On a reçu ça

From: bankster.tv
Sent: Friday, February 13, 2009 2:40 PM
To: ‘Paul Jorion’

Mr Jorion,

Je viens vous annoncer qu’a l’occasion du ZDay le 15 mars prochain nous publierons une vidéo concernant vos dires et vos pratiques.

Je regrette d’avoir a faire cela.

Malheureusement vous ne nous laissez aucun choix, le débat “démocratique” nous ait interdit et vous effacez des informations cruciales méconnues de vos lecteurs que vous commentez à contre sens en privée.

A ce titre vous ne respectez pas le droit à la liberté d’expression, ni meme le droit de réponse quand vous écrivez des fausses allégations concernant l’Argent Dette.

Dont Acte

Bonne chance pour la “suite”

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437 réflexions sur « On a reçu ça »

  1. @arkalia

    Pour le commun des mortel son argent c’est le solde de son relevé de compte c.à.d. des 0 et des 1…
    Ces 0 et ces 1 semblent très rassurant pour le commun des mortel, et pourtant cela ne tient que par la capacité de la banque à honorer sa partie du contrat à savoir payer sur ordre en monnaie centrale et fournir du fiduciaire à la demande.

    “Elle est entre les mains de qui la monnaie centrale ?”

    Sous forme fiduciaire, entre toutes les mains sous forme électronique entre les mains des banques (commerciales et centrales).

    Je ne serais pas contre l’idée d’envisager de laisser au commun des mortels le soin de manipuler directement la monnaie électronique et non par le biais d’ordre passés à sa banque.

    C’est même l’avenir à mon avis, je dis cela le nez au vent !

    Imaginer le remboursement des dettes entre agents économique et banques commerciales revient à imaginer la suppression du système bancaire privé.

    Les banques paient leurs dettes, en fiduciaire obligatoirement puisque les agents économiques sont très peu nombreux à pouvoir manipuler la monnaie électronique, il y aura beaucoup de monnaie centrale en circulation. Il faudrait bien sûr du papier et de l’encre pour imprimer tout cela. Les banques seraient en faillite.
    Pour que les agents économiques paient leurs dettes immédiatement il faudrait les annuler (?) mais bon admettons que ces dettes soient payées en même temps que les dettes de banques.

    On aurait donc la masse des dépôts retirés des banques convertis en fiduciaire dans la poche des agents économiques et une masse de monnaie centrale électronique dans les mains des banques.

    @Nadine

    Je n’arrive pas à faire le lien dans tout cela :

    “Pour moi si on rembourse toutes les dettes liées aux crédits il reste la monnaie scripturale privée des banques”

    ““Qu’appelez-vous “monnaie scripturale privée des banques” ?”

    “C’est une dette de la banque envers son client”

    je traduit par:

    Pour moi si on rembourse toutes les dettes liées aux crédits il reste une dette de la banque envers son client.

    ?

  2. @Shiva

    Si tous ceux qui ont emprunté aux banques remboursaient leurs crédits il resterait non pas 0 ( à part la monnaie fiduciaire) comme le dit Grignon mais toute la monnaie scripturale émise par les banques lorsqu’elles ont acheté des actifs ou ont réglé les salaires ou ont distribué les dividendes (c’est le principe de la monétisation par les dépenses, la démonétisation c‘est l‘inverse) . En réinjectant de cette façon de la monnaie scripturale dans l’économie les banques permettent aux agents économiques de finir de payer leurs crédits (intérêt+capitale) tout en capitalisant les richesses produites. C’est de la monnaie scripturale permanente au même titre que la monnaie fiduciaire mais sa nature est différente. Ce ci dit les nouveaux crédits qui servent à payer les anciens restent valables.
    C’est plus clair?

