Lueur d’espoir ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On a la gentillesse de me dire ces jours-ci que j’ai été un « visionnaire », que mes prévisions « se vérifient à cent pour cent », etc. et cela me fait énormément plaisir. Le fait est que j’ai pris énormément de risque. Pas sur le plan économique et financier sans doute, où je me sentais – et me sens toujours – très assuré quand je tire mes plans sur la comète, parce qu’ils sont l’aboutissement d’un raisonnement qu’il m’est toujours possible de réexaminer. Sur le plan politique, c’est une autre affaire : j’ai travaillé davantage à l’intuitif, et comme je ne sais pas comment travaille mon intuitif – ni celui de personne d’autre – je lui fais beaucoup moins confiance.

Je pense en particulier à un passage de Vers la crise du capitalisme américain ? (2007 : 252-253) où j’avance que quand les États–Unis auront atteint dans la crise le degré de catastrophe que je prévoyais, ils ne seront pas tentés par la voie totalitaire mais adopteront la social-démocratie. Je n’étais, honnêtement, pas très sûr de mon fait. Je cite ce passage :

Ce qui émerge de ce portrait bigarré, c’est le visage extrêmement dur que l’on voit aujourd’hui à la société américaine, « colonisatrice » au sens où on utilise le mot pour désigner une espèce d’insectes envahissants, mais c’est aussi l’hypothèse de l’existence d’un mécanisme rassurant à l’œuvre en arrière-plan, l’inverse du fascisme qui trouve lui un terrain fertile à son émergence aux époques de tumultes. Jusqu’ici, les événements historiques de l’histoire américaine sont compatibles avec mon analyse. Les agents de ces réajustements qui produisent la diversité des formes, ce sont ces étonnants électeurs « indécis » qui aux jours sombres de 1932 créent le raz-de-marée démocrate qui porte Roosevelt au pouvoir, et qui vingt ans plus tard, en 1952, sont la cause cette fois du raz-de-marée républicain qui rend possible le McCarthysme. Infirmerait au contraire mon analyse, une fascisation de l’opinion publique américaine dans les périodes troublées : le « malheur aux vaincus » florissant cette fois dans les temps de pénurie.

Ce qui me fait penser à cela, ce sont les signes apparus dans la journée, qu’après des interventions que l’on pouvait qualifier si l’on était optimiste de « pragmatiques » et si l’on était pessimiste, de « navigation à vue », les autorités américaines – gouvernement et Federal Reserve – sont en train de mettre au point un plan aussi ambitieux que le New Deal rooseveltien de 1933. Je pourrais ironiser – comme je l’ai déjà fait – sur le fait que la bourse de New York s’enthousiasme à chaque fois que les États–Unis font un pas de plus dans la voie de la social-démocratie mais je m’abstiendrai ce soir parce que la déliquescence du système financier a déjà dépassé de beaucoup le stade de la « bonne leçon » pour tourner au cauchemar, un cauchemar dont les conséquences se font sentir à l’échelle de la planète et dont les premières victimes – « surprise ! surprise ! », dit-on en américain – en sont comme d’habitude le sel de la terre qu’un système injuste génère comme ses scories et dans sa totale indifférence.

Ne nous faisons pas trop d’illusions : il s’agit peut-être toujours de demi-mesures. Si c’est le cas, elles échoueront et il faudra une fois de plus rectifier le tir dans la bonne direction. Et même si elles réussissent, il se trouvera bien sûr, dès que les choses iront un tout petit mieux, de faux optimistes – mais de vrais filous – pour dire que toutes ces mesures ne sont désormais plus nécessaires du fait que « le système a radicalement changé dans la voie de la stabilité » et c’est ce qui nous oblige à exiger aujourd’hui des solutions véritables : qui éliminent une fois pour toutes le retour des crises tout en offrant à chacun une vie à l’abri du besoin.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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62 réflexions sur « Lueur d’espoir ? »

  1. Quand j’ai commencé a lire votre votre blog, puis votre premier livre, je vous trouvais evidemmet visionnaire, mais aussi quelque peu excessif. Je pensais, et je vous en avais fait part, qu’il s’agirait d’une crise parmi tant d’autres que connaissent les marchés.
    Les récents évènements vous donne 1000% raison.
    La moindre des choses aujourd’hui est d’une part de vous féliciter, et d’autre part de vous dire merci pour ce blog et vos deux livres qui apportent des éclaircissements et une vision, que personne d’autre que vous ne proposait jusqu’alors.

    Laetitia

  2. La crise financière s’éloigne un peu mais la crise économique arrive? Combien de temps les américains ( et nous avec …) vont-ils mettre pour absorber le coût monumental de cette crise, de cette gigantesque poubelle qu’il va falloir refinancer et porter pendant des années ? Hyper inflation ou déflation ou va-t-on ? Les marchés n’ont rien compris puisque ce matin la spéculation boursière reprend de plus belle ? Cela n’a rien de rassurant.
    Paul, votre intuition pourrait peut-être continuer à nous éclairer ?

  3. Espérons que les USA se bouge rapidement pour mettre en place un tel plan Rooseveltien car on voit bien que la crise n’a pour le moment affectée que la finance.

    Si on découvre que les géant industriels comme General Electric ont également truqué les bilans, les risques et les investissements, ce qui ne fait guère de doute, alors là c’est le sauvetage devient autre que financier.

    On n’achéte pas à coup de milliards de dollars les erreurs d’investissement industriel ou les impasses technologiques.

    Je veut dire par là qu’un systéme dérégulé qui a pu commettre autant d’erreurs et de filouterie financiére a pu également le faire dans les domaines de l’industrie, de l’innovation et des ressources humaines (les bonnes personnes au bon endroit). Les milliards ne sont plus suffisants pour récupérer une telle situation, il faut un projet politique et social puissant et fédérateur pour créer une véritable inertie :

    Un plan de sauvetage économique, sous le contrôle du GOUVERNEMENT Fédéral, qui ne concernerait pas que la finance.

    Par exemple l’industrie automobile s’est complétement plantée dans le domaine de l’innovation et est actuellement en décrépitude.

    L’industrie pharmaceutique a également de nombreux doutes quand à sa capacité d’innover.

    L’industrie des services de la santé souffre également d’une bonne efficacité.

    Le secteur de l’énergie et des transport doit manifestement se moderniser aussi.

    Il est grand de réorienter les flux financiers sur les bons circuits économiques.

    Les USA sont les seuls à pouvoir restaurer une déontologie économique mondiale. Et tous les gouvernements devraient prendre part à cette reconstruction.

    Comme vous dites, Mr Jorion, le pragmatisme devrait inciter les Américains (et les autres) à mettre en place un New Deal rooseveltien.

  4. Mon cher Paul (permettez que je vous appelle mon cher Paul),

    Ce qui se passe en ce moment me fait penser à ce gros fumeur qui vient d’avoir un « incident cardiaque ».
    Sur le moment, sermonné par les médecins et son entourage, il renonce à fumer.
    Mais son état s’améliorant très vite, « juste une petite après le repas », sa consommation de tabac se retrouve au même niveau qu’avant, puis de nouveau son état de santé périclite, jusqu’au moment où ….
    L’univers financier, intoxiqué aux « prêts rapaces », au jeu du mistigri des « obligations pourries », à la « comptabilité créative », etc.. tous générateurs de profits dodus ne tiendrons pas longtemps dans l’abstinence plus ou moins forcée. Dès que la vigilance des autorités (celles qui pourvoient en « argent frais » en ce moment) se relâchera un peu, la « créativité financière » trouvera bientôt un terrain d’action vierge….
    Justement à propos « d’argent frais », si j’ai bien compris ce qui se passe en ce moment, la FED ouvre des lignes de crédits aux établissements en difficulté qui mettent en pension de garantie du papier qui n’est plus négociable (qui ne vaut donc plus rien).
    La FED espère (confiance) donc que ces prêts seront remboursés au jour dit, à la condition expresse que les affaires reprennent rapidement. C’est bien une création de monnaie « ex-nihilo ». La FED, organisme privé, est donc bien dans son rôle de recherche du profit (si l’on excepte les taux consentis qui sont infinitésimaux), mais aussi de garant de la pérennité du système dans son ensemble.
    Toute la question de l’aide aux uns et pas aux autres (Lehmann) semble tenir dans l’estimation qu’a posée la FED de la viabilité à terme des uns ou des autres.
    Dites moi si je me trompe!

  5. Je reprends le cours de mon billet précédent.
    Tout cet « argent frais », n’est-il pas constitué en dernier ressort d’obligations de l’état américain, placées sur les « marchés » par les intermédiaires traditionnels (contre commission moelleuse), aux clients traditionnels de ce genre de papier (Russie, Chine, etc…) qui vont donc remettre au pot dans l’espoir d’être remboursés des précédentes obligations déjà en leur possession ?
    Elle n’est pas belle la vie ?

  6. Quant au soi disant modéle chinois communisto-libéral, on voit à quel carnage il aboutit ; dernier exemple les produits alimentaires à la mélamine de la plus grosse industrie agro-alimentaire de Chine qui appartient d’ailleurs à l’énorme multinationale FONTERRA qui est solidement implantée en Europe.
    .
    http://en.wikipedia.org/wiki/Fonterra
    .
    Il est grand temps de reinstaurer le contrôle des gouvernements fédéraux dans toutes ces affaires économiques.

  7. Paulson et Bernanke ont finalement décidé de créer une structure de cantonnement pour tous les actifs à risques, qui seront sans doute vendus progressivement à l’encan. Question: le trésor américain est-il capable d’absorber cette charge gigantesque? Les bons du trésor vont-ils perdre leur notation triple A?

