L’actualité de la crise : Des peines à leur juste valeur, par François Leclerc

Billet invité.

DES PEINES A LEUR JUSTE VALEUR

Je poursuis volontiers sur le thème des règlements de compte qui s’opèrent – ou vont le faire – abordé par Paul Jorion avec Le calvaire des malheureux gouvernants, son dernier billet sur AIG. Non pas en évoquant encore une fois les ventes à découvert qui se poursuivent et spéculent en bourse à la baisse des actifs, ni en cherchant à dénombrer les poursuites judiciaires engagées ou annoncées à propos de l’affaire Madoff, qui risquent de dévoiler des dessous scabreux car la recherche des complicités ne devrait pas s’arrêter à la famille. Ni même en espérant des retombées au cas Stanford, car celui-là semble déjà enfoui. La loi du silence du monde des patrons de la drogue étant encore plus impitoyable que celle de ceux de la finance. Mais en m’appuyant, tout simplement, sur l’actualité.

Sans doute faut-il d’abord remonter le cours de celle-ci de quelques jours, une éternité en ces temps, et parler de General Electric, ce conglomérat emblématique des transformations de l’industrie américaine, ce fleuron de la bourse qui ne l’est plus. Pour avertir qu’il ne faut pas faire de mauvais diagnostics. Les ventes à découvert sont incriminées à propos de sa chute, les managers protestent pour leur part de la bonne santé de leur entreprise. Un scénario devenu habituel. Mais si l’on y regarde d’un tout petit peu plus près, on voit vite que la santé n’est pas si excellente que cela, et que les ventes à découvert ne sont pas seules en cause. On s’aperçoit qu’une filiale de GE, la GEC, contribuait à son chiffre d’affaires à hauteur de 35%, selon ses derniers résultats, développant depuis une vingtaine d’années une activité purement financière. La GE subit donc simultanément, selon l’expression consacrée, deux sanctions du marché, deux règlements de compte. D’un côté, l’activité de spéculation des plus forts, ou des plus habiles, de l’autre le contrecoup de son ancienne bonne fortune, comme pour toute « l’industrie financière », pour reprendre ce vocabulaire dévoyé. Tout du moins si l’on se souvient que l’industrie est « l’ensemble des activités humaines tournées vers la production en série de biens » (Wikipedia). Comme si on avait élargi le sens d’ « industriel » pour escamoter la désindustrialisation profonde du pays. Industrie depuis devenu synonyme d’activité ; une activité industrielle étant de ce fait un pléonasme.

Le travestissement des mots est certes de rigueur dans le discours politique. On parle désormais aux Etats-Unis de « guerre économique », après avoir parlé de celle des étoiles et de celle du bien contre le mal. Une manière de dire « fermez les yeux et serrez les coudes ! » et d’annoncer qu’il va y avoir des morts et qu’il faut s’y résoudre, en espérant ne pas être parmi les victimes.

Dimitri Medvedev, le président russe, en connaît dans ce domaine un rayon. Il a annoncé la poursuite des règlements de compte au sein de l’oligarchie russe. Remarquant que « des gens sont devenus très riches sur une période de temps très courte » (à la suite des privatisations-cadeaux des années 90), il en a tiré la conclusion que « maintenant il est temps de rembourser les dettes, les dettes morales », manière de dire que les parrains dont il est le porte-parole reprenaient les choses en main, mettant à leur profit la crise.

Larry Summers a été moins inspiré. Suite à un examen que l’on suppose approfondi de la situation, il a déclaré qu’ « il y a une leçon de l’histoire des crises financières que personne ne peut nier: elles ont toutes une fin. Celle-ci aussi ». Cherchant à rassurer les dirigeants chinois sur le fait que les USA continuent d’être un bon risque, et à les inciter à continuer de massivement acheter ses bons du Trésor, il a poursuivi « Il s’agit d’actifs de choix pour des gens dans le monde entier (…) Du moment que nous gérons notre économie de manière saine (…) les marchés financiers américains vont s’en sortir, malgré une période de difficultés ». On ne peut argumenter de manière plus convaincante.

On ne sait pas encore, par contre, ce que va plaider Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre britannique, qui va déposer une plainte devant un tribunal de New York. Des fonds de pension britanniques vont en effet poursuivre la banque Royal Bank of Scotland (RBS), afin d’être dédommagés pour les pertes massives enregistrées lorsque celle-ci a été renfloué, le cours de son action effondrant. Si l’on comprend bien, c’est l’Etat, devenu actionnaire à 70% de la banque, qui pourrait être tenu pour responsable de la situation, du fait d’être entré au capital de celle-ci pour éviter sa faillite (et la ruine totale des fonds de pension). Un règlement de compte que n’aurait pas désavoué Tony Blair.

Puisque nous en sommes aux banques britanniques, il ne serait pas très fair-play d’oublier le cas de l’orgueilleuse Barclays, qui avait préféré payer très cher une aide privée que de consentir à accepter celle de l’Etat. Toute honte à moitié bue, elle envisage maintenant d’utiliser le programme de garantie des actifs douteux du gouvernement, mais elle a fait savoir qu’elle entendait y mettre ses conditions. « Sa décision de le faire ou non, et dans quelle mesure, sera basée sur l’intérêt économique pour les actionnaires d’une telle participation », indique-t-elle, en parlant d’elle même à la troisième personne comme certaine stars. Il ne faudrait pas, en effet, que les actionnaires puissent être pénalisés. Dans ce cas, il s’agit plutôt d’un refus de régler les comptes.