  3. Mais oui bien sur… Les banques se refinancent ainsi:

    “En plus des avantages génériques présentés, certains cas particuliers sont importants à souligner :

    Les banques qui se refinancent à des niveaux élevés (Euribor+) ont intérêt à prendre du risque de crédit synthétiquement, donc à utiliser des dérivés de crédit. Par exemple, une banque qui se refinance à Euribor + 20 bps et achète une obligation asset swappée à Euribor + 50 bps ne reçoit en net que 30 bps : alors que dans le cadre d’un CDS, elle n’a aucun besoin de financement et reçoit une prime sensiblement égale à 50 bps. Inversement, les banques qui se refinancent à des niveaux bas (Euribor -) n’auront que peut d’intérêt à prendre du risque de crédit synthétiquement. Elles seront cependant limitées par la taille de leur bilan.

    Les dérivés de crédit ne servent pas uniquement à travailler sur un unique sous-jacent, mais permettent également de travailler sur des portefeuilles entiers de crédits. Notamment, ceci permet d’effectuer des titrisations synthétiques (CDO par exemple). Tous les avantages des dérivés de crédit standard rejaillissent sur ce genre d’opérations lorsqu’elles sont effectuées synthétiquement. Par ailleurs, dans le cas particulier d’une titrisation, les dérivés de crédit permettent de minimiser les coûts par rapport à une titrisation classique : pas besoin de mettre en place des SPV, opérations standardisées, coût comptables, juridiques, informatique plus faible. Ce genre d’opérations, concerne les banques, aussi bien pour titriser certains de leurs risques de crédit, que pour prendre de nouveaux risques, diversifiés et complémentaires de ceux qu’elles portent déjà. ”

    CDS c’est pas ce qui va nous pêter à la gueule bientôt ?
    On attend que ca arrive pour continuer la discussion ?

  4. 1) Les banques évitent autant que possible le refinancement en “conservant les proportions” entre PDM dépôts et crédits.
    les chiffres BdF aidant a l’ajustement journalier.

    2) L’argument de “compensation journalière” qui serait couteux ne tient pas pour deux raisons: première c’est que si elles payent plus aujourd’hui(besoin de financenent) et recoivent plus demain(excedentaire), et ceci sur 1 an, ca ne change rien, la moyenne reste identique. La deuxième c’est qu’elles évitent également le refinancement BC et préfèrent l’émission de titre.

    les titrisations ont été inventées pour sortir du bilan des banques des prêts immobilier, cartes de crédits ou autres en les mettant dans des structures extérieures et en les refinancement par l’émission de titres (titrisation de crédits). L’intérêt de l’opération étant de rapprocher des capitaux long terme avec des besoins de financement que les banques ne voulaient plus porter a fin de réduire leur risque et d’alléger leurs bilans.

    La création monétaire est au coeur de la crise et le refinancement se fait en grande partie via CDS d’ailleurs les prochaines semaines vont achever de le prouver pour les récalcitrants.

    http://www.dailymotion.com/video/x8jrxu_attention-crise-des-cds-qui-arrive_news

    Quelque chose me dit, que vous êtes d’accord avec ce monsieur 😉

  5. @ erusnec

    Les CDS ont une fonction assurantielle que quelques-uns utilisent. Sinon, pour la plupart des intervenants, il s’agit de paris purement spéculatifs. Les CDS n’ont du coup aucun rôle à jouer dans le financement des établissements bancaires, ce qui explique pourquoi seules les banques d’investissement, les hedge funds et les salles de marché opérant sur fonds propres des banques commerciales, soient présents sur ce marché.

    A quel mécanisme pensez-vous quand vous écrivez : « La création monétaire est au cœur de la crise et le refinancement se fait en grande partie via CDS » ?

  6. @Nadine

    Oui c’est plus clair, mais j’ai toujours du mal à substituer le mot monnaie au mot dette.