  8. Comme dirait Patrick Viveret,

    «Nous sommes dans le mur…»

    en ce qui concerne la crise financière… Mais que fait-on ? On panse ses plaies, on enterre ses morts et on traverse ce mur jusqu’au prochain ? Ou bien l’on recule (pas pour mieux sauter) et on prend un autre chemin qui ne nous mène plus dans des murs successifs ?
    Sachant que si cette crise financière est dépassée, l’Humanité sera confrontée au mur prévisible des crises écologiques (énergétique, de l’eau – la plus grave à mon estime – et alimentaire)…, ne serait-il pas souhaitable de songer à s’organiser pour sortir de l’ère capitaliste ? Il me semble évident aussi que parier sur une

    «bonne crise qui leur apprendrait à vivre»

    est illusoire car les victimes n’en seraient pas les responsables mais bien le grand nombre d’innocents qui, déjà aujourd’hui, se contentent d’essayer de survivre. Plus ça va, plus je me dit que ce bon vieux Thorsten Veblen avait raison et que la classe de loisir qui se bat pour ses consommations ostentatoires est de plus en plus nuisible au grand nombre.
    Alors, que l’on soit radical maximaliste ou réformiste prudent, je pose la question :

    «Quels sont, en matière financière, les premiers pas à poser pour que l’on se dirige vers la sortie du capitalisme – ou la limitation de son pouvoir de nuisance ?» /

    Le débat sur la monnaie que j’ai lu sur ce blog m’a déjà mis sur la piste de bonnes idées (ce serait bien que nous essayions de dépasser le stade du constat pour nous accorder sur des priorités en cette matière).
    Pour ce qui est de la régulation de la finance internationalisée aux excès prédateurs, peut-on espérer que dans six mois, les vagues étant un peu calmées et le décompte des cadavres effectué, les meilleurs experts qui dialoguent ici nous proposent quelques mesures réalisables ? Et puis, si nous nous accordons, un politique qui, comme moi, a quelques responsabilités dans sa communauté nationale, pourra commencer à voir sur quelles forces s’appuyer pour faire avancer le projet (car il ne suffit pas d’avoir raison, il ne suffit pas de concrétiser un projet alternatif, il ne suffit pas de convaincre beaucoup de monde, il faut encore s’organiser pour se battre politiquement afin de faire avancer ses idées contre des adversaires très intéressés, très puissants et très décidés à vous empêcher de leur nuire…)

  9. Cher Paul Jorion

    Je partage l’optimisme mesuré qui est le vôtre quant à l’orientation future de la politique américaine et par suite, mondiale. L’acte de décès du néo-libéralisme a été publié quotidiennement ces derniers jours, on n’y reviendra plus avant longtemps (et longtemps, ce n’est pas toujours je sais bien). Un New-deal à (enfin) l’échelle mondiale est aussi nécessaire que souhaitable, c’est ce dont la mondialisation était en attente et on peut souhaiter que vos propositions (traiter la monnaie comme un bien public mondial etc) y ait la première place. Mais pour le court terme, j’ai un souci : comment, même avec les meilleures intentions et décisions possibles, d’échapper à un crise économique profonde? Comment des économies dont la croissance est liée à la croissance de production de crédit et à ses instruments peuvent-elles continuer à tourner.

    Cordialement.

  10. @ Bob
    Peut-on juger le modèle francais à l’aune du Rainbow Warrior, du sang contaminé, des essais nucléaires…..? L’appat du gain recrute dans tous les systèmes et tous les pays. Je me souviens qu’en France on avait trouvé 10 à 20% de matières grasses dans les boues des stations d’épuration et qu’un petit malin avait eu idée d’en faire une base pour nourriture animale. Heureusement la crise de la vache folle est passée avant. Une chose exaspère nos amis étrangers : les lecons que nous donnons aux autres.

  11. J’ai vraiment très peur que vous soyez tous profondément déçus ! De très grands banquiers disaient en privé ces jours derniers tablant sur une solution de sauvetage de ce type, qu’on reverra bientôt (d’ici 3 ou 4 ans) les mêmes excès, que la peur de l’inflation va créer de nouveaux besoins (entre spéculation et couverture) et que de nouveaux produits tous aussi meurtiers que les précédents vont voir le jour, si on ne fait rien pour l’empêcher. Et l’empêcher, c’est ruiner les rentiers. Croyez vous vraiment que les politiques vont prendre ce risque ? Alors… on recule pour mieux sauter.

  12. @Jacques: les mesures en Europe Occidentale maitrisent mieux les risques qu’en Chine bien qu’elles soient un peu désuétes face à la mondialisation des marchandises.
    Il faut donc la aussi innover pour améliorer le systéme de contrôle et de régulation.
    Un New Deal Rooseveltien mondial qui devrait concerner tous les aspects des échanges commerciaux: « de la régulation financiére jusqu’à la régulation sanitaire et social ».

  13. @ Catherine:
    Il y a un probléme de régulation et d’innovation dans tous les domaines actuellement, ça ne concerne pas que la finance et ça ne concerne pas que les USA.
    Stiglitz disait avant hier dans The Guardian que les meilleurs cerveaux américains étaient utilisés non pas pour faire avancer les progrés de la société mais pour réaliser des « coups » financiers tordus.
    .
    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/sep/16/economics.wallstreet
    .
    Stiglitz ne prend aucune pincette avec cette malhonnêteté et cette incompétence ubiquitaires. Il propose une intervention du gouvernement fédéral de grande ampleur pour corriger ces déviances.
    C’est vrai j’oubliais que Stiglitz était un dangereux citoyen anticapitaliste.
    Et non, c’est un bon américain prix Nobel, je me range clairement derriére lui et ces propos, désolé Catherine, je ne suis pas le seul à penser un peu différemment.

  14. Cette question, ces questions je me les pose depuis des années.

    Certainement depuis les 25 dernières années (où des miennes lettres furent publiées dans le Monde Diplo, La Croix, et d’autres). À plus forte raison, encore une fois, depuis hier où la sortie (!!??) de crise financière s’est faite avec « fracas » et « brio »… Donc en posant, de façon volontairement naïve, les questions suivantes: est-ce le – Public – (l’État) qui intervient enfin comme un genre de « père fouettard » pour appliquer la « loi politique », ici en finances, propre à la société qui devra s’y soumettre? Ou bien, comme j’ai tendance à le penser davantage: est-ce que c’est le – Privé – (les actionnaires) qui, en définitive, tire les ficelles en ayant tellement investi l’État (cas typique des États-Unis) que les actionnaires les plus gros et les plus déterminants utilisent l’État comme un outil à leur quasi seul service? En attribuant à l’État le service minimum pour éviter trop de problèmes sociaux?. Autrement dit, pour faire court, ce sont bien, en définitive, les faiseurs et les contrôleurs de la monnaie qui prennent les décisions « ultimes » y incluant le gestionnaire ou le « gardien d’immeuble » qu’est l’État? Je crois qu’on vient d’en avoir un cas d’école hier.

    En attendant, et je m’adresse ici, en particulier à Paul, lorsqu’on dit que les banques centrales « injectent » N milliards de liquidités dans le circuit financier pour secourir les marchés, s’agit-t-il d’argent des contribuables? Ou bien, comme je le pense, de pure création monétaire, sans contrepartie, ou presque? Ou encore quelle seraient les proportions de monnaie d’origine fiscale et d’origine « ex-nihilo » soit à partir du néant?

    Ce que je subodore, c’est quoiqu’il arrive, les banques commerciales dans toute la mesure du possible, et certainement les banques centrales, continueront, – quoiqu’il advienne -, à créer de la monnaie (peut-être à part quelques « chek-points » de plus) de façon à maintenir l’ « essence » de ce système et que personne d’autre ne s’en mêle… Électeurs, bon courages…. Le cas de la banque centrale américaine, la FED, est typique et révélateur. D’ailleurs ses principaux actionnaires, tous privés, sont basés pour l’essentiel à la City de Londres. La clé du système monétaire mondial serait là. Et pas ailleurs. Les gouvernements américains succéssifs seraient, in fine, leur serviteurs et rien d’autre.

  15. @Bob: douteriez vous de la capacité d’innovation des sociétés américaines, j’avais pourtant l’impression qu’elles étaient leaders technologiques depuis un bon moment!

  16. Non, je ne doute pas de leurs capacités d’innovation qui reste assez importantes pour le moment.
    Une entreprise comme General Electric a de formidables produits innovants dans le domaine de l’énergie du transport et de la santé. Mais de maniére générale, la balance entre investissements productifs innovants et investissements financiers risqués a tendance a basculer du mauvais coté actuellement ( et cela pour toutes les grosses sociétés industrielles actuellement).
    La encore je rapporte les propos de Stiglitz dans « The Guardian » qui pense que les meilleurs cerveaux américains devraient faire autre chose que de créer des coups financiers improductifs.

  17. Vous voulez savoir ce qui se passe et ce qui se dit actuellement -en réalité- dans les salles de marchés?
    Il suffit de demander:

  18. Une réponse à plusieurs questions que vous vous posez sur la source des fonds (planche à billets, etc.)

    Wall Street Journal SEPTEMBER 19, 2008

    Behind the Fed Moves, and What’s Next
    By JON HILSENRATH

    In normal times, the Federal Reserve relies almost exclusively on a single tool: It raises interest rates to slow the economy and thwart inflation or lowers them to speed the economy. These aren’t normal times. The Fed this week didn’t cut the rates it controls, but instead tried other means to unfreeze credit markets. Here is a rundown of what happened, what it means, and what could come next:

    What has the Fed done?

    Sunday, it expanded lending programs, created during the Bear Stearns collapse in March, aimed at ensuring that investment banks can fund themselves. It said it would accept more risky assets — even equities — as collateral for loans.

    Wednesday, the Treasury said it would help the Fed expand its $900 billion balance sheet by $200 billion dollars over a week’s time. Like Citigroup, the central bank has assets and liabilities. The Fed’s assets (Treasury bonds, loans to banks) are financed by liabilities (currency, reserves that banks have on deposit at the Fed.)

    To be sure the Fed can expand its lending, the Treasury is depositing fresh cash at the Fed. Like a depositor who walks into Citi with a big check to deposit, the Treasury is selling securities in the markets and leaving the proceeds at the Fed.

