UNE REGULATION ANNONCEE PETIT BRAS par François Leclerc

Billet invité

Cela n’a plus beaucoup de sens de s’appesantir sur les nouvelles tentatives de renflouer les institutions financières, ni de commenter à nouveau les indices économiques qui continuent de dégringoler dans le monde entier. Pas plus que d’ironiser sur les grands de ce monde, leurs sommets, leurs grandes déclarations et leurs tergiversations. « L’espoir fait vivre » semble être leur unique devise et ligne de conduite. Tant que nous restons aux commandes, se disent-ils, l’essentiel est sauvegardé.

Mais AIG et HSBC viennent encore de défrayer notre chronique et il faut tout de même en parler. L’un en raison du nouvel épisode d’un sauvetage qui n’en finit pas (30 milliards de dollars), l’autre à cause de son augmentation de capital à prix tellement soldé qu’elle est garantie par les banques qui conduisent l’opération, JP Morgan et Goldman Sachs au premier rang d’entre elles (14,1 milliards d’euros). Ce qui signifie que, si elle n’était pas entièrement souscrite, les banques y pourvoiraient.

Pour mémoire, HSBC était considéré comme un des fleurons du monde banquier et manifestait il y a peu encore une santé de fer. Ce que HSBC n’a pas perdu sur le marché des subprimes, elle l’a ensuite fait en raison de son exposition en Asie, désormais durement touchée par la crise économique. C’est la leçon qu’il faut tirer de cette affaire. Nous sommes désormais en plein l’acte II, la crise économique alimente la crise financière. Quant à la leçon de l’assureur AIG, elle est tapie tout au fond du trou de ses pertes abyssales, toujours pas bouché bien que 100 milliards aient déjà été déclarés en 2008.

Le PDG de HSBC a assorti son annonce de considérations éthiques, déjà relevée par Champignac dans un commentaire à mon billet précédent. « Le secteur bancaire a commis plusieurs erreurs » a-t-il donc déploré, ajoutant qu’aux côtés de banquiers corrects, « un trop grand nombre d’acteurs du secteur ont profondément nui à sa réputation». Stephen Green a une seconde casquette, dignitaire de l’Eglise anglicane et auteur d’un ouvrage intitulé « Servir Dieu ? Servir Mammon ? », appelé à devenir un best-seller chez les banquiers en mal de citations édifiantes pour étoffer leur communication. Mammon est, d’après une rapide enquête sur Internet, l’ange de la richesse et le démon de l’avarice dans le Talmud et le Nouveau Testament.

Dans un autre genre, le tout nouveau PDG d’UBS, a peine intronisé, a également brillé par ses déclarations. Interrogé sur le temps qui sera nécessaire à UBS pour retrouver la rentabilité, Oswald Grübel a répondu : « s’il n’y avait que des facteurs que je puisse moi-même identifier, je dirais deux à trois ans. Mais il y a le marché, que je ne peux prédire. A part cela, il y a pour moi naturellement une limite d’environ cinq ans. Après, personne ne voudra d’un patron opérationnel âgé de 70 ans et plus ». Un banquier Suisse pessimiste et humoriste, on aura tout vu décidemment.

Le sujet du jour devait être de tenter d’y voir un peu plus clair dans les mesures de régulation que l’on nous prépare qui, c’est juré, empêcheront l’irréparable de se reproduire. La discussion à ce sujet ne semble pas avancer à pas de géant, les esprits étant occupés à colmater en priorité les brèches. Voici ce que j’ai pu trouver, ne prétendant pas à l’exhaustivité.

J’ai déjà eu l’occasion de me faire l’écho de la victoire obtenue de haute lutte par les européens, qui ne voulaient pas d’une chambre de compensation mondiale et américaine, et qui ont obtenu qu’une chambre européenne puisse également être crée, sur laquelle ils auront leur mot à dire. Encore qu’il ne soit pas décidé où elle sera implantée, à Londres ou ailleurs en Europe, ce qui laisse du champ et des occasions d’infléchir dans un sens ou un autre les modalités de son fonctionnement. Une affaire à suivre, difficilement, non pas tant en raison de l’aridité technique du sujet, que de la discrétion toute
bancaire dans laquelle le sujet est traité.