Les humeurs des capitaines de l’industrie financière (puisqu’il faut donc dire ainsi), un instant abattus, ne peuvent plus être ignorées depuis quelques temps. Jamie Dimon, CEO de JPMorgan Chase & Co, a ainsi déclaré sans vergogne que le système bancaire pourrait être sauvé d’ici la fin de l’année, « si les officiels se décidaient à coopérer et arrêtaient de dénigrer le monde américain de l’entreprise (…) Si nous agissons comme une famille désunie, on finira jamais ce que nous avons commencé et on en discutera éternellement ». Il faudrait citer dans son intégralité la conférence du 11 mars de Jamie (call me Jamie !) devant la Chambre de commerce à Washington et la garder pour une anthologie.

Cette même impatience se fait sentir dans de larges secteurs de ce monde financier, qui souffre et dont la peine n’est pas reconnue à sa juste valeur. Richard Kovacevich, président de Wells Fargo & Co, a ainsi critiqué l’administration Obama, à l’occasion d’un discours prononce le 13 mars à l’Université de Stanford, pour avoir rétroactivement rajouté des contraintes au TARP (littéralement, le programme de soulagement des actifs à problèmes), ce qui a obligé les banques à couper dans les dividendes. La maladie, doit-on hélas constater, est malheureusement incurable.

Les tests de stress des 19 plus importantes banques américaines qui ont lieu en ce moment à l’initiative du Trésor, sont selon des propres termes « des âneries ». Sans doute faut-il voir dans la tenue de ces derniers les raisons d’un certain énervement, ainsi que l’intention, en le manifestant, de peser sur leurs résultats. Ce n’est certainement pas par hasard si l’on retrouve dans la liste des artisans de cette sédition, qui menacent de rendre les fonds du TARP au Trésor si ces restrictions ne sont pas levée, dans un même chantage pas très crédible car peu susceptible d’être mené à son terme, des grands noms tels que Bank of America, Goldman Sachs ou US Bancorp… Rappelons aussi que les banques recevant des fonds publics doivent limiter à la modeste somme de 500.000 dollars annuel la rétribution de leurs dirigeants. Quant aux tests de stress, il leur est simplement reproché de ne pas être effectués par les banques elles-mêmes, selon les usages en vigueur, qui ont fait comme chacun sait leurs preuves. On peut appeler cela comme on veut, autorégulation ou consanguinité. Ou bien indécence.

Je rappelle l’information donnée dans un commentaire d’hier, et qui faisait état d’une lettre envoyée au Comité des services financiers de la Chambre des représentants, en vue d’une audition qui se tiendra demain mardi. Trente et une institutions financières américaines viennent en effet de demander que soient prises « immédiatement » des dispositions afin que cesse la spirale baissière des pertes financières dans les bilans. Avec rien de moins que l’American Bankers Association, l’Independent Community Bankers of America, la Mortgage Bankers Association et l’U.S. Chamber of Commerce comme signataires de la lettre ouverte. L’idée est d’opérer un véritable tour de passe-passe, en modifiant la règle comptable d’évaluation au prix du marché des actifs. Le tour serait ainsi joué, les actifs pourris reviendraient verts, en attendant qu’ils mûrissent le plus tard possible. « Soyons clairs », disent nos édiles (ce qui généralement signifie que l’on ne va pas l’être), « les pertes économiques réelles doivent être prises en compte dans un marché ordonné. Toutefois, reconnaître des pertes qui ne reposent pas sur l’économie réelle est intenable en toutes circonstances ». Encore une manière de ne pas régler les comptes, de faire appel à un « réel » incertain pour mieux fuir un imaginaire douloureux, à moins que ce ne soit le contraire.

Walter Cronkite, à qui je ne saurais me comparer pour d’évidentes et multiples raisons, concluait toujours par la même phrase ses journaux télévisés : « Ainsi allait le monde aujourd’hui… » (de mémoire).

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28 réflexions sur « L’actualité de la crise : Des peines à leur juste valeur, par François Leclerc »

  1. Ils font même dans l’humour involontaire.

    « Toutefois, reconnaître des pertes qui ne reposent pas sur l’économie réelle est intenable en toutes circonstances »

    Par contre « reconnaître des profits qui ne reposent pas sur l’économie réelle est tenable en toutes circonstances » (NDLR: sauf, évidemment, quand les « circonstances » vous éclatent à la figure. Et, même là…)

    Conclusion: « Eh bien, s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent donc nos impôts, ces ingrats de pauvres! »

  2. Mouai ! la question qui se pose c’est donc : combien de temps ce petit jeu va encore durer.
    Quelles sont les prochaines échéances ?
    Et combien de temps les populations vont supporter ça ? (question ouverte)

  3. @ Paul

    La lecture du livre de Howard Zinn sur les USA m’a donné envie de lire le fameux pamphlet de Thomas Payne « Common Sense » dont je vous envoie la traduction que j’ai pu faire de l’introduction, à peine actualisée.

    «  »
    PEUT-ETRE le point de vue contenu dans les pages suivantes, n’est pas encore suffisamment à la mode pour lui procurer la faveur générale, une longue habitude de ne pas considérer une chose comme fausse, lui donne l’apparence superficielle d’être vraie, et toute contestation soulève d’abord un formidable tollé pour sa défense. Mais ce tumulte s’apaise bientôt. Le temps convertit plus de gens que la raison.

    Comme un long et violent abus de pouvoir est généralement le moyen de remettre sa légitimité en question, (et de manière généralement inattendue, sinon que la situation des victimes s’aggrave pendant la contestation) et tandis que les forces capitalistes ont le soutien des gouvernements avec lesquels elles s’allient pour opprimer gravement les bonnes gens de ce pays, il reste à ceux-ci le privilège indéniable d’examiner les prétentions des deux, et à rejeter également leurs usurpations.

    Dans la suite, l’auteur a soigneusement évité toute considération individuelle. La flagornerie ou la censure n’ont pas leur place ici. Les sages et les riches n’ont aucun intérêt au triomphe d’un pamphlet, et ceux dont le jugement est mal avisé ou défavorable, s’y rallieront d’eux-mêmes, à moins que leur conversion ne soit trop douloureuse..