    Thursday, the Fed moved to provide foreign central banks — which can print euros, yen or pounds, but not dollars — the U.S. dollars they need to meet demand from their commercial banks. The Fed now has agreed to provide up to $247 billion in dollars in exchange for currencies of the British, European and Japanese central banks.

    Is the Fed just printing money?

    It could, but it isn’t. That would increase the total supply of credit in the economy and lower the price of money, also known as the federal-funds interest rate that the Fed largely controls. The Treasury maneuver doesn’t create new credit. Rather the Treasury has sucked up cash in the economy and deposited it at the Fed to be redeployed elsewhere, namely struggling financial institutions.

    Is the Fed running out of ammo?

    It was. The Fed entered the crisis with nearly $800 billion of U.S Treasury securities, and more than half of that has been exchanged for riskier securities, lent to banks or investment houses or otherwise committed. The Treasury maneuver was crafted to give the Fed more resources to put to work in the market should the need arise.

    What’s next?

    Commercial banks currently get no interest on the reserves they are required to hold at the Fed. If the Fed paid interest on reserves, banks would be willing to store more money there, and that would give the Fed more maneuvering room to lubricate the financial system without lowering interest rates.

    Congress, at the Fed’s request, has agreed to change that — but not until 2011. The Fed wants to do it sooner, and Congress is moving to change the law accordingly. There is a rub. The Fed turns its profits over to the U.S. Treasury. Paying interest on reserves would reduce those profits by about $1.4 billion over five years.

    Why doesn’t the Fed just cut interest rates?

    It may yet. With its key interest rate at 2%, the Fed has room to go lower. That would lower borrowing costs for businesses and consumers and offset the credit crunch.

    The Fed has been reluctant in part because of worries that inflation might be worsening, and in part because it wasn’t certain the interest-rate medicine would treat the current disease. But if the credit crunch continues to intensify or the economy deteriorates, the Fed could move swiftly to cut rates.

    Write to Jon Hilsenrath at jon.hilsenrath@wsj.com
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  19. En tant que spectateur lambda, j’ai beaucoup de mal à comprendre la situation actuelle mais j’ai une seule impression sur le plan Paulson à 1000 milliards de dollars : Ce sont les tricheurs que l’on sauve ?
    Suis-je un pro-américain naïf si c’est le cas ?

  20. Pour revenir sur le texte trés fourni de Paul Jorion: j’estime qu’il a raison de souligner que les USA ont 2 chemins possibles, la voie de la dictature et celle de la social-démocratie.

    Les tensions économiques actuelles peuvent renforcer un coté ou l’autre. C’est pour cette raison que je choisis naturellement le camp de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie humaniste et réaliste. Mais j’avoue que vu ce qui se passe actuellement de part le monde et depuis une quinzaine d’années, c’est pas joué d’avance.

    Le déterminisme de certaines positions belliqueuses m’apparaissent assez dangereuses.

    Je ne rappellerai pas les douloureuses conséquences de la crise de 1930 qui se solda par un conflit mondial surréaliste et trés délétére pour l’Europe.

    Pour citer John Ford, réalisateur de Western dans les années 50: « c’est l’homme qui fait les petites histoires, et les petites histoires font la grande Histoire ».

  21. John Ford fut le metteur en scène de « They Were Expendable », littéralement : « Ils étaient remplaçables », consacré aux troupes américaines « pas vraiment indispensables » aux Philippines en 1941. Quelques messages bien sentis sur la chair-à-canon. Pas mal pour un film sorti en 1945 !

  22. @olivier

    On sauve tout le monde dont des tricheurs. Certains ont payé (un peu) et la plupart des autres non…
    Va t-on les faire payer ensuite, ca semble douteux dans l’attitude qui vient d’etre prise.

    M. Jorion,

    comment considérez vous le metier de trader, ses objectifs, ses moyens, ses reponsabilités ?

    La finance mondiale durement touchée par la crise actuelle va t-elle se reconstituer petit à petit de manière plus encadrée sans qu’aucune reelle sanction financière et penale ne soit prise ?

    L’augmentation brutale de la bourse symbolisant qu’une grande partie de la crise n’a pas existé est il compatible avec la prise de conscience necessaire que le jeu ne peut pas reprendre comme avant ? qui plus est en faisant payer au contribuable les frais des excès passés …

    Dans ce sens, comment l’exil fiscal des grandes fortunes ou les conditions favorables doivent-ils etre considerés moralement ?

    La situation eonomique n’est pas pour autant changée pour les entreprises et la population mais avec une dette par-dessus la tete et d’eventuelles consequences selon ce que dit M. Bush à savoir que l’intiative comprend des risques pour le contribuable. En plus de payer, de laisser impunis les tricheurs et de ne pas indiquer avoir compris les fondements de cette crise, y aurait il des risques pour les contribuables ? je m’etrangle de ne pas avoir entendu dire que le risque etait partagé avec les entreprises et que celles-ci devraient y contribuer !

  23. comment considérez vous le metier de trader, ses objectifs, ses moyens, ses reponsabilités ?

    PJ : voir ce que je dis sur la spéculation

    La finance mondiale durement touchée par la crise actuelle va t-elle se reconstituer petit à petit de manière plus encadrée sans qu’aucune reelle sanction financière et penale ne soit prise ?

    PJ : c’est à craindre, mais ça dépend aussi de nous.

    L’augmentation brutale de la bourse symbolisant qu’une grande partie de la crise n’a pas existé est il compatible avec la prise de conscience necessaire que le jeu ne peut pas reprendre comme avant ? qui plus est en faisant payer au contribuable les frais des excès passés …

    PJ : Non !

    Dans ce sens, comment l’exil fiscal des grandes fortunes ou les conditions favorables doivent-ils etre considerés moralement ?

    PJ : très négativement. Mais il faut aller aux sources : faire apparaître pourquoi il est toléré.

  24. Concernant l’exil fiscal, on peut écouter les deux dernières émissions de là-bas si j’y suis :

    http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/labassijysuis/

    un spécial Bruxelles paradis des SDF français (sans difficulté financière). Un reportage édifiant ! la Belgique y est décrite comme un  » paradis pour les rentiers et un enfer pour les travailleurs »…Je confirme !

    Ce qui m’amène à cette question :

    Pourquoi les belges sont-ils si progressistes en matière de moeurs et si conservateurs sur le plan social ?

    Un belge pour m’éclairer ?

  25. Olivier, je vous conseille de lire les commentaires des lecteurs du New York Times. C’est édifiant. En gros, pour rester poli: « pourquoi nous les petits, devons-nous encore payer de notre poche pour renflouer les requins de la finance? » Il est vrai que la pilule est dure à avaler. Mais y avait-il d’autres alternatives que le recours à la puissance publique et au contribuable?

  26. Dans ce sens, comment l’exil fiscal des grandes fortunes ou les conditions favorables doivent-ils etre considerés moralement ?
    PJ : très négativement. Mais il faut aller aux sources : faire apparaître pourquoi il est toléré.

    Seriez-vous d’accord de préciser votre point de vue ?

    Pour ma part, voici la seule explication qui m’ait convaincue . Bien humaine !

  27. chers fidèles du Blog, je voudrais faire remarquer que la prise de conscience de la dérive accélérée du capitalisme ne date pas d’hier, pour s’en tenir aux quinze dernières années, elle a été largement faite dans des lieux comme l’Association des AMis du Monde Diplomatique, puis à ATTAC fondé par la première qui a réuni à un certain moment une expertise économique qui n’avait pas d’équivalent à la commission des finances de l’assemblée nationale. A l’Université d’été de 2004 de Arles je peux vous assurer que j’ai gratté des notes ! et que on y a parlé de tout ce dont on parle dans ce blog. Paul Jorion renouvelle largement le débat dans des termes actuels et également avec une approche théorique nouvelle mais (et c’est heureux) on retrouve ici les fondamentaux de la crise qui avaient déjà été identifiés ; crise, j’ajouterai dont l’origine est bien politique et historique (Reagan Thatcher + néocons + Blair) et non pas « systémique » ou autres errements du grain de sable et de l’effet papillon. N’ayons pas peur des mots une « révolution » politique résolue, qui renverserait la vapeur pour anihiler cette révolution libérale commencée en 1980 (une vraie révolution celle là) ne me facherait pas vraiment, car elle a été la cause des grands crimes destructeurs qui ont nom « dérégulation » de l’économie, « brevetabilité du vivant » etc. etc. C’est vrai que si les fondamentaux de notre système politique sont réellement atteints avec cette crise comme on peut le penser alors on se situe davantage aujourd’hui dans le registre du basculement, révolution +/- pacifique, conflits etc. que de la « réforme » sans vision politique qui suffit à nos chers partis.

  28. @ emmanuel

    si la prise de conscience ne date pas d’hier, les événements récents sont à mon avis une occasion unique (une crise comme ca n’arrive à priori pas tous les 4 matins) de convaincre beaucoup de gens. Les gens vont ils s’intéresser à ce qui se passe comme un feuilleton économique ou comprendre les enjeux politiques et sociaux ? Si la couleuvre passe aujourd’hui sans aucune modification des lois et des conscience des gens (sur les dégâts d’une politique qu’ils ont soutenu comme des agneaux) alors je pense que nous n’avons pas fini d’en avaler.

    Ce ne sont pas seulement les fondamentaux de notre politique qui sont atteints mais l’intérêt des gens pour la politique. Beaucoup sont prêts à s’intéresser à la politique au moment des présidentielles mais cela ne va pas plus loin et cela sans vraiment d’esprit critique, de mémoire, d’analyse des événements politiques, économiques, sociaux… sans une prise de conscience individuelle, nos gouvernants pourront continuer à nous dire que tout va bien, que la situation est rétablie, que nous pouvons nous rendormir. Surtout comme a dit E. Balladur, il ne faut pas éveiller un rejet du libéralisme (de mémoire car je ne retrouve plus la source), tout un symbole. Passer cette crise sans aucun éveil aux dégâts provoqués par les solutions les plus libérales.

