Le comploteur comme Moi-Idéal

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

J’étais en train de travailler à un article qui paraîtra lundi à Paris (édition de mardi) dans Le Monde – Economie, intitulé « Fannie Mae et Freddie Mac entre faillite et nationalisation » et je me demandais (comme j’avais déjà commencé à le faire dans Mr. Paulson joue au chat et à la souris), quel est le plan de bataille du Ministre des Finances américain ? Est-ce qu’il entend intervenir psychologiquement à la veille du 30 septembre (date fatidique pour le renouvellement de la dette de Fannie Mae et Freddie Mac) ? A-t-il décidé au contraire de laisser pourrir la situation ? Etc.

L’édition d’aujourd’hui du Wall Street Journal rapporte un certain nombre de réunions auxquelles Mr. Paulson a participé au cours des récents mois. D’où il appert qu’essentiellement, Mr. Paulson tourne en rond.

Et cela m’a ramené à ce débat qui vous a passionné un moment et où je participe aussi en traînant la patte, l’ayant inauguré à contre-cœur avec Complots et thèse du complot et ayant ensuite dans Pourquoi les financiers qui complotent m’indiffèrent posé la question : pourquoi voulez-vous que soient plus efficaces dans leurs actes, les P-DG de Countrywide, Bear Stearns, IndyMac, Fannie Mae et Freddie Mac, quand ils se réunissent secrètement la nuit que quand ils mènent leur barque dans la journée ?

Et je crois que la réponse se trouve dans ma propre attitude : dans cette conviction que j’avais que Mr. Paulson dispose d’un plan et qu’il le conduit avec détermination alors que ceux qui l’observent de près le voient essentiellement se gratter la tête.

Ai-je moi-même un plan que je conduis avec détermination ? Oui, parfois, pour dix minutes, quand je me réveille à trois heures du matin.

La politique de Mr. Paulson, c’est l’attentisme. Et l’attentisme, ce n’est bien entendu pas une stratégie : c’est laisser tout bonnement le monde décider à votre place. Si ça finit par aller dans la bonne direction – parce que les événements finissent toujours par prendre une forme ou une autre – il sera toujours temps de dire que c’est parce qu’on l’avait voulu ainsi.

Je me souviens avoir un jour vu Mitterand à la télé dire quelque chose du genre (je cite de mémoire) : « On considère toujours que mes décisions furent préméditées, ce qui est rarement le cas. Ce doit être quelque chose dans mon sourire ».

Ce comploteur, sûr de lui, qui planifie tous ses mouvements, qui agit au moment décisif et parvient toujours à ses fins, j’ai aujourd’hui un soupçon : c’est l’envers de nous-même. Mieux : c’est la figure que nous aimerions être, ce qu’en psychanalyse on appelle le Moi-Idéal.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

85 réflexions sur « Le comploteur comme Moi-Idéal »

  1. Comploteur or not comploteur ?

    Le lecteur des lignes qui suivent peut légitimement se gratter la tête d’un air circonspect :

    Le mot tittytainment fut utilisé en 1995 par l’idéologue néolibéral, membre de la commission trilatérale et ex-conseiller du Président des États-Unis Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, pendant la conclusion du premier « State Of The World Forum », dans l’Hôtel Fairmont de la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était de déterminer l’état du monde, de suggérer des objectifs et des objectifs désirables et proposer des principes d’activité pour les atteindre, et d’établir des politiques globales pour obtenir sa mise en œuvre. Les chefs réunis à San Francisco (Mijaíl Gorbachov, George H W Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20:80 est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. 80% de la population restante ainsi s’avérera superflu, ne disposera pas de travail ni d’occasions d’aucun type et nourrira une frustration croissante.

    C’est ici qu’est entré en jeu le concept proposé par Brzezinski. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait sa frustration et ses protestations prévisibles. Le même Brzezinski explique l’origine du terme tittytainment, comme une combinaison des mots anglais « tits » (« poitrines » en jargon américain) et « entertainment » qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles et oui, au contraire, comme allusif à l’effet endormant et léthargique que l’allaitement maternel produit chez le bébé quand il boit.

    in Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Zbigniew_Brzezinski

    Toujours du même personnage (aujourd’hui conseiller du candidat à l’investiture présidentielle américaine Barack Obama.) qui a déclaré : Brzezinski : la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes

    Comploteur ? Manipulateur? Quelle différence ? Quelle importance, quelques hommes investis du pouvoir l’utilisent pour déterminer le cours de l’existence (plus souvent en pire qu’en mieux…) de la multitude de ceux qui le subissent.

    Bonne journée quand même.

  2. « ceci n’est pas une pipe  » de Magritte. Mais il existe aussi deux oeuvres de Ben intitulées « ceci est une oeuvre d’art » et « le marché de l’art s’effondre demain à 14H ». Ou peut-on trouver la vidéo de Zap Ruder sur WCT7 ?

  3. Et d’ajouter encore quelque chose…

    L’identification d’une situation est déjà une forme d’action en soi.

    Elle déchire le voile du mensonge et marque le début d’un engagement aussi dérisoire soit-il.

    Ce forum  » peut  » en être un exemple.

    Je mets volontairement un bémol en disant « peut » car il y a bien entendu des résistances, un peu comme dans un travail psychothérapique, on tente de faire une restructuration des perceptions mais on se heurte à des obstacles de taille, des comportements et des pensées rigidifiés par le temps.

    Ne sommes-nous pas, tous, à notre façon des chercheurs de vérité ?

    Enlever la gangue qui obstrue, c’est une démarche active, nécessaire, et révolutionnaire n’ayons pas peur des mots !

    Quand on perçoit le faux, il se détache de vous, c’est ça la perception agissante, il me semble.

    Et me revient à l’esprit une phrase, que j’ai dû glaner chez Sartre, mais j’ai des doutes…

     » ne rien faire c’est faire quelque chose « ,

    et d’être décidément bien d’accord avec lui.

  4. Yogi écrit;

    «  »Pour qui VEUT voir tout est signe, c’est un biais cognitif bien documenté » »

    Étant hors d’Europe et pas en vacance, ma disponibilité actuelle est bien faible, quoiqu’un peu allégée par rapport aux semaines précédentes. Mais je ne peux guère répondre à tous ci-dessus faute de disponibilité.

    Je suis bien d’accord. De plus la nuance importante entre savoir et vouloir s’applique, par nature, à deux « espaces » cognitifs différents mais reliés. L’on peut dire : je « veux » voir, mais le « vois » comme tous, sans exception, dans un rapport: « objectif-subjectif « . Et je « sais » voir à – l’intérieur – de mon champ d’observation qui devient, et est déjà un champ commun à tous ceux qui se retrouvent à peu près dans cette même proportion de « vision » « objective-subjective » (je suis bien certain que ceci est « codifié » plus clairement et plus « scientifiquement » dans des recherches spécialisées, neurologiques ou/et autres, etc). Par exemple il y a des « sciences » – internes, donc à l’- intérieur – d’une branche d’activité mentale ou physique, etc. Par exemple: les techniques de la peinture artistique qui elle-même n’est pas une « science », la « science » du solfège pour la musique, la science – intérieure – à certaines écoles d’astrologie qui, évidemment n’est pas considérée (du moins officiellement) comme « scientifique ». Toutes ces « sciences » intérieures à un domaine donné ont de la portée dans leur domaine propre, certaines ont une proportion de territoire commun, et la « portée intérieure » de ces « sciences » spécifiques peut, dans certaines circonstances, se révéler féconde dans de tout autre domaines.

    L’attitude scientifique (en physique, biologie, neurologie, psy, histoire, etc, etc, etc….) est absolument nécessaire, en premier, dans son champ d’investigation et d’action propre. Si l’on veut vraiment « décaper » certains faits, il faut s’efforcer de partir de là. Mais cette attitude n’est « que » scientifique, et cette attitude-là est déjà très réductrice. Le « mental rationnel », pour « sûr » qu’il soit, passe à côté d’un grand nombre de voies d’investigations.

    Dans tous les domaines, les – projections – doivent être proscrites dans toute la mesure du possible. Et, en plus c’est vraiment « libérateur ».

    Toute chose égale par ailleurs et ceci étant, en principe, le mieux compris possible, les Évangiles nous disent : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ». De quoi donc est le fruit le 11 septembre ? Et quel est donc l’iceberg dont cet événement est la pointe ? Je le répète, la sphère financière est la sphère qui « tire les ficelles » du monde, d’autant plus et en proportion de la mondialisation alias globalisation.

  5. Paul Jorion (16/08, fil « complot et thèse du complot ») a écrit :

    Mais la difficulté principale ne réside pas dans la méthode : elle est dans la définition du problème. Pour définir le problème, il faut déterminer de manière rigoureuse quelle est l’anomalie qui fait d’une question apparemment résolue, une question en réalité non-résolue.

