Une thérapie génique pour humaniser le capitalisme, par Hervé de Bressy

Billet invité. Ce que nous écrivons n’est en général pas très révolutionnaire, ceci l’est. Aussi, soyons poppériens : réfléchissons aux conséquences positives d’une telle réforme mais aussi, et peut-être surtout, à ses éventuelles conséquences négatives.

L’Homme et le chimpanzé partagent 99% de leur code génétique respectif, mais savez-vous que nous avons également 70% de notre génome en commun avec… l’oursin violet ? Nous ressemblons physiquement au chimpanzé et avons avec lui de nombreux traits de comportement en commun. Les réalisations humaines – tant culturelles que technologiques – sont cependant extraordinairement plus réfléchies, complexes et abouties que celles de notre plus proche cousin, sans parler de l’oursin violet… Cela pour souligner que le génome définit les modalités de construction et d’ordonnancement d’un individu, et que de très légères transformations de ce code peuvent induire des changements considérables entre les êtres vivants.

Un système économique peut par certains aspects être comparé à un organisme vivant, dont le génome serait représenté par ses normes comptables, lesquelles ne sont rien d’autre que des modalités de calcul et d’ordonnancement de la valeur des choses. D’infimes modifications dans ces modalités de calcul peuvent induire des changements considérables dans la philosophie du système économique qu’elles définissent. Quel que soit le système qui verra le jour après la grande crise de transition où nous nous trouvons, il sera lui aussi doté de normes comptables, lesquelles ne diffèreront en apparence que fort peu de celles que nous utilisons aujourd’hui.

Je vais donc vous proposer aujourd’hui d’appliquer une thérapie génique au capitalisme, légère en apparence, mais en réalité si profonde qu’elle devrait conduire à donner un autre nom au nouveau système économique qui en résultera.

Notre actualité socio-économique des 30 dernières années a été remplie par les annonces de plans sociaux, de « licenciements boursiers » attribués au « capitalisme sauvage » . Nous avons vécu la compression de la masse salariale érigée en vertu, et les salariés en surnombre qualifiés de « mauvaise graisse », merci pour eux…

Nous sommes humainement révoltés de voir le peu de cas qui est fait des salariés dans les entreprises où l’actionnariat a acquis un poids trop grand. Pourtant les actionnaires qui poussent à licencier ne sont pas des monstres : ils aiment leurs enfants, sont appréciés de leur voisins, participent à des œuvres charitables… comme vous et moi. Pourquoi donc sont-ils conduits à se comporter de la sorte, dès lors qu’il s’agit de parler de l’entreprise ? Non pas parce que c’est dans leur nature, mais parce que c’est inscrit dans les gènes du capitalisme.

Réduire la masse salariale est le moyen le plus rapide d’améliorer la valeur comptable d’une entreprise, tout simplement parce que les salariés n’y ont pas de valeur, au sens qu’ils ne sont pas comptabilisés autrement que comme une charge. Si vous prenez les comptes publiés de n’importe quelle société, cherchez-y les salariés. Vous ne les trouverez pas à l’actif ou au passif du bilan, mais uniquement en tant que salaires dans le compte de résultats, parmi les charges, aux côtés des achats de matières premières et des fournitures de bureau.

En licenciant des salariés on réduit aussitôt les charges tandis que les recettes, au moins dans un premier temps, se maintiennent. Le résultat brut et donc le bénéfice a alors été amélioré, sans impact sur la valeur des actifs. L’actionnaire est alors satisfait, puisque son capital n’a pas été entamé d’une part, la rentabilité de celui-ci accrue d’autre part.

Naturellement, nous savons bien que la richesse d’une entreprise, ce sont avant tout les hommes et les femmes qui la composent avec leur savoir-faire, que les salariés sont avant tout une source de profit, car leur travail est supposé rapporter plus que le coût de leur salaire. Nous savons également qu’une politique perpétuelle de réduction des coûts salariaux mène, en général, à la faillite, la baisse de qualité du service faisant fuir les clients.

Il m’est donc venu une idée relativement simple destinée à corriger cette part défectueuse du génome capitaliste :

Donnons une valeur comptable à chaque contrat de travail passé entre l’employeur et son salarié, et inscrivons cette valeur à l’actif du bilan.