    Je dirais que si on annule les dettes des clients vis à vis de leurs banques il restera les dettes de banques vis à vis de leurs clients. Sans aller plus loin…

  7. 55.000 milliards c’est “quelques uns” ?
    Merci pour votre solicitude mr Jorion mais je vais me plutôt me réferer aux architectes du système monétaire:

    Sir Evelyn de Rothschild on CNBC Dec 10, 2008
    http://www.youtube.com/watch?v=MzuCOTOzSBo&feature=related
    a 8min31s

    ” But I think what we gonna to face up to this is not just regulation we’ve got to go back to basics and teach bankers and investments people whether it is hedge funds or whatever exists that they’ve got to work within the prescribed limit. They can’t just do what they want what we’ve had for the last 1015 years is unlimited attitude: we can make money we can do anything we like we just have tons of times, do what we want. Without regarding the regulation or regarding the basics of how you run your business”

    Traduction: “Mais je pense que ce que nous aurons a affronter n’est pas juste une regulation, nous devons retourner aux bases et enseigner aux banquiers et aux investisseurs qu’ils soient hedge funs ou quoi que ce soit qui existe qu’ils doivent travailler à l’intérieur des limites préscrites. Ils ne peuvent pas juste faire ce qu’ils veulent, ce qu’on a eu pendant les 10/15 dernières années est une attitude illimitée: on peut faire l’argent, on peut faire tout ce qu’on a envie, on a plein de temps, on fait ce qu’on veut sans regarder les regulations ou sans regarder les bases de comment gérer son affaire”

  8. @ Anne J
    scandaleux… une litanie d’arguments d’autorité. Quand bien même y aurait-il mille ouvrages qui iraient dans ce sens, cela ne prouverait rien du tout tant qu’on n’a pas examiné de près le fond argumentatif de ces ouvrages.

    Je n’ai pas d’avis sur la question, mais je vois qu’ils utilisent la persuasion quand d’autres ici utilisent la raison.
    Le recours à des videos “passionnelles” de ce type, quand on discute de thèmes aussi sérieux qui engagent les citoyens ordinaires, confine à la manipulation et à la malhonnêteté. C’est ce que j’appelle, une atteinte à l’intégrité intellectuelle, une véritable agression (eussent-ils raison d’ailleurs…). Et ils parlent de dignité!!!!

  9. @Antoine

    Moi je ne trouve pas cela scandaleux. Ce qui l’est c’est l’amalgame de ceux qui, s’appuyant effectivement sur les explications de dizaines d’économistes , de banquiers, d’universitaires (etc) sont quasiment classés comme des gens d’extrême (droite ou gauche), si ce n’est pire. La position de P.J. est pour moi un refus de reconnaitre qu’il s’est à un moment, trompé… c’est grave pour quelqu’un qui se dit scientifique.

    Tenez, pour en terminer ici, une traduction « à la volée » de quelques paragraphes de « MODERN MONEY MECHANICS » de la Federal Reserve Bank of Chicago . N’hésitez pas à signaler les erreurs de traduction.

    Qui crée la monnaie?

    Les variations dans la quantité de monnaie peuvent provenir des actions de la Réserve fédérale (la banque centrale), des institutions de dépôt (principalement les banques commerciales), ou du public. Le contrôle majeur, toutefois, incombe à la banque centrale.

    Le processus de création de monnaie a lieu principalement dans les banques. Comme indiqué précédemment, les passifs vérifiables des banques sont de la monnaie. Ces passifs sont les comptes des clients. Ils augmentent lorsque les clients déposent des espèces et des chèques et lorsque le montant des prêts accordés par les banques sont portés au crédit des comptes des emprunteurs.

    En l’absence de réserves obligatoires, les banques peuvent augmenter les dépôts en augmentant les prêts et les investissements tant qu’elles gardent suffisamment d’espèces de façon à satisfaire le montant que les détenteurs de dépôts veulent convertir en espèces. Cet attribut unique de l’activité bancaire a été découvert il y a bien des siècles.