    Rumbo (19/08, fil « complot et thèse du complot ») a écrit :

    Les théories du complot, les E.T., et autres phénomènes, font partie de ce que les hommes “disent”. D’autant plus que la “mondialisation-globalisation” accentue la “pression”, les pressions de toutes natures (sans exception?), économiques, financières, physiques, technologiques, psychiques, informationnelles, environnementales innombrables, etc., etc., bref, presqu’impossible à “suivre” tout à la fois et encore moins en temps réel. Tout le monde manipule tout le monde et personne ne croit plus personne […]

    Il n’est pas du tout évident que, si la société décrite est dominée par un complot, un Mr Paulson serait doté d’un pouvoir de décision personnel ainsi que de compétences réelles. Le contraire est bien plus probable. Ou bien, ce monsieur appartiendrait à l’élite des conjurés, hypothèse qui n’a rien d’une évidence et qui serait sans doute fausse si nous étions dominés par un mouvement totalitaire, c’est à dire si le produit du complot présumé en question était ce type de régime.

    Il ne s’agit pas de comparer notre régime (globalisé) aux exemples totalitaires historiques et de fictions, mais il est sain d’apposer au propos – très antropocentrique et trop universel – de Paul un minimum de « rappel à l’ordre » quand à la réalité politique contemporaine.

    Je n’ai pas trop le goût des histoires policières et je n’avais jamais donné dans les réflexions sur les conspirations jusqu’il y à trois ans environ, lorsque j’ai lu pour la première fois Le système totalitaire, d’Hannah Arendt. (Après cela, je l’ai relu, avec le crayon à la main, en pesant au « capitalisme financier globalisé » ; suite à quoi je l’ai relu encore, en prenant des notes.)

    Il est parfaitement clair, et même mis en avant, dans l’analyse que donne Arendt des mouvements totalitaires, que leurs élites s’organisent de manière semblable aux sociétés secrêtes, qu’elles conspirent (et même, qu’elles se posent en opposition à une conspiration supposée existante : il suffit ne serait-ce que de penser aux complots pour comprendre qu’on entre dans une sorte de boucle, morbide sans doute, du moins une spirale assurément dangereuse.)

    Il me parait important de rappeler cela, tant la confusion règne, le très loufoque cotoyant le très sérieux, et tous les domaines de mélangeant rapidement, dès lors qu’un « débat » (peut-on en faire un vraiment ?) est suivi sur le thème « le complot ».

    Arendt, qui ne donne pas dans les ovnis ou le dialogue avec les morts (enfin, si l’on veut : elle « vénère » les Grecs et plus généralement, a le « culte » de ceux des ancètres dont les pensées remplissent les bibliothèques), et elle est sans doute reconnue comme l’une des plus grandes spécialistes du toatalitarisme, sinon la première (entre autres – mais elle a refusé le label philosophe… dur d’avoir eu pour premier amant Martin Heidegger.)

    Alors, quand on songe à ce message qu’elle donne très clairement (pour ne pas dire qu’il est un des mobiles de toute son oeuvre), message qui dit en somme : « d’autres systèmes totalitaires, et peut-être de pires, règneront sans doute à l’avenir, maintenant qu’on a ces specimens derrière nous ; on est loin d’être tirés d’affaire », on peut se demander quel comportement adopter face à la meute de ceux qui rejettent l’idée de conspirations existantes, comme si, d’ailleurs, cela était un minimum surprenant, ou comme si cela avait une raison quelconque de relever du passé. M’étant spécialisé dans les institutions et dans la démocratie depuis quelques années, je dois avouer que je suis souvent stupéfait de notre ignorance et de la capacité consécutive qu’on a à dire des énormités – cela ne tient pas à la démarche : j’étais déjà ingénieur, cartésien, …, avant de m’y coller.

    Les conspirations ont sans doute toujours existé, partout et sous des formes diverses, mais ce qui nous intéresse, c’est leurs effets, et ce qui doit nous intéresser au plus haut point, c’est de savoir que, dans certaines conditions – à savoir dans le contexte d’un mouvement totalitaire ayant détruit toute résistance organisée -, non seulement une conspiration existe, a existé, a permis à ce régime de s’installer, mais les recettes de la conspiration, des société secrètes, sont l’essentiel des mécanismes qui lui permet de se maintenir et de se renforcer.

    Si Hitler avait appris par coeur les « Protocoles des sages de Sion », s’il les faisait enseigner à ses élites, c’est en référence à ce brulot qu’il disait – en s’auto-persuadant, sans doute : « nous avons appris des Juifs l’art du gouvernement »… Ce que je veux dire ici, précisément, c’est que si la « théorie du complot » tourne en rond, la pratique du complot fonctionne… pour qui y croit. Cette idée – vérifiée par les faits – est d’ailleurs, à mon sens, la première morale à tirer du roman Le Pendule de Foucault.

    La « pratique du complot » renvoie à des recettes existantes – les « Protocoles », par exemple, sont en bonne part tirés des Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ? Un « pamphlet » écrit du temps de Napoléon, qui valut deux ans de taule à son éditeur (l’auteur est évidemment anonyme).

    S’il s’agit de poser le problème du complot, en définissant ce qu’on considère être le sens de sa résolution, c’est ainsi que je le définis : le problème est de savoir quels sont ses effets, et tout partriculièrement de savoir si et dans quelle mesure nous sommes, nous, au présent, sous la domination d’un mouvement totalitaire.

    Si on peut le démontrer, en listant les symptomes caractéristiques, en les croisant, … alors la question du complot ne se pose plus, le postulat est prouvé ; si on ne le peut pas, on perd son temps. Evidemment, je formule ça de manière un peu binaire par seul souci de faire court. Et je ne développerai pas ici d’arguments pour justifier ce jugement, ce n’est pas le sujet.

    Mon avis est donc qu’il y a un complot, et surtout qu’il y en a eu un, dont l’effet est important au présent… mais la question du complot me parait déjà presque accessoire, ou plutôt désuette : il a déjà gagné, au sens où il a passé les étapes délicates, qui remontent sans doute à plus de vingt ans ; et au présent, son produit tourne largement de manière automatique ; en somme, les alliés objectifs sont désormais légion, mélant toutes sortes de gens, conscients ou pas, mal ou bien intentionnés, … Prenez, par exemple, un J. Kerviel : peu m’importe ses croyances et opinions, il a été un violent de la pratique spéculative, et ça me suffit bien pour affirmer qu’il a joue un rôle important dans un régime qui, par ailleurs, possède de nombreux traits totalitaires. D’un autre côté, prenez les Bilderberger A. Adler ou VGE : pour l’essentiel, leur rôle dans ce régime est celui que chacun peut constater. Désormais. Qu’ils aient été conjurés trente ans auparavant est ou aurait été un fait bien plus intéressant à connaitre… mais qui ne nous aurait pas appris de quel projet il s’agissait…

    Je ne considère pas pour autant que cet aspect – le fait que le mode de gouvernement totalitaire soit calqué en bonne part sur celui des sociétés secrètes – est accessoire. Plus généralement, il est important de comprendre leur mode d’organisation, comme l’ensemble de leurs traits caractéristiques.

    Pour finir : si on a pu répondre positivement à la question « ai-je un totalitarisme sous le nez ? »…, on ne sait encore pas ce qu’il faut en conclure, en quoi on a résolu une question et si on en a résolu une. Mais, de même qu’avec la question de l’existence d’un complot, si on a réglé cette question – « initiatique » … -, sans doute peut-on cesser de se disperser, passer à la suite, ce qui ne veut pas dire écarter la réponse à la question, mais faire du postulat une donnée, et le considérer comme élément sérieux par ailleurs : qu’il ne soit plus un élément farfelu est en soi une avancée. Bref, cela libère. Mais cela ne porte guère plus loin que le domaine de la pensée : ce n’est pas ce qui permet d’organiser une résistance. Un totalitarisme, pour le reste, c’est le règne d’une idéologie ; et quand on veut abattre une idéologie en tant qu’elle est reine, on sape les mécanismes réels qui la font s’imposer. Ce qui importe n’est pas que ce soit Pierre plutôt que Jacques qui soit conspirateur, ou occupe tel « poste » dans l’édifice, dans un tel édifice, c’est la fonction qui seule compte, la volonté et la responsabilité personnelle perd de son importance, d’autant plus que la fonction a du poids. Voilà, par exemple, ce que permet de conclure la conclusion préalable.

  6. Ah Catherine, vous ré-inventez le romantisme ! Je veux dire le romantisme historique : celui des Souffrances du jeune Werther, des Affinités électives.

    Avez-vous lu le Journal d’un voyage dans les Alpes bernoises ? C’est un petit texte de rien du tout, de Hegel à 26 ans. Un texte où le moi est là, mais étendu à l’infini, comme chez Novalis ou Hölderlin.