    Il faut aussi continuer à dire que le politique ne peut pas agir face à une mondialisation qui est inéluctable. C’est bien sur faux et la preuve vient en partie d’en être donnée avec les actions communes (ne pas me faire croire que les décisions des banques centrales ne sont pas des actions politiques) visant à rétablir le bon fonctionnement du système.

    En continuant de dire que le politique ne peut rien faire, nous justifions le fait que le politique n’intervienne pas tout simplement… et laisse le marché « construire » le monde.

    Le moment est unique notamment pour les hommes politiques américains. Obama a dénoncé les lobbys de Washington qui ont influencé les lois à leur unique profit mais accorde son soutien apparemment sans concession au plan de relance. Le problème est la, le « sans concession » (s’il se confirme) et ce d’autant plus après avoir analysé un des rouages du problème. Si, même les gens qui analysent les problèmes ne prennent pas de décision qui suivent leur analyse l’avenir est sombre pour ceux qui veulent un changement !

  29. Ces questions d’ordre politique sont sérieuses, les traiter en termes de priorité et de propriété intellectuelle me paraît tout à fait inadéquat : c’est le meilleur moyen de les faire dégénérer en querelles de chapelles et d’aboutir à la paralysie générale des réformes nécessaires.

  30. Paul, certes, il vaut peut-être mieux ne pas citer ouvertement un mouvement ou un autre vu le climat de pudibonderie politique ardente qui règne en notre époque : cela pourrait être inutilement amplifié, je respecterai votre souhait ! Nous verrons sans doute plus tard, en temps utiles, comment ces réformes pourront être faites et avec qui.

  31. Et bien moi je me réjouis que le gouvernement US manifeste enfin une réelle volonté de mettre fin à la crise. En tant que thérapeute (je donne des consultations de voyance dans mon quartier sous le nom de « Monsieur Rockfeller ») je suis très sensibilisé à la surconsommation de psychotropes dans les milieux de la finance depuis quelques mois.

    L’un de mes patients -Il m’a dit qu’il s’occupait de la Chorale des Chanteurs de Blues du Palais Brognard- m’a même montré le petit texte qui suit, qu’il a composé au cœur du désespoir, après avoir avalé son onzième Prozac de la journée. Il voulait le placer sur votre blog, -un appel au secours qui vous touchera – mais ses gros doigts avides restaient bloqués sur le clavier. Il semble bien que la dureté de la crise ait complètement inhibé sa volonté de puissance.

    J’ai pris alors sur moi de vous soumettre ce témoignage bouleversant et n’ai personnellement qu’un seul souhait à ajouter : « Il était temps qu’on en sorte ».

    L’INVESTISSEUR

    D’après LE FOSSOYEUR de Georges Brassens

    A Jérôme Kerviel (respect)

    Dieu sait qu’un trader ça n’est pas méchant
    Même quand il met à mort tous vos warrants
    Ca me tracasse et puis d’ailleurs
    Ce n’est pas vous qui faites mes heures

    Je suis un pauvre investisseur

    J’ai misé trop longtemps sur les subprîmes
    Promesses divines de profits sublimes
    Qu’est ce que je ne n’avais pas fait là
    Et maintenant je_l’ai dans le baba

    Je suis un pauvre investisseur

    Tous les titres cotés en A-A-A
    Ont tous dégringolé à mon émoi
    De l’or en plomb du simple C
    A balancer dans les WC

    Je suis un pauvre investisseur

    J’ai à peine le cœur de scruter les courbes
    Tous ces graphiques plongeant au profil fourbe
    Je_suis une carpe dans un étau
    Coincée sur les marchés de taux

    Je suis un pauvre investisseur

    Je me suis mis à lire « Das Kapital »
    Tellement la chute des cours devient brutale
    Quelle galère pour placer mes swaps
    Dans des paquets de_farces et attrapes

    Je suis un pauvre investisseur

    Adieu veaux vaches cochons Fanny Freddie
    Bear Stearns Lehman Merrill c’est l’hallali
    Car aujourd’hui être trader
    C’est Tchernobyl liquidateur

    Je suis un pauvre investisseur

    Je ne sais plus quoi faire de mon avenir
    « Les échos » « Investir » ne me font plus rire
    J’ai accroché dans mon salon
    Un grand poster de Paul Jorion

    Je suis un pauvre investisseur

    Sur ce blog si sérieux j’ai hésité
    A faire mes aveux à me confesser
    Le sort en est jeté maintenant
    Je m’encarterai chez Chevènement

    Je suis un pauvre investisseur

    ( PS : Cher Paul, au cas vous trouveriez ce qui précède d’un mauvais goût exagéré, tout châtiment sera dignement accepté. Que diriez-vous d’une vidéo de Sœur Sourire –mon deuxième prénom c’est Dominique ? )

  32. Tu ne seras pas puni : tu seras récompensé. Je n’ai pas trouvé Le fossoyeur. J’ai hésité entre Pauvre Martin : « il creusa lui-même sa tombe… », et celle-ci.

  33. Fabuleux « raconteur chanteur » et… guitariste efficace (les serpents -froids visqueux dépourvus d’oreille- l’ont beaucoup raillé sur ce plan là). Merci d’avoir illustré ma parenthèse.

  34. le 19 septembre 16h05 (je prendrai le dico et lirai plus tranquillement et lentement à cause de mon anglais)

    et à Emmanuel et Bizz, Paul aussi.

    Bien avant Attac, le major Clifford Hugh DOUGLAS (dès 1918-1920) inventeur expérimental du Crédit-Social (qu’on peut appeler: Argent-Social), puis Louis EVEN (à partir de 1934) pédagogue hors série de C. H. DOUGLAS, ont à peu près visité de fond en comble le ‘comment’ et le ‘pourquoi’ de la monnaie. Aujourd’hui, il y a seulement l’informatique en plus et en temps réel, ce qui ne résoud pas le problème.

    C’est la combinatoire État-banques et banques-État, je l’ai déjà dit, qui fait l’embargo financier et monétaire sur l’accession pour tous les producteurs de biens réels (des biens et des services) c’est à dire les sociétés civiles qui sont otages à la fois des faiseurs d’argent (toutes les banques habilitées à créer de la monnaie) et du fisc, tout deux voleurs couverts par la loi.

    Comme les événements (au moins au niveau financier) vont chaque jour un peu plus vite, il faut faire hyper attention que le « sensationel » du jour nous épate, ou encore nous déprime un peu plus (après décantation…). Cette succession d’événements a donc tôt fait d’épuiser nos commentaires en quelques jours ou même quelques heures, le cap pris, lui, ne change pas. J’aimerais me tromper car jusqu’à plus ample informé, rien, absolument rien à l’horizon ne se fait entendre, venant des milieux bancaires et monétaires pour que la monnaie devienne ou redevienne un moyen de paiement qui facilite le pouvoir d’achat et non pas les profits financiers stériles pour tout le monde.

    Par exemple, quand on arrivait à interroger des gens de la finance, et bien jusqu’à il y a peu de mois, on vous écartait avec dédain d’un revers de la main. J’ai encore en mémoire fraîche la réponse que me fit Monsieur Jean Peyrelevade en personne le – 9 janvier 2007 – (notez bien le moment), lors d’une conférence que celui-ci fit où j’habite, conférence intitulée : l’état du capitalisme. Il s’extasiait alors littéralement sur les profits faramineux fait par les actionnaires et, méprisait presque ceux, marris, qui avaient des obligations, tellement leurs rendements étaient faibles.

    Maintenant, au milieu du brouhaha actuel, et du bondissement record des bourses suite à un projet de restriction ou d’interdiction temporaire de la SEC (l’autorité US de régulation de marchés financiers) sur la vente à découvert d’actions (short selling, en bon français…) c’est comme si on coupe brutalement un circuit électrique, ça fait une étincelle, ou encore si on ferme un circuit d’eau d’un coup sec, ça peut faire un bon coup de bélier dû à la surpression soudaine dans la tuyauterie (tuyauterie ou circuit électrique-alias flux boursier). Tout ceci est du vent ! Car quasi tous les cadrans sont en berne ! Pouvoir d’achat en tête !

    Ce sont les mêmes qui disent juguler la crise financière et qui ont été ceux qui nous ont conduit dans la crise, et ils veulent (pompiers pyromanes!) sauver ce sytème financier prédateur qui risque une fois de plus de ruiner l’économie normale. Faut-il en arriver au stade où (voir plus bas) ces exemples DÉTERMINANTS DE RÉUSSITE (voir le texte et le LIEN ci-dessous) nous donnent la preuve concrète qu’une monnaie juste, par sa nature même, peut fonctionner pour le profit sain de tous (sans prendre dans la poche de personne!!) un VRAI sens de la vie retrouvé. Et ceci avant que des politiques scélérates, voire démentes, fassent triompher le mensonge et le crime…

    * * * * * *

    la « monnaie « fondante » ou « monnaie franche » Comment une solution simple a amené à relancer l’économie.

    Silvio Gesell, un Belgo-Allemand, avait fait une rapide fortune en Argentine à la fin du XIXe siècle. Revenu au pays, il étudia à fond les problèmes des monnaies, assujetties ou non à perception d’intérêt par leurs émetteurs. Avant la guerre de 14, il conçut son maître livre, L’Ordre Économique Naturel (Ed Uromant, Bruxelles, 1918). Il y posait les bases de la Monnaie Franche qui n’est pas vraiment une monnaie puisqu’il n’y a aucun intérêt à la thésauriser.

    Keynes a écrit en 1936 que « le futur apprendrait plus de l’esprit de Gesell que de celui de Marx » (cf. La théorie générale d’emploi, intérêt et Argent, Londres 1936 – réimprimée 1967 – p.355).

