L’actualité de la crise : Valses hésitations devant l’obstacle, par François Leclerc

Billet invité.

VALSES HESITATIONS DEVANT L’OBSTACLE

L’information la plus importante aujourd’hui ? Sans conteste les nouvelles « tensions » sur les marchés obligataires. Les rendements, qui avaient atteint des planchers historiques en décembre, n’ont cessé de grimper en janvier, passant de 2,304% avant l’investiture, à 2,844% vendredi pour le bon à dix ans, et de 2,894% à 3,603% pour le bon à trente ans. 2.500 milliards de bons du Trésor vont être présentés sur le marché en 2009, selon les analystes, ce qui devrait encore amplifier le mouvement. La demande est encore restée deux fois supérieure à l’offre, lors de la dernière émission de la semaine dernière, mais elle avait tendance, en décembre, à être trois fois supérieure.

Non seulement le financement des déficits va, comme prévu, coûter de plus en plus cher (et pas seulement pour les USA), mais le crédit hypothécaire, indexé sur les taux longs, va lui aussi grimper, laissant le marché immobilier dans l’état désastreux où il est, faisant obstacle à la relance économique aux USA. La tentation de la planche à billet va devenir de plus en plus forte dans le monde entier.

Cette situation explique également les atermoiements renouvelés des Allemands à propos de la création de leur bad bank. Le porte-parole adjoint du gouvernement, Thomas Steg, a déclaré hier qu’il « ne fallait pas s’attendre à une solution à court terme ». L’hypothèse d’une bad bank « n’était plus d’actualité », selon ce dernier, car trop lourde pour les finances publiques. C’est l’impasse, pour le moment.

Le Trésor US n’a pas ces scrupules, ou pas les moyens de les avoir devant la situation du système bancaire américain. Selon le Wall Street Journal de vendredi, il réfléchit à une double approche pour stabiliser le système financier, qui consisterait à la fois à reprendre des actifs à problèmes des banques et à offrir des garanties sur les autres. Une réunion à laquelle participaient le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le président de la Fed Ben Bernanke et la présidente de la FDIC (l’organisme de garantie des dépôts bancaires) Sheila Bair aurait eu lieu cette semaine afin de discuter de ce plan, toujours selon le quotidien. Exit, donc, d’éventuelles nationalisations évoquées deux jours auparavant dans le même journal, en tout cas pour l’instant. Car des désaccords sont clairement apparus à Washington à propos de la meilleure manière de procéder et rien n’est toujours annoncé. Il n’est pas non plus garanti que l’administration Obama puisse éviter d’avoir à reprendre sa copie ultérieurement.

Devant l’ampleur radicale des mesures à prendre, on assiste à une valse hésitation prononcée.

Au chapitre des mesures de régulation, à noter l’information donnée par le New York Times, selon lequel deux sénateurs, le Démocrate Carl Levin (Michigan) et le Républicain Charles Grassley (Iowa), prépareraient une proposition de loi sur la régulation financière, qui encadrerait plus sévèrement l’activité des hedge funds. On n’en sait pas plus dans l’immédiat. Mais, dans ce domaine, la proposition la plus spectaculaire, relevée par Paul Jorion dans l’un de ses précédents billets, est celle de la chancelière allemande, Angela Merkel. A Davos, elle a proposé, hier vendredi, la constitution d’un Conseil économique des Nations-Unies à l’image du Conseil de sécurité, dans le cadre d’une « charte sur l’ordre économique mondial ». Question insidieuse à lui poser, quelle serait la composition de l’équivalent du « conseil de sécurité » de ce nouveau Conseil ?

Autre surprise de l’actualité, le sujet presque tabou de l’entrée de la Grande-Bretagne dans la zone Euro est de plus en plus souvent évoqué outre-Manche (ou outre-Atlantique, pour qui nous savons). La livre, monnaie forte depuis la création de l’euro il y a dix ans, a en effet perdu 25% de sa valeur de l’an dernier, désormais presque à parité avec l’Euro. Un tel événement, s’il devait intervenir, ne serait qu’annonciateur de plus profondes remises en cause monétaires, on pense bien entendu au dollar et à son statut particulier de monnaie de réserve.