  7. Rejoignant l’idée de « Samedi » qui dit « si la “théorie du complot” tourne en rond, la pratique du complot fonctionne… pour qui y croit », je constate que le débat en cours sur ce blog est prophétique ou, plus modestement, symptomatique d’une évolution des esprits. En effet, les murs de la capitale de l’Europe (Bxl) sont tapissés de très grandes affiches en noir et blanc appelant à une euro-manifestation devant les institutions européennes pour ce dimanche 7 septembre 2008 sous le mot d’ordre « REOPEN 9-11, Stop big brother, stop war & speculation. Go think for yourself ». Vous trouverez les infos relatives à cette action sur le site.

    Pour sa part, le plus gros tirage de la presse hebdomadaire francophone belge, Le Vif, met ce jour, en premier article de son site Internet, un texte titré « Le mystère de la 3ème tour ». En moins d’une demi-journée, 53 réactions majoritairement ravies de voir enfin la question posée, souvent bien informées sur le sujet et très suspicieuses vis-à-vis des théories officielles.

    Je ne sais ce qui s’est vraiment passé ce jour-là mais je constate que vraiment beaucoup de gens ont envie de croire que l’administration Bush & Co est là derrière…

  8. L’intitulé « REOPEN 9-11, Stop big brother, stop war & speculation. Go think for yourself » correspond mot pour mot à la campagne menée aux États–Unis par le mouvement de Lyndon Larouche.

    Alors comprendre Bush, ou comprendre Larouche ?

    Le premier, je crois l’avoir déjà bien compris. Le second pas encore.

  9. @ Catherine
    Les phrases suivantes sont extraites de vos dernieres interventions :

    « La vie n’est que cela, la relation.

    Ce sens du moi nous empêche d’être poreux, il forme un bouclier, un rempart protecteur mais qui protège de quoi au juste ?

    Quand est-ce que les gens vont s’offrir dans toute leur dimension de faiblesse, de rien, d’erreurs, dans toute leur incomplétude, dans toute leur impuissance à être ce qu’on veut qu’ils soient ?

    Je sais en revanche que j’ai besoin d’ouverture, d’amour, de vérité, de Dieu aussi, c’est la même chose tout compte fait, ce sont des mots différents, mais ils veulent dire la même chose il me semble. Et que ça ne peut se construire que dans la relation aux autres, l’homme comme individu n’est pas sacré, ou ce qui revient au même, dit un auteur connu, il ne peut acquérir ce droit au respect que par l’inter-respect, c’est à dire par la relation civilisée qu’il donne à d’autres et qu’il reçoit d’eux dans la cérémonie rituelle de l’échange. »

    ( Fin de citations.)

    J’aime bien ce que vous dites, et comme vous le dites. Je partage avec vous ces sentiments et cette conviction. Merci Catherine.

  10. @ Paul

    Ce que je peux dire de Monsieur Larouche est bien sûr qu’il faut prendre « l’animal » avec des pincettes et grandes prudence.

    On lui attribue des liens avec l’extrême-droite alors que toute sa littérature est franchement de « gauche ».

    La seule chose que je peux en dire c’est que la lecture du monde qu’il a avec  » la City de Londres  » comme la Babylone de notre temps, la capitale du conspiratisme mondial basé sur le monde bancaire, disons interpelle sans toujours convaincre.

    Je trouve ceci dit, ce milliardaire, ex-candidat à la Maison Blanche souvent remarquablement informé et il pose des questions sérieuses sur certains mouvements, notamment l’ensemble de l’orbe de Georges Soros, spéculateur déstabilisateur de nations en jouant sur les changes (inutile d’en imaginer la puissance financière). Ce Soros apparemment a déstabilisé en son temps la lire italienne, a forcé la Livre anglaise de sortir du serpent monétaire et par là créer le traité de Maastricht et l’euro, il est rien moins que l’auteur de la déstabilisation de l’Asie de l’est en ayant spéculé avec des résultats locaux assez terribles sur les monnaies des pays d’Asie du sud est Thailande, Malaisie etc… qu’il a forcé par là d’avoir à rentrer sous la coupe du FMI.

    Ce même Soros à travers ses fondations Open Society dans le monde de l’infiltration et de la conduite avec succès des révolutions Orange et Rose est impliqué dans la politique des pays de l’Est. Il s’agit apparmment de l’intention britannique de déstabiliser la Russie et de fragiliser l’Europe. Poutine vient de signer un décret limitant les pouvoirs d’action de plus de 10000 ONG suspectées de déstabilisation statales.

    Ce même Soros est un ardent militant de la libéralisation du marché de la drogue et à ce sujet l’accroissement de la facilité et de la démocratisation des prix de la drogue en Europe devient alarmant. La drogue de l’Afghanistan jalousement protégée des Britanniques (selon Larouche) passe via le Kosovo pour rejoindre l’Europe.

    Aujourd’hui plus de 70% des jeunes en Belgique de plus de 15 ans ont déjà touché à de la drogue (la pilule extasie coute 50c, le gramme d’Heroine 10€!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!, le gramme de coke 45€), il devient aujourd’hui anormal pour un jeune dans nos contrées de ne pas fumer du canabis !!!!!!

    Que puis-je dire de ce Larouche ? Cet homme plaide pour un nouveau Bretton Woods et une solution DE GAUCHE aux problèmes financiers mondiaux. Apparemment cet homme voit souvent juste.

    Ce qui est inquiétant est le mouvement de Joe Biden, le colistier d’Obama pour aider l’Ukraine à rentrer dans l’OTAN, ce qui voudrait dire qu »‘il y aurait une certaine continuité avec la politique de déstabilisation bushienne. Larouche dit qu’Obama est financé entièrement par Soros ?????!! et donc que la politique de l’un pourrait être influencée furieusement par le néo-libéralisme de l’autre. Ce dernier ne voulait il pas titriser les marchés du private equity ?

    Ce Soros présenté comme Satan réincarné lui même un homme sans scrupule ….. à vérifier donc

    Une première bonne nouvelle pour moi est la proposition faite tout récemment de l’UE aux USA pour que l’UE ait un role politique plus important à jouer dans le monde et que le partenariat soit plus équilibré. ENFIN une réaction de nos gouvernements lobotomisés. USA entrerait dans autre chose que la débilité de l’alignement USA, peut-être que 10 morts francais pour la drogue et les intérets géopolitiques des autres, morts pour rien, en ferait réfléchir plus d’un.

    Personnellement je réclame de la lucidité concernant le Traité de Lisbonne qui est une forfaiture qui ouvre grande les frontières de l’Europe aux intérêts internationaux dont l’automaticité de la guerre OTANesque sans aucune réaction possible des parlements nationaux. (Ce qui se passe malheureusement déjà en France en Belgique en Italie et … ailleurs).

    Donc Larouche je ne sais pas mais il semble qu’il ne faut pas rejeter en bloc les propos de ce monsieur.

  11. @Whynot : Mais finalement y a-t-il eu 4 avions détournés ou non ?

    Je cite en effet l’opinion sur le sujet d’un des grands penseurs de notre temps, Jean-Marie Bigard qui déclare lors de l’émission « On va s’gêner ! » du 05/09/2008 : « Ben Laden, il est mort depuis longtemps […] On est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés soi-disant dans la forêt et au Pentagone n’existent pas, il n’y a jamais eu d’avions. Ces deux avions volent encore, c’est un mensonge absolument énorme, et qu’il est vraisemblable qu’on enquête de plus en plus là-dessus. Il y a un Français d’ailleurs qui a mis la puce à l’oreille à tout le monde, qui avait fait un livre, l’Effroyable Imposture et que l’on commence à penser très sérieusement que ni Al-Qaïda et ni aucun Ben Laden n’a été responsable des attentats du 11 septembre. »
    (Via le blog de Tristan Mendès-France)

    Quel est votre point de vue personnel sur cette question ?

  12. @Yogi

    Si on prend comme hypothèse la thèse du complot, il peut n’y avoir eu aucun avion détourné :

    – les 2 avions des World Trade ont très bien pu être téléguidés après leur décollage, les commandes et la radio automatiquement déconnectés, un ILS installé dans les tours permettant « l’approche finale » automatique, ce qui explique la précision de la finale sur les tours par des (soi-disant) pilotes très peu compétents et expérimentés (il ne faut pas croire que c’est si évident que cela « d’encadrer » de tels bâtiments).

    – Pennsylvanie (UA93)… que l’avion ait été abattu en l’air (ou ait explosé avec une bombe à bord) ne fait guère de doute : par contre où sont les preuves d’un détournement ?