    Cette activité a commencé par des orfèvres. Comme banquiers avant l’heure, ils ont d’abord fourni des services de garde, faisant leur bénéfice des frais d’entreposage de l’or et des pièces déposées chez eux. Les gens pouvaient céder leur “reçu de dépôt ” à chaque fois qu’ils avaient besoin d’or ou de pièces de monnaie pour acheter quelque chose, et physiquement transférer l’or ou des pièces au vendeur, qui, à son tour, les déposera en lieu sûr, souvent chez le même banquier. Tout le monde a vite constaté que c’était beaucoup plus facile d’utiliser tout simplement le reçu de dépôt directement comme un moyen de paiement. Ces reçus, qui sont devenus connus sous le nom de billets, étaient acceptés en tant que monnaie car la personne qui les détenaient pouvaient aller chez le banquier et les échanger pour de la monnaie métallique.

    Ensuite, les banquiers ont découvert qu’ils pouvaient faire des prêts uniquement en donnant leurs promesses de payer, ou billets de banque, aux emprunteurs. De cette façon, les banques ont commencé à créer de l’argent. Plus de billets pouvaient être délivrés que l’or et des pièces disponibles, car seule une partie des billets en circulation serait présenté pour paiement au même moment. Évidemment, suffisamment de monnaie métallique devait être disponible, pour rembourser les billets présentés pour paiement.

    Les dépôts à vue transférables sont la contrepartie moderne des billets de banque. Il n’y eut besoin que d’un petit pas de l’impression des billets à l’établissement de livres comptables créditant des dépôts des emprunteurs, emprunteurs qui, à leur tour, pourraient «passer» par écrit des chèques, “imprimant” ainsi leur propre monnaie.

    Quelles sont les limites du montant de monnaie que les banques peuvent créer?

    Si le dépôt de monnaie peut être créé si facilement, qu’est ce qui empêche les banques d’en faire trop – plus que le montant suffisant pour maintenir la productivité des ressources de la nation pleinement employés sans inflation des prix? Comme son prédécesseur, la banque moderne doit avoir à disposition, pour en effectuer le paiement sur demande, un montant important d’espèces et de fonds en dépôt auprès de la banque centrale. La banque doit être prête à convertir en espèces, pour les déposants qui demandent des espèces, de la monnaie en dépôt. Elle doit faire des versements sur les chèques de ses déposants présentés pour paiement par d’autres banques (régler les soldes de compensation). Enfin, elle doit maintenir les réserves légalement requises, en forme de réserve en espèces et / ou de soldes à sa Banque Fédérale de Réserve, égal à un pourcentage de ses dépôts.

    La demande d’espèce par le public est très variable, mais généralement, suit un modèle saisonnier qui est tout à fait prévisible. Les effets de ces variations dans le montant des espèces détenues par le public sur les fonds de la banque sont généralement compensés par la banque centrale, qui remplace les réserves absorbée par les retraits d’espèces. (la méthode sera expliqué plus tard.) Pour toutes les banques prises dans leur ensemble, il n’y a pas de soldes après compensations. Un chèque tiré sur une banque est normalement déposées au crédit d’un autre compte, si ce n’est dans la même banque, alors dans une autre banque.

    Ces besoins d’exploitation influencent le montant minimal des réserves qu’une banque isolée (individuelle) tiendra volontairement.. Toutefois, tant que ce montant minimum est inférieur à ce qui est légalement requis, les besoins de l’exploitation sont de relativement peu d’importance comme limite sur l’expansion du total des dépôts dans le système bancaire. Cette expansion ne peut pas continuer au-delà du point où le montant total des réserves détenues par toutes les banques est juste suffisante pour satisfaire les exigences légales dans le cadre de notre système de “réserve fractionnaire”. Par exemple, si des réserves de 20 % étaient requises, les dépôts ne pourraient se développer que jusqu’à ce qu’ils soient cinq fois plus importants que les réserves. Des réserves de 10 millions de dollars pourraient permettre des dépôts de 50 millions de dollars. Au plus le pourcentage est faible, au plus grande est l’expansion du dépôt qui peut être pris en charge par chaque dollar supplémentaire de réserve. Ainsi, le ratio de la réserve légale ainsi que le montant en dollars des réserves des banques sont les facteurs qui déterminent la limite supérieure de la création de monnaie.

