucoup de réactions au départ. Et comme je l’indique dans son texte, l’initiative d’évoquer les complots et les conspirations ne venait pas de moi : le billet répondait à une demande pour que je crée une « amorce » qui permette de débattre de la question.

    J’ai donc créé un cadre et l’avantage d’un blog – qui n’est rien d’autre qu’une base de données – c’est qu’on peut toujours y revenir. Et l’exemple de notre débat sur la création monétaire montre qu’on peut effectivement faire avancer la compréhension globale d’une question de la manière dont nous le faisons : en centralisant l’information et en faisant émerger la vérité par le dialogue.

    Le problème avec les complots et les conspirations, c’est que, comme leur définition le suppose, leurs participants se cachent et qu’à moins que l’un d’entre eux ne sorte de l’ombre et ne vende la mèche, on en est réduit, comme on dit, aux supputations et aux conjectures. Ceci dit, ce n’est pas nouveau, car la plus grande comploteuse n’est autre que Dame Nature et nous avons mis au point une méthode, la « méthode scientifique », qui nous permet de formuler des hypothèses puis de les tester. Alors pourquoi ne pas utiliser la méthode dans des cas comme ceux-ci ? Notre héros mythique, Sherlock Holmes, nous indique la voie à suivre.

    Mais la difficulté principale ne réside pas dans la méthode : elle est dans la définition du problème. Pour définir le problème, il faut déterminer de manière rigoureuse quelle est l’anomalie qui fait d’une question apparemment résolue, une question en réalité non-résolue.

    J’ai surpris quelquefois ma mère en train de parler tout haut à son père décédé. Est-ce que cela prouve que nous communiquons avec les morts ? Non, parce qu’il m’arrive aujourd’hui de faire la même chose avec elle bien que je sois certain qu’elle ne m’entend pas. Le fait que le drapeau « flotte » sur la lune indique-t-il qu’il y aurait peut–être une atmosphère sur notre satellite ? Non, parce que son armature métallique est clairement visible.

    J’ai suivi les liens que vous m’indiquez. J’y ai vu des gens qui admettent qu’ils sont allés un peu loin dans leurs affirmations, d’autres qui mettent tant de « peut-être » dans leurs phrases qu’il ne reste pas de place pour y mettre d’autres mots, enfin un gars qui passe tellement de temps à affirmer que le président d’un certain pays l’aime beaucoup, qu’il en perd le fil.

    Ce que je veux dire, c’est que dans ce domaine des conspirations et des complots, la Roche Tarpéienne est toute proche du Capitole : ce n’est pas la mort qui menace bien sûr, juste le nom de « zozo ».

  12. Concernant la communication post-mortem, vous n’avez pas eu de réponses, mais certains en ont eu…

    Vous n’avez jamais rien vu, mais certains ont vu…

    Des gens très célèbres ont étudié ces phénomènes et ont accepté l’évidence : Thomas Edison, Victor Hugo, Gustave Geley, Vistorien Sardou, Camille Flammarion, William Crooks…

    Ceux qui ne cherchent pas ne trouvent pas !

    Il y a eu à toute époque des gens pour décider de la façon dont il fallait voir le monde : l’Eglise, les gouvernements, certains intellectuels, certains scientifiques… S’écarter de leur vision des choses c’est se condamner à être catégorisé comme fou ou comme farfelu… et puis des siècles plus tard on se rend compte que finalement c’étaient les plus grands génies de leur époque et qu’ils avaient des siècles d’avance sur leur temps !

    99% des gens peuvent voir le monde d’une certaine façon, ce n’est pas pour autant que les 1% de « décalés » aient tort !

    Le plus grand ennemi de la vérité c’est l’orgueil ! Quand on est une personne honnête, modeste et ouverte, on a l’esprit plus enclin à l’étude de tout phénomène afin de le cerner le mieux possible… Si ce n’est pas le cas on reste borné, c’est-à-dire limité…

  13. @ Nicolas Bernabeu

    Je vous ai indiqué ma méthode, c’est la méthode hypothético-déductive : on découvre une anomalie, on formule une hypothèse qui l’expliquerait, on teste cette hypothèse et si elle survit à ce test, on étend son rayon d’action par le syllogisme.

    William Crookes et Camille Flammarion en tout cas (je découvre le nom de Gustave Geley dans votre message) ont utilisé la méthode scientifique dans leurs études du spiritisme. Je suis prêt à reprendre leurs recherches là où il les ont laissées. Je ne suis cependant pas prêt à croire ce qu’ils croyaient au prétexte qu’ils étaient « très célèbres ».