    – AA 77 sur Washington… là, il y a un roman à écrire, mais je ne crois pas qu’un Boeing 757 soit le responsable des dégats… au contraire. Est ce seulement concevable que ce vol se soit éloigné de plus de 45′ vers l’ouest et soit revenu pendant 45′ vers l’est… tout en restant hors route et sans communication radio pendant 50’… sans réelle réaction des autorités alors qu’évidemment les radars militaires le suivaient bien vers Washington et que le WTC1 était touché depuis longtemps ? Tous les pilotes qui ont volé au dessus des US connaissent la réactivité du contrôle civil (et militaire si le transpondeur de l’avion est en panne), pour le moindre écart de route. Est-il possible d’imaginer qu’il n’y ait pas eu de passagers à bord (faux enregistrements) et que le vol se soit tranquillement posé sur un terrain de la CIA ? Ou que les passagers étaient des employés d’une quelconque « agence »?

    … mais, bon, vous n’êtes pas obligés de me croire, n’est ce pas … je ne me crois d’ailleurs pas moi-même 😉

  13. Ayant lu la documentation, vu les témoignages, etc. que vous me signalez tous, je suis arrivé à un certain nombre de conclusions, que je vous communique :

    1. le 11/9/01 a été rendu possible par une quantité impressionnante de manifestations d’incompétence et de dysfonctionnements.

    2. la quasi-totalité des « mystères » ont été dissipés par des faits (collectes de débris, conversations enregistrées dans les avions, etc.) ou des témoignages (parents de passagers d’avions décédés, de para-médicaux ramassant des cadavres, etc.)

    3. seul subsiste le mystère de l’effondrement du WTC 7, dont tout suggère qu’il résulte d’une explosion programmée.

    4. la « négation » provient de groupes d’intérêts :

    — 4.1. par exemple, l’industrie de l’acier américaine prêchant pour sa propre chapelle, que l’on trouve dans la liste des sponsors d’un des petits films niant que les tours jumelles aient pu s’effondrer sans pré-dynamitage.

    — 4.2. l’extrême-droite américaine.

    — 4.3. le mouvement de Lyndon Larouche.

    Le mouvement de Larouche a produit le seul effort « négationniste » systématique et efficace et on le retrouve derrière toutes les initiatives récentes de rouvrir le dossier.

    Les motivations de Larouche sont difficiles à interpréter : il s’agit soit

    ––– 1. d’une des variétés de l’extrême-droite

    ––– 2. d’un effort de déstabilisation d’initiative russe. Seule constante en effet dans le discours de Larouche, les conclusions auxquelles il aboutit coïncident avec les intérêts de l’Union Soviétique jusqu’en 1989 et avec ceux de la Russie depuis (il abandonne brutalement son jargon marxiste-léniniste en 1989 pour invoquer plutôt Platon et Schiller).

    ––– 3. d’un attrape-mouches de tous les extrémismes, contrôlé en réalité par les autorités américaines. Dans ses deux autobiographies successives, Larouche renvoie au même incident comme

    ———- 3.1. s’expliquant par le fait qu’il est alors téléguidé par le FBI, mission qu’il aurait acceptée pour parer à un danger pour la sécurité nationale – dans la version de 1974 ;

    ———- 3.2. s’expliquant par la force de sa conviction marxiste-léniniste – dans la deuxième version, de 1988.

    ––– 4. d’un gars sincère, dont la pensée évolue 😉

  14. @ Yogi

    Disons que le problème des avions est un problème complexe et le plus nébuleux de toute l’affaire, celui où les dissimulations d’informations ont été les plus simples et toutes reconstitutions fort difficile. Donc il faut parer au plus certain.

    Quatre avions au moins ont été détournés. En réalité dans les reportages du jour même il a été fait souvent allusion à plus d’avions détournés encore. Disons que 4 avions ont eu une destination finale violente

    2 avions ont effectivement collisionné les deux tours du WTC1 & 2 Un avion abattu en vol a éparpillé ses débris sur plus de 2 km alors qu’il y a un point d’impact « officiel » à Shanksville et l’engin qui a touché le pentagone est plus que probablement tout sauf un Boeing.

    Un problème est que les immatriculations du vol 0011, 0077 & 0093 ont été utilisés jusqu’à fin 2003 ?? Sans doute une reprise d’immatriculation mais qui a fait problème!!

    Les boites noires et leur découverte fait sérieusement problème !!

    Un zoom sur les avions qui collisionnent les tours fait problème !!

    Une idée qui circule donc est la suivante. Il s’agit de la reprise tel que dit dans Loose Change d’une mission, elle bien connue via une note déclassifiée de la CIA concernant l’opération Northwood.

    Cet opération avait pour but de substituer à un appareil civil en vol un avion « fantôme » qui vient se coller sous l’avion et dont le vol sous le niveau des radars permet la substitution. L’avion civil regagne une base militaire et l’avion fantôme est explosé en vol. L’idée de Northwood est la substitution.

    Ce que l’on sait des quatre vols est qu’ils ont suivi scrupuleusement la ligne de vol au croisement des champs de radar, là où des radars au sol sont « aveugles ». Le suivi d’ailleurs de ces trajets est assez porteur de question. Comment ces pilotes ont-ils connaissance de ces points aveugles au radar de la carte du ciel ?

    L’idée de la substitution semble une bonne idée. C’est-à-dire qu’au décollage des agents de la CIA montent dans ces avions. Ces avions sont remplis à moins de 50% de leur capacité ce qui était le contraire de tous les autres vols full booké ce matin-là. Ces avions décollent. En vol ils coupent leur transpondeur et coupent le contact radio.

    Les deux premiers avions empruntent les couloirs de radar et sont substitué par des vols pilotés par AWACS càd téléguidés soit téléguidés par AWACS et au sol, soit avec un pilote kamikaze (je ne penche pas pour cette dernière hypothèse). Il est possible que des balises émettrices aient été mises dans la salle des ordinateurs puisque les deux avions sont entrés exactement dans les deux tours à la hauteur de salle d’ordinateurs. Les avions originels atterrissent sur des bases militaires. La liste des passagers est une liste de faux noms joué par des agents de la CIA, il n’y a aucun morts apparemment. Si par malheur un passager civil serait malgré tout monté dans les appareils les malheureux auraient été liquidés !!

    Les deux avions substitués sont plein de kérozène et il est question d’un « pod » c’est à dire d’une mini lance missile qui fait question sur l’un des appareils.

    Ils s’écrasent sur les deux tours. L’un et l’autre incline les ailes à la dernière seconde pour s’encastrer dans les tours d’un même angle ce que des pilotes amateurs ne pourraient faire sans entraînement et d’autre part ce qui a l’air simple à 800 km heure les cibles comme des tours sont extrêmement difficiles à atteindre.

    Concernant le Pentagone. Il est pratiquement certain qu’aucun Boeing n’a frappé le bâtiment pour plusieurs raisons. D’abord la courbe effectuée par l’engin est infaisable pour un Boeing, voler au ras du sol alors qu’il y a des obstacles liés aux autoroutes est impensable pour un Boeing. Ne laisser aucun débris de crash semble plus que suspect. La pelouse est intacte L’absence de trace de débris dans le Pentagone est aussi curieuse. Le fait que du mobilier et du papier non brûlés soient visibles sur les photos jette un doute. Le fait surtout que quatre ou cinq murs d’enceinte en béton aient un trou dont le dernier (intérieur au Pentagone) est manifestement circulaire. La trajectoire rectiligne de ces murs enfoncés localement rend l’idée d’un « nez » d’avion en plexi comme tête d’obus très peu crédible. Par contre un des quatre drones missile de l’armée américaine a disparu dans cette période là. Les AWACS apparaissent dans plusieurs vidéo y compris au dessus de la Maison Blanche (avion blanc ou avion de type C-130).

    Quant à Shanksville il est probable que quelque chose là ne se soit pas bien passé ou pas passé comme attendu. Il s’agit du vol le plus mystérieux. Les communications de vol enregistrées sont de la pure foutaise pour au moins deux raisons.

    À l’altitude supposée du vol 93 aucun message gsm ne peut passer, la compagnie Américan Airlines a d’ailleurs communiqué triomphalement en 2004 sur l’équipement de ses Boeing d’antennes qui permettent la connexion des téléphones portables. J’ai personnellement envoyé la dépêche au journal Trends tendance qui en avait fait un article dédié. La longueur des conversations est suspecte plus de 20 min ininterrompues. Certains messages sont suspects.

    Ainsi par exemple de ce « héros » Mark Bingham qui appelle dans ces conditions sa maman et qui lui dit « Allo Maman ici Mark Bingham » Viendrait il à l’idée de quelqu’un dans le monde d’appeler sa mère en lui donnant son nom de famille ???

    Les causes du détournement dans ces transcriptions sont elles mêmes contradictoires on parle de pistolet puis de cutter.

    Shanksville pose problème car si on a bien découvert des débris éparpillés sur plus de 2 kilomètres, le « cratère » de l’impact est lui extrêmement suspect. Il est trop petit, il y a une photo d’amateur qui note un nuage en forme de champignon qui évoque celui d’une bombe au sol et des témoignages qui ne corroborent pas l’idée d’un crash.