    La cause du citoyen est, dans une grande mesure, la cause de l’humanité tout entière. De nombreux évènements se sont déjà présentés, et se présenteront encore, qui ne sont pas locaux, mais universels, qui heurtent les principes de tous les humanistes, et dont la survenue affecte leurs intérêts. La mise d’un pays à feu et à sang, déclarant la guerre aux droits naturels de l’humanité tout entière, et expulsant les défenseurs de ceux-ci de la surface de la terre, est la préoccupation de tout homme à qui la nature a donné le pouvoir de ressentir, quelle que soit sa classe, ou la censure de son parti.

    L’AUTEUR.

    Philadelphie, le 14 février 1776 «  »

    Suis-je dans le vrai si je pense que vous pouvez souscrire à ce qui s’apparente à la recherche d’une solution pacifique à la tension économique qui va tout faire exploser à court terme.

    Vous savez bien que cette solution ne peut résider dans les mesures uniquement techniques que vous préconisez , qui vont dans le bon sens mais qui ne sont que des tentatives forcément infructueuses de sauver un système capitaliste dans lequel vous vous inscrivez (éclairé et/ou inquiet) normalement, comme j’ai pu le montrer à travers l’analyse de l’introductif à votre livre sur les prix (Aristote et l’argent 11/3)

    Vous savez bien que le capitalisme n’est que l’exploitation systématique du principe de l’avantage comparatif, qui semble présenter des avantages pour exploiter le progrès technique, mais dont les créations financières, ( l’intérêt et les divers « aménagements » récents à son sujet tels que les leviers, les cliquets, les possibilités pour l’actionnaire de puiser dans les actifs estimés…, relèvent purement de l’escroquerie), ne sont que la création d’un « avantage comparatif » au créancier par rapport à l’emprunteur, et que la « suppression conceptualisée » de ces avantages injustes est la condition sine qua non du retour à une solution maîtrisable.

    Comment justifiez-vous que l’on puisse expliquer la crise financière par les subprimes, alors qu’en face du risque il y avait à la fois les hypothèques (qui ont suffi à des générations d’usuriers à s’enrichir et ont été ici insuffisantes!) et les intérêts? Ne fallait-il pas choisir entre l’un ou l’autre?

    On nous dit que l’économie c’est compliqué, mais je n’ai vu ici aucun débat sur la légitimité de l’intérêt, ne pensez-vous pas ce débat serait « révolutionnaire » par sa seule simplicité?

    Sans compter que le supprimer serait le SEUL moyen de faire la « Remise A Zéro » parfaite sur la situation et de recréer la confiance.
    Les perdants seraient les créanciers, (d’autant plus perdants qu’ils ont été crédules et greedy, ce qui reste la solution la moins injuste car, après tout, jouer au mistigri gonflable n’est pas moral) ce qui ne mettrait personne à la rue, les gouvernements délivrés du fardeau du remboursement des intérêts, retrouveraient leur équilibre financier sans avoir à augmenter les impôts, et la suppression de ces plus values fictives permettrait de revenir à une gestion simple de l’économie.

    Le monde se remettrait à vivre en « temps réel », les décisions politiques reprendraient leur pertinence et leur efficacité.

    Et on pourrait même réaliser une vraie mondialisation: puisque la monnaie est fausse par définition, autant qu’elle soit unique sur la planète.

  4. Pour prolonger l’extrait ci-dessus à 16:33,
    deux morceaux antérieurs seraient à corréler
    |_1_|
    Commentaire au billet 2265 du 11 mars

    – – – – – Nota A : Taux-de-Base InterBancaire – – – – – – – –

    Dans la composition d’un taux complet,
    chacun perçoit bien la différence entre
    (a) Taux-de-base,
    (b) % pour risque “Economie réelle,
    (c) % pour risque de la monnaie considérée, et
    (d) millièmes pour frais de gestion

    Le taux-de-base (TBB), la partie “a”, présente 6 caractéristiques :
    (1) Sans autre motif que la rapacité des prédateurs et rentiers,
    il crée une inflation ultra-dommageable voire même à effet de razzia accélérée,
    (2) Il tue (ou permet de capturer) les PME ayant un besoin permanent en fonds de roulement,
    (3) Il fonde un enrichissement sans cause, comme les prix de transfert via un tax haven
    (4) Il lamine le pouvoir d’achat,
    (5) Il détruit la démocratie par l’augmentation infondée, permanente, des inégalités,
    notamment entre les topRentiers n’ayant jamais travaillés de leur vie et le reste de la population (98%)
    (6) Il séduit les économistes sans capacité de jugement

    |_2_|
    Commentaire au billet 2294 du 14 mars


    le peuple américain (99.99%) n’aurait aucune raison de “se plier”
    à une proposition qui lui serait favorable

    |_2_|
    Ensuite, le mot dollar seul est nullement un mot signifiant

    – dollar onshore échangé entre fournisseurs et acheteurs sur le sol américain
    – dollar onshore ailleurs
    – eurodollar = faux marché (libor) manipulé par 5 banques avec le soutien de son lobby (BBA)
    – dollar doublement offshore ( 60% fraude fiscale et évasion fiscale, 30% corruption, 10% ops mafieuses)
    – dollar-en-reserve (Bank-of-England, BCE, Moscou, Pékin, etc.) = ? valeur refuge ?