La rencontre des ministres de l’Economie et des Finances du Groupe des Sept (G7) prévue le 14 février prochain à Rome, donne déjà lieu à d’intenses consultations – car elle préludera le G20 du 2 avril – mais plus encore parce qu’elle sera l’occasion de tenter de rapprocher des points de vue de notoriété fort éloignés, notamment entre les USA et la RFA, sur l’ampleur et la nature des moyens à mettre en œuvre pour juguler la crise financière. Une réunion particulière entre Timothy Geithner et son homologue allemand, Peer Steinbrück, a déjà été annoncée. Un signe qui ne trompe pas.

Les Allemands doivent également se battre sur un autre front, au sein même de l’Union européenne. Certains pays, ceux dont l’accès au marché obligataire est le plus onéreux, lancent en effet l’idée d’emprunts à l’échelle européenne, d’émissions d’euro-obligations qui les soulageraient financièrement. Une solution qui coûterait cher à l’Allemagne qui, mieux notée, peut émettre sur le marché à meilleur taux.

Pour mémoire, le Traité de Maastricht ne prévoit aucune obligation de solidarité entre émetteurs si un pays signataire faisait défaut par rapport à sa dette. Cela serait par contre le cas en cas d’émission d’euro-obligations. Certains analystes estiment, formule plus souple et de compromis, que la Banque européenne d’investissement (BEI), qui a la capacité d’emprunter au même taux que les Etats les plus solides, pourrait réunir en son sein plusieurs émetteurs pour aider tel ou tel pays en difficulté, d’autant que cette émission ne grèverait pas directement leur dette publique. C’est un dossier qui ne va pas être refermé.

Il est devenu une habitude de chuter ces billets d’actualité par une nouvelle qui ne peut pas être ignorée mais est plus lointaine, d’une manière ou d’une autre. C’est du Japon, encore deuxième puissance économique mondiale, dont on parle assez peu dans les médias européens et nord-américains, que nous est parvenue la nouvelle d’une chute record de la production et d’une brutale hausse du chômage, d’une consommation en chute libre. Pour ne citer qu’un seul chiffre, officiel, la production industrielle s’est effondrée de 9,6% en décembre sur un mois. En suivant l’actualité de la crise, je me concentre sur ses aspects financiers, mais son volet économique et ses conséquences sociales prennent dans le monde entier une ampleur telle que les mesures qui sont aujourd’hui écartées pourront demain être adoptées.

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11 réflexions sur « L’actualité de la crise : Valses hésitations devant l’obstacle, par François Leclerc »

  1. « A Davos, [A. Merkel] a proposé, hier vendredi, la constitution d’un Conseil économique des Nations-Unies à l’image du Conseil de sécurité, dans le cadre d’une ‘charte sur l’ordre économique mondial' »
    Ben voyons… avec droit de véto et des résolutions qui n’aboutissent jamais.

  2. Au quatrieme paragraphe de ce billet il est dit
    « Le Trésor US n’a pas ces scrupules, ou pas les moyens de les avoir devant la situation du système bancaire américain. Selon le Wall Street Journal de vendredi, il réfléchit à une double approche pour stabiliser le système financier, qui consisterait à la fois
    1/ à reprendre des actifs à problèmes des banques et
    2/
    à offrir des garanties sur les autres.
    Une réunion à laquelle participaient le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le président de la Fed Ben Bernanke et la présidente de la FDIC (etc.)

    Une troisième voie serait possible pour les américains
    Elle pourrait commencer par les banques et les transnationales qui sont enregistrées dans l’Etat du Delaware,
    tax haven de choix pour 50% des grands groupes américains dont un bon nombre des plus puissants.
    L’info élémentaire est disponible sur
    en.wikipedia.org/wiki/Delaware – Section Economie

    The state’s largest employers are:

    * government (State of Delaware, New Castle County)
    * education (University of Delaware)
    * chemical and pharmaceutical companies (E.I. du Pont de Nemours & Co.,[21][22] Syngenta, AstraZeneca, and Hercules, Inc.)
    * banking (Bank of America, Wilmington Trust, First USA / Bank One / JPMorgan Chase, AIG, Citigroup, Deutsche Bank, Barclays plc)
    * automotive manufacturing (General Motors, Chrysler)
    * farming, specifically chicken farming in Sussex County (Perdue Farms, Mountaire Farms)