    Encore une chose : il me faut une anomalie. La douleur d’un père à la mort de sa fille et le désir de lui parler une fois encore, n’est pas pour moi une anomalie.

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs.

    Victor Hugo, pour Léopoldine, morte à dix-neuf ans.

  14. Je n’ai pas encore regardé le lien indiqué ci-desus par A-J Holbecq, ce que je vais faire juste après ce mot, en une ou plusieurs fois.

    Paul à écrit :

    (….) enfin un gars qui passe tellement de temps à affirmer que le président d’un certain pays l’aime beaucoup, qu’il en perd le fil.

    Attention, j’ai attrapé ce lien en vitesse, comme ça, sur Google. Ce n’est peut-être pas le meilleur lien pour informer au mieux ce dont il a été témoin quelques secondes AVANT qu’un avion percute la tour où il était responsable d’entretien chef d’équipe où il travaillait depuis vingt ans. Car c’est cela qui compte. Son témoignage pourrait déplacer le « centre de gravité » de l’enquête (ou des enquêtes) car, héros, il a aussi été entendu. Mais on peut gager que si une quelconque « autorité » sait « quelque chose », l’ « intérêt » de cette « autorité » serait de la boucler…

  15. @ Paul Jorion

    Je citais ces personnalités là non pas pour leur célébrité mais pour leur supposé sérieux.
    Et effectivement ces gens-là ont adhéré à ces théories spirites après des études scientifiques rigoureuses…
    J’aimerais moi-même approfondir ces recherches là quand j’aurai fini mes études médicales…

    Concernant l’interview de Thierry Meyssan, voici la fameuse biographie de Nicolas Sarkozy évoquée, en attendant que le site du réseau voltaire soit de nouveau en ligne.

  16. Un jeu est plus amusant dès lors que l’organisation de zones d’ombre y est autorisée. En revers, pour nos sociétés, l’accrétion subite de plusieurs zones d’ombre autour d’une seule image donne facilement l’illusion d’un complot, laquelle n’est pas sans conséquence car, bien instrumentalisée, elle permet d’encapsuller toute velléité critique. Les chimères ne prennent-elles pas leur essor lorsque la raison préfère le sommeil à la perte des conditions sociales de sa tranquillité ? Mais alors, les suppléments d’apparence apportés au réel n’en sont que moins effaçables.

    Par exemple, lorsqu’au début des années soixante-dix, Claude Lévi-Strauss et Paul Jorion (Paul Jorion, L’Homme, Année 1971, Volume 11, Numéro 1, p. 104 – 108) appelaient les indianistes, les linguistes et les paléologues à l’examen des données ethnomycologique assemblées par Wasson ou Allegro, il ne s’agissait pas tant de défendre la thèse du « champignon sacré » que de peser les matériaux avec lesquels une image prudente et raisonnée du rôle des champignons dans la culture pourrait être rationnellement construite. Le silence autorisé qui suivit devait conduire au déferlement d’un barnum panmyciste et nourrir la foire néo-payenne, ainsi que de quelques modestes réussites éditoriales dont elles constituent sans doute le prétexte. Le « 11 septembre » approche déjà ce stade.

    L’irréversibilité vient autant de la prévention de « zozoterie » que de la difficulté du réexamen dépassionné des sources. Ressortir des faits, aujourdhui enrobés d’une gangue de légendes sédimentées est moins aisé qu’en 2002 ! La situation est alors d’autant plus amusante que tant les « anticomplotistes » que les « complotistes » seront insatisfaits. Ainsi, pour revenir à notre premier exemple, devant les thèses les plus farfelues alliant transe hallucinogène, chamanisme, et art pariétal, les savants, de bonne foi, utilisent l’écume panmyciste comme prétexte à effet de manche pour défendre, par de mauvais arguments, leurs positions pourtant raisonnables. À l’opposé et sous un simulacre de raison, de nouveau pontifes décrètent pour le futur de nouvelles formes anthéosacramentelles, le dénis des uns fait la force des autres, tout comme le « Patriot Act » recycle le 11 septembre et « reopen 11/09 » le « Patriot Act ».

    Dans son examen du fatras de balivernes ayant conduit au Da Vinci Code, Alexandre Adler, (Sociétés secrètes, 2007) rappelait que pour trouver les traces de quelques faits historiques négligés et dont l’oubli engendre le mystère du « roman brownien », il faut autant railler les sceptiques que les affabulateurs.