La valeur d’un contrat de travail pourrait être déterminée sur la base du salaire annuel, du niveau de formation acquis dans et hors de l’entreprise, de l’âge du salarié et de son ancienneté professionnelle, du niveau de responsabilités exercées… toutes règles restant naturellement encore à définir.

Sans pour l’instant s’attarder sur ces modalités de calcul, quelles seraient les conséquences de l’introduction d’une telle mesure ?

1) juridiquement, le contrat de travail deviendrait la propriété de l’employeur :

– l’employeur aurait la faculté de le céder à un tiers moyennant finance ;
– le salarié conserverait la faculté de rompre (il ne s’agit pas de restaurer l’esclavage !), et il faudrait prévoir des protections à son égard afin que l’employeur ne puisse exiger d’être indemnisé, hors cas très particuliers ;

2) comptablement, les fonds propres des entreprises se trouveraient renforcés :

– nous avons là une manière de recapitaliser des entreprises mises à mal par les ponctions exercées ces dernières années par des exigences de rendement intenables ;
– perdre un salarié par démission, licenciement ou décès, reviendrait à perdre une valeur d’actif et affaiblir les fonds propres ;

3) moralement, la relation salarié / employeur serait bouleversée :

– le contrat de travail devenant un patrimoine de l’entreprise, celle-ci serait encouragée à « en prendre soin » et à fidéliser ses salariés au moyen de salaires convenables, de formations valorisantes, d’un cadre de travail attractif, de responsabilités accrues …
– en cas de nécessité de réduire les effectifs, l’entreprise aurait la faculté de vendre une partie de ses contrats de travail à d’autres employeurs, à la manière d’une cession d’actifs. Le système d’assurance-chômage n’interviendrait que si le contrat de travail du salarié ne trouvait pas preneur.

Le diable est dans les détails et il est certainement un grand nombre de conséquences utiles ou nuisibles de cette proposition que je n’entrevois pas. Je vous la soumets néanmoins et attends vos commentaires avec appréhension. On ne s’improvise pas sans risque apprenti-sorcier de la génétique économique.

Puisque les mots ont un sens, mettre ainsi l’Homme au cœur de la valeur économique, au lieu du seul Capital, reviendrait à rebaptiser le Capitalisme en Humanisme.

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75 réflexions sur « Une thérapie génique pour humaniser le capitalisme, par Hervé de Bressy »

  1. @Paul,
    d’abord chui pas vieux 😉 Alive and kicking !!!

    Vous vous trompez de cible en m’apostrophant. Je suis tres calme, et mes propos sont proportionnels à la violence des propos de ce monsieur qui veut marchandiser l’humain et peu importe la maniere. Aux USA c’est actuellement ce systeme démocratique dont ce monsieur se fait le champion qui est de plus en plus considéré comme une dictature (par l’argent, et oui). Le peuple américain (voir le site de defensa et les liens) considere ce systeme comme digne du KGB, par d’autres moyens. Il faut refuser toute discussion avec les gens defendant ce systeme, car c’est leur rhétorique habituelle, réfléchissons et vous comprendrez que nous avons raison. Cela marche semble-t-il. Le résultat sera le meme: les délices de l’abattoir.

  2. Deux points à relever :

    1/ Un débat se structure et apporte un réel éclairage d’une question quand un ou plusieurs participants en assument le suivi et font des synthèses.

    2/ La proposition initiale révèle deux conceptions radicalement opposées :
    a/ un aller jusqu’au bout de la logique libérale avec un marché du travail qui devient un quasi marché d’esclaves (avec les comportements des esclavagistes allant de la protection paternaliste du cheptel au turn-over le plus brutal pour tenter d’extraire le maximum de force de travail dans le temps le plus court) ;
    b/ remettre en question le marché du travail pour que les personnes puissent tout à la fois se former, se développer tout en produisant des valeurs d’usage pour soi et la société.

    Pour ma part, même si je préfère me situer dans la seconde branche de l’alternative, je constate le vide comptable à propos des actifs immatériels et quel que soit le devenir du marché du travail cette question reste posée : nous ne pourrons pas faire évoluer l’économie politique sans la poser et sans se demander comment introduire d’une manière correcte la comptabilité de l’information partagée par exemple (au cœur de la prestation de service).

  3. Pour ma part, je classe cette proposition dans la catégorie « éclair de génie ».
    Même si les modalités « légales »/pratiques restent à finaliser, c’est de loin la proposition la meilleure par sa simplicité et son envergure que j’ai vue tout au long de ces débats sur les l’économie, ici ou ailleurs.