    Over 50% of US publicly-traded corporations and 60% of the Fortune 500 companies are incorporated in Delaware;[23] the state’s attractiveness as a corporate haven is largely due to its business-friendly corporation law. Franchise taxes on Delaware corporations supply about one-fifth of its state revenue.[24]

    Le directeur juridique de ces groupes et le directeur de leur Trésorerie Devises ont la liste de leurs comptes opaques sur les divers territoires virtuels offshore, dont Londres non residents, Bruxelles non residents, Luxembourg non residents, etc.
    Trust à l’anglo-saxonne ou fiducie à la continentale selon le pays.

    Ne serait-ce pas intéressant de demander à Auguste ce qu’il en pense ?

  3. @LeClownBlanc
    Bonjour, en ce dimanche
    N’est-ce pas bientôt l’heure de déjeuner ?
    Plus haut, je lis ton message d’hier à 23:53
    Il n’y aurait pas d’obstacle à ce que, le moment venu, les blogueurs débattent sur le micro-Etat Delaware,
    et ses petits ports d’embouchure
    La plupart de ces constructions hébergent (symboliquement) les « transtrainers onshore »
    avec lesquels les transnationales américano-apatrides (financières, commerciales, industrielles)
    transitent avec leurs territoires offshore de non résidents (Londres, Bruxelles, Luxembourg, Suisse, etc.)
    Bien.
    Pour y revenir ultérieurement et être compris,

    il y a lieu de revenir sur  » Le Commentaire 1 du Billet ‘Rions un peu Banquiers’
    Celui qui fait entrer don Quichotte dans l’univers de ce blog.
    La métaphore sera nullement thérapeutique … si elle n’est pas un peu comprise.
    Elle ne l’est sans doute pas, à ce stade, … compréhensible.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=1715

    Les blogueurs intéressés trouveront ci-après des éléments
    sur l’effondrement psychique et moral de don Quichotte
    quand le monde de la chevalerie se mit à disparaitre.

    Il s’agit d’un extrait d’une anthologie en librairie.
    En contrepartie de cette citation (un peu plus longue qu’il n’est l’usage)
    l’éditeur sera vraisemblablement satisfait que je conseille aux blogueurs le livre en question :
    « Dictionnaire des Personnages«  (Editions Robert Laffont).

    Don Quijote de la Mancha.
    Héros du roman du même nom (1605-15) de Cervantès.
    La Mancha est une région espagnole.

    L’extrait que vous allez lire ne vous offrirait pas l’effet que j’en attend…

    si je ne commence pas par vous esquisser
    l’existence d’un « monde nouveau possible » …

    une civilisation qui ne soit

    ni celle de l’UMP-PS –>————–LamySarkoAttaliDskEtc————<-

    ni celle de ce NPA sans aucun horizon
    (sans réalité, juste des mots et abstractions qui sonnent, du mécontement ou de la rage
    ressentiments fondés, chacun(e) peut aisément l’admettre)

    Ce « Monde Nouveau » personne ne sait encore précisément
    – ni comment il pourrait s’articuler
    – ni comment il pourrait être « factible »
    (c’est à dire apte à se fonder sur la longue durée et la confiance)

    Ce Nouvel Ordre Glocal II (NOG2) va devenir réalité
    – car nous allons commencer à effectuer des simulations
    – et à faire COMME SI il existait … REELLEMENT, POUR de VRAI !
    Comme le fait très bien mon petit-fils qui vient d’avoir 6 ans.
    Tout y est : le cirque, les pirates-corsaires (offshore … le Capitaine Crochet
    le Trésor : on ne sait pas trop combien
    Quelques douzaines de TRILLIONS [ N fois 12 fois 1.000.000.000.000 ]

    Fermez les yeux et placez-vous en 2022 …….. il émerge
    Ouvrez-les. Comment vous sentez vous ?

    Fermez à nouveau les yeux et placez-vous en 2047 ………..Il existe
    Votre sourire, me fait sentir votre sérénité nouvelle.

    Où est la métaphore ?