    Aussi longtemps que les lignes qui précèdent ne sont pas
    (1) clarifiées, clairement exposées
    (2) comprises par 60% de la dernière catégorie du peuple américain (99.99% des gens)
    … il est impossible de commencer à répondre à la question 1

  5. Merci LeClownBlanc,

    @Bernard [16:33]

    Les scénarios de REMISE a ZERO peuvent être
    [S1] seule part « a » de l’intérêt, quant au taux-de-base,
    [S2] part d’intérêt entre banques si l’on décide que telle gamme est remise à flôt « sans risque » pour tel délai (3 mois, 6 mais, 12 mois,…
    [S3] portion du capital outstanding de la dette non encore remboursee
    [S4=S1+S3]
    [S5]
    [S6]

    Les positions à l’égard de ces scénarios ne sauraient être
    si l’on considère telle ou telle catégorie d’acteurs économiques (banques, assurances, constructeurs auto, PME, …)
    si l’on considère l’onshore ou l’offshore

    Pour ce qui est du doublement offshore — argent volé d’une manière ou d’une autre —
    ce serait-il vraiment gênant d’aplatir à zéro la part du capital qui serait requise pour redémarrer

    Christain Chavagneux procurait ce matin des chiffres intéressants


    http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10075.xml


    http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/

  6. @ François Leclerc
    Bonsoir. Merci pour votre billet.
    Entre autres informations nombreuses, vous évoquez et recommandez

    … la conférence du 11 mars de Jamie (call me Jamie !) devant la Chambre de commerce à Washington et la garder pour une anthologie. (…)

    Auriez-vous l’URL, svp
    Merci.

  7. J’ai quelque peu hésité…une bouteille à la mer et hors sujet Un bilan maladroit de ma découverte des idées traversant votre site et ceux apparentés:

    LORDON ,TODD et JORION tous à la fois dieux,messies et prophètes.Il y a peu de différences entre gens clairvoyant et de bonne volonté. Les convergences sont marquées; la synthèse -multidisciplinaire !- est possible.

    Un paradigme nouveau n’est pas accepté spontanément; il le devient quand les opposants disparaissent par vieillesse ou autres moyens d’éloignement (Cette réflexion est exposée par Max PLANCK, au sujet de la prise en compte de la mécanique quantique. J’ai perdu la référence). Selon PLANCK les arguments rationnels et l’évidence ne sont pas opérants.
    Combien de temps pour que les opposants à un nouveau paradigme économico-social ne soient plus là et pouvoir agir ?
    Beaucoup plus que les 6 mois annoncés par ROUBINI. Il faut d’abord leur enlever leurs moyens d’action: l’argent et la considération.
    Pour l’argent, la crise agit. Pour le reste,il faut mettre en avant l’inaptitude(professionnelle),l’inefficience (professionnelle),la courte vue (professionnelle) et le simplisme intellectuel associé à un égoisme suicidaire.
    Insistons sur l’absence de courage et une immoralité de prédateur irresponsable. Entretenons un mouvement d’indignation et de rejet…

    Chaque révolution fait se lever des ressources jusque là inconnue.
    M.r JORION,vous permettez d’espérer. Vous prouvez qu’il existe une reléve…
    Vous donnez une direction. Les praticiens suivront.

    A tous: Ne lachez pas, ne faiblissez pas.
    Pour M.r JORION et tous les saints, y compris LIST: un grand merci.
    Slogan de l’heure: le libre-échange c’est TA mort. Soit raisonnable, protége toi.