    Mon avis est que cet avion avait une autre destination prévue (le Capitole ou la Maison Blanche ou le WTC 7 ou autre) et qu’il a eu du retard ou en tout cas ne s’est pas comporté comme il aurait dû.

    Un autre « détail » est la découverte abracadabrante des boites noires qui semble un fake plutôt qu’une découverte. Tout est nébuleux autour de ces avions.

    On peut dire une seule chose avec certitude 4 avions de transport aérien civils ont été détournés et il y a deux impacts d’avion d’allure de Boeing qui ont impacté les deux tours c’est tout ce qu’il est je pense certain d’en dire. Donc pas beaucoup.

  15. @Yogi

    Concernant l’incident « Bingham », s’il est inconcevable qu’un enfant appelle sa mère et s’identifie avec son nom de famille par contre « psychologiquement » un agent qui appelle un autre agent sensé jouer le rôle de sa mère peut très bien dire à cet agent « Allo Maman ici Mark Bingham », ça cela tient parfaitement la route 😉

  16. Catherine nous dit (7 septembre 2008 à 08:51) : « Tous les échanges, à quoi aboutissent-ils aujourd’hui, pour vous ? Avez-vous modifié votre lecture des événements ? Reste-t-elle la même qu’au début ou s’est-elle affinée ? assouplie ? »

    Je voudrais dire que, bien qu’informé de certains « mystères » autour du 9-11 par un ami très militant et ayant visionné les vidéos de l’effondrement du WTC7, je ne croyais guère aux thèses d’une action montée par les services secrets états-uniens. Une phrase m’a cependant ébranlé dans nos échanges. Whynot y dit : «Pourquoi est-ce dur ? (ndlr : de croire au « complot »). Pour une raison très simple : il nous est quasiment IMPOSSIBLE d’imaginer qu’un gouvernement d’un pays puisse assassiner une partie de sa population intentionnellement pour des raisons d’Etat. C’est cela qui bloque, c’est ça qui nous rend impossible de concevoir l’idée même de ce forfait ! Et bien l’Etat n’est pas cette imago parentale introjectée, l’Etat peut (et ceci en est une preuve et il y en a d’autres) faire tuer des concitoyens pour des raisons dites “supérieures”. Il s’agit de “sacrifier” une partie pour “sauver” le tout »’

    J’ai alors compris que mes réticences venaient de ce rejet instinctif d’une telle abjection de la part d’un Etat DEMOCRATIQUE. Je ne sais si c’est une « imago parentale introjectée » mais ça me fait vomir cette idée. Ayant accepté mon a priori, beaucoup de fait accumulés m’ont paru bien plus étranges. Mais je n’ai pas pu vérifier moi-même ces faits et des versions contradictoires persistent. Donc je suis devenu agnostique, pas encore croyant mais plus athée (quant au « complot »). Il y a mobile, il y a soupçons et doutes mais pas preuves (je ne crois pas plus les affirmations des uns que celles des autres). J’espère que ceux qui consacrent beaucoup de temps à investiguer sans passions avanceront…

    Par contre, tout ceci me convainc en creux que dans le monde de la finance, il y a des projets machiavéliques (plus grave que machiavéliens) mais qui n’ont pas besoin de se tramer la nuit dans des caves : ceux qui ont les manettes agissent en leur nom (mais pas vraiment au grand jour…).

  17. Tout système s’organise et se bat pour assurer sa survie et sa prolifération.
    Seule solution donc : le supprimer ? Non pas en luttant et en le rendant ainsi plus fort et plus enraciné mais en créant un autre système « ennemi » dont la survie dépendra de la suppression du précédent. C’est l’antidote. Quelle est l’antidote à la prolifération de cette « finance folle » ?

  18. @Catherine :

    Quand vous écrivez « ils s’y emploient très bien, ils sont passés maîtres en la matière » vous me semblez en plein dans la dérive primitive, infantile pardonnez-moi, qui ne peut concevoir comme causes que des entités conscientes animées d’intentions cachées, là où il n’y a que le déroulement aveugle de mécanismes simples. C’est le même réflexe primitif qui peuple les forêts d’Esprits et qui nourrit le créationnisme.

    Ce « ils » que vous accusez de toutes les ruses et de toutes les préméditations, c’est vous-même lorsque vous choisissez un investissement qui rapporte plus plutôt qu’un investissement qui rapporte moins, c’est vous même lorsque vous achetez un produit moins cher plutôt que le même plus cher.

    En d’autres termes, ce ne sont que les effets, amplifiés par la masse, de l’égoïsme individuel court-termiste de chaque être vivant (de même que l’évolution n’est que l’effet, amplifié par le nombre, de la mort plus rapide des combinaisons génétiques moins efficaces).

    La force et l’inéluctabilité de cet égoïsme individuel me paraissent irrépressibles, et le rendent apte à triompher de tous les régimes qui voudraient le dompter. Inutile de chercher à le contrer, il convient au contraire de le laisser jouer, mais de le canaliser et d’en encadrer les conséquences.

    Cessez donc d’accuser « Ils ». « J’ai vu le diable, et il est en nous ».

  19. Il est vrai que la designation de boucs emissaires nous laisse d’affreux souvenirs historiques…, familiaux…, sociaux…

    Sont-ce ces reminiscences qui provoquent en nous un malaise ? Je ne sais pas… Ou allons-nous si nous nous laissons tous aller a la hargne, a l’acrimonie ?

  20. @ yogi : Vous nous dites « La force et l’inéluctabilité de cet égoïsme individuel me paraissent irrépressibles, et le rendent apte à triompher de tous les régimes qui voudraient le dompter. Inutile de chercher à le contrer, il convient au contraire de le laisser jouer, mais de le canaliser et d’en encadrer les conséquences ». Je crains que vous acceptiez ainsi sans recul le premier membre du raisonnement très pervers (et faux) du néolibéralisme selon lequel chacun de nous serait un « homo economicus », préoccupé de la seule maximisation de son profit égoïste réalisé grâce à la mesure constante des moyens d’augmenter son stock de choses ou de services par le biais d’un marché libre, concurrentiel et autorégulé. Les économistes alternatifs ont démontré l’impossibilité des membres 2 et 3 des cette phrase (hélas, sans que cela ne change fort le cours absurde des actes des économistes classiques) mais ce sont les anthropologues et historiens qui ont montré comment, en deux ou trois siècles, nous sommes passés de l’Occident chrétien (où chacun était préoccupé soit de son salut, soit de son honneur, soit de sa survie…) au capitalisme où chacun DOIT être préoccupé de la maximisation de son petit confort matériel. Certes l’homme n’est ni ange ni bête et lorsqu’il veut faire l’ange, il fait souvent la bête… mais quand on lui demande de faire sans cesse la bête, on construit le capitalisme…
    Ce changement de modèle anthropologique est une histoire passionnante. Si elle vous intéresse, je vous conseille la lecture de deux livres : « Homo aequalis I » de Louis Dumont, Collection Tel, Gallimard, 1977 (un précurseur) et « L’homme économique – Essai sur les racines du néolibéralisme » de Christian Laval, nrf essais, Gallimard, 2007. De Machiavel à Kant, en passant par Hobbes, Bentham, Mandeville, Rousseau, Smith et bien d’autres, on rencontre ceux qui nous ont inventés comme nous sommes devenus, de leur faute. On y voit que l’économie n’est pas une science mais une invention de quelques « philosophes», une œuvre moralisatrice exigeante (nous devons cultiver nos côtés sombres) et aux moyens de coercition très efficaces.

  21. @Alain A : Je n’ai pas l’impression « d’accepter sans recul » l’idée que chacun de nous serait préoccupé avant tout de la maximisation de son profit égoïste : selon moi cet égoïsme est une donnée fondamentale, intrinsèque à la vie, et c’est bien justement parce que le capitalisme est le système qui exploite le mieux cette donnée fondamentale, qu’il s’est imposé à ce jour dans la « lutte » que se livrent entre eux les différents systèmes d’organisation des sociétés humaines. Le triomphe du capitalisme « prouve » en quelque sorte l’efficacité de l’égoïsme comme moteur des groupes humains.

    Les références bibliographiques que vous citez m’intéressent, et j’y jetterai un coup d’oeil, mais quand vous dites « l’économie n’est pas une science mais une invention de quelques philosophes », j’ai l’impression que vous aussi avez trouvé vos boucs émissaires machiavéliques et comploteurs ! 😉

  22. @ Yogi (08/09 – 10h07)

    Je ne suis pas d’accord pour opposer les deux visions, le « ils s’y emploient très bien, ils sont passés maîtres en la matière” d’une part et « le déroulement aveugle de mécanismes simples » / « Ce “ils” que vous accusez de toutes les ruses et de toutes les préméditations, c’est vous-même lorsque vous choisissez un investissement qui rapporte plus plutôt qu’un investissement qui rapporte moins, c’est vous même lorsque vous achetez un produit moins cher plutôt que le même plus cher. » Je dis que vous avez tous deux raison, Catherine et vous.