    Pour mener une OPA hostile de très grande envergure, par exemple sur un groupe du CAC40
    (citez un nom, celui que vous voulez !)
    le prédateur officiel doit avoir derrière lui des fonds offshore considérables.
    Tout grand groupe ne se prête pas aisément à une OPA hostile.
    Il existe notamment des « poison pill« .

    La personne qui veut en savoir plus peut lire par exemple :
    OPA et Stratégies anti-OPA de Agnellet, Geoffry et Viarnaud
    Le capitalisme clandestin de Thierry Godefroy et Pierre Lascoumes
    Ces Messieurs de Lazard de Martine Orange
    Ingénierie finnacière des acquisitions et cessions d’entreprise de Couret et Fougerat
    Acquisitions et fusions des sociétés commerciales de ABertrel et Jeantin
    Les acquisitions d’entreprises [Feduci] de G. Assant, J-P. Blumberg, S. Bogoratz, R. Byrd, O. Capatina, A. Ciret, J.A. Cremades, P. Demko, P. Kett, W. Lee, H. Lesguillons, DC. Meerburg, F. Niggemann, M. Qéré, J. Rajski, P. Verkhovskoy.
    La finance mondialisée sous la direction de François Chesnais [Ed. la découverte]

    Notre donQuichotte2022 est un ex ChevalierBlanc des années 1975-2012
    qui opérait alors avec maestria
    aux frontières de l’offshore
    (trillions $) et de l’onshore (en déficit permanent, en chômage permanent)

    —————————————– 1 CREATION ATTENDUE

    Vous allez lire des elements sur le personnage de don Quichotte.
    Je vous saurais gré de bien vouloir accepter la mise en condition ci-après

    1/
    don Quichotte fut un flamboyant Chevalier Blanc Offshore
    vous savez l’un de ces investisseurs carnassiers soutenus par des familles ultra-puissantes
    qui détiennent des centaines de milliards de liquidités sur l’un territoire virtuel offshore,
    soigneusement protégé à la fois par des sociétés écrans, le secret légal de certaines formes juridiques et/ou le secret bancaire aux non résidents.
    Si vous avez des questions vous pouvez les poser à Mme Eva Joly, aux juges signataires de l’Appel de Genève, au GAFI.
    Cet organisme champion en mutisme à l’égard du grand public est néanmoins subventioné par les contribuables.
    [Ici, ce n’est pas le lieu de s’étendre sur les qualités, parfois remarquables et enivrantes, que doit réunir un Chevalier Blanc de Qualité …
    au delà de son 2e-Bureau aux îles Bermudes (le cas de Lazard décrit par Martine Orange en 2006)]

    2/
    En 2022 ou 2047, nous faisons l’hypothèse que les formes offshore de corruption sont revenues à des proportions raisonnables.
    Les FCE (Frais Commerciaux Exterieurs) sont revenus à des proportions decentes, insuffisantes pour arroser trop copieusement trop de monde.
    Choissisons une litote appropriée :
    « Les co-affairistes en opérations mixtes transnationales (financieres ou industrielles) et régaliennes, s’autopartagent des « petits cadeaux »,
    mais, … désormais
    sans que ce soit ni trop excessif ni systematique-systematique.
    On a le droit de rêver.
    Vous aviez été prévenu.
    Nous faisons C O M M E   S I

    3/
    Pendant des decennies le cerveau de don Quichotte s’est « construit » avec la perspective d’être Chevalier Blanc,
    maître en mobilisation offshore ultra-rapide sur un coup.
    Il a d’ailleurs merveilleusement réussi, comme tel, dans les années 1990-2012.
    Il fut longtemp A LA UNE des journaux finnaciers les plus réputés : WallStreetJournal, FinancialTimes
    Il connait, par exemple, par coeur, tous les mouvements exécutés par les acteurs de l’Affaire Triangle
    Lire « Le Piège de WallStreet«  [Ed. Albin Michel]

    4/
    Notre don Quichotte est en 2022. Il a guère plus de 10 ans de plus. L’âge de la retraite a été prolongé.
    Et il ne sait rien faire d’autre que de monter des jolis coups » mais qui ne sont plus autorisés par la loi
        En d’autres termes,
    c’est un Chevalier Blanc Offshore encore attaché à un Ordre de Chevalerie qui a fondu, puis disparu

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Il ne peut pas arriver à s’y faire. Ce n’est pas qu’il n’essaie pas.
    En 2022, les jeunes générations autour de lui — même dans les beaux quartiers (Neuilly,…) —
    détestent ces types de prédateurs. Désormais, au lieu de les encenser comme autrefois, elles les rejettent.