Parlant de chambres de compensation, je dois relever l’information parue il y a quelques jours sur le site français Rue89, selon laquelle les deux grandes chambres de compensation bancaires internationales, Cleamstream et Euroclear, respectivement installées à Luxembourg et à Francfort pour l’une, Bruxelles pour l’autre, se renvoient la balle à propos d’un mystérieux compte numéro 62.619 sous l’intitulé « Bank Madoff », la première déclarant qu’il est dans les livres de la seconde, ce que cette dernière nie. « A ce jour, Clearstream et Euroclear affirment toutes deux ne pas avoir été contactées par les enquêteurs américains. Ni par aucun autre enquêteur », conclut le 27 février le journaliste de Rue89. « L’analyse de toutes ces archives permettrait de reconstituer les itinéraires financiers des fonds gérés par les sociétés de Bernard Madoff et de mettre à jour d’éventuels détournements , souligne le magistrat français Jean de Maillard, spécialiste de la criminalité financière (…), qui s’étonne par ailleurs que le contrôle public supranational de ces « autoroutes de la finance » ne figure pas à l’agenda du G20, censé pourtant réformer le système financier international en profondeur ». Les faits parlent d’eux-mêmes à ce propos.

Un autre dossier fait la une de l’actualité. Il s’agit de la Suisse qui risque d’être inscrite sur la liste d’infamie des paradis fiscaux et qui cherche à l’éviter à tout prix. Nicolas Sarkozy, le président français, a trouvé là matière pour continuer de jouer les premiers rôles, grâce à une de ces opérations de diversion dont il est coutumier. Plus habile et discret que les suisses, les autorités du Lichenstein ont déjà semble-t-il fait d’importantes concessions aux américains, non rendues publiques, afin de faire la part du feu. Le sujet est d’importance, non pas en raison des mesures radicales qui pourraient être prises à Londres, mais parce qu’il pourrait donner, faute d’avoir de grandes décisions à annoncer dans le domaine de la régulation, une opportunité afin de donner l’impression d’avoir accompli un grand pas en avant lors du prochain G 20.

La Suisse de la politique et des affaires se vit donc comme une victime expiatoire toute trouvée et s’affole. D’autant que la fameuse liste noire avait été vidée de sa substance au fil des années et ne comptait compte plus qu’Andorre, Monaco et le Liechtenstein, et qu’il a fallu que le fisc américain prenne dans sa ligne de mire UBS et ses 52.000 clients américains y disposant de comptes numérotés, pour que son actualisation puisse la menacer. L’Association des banquiers suisses a aussitôt trouvé les mots justes pour critiquer lundi dernier « l’hypocrisie plutôt écoeurante de cette attaque coordonnée contre la Suisse ». « La Suisse doit éviter par tous les moyens de figurer sur la liste », a averti lundi dernier le journal francophone Le Temps. Les autorités avaient mis en place, la semaine dernière, une
délégation stratégique sur la question ainsi que sur le secret bancaire. Si c’est stratégique, c’est que c’est essentiel.

Prendre les devants semble être la meilleure attitude à adopter par les temps qui courent. C’est en tout cas ce qu’a bien compris l’Alternative Investment Management Association (AIMA), qui représente ce que l’on appelle aux USA « l’industrie des hedge funds ». Elle a annoncé qu’elle soutenait le principe de transparence totale et de déclaration par les gérants des hedge funds à leur régulateur national de leurs positions d’un point de vue systémique ainsi que de leur exposition au risque. Soutenant l’agrégation des positions à découvert par ce même régulateur, elle a souhaité que soit crée un système mondial d’autorisation et de surveillance des gérants ainsi que, plus généralement, l’adoption de normes globales pour « l’industrie ». De fortes loupes vont devoir être nécessaires pour examiner ces mesures lorsqu’elles seront annoncées, afin de comprendre comment elles pourront être contournées, car c’est ce qui les attend.
Dans un autre domaine encore, celui des réserves dont les banques doivent disposer, et dont on sait qu’il figure au menu des discussions en cours, le président de la Fed de Boston a apporté sa contribution devant des banquiers américains réunis lundi dernier à Washington. Eric Rosengren, a plaidé pour des nouvelles règles comptables rendant obligatoire pour les banques de conserver des réserves anticipant mieux l’éventualité de pertes futures, au lieu de s’appuyer sur le constat des pertes passées. Les normes américaines en cours, intitulées GAAP, ont eu en effet le grand défaut, douloureusement constaté actuellement, de permettre des niveaux très insuffisants de réserves pour les banques. Le banquier central a préconisé « une reconnaissance plus précoce des pertes, un règlement plus rapide des problèmes, et une restriction des prêts à haut risque plus tôt dans le cycle de la crise financière. » Un train de recommandations qui laisse pour le moins sur sa faim, tant que les modalités réglementaires correspondantes ne sont pas décrites.