    Rq: -1) Staline et Robespierre, c’est fini : ‘disparition’ et ‘révolution’ font référence à des événements naturels ou pacifiques. Mais on peut imaginer une accélération…
    – 2) Paradigme: Il s’agit d’une construction intellectuelle- à objet pratique par le moyen de CONTRAINTES réglementaires- à élaborer progressivement par essais et corrections ,comme apprendre à marcher en marchant. Ca sera peut-etre pénible.
    -3) Il me semble que M.r Maurice Allais a écrit des considérations économico-sociales pleine d’intérets. Il a tous les sacrements (et talents): polytechnicien, prix dit ‘nobel d’économie’ en 1988, membre de l’institut ; mieux encore: esprit clair et pédagogique,souci du détail, écriture agréable, courage intellectuel certain. Pourquoi est-il passé à la trappe? Pourquoi est-il ignoré ? Un cadavre dans le placard ?
    Meme si cadavre il y a, les idées doivent etre prises pour ce qu’elles sont. Nous manquons de capacité d’analyse (à supposer que les informations disponibles soient pertinentes) et d’idées; il serait idiot d’en rejeter sous prétexte que le prestataire n’est pas conforme aux canons esthétiques. Il y a des constantes atemporelles ,meme pour cette crise; des propositions politico-sociales et économique exposées chez le coiffeur il y a 10 ans ou plus, avérées pour l’essentiel à partir de 2008, devraient retenir notre intéret…Un crayon ne peut pas disqualifier les idées d’un homme de bonne volonté… (coiffeur, crayon: mon souci d’éviter une polémique inutile; voir wikipedia les articles Allais).
    Evoquer M.r Allais n’est qu’un prétexte pour ceci: meme si le diable avait des idées, pourvu qu’il ne soit pas en cheville avec un hedge fund ou une banque dite d’affaires… ne rejetons rien par à priori. Il faut aussi annexer des personalités proches du complexe industriel mais non en symbiose avec . Rien ne pourra se construire contre l’industrie, ou sans elle. Le monde universitaire n’est pas l’aise pour dominer les contingences industrielles. Et l’industrie devra etre incitée (enfin de l’incitation!) à explorer d’autres voies qu’exploiter une planéte épuisée. Il est très dommageable à la démocratie que les partis politiques et les syndicats soient comme euthanasiés. La situation exige de tous ceux en charge de la représentation politique un rendement à la hauteur des sacrifices prévisibles. Ils occupent une place officielle et leur production est lamentable: les contourner ajoutera inutilement aux diificultés de l’heure.
    -4) En 18 mois, sur une rue de 200m trois agences bancaires se sont installée à la place de commerces moribonds. Et, oui, j’ai essayé: elles n’acceptent pas la mise en concurence pour le petit gibier qu’est mon porte-monaie (vide trop rapidement). Ces banquiers sont-ils réprésentatifs de l’incompétence vulgaire, cause des malheurs actuels? Pas de réponse certaine, mais le 23 septembre 2008, à Niouillorque,notre vénéré et distingué Camarade Président s’est vu remettre un prix -meilleur guichetier, quoi d’autre?-. Il était entouré d’amis très chers qui, j’en suis sur,NE peuvent PAS commencer à imaginer les solutions nécessaires: ils sont de ceux qui devraient disparaitre (Pas tous évidemment et selon PLANCK naturellement). Ces gens me font peur: ils se sont donné l’autorité d’estimer ce qu’ils valent et le droit de dire à une société millénaire quel doit etre son avenir.
    -5) Je suis trop franco-francais: les solutions seront européennes continentales, peut-etre transnationales ou locales. Je regrette beaucoup de ne pas lire l’allemand et de ne pas avoir d’informations valables d’origine allemande. Dans ce monde de brutes, ils sont encore nos meilleurs alliés; nos intérets sont moins divergents, et l’intelligence germanique est remarquable, au vu de ses réalisations: matérielles,art et sciences, philosophie et culture (du passé).
    L’examen des réalités anglo-américaines peut attendre, sauf comme repoussoir (‘ROUBINI : l’échec du modèle anglo-saxon’ ou ‘la stratégie du choc’-livre terrifiant que je ne peut lire que par petites touches- par exemple).
    Ils sont à l’origine de la crise. ILS SONT LE PROBLEME.
    Je suis obsédé par les faits suivants:
    Des députés britanniques à Strasbourg travaillent avec assiduité en commission, étudient,discutent et votent des textes engageant la France par exemple et qui seront nuls de droit en Grande-bretagne; BLAIR annonce que son pays ne participera pas à l’euro et s’invite simultanément au conseil de l’euro. Le réseau Echelon est déloyal et semble n’etre efficace qu’envers les amis coloured trouvés en débarquant à Calais. On a faillit perdre nos sytemes sociaux de répartition: les sommes en jeu faisaient saliver des Misters 15%; ils savaient ce qui est bon pour nous.
    Bref, ils ont la fibre impériale- controler (to control), punir, exiger, censurer, manipuler, s’étendre et etre partout surtout dans le domaine de la représentation- et ils sont trop conservateurs. L’Europe comme ensemble économique se suffit à elle-meme, c’est la these de TODD. Les nouvelles valeurs à créer, les textes reglementaires (j’y tiens) à mettre au point devront l’etre -par nous et pour nous- sans souci de la common law ou du juridisme américain et par-dessus tout sans préoccupation de financiers faillis ou d’industriels irresponsables. La taille des services financiers devra s’adapter aux besoins de l’économie matérielle; environ 75% ou plus d’amaigrissement qui résulteront d’un assèchement REGLEMENTAIRE des flux et des sources…(trop facile: Wall Street to the wall). Du reste un soupcon ‘libéral’ signerait l’échec de notre tentative,car la perception que nous avons de nous-meme et que nous donnons au monde est celle de l’infériorité.
    Je crois que les peuples anglo-américains commencent à etre fatigués de la souffrance sociale imposée par leurs dirigeants; aucun doute qu’ils souffrent plus que nous: la productivité baisse… la culture populaire se limite à une explosion de violences étonnantes; (la fiction est-elle en retard sur le réel ?) … l’IDH santé est stagnant… les idées stratégiques sont calamiteuses… la corruption intellectuelle et morale des élites atteind notre niveau… l’autocensure et la censure grossiére font de ravages (‘Une Amérique qui fait peur’)… Dieu parle anglais pour l’éternité et impose sa loi aux faibles sans tendresse… Autant de signes qui incitent à garder une indifférence prudente.
    Il semble que la spécial relationship bat de l’aile et la City est en mode survie: un espoir que le continent se rapproche de l’ile ? peut-etre mais il faut attendre…

    -6) Enfin du sérieux: Qui connaitrait « ma and pa Hopkins » de Screamin Jay Hawkins ; il est possible que le titre soit « ma’ and pa’ Hopkin(s) »; il est possible que l’interprete n’est pas Screamin Jay Hawkins(?); c’etait une cassette gratuite (dans un paquet de lessive, probable) trouvée dans un caniveau;usée puis perdue; Somptueux.Rien sur google.

  8. @ François Leclerc
    Merci pour l’URL du CEO JP Morgan Chase
    Un bon comédien lui alors, charlatan comme un « player bonneteau de foire »
    Trois petites questions de rappel.
    Vérifions celles (et ceux) qui suivent :

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Q1/ Quelle topOrga transnationale est mandatée pour spécifier    
    les topDirectives sur les « Best Practices » des topBanques ? 1er avril 2009 !

    Q2/ Qui représente les Usa en la topOrga précitée ?

    Q3/ Quelle est l’une des 5 topBanques qui domine le marché LIBOR (régulé par la BBA) ?

    Q4/ Qui a le mandat de gestion opérationnelle d’Euroclear (dont Bruxelles),
    au nom et pour le compte des topBanques d’Euroclear plc (Londres) ?

  9. Ah … est-ce drôle ?
    si vous donnez … déjà … votre langue au chat

    Bon, alors, un indice en plus pour vous mettre sur la piste

    Q5/
    Qui eut l’idée géniale de créer le « petit » réseau FED inter-villes (privé)
    entre confrères,
    avec son coeur à Wall Street (Fed-of-NewYork) et un « outpost » (bien éclairé) à New-York ?

  10. @ Auguste
    Alors ? …
    … celles (et ceux) qui suivent ?