    Question : peut-on dors-et déjà l’appliquer si on demande a un juriste de nous pondre un « contrat » ou bien faut-il attendre une proposition de loi au plus haut niveau.

    Si je voulais mettre en place cette idée demain dans mon entreprise, comment je m’y prends ?

  4. Ca fait 2 idees « intéressantes » (au sens ou un coup d’échec est qualifié d’intéressant: !?).
    Ca vaut franchement le coup d’être approfondi, même si au départ j’avoue avoir toujours spontanément assimilé les transferts du mercato à de la vente de bétail ou à une forme d’esclavage plus ou moins raffiné (et ce malgré les sommes proposées, bien que les joueurs aient choisi ce mode de vie en toute conscience).
    Il faudrait imaginer ce que seraient les conséquences d’un tel système sur le « technicien de surface » ou le « chercheur en RetD » par exemple, dans un tel système.
    A un niveau plus fondamental, ceci nous ramène à: Comment trace t-on la frontière entre les hommes et les choses? Qui loue quoi: le salarié sa « force de travail » au sens du bailleur qui loue son bien et l’entrepreneur au sens du locataire? Ou le contraire? Quel est le statut du contre-maître?

    C’est passionnant. Continuez. Peut être qu’à tête reposée je pourrai raccrocher quelques wagons… qui aideraient à clarifier ce qu’il faudrait ajouter à cette nouvelle règle de comptabilité (pour structurer différemment les rapports de force, éviter les effets pervers type néo-esclavagisme).

  5. @ Tigue [22 mars 2009 à 13:44]

    Avec les europeennes les partis vont bien tous s’enfoncer un petit peu
    J’espère qu’ainsi nous verrons ensuite un paysage, à plus haute altitude, plus aéré.

    A cette reference 13:44 j’adore vos quatre dernieres lignes
    On devrait les ecrire sur tous les frontons.
    A+

  6. Comment garantir que le « système » (appelons le « structure de base » ou « metagame ») accorde une prime à la coopération plutôt qu’à la concurrence?
    Cet élément de réforme comptable favorise t-il l’un plutôt que l’autre l’autre?

    Fonctionnerait-il différemment à l’intérieur d’un contexte coopératif/ concurrentiel? En ce cas il faudrait le coupler à des mesures qui inclineraient le metagame dans le sens désiré, afin d’éviter les effets pervers sus-mentionnés.

  7. Mine de rien…
    1/ une mini révolution du metagame à ce niveau
    2/ Une prise en compte réelle des desutilités
    3/ une reforme profonde de la production de la monnaie
    4/ une réforme des circuits de captation/orientation des flux de capitaux (crédits)
    5/ une réforme du système juridico-legal et des critères de distribution/ d’imputabilité de la responsabilité
    Certaines sont co-dépendantes (prises seules elles auraient des effets pervers catastrophiques), d’autres sont indépendantes. A force on finira bien par avoir quelque chose de « cohérent », de « réaliste » et de profondément « destabilisant ».

    Cela, c’est ce qu’on appelait, autrefois, un « programme », avant que l’extrême-gauche/ extrême-droite identifie ça à l’application d’une idéologie (vulgaire par définition), que les socialistes en fassent une « boite à idées démago et hérogène » (vive la démocratie participative), et que la droite ridiculise l’idée même de programme, préférant le pragmatisme le plus ignare et le plus démago (échéances électorales obligent), et que le modem fasse de la bouillasse.

  8. Je reviens brièvement sur ceci, puisque vous n’avez pas tenu compte de mon objection:
    (Ce n’est pas un reproche, vu la quantité de contributions à synthétiser, un oubli est compréhensible – Merci en fait d’avoir fait cet effort de résumé).

    « Dissonance : risque de créer ou de confirmer de nouvelles trappes à discrimination et exclusion (âge, niveau de formation, expérience etc.)

    – Le jeune diplômé avec une faible valeur acquise présenterait le triple avantage d’être libre d’engagements d’une part, d’offrir une plus-value faible mais immédiate, et une forte perspective de plus-value à long terme liée à la progression de sa carrière.