    Dans les salons on entend :
    « Mais il en tient tout de même une couche
    (sous entendu … ce prédateur, cet ex prédateur flamboyant)

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Si vous êtes plus littéraire que jeune loup dans une grande école dite de « management »
    pensez au monde de la très haute noblesse décrit par Marcel Proust dans La Recherche du Temps Perdu
    Il décrit avec finesse, art et subtilité un monde qui aura quasi disparu après la guerre de 14-18
    … après des millions de morts.

    Revenons à notre don Quichotte hypothétique de 2022
    Ce à quoi il n’arrive pas à s’habituer c’est la réduction des combats
    dans le milieu offshore et aux frontières entre offshore et onshore

    Pour comprendre ici, il vous faut IMPERATIVEMENT vous reporter
    à la fin du Billet 1669 du 28 janvier

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=1669#comment-15632;
    L’actualité de la crise : Nous allons entendre beaucoup de voix, par François Leclerc — Commentaire 15632
    Tout à la fin, après deux jours de commentaires, Fab dit :
    [29 janvier 2009 à 15:10]
    Il importe de lire ce qui suit à propos des « péages à sel » sur lîle de Jersey
    don Quichotte et Sancho y passeront dans leur périple !
    Toute étape s’inscrit danbs un contexte

    Le Monde Nouveau auquel il n’arrive pas à se faire,
    c’est le Monde-en-Marche NOG2 précédemment évoqué (Nouvel Ordre Glocal II)

    Maintenant la lecture de l’extrait peut commencer

    —————————————– L’EXTRAIT sur don Quichotte, modifié par Auguste

    Avec sa silouette inoubliable, le personnage offrait à Cervantès (l’auteur en 2022)
    un prétexte pour tourner en ridicule les romans de chevalerie (type Largo Winch par Van Hamme )
    alors à son déclin (en 2022)
    [Dans le dictionnaire Laffont, il est écrit :  » le personnage offrait à Cervantès (l’auteur en 2022)
    un prétexte pour tourner en ridicule les romans de chevalerie, genre littéraire alors à son déclin et
    dont l’écrivain déplorait les invraisemblances et le style ampoulé].
    La folie du vieux paladin des épopées chevaleresques
    (offshore … différentes de la bataille de Lépante), et
    son échec chaque fois qu’il se heurte au monde moderne [NOG2],
    Cervantès les souligne avec beaucoup d’humour et un sens du tragique
    qui, en dépit des dehors plaisants, ne saurait tromper.
    <br<
    [Nota: la transposition n’est pas totalement évidente.
    En effet, don Quichotte témoigne d’une authentique sympatique.
    Au contraire, parmi les Chevaliers Blancs à la frontière de l’offshore et de l’onshore,
    ce sont plutôt des pervers narcissiques, ce qui est franchement différent].

    On n’est pas dans l’idéal d’honneur du XVIIe siècle,
    entre hauts gradés de la Noblesse dEpée

    Bon. L’article du Dictionnaire des Personnages est très long.
    Arrêtons-nous ici. Amplement suffisant pour la conclusion que je vous propose

    —————————————– Un PROJET de CREATION en Conclusion

    A la fin du Billet xxxx, une aimable blogueuse
    ou un blogueur m’offrit un réconfort
    (moi Auguste, l’auteur de ce commentaire)
    par une video DAILY_MOTION
    Bloguer : cafatigueaforce à 17:56
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=1715 (peu avant la fin, à 17:56)
    DAILYMOTION
    La voix du chanteur est belle, touchante, parfois émouvante
    mais,
    les images laissèrent un goût amer sur mon auguste langue.

    Y aurait-il moyen d’améliorer ce diaporama ?
    OUI ! . . . OUI-OUI ! . . . Vous avez déjà deviné ! Bravo !