    La thèse officielle attribue l’effondrement des tours à l’affaiblissement des structures par incendie, mais n’explique pas quelques anomalies – les coupures obliques et nettes des poutres métalliques, l’acier en fusion (liquide), la vitesse de chute, l’énergie nécessaire à l’expansion du nuage pyroclastique. Comme le soulignait avec pertinence Jean-Luc Godard, les photos vides du « Boeing sur le Pentagone » n’ont donné lieu à aucun contre-champs (sauf d’un rotor de taille ridicule comparé à celui d’un moteur de long courrier). Comme dans les procès de Guantanamo, l’examen à charge et à décharge n’a pas lieu, la défense est commissionnée d’office par l’accusation.

    Les anomalies observées au niveau des tours seraient justifiées par un apport d’explosifs, mais le « pré-dynamitage » des trois tours n’implique pas un complot planétaire ! De nombreuses hypothèses peuvent être envisagées, soutenues d’éléments concrets, et présentées sous forme de récits. Par exemple : les tours n’étaient plus ni rentables ni réhabilitables ; démolir et reconstruire était plus direct. Dans ce cas, pré-positionner des explosifs dans l’attente d’une décision arrachée en douce et exécutée dans sans délais et sans consultation publique n’eut eu été qu’un sage calcul politico-financier. Une assurance sur les deux tours, n’apparaît comme magouille, qu’après l’effondrement. Que quelques cercles étudient des scénarios de propagande visant à la revigoration morale de l’occident n’étonne personne. Qu’un groupe d’activistes prépare une manipulation de l’opinion autour d’un détournement d’avion sur le pentagone, et qu’un autre groupe en fasse de même pour les tours, etc. Tout ceci constitue des récits… séparés cette fois, et dont la conjonction imprévue, mais réelle, peut se jouer fortuitement, en cercle restreint à la Shakespeare, dans la plus grande pagaille et avec un effet d’ensemble rétrospectivement assuré.

    À moins que quelqu’un ne vende la (les) mèches, nous devrons de toute façon élaborer un récit et nous en contenter, il nous faudrait toutefois un « récit vrai », affecté certes par les conventions du genre, mais construit sur des éléments vrais et reprenant de façon cohérente l’ensemble des éléments vrais (Paul Veyne). Une vérité historique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui pour l’histoire officielle du 11/O9/2001. Quel sera cet autre récit importe moins que de comprendre comment et pourquoi le faux récit offert comme « 11 septembre » peut encore être unilatéralement porté par les médias et « accepté » avec notre complicité à tous… comme dans un songe sans éveil.

  17. Trouvé dans la biographie de notre président… (made in meyssan certes, mais tout de même…)

    Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
    Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

  18. @ TL

    Vous écrivez « made in meyssan certes, mais tout de même… »

    Que voulez-vous dire ? J’entends cela comme signifiant : « c’est probablement faux mais tout ne peut pas être faux dans ce qu’affirme quelqu’un…  »

    « Though this be madness, yet there is method in’t » a écrit Shakespeare, mais il s’agissait chez lui d’une plaisanterie.

    Si le cadre est celui de la folie, alors tout est faux et les « perles » qu’on y trouve ne valent guère mieux que celles d’une pendule arrêtée qui dit vrai deux fois dans la journée. Si tout est vrai, il faut pouvoir le démontrer et c’est pourquoi je propose un cadre : celui de la méthode scientifique. Si nous ne pouvons pas nous y tenir, la discussion peut continuer mais je m’en désintéresserai : quelqu’un d’autre a écrit : « Life is short… »

  19. @Paul

    Je ne crois pas que ce blog soit le lieu pour développer des explications essayant de démontrer suivant une méthode scientifique que toute cette affaire 911 est une vaste fumisterie (c’est du moins ce que je pense, en tant qu »‘ancien » pilote), simplement par le fait que nous, les « complotistes », n’avons accès à aucun des documents ou videos qui permettraient de soutenir – suivant une méthode scientifique – une thèse différente, et que celles données par les autorités pour soutenir la thèse officielle sont très « légères » (pour ne pas utiliser d’autre qualificatif).

    Néanmoins, Paul, as tu visité les liens que j’ai donnés le 10 juin et le 15 août ? As-tu une explication à la « bourde de GB », aux faits signalés ici par JLM et aux dizaines d’autres soulevés par reopen911 et les « patriots questions » ?