    Ceci pour la bonne raison que j’apparente largement le régime (globalisé) contemporain à un totalitarisme de marchés pas mal avancé dans son développement (commencé depuis des décennies déjà) – je n’étaie plus guère cette affirmation qu’à la demande (mais volontiers), par souci de ne pas envahir les débats et un peu par manque de temps, aussi, excusez-moi. Or, comme je l’ai rappelé ici, il ne fait aucun doute qu’un totalitarisme dérive d’une conspiration, laquelle s’initie puis se pilote bien sûr par un petit noyau résolu à conduire un plan machiavélique (Arendt, en particulier, le dit clairement). A mesure qu’un régime de ce type se développe, évidemment, une lecture des mécanismes qui se rapporterait à un ensemble de volontés individuelles perd en pertinence.

    Prenez cet exemple phare qu’est le cas Monsanto. C’est à la fois : 1 million d’actionnaires, de mémoire, dont nombre de petits porteurs ; une quantité inouïe de consommateurs, évidemment, dont une proportion immense est assurément trop pauvre pour avoir le choix, d’autant que sur certains marchés (cas du soja en tête), la part des OGM est majoritaire, parfois de très loin ; une direction machiavélique ; des chercheurs sans scrupules ; un quasi monopole ; un projet de dimension mondiale, de conquête mondiale plus exactement, et ses recettes impérialistes ; un ensemble incroyable (mais bien connu déjà) de collusions avec le politique ; un catalogue de produits qu’on ne présente plus tant il contient exclusivement des saletés qui devraient sans doute être toutes interdites ; un ensemble de méthodes qui relèvent clairement de la terreur, allant de la pollution volontaire et autre modes d’implantation forcé, avec une dissémination inéluctable qui est, si je puis dire, le mécanisme primaire de la force totalisante de ce phénomène ; une grande quantité de gens qui vivent dans la terreur, allant des petits paysans qui se suicident en Inde par centaines déjà tous les ans, ou chassés de leurs terres polluées aux chercheurs qui subissent des pressions sur toute la planète, en passant par nombre de (petits et moyens) farmers étatsuniens harcelés et/ou pris au piège. Etc.

    Le tableau mériterait d’être complété et détaillé, et ce n’est qu’un exemple, important certes, mais passons. Je tenais à noter qu’il ne s’agit pas simplement de dénigrer une vision simpliste – d’ailleurs largement à tort, je pense, si vous pensez que votre réponse vaut en tous temps et en tous lieux, car il a bel et bien existé des situations ou quelques hommes ont eu et exercé, seuls, un droit de vie et de mort sur des dizaines de millions d’autres et le pouvoir, plus généralement, d’en faire ce qu’ils voulaient ; ce sont là des faits historiques avérés, reconnus, et pas même discutés, sinon pour les négationistes, en somme. Il s’agit d’avoir une vision moins manichéenne et simpliste (d’autant que c’est un peu le message que vous souhaitiez donner, il semble) en n’opposant pas les deux extrêmes que vous citez, et en songeant que, justement, ils se combinent à merveille. En un mot, le fait que des millions d’individus soient embarqués dans une logique très indépendamment de leur volonté, dans une même logique tout en étant très isolés les uns des autres, est justement le pendant d’uen situation où une poignée d’individus conduisent et réussissent à mener un plan machiavélique. Le fait qu’il y ait une conspiration qui a abouti et qui mène la danse n’est donc pas du tout antagoniste, bien au contraire, avec le fait que l’essentiel des mécanismes de domination font appel à l’action des masses. La société de masses est une condition sine qua non du développement des systèmes totalitaires, c’est bien connu. Et c’est justement parce que les deux aspects s’articulent, vont ensemble, qu’on peut dire que les recettes de la conspiration fonctionnent (pour qui y croit et est résolu à les appliquer).

    Pour vous donner un peu raison, je finirais en disant que, passé un stade, les élites totalitaires elles-mêmes (la dichotomie est schématique) sont tellement esclaves de la logique idéologique, donc d’une logique par définition insensible aux volontés humaines et liée à aucun idéal par ailleurs, que plus personne ne dirige vraiment. Je dirais qu’on en est un peu là, déjà. C’est pour ça que je dis qu’il me semble que se poser la question du complot aujourd’hui est un peu superflu. Ce qui ne veut pas du tout dire qu’il n’y a pas (eu) de complot : c’est, au contraire, un aspect déterminant de ce qui nous a mené là. Or le problème est que la multitude, et même une majorité – apparente – de gens pas du tout stupides, en sont à croire qu’il n’y a pas de conspiration ou que ça n’a pas d’importance, ça me semble tout à fait ridicule. Encore une fois, Arendt est reconnue par presque tous comme LA spécialiste du totalitarisme, et elle a été parfaitement claire à la fois quant au développement de ces fléaux à partir de la combinaison société de masses – conspiration et quant à sa conviction que de tels fléaux reviendront (elle écrivait ça dans les années 1960-70).

  23. @samedi : Je n’ai jamais travaillé chez Monsanto, je ne saurais donc pas juger du bien-fondé de vos commentaires. Ceci dit une diabolisation aussi radicale est selon moi nécessairement outrée ; de même qu’un bon père de famille va user de toute son ingéniosité pour optimiser ses ressources, faire appel à un conseiller financier pour réduire ses impôts, décrocher un petit coup de piston pour inscrire son aîné dans la meilleure école, ou faire ses achats dans un magasin à prix cassé, de même les dirigeants de Monsanto vont user des possibilités qui leur sont offertes par leur environnement pour optimiser la valeur de leur entreprise.

    Le père de famille, lorsqu’il obtient son passe-droit auprès de son copain de l’académie, est-il plus ou moins machiavélique que le patron de Monsanto ? Pour moi ils sont de la même eau, l’un simplement a reçu par les hasards de l’existence un périmètre d’action plus vaste que l’autre.

    Ainsi, incriminer le Grand Complot Mondial pour tous les problèmes me paraît se boucher les yeux face à la réalité du monde, c’est se tromper de cible, et pire encore s’en donner une que par définition l’on ne pourra jamais éliminer, puisqu’un conspirationniste verra toujours une nouvelle conspiration, plus cachée et plus tordue que la précédente. J’en reviens toujours à ma comparaison avec le créationnisme : quelques mécanismes simples ont une puissance explicative infiniment supérieure à toutes les Mains Cachées, et offrent une grille d’analyse et d’action infiniment plus pertinente.

    (PS Par ailleurs je ne conteste évidemment pas l’existence du totalitarisme, je dis simplement que ce système semble instable et peu robuste lorsqu’il est confronté au capitalisme.)

  24. @ yogi et samedi

    Je m’immisce dans ce débat d’abord avec une question cruciale à mes yeux avez vous lu ou entendu parler du livre
    « La Stratégie du choc » de Mélanie Klein?
    Je vous invite toutes affaires cessantes réellement en ami de lire ce livre (Une brique mais une brique en or j’ai mis deux jours et deux nuits sans discontinuer pour le finir) Ce livre est écrit avec 150 collaborateurs une dizaine d’universitaire renversant et bouleversant , sur les mécanismes concrets néo libéraux sur l’ensemble de la planète Il ne s’agit pas d’une théorie, il s’agit pour madame Klein ( qui est l’auteur de No Logo qui fut la « bible » des altermondialistes) de rencontrer les acteurs qui ont mis en place partout dans le monde cette politique au niveau des gouvernements Elle montre d’une manière lumineuse ce qui relie le régime de Pinochet et des pays totalitaire à la naissance de Solidarnocz en passant par Soweto et Mandela et Ieltsine avec la chute de l’URSS et le comité central à Pékin Elle montre la mécanique néolibérale porté comme matière à penser politique de l’école de Chicago notamment par un homme concret qui est Jeffrey Sachs Elle montre et décortique toute l’organisation de la guerre en Irak et montre comment le modèle Irakien est devenu le modèle du néolibéralisme appliqué aux etats unis à savoir , la privatisation des biens publics, le non investissement dans les infrastructures et toute l’organisation calamiteuse et au bord de la ruine de l’économie américaine Ce livre voilà je le dis et ne suis pas seul à le dire me semble être un incontournable pour comprendre notre monde contemporain J’invite tout le monde à le lire (si vous le trouvez encore?!)