    Faut-il réveiller le souffleur ?
    … dans la fosse … hic … hoooc …
    (il semble émerger)

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –


    R1
    / Le FMI … voyons.
    WallStreetWashington détient le veto.
    Le seuil de 85% permet au représentant des Usa de faire la pluie et le beau temps au FMI

    R2
    / Qui représente les Usa au FMI : Lipsky,
    l’ex Chief Economist de JP Morgan (23 Wall Street, NY)

    3
    / L’une des 5 topBanques qui domine le LIBOR : JP Morgan

    4
    / Le mandat de gestion opérationnelle d’Euroclear ? JP Morgan (dont Bruxelles, ex MGT BO, Brussels Office),
    ( MGT pour Morgan Guaranty Trust )


    PourEnSavoirPlus sur Q1,
    vous pouvez lire
    Millet et Toussaint [Editions Syllepse – ISBN 978-2-84950-17-33 ]

  11. @ Auguste
    Plus haut, à 17:19 tu établis le lien avec la façade opaque de l’offshore
    [Christian Chavagneux invité par « Les Matins »]
    OK c’est le lien avec mon quatrième item quant aux variétés de $ (on || off )

    dollar doublement offshore ( 60% fraude fiscale et évasion fiscale, 30% corruption, 10% ops mafieuses)

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Tu ne m’avais dit que tu avais déjà écrit plusieurs fois sur le blog de Christian Chavagneux
    la dernière fois le 8 mars, cinq fois : 11:13 – 11:14 – 11:16 – 11:17


    alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2009/03/05/g-20-quelles-politiques-concretes-de-luttes-contre-les-paradis-fiscaux/

  12. C’est pas interessant de nous expliquer que les gouvernants, chefs d’entreprises etc …. sont des escrocs et que les pays et entreprises sont dirigés par des mafieux. On le sait. Nous ont est des petits et on a besoin d’infos qui nous permettent de tirer partie de la situation. Parceque tout ce qu’on peut gratter maintenant va servir a survivre bientot. Alors?? J’attends??

  13. @LeClownBlanc

    Et toi !
    Tu peux parler !
    Qu’est-ce qui t’a pris d’aller faire le clown
    sur le blog de Radio Monte Carlo (M. Bourdin)
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    Te faire passer pour Courteline !
    Mais quelle idée ?
    … Ah ! Tu y es allé par hasard, en suivant un lien !
    *********************************************************************

    Bonsoir à tous,

    http://www.alternatives-economiques.fr/index.php?ogn=MODNL_80&prov=&cat=&lg=fr&id_article=24148

    Plutôt que d’aller frapper la Bête jusqu’entre les deux yeux (mise-à-mort),
    pourriez-vous vous satisfaire de la queue et des deux oreilles.
    Un Mamouth doit pouvoir vivre sans queue et sans pointes d’oreille.

    Evidemment pour les bipèdes masculins de certains Ministeres,
    perdre sa queue … c’est un peu plus délicat.
    Ne faudrait-il pas trouver autre chose …
    pour marquer le coup … sans que ce soit trop dommageable.

    Définition : « Clergé de la Branche Banques, BCE, BdF, Trésor, FMI, AMF » : Services publics (dont universitaires)
    impliqués dans ces orgas et institutions : « Stratégie Bien Commun », Régulation, Normalisation, Inspection,
    Information détaillée du public.
    Celle-ci doit être gratuite sur Internet, pas dans des bouquins à 30 euros pièce (« La Documentation Française »)
    « réservés aux seuls subventionnés qui ont à en connaitre« .

    En ces activités spécifiques — haute finance et topBanques —
    différencions les manches (de lustrine) qui encaissent plus de X fois le SMIC,
    pour ne pas commettre d’impair.

    Qu’en pensez-vous ? … Abaisser de 30% le salaire du « HautClergé de la Branche Banques, BCE, BdF, Trésor, FMI, AMF » ?
    Vu les centaines de milliers de personnes au chômage, trouvez-vous que ce n’est pas assez sévère ? ,
    Au profit des français(es) que faire du budget ainsi constitué ?
    Serait-ce un motif pertinent pour le jour de votre démonstration ?

    Bon courage,
    Cordialement
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –


    http://www.rmc.fr:80/blogs/bourdinandco.php?post/2009/03/12/Coup-de-geule-contre-la-Crise&pub=1

    Je préfère l’époque récente où tu n’étais pas censuré par France Culture
    pour moi, les heures étaient casanières et paisibles.

  14. « On nous dit que l’économie c’est compliqué, mais je n’ai vu ici aucun débat sur la légitimité de l’intérêt, ne pensez-vous pas ce débat serait “révolutionnaire” par sa seule simplicité? »

    Ce débat a été esquissé… à travers quelques interventions sur la monnaie (monnaies « libres », monnaies fondantes, monnaies doubles) et à travers le texte de Paul sur la distinction entre monnaie et crédit/reconnaissance de dette dans la façon dont ils se rapportent au temps.
    Je ne crois pas que Paul refuse par principe d’entrer dans ce genre de perspective. Pour l’instant son problème sur le plan pratique est d’éviter la catastrophe économique/sociale/morale à court/moyen terme en amendant les mécanismes actuels (certaines mesures techniques cachent de véritables audaces critiques). Et son problème sur le plan théorique est de comprendre le fonctionnement actuel de l’usine à gaz ainsi que de fournir une réponse difficile à la question: « qu’est ce que la monnaie » (est-ce bien la bonne question d’ailleurs…?). Si, dans sa compréhension de ce qu’est la monnaie, une fenêtre théorique s’ouvrait pour un modèle d’allocation des capitaux qui fasse l’économie de certaines formes d’usure voire de l’usure tout court, et qui serait au moins aussi efficace que le système pratiqué depuis quelques siècles, je suis persuadé qu’il en viendrait tout naturellement à approfondir la question.