    Cette monnaie, pour tourner plus vite et fertiliser au mieux le corps économique, perdait 1 % de son montant, à date mensuelle fixe ; perte qu’il fallait compenser par un timbre de 1 % collé sur le dos du billet pour qu’il puisse circuler.

    Cette accélération (d’un facteur 4 à un facteur 8… ) était due, selon Fischer, à l’effet psychologique de la perte à éviter (par l’acheteur).

    Utilisée 20 fois (dont 3 en France) lors des grandes crises économiques, elle permit des métamorphoses incroyables :

    – À Wôrgl (Autriche, 1932-33), elle résorba en 11 mois un chômage au taux de 60 %.

    – En 1956, à Lignières-en-Berry (France), elle ressuscita en un an une petite ville ruinée par la désertification des campagnes, comme le relate Science et vie n° 488, et l’utilisation des « bons d’achat » émis par le Maire fut ensuite interdite par De Gaulle.

    – Mêmes effets à Marans (France) en 1957-58.

    – Et à Porto Alegre (Brésil) en 58.

    – En 33-34, aux USA, bien qu’elle ait été utilisée très maladroitement (selon L. Fischer, qui avait étudié de près ses procédures en Europe), elle créa des redressements inespérés dans 14 villes. Le Congrès s’apprêtait à la légaliser quand le projet de « New Deal » de Roosevelt fit tout stopper.

    Il ne faudrait jamais l’oublier: l’étalon de la monnaie n’est pas l’or d’un pays mais la goutte de sueur de ses travailleurs.

    Dans l’économie franche, la circulation monétaire est affranchie de toute servitude. Argent = débit de marchandise = travail = argent. En toutes circonstances, le cycle est fermé.

    M.B. Issautier (D’une révolution économique et monétaire – 1961) analyse ainsi ces expériences : Une analyse plus fine de ces expériences de « monnaie fondante » laisse quand même supposer que l’effet économique n’est pas tant dû au fait que cette monnaie présentait cette caractéristique (ce que nous retrouvons dans les périodes de forte inflation), mais au fait qu’elle n’était pas créée par une banque et un mécanisme d’endettement. Il s’agissait donc de « monnaie permanente ».

    —> Voir attentivement ce LIEN (aller à : changer de paradigme):

  35. je connaissais le bleu de Bresse mais pas le blues de Dresse…
    et Paul dort encore, alors qu’Attali, l’homme qui écrit plus vite que son ombre est sur tous les fronts !
    dans l’ombre, la lueur !
    que la lueur soit !

  36. Lueur d’espoir?

    Le soulagement de tous les « investisseurs », et aussi un peu le calendrier, me fait plutôt penser à l’après Munich !

    Et notre hyperprésident qui nous a fait pendant ce temps le coup de « My petty goat » ?

    La complainte de l’investisseur ci dessus est superbe. Bonne nouvelle, ils sont paraît-ils tous sauvés, sauf ceux fusillés pour l’exemple!

    Cependant je recommanderai un examen de (bonne) conscience à l’aide d’un instrument révolutionnaire dont l’existence fut révélée par le regretté Pierre Dac, le 16 septembre 1938 dans « L’os à moëlle », le télescope interne. Je cite:

    « Chaque individu éprouve à certains moments le besoin de se recueillir et de regarder en lui-même. Et tous ceux qui ont voulu se livrer à ce genre d’exercicesavent avec quelles difficultés ils se sont trouvés aux prises pour mener à bien cette tâche, louable certes, mais de réalisation ardue.
    Grâce au télescope interne, tout un chacun pourra maintenant s’examiner consciencieusement et avec le maximum de facilités.
    Le télescope interne se prend en gouttes, en inhalations ou en piqûres intramusculaires et intra muros; il est en vente dans toutes les bonnes maisons de produits d’entretien et chez tous les spécialistes de la chose en question. »

  37. Fuir les questions politiques sérieuses au prétexte qu’elles génèrent des querelles de chapelle est pour moi l’acceptation qu’on ne les abordera. Peut être que je me trompe, mais franchement rien ne m’a montré le contraire. Sitôt reparti la machine, nous n’aurons plus aucun prétexte, aucune dynamique pour aborder des questions trop compliquées et « inintéressantes » quand les problèmes ne sont plus là. La réécriture des causes de cette crise est en route en oubliant les aspects que l’on ne veut pas remettre en cause, autrement dit les dogmes.
    Cela dit je suis d’accord que braquer tout le monde n’arrivera à rien (à aucune réforme), enfin jusqu’à présent, je n’ai pas l’impression que personne n’ait braquer qqun ni qu’une réforme réelle (hors règle comptable ou financière à la portée limitée) soit envisagée.

  38. merci a tous mais toujours pas de solution autre qu’institutionelle hypothethique, alors je me jette a l’eau:

    Le montant du “renflouage” annoncé mais pas voté ? (peut etre des surprises) est equivalent a la totalité de la dette du tiers monde !!!

    La panique de Wall Street a engendré une telle fuite en avant que le capital prend ses desirs pour des realités.

    les 1000 / 2000 milliards $ envisagés avant inventaire serieux, ces sommes sont impossibles a trouver .

    Le rush pendant la semaine noire sur les Bons du tresor US s’est fait sur des taux d’interet negatifs, niant meme ponctuellement le capitalisme.

    Cette ruée panique a été brisée vendredi par la reprise boursiere qui va laisser le Tresor et l’Etat US de nouveau a poil, l’obligeant a envisager de vendre son or…

    Le Plan Paulson ne concerne au mieux que les banques US. ; il ne s’agit pas d’éponger la terre entière. Les autres restent avec leurs actifs invendables sur les bras …

    sans aborder le fond de la crise, bien exposé dans :

    It’s the Derivatives, Stupid! Why Fannie, Freddie, AIG had to be Bailed Out

    by Ellen Brown

    Global Research, September 18, 2008

    http://www.webofdebt.com/articles

    http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=10265

    L’envoléee de vendredi est juste un gros « short squeeze », plus qu’une vague d’euphorie : les vendeurs à découvert sont obligés de se racheter massivement suite aux décisions de la FED et par effet « boule de neige » du aux appels de marge.

    Les plus grosses séances haussières sur un jour de l’histoire sur le Dow jones ont eu lieu pendant la grande dépression de 1929-1932, justement à cause de ces short-squeeze très violents…et pourtant le cours du dow a été divisé par 9 sur cette même période !

    http://www.djindexes.com/mdsidx/index.cfm?event=showavgstats#no3

    Bernanke va reagir en faisant appel a l’inflation a travers la planche a billet pour eviter une crise a la japonaise, mais dans la limite de la lutte des classes mondiale… sous peine d’accroitre la crise du dollar US.

    La crise va s’accelerer tant qu’une alternative mondiale n’emerge…, il faut commencer a organiser le boycott des banques :

    un autre type de banque est possible:

    La Banque WIR

    Réponse à la crise financière : principe de la coopérative et monnaie complémentaire

    par W. Wüthrich, Zurich

    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1142

    Il n’y rien d’individuel ou d’apolitique dans la proposition de banques locales alternatives vraiment cooperatives et hors de la logique capitalistique, suite au boycott spontané diffus en cours declenché par la surmediatisation panique de la crise financiére qui interpelle et destabilise toute la société :

    La traduction de La Banque WIR = la banque NOUS….60 000 cooperateurs anticapitalistes suisses

  39. Vladimir dit:
    20 septembre 12h53

    « un autre type de banque est possible :

    La Banque WIR

    Réponse à la crise financière : principe de la coopérative et monnaie complémentaire »

    Je ne dis pas autre chose!

    Étant déjà bien documenté sur le WIR, je peux dire qu’on a tout intérêt à s’en informer. D’une part sur le WIR bien sûr, et d’autre part sur le fonctionnement bancaire INTERNE à la Suisse.

    On répète toujours le cliché unique que la Suisse est le coffre-fort de l’argent sale mondial et que les dictateurs d’opérette, fraîchement renversés, et ayant pu s’enfuir bien qu’ayant les mains rouges de sang de leurs victimes, débarquent régulièrement à Cointrin les valoches bourrées de fric volé à leurs peuples peuples systématiquement dépouillés. Ça n’a sûrement pas été faux. Mais si cette pratique n’est peut-être pas vraiment terminée, les clichés ont la vie très dûre. Parce que ce type de cliché dissimule le fait qu’il y a – aussi – un système financier – INTÉRIEUR – de la Suisse. Ce système financier – intérieur – a la Suisse déjà accompli un chemin très important en direction d’un système financier juste. Il s’y exerce notamment sur le PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ. Le pouvoir financier – INTÉRIEUR – à la Suisse va de BAS en HAUT, et non l’inverse comme à peu près partout ailleurs. La Banque Centrale Suisse est la propriété de l’ensemble des banques cantonales suisses, elles-mêmes formées par des banques communales. Voici, ci-dessous, un lien très explicatif.

    Précision. Il y a sur ce lien la référence au christianisme. Mais ceci signifie que les gens qui ne font pas référence au christianisme ne manquent pas pour autant de perspicacité ni de bon sens, et comprennent parfaitement que ce n’est pas la « couleur de l’encre » qui contient le sens du « texte », mais bien ce qui y est compris, et surtout, réalisé. C’est au pied du mur qu’on juge le maçon. Ce maçon-là n’est nullement idéologique, ou sorti d’écoles de pensée, d’écoles d’économie, etc. Il a déjà édifié et pratique un système bancaire bien concret, à haut rendement dans la vérité économique et monétaire, donc sociale.

    Voir: http://www.sheddinglight.info/articles_creditsocial_french.htm

  40. @ Vladimir :

    Je vous remercie pour l’article d’Ellen Brown concernant les risques que font peser les produits dérivés sur les marchés financiers.

    Je suis loin d’être un spécialiste de la finance de marché, mais j’ai tout de même l’impression que dans la quasi-totalité des média, les chiffres avancés relatifs aux marchés des produits dérivés ne concernent pas l’exposition réelle des intervenants mais les notionnels. On se retrouve ainsi avec des montants faramineux qui exagèrent très fortement les risques induits par les dérivés.