    Ceci dit, dans les théories du complot, tu en a oublié une dont la simple citaton fait en général ricaner quand ce n’est plus : la présence E.T. sur Terre … (Bill Watterson disait « La meilleure preuve qu’il existe des êtres intelligents dans l’univers, c’est qu’aucun ne soit venu nous rendre visite », qu’on pourrait légèrement modifier en « La meilleure preuve qu’il existe des êtres intelligents dans l’univers, c’est qu’aucun ne se fasse connaître » … : bon, je sais que ce n’est pas une preuve scientifique 😉 )

    Pendant une période de ma vie j’ai été « impliqué » dans ce sujet. Sais-tu ce que soutiennent les services de renseignements français, civils et militaires (en privé, donc je ne puis donc rien « prouver » ni démontrer) ?:  » nous estimons entre une demi-douzaine et une douzaine le nombre de races intelligentes E.T. qui vivent sur Terre, en permanence ou non. »

    Alors, qui donc peut apporter une preuve quelconque d’un « complot » ? Personne : ce n’est donc pas réellement la peine d’en discuter, nous sommes dans « l’intime conviction » issue d’une multitude d’informations disparates, de rencontres diverses (le hasard existe-t-il ?) et de réflexions…

  20. Concernant les E.T. on peut évoquer Milton William Cooper (« Le gouvernement secret »), ex-agent des services secrets de la Navy et de l’US Air Force, qui affirme que plusieurs rencontres ont eu lieu entre des extranéens et le gouvernement américain notamment avec le président Eisenhower le 20 février 1954. Il existerait plusieurs espèces, certaines bien intentionnées, d’autres moins (comme partout)… Ils auraient à leur disposition exclusive plusieurs bases sur le sol américain.

    Lors du fameux crash de Roswell en 1949 il y aurait eu 1 survivant qu’on a appelé EBE qui leur aurait appris beaucoup de choses notamment que la réincarnation est l’une loi universelle dans l’univers…
    Il s’est tu pendant 15 ans après avoir été menacé (d’après lui), puis a de nouveau tenté de faire savoir tout ce qu’il savait… J’ignore si il est toujours vivant…

    Comme le dit André-Jacques, dans ce domaine comme dans d’autres, il est difficile de prouver quoi que ce soit, surtout si certains ne veulent pas que se sachent certaines choses… Il ne reste plus que l’intime conviction !

    On peut aussi parler de la tribu africaine des Dogons qui avaient d’énormes connaissances en astronomie (sans aucune technologie à leur disposition) et connaissait l’existance d’étoiles qui ont été découvertes par la suite par la science… Ils affirment détenir leur savoir de visiteurs qu’ils considéraient comme des dieux…

    On peut aussi évoquer les milliers de peintures rupestres ou plus modernes qui évoquent des individus avec des casques tels nos astronautes ou des vaisseaux volants…

  21. À Nicolas Bernabeu, message ci-dessus

    Attention quand même en « dépiautant » certains sites, certaines données sont à prendre avec des pincettes, ou des réserves.

    Les théories du complot, les E.T., et autres phénomènes, font partie de ce que les hommes « disent ». D’autant plus que la « mondialisation-globalisation » accentue la « pression », les pressions de toutes natures (sans exception?), économiques, financières, physiques, technologiques, psychiques, informationnelles, environnementales innombrables, etc., etc., bref, presqu’impossible à « suivre » tout à la fois et encore moins en temps réel. Tout le monde manipule tout le monde et personne ne croit plus personne (ici internet est complètement ambivalent). Il faut nous accrocher à nos points de repère, les exposer à tout ce qui vient et ainsi les fortifier tout en les simplifiant et examiner ce qu’ils sont comme des objets bien décapés et rincés après les « bourrasques ».

    Je crois que la meilleure pratique d’étude et de recherche est la méthode dite « scientifique » ET « phénoménologique » à la fois. Il y a des faits, donc, que peut dire la grille « scientifique » de ces fait (y compris psychiques) et à quoi correspondent dans la grille « scientifique » les dires, entre autres par exemple, des théoriciens du complot?

    Pour illustration, j’en reviens, aux investigations d’enquêteurs parmi les plus sérieux, correspondant à la pensée rationaliste (notre si chère pensée rationaliste, spécialement en France) tel que le fut Anthony Sutton, que j’ai connu à travers les écrits d’un autre investigateur sans versant subjectif qu’était Pierre de Villemarest, ancien du contre-espionnage, décédé cette année à 87 ans, déjà évoqué dans ce blog. Par rapport à ce type d’investigation, quel sont les éléments qui cadrent avec ce que disent des théoriciens du complot? Mais ce terme est peu satisfaisant car il est beaucoup trop caricatural et manichéen. C’est cette façon qui, par expérience, m’a donné le plus de satisfaction, ou le moins de démentis, comme on voudra.