    Yogi concernant Monsanto je crois encore ici que les informations sont infiniment plus inquiétantes que le discours effleuré par Samedi

    tout le monde l’oublie Monsanto fut d’abord une industrie chimique de sinistre mémoire
    Elle a produit la dioxine de l’agent Orange utilisé au Vietnam et qui a pollué les sols et contaminé la population
    Elle fut le premier producteur de PCB au monde et à tout fait pour cacher la toxicité de ce produit et l’empoisonnement de la ville d’Aniston , elle a tout fait pour se soustraire aux poursuites sur cette affaire
    Elle produit l’hormone transgénique de croissance bovine RBGH qui vient polluer le lait que boivent tous les américains On soupconne cette hormone de favoriser les cancer du sein et de la prostate
    Le produit phare de Monsanto n’est pas un produit biochimique mais bien le Roundup ,un herbicide mondialement commercialisé Il y a deux ans on a soustrait la mention biodégradable de l’étiquette
    Monsanto s’est reconverti dans la biochimie agricole en inventant et sortant des brevets sur ce qu’on appelle aujourd’hui les Organismes Génétiquement Modifiés
    Or la raison première des OGM est de VENDRE DU ROUNDUP!!!!!!! La modification des gènes avait pour but de rendre les plantes résistantes au roundup au contraire des « mauvaises herbes » qui donc pouvaient crever tranquillement selon les bons soins de Monsanto Donc OGM + Herbicide est la bonne combinaison de Monsanto

    Un petit détail néanmoins doit nous porter à l’attention Un test ordonné en Angleterre et qui a été très rapidement mis sous le boisseau a montré que l’ingestion d’une pomme de terre transgénique créait une réaction de défense des défenses de l’estomac Or le gène cible et le nouveau féculent proposé EN LUI MEME ne crée pas cette réaction
    Le laboratoire en a conclu que le problème n’est pas le contenu d’un organisme génétiquement modifié mais le FAIT même qu’il y ait un NOUVEAU gène Donc c’est la technique même , celle qui justement est brevetée chez Monsanto qui est suspect TOUT organisme génétiquement modifié DU FAIT qu’il présente une modification s’apparente comme toxique pour l’organisme ( quand est ce que les gens liront Darwin jusqu’au bout !!!! C’est l’environnement et le temps qui fait la sélection et non pas la modification du gène Cette modification a besoin de l’épreuve de l’environnement pour s’implanter ou s’éteindre!!!!!!! Rien de tout celà dans un OGM directement pris comme produit consommable???!!)

    RIDEAU Les champs d’expérimentation des OGM se font contre la Loi au Mexique (Mais) et dans d’autres pays du monde et bientôt on ne pourra plus distinguer dans la nature une plante d’une autre, il n’y aurait plus alors QUE des plantes OGM par type contaminé Or les universités montrent les monstres de plantes qui se comportent d’une manière aberrante et que l’on cueille actuellement dans la nature du fait que les gènes ne s’implantent pas naturellement dans le site dédié par l’ingénierie de Monsanto … bref un cataclysme végétal hors de toute proportion
    Monsanto récolte les graines partout dans le monde pour imposer les siennes Il y a une course contre la montre actuellement pour sauvegarder les graines de toutes les espèces comestibles ont fait des greniers à grain dans le monde ( Fondation Bill Gates et Fondation Rockefeller entre autres) Demain tout qui se nourrira pourrait avoir à payer à Monsanto un fee !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Monsanto invente des graines de plantes qui NATURELLEMENT ne se reproduisent pas pour ainsi pérenniser son commerce des semences (en milliards de dollars)
    Les plantes OGM sensées être plus résitantes ( le coton entre autres au bengladesh) voient les plantes devenir extrêment sensibles aux maladies locales que les plantes du cru avaient depuis des millions d’années su se défendre Merci Monsanto
    Cette firme par Lobbying a réussi à imposer à la Communauté Européenne l’obligation de planter des OGM, la Wallonie s’oppose à ce décret de loi européen qui fait d’OFFICE effet de loi nationale (merci les traités européens) La Wallonie se protège contre l’expérimentation forcée d’OGM en sol naturel en ajoutant une foule de contraintes législatives locales
    On se bat , on se bat!!! (enfin certains) L’ensemble de ses informations je les ai vues entre autres dans le DVD Le monde selon Monsanto de Marie Monique Robin

  25. Pour ceux qui s’intéressent aux conspirations états uniennes voici un petit lien mine de rien
    http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10120

    Un première présentation de Joe Biden , ses liens avec 9/11 et comme sénateur de l’etat qui privilégie le plus les grandes fortunes aux états unis Son rôle dans les différents jeu de nomination et ses rôles dans les commissions d’enquête dont 9/11 Pour rassurer ceux qui le doivent Rien ne changera Bush Cheney et consorts peuvent dormir sur leurs deux oreilles
    Les néolibéraux aussi ( les néo cons) …. en tout cas et pour causes ils ne font pas peur à l’establishment en place

    A vérifier donc , il semblerait que si Bush a eu son Cheney , et bien Obama aura son Biden , chou vert et vert chou …. l’avenir nous le dira

  26. @ Whynot,

    j’ai une amie qui est entrain de lire La stratégie du choc (comment écrit-on en italique, SVP, Paul ?), et je me ferai une joie de le lui piquer sitôt qu’elle l’aura terminé.

    Merci d’avoir exposé vous-mêmes un rappel minimal de ce qu’a fait Monsanto.

    @ Yogi,

    Vous ne comptez sans doute pas, certes, parmi les ex-cadres sup de Monsanto qui ont déclaré eux-mêmes que la firme avait purement pour objectif de nourrir la planète et d’y arriver par tous les moyens. Mais, comme tout le monde, vous pouvez vous informer sur la multitude d’effets de l’action de cette firme. Une conspiration, par définition, c’est secret et son existence ni ce qu’elle est et vise ne se démontre pas ; par contre, les effets d’un plan cohérent et les symptômes de méthodes totalitaires, ça se diagnostique ; ça se liste et ça se recoupe, aussi. Mesurée par les effets, la grossièreté et la cohérence du tableau peut être incomparable avec le bilan des actions d’un père de famille. Pour le reste, il est évident que l’essentiel des mécanismes, y compris et plus encore même dans un système totalitaire (ou toute liberté disparait, à la limite), repose sur l’action séparée d’individus qui n’ont pas le pouvoir ni l’espoir d’agir à grande échelle.

    « ce système [le totalitarisme] semble instable et peu robuste lorsqu’il est confronté au capitalisme ».

    Je ne sais pas si on peut dire les choses ainsi. Historiquement, le totalitarisme a été un contre-coup de l’impérialisme, qui est lui-même un effet du colonialisme capitaliste. La globalisation ultralibérale des années 1880-1920, avant d’aboutir à la crise de 1929, a aussi engendré un impérialisme et sa technocratie, qui ont sapé les constitutions des États (européens). On n’a pas attendu 1929 pour voir triompher le règne du cynisme et de l’absurde dans la sphère politique, et l’explosion de celle-ci, à un point qu’un discours révolutionnaire a pu écraser celui de tous les (autres) partis, quand bien même il était à l’évidence porteur d’un projet violent et plus généralement fou.

    Du point de vue de l’efficacité économique, le capitalisme lui-même est instable et peu robuste. Mais le totalitarisme se fiche complètement de tout idéal ainsi que de l’efficacié économique. Par contre, il est d’une redoutable robustesse (c.à.d. en termes d’algèbre, insensibilité de la réponse aux perturbations introduites sur les entrées). Parler de stabilité n’aurait pas de sens, puisqu’il est mouvement permanent.

    Il ne faut pas oublier, par ailleurs, que la crise capitaliste fait partie intégrante de ce système économique, et que si le régime politique parvient – c’est généralement le cas – à se maintenir et même à se régénérer et à se renforcer avec la crise, celle-ci n’est pas du tout à prendre comme un échec du capitalisme, mais bien plutôt comme une partie intégrante de ce système et même comme un facteur de relance d’un régime économique et politique de domination. A la question « qu’est-ce que la globalisation néolibérale et à quoi rime-t-elle ? », je réponds : une extension permanente des institutions et une adaptation consécutive du politique qui consiste à repousser toujours plus loin les limites du capitalisme, endiguant ses crises pour ne pas que la ruine de l’ensemble mène de nouveau à des formes de totalitarismes qui se fichent éperdument du maintien des taux de profits des capitalistes, voire du principe même de la rente. Le régime hitlérien a bel et bien consisté à soumettre toute l’action politique, économique et sociale à la seule et même logique de la sélection raciale sans fin.