    Dépôts bancaires – Comment ils se dilatent ou se contractent

    Faisons l’hypothèse que l’expansion de la masse monétaire est souhaitée par la Réserve fédérale pour atteindre ses objectifs politiques. Une des façons par laquelle la banque centrale peut engager une telle expansion a lieu par le biais des achats de titres sur le marché libre. Le paiement des titres ajoute des réserves bancaires. Ces achats (et ventes) sont appelés “opérations d’open market.”

    Comment les achats d’open market augmentent-ils les réserves bancaires et les dépôts? Supposons que le Système Fédéral de Réserve, par l’intermédiaire de son bureau commercial à la Banque de la Réserve Fédérale de New York, achète 10.000 $ de bons du Trésor en valeurs mobilières du gouvernement américain. Dans le monde des transactions financières informatisées d’aujourd’hui, la Banque fédérale de Réserve paie les titres par chèque « électronique » tiré sur elle-même. Par l’intermédiaire de son « réseau de transfert », la Réserve fédérale avise le concessionnaire désigné de la banque (banque A), que le paiement des titres devraient être portés au crédit (dépôt) du compte du vendeur à la Banque A. Dans le même temps, le compte de réserve de la banque A à la Réserve fédérale est crédité pour le montant de l’achat de titres. Le Système fédéral de réserve a ajouté 10.000 $ de titres à son actif, qu’il a payé, en effet, par la création d’un passif sur elle-même sous la forme d’une balance en réserve de banque. Ces réserves sur les livres de la banque A sont compensées par 10.000¤$ des dépôts du vendeur, qui n’existait pas auparavant.

  10. Je l’ai regardé : excellente pub, même mon avertissement contre les manipulateurs d’extrême-droite est repris. On va évidemment imaginer que nous sommes complices. Ce n’est pas le cas !

    Ce qui est intéressant bien entendu, ce sont les manières entièrement distinctes dont les ex-nihilistes et nous avons procédé : nous avons travaillé en ingénieurs, à démonter le problème et à recomposer la machine. Les ex-nihilistes ont abordé la question comme s’il s’agissait d’une question de rapport de forces. Comme s’il s’agissait d’une pétition pour laquelle il convient de rassembler le plus grand nombre de signatures. C’est d’ailleurs ce qu’ils continuent de faire dans la vidéo. Aussi je le répète : la manière dont cela fonctionne est une question de fait, pas de savoir combien de gens, appartenant à combien d’académies, croient – peut–être erronément – à une hypothèse particulière.

  11. mouais…
    Ca rappelle les pires heures de la propagande sovietique… la fin justifie les moyens.
    C’est évidemment une video d’influence, dans sa construction. Tout y est: le son d’Arkana, la construction dramatique, les phrases hors contexte ou surinterprétées. AUCUN argument. Que de la m…

    C’est tellement gros que je me demande si la vidéo n’est pas le produit de quelque lobby de la finance (c’est bien dans leurs méthodes). Ce genre de pression psychologique des citoyens sur d’autres citoyens est inacceptable… et ce sont les mêmes imbéciles… qui vont se plaindre de TF1 et des discours/amalgames de tel ou tel… (sic)
    Ils perdent toute crédibilité, ayant fait preuve d’un manque de probité et d’honneteté qui ne leur laisse aucune excuse.
    Mais encore une fois, je doute que l’extrême gauche soit assez stupide pour se tirer une balle dans le pied comme ça (enfin sait-on jamais). Peut être un lobby de la finance est-il responsable. Décrédibiliser P. Jorion auprès de l’extrême gauche activiste, voilà un cas d’école du “divider pour mieux regner”.