Les haut fonctionnaires de la Fed n’ont pas l’exclusivité de ces remarques de forte portée. Pamela Cox, la vice-présidente de la Banque Mondiale, a donné à celle-ci une mission qui va sans nul doute se révéler capitale pour la suite des événements. Cette fois-ci, il ne s’agit pas encore de la régulation financière future, mais de la crise actuelle. A l’occasion d’un sommet extraordinaire des ministres des Finances ibéro-américains à Porto, Portugal, elle a déclaré que la Banque Mondiale doit « favoriser les discussions entre les pays sur les politiques qui produisent ou pas des résultats ». Nous avançons à pas de géant.

Voilà où nous en sommes, tout du moins publiquement.

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17 réflexions sur « UNE REGULATION ANNONCEE PETIT BRAS par François Leclerc »

  1. …. »mais parce qu’il pourrait donner, faute d’avoir de grandes décisions à annoncer dans le domaine de la régulation, une opportunité afin de donner l’impression d’avoir accompli un grand pas en avant lors du prochain G 20″

    Tout à fait, sans oublier deux autres avantages pour les dirigeants : on livre quelques noms d’éventuels fraudeurs à la vindicte populaire, et on explique que les finances des états iront mieux grâce aux impôts récupérés de ces quelques lampistes….

    Pendant ce temps là les mathémati-financiers courent toujours.

  2. Bonsoir M Leclerc,

    Votre « lassitude » n’est pas encore assez grande pour ne pas nous faire partager vos commentaires éclairés sur l’épisode du feuilleton quotidien de La Crise, et je vous en remercie.

    J’ai extrait deux citations de sir Winston Leonard Spencer Churchill qui me semblent être à propos :

    -« En temps de guerre, la vérité est si précieuse qu’elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges. »

    -« Etre homme politique, c’est être capable de dire à l’avance ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l’année prochaine. Et d’être capable, après, d’expliquer pourquoi rien de tout cela ne s’est produit. »

    La deuxième citation explique pourquoi, selon moi, on ne trouve pas, ou alors trés peu, de compétence sincère en politique.

    Je vous fait part d’un scoop, parce que vous le méritez :

    Demain sera pire, et s’il ne l’est pas, c’est parce que nous aurons réagi.

  3. Cette période sera peut-être appelée plus tard « la drole de crise »
    Ou l’inaction générale donne l’impression que le temps est suspendu,
    Alors qu’il ne l’est pas du tout.

  4. Difficile de trouver une cohérence dans le peu de bribes d’informations qui filtrent, non?

    Quid, par exemple, des politiques de rémunérations et de motivation, dans le secteur bancaire et financier? Verrons-nous des propositions de régulation internationale là-dessus? J’en doute. On va laisser ça aux bon soins des décisions nationales. Donc, concurrence vers les règlementations les plus minimalistes garantie.

    Je partage votre sentiment de ce que, au G20, une annonce plus ou moins spectaculaire sera faite sur le thème des paradis fiscaux. C’est un « méchant » connu du grand public. C’est spectaculaire. Et, finalement, un bon coup de pied dans cette fourmilière là ne serait pas pour déplaire à nombre d’Etats, auxquels cela coûte de grosses rentrées fiscales. Surtout par les temps… d’endettements massifs actuel. Pour autant, je doute très fort d’une éradication. Ces truc là arrangent trop de monde. Et nombreux sont ceux qui en ont un (ou plusieurs) dans leur propre jardin.