    Dit de façon simplificatrice, il est difficile (pour moi au moins) d’imaginer des groupes d’hommes puissants et secrets, se réunissant ponctuellement dans le secret pour ceci: « Voyons voir comment l’on va empêcher le monde de tourner et lui nuire le plus possible ». Mais par ailleurs, l’histoire et l’actualité sont manifestement l’effet, l’écume, de forces métaphysiques dans lesquelles, que cela nous plaise ou pas, les hommes sont impliqués, mais dont il est possible de savoir, fut-ce indirectement, quelque chose. Certains théoriciens du complots disent des choses vraies et tangibles quand elles collent à d’autres modes d’investigations. Mais il y a aussi, les idéologues, les tenants des philosophies « très » diverses, les exploiteurs et auteurs de document faux, de sources fausses, et aussi ceux qui pèchent soigneusement par omission, il y a aussi les spécialistes, innombrables, en demi-vérités, etc., etc. En effet, le plus difficile en la matière, ce sont les « mélanges » volontaires (et aussi involontaires) du mensonge (ou de l’erreur) avec la vérité. Parfois l’on fait porter à la vérité la caution du mensonge qu’on veut faire « passer »… Comme si on mélange des vrais et des faux billets de banque dans une même liasse, pour fourguer les faux, c’est pareil dans les pratiques bancaires, suivez mon regard, que dans les phénomènes dits paranormaux (attitude tellement humaine!…)

    Ayant gardé un œil, baladeur il est vrai, sur les phénomènes ovni, je crois qu’il n’est pas démenti aujourd’hui que 5 à 8% des cas d’observations d’ « ovnis » n’ont aucune explication à notre portée: traces matérielles, échos radars, témoignages de personnes ne se connaissant pas situées à plusieurs endroits différents d’une trajectoire, etc., etc.

    Il y aurait de quoi en parler de très longues heures, ce qui est impossible ici

  22. J’ai analysé le cas de Roswell dans un texte publié en 2001, La vérité (anthropologique) sur les extra-terrestres.

    Je reprends ici le passage de mon article qui relève les faiblesses de la « preuve scientifique » que les débris découverts étaient ceux d’un train de ballons-sondes. Ma démarche offre, je crois, une bonne illustration du type de travail que je préconise.

    Il y a dans UFO Crash at Roswell un chapitre qui, comme je l’ai déjà signalé, a pour auteur le météorologue Charles Moore, il s’intitule, « Les premiers vols de ballon de l’Université de New York ». Ce qui nous est présenté ici, c’est un abrégé de la thèse aujourd’hui largement acceptée par les anti-ovnistes, sceptiques de l’incident de Roswell, à savoir le compte rendu des faits dits réels qui sont à l’origine du mythe : la découverte par le fermier Sid West des débris d’un train de ballons porteurs de réflecteurs radar utilisés lors des premiers essais d’observation de tests nucléaires soviétiques.

    Je vais citer de manière continue un passage qui fait un peu plus d’une page dans le livre. Pour ne pas devoir reproduire ensuite certaines phrases à des fins d’analyse, je présente quelques commentaires au passage ; on les reconnaîtra au fait qu’ils sont entre crochets. J’ai également pris la liberté de mettre en italiques certaines tournures de phrases pour en souligner le caractère essentiellement rhétorique, suggérant l’existence d’un rapport de forces défavorable à un éventuel contradicteur plutôt que la puissance déductive irrésistible du syllogisme. Certains propos du passage cité renvoient à des éléments extrinsèques sans portée pour mon illustration, je les ai laissé tels quels pour ne pas entraver la continuité du texte, on en trouvera si l’on veut l’explication dans l’ouvrage cité.

    « Comme il en a été débattu dans la section précédente consacrée au vol N° 6, le parcours au sol de la figure 34 de NYU [rapport de l’Université de New York sur les vols de trains de ballons porteurs de réflecteurs radar] ne correspond pas à la localisation mentionnée pour la découverte des débris du vol [autrement dit il est acquis a priori que les débris retrouvés sont ceux du vol et ceci en dépit de l’impossibilité géographique du fait – qui est mentionnée simultanément]. Si le tracé au sol était correct et que des erreurs furent faites dans l’indication du lieu de la découverte, le site réel se serait trouvé plus loin dans la montagne, dans une région pratiquement inaccessible depuis High Rolls, où réside Sid West [le fermier] qui découvrit l’équipement [le mot « équipement » enlève toute ambiguïté à l’objet de la découverte : il s’agit bien de débris de ballons et de réflecteurs radar ; je souligne que c’est en réalité ce que l’on cherche à établir]. Toutefois, il existe immédiatement au Sud de High Rolls une route qui passe près de l’endroit où West rapporte avoir découvert les débris du vol [même remarque]. En conséquence, j’ai davantage foi dans son témoignage quant au lieu de l’impact que dans le point d’aboutissement du tracé au sol de la figure 34 [du rapport] de NYU [l’auteur écarte la possibilité d’éventuellement douter du témoignage du fermier et de situer le point d’impact là où le rapport scientifique situe l’écrasement du train de ballons].