    Et je ne pense pas qu’on puisse prétendre qu’il était intrinsèquement instable et peu robuste. Il a été détruit de l’extérieur, voilà ce qu’on sait. Et une chose qui a frappé les Allemands juste après a été de constater qu’il a pu s’effondrer comme un chateau de cartes, en un rien de temps, alors qu’il semblait complètement invincible, de l’intérieur, encore quelques jours plus tôt. Des observateurs ont été frappés, par exemple, que la plupart des Allemands, après la chute du régime, n’éprouvaient aucune gène à voir défiler dans les rues des GI noirs, alors que c’était manifestement une chose qui leur auraient paru incroyable quelques semaines auparavant. Parmi les nombreuses différences qu’il a avec les autres formes de tyrannie, le totalitarisme possède une robustesse remarquable en dépit de son inefficacité économique immense et de son mépris pour toute « économie du bien être » autant que des traditions sociales et politiques. J’arrête là, parce que je doute qu’on puisse comprendre ce phénomène extrêmement original mais remarquablement « efficace » sans commencer par considérer sérieusement l’hypothèse et prendre un bon moment pour l’étudier. Votre relativisme me parait dire que ce n’est pas, à ce jour, votre cas. Je n’ai pas à chercher à convaincre autrement que par l’argumentation, et je ne peux pas m’étendre ici.

    On ne devrait pas oublier qu’au sortir de la seconde guerre mondiale, toutes les élites ou presque (une bonne part des marxistes ont été en retard, logiquement, sur ce point) se sont accordés pour dire que nos sociétés occidentales sont sur une pente qui mène au totalitarisme d’une manière ou d’une autre, qu’on s’acharne à conserver ou à révolutionner, … et que personne ne semble savoir comment sortir de ce merdier. C’est un « traumatisme fondateur », ou plutôt, « désintégrateur » très important que ce sentiment partagé. Il est évident que, lorsqu’on en arrive là, et plus on en est à partager cette terrible conviction, plus la probabilité d’un complot « global » devient forte. Donc, que se forme une alliance sacrée sur un projet mondial déterminé à tolérer de très gros sacrifices… humains. Faut-il préciser qu’une large alliance objective ne signifie pas du tout accord sur les finalités d’un tel projet ? Les partisans d’un « bon en avant » du genre de l’évangélisme de marché appliqué à la planète entière n’ont évidemment pas tous les mêmes visées ; la plupart n’en ont sans doute aucune ; ils voient les choses à une terme qui peut être très court pour les uns, très long pour d’autres ; … Un certain Rosso, mort récemment, qui disait avoir eu la chance et le dégoût d’être ami de D. Rockefeller autrefois, disait que, d’après ce dernier, l’immense majorité des membres de je ne sais plus quelle « chambre d’élite » (Trilatérale ou CFR) n’avaient aucune idée du cynisme des plans des meneurs ; lui même aurait été invité à en être. Je le dis encore une fois : les mouvements totalitaires reprennent les recettes des sociétés secrètes. Cela veut dire, entre autres, une stratification importante de l’élite et même une réorganisation permanente des structures d’élite. Le triple objectif en est : une sélection par le haut qui n’est pas perceptible d’en bas ; un isolement croissant des élites par rapport « au monde de la normalité et de la respectabilité », les strates inférieures, qu’elles cotoient principalement, devenant l’image de la normalité à la place de la population entière ; un maintien des strates inférieures de l’élite, des « compagnons », … dans l’illusion de la normalilté et de la respectabilité des plans des élites.

    Précision, au besoin : quand je parlais de la très probable conspiration qui, lancée il y a plusieurs décennies, « nous a conduits là », je ne disais pas du tout que les mêmes, à la même échelle, auraient organisé le 9/11. Si dynamique totalisante il y a, il faut se souvenir que les mobiles, et notamment les ennemis objectifs identifiés par l’idéologie qui la porte, peuvent très bien changer. Le régime totalitaire qui a régné en URSS, par exemple, a eu sa période antisémite. Dans le cas de l’affaire du septembre, il est fort probable que la dimension « religieuse » (sectaire – fanatique) ait joué un rôle important dans les mobiles Mais dans tout système, souvent plusieurs mobiles peuvent se combiner très bien, et non pas toujours s’exclure. Il n’y a aucune raison de penser qu’il y a incompatibilité entre le fait : de se débarrasser de milliers de tonnes de déchets radioactifs ; de vendre des armes massivement ; de piller l’Irak de son pétrole ; de rayer cette nation de la carte politique et culturelle du monde ; … Il n’y a pas plus de raison de penser que les visées des fanatiques évangélistes et le projet de Hayeck d’éradiquer les syndicats se conjugent à toutes les sauces, en tous contextes. Que je sache, la lisaison de Mrs Thather avec les gens de la société du Mont Pélerin, à l’époque, n’avait rien à voir avec les « idées » du millénarisme évangélique. Bref, il est assez évident qu’on n’a pas à faire le postulat d’une même conspiration, à l’effectif inchangé, agissant durant des décennies. Ca, ça renverrait à un type de conspirationnisme que je juge effectivement primitif et risible. Par ailleurs, l’hypothèse d’une constance de l’effectif conspirationniste est aussi ridicule que celle d’une constance des mobiles, du fait même des mécanismes de sélection / isolement / … nécessaires au maintient d’un régime de domination totale. La notion de conspiration, contrairement à l’idée reçue, ne correspond pas à l’idée de la permanence d’un même groupe de personnes à une même fonction d’élite. En d’autres termes : parce qu’il y a conspiration il y a mouvement permanent. La constance d’un régime de domination totale ne saurait renvoyer qu’à la logique, stérile selon toute étique, du pouvoir pour le pouvoir ; mais le corolaire en est justement le mouvement permanent, tant dans les structures d’élite que dans les masses. Quand je parle de totalitarisme de marché, je dis évidemment que le seul vrai maître, c’est le marché, pas je ne sais quel individu. Arendt a insisté sur ce point : le dictateur totalitaire n’a précisément de pouvoir que parce que et dans la mesure où il se contraint à appliquer une idéologie envers et contre tout. Sans doute qu’il est important d’insister aussi là-dessus, pour répondre notamment à votre tableau du père de famille qu’il fait surtout ce qu’il peut pour gérer au mieux ce ce dont il a la charge. Parce que, vous l’aurez compris, j’espère, je ne partage pas du tout cette manière d’opposer les choses. Je dis, par contre, que si le père de famille n’est pas du tout libre de choisir, qu’il en vient à ne plus faire que gérer, dans un contexte où tout lui est imposé, il se situe déjà dans un contexte totalitaire. Et dans l’élite, les individus sont encore bien moins libre (par rapport à la logique de l’idéologie reine) que les masses. Cette décroissance de la liberté avec le pouvoir est une chose qu’on sait bien pour toute tyrannie, et qui est encore plus vraie dans le cas du totalitarisme. Dans l’idée d’un totalitarisme de marché, il peut très bien y avoir, en quelque sorte, une multiplicité de « dictateurs », mais c’est la même chose quant à la dépendance complète de la fonction d’élite et du pouvoir associé à l’accomplissement d’une logique idéologique. C’est sans doute d’autant plus vrai qu’il n’y a pas de dictateur (rien ne permet d’affirmer que le totalitarisme ait forcément besoin d’en passer par la dictature pour se développer) et pas d’unicité du coeur de la direction.

  27. @samedi : Lorsque vous dites « le totalitarisme possède une robustesse remarquable en dépit de son inefficacité économique immense et de son mépris pour toute économie du bien être », c’est bien mon point : je prétends que sur le long terme ces deux facteurs, mieux satisfaits par le capitalisme, provoquent justement la chute du totalitarisme, ce pourquoi je le qualifie « d’instable » (au sens de : qui s’effondre lorsqu’il est exposé à des agents étrangers).

    Par ailleurs, si par « conspiration » vous entendez des gens qui partagent les mêmes idées ou les mêmes objectifs, et qui se rencontrent, échangent et se concertent, alors bien sûr le monde n’est fait que de conspirations : celles des libéraux, celles des anti-libéraux, celles des structuralistes, des astrologues, des mafiosi, voire celles des physiciens des particules. Le monde social n’est que le tissu de ces sphères d’influence et de ces collusions d’intérêts.

    Enfin, vos termes de « totalitarisme de marché » me paraissent opérer un glissement de sens par rapport au début de votre commentaire : d’une part ce totalitarisme là a bien une redoutable efficacité économique et accueille volontiers une économie du bien-être pour peu que celle-ci génère des activités marchandes, et d’autre part il n’est pas au service d’une caste particulière d’individus. Il correspond plutôt à ma thèse d’un mécanisme aveugle mais extrêmement robuste, qui se trouve générer des inégalités sociales comme effet de bord et non pas comme finalité.

    @Catherine : Désolé, je ne comprends goutte à vos écrits. Sur votre première phrase en tous cas, il me semblait justement avoir bien insisté sur le fait que la « part sombre », que vous paraissiez vouloir imputer en bloc à des « Ils » coupables absolus, était en fait bien présente en chaque être humain, ce que je résumais par « j’ai vu le diable et il est en nous ».

Les commentaires sont fermés.