    Qu’en pensez-vous ? Mon raisonnement est-il correct ?

  41. @ O : vous avez parfaitement raison, il s’agît bien de chiffres notionnels, qui n’ont donc pas grand chose à voir avec l’exposition réelle. Cette dernière est difficile à évaluer : réduire d’un facteur 200 ? Peut-être plus ?
    Coluche aurait dit : « c’est pas possible que tout ne vaille plus rien ».

  42. Je viens d’envoyer un message à Ellen Brown : ses articles sont intéressants mais en faisant des erreurs « sensationnalistes » de ce genre, elle s’enlève toute crédibilité.

    « Réduire d’un facteur de 20 ? ». Retournez à mon exemple : risque effectif 0,5 % = facteur 200 ; risque maximum 3 % : facteur 33.

  43. Je reprends (le blues revient, je me lance dans les calculs) les chiffres de Jacky du 18 septembre et que vous aviez replacés dans une perspective plus raisonnable.

    Lui avançait un montant total des produits dérivés de 600 000 milliards de dollars. Vous-mêmes indiquiez que ce chiffre –peu significatif- portait sur le « notionnel » -soit la base de calcul- et qu’il fallait ne prendre en considération que le différentiel taux fixes taux variables, soit une exposition minimale de 0.5 % et maximale de 3 % (j’espère ne pas trahir votre démonstration).

    Je vais donc prendre l’hypothèse absurde –le marasme général et absolu- que le chiffre avancé par Jacky ne concernerait que des produits viciés. L’on aurait donc des pertes globales oscillant entre un montant de 3000 milliards de dollars (hypothèse désastreuse la plus basse) et 18 182 milliards de dollars (hypothèse apocalyptique la plus haute). Tout le problème est donc de déterminer quelle est la part réellement douteuse de ces produits dérivés. Je n’aurai pas la naïveté de vous demander (>@ Julien Alexandre) si vous avez des chiffres précis à avancer là-dessus. Est-il simplement possible d’envisager, pour les pertes potentielles liées à ce type de produit, un ordre de grandeur ? L’équivalent de ce qui a été déjà occasionné depuis le début de la crise financière ? Beaucoup moins ? Beaucoup plus ?

    Je pose ces questions car je pensais aux chiffres lancés par Abadie sur son blog en lisant vos billets. Lui part d’un PIB annuel des USA de 13929 milliards de $ et de 10000 milliards de $ de crédit hypothécaire, au sein desquels il estime à 3000 milliards de $ les crédits à haut risque. Sans aborder la question encore plus complexe des effets indirects, il arrive à une masse de pertes de l’ordre de 500 milliards de $ étalés sur trois ans.

    Que penser de tous ces chiffres, au milieu desquels, pour un béotien, il semble qu’il soit plus difficile de se repérer que dans la forêt guyanaise sans boussole ? Faut-il alors se résigner à considérer ce genre de chiffrage comme définitivement secondaire, tant leur ordre de grandeur, dans tous les cas, décroche de celui de l’économie réelle ?

  44. « Définitivement secondaire » : le calcul du risque couru sur un swap de taux d’intérêt peut être extrapolé aux swaps de change, mais pas aux futures, qui portent sur des différences de prix, de même pour les options. Les Credit–Default Swaps sont encore une toute autre affaire. On ne peut pas calculer un risque que font courir les « dérivés » en tant que tels : le prix de toutes les actions cotées en bourse peut tomber à zéro, faut-il introduire ce chiffre dans le calcul du risque que font courir les options sur actions ? A la limite, pourquoi pas, mais qu’est-ce que l’on prouverait ?

    Démontrer que les paris sur les variations de prix sont une très mauvaise chose doit se faire conceptuellement (les arguments ne manquent pas dans mes billets !) : les chiffres sensationnalistes à coup de trillions de dollars n’apportent rien.

  45. Vu… et tant mieux. Je suis de toute façon plus à l’aise avec vos concepts ! Pour paraphraser Lacan sur la guérison (du blues) les chiffres viennent de surcroît… Merci.

  46. Bonjour a tous,

    pour moi le montant du trou reel est dans l’etat actuel des imbrications financieres introuvable.

    L’affaire du Credit Lyonnais CDR a montré que l’addition totale n’est pas close encore aujourd’hui.

    Certes la fourchette est variable selon tous les analystes,mais pour moi ce n’est l’important.

    Meme l’estimation basse d’Abadie d’il y a un mois vient d’etre pulverisée par Bush qui annonce deja 7OO milliards,alors que des senateurs democrates penchent entre 1200 et plus.

    L’information des agences de presse etant la plus fiable car destinée en priorité a la finance mondiale :

    Le plan de sauvetage US va plafonner le rachat d’actifs à risque

    samedi 20 septembre 2008 19h15

  47. Votre analyse serait complète si elle rappelait de Fannie Mae et Freddie Mac était en fait des « Governement Sponsored Enterprise  » et qu’elles étaient sous la houlette du « Département américain du logement ».

    Le problème en économie est qu’il est difficile d’isoler un élément des autres.

    Quelle a été l’influence de l’Etat américain? Quelle a été la responsabilité des politiques qui voulaient que les hispano africains et autres « défavorisés » accèdent à la propriété? Quelle a été la part de responsabilité des médias? (Lehman Brothers avait encore 30 milliards d’actifs nets, mais plus personne ne voulait lui prêter de l’argent, donc faillite).

    Il est donc un peu facile de tout mettre sur le « capitalisme ». Allez dire aux 3.000.000 d’américains qui sont devenus propriétaires grâce au risque que certains ont pris, que la capitalisme est mauvais. Les logements sociaux sont-ils une meilleure solution?

    Enfin quant au coût pour le contribuable américain, rappelons tout de même que le prêt à AIG a été consenti au taux « amical » de 14 % et que les sommes investies dans Fannie Mae et Freddie Mac sont assorties d’un dividende privilégié de 10%.

  48. “aux 3.000.000 d’américains qui sont devenus propriétaires grâce au risque que certains ont pris,”

    Ils ne sont pas encore devenus proprietaires, ils sont juste candidats a condition de payer l’integralité des credits pendant les prochaines années pleines d’incertitude.

    Si le systeme capitaliste est devenu incontrolable l’humanité d’en bas n’a pas a payer les pots cassés ; elle a le droit de vivre et de s’epanouir en paix et ce droit lui est contesté.

    L’inconnu etant devenu notre lot commun nous avons le droit et le devoir de chercher des solutions par nous meme,puisque le reste a faillit.:

    La crise a tué le diktat

  49. Les Subprimes ont bon dos pour expliquer les raisons de l’effondrement de la spéculation qui a lieu depuis 25 ans.

    Depuis 25 ans, les actionnaires ont voulu que leurs actions grimpent de 15% par an, et bien ils l’ont eu a peu de chose prés : 1500% d’augmentation pour le Dow et le Set P depuis 25 ans soit 12 % par an.

    Le probléme, c’est que les entreprises américaines correctement gérées croissent de 5% par an (ce qui est déja beaucoup).

    Il y a donc depuis 25 ans, 7% de croissance inexpliquée par l’investissement productif innovant.
    Le capitalisme qui investi habituellement dans l’innovation n’est pas la cause de cette crise.

  50. je souhaitais ajouter :

    Les ultra-libéraux sont de dangereux anti-capitalistes qu’il faut pourchasser, juger et condamner, comme l’avait fait Eliot Spitzer, procureur de New York.

  51. @ Xavier

    Pas complet sur Fannie et Freddie ? Je leur ai consacré, à ce jour, ici et dans mes livres, certainement plus d’une centaine de pages.

    Je ne me suis encore jamais plaint du « coût pour le contribuable américain » : je ne le connais pas. Jusqu’ici, les diverses « nationalisations » semblent effectivement plutôt une bonne affaire pour le Trésor. Ce que j’ai écrit dans mon billet d’hier, c’est « Nous disposons d’un tout petit répit, d’ici qu’on comprenne exactement si le peuple américain prend sa revanche sur les spéculateurs ou si les spéculateurs l’emporteront une fois de plus. »

  52. « Les logements sociaux sont-ils une meilleure solution ? » et pourquoi pas ? Que savez-vous des logements sociaux plus que moi par exemple, qui y a passé les vingt premières années de ma vie, dans les années cinquante soixante.

    Ce n’était certes pas le paradis mais pas un enfer non plus (celui romancé des « petits enfants du siècle » de Christiane Rochefort). L’hétérogénéité sociale y était encore très forte, puissamment contenue par l’espoir collectif de faire avec le gris du présent pour mieux accéder à un avenir meilleur.
    Mais pourquoi donc, quand je reviens dans ces endroits aujourd’hui, ai-je l’impression de traverser des camps dévastés ?

    Je n’en accuse ni « le capitalisme » ni « l’économie », j’ai passé l’âge de m’en prendre à des moulins à vent et la pureté intentionnelle du mouvement de leurs ailes n’est pas un problème qui me passionne non plus.

    Tout comme vous, je mets en cause la responsabilité des politiques mais, nuances de taille :
    – Parce qu’ils ont appliqué une certaine politique
    – Cela dans le cadre d’une certaine forme de capitalisme (il y en a eu d’autres vous savez)
    – Avec la volonté d’appliquer certaines formes de théories économiques
    – Et avec le concours enthousiaste et intéressé des prêcheurs de service tels qu’il en prolifère dans les médias.

    Tout ceci forme un tout cohérent et je ne vois pas comment vous pourriez séparer les hommes des concepts qui inspirent leur organisation et leur action.