    En examinant le tracé je m’aperçus que tous les azimuts semblaient avoir subi une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre de 12° ou 13° [… si l’on entend faire correspondre le point de découverte des débris problématiques et le point d’impact du train de ballons], suggérant que quelqu’un a peut-être fait une correction non-nécessaire de tous les azimuts originaux mesurés durant le vol [hypothèse extrinsèque qui ne devrait pas connaître de quartier de la part d’un rasoir d’Ockham bien affûté]. La déclinaison magnétique d’Alamogordo à cette époque était de 12,5°. Il me semble [effet rhétorique fondé sur l’autorité scientifique de l’auteur] que quelqu’un à la section de traitement des données de l’Université de New York aurait pu ajouter la déclinaison magnétique à l’ensemble des azimuts rapportés pour les mesures au théodolite quand l’analyste apprit que l’orientation au théodolite avait été faite à l’aide d’une boussole mais qu’il ou elle ignorait que la correction avait déjà été opérée [s’agit-il là d’une confusion commune ?]. Quoi qu’il en soit [l’auteur s’efforce d’enrayer le scepticisme grandissant du lecteur], le fait de reporter les données du tracé au sol après avoir soustrait 12,5° de chacun des azimuts, opère une rotation dans le sens opposé à celui des aiguilles d’une montre qui fait que l’aboutissement du parcours est presque à l’azimut de l’endroit mentionné pour la découverte. Toutefois ce dernier point est de 20 % plus distant du site de lancement que le lieu de récupération [une rotation de 12,5° ne suffit toujours pas à faire coïncider les faits à l’explication préétablie, il va donc falloir malmener ceux-ci davantage]. Mais l’altitude maximum de 72.500 pieds (22,1 km) donnée dans la Figure 35 [du rapport] NYU est supérieure de 20 % à l’altitude maximum d’environ 60.000 pieds (18 km) donnée dans le journal de Crary [géophysicien n’appartenant pas à l’Université de New York mais lié au projet] pour ce vol.

    La Figure 3 du présent chapitre a été préparée à l’aide des azimuts corrigés [en réalité le lecteur ignore toujours s’ils sont corrigés ou simplement modifiés pour la bonne cause] et en changeant l’échelle des distances horizontales par le facteur (60.000 – 4.069) / (72.500 – 4.069) [0,817], où 4.069 est l’altitude en pieds du théodolite à Alamogordo. Avec ces corrections [même remarque] au tracé au sol du vol N°6, le point d’aboutissement du nouveau tracé se trouve juste au vent (c’est-à-dire au Sud-Ouest) du probable site réel de récupération. Un autre avantage du recalibrage à l’altitude maximale de Crary est de faire correspondre l’altitude des tropopauses avec celles qui furent inférées durant le vol N° 5. De plus, la direction (85°) selon laquelle le vent stratosphérique soufflait dans le tracé au sol révisé (Figure 3) est la même que celle trouvée à l’altitude maximale atteinte lors du vol N° 5. Pour ces raisons je pense [sic] que la carte révisée est probablement [sic] plus correcte que celle proposée comme Figure 34 [du rapport de] NYU. L’origine de l’erreur d’altitude [seul supporte l’existence d’une erreur le désir d’identifier le train de ballons avec l’objet qui s’écrasa près de Roswell et dont les débris furent récupérés par Sid West] dans l’établissement de la carte n’est pas évidente ; il est clair que Crary a obtenu de nous [Moore, auteur du chapitre cité ici, faisait partie du personnel d’expérimentation] la valeur qu’il mentionne pour l’altitude maximale, parce que nous recevions les signaux radiosonde durant le vol, mais pour une raison inconnue les analystes de données de l’Université de New York choisirent une interprétation différente, qui aujourd’hui semble improbable. La Table 3 établit la liste des vents en altitude que j’ai calculés à partir des données révisées du vol N° 6 [données revues et corrigées à l’aide de deux procédés distincts : rotation de 12,5° et changement d’échelle horizontale par un facteur de 0,817, de manière à faire coïncider le point d’écrasement du train de ballons et le point d’impact observé d’un objet problématique] » (Saler, Ziegler & Moore 1997 : 93-95).