    Pour ce qui est de l’amalgame, Anne, je suis d’accord… mais la faute à un centre républicain mou, et à une extreme gauche qui a tout fait pour monopoliser l’espace de la critique, et qui n’a pas accepté son échec philosophique, empêchant toute forme d’expression contestataire non alignée. Elle fait là encore la preuve de son sectarisme (si c’est bien elle qui est derrière). Combien de Gesell, de néo-thomistes, de libéraux égalitaristes, de démocrates radicaux ces imbéciles nous ont-ils coutés, avec leurs théories périmées et erronées (tout comme celles du libéralisme économique mondialisé)??? Et leurs méthodes toutes droit sorties du KGB.

    Pour ce qui estd es deux thèses, aucun élément comptable ne vient confirmer la validité de l’une ou l’autre des thèses, ce qui est incroyable. J’attends un élément matériel pour me décider. pour l’instant je n’en ai aucun. Chaque élément de preuve pouvant être porté au bénéfice de l’une ou de l’autre des deux théories. Une chose est sure: les banques commerciales créent du crédit, et de la monnaie si tel est le cas de façon indirecte seulement. Ce qui n’est absolument pas la thèse soutenue au départ par les partisans de la création “ex nihilo”. Du reste quelle que soit la théorie retenue, les banques se foutent de nous et s’approprient quelque chose qui ne leur revient pas en propre, mais à la collectivité.
    C’est pourquoi il est inutile d’accorder autant d’importance à cette question. La nécessaire remise en cause du sytème n’étant contestée par personne sur ce blog.

  12. La position de Mr Jorion est la même que celle de Jacques Attali: http://www.youtube.com/watch?v=xGbWU-77aaw

    Il n’y a plus rien à discuter, les architectes du système monétaire nous ont donné raison:
    sir evelyn de rothschild
    “Ils ne peuvent pas juste faire ce qu’ils veulent” (en parlant des banques commerciales et hedge funds), “ce qu’on a eu pendant les 10/15 dernières années est une attitude illimitée: on peut faire l’argent, on peut faire tout ce qu’on a envie, on a plein de temps, on fait ce qu’on veut sans regarder les regulations ou sans regarder les bases de comment gérer son affaire”

  13. Les “créationnistes” pensent que les banques commerciales peuvent émettre du crédit et s’adresser ensuite à la banque centrale en disant ” nous avons besoin de base monétaire – de monnaie centrale – pour assurer les réserves obligatoires et les demandes de votre monnaie par le secteur non financier, allez, 12% de nos crédits au total ” : ce sont les tenants du “diviseur de crédit”

    Ceux qui rejettent ‘idée de création de crédit “ex nihilo” pensent que les banques commerciales doivent d’abord disposer des 12% de monnaie centrale pour émettre les crédits que leur demande le secteur non financier (contre garanties) … ce sont les tenants du ” multiplicateur de crédit ”

    Les deux thèses sont bien débattes dans tous les livres d’économie.

  14. @Jorion
    Il est correct que Mises et Hayek etaient opposes a Marx. Ils n’en sont pas pour autant d'”extreme droite”, sauf si votre definition d’extreme droite est “tout ce qui n’est pas d’extreme gauche”.
    J’ai vu votre apparition sur Arret sur Image et aussi l’une de vos videos (a propos de Ron Paul), et elles trahissent votre ignorance au sujet de Mises, Hayek et Paul (qui font parti du courant de l’ecole autrichienne d’economie). Vous devriez faire un effort honete de vous renseigner avant de faire des declarations de ce type. Au passage, les “autrichiens” sont parmi les rares economistes a avoir prevu la crise, dans la mesure ou l’on peut prevoir des crises.

    1. Non, non : ma définition de l’extrême-droite est en réalité très restrictive. On y trouve cependant les noms suivants : von Mises, von Hayek, Rothbard, Ron Paul. Si vous les considérez comme des démocrates, retournez-y voir. Les rapports amicaux entre cette idéologie et le Chili de Pinochet ne sont pas accidentels.

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