Le modèle américain

Si vous avez un ami ou une amie qui pense qu’il est important pour la France de s’inspirer du modèle américain – et si il ou elle comprend l’anglais – faites-lui voir ceci.

Le mot qu’il faut que vous compreniez, c’est « foreclosure » : c’est la saisie de la maison. Vous aimerez, comme moi, le passage où l’on explique que les victimes de l’éviction ne sont pas toujours contents et détruisent parfois tout ce qu’ils peuvent dans le logement qu’ils sont forcés de quitter.

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3 réflexions sur « Le modèle américain »

  1. Excellent, le « you don’t buy it As Is but As It Will Be », devise qu’on pourrait graver dans le marbre, par exemple au-dessus de l’entrée du siège de la Société Générale…

  2. Je voudrais raconter une histoire de vieux monsieur et de foreclosure à la mode européenne, avant je ferai un détour par le modèle français.

    §

    Juste un mot de préambule pour rendre compte d’un sentiment devant la TV française, (je paraphrase les propos, mais c’est l’esprit et même le ton). En résumé, Sarkozy: « joue sa politique à la baisse ».

    J’explique.

    Premier temps, en Inde, Sarko déclare « la finance marche sur la tête », au même moment sa ministre des finances déclare « tout va bien ».

    Deuxième temps, je me dis « manque de synchro « ou « c’est exprès », alors, si c’est exprès, Sarkozy recommencera !

    Aujourd’hui, »Bouton assure à mort », chemise sport à carreau, cool (col ouvert !) devant les micros. Au même moment, Sarko déclare : « C’est pas normal quand on gagne ce que gagne Bouton on assure en étant viré. »

    Ce qui me semble émotionnellement évident, c’est que Sarko (bien informé) prend position et contre un patronat franchouillard anesthésié, joue « la cata générale » d’ici quatre à six mois.

    §

    Autre remarque, ici en Europe tout le monde croit que nous vivons dans une crise économique depuis trente ans; presque personne ne comprend ce que ça veut dire une « crise économique ». Quand j’avais huit dix ans, pendant les vacances, je dormais avec ma grand-mère (insomniaque) et elle me racontait celle de 29.

    Aujourd’hui Évelyne et moi habitons dans une très belle maison, sur les fenêtres du bureau il y a toujours des scellés en cire : l’agent de change qui était un précédent propriétaire s’est suicidé en 29, ruiné ! Il y a deux ans, à leur demande, nous avons reçu une quinzaine de personnes de cette vieille famille expatriée aux quatre coins du monde. Il y avait un vieux monsieur de plus de quatre-vingts ans, un curé. Nous avons fait visiter les pièces d’apparat, mais Évelyne ne souhaitait pas ouvrir les pièces privées. Je ne me pardonnerai jamais d’avoir freiné le geste de ce vieux monsieur qui désirait passer la tête à la porte de sa chambre d’enfance, laquelle est occupée par mon fils, lequel vient d’entreprendre des études d’ingénieur en économie et pense que je radote comme ma grand-mère !

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