    A part cela, mon impression serait que les annonces futures du G20 vont se concentrer sur les « régulations » principalement, sinon exclusivement, destinées à détecter et, peut-être, à prévenir les développements « systémiques majeurs » du système financier. C’est ce qui, me semble-t-il, ressort de la plupart des dispositifs envisagés déjà connus. En gros, on ne remet nullement en cause le fonctionnement du système sur base de bulles spéculatives successives. Non. On veut juste que ça ne puisse pas évoluer vers du vraiment systémique. Parce que, ça, c’est vraiment trop voyant. Et parce que on voit difficilement quel autre acteur majeur que les Etats pourrait repêcher la suivante. Un « consensus » là dessus satisferait pas mal de monde…

    Pour le reste (déflation salariale, remplacement des revenus par du crédit, répartition des richesses produites, etc…), bref, l’essentiel, le fond du problème, on arguera de la « très grande complexité », du « manque de temps », de la « priorité à rétablir le crédit » pour remettre… à plus tard. C’est à dire aux calendes Grecques. On voit déjà se développer un certain nombre de plaidoyers dans les médias en faveur de ce « nécessaire découplage ».

    J’aimerais croire que ce G20 débouchera sur autre chose. Une réelle réforme du système, uhuhuh. Mais, franchement, je n’y crois déjà plus. « I had a dream ». Ben, non. Ca se profile plutôt comme « I had a nightmare. It has come true in April »…

    Bonne nuit à tous.

  5. @ Crystal

    Je pense que nous n’en sommes qu’au début. Les américains ont en effet leurs « off shores » de prédilection, les britanniques aussi. Chacun a ses préférences et ses refuges financiers. Mais il y a de la limite à la tolérance et aux petits arrangements, surtout quand ils emmènent au bord du gouffre toute la finance. Avant de tirer les conclusions, attendons un peu d’y voir plus clair.

  6. @AAA+
    Une autre de ce cher Winston pour accompagner votre post: « Je crois aux statistiques quand je les ai moi-même falsifiées ».
    Pas de procrastination pour demain.
    Bonne soirée.

  7. Il semble que j’ai mis le pied sur une mine « confidentielle » dont l’explosion, quoique tout à fait involontaire, ait eu des effets spatio-temporels tout à fait inattendus? Dont celui de décaler systématiquement la publication de mes commentaires de plusieurs heures, dirait-on.

    Soit. Message reçu 5 sur 5. La direction se réserve le droit d’entrée, comme on dit.

    Inutile, je pense, de vous faire mes adieux. De toute façon, je n’apprécie que modérément les enterrements.

  8. Selon le baromètre trimestriel de conjoncture Fiducial-IFOP de début février, 38% des patrons de TPE ( Très Petites Entreprises, moins de vingt salariés ) craignent de devoir cesser leur activité en 2009, alors que 75% des banquiers redoutent cette situation pour leurs clients. Le chomage petit bras va prendre une allure exponentielle.

  9. @Champignac
    La filtration automatique des commentaires ne sait pas encore comment traiter toute la forme des textes, notamment quand il se trouve beaucoup de renvois à la ligne, ou de sauts de celles-ci. Le texte devient plus digeste à la lecture qu’un pavé, mais pas pour la machine. Preuve qu’elle n’a pas encore appris à lire.

  10. @ Champignac

    « …mon impression serait que les annonces futures du G20 vont se concentrer sur les “régulations” principalement, sinon exclusivement, destinées à détecter et, peut-être, à prévenir les développements “systémiques majeurs” du système financier. C’est ce qui, me semble-t-il, ressort de la plupart des dispositifs envisagés déjà connus. »

    Il est acquis qu’il faudra attendre le sommet de Mai, s’il n’y a pas d’autre retard, pour que l’on sorte des déclarations générales à propos de la régulation et que des mesures soient décidées. Il n’est pas acquis, à ce stade, qu’elles seront mondiales, la tentation de la simple « coordination » est forte et peut l’emporter. Ce qui risque de rendre assez inopérant certaines mesures.

    La « philosophie » est en effet celle que vous décrivez. Mais il va falloir entrer dans les détails qui fâchent. On voit déjà se dessiner différentes approches des mêmes problèmes, avec des régulations plus ou moins musclées. Les alliances qui sont actuellement recherchées, entre britanniques et américains, ou allemands et français, les reflètent.

  11. Je pense que le principe BLOG impose des interventions courtes et synthétiques c’est à dire en 4-5 lignes max. aux intervenants.
    On a le temps et on est contents de lire les articles in extenso.
    Evitons les pavés-réponses.