    Ajouter une introduction qui évoquerait le Nouvel Ordre Glocal II (NOG2),
    puis montrer les errements de notre don Quichotte de 2022
    dont le système limbique est toujours traversé par les images de l’Ancienne Monde
    presque disparu, celui des Années Mitterand-Reagan-Tchatcher se poursuivant jusqu’à Brown-Dsk-Attali-Sarko.

    A l’Université, il y a surement des professeurs de littérature ou d’espagnol,
    connaissant parfaitement l’oeuvre de Cervantès,
    qui seraient prêt(e)s à procurer des conseils
    aux apprenants photographes ou videastes qui voudraient remanier le diaporama.

    Voudriez-vous continuer à rêver encore un instant ?

    2022 : Les fiducies et les Trusts anglo-saxons « boucheront les trous négatifs »
    quand les fonds propres des banques onshore deviennet négatifs
    (on peut espérer moins que les 2300 milliards de $ environ pour les seuls USA),
    bien sûr sous réserve que … (clauses à rédiger d’ici 2012)

    JOUER COMME SI
    c’est commencer, comme en mathématique,
    par déposer un jeu d’hypothèses, sur la Berge A,
    avant d’anticiper les tâches à mener
    pour finir par se retrouver sur la Berge B.

    Dans le jeu d’hypothèses NOG2, les images de la Berge B
    ne sont pas celles de la Video Daily Motion.
    2022. OK Merci d’avance aux profs de littérature et d’espagnol
    alliés pour l’occasion à des fans d’images.
    Merci.
    Je me vois déjà très bien en 2047.
    Je suis alors centenaire
    Les lumières sont atténuées pendant qq minutes.
    Des petites baguettes de je ne sais quel métal font des milliers de petites étincelles près du gâteau.
    Je souffle mes 100 belles bougies
    avec exactement la même énergie
    qu’à mon adolescence, … (…)
    … remontant le vent
    poussant la barre, et
    à chaque bordée,
    gardant le meilleur cap

  4. @ François Leclerc

    Je ne crois pas à l’entrée de la GB dans la zone euro pour la raison suivante : d’après les différents articles parus dans le Monde, la Banque Centrale anglaise serait prête à acheter des bons du Trésor britannique, ce qui impliquerait de facto une monétisation des déficits.

    Or, je vois mal la GB entamer des négociations pour entrer dans une zone monétaire dirigée par une banque Centrale hostile à la monétisation des déficits de ses Etats membres.

    Autre point que vous ne mentionnez pas et qui est pourtant fondamental : L’aide du FMI pour la GB est évoquée, ce qui aurait paru irréaliste deux années auparavant.

  5. @ A

    Vos deux remarques sont parfaitement fondées. Je n’ai d’ailleurs fait qu’évoquer la perspective de cette entrée, telle que je l’ai rencontrée. Bien incapable d’aller plus loin dans la prospective.

    A ce stade, rien n’est encore figé. Il est clair, par exemple, que la monétarisation de la dette par les uns va inévitablement avoir des conséquences pour les autres, même s’ils s’y refusent.

    Et puis, nous ne sommes probablement pas encore au fond de la cuvette. La gestion de cette nouvelle bulle financière, que les dettes publiques font gonfler, n’en est qu’à ses prémices.

    Mais il exact que chaque pays cherche actuellement, sans coordination excessive et surtout sans concensus, ses propres remèdes. Il va falloir, sans doute, ensuite rendre tout cela plus homogène. D’où les réunions internationales annoncées, et toutes les consultations en cours, sur lesquelles peu transparaît.

  6. Bonjour,

    merci pour ce billet, inquiétant une fois de plus. Le danger de la planche à billets ne serait pas 1929, mais 1923, en Allemagne. A noter que faire marcher la planche à billets, c’est exactement ce que les banques centrales se sont interdites de faire après 1929, pour maintenir l’étalon-or. la mesure phare de Roosevelt aura d’ailleurs été l’abandon de l’étalon-or, et par conséquent la possibilité de dévaluation et de faire marcher la planche à billets.