    Mais c’est un énorme pavé. J’ai du mal à trouver des personnes non catholiques non musulmanes qui acceptent de creuser ce sillon… en France (je crois savoir qu’en Algérie certains commencent à y réfléchir). Mais vous avez raison c’est une question absolument centrale, qui promet d’être riche en découvertes et en défis tout à la fois politiques, techniques, intellectuels et spirituels.
    D’un côté je me dis que ce genre de remise en cause radicale ne peut avoir lieu qu’en France, qui constitue quasiment le seul espace privilégié où les 3 monothéismes pourraient travailler à peu près sans heurt et de concert voire même avec des économistes hétérodoxes résolument athées (une richesse considérable sous-exploitée sur le plan théorique). D’un autre côté les français sont tellement peu sensibilisés à la « science économique » que j’ai peu d’espoir…

    Mais j’en profite pour lancer un appel: si quelqu’un a des références intéressantes sur le sujet, des références bibliographiques, je suis très preneur.
    Je prend aussi tout ce qui pourrait relever d’une approche économique (néo)thomiste qui irait au delà des généralités habituelles sur le bien commun. Peut-être des économistes irlandais?

  15. @Scaringella
    Vous dites

    (…)
    Nous ont est des petits et on a besoin d’infos qui nous permettent de tirer partie de la situation.
    Parce que tout ce qu’on peut gratter maintenant va servir a survivre bientot. Alors?? J’attends??

    cf. supra
    La proposition faite, hier soir,
    par ce très poli ClownBlanc, à peu près bien éduqué par sa maman

    n’est-ce pas concret ?
    N’est-ce déjà un premier budget disponible ?

    Serait-ce raisonnable de me pousser davantage ?

    Bon. Ici je quitte.
    Je sors chanter !
    C’est mon pour ma santé et mon moral.
    Si je prolonge, je serais en retard pour l’échauffement.

    Allez … courage,
    accrochez-vous à ce premier budget !

    Ainsi les esprits bougeront un peu
    Simultanément, peut être serais-je moins censuré !
    Parfois je titille un peu,
    mais il faut aussi que les esprits bougent un peu.

  16. @Auguste
    j’ai parcouru les posts …….. du chinois mal écrit incompréhensible, des hyérogliphes quoi …. Vous pourriez répondre en bon français bien lisible, clair et tout et tout. J’ai que le bac moi. Je comprend le français.

  17. @le clown blanc

    La RAZ c’est bien entendu le taux de base.

    OK pour les millièmes.

    OK pour le risque industriel, à traiter de façon mutualiste.

    Je refus bien sûr le risque monétaire, car l’agent économique (personne physique ou morale) doit vivre, comme j’avais indiqué, en TEMPS REEL, mais aussi être LOCALISE territorialement sous une autorité politique identifiée. Il est fondamental que les résultats de l’activité réelle d’une entreprise sur un territoire puissent être distribués avant d’avoir satisfait à toutes leurs obligations sur CE territoire.

  18. @Bernard

    (c) % pour risque de la monnaie considérée

    … par rapport aux autres monnaies (selon la nature des opérations bancaires)
    Par exemple entre £ (livre sterling) et € (euro) … ou entre Yen et $.

    M. Rahnema;
    Reference à son dernier entretien sur France Culture
    le 15 decembre dernier

    « Très souvent je dis aux gens qui sont un peu étonnés.
    « Mon expérience personnelle, et tout ce que j’ai appris, mes influences,
    me prouve une chose
    « N’attendez rien des Etats. N’attendez rien des gouvernements.

    « Parce que là … ne sont pas les lieux du changement. Ils ..
    « Si j’étais, par exemple, je crois … Si quelqu’un est un bon ministre,             
    ou un bon premier ministre ou un bon gérant
    « bien, à ce moment là, il ne peut pas changer beaucoup les choses.
    « Il peut tout simplement être moins mauvais qu’un charlatan ou que quelqu’un qui a menti.
    « Le lieu du changement n’est pas là. Il est dans ce que Deleuze appelait les « devenirs minoritaires » …

    J’imagine que vous ne comptez pas sur les Parlements pour superviser les Corps d’inspection
    En qui auriez-vous confiance ?

    … Quel est le « Territoire » d’Euroclear (plc, etc.), par exemple ?

    … Quel serait le corps d’inspection de confiance, indépendant des Etats inqualifiables,
    rendant compte … (comment ?) … devant les ?? peuples ?? du G20 ?

    Des dizaines (centaines ? ) de milliers d’opérations par jour
    entre des milliers de banques de tous les pays
    Toutes sur Internet en temps réel ?
    Entre un nombre beaucoup plus limité d’acteurs très privilégiés ?
    Entre des « Banques Centrales Populaires ? … une par groupe de 10 millions d’habitants ?

    Beaucoup de questions. Et il y en a d’autres.

    La date du 2 avril n’est-elle pas insignifiante face à la tâche ?

    Les défilés dans la rue m’apparaissent, à tort ou à raison,
    comme des diversions nuisibles … écartant les vrais sujets.