    Un point IMPORTANT !
    Pratiquement tous les décideurs politiques de la planète ont de gros comptes PERSONNELS dans les paradis fiscaux.
    Il faut bien se retrocéder à soi-même quelques % des cadeaux obtenus des grandes Stés à son propre parti pour financer son élection.
    Ces gens feront interdire les paradis fiscaux quand ils auront trouvé comment mettre leurs actifs de Jersey à Paris 20°.
    Commes les grandes banques sont toutes complices du système et possèdent des comptes off-shore colossaux la décision va trainer en longueur.

  12. @ Champignac,

    C’est sûr! que peut bien comprendre une machine à l’expression que j’adore  » bouse de vache qui rit »? la grosse portion du fromage économique s’esclaffant sur le mur de la réalité?

    Ceci dit, il faut parfois déconnecter-reconnecter totalement sans repasser par les favoris pour voir si les messages passent, avant de penser qu’il sont censurés…

  13. Cet article de François Leclerc soulève bien les incertitudes prolongées et les interrogations qui vont avec.

    Et pour confirmer où – il ne faut pas retourner pour y retomber -, lire le très bon article de Paul Craig dans Contreinfo.

    (….)
    «  »Après la seconde guerre mondiale, le dollar américain a acquis ce statut de monnaie de réserve, privilège qui permet aux États-Unis de règler leurs factures avec leur propre monnaie » »
    (….)
    «  »Dans leur recherche de toujours plus de profits, les établissements financiers ont commencé à parier sur la réussite ou l’échec de divers instruments financiers et, par voie de conséquence, sur les entreprises qui les émettent. Ils ont acheté et vendu des contrats portants sur la valeur d’une créance, (ndt : les Credit Default Swaps ou CDS). Dans ceux-ci, l’acheteur paie une prime à un vendeur en échange d’une garantie sur la valeur d’un actif. Si un actif « assuré » voit sa valeur baisser, le vendeur de la garantie est censé payer à l’acheteur du contrat la différence avec la valeur d’émission. Mais l’acquéreur de ce type de garantie n’est pas requis de posséder en main propre l’actif pour lequel il achète cette garantie. Par conséquent, beaucoup de gens peuvent acheter à leur guise autant de contrats de garantie qu’ils le souhaitent portant sur un même actif. Ainsi, la valeur totale de ces contrats dépasse largement la valeur de l’actif assuré » »
    (….)

    Voir: http://contreinfo.info/article.php3id_article=2564

    Si, enfin! l’argent ne doit pas faire de petits, donc Madoff non plus?… Mais attention de ne pas gloser sur le G20 du 2 avril prochain, car on ne peut guère imaginer qu’il vont « pondre » en temps réel leurs « décisions ». C’est maintenant, dans les cociliabules feutrés, les « fuites » calculées pour observer les réactions des uns et des autres, les petites phrases, etc… qu’ils préparent ce qu’il faut annoncer à ce moment-là. Alors? Un G20 pour des effets d’annonce? Ou autre chose?
    Mais il est fortement à craindre que les participants n’oseront pas vraiment crever les boursouflures « exquises » (pour eux) du capitalisme. Et les « liftings » ne tiennent pas longtemps…
    Si les « choses » doivent évoluer vite comme le dit Paul, on verra vite si les liquidités, surabondantes dit-on, seront dans les poches qui en ont le plus besoin. Mais les poches sempiternellement vides seront-elles représentées à Londres??

  14. @ Eugène, Tartare, barbe-toute-bleue

    Ah. J’ai l’air malin, moi. J’ignorais le fonctionnement de ce système de « filtre automatique ». Donc, si je comprend bien, plus le commentaire est long, plus il a des chances de demander une approbation manuelle?

    Milles excuses, alors.

    @ Mr Leclerc

    Comment pourraient s’intégrer dans votre synthèse ci-dessus les annonces faites en matière de régulation par la Commission Européenne? (Contrôle des rémunération des traders, Paradis fiscaux, contrôle prudentiel).

    Vous semblent-elles consistantes? Ou effet d’annonce?

    D’autre part, l’administration Obama avait, me semble-t-il, dévoilé il y a une semaine un schéma des « priorités » d’une future régulation US. Vu l’importance de cet acteur-là, voyez-vous une articulation possible avec les autres propositions sur la table?

    Hum. Mieux vaut que je m’arrête ici.

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