  23. J’avoue que ces débats sur les complots me font peur et me semblent vains. La lecture (en diagonale) des écrits de Meyssan, les affirmations de M. Nicolas Bernabeu et autres soupçons ici repris, si on leur accordait foi, nous conduiraient à penser que TOUT est complot… Un point commun de ces théories est qu’elles font très plaisir à ceux qui les croient. Le gouvernement des Etats-Unis, la CIA et la NCA, les maîtres secrets du monde pour les anti-impérialistes… (Sarkozy serait donc leur marionnette – j’aime pas Sarko mais quand même…). La fausseté de l’alunissage pour les poètes qui ne veulent continuer à rêver de Sélène inviolée… Bush derrière le 9-11 pour ceux qui détestent les néo-cons… Et la Reine d’Angleterre derrière la mort de Lady Di pour les midinettes…

    Tous les événements brutaux et hypermédiatisés ont eu leur thèse complotiste.

    Pour ma part je ne crois qu’en celle de l’assassinat de JFK et n’ai pourtant pas de préférence pour l’assassin débile unique ou le complot mafieux. Mais les mystères sont trop nombreux et les disparitions successives et violentes de bon nombre des acteurs/témoins importants défie les lois de la probabilité (à calculer…).

    Mais j’avoue aussi que j’ai cessé de croire au Père Noël (enfin à St-Nicolas) à 4 ans, à Dieu à 13 ans et que j’ai tenu tête à ma famille déchaînée pour contester les pouvoirs des guérisseurs philippins. Et je ne les ai même pas nargués quand, quelques années plus tard on a constaté que les organes malades extraits sans ouverture étaient de la chair de lamentin. Tous ces exemples, peut-être par trop personnels (mais signifiant que la vérité ne parle pas par ma bouche, seule mon expérience subjective) pour compliquer encore l’affaire et introduire la psychologie et le besoin de croire dans le débat. Tiens, cela me fait penser au mythe de l’homo-économicus pour les économistes néo-classiques, pour en terminer sur le thème central de ce blog…

  24. Les propos de Paul Jorion et d’Alain A. me semblent frappés au coin du bon sens :

    Je cite Paul :  » [ seul supporte l’existence d’une erreur le désir d’identifier le train de ballons avec l’objet qui s’écrasa près de Roswell et dont les débris furent récupérés par Sid West ].  »

    Le désir… en effet, il est manifeste dans ce texte. Sinon, pourquoi autant de torsions dans la démonstration ? Et de malhonnête intellectuelle, il faut quand même le dire !

    Je cite Alain A. :  » Un point commun à ces théories est qu’elles font très plaisir à ceux qui les croient.  »

    Oui, j’ai toujours ressenti cela, à commencer bien sûr… en moi-même, à chaque fois que je suis tente de « croire » en quelque chose.

    Il y a une grande excitation de l’imagination à se dire : « Et si ce que je souhaite existait réellement ? », et ensuite à en chercher avidement des traces dans le réel pour en essayer l’hypothèse.

    Quel plaisir quand on y parvient un peu, avouons-le ! Cela me rappelle nos jeux d’enfant.

    Ce débat en vaut-il la peine ? Et le temps que l’on y consacre ? Toutes ces belles intelligences qui patinent…

    La vie est courte, oui !

  25. J’ai retrouvé 2 vieilles pages sur ce sujet « OVNI et E.T. », que j’avais mis sur le web en 1999, et qui sont toujours accessibles …

    http://sapiensweb.free.fr/editoriaux/1-edit9.htm (Lettre ouverte à André Brahic)
    http://sapiensweb.free.fr/articles/2-costag.htm (Le syndrome ovnien)

    @Alain A.

    Il ne faut effectivement pas voir des complots partout et les « légendes urbaines » ont sans doute un grand avenir devant elles.

    Personnellement je classe en légendes certaines interprétations comme Nazca, le triangle des Bermudes, l’affirmation que les missions lunaires soient « bidons » à partir de quelques photos sans doute refaites en studio…

    Mais il y a d’autres évènements qui ne peuvent – AMHA – entrer dans cette catégories, même si « ils » (les « comploteurs » qui n’en sont pas toujours, prenant parfois des décision d’enfumage zététique simplement parce qu’ils pensent honnetement que c’est mieux ainsi pour l’humanité – ou la Nation – et qu’ils ont le pouvoir de le faire) essayent de les faire passer pour telles. Je citerais par exemple, en plus des avis déjà donnés sur les E.T. et le 9/11, les assassinats de Kennedy et Lincoln, Pearl Harbor, les « crop circles » (pas tous 😉 )…

    D’ailleurs, peut-on appeller du même mot « complot » le 911 (s’il s’agit bien de la mise en place d’un « motif » pour intervenir en Afganistan et en Irak), et le fait de cacher certains faits à une société qui globalement n’est pas prête de les accepter, car imbue de sa supériorité (comment imaginer que nous serions les chimpanzés d’une espèce beaucoup plus évoluée ?) et persuadée que l’univers est sa propriété future ?