    Aussi longtemps que les medias serieux — WallStreet Journal, FT, … — se maintiendront dans la reserve,
    la probabilité d’un changement réel — autre que de façade — restera à 0.01
    quasi nulle.
    Ne se faire aucune illusion.
    Le peuple américain ? … des veaux incultes ! … c’est une provocation volontaire
             
    [ Je répugne à l’anti-américanisme primaire ]
    Le peuple anglais ? … [ pas plus brillants que les mangeurs de grenouilles, c’est moins chauvin ]

    Quant au bruit, il ne fera rien avancer
    ni les investigations des « devenirs minoritaires » ni les ébauches de solutions approximatives par ces mêmes « électrons libres » (Transparency Intl,…)

    Les défilés façon Georges Marchais ?
    Tous les medias officiels se rueront pour commenter le bruit et les banderoles déjà vues 100 fois.
    Pendant ce temps, les « medias ayant un peu d’audience » ne parleront de rien d’autre de plus sérieux

    Certains pseudo leaders, n’ayant rien d’autre dans la tête (ou sciemment),
    s’amuseront à rejouer 68 et ses accords de Grenelle (c’est commode …
    quelquechose que tout le monde peut comprendre … cf. Scaringella plus haut [20:01]

    Je suis désolé. A ce stade, je ne sais pas faire plus clair.
    Il me faut au moins 7 mois pour, in fine, ne pas être nécessairement beaucoup plus clair.
    Un changement — à la fois tranquille, compatible avec l’existant et réel — réclame néanmoins
    un effort individuel d’analyse puis d’acceptation de mots nouveaux.
    Aucun changement, aucun nouveau concept, n’est possible sans mot nouveau.

    J’en reste là.

    Si le chômage en Europe se mettait à toucher non pas xx millions de personnes
    mais yy millions …
    ET … si la fonction publique venait elle aussi à être fortement touchée …
    ET … si …
    Avec des Si on peut mettre Paris en bouteille, dit-on.

  19. Stupides banksters… En demandant « que soient prises « immédiatement » des dispositions afin que cesse la spirale baissière des pertes financières dans les bilans » ils ne font que faire fuir les acquéreurs potentiels (il y en a ?) de leur camelote et confirment haut et fort que leurs bilans sont mauvais. ..
    Pfff ! Quand on sait que certains s’emploient à faire des mémos internes-mais-rendus-publiques pour dire que tout va bien (vous avez dit Bank of America ?)… Ca manque de coordination tout ça… Et après ils vont se plaindre des ventes à découvert et que c’est ecrit -13% en rouge sur l’ordinateur, rho la la !

  20. Au dela de l’économie……

    Dans le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864), Maurice Joly (1829-1878) décrit – sous couvert d’une discussion philosophique entre Machiavel et Montesquieu, personnages qu’il a réuni de manière fictive, sur les fins de la politique – comment Napoléon III a manipulé les milieux économiques, la presse, l’opinion publique, les syndicats, les milieux ouvriers, le peuple, etc., pour établir les bases solides d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier de totalitaire. Selon l’auteur, l’empereur a fait du peuple français un peuple d’esclaves, oublieux de sa liberté et consentant à tous les asservissements.
    Puisque je trouve les caractéristiques d’un gouvernement totalitaire admirablement décrites dans cette oeuvre, je vous propose ce recueil d’extraits que j’ai commenté. Vous serez sans doute surpris de voir à quel point de nombreux critères correspondent à merveille avec notre société actuelle, et à quel point les mécanismes du despotisme sont intemporels et ne changent que par la forme à travers le temps, jamais en substance. D’où l’intérêt de connaître le passé pour comprendre le présent.

    http://www.alterinfo.net/Decrypter-les-mecanismes-du-Nouvel-Ordre-Mondial-Premiere-partie-Dialogues-aux-enfers-entre-Machiavel-et-Montesquieu_a30808.html

  21. DIALOGUES AUX ENFERS ENTRE MACHIAVEL ET MONTESQUIEU
    L’analyse est de Régis Mex, pour Mecanopolis

  22. Je signale -pour revenir à l’économie- que la dernière livraison d’Europe 2020 (GEAB N° 33) minimise la réalité de la
    « crise des subprimes de l’Union Européenne » à savoir la menace financière liée au marasme immobilier dans certains pays d’Europe de l’est. Les arguments que les gens de l’équipe de Biancheri exposent dans le communiqué public du numéro sont les suivants :

    – Une crise très limitée en regard de la géographie globale de l’Europe, tant au niveau des pays touchés (Lettonie, Hongrie, Roumanie) que de leurs créditeurs (Autriche et Suisse principalement). Au seul niveau des nouveaux états membres de l’UE, les plus riches ne seraient que très peu concernés (Tchéquie, Pologne).

    – La taille relative des pays touchés devrait aussi inviter à la prudence. Le PIB de la Lettonie ou celui de la Hongrie n’est pas celui de la Californie, et la banqueroute de ces pays ne saurait représenter pour l’UE ce que la crise des subprimes dans certains états américains à entraîné pour l’ensemble de l’Union.

    – En Europe de l’est, l’immobilier récent gardera forcément une certaine valeur, car il y a encore une pénurie à ce niveau par rapport aux immeubles vétustes. Là encore, rien à voir avec les USA où les logements nouveaux sont largement en surnombre.

    – Dans le pire des cas, ils avancent un montant des sommes en jeu de l’ordre de 100 milliards d’euros, soit rien à voir avec l’ordre de grandeur posé par les problèmes financiers de New York, de Londres, ou… de la Suisse (petite contradiction dans leur exposé).

    Ils suggèrent carrément que la montée en épingle de ce problème par l’ensemble de la presse financière mondiale serait une manœuvre (bien souligner au passage que manœuvre n’est pas complot d’une quelconque fraternité des
    « Hell Financial Riders » ou approchant) de la part de Wall Street et la City pour affaiblir l’Europe avant le G20.

    Merci d’avance pour l’opinion des oracles concernés ?

  23. @ Daniel Dresse

    La « presse financière internationale » est un peu trop une abstraction à mon goût. Comme elle est financière, elle refléterait Wall Street et la City, deux autres facilités de langage (il est plus difficile de les contourner).

    La presse peut avoir bien des défauts, l’information être un fragile processus rempli de pièges, pour les journalistes comme pour leurs lecteurs, mais cela ne marche pas aussi simplement que cela.

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