    Comme il vient lui-même de vous suggérer de le faire, je vous invite donc à lire les deux livres –surtout le premier- que Paul Jorion a écrits sur le sujet (« Vers la crise du capitalisme américain » et « L’implosion »). Vous serez comblé d’y trouver une analyse précise et complète, tant sur les plans purement économique qu’anthropologique (l’aspect qui m’a personnellement le plus intéressé) de la POLITIQUE DU LOGEMENT DE L’ADMINISTRATION AMERICAINE qui a conduit au désastre des « subprimes ».

    Vous serez sans doute chagriné d’apprendre que les préoccupations qui animaient cette politique n’avaient pas grand-chose à voir avec la philanthropie, vous qui affirmez d’aplomb que 300 000 défavorisés (je laisse de côté le terme « hispano-africain » je ne connais pas cet androïde) sont devenus propriétaires grâce « au risque que certains ont pris » (ah, les braves gens !). D’ailleurs, dans le chiffre avancé, vous avez sans doute oublié de défalquer ceux qui depuis ont repris la route dans leur guimbarde et tous les accrocs aux nouilles qui sont en instance de le faire.

    On en revient toujours au même point. Ce qui nous différencie est d’ordre purement politique, ce qui implique tout le reste. Quelle que soit la configuration politique qui s’installera aux Etats-Unis et en Europe dans un avenir proche (de toute façon toutes les forces traditionnelles seront dépassées), je crois que le consensus béat qui a régné ces trente dernières années n’est plus à l’ordre du jour.
    Je dis cela sans animosité mais sans naïveté non plus. Permettez-moi de ne pas être naïf en vous lisant. Que vous dire d’autre ?

  53. Bonsoir

    Paul, vous évoquiez:

    « j’avance que quand les États–Unis auront atteint dans la crise le degré de catastrophe que je prévoyais, ils ne seront pas tentés par la voie totalitaire mais adopteront la social-démocratie. »

    Comme l’Histoire Américaine n’est pas connue de tous les Français, un petit rappel pour que chacun comprenne que Paul ait des raisons de se poser cette question : le « Business Plot » (également complot de Putch contre la Maison Blanche)

    Il s’agit d’un complot politique, un coup d’État, que certains riches hommes d’affaires ainsi que des sociétés ont projeté en 1933 visant à renverser Président des États-Unis Franklin D. Roosevelt. Il a été révélé au public en 1934, par le retraité du Corps des Marines major général Smedley Butler qui témoigne au Congrès, à la commission « McCormack-Dickstein ». Dans son témoignage, Butler a affirmé qu’un groupe d’hommes l’a approché dans le cadre d’un complot visant à renverser Roosevelt dans un coup d’Etat militaire. Dans leur rapport final, le comité du Congrès a appuyé les allégations de Butler (existence de l’intrigue, cf en dessous), mais aucune poursuite ou d’autres enquêtes ont suivi, et la question a été le plus souvent oubliée.

    « In the last few weeks of the committee’s official life it received evidence showing that certain persons had made an attempt to establish a fascist government in this country…There is no question that these attempts were discussed, were planned, and might have been placed in execution when and if the financial backers deemed it expedient. »

    http://en.wikipedia.org/wiki/Business_Plot

    Pour ceux que ça choque, pas de panique, de nombreux Français ne connaissent pas non plus l’Histoire Française :
    Merci au passage à Etienne Chouard :
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/chouard/video/x6q3ou_la-cause-de-nos-probleme-de-giscard_news

    Pour ceux qui souhaitent en savoir plus :
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/lacroix/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite_events
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/lacroix/video/x5njza_le-choix-de-la-defaite-annie-lacroi_news

    Qu’on ne dise pas que les pouvoirs financiers sont trop affaiblis aujourd’hui pour remettre le couvert, ils étaient sensés l’être dans les années 30…

    Si je pouvais être aussi optimiste que vous Paul…

  54. Les subprimes semblent simplement l’apogée de l’appauvrissement du (petit) peuple américain, le symbole que le crédit commun n’était plus suffisant car prenant en compte la capacité de remboursement raisonnable.

    Notre cher président avait dans son programme proposé des subprimes à la française, histoire de rendre tout le monde propriétaire et de créer de la croissance … ceci après avoir incité les français à utiliser leur épargne pourtant placée de manière très rentable (participation).

    Épuiser les crédits puis faire des prêts aux conditions plus souples c’est le modèle pour s’approcher du mur …

    Ceci en exacerbant le désir des plus pauvres de devenir propriétaires.

    Dans une société qui sans cesse suscite les désirs (et donc implique de dépenser), il est vrai que les gens limitent aussi un peu d’eux mêmes leurs capacités… mais la question est, plus qu’avant ou non ?
    C’est le crédit classique qui a permis aux gens d’accéder à la propriété, les subprimes un peu aussi sans doute (à quel cout ?) mais ont certainement fait beaucoup plus d’illusions. Si on considère que le crédit est issu du capitalisme alors on peut dire que le capitalisme a permis l’accession de beaucoup de gens à la propriété.

    Pour ce qui est du risque pris par d’autres pour financer des crédits, en règle générale, le système de vérification de solvabilité associé aux assurances obligatoires et à des taux assurants une marge prend des risques modérés…

    Prendre des risques lorsque l’emprunteur est insolvable c’est de l’inconscience car cela ne repose pas sur un modèle de probabilité mathématique cohérent. Si ca marche, ca tient du miracle et le bénéfice est très important car les taux sont tres forts… mais répéter le miracle en même temps pour tous les emprunteurs, c’est impossible, la preuve par l’exemple !

  55. La lueur d’espoir durable viendrait par les dispositions précises indiquées ci-dessous par Denis GAUCI, président de l’Association pour les Droits Économiques et Démocratiques, ADED. Car, entre autres, c’est une – situation à la japonaise – mais à l’échelle mondiale qui se profile à l’horizon…

    À lire très attentivement.

    Et ADED . BP 83 – 93891 Livry-Gargan
    Courriel: droitsecodem@orange.fr – Site: http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/

    Bulletin de

    LIAISON

    N° 39 Troisième trimestre 2008………………………………………………………………………….

    Pourquoi 100%

    Si notre association demande pour les banques le respect d’un taux de couverture de 100% c’est qu’il s’agit de la seule mesure qui interdirait aux banques de mettre la monnaie en circulation par le crédit et rendrait pratiquement toute crise financière impossible. Mais entre les profits abondants et immédiats réalisés par l’émission à travers le crédit et la sécurité apportée par la couverture intégrale (100%) le monde de la finance a choisi la première solution, d’autant plus qu’en cas de crise grave les vannes des banques centrales s’ouvrent en grand et les centaines de milliards de dollars ou d’euros coulent à flots pour soutenir les banques en perdition.

    Pour être clair, il nous faut rappeler que la monnaie est constituée des comptes à vue et des pièces et billets détenus par les agents économiques (hors banque). Les dépôts sur les comptes à vue sont disponibles immédiatement et peuvent être débités par chèques.

    Le taux de couverture est le rapport entre les liquidités immédiatement disponibles détenues par la banque et le total des dépôts à vue. En bonne logique ces liquidités étant alimentées essentiellement par les dépôts à vue le rapport devrait être égal à 1 ou 100%. Pourtant il n’en est rien. En effet, le banquier s’accorde le droit de prélever sur ces liquidités gratuites (puisque les comptes à vue ne sont pas rémunérés) pour accorder de nouveaux crédits faisant apparaître de la monnaie nouvelle porteuse d’intérêts. Le prélèvement étant de l’ordre de 80 à 90 %, le taux de couverture varie de 10 à 20 %.

    On comprend aisément que si obligation était faite aux banques de respecter un taux de couverture de 100 % elles ne pourraient faire ce prélèvement ni créer de monnaie. Cette mesure est absolument indispensable pour que le pilotage de la création monétaire soit totalement maîtrisé par la banque de France. Dans le passé, avant 1974, la création monétaire conjointe par la banque centrale et le réseau des banques privées a été à l’origine d’une inflation mal maîtrisée. Le coupable a été désigné, c’était la banque de France qui faisait marcher la ‘planche à billets’. Et pourtant depuis l’année 2000 l’accroissement monétaire moyen a été de 8,5 %/an, c’est à dire nettement supérieur à tous les autres indicateurs économiques. Si l’inflation est moindre, c’est que, suprême raffinement, la monnaie excédentaire ne va pas dans la poche des citoyens, mais vers la spéculation via les banques.

    Lorsqu’une banque utilise un dépôt à terme pour accorder un crédit, le déposant perd la disponibilité de son argent, celle-ci est transférée à l’emprunteur. Il n’y a pas de création monétaire, le banquier est bien dans son rôle d’ intermédiaire financier. Par contre lorsque la banque utilise un dépôt à vue pour accorder un crédit, celui-ci reste disponible pour le déposant initial et le devient aussi pour l’emprunteur. L’ouverture du compte de l’emprunteur recensé dans la masse monétaire correspond bien à une création monétaire.

    La création monétaire à travers le crédit par l’utilisation des dépôts à vue nous contraint à emprunter environ 85 % ( le taux de couverture moyen étant de 15%) de la masse monétaire soit 600 x 0,85 = 510 milliards impossibles à rembourser puisqu’il est exclus de réduire d’autant la masse monétaire. Par ailleurs les Français se voient imposer une dette publique (due aux déficits budgétaires et au cumul des intérêts) de 1200 milliards. Au total ils ont à subir un endettement parfaitement contestable de 1200 + 510 = 1710 milliards. Au regard de l’ampleur de la dette et de l’impossibilité de la rembourser, voici venir le temps des crises, à moins d’imposer aux banques une couverture à 100% des dépôts à vue et de rendre sa capacité d’émission à la banque de France.
    D.G.

  56. Rumbo,

    Décidément, à vous lire, tout semble clair et limpide.

    Les « économétres distingués » semblent juste manquer de bon sens encore une fois, et c’est lui qu’il faut convoquer à mon avis.

    S’ils n’utilisent pas leur bon sens, et qu’ils compliquent les choses à foison, c’est qu’il y a tout intérêt à ce qu’il en soit ainsi, n’est-ce-pas?