  26. L’idée de complot n’est pas nécessaire me semble-t-il, elle dessert même la cause qu’elle défend, en disqualifiant ceux qui emploient ce mot.

    Il y a comme un automatisme de pensée qui a été distillé, et parler « complot » c’est presque d’emblée faire de celui qui utilise ce vocable un crétin potentiel.

    Le conditionnement est réussi.

    Et ça sert donc de repoussoir, ça évite d’aller y mettre le nez.

    Le propre de l’humain n’est-il pas de s’orienter vers ce qui lui fait du bien, lui renvoyer qu’il est idiot de croire ces fadaises, c’est le ré-orienter vers un ailleurs jugé plus « adulte » plus « raisonnable ».

    Et pourtant.

    Quand les choses sont troublantes, il faut absolument en tenir compte, et aller y voir, interroger jusqu’à ce que la clarté apparaisse.

  27. Sommes-nous, ici aussi, dans une « théorie du complot » ?

    Reuters le 20/08/2008 11h09
    Les Afghans s’interrogent sur les objectifs des Américains

    KABOUL, 20 août (Reuters) – Les Afghans pensent que les Américains ont localisé les bases d’Al Qaïda et des Taliban au Pakistan mais ne les attaquent pas pour entretenir l’instabilité en Afghanistan et justifier ainsi leur présence dans le pays, motivée par des considérations stratégiques régionales, affirme mercredi le quotidien afghan Anis, contrôlé par le gouvernement.

    Si cette thèse est partagée depuis un certain temps déjà par de nombreux Afghans, c’est la première fois qu’elle est relayée par un organe de presse dépendant des autorités de Kaboul, illustrant ainsi une possible dégradation entre le gouvernement d’Hamid Karzai et ses soutiens américains.

    Alors que plus de 70.000 soldats étrangers sont déployés dans le pays, de plus en plus d’Afghans jugent que les Etats-Unis et leurs alliés ont volontairement choisi de ne pas agir contre les Taliban et Al Qaïda afin d’avoir une raison de rester dans cette région hautement stratégique.

    « Le peuple afghan doute depuis longtemps des belles déclarations des étrangers sur la lutte contre Al Qaïda et le terrorisme, notamment celles des Britanniques et des Américains, et leur confiance s’est évanouie », affirme Anis.

    « Personne ne peut croire que la paix et la stabilité seront rétablies en Afghanistan tant que les camps d’entraînement des Taliban (au Pakistan) existeront », ajoute le quotidien./GK

  28. @ Paul

    Je fais amende honorable. Ma phrase n’était pas du tout bonne (cf 14 posts plus haut).

    Disons, pour me dédouaner un peu, que je ne connaissais pas trop Meyssan, hormis par le fait qu’il a dirigé le réseau Voltaire et émis des doutes sur le 911 tel qu’il est communément présenté, et je dois avouer que j’étais (et suis face à à peu près tout) spontanément sceptique (j’ai parcouru plus en détail ses écrits et déclarations depuis, et je le pense de bonne foi, qui plus est sérieux). De plus, le sujet en question (notre président, les corses, le SAC…) (un domaine auquel j’ai été initié par hasard il y a quelque temps) ne touche pas directement le sujet « phare » de Meyssan : le 911 (« phare » est imprécis et fondamentalement inadapté, je sais, mais je n’ai pas mieux pour dire qu’on le connaît aujourd’hui surtout pour ça).

    Je partage la critique que vous me faîtes, d’autant que j’ai à cœur d’adopter une méthode scientifique. Il y a cependant un point que je nuancerai : il est tout à fait possible de mon point de vue qu’une personne soit lucide, honnête, réfléchie et sans tabou dans un domaine, et totalement aveuglée et/ou mal intentionnée dans un autre.

    Bien sûr, tous les domaines de pensée sont reliés par des voies plus ou moins larges, mais l’imprécision inhérente d’une part à notre vision imparfaite des choses, et d’autre part à la nature souvent ambigüe et/ou inadaptée du langage, fait que l’attitude de spécialisation est reconnue comme une approximation convenable.

Les commentaires sont fermés.