    Je me permets de mettre le lien vers mon blog, où j’évoquais cette possibilité il y a un mois et demi :

    http://lafractureferroviaire.skynetblogs.be/category/1581806/1/Crise+financi%E8re+et+fracture+ferroviaire

    Cordialement,

    Vincent

  7. En espérant ne pas trop déranger les premiers de la classe … et toute athmosphère studieuse que je respecte (même si n’en n’a pas l’air , soit dit en passant) .
    Voici un extrait d’un article qui semble assez complémentaire, du moins pour évoquer « l’obstacle ».

    « Parmi les nombreux écueils que recèle encore la crise, il en est un d’ampleur tout à fait considérable, encore soigneusement dissimulé, malgré son imminence : Dans quelques semaines, les banques vont devoir annoncer leurs résultats de 2008 ; elles devront alors reconnaitre que leurs fonds propres (c’est-à-dire l’argent dont elles disposent, ou les entreprises dont elles possèdent au moins 20% du capital, ce qu’on nomme dans le langage technique le « tier one ») ont diminué, en raison de la baisse de la valeur de ces actifs et du caractère toxique de beaucoup d’entre eux.  » dit mr attali sur son blog à lui .
    http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/01/unionisation-des-banques.php

    Ding, ding!
    C’est l’heure de la question con :

    les banquiers ont ils intérêt , et ont ils les moyens, de ne pas déclarer la totalité de leurs pertes , dans l’espoir de les « découvrir » peu à peu, quelques années durant ?Un peu comme le fairait un épicier qui sachant ses pertes colossales préférerait que le patron de la boutique n’en sache rien…L’espoir de l’épicier étant celui de se refaire comme dirait les joueurs de poker.

    Apparement, la valeur des actifs a une incidence sur la hauteur des prêts que les banquiers peuvent assumer .
    Cependant ,qui dit « pas de prêt » dit « pas d’intérêt » et qui dit « pas d’intérêt « dit inutile…..

    Ceci dit, çà semble plus complexe que çà vu c’ qu’en dit le canard enchainé, qui affirme que nos banques font de jolis bénefs en ce moment : moins de prêts mais vendus plus cher avec de l’argent acheté moins cher.
    L’est pas belle la vie?
    Ou alors….serait ce que l’on ne nous dit pas tout, ou plus probable encore, que l’on ne comprend point tout ….?

  8. @ beber le cancre

    Merci pour ce lien. Jacques Attali aborde sous un angle intéressant la situation des banques. Mais, vu ce qu’est devenue la Commission de Bruxelles, il est peu probable qu’elle puisse jouer un grand rôle.

    Jean-Caude Trichet a assuré à Davos, le 29 janvier, qu’il n’était pas prévu de relever les ratios de capitaux des banques malgré la crise de confiance qu’elles subissent vis-à-vis des marchés. C’est dire que, pour le moment en tout cas, il n’est pas vraiment question de diminuer les ratios, mais simplement de ne pas les augmenter.

    Plus subtilement, il est envisageable de jouer sur la valeur des actifs. En modifiant les normes comptables, c’est du domaine des banques centrales, et de la BRI (la banque centrale des banques centrales). En s’appuyant sur le fait que la règle en vigueur, le prix du marché, ne fonctionne plus faute de marché.

    Il faut faire confiance à la créativité des banques centrales, puisqu’on ne peut plus croire à celle des marchés.

    Il n’en restera pas moins qu’il faudra d’une manière du d’une autre nettoyer les bilans des banques et leur apporter des capitaux.

    Et qu’il va bien falloir financer tout cela, par la dette ou la création monétaire.

  9. A propos de la BRI , son Directeur Général Hervé Hanoun (ex N° 2 de la Banque de France) n’a pas caché naguère sa méfiance à l’égard de la  » fair value » : à votre avis est-ce que les régulateurs de Zurich le suivraient pour démonter cette échelle mobile ?

  10. @ dag

    La littérature à ce sujet est plus qu’abondante depuis quelques mois, aux USA et en Europe. Le problème est que modifier aujourd’hui la « fair value », c’est comme changer les règles d’une consultation électorale alors qu’elle est en cours. Mais glissé dans un « paquet » de mesures, pourquoi pas ? Il va bien falloir la régler, cette quadrature du cercle.

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