    J’ai bien essayé de m’y mettre à cette difficile tâche de comprendre ce monde si particulier, mais vraiment, tout est fait pour nous en dissuader, pourtant j’en ai le désir mais d’ici à ce que ça réalise vraiment, je pense qu’il se passera encore du temps, alors imaginez ce que ça peut être pour le quidam sans volonté particulière de le comprendre.

    Le nom est déjà rédhibitoire, enfin, pour moi!

    C’est associé à prise de tête, ennui, et je sais que ce sera un long chemin de Damas…. et pourtant c’est le nerf de la guerre , c’est essentiel d’en avoir une idée précise, beaucoup de choses peuvent se dénouer là, on ne peut nous avoir à l’esbrouffe, sous les graphiques, et les pluies diluviennes de chiffres qui nous noient, mais ça requiert vraiment une forte détermination.

    Je remets, je remets toujours !

    Comment pourrions-nous agréger des forces alternatives sans nous enrôler dans un parti politique ou un syndicat pour contrebalancer ce mouvement et aller vers ce que vous nous proposez ?

    La pression citoyenne pourrait-elle se faire entendre?

    Y croire relève parfois d’un pur acte de foi, je continue à mon niveau, modestement pour d’autres problèmatiques, mais c’est un mouvement ondulant, et ça gondole fort je peux vous l’assurer.

    L’économie ne me semble pas devoir faire l’objet d’autant de complications, tout ce qu’on présente d’elle nous ferait plutôt fuir, et rien que cette tendance me fait m’interroger, ça concerne tout le monde car ça vient justifier l’essentiel des mesures drastiques que nous subissons et pourtant ça n’intéresse qu’un petit carré d’initiés, si l’on a ce désir de nous en éloigner, ça doit sans doute nous dire quelque chose.

    Merci à Monsieur Jorion d’entreprendre notre éducation, mais je suis une élève rétive, en vieillissant c’est encore pire!

  57. Catherine dit:
    22 septembre 14h44

    «  »S’ils n’utilisent pas leur bon sens, et qu’ils compliquent les choses à foison, c’est qu’il y a tout intérêt à ce qu’il en soit ainsi, n’est-ce-pas?

    J’ai bien essayé de m’y mettre à cette difficile tâche de comprendre ce monde si particulier, mais vraiment , tout est fait pour nous en dissuader, pourtant j’en ai le désir mais d’ici à ce que ça réalise vraiment, je pense qu’il se passera encore du temps, alors imaginez ce que ça peut être pour le quidam sans volonté particulière de le comprendre.

    Le nom est déjà rédhibitoire, enfin, pour moi!

    C’est associé à prise de tête, ennui, et je sais que ce sera un long chemin de Damas….et pourtant c’est le nerf de la guerre , c’est essentiel d’en avoir une idée précise, beaucoup de choses peuvent se dénouer là, on ne peut nous avoir à l’esbrouffe, sous les graphiques, et les pluies diluviennes de chiffres qui nous noient, mais ça requiert vraiment une forte détermination. » »

    N’ayez aucun scrupule vis à vis du monde de l’ « économie » et de la « finance ». Parfois, si ce n’est souvent, l’ignorance est plus proche de la vérité que des montagnes de savoirs. La technique peut paraître compliquée, et elle l’est souvent, n’est pas physisien ou biologiste (etc) qui veut. Simplement n’importe quel savoir « technicien » est sensé ne pas tricher avec la réalité qui l’occupe. Le seul fait de découvrir des bribes de compréhension (au moins de cette réalité-là physique ou biologique, etc) comble le physicien, ou le biologiste (etc). Il y a là une démarche, en principe, entièrement positive (1). Mais ici, la physique ou la biologie, etc, sont des matières qui ont la – réalité – naturelle pour objet. Tandis que le système financier sort entièrement des cerveaux des hommes, et non de la nature, ou de Dieu, ou plutôt de la nature et Dieu à la fois.

    Retenez bien que vous avez autant d’ « autorité » pour penser que le système financier doit fonctionner selon la vérité, tout comme un moteur fonctionne selon toutes les – lois vraies – découvertes à ce jour, par les inventeurs et les metteurs au pont des moteurs, donc jusqu’au moteur d’aujourd’hui (et comme ceux de demain) qui comporte toutes les expériences perfectionnées et accumulées depuis le premier moteur. Dans le système financier cela ne se présente pas comme ça, mais on ne le dit pas, et on l’explique encore moins. Le perfectionnement technique dans le système financier est seulement au service de l’ – outil -, et non pas pour le but originaire de l’outil, c’est à dire rendre service pour éviter les corvées, par exemple, comme les machines.
    Résultat la production des biens ne correspond pas à leur distribution mise sous scellés par les détournements financiers parfaitement injustifiés et voleurs.

    L’ACTUALITÉ FINANCIÈRE PARLE D’ELLE-MÊME. Avant que ce soit une actualité guerrière ainsi que le passé nous l’a si souvent montré et démontré???… Sommes nous donc incapables de répété autre chose que ce passé?

    Vous pouvez lire ceci (lien qui suit) du pédaguogue hors pair Louis EVEN. Il n’y a que des chapitres très courts et particulièrement accessibles au public. C’est un rappel du rôle de l’argent, son ‘pourquoi’ ou sa raison d’être, à retenir en priorité sur le ‘comment’, c’est à dire comment fonctionne l’argent, car les compétences qui abondent peuvent être mises au service de la Justice au lieu des profiteurs. Ici, par exemple, Paul Jorion est irremlaçable. Il y a dans cet ouvrage de Louis EVEN une dimension religieuse, mais pour qui ne désir pas y faire référence, ce travail, vraiment archi facile à lire, peut être abordé et lu pour lui-même et pour soi-même. Certains qui ont lu Louis EVEN se sont écriés après: « j’en ai plus et mieux appris avec Louis EVEN qu’à l’université! ». Voir:

    http://michaeljournal.org/signe.HTM#table%20des%20matieres.htm

    Catherine dit aussi:
    «  »Je remets, je remets toujours!

    Comment pourrions-nous agréger des forces alternatives sans nous enrôler dans un parti politique ou un syndicat pour contrebalancer ce mouvement et aller vers ce que vous nous proposez?

    La pression citoyenne pourrait-elle se faire entendre? » »

    Ne pas mélanger l’objet des syndicats et des partis politiques avec ce qui est ORGANIQUE. Un système financier juste ne peut être qu’ORGANIQUE. C’est à dire en amont de la politique. Les syndicats peuvent faire avoir quelques petits sous en plus. Mais, c’est une évidence ces petits sous sont vite léssivés par l’inflation, les coûts et prix de revients supplémentaires, les impôts indirects et directs injustifiés et iniques, démontrant seulement que le pays auquel nous « appartenons » n’a plus de souveraineté, etc.
    Il faut garder les choix que vous avez, donc rester autant que faire se peut libre avec eux en les gardant ou en les refusant, et considérer que le système financier qui nous détermine tant et tant est seulement une affaire d’hommes, d’humains. Vous avez voix au chapitre comme tout le monde, à plus forte raison si vous faites partie de la société civiles productrice et ainsi avez votre simple et irremplaçable droit au sens positif de la vie, sens qui comporte vos vrais revenus, sans rien verser à un système de ‘maîtres chanteurs’ qui faussent toute la vie.

    (1) aux exigences financières près (et aussi militaires), éloignant souvent les sujets que nous sommes du but noble de la science, – science – dont l’étymologie veut dire: Sagesse. En Espagnol, c’est le même mot qui désigne le Sage et le Savant.

  58. L’education, l’esprit critique, l’interet pour la société, la memoire ce sont des choses qui permettent d’ecouter ce qui se dit, d’analyser par soi meme, d’eviter d’etre manipulé, d’etre desinformé et d’être détourné de sujets compliqués et pas toujours passionnants. Ca demande des efforts mais ceux ci sont moins durs lorsqu’ils sont fait progressivement et commencés tres tot.
    Par exemple, s’interesser aux elections presidentielles 3 mois avant ca ne sert pratiquement à rien vu que n’importe quel candidat pourra raconter le contraire de ce qu’il a fait auparavant sans que nous le sachions. En 2012, pour ce qui est de l’election principale francaise, se souviendra t-on que notre president avait proposé des subprimes à la francaise et qu’une crise a eu lieu à cause de cela ? mettre en relation de vouloir rendre tout le monde proprétaire alors que l’endettement de ceux auxquels est adressé ce message publicitaire-electoral est en accroissement, c’est une betise qui a deja été dite ailleurs. Faire disparaitre les illusions qui nous sont adressées n’est pas simple c’est certain !
    Je concois tres bien que c’est difficile, plus ou moins difficile, plus ou moins futile dans sa vie, que ca n’apporte pas forcement de joie, que ca gache le plaisir de « decouvrir » des problemes… mais chacun est responsable d’une partie de la société. En se desinteressant, en se laissant desisnteresser, en laissant le « système » desintérésser les gens, mettre un bulletin dans une urne devient un geste alétoire, conditionné et sans aucun sens de la responsabilité de celui-ci.

    Appartenir à un parti, un syndicat, une association … sont autant de moyens de reflechir (de faciliter la comprehension) dans un sens commun sans etre obligé d’adhérer totalement à toutes les idées. Etre « enrolé » dans un groupe est un terme fort qui dénigre un engagement, une adhesion qui n’est pas contrainte et illimitée mais volontaire et temporaire ! Dénigrer l’intérêt de ces mouvements a conduit à une perte de connaissances politique, syndicale, associative et à une difficulté plus grande pour déterminer son degré d’accord avec les grandes tendances des mouvements démocratiques.
    Ce blog de M.Jaurion dit des choses qui me semblent très justes mais un seul avis n’est pas suffisant pour se faire une idée « complète ». C’est la meme ouverture d’esprit qu’il faut avoir dans un parti, un syndicat,… ou meme en dehors !

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