    – Le « senior » offrirait une forte valeur d’actif, tempérée cependant par la perspective de la fin proche de sa carrière, qui se traduirait par une moins-value si elle n’était pas provisionnée. »

    -> J’avais indiqué que l’appellation « jeune diplômé » est confuse: Le principe de reconversion professionnelle fait qu’on est pas nécessairement jeune lorsqu’on débute une activité. De ce fait, la « forte perspective de plus-value à long terme » n’est pas systématique. Cela s’applique également au second terme de la proposition, la « forte valeur d’actif du sénior » n’est en rien garantie.

  9. je ne remettrai pas en cause le but de votre exposé – une meilleure considération des salariés – parce que j’en partage l’idée.
    toutefois, il me semble que ça risque de ne pas être suffisant, que ça revienne à peindre une voiture brulée.

    mon vieux prof de compta me disait, un bilan, c’est une photo financière d’une entreprise, à un instant donné.
    c’est statique et pas en 3D.

    rien de plus.

    on sait juste quand la photo a été prise.
    d’ailleurs, on a la photo quelques mois après qu’elle ait été prise.

    sur le fond concernant les salariés :

    personne n’est irremplacable, tout le monde est interchangeable et les nouvelles technologies permettent d’accroitre cette interchangeabilité – même dans les services, les logiciels font les diagnostics et guident les décisions – en standardisant les process donc en réduisant l’intuitu personnae.

  10. @ tous

    Je continue de suivre vos commentaires, sans pour autant avoir le loisir d’y apporter des commentaires approfondis avant le week-end.

    L’opposition de fonds est soulevée par ceux qui paraissent refuser absolument que le salarié se trouve volontairement ou à son corps défendant plus impliqué dans le système économique qu’il ne l’est déjà, et qui semblent manifester un rejet du système économique en confondant celui-ci avec le système capitaliste. En cela on voit que la relation de l’employeur et du salarié reste profondément marquée par la notion d’esclavage.

    Je les rejoins pour dire qu’il n’est pas acceptable qu’il soit exigé du salarié une implication totale dans l’entreprise, en même temps que celui-ci reste économiquement traité comme une denrée consommable. J’ai vécu la situation où mon employeur cherchait à me motiver pour que le travail de mon équipe et mon propre job, évidemment trop coûteux car tout est toujours trop cher, soient délocalisés en Inde, et ledit employeur ne comprenait pas pourquoi nous ne l’approuvions pas dans cette merveilleuse idée si profitable en théorie, et dont la réalisation fut une pantalonnade qui mit l’entreprise à genoux. C’est alors que j’ai commencé à réfléchir à des mécanismes susceptibles de contraindre l’employeur et l’actionnaire à voir leurs salariés comme la richesse de leur entreprise et non comme une matière première. Pour y parvenir il faut inscrire le salarié dans le langage de l’actionnaire, à savoir sa norme comptable.

    Continuez vos productions,

    A ce week-end.

  11. @ Hervé de Bressy,

    Vous écriviez le 22-03, 11:34, ligne 12: « cette crise est bel et bien une crise de la valeur »

    Non, cette crise est une crise de l’ ANALYSE de la valeur. Car il nous faut rester humains et pas seulement indexés sur les croissances d’indices quelconques. C’est directement ce que vous dit Scaringella en rejetant votre BONNE IDEE COMPTABLE**: un homme ne peut se réduire à son contrat de travail et c’est ce qui risquerait de se produire sans une foule de garanties et de clauses restrictives. (pour info, depuis longtemps les maq aussi se vendent des filles entre eux… comment disent-ils déjà, les bonnes travailleuses? oui c’est çà!)

    ** Si vous acceptez avec moi que les grandes civilisations du passé tenaient par leur(s) religion(s), vous serez alors obligé de reconnaitre avec moi que ce n’était pas les intendants qui discutait du dogme, mais juste des quantités de foin dans les rateliers pour soigner les brebis!

    Ne voyez ainsi aucune agression ds mes propos:
    COMPTABLEMENT, votre idée est lumineuse, mais
    JURIDIQUEMENT à préciser pour éviter qu’elle ne soit
    HUMAINEMENT inacceptable et/ou invivable.

    Au fait, comment s’analyse la valeur?
    C’est une opération formelle implicite en chacun qui nous dote d’un sens moral plus ou moins exigeant … Et pour l’essentiel, la crise n’est que le résultat de l’évacuation progressive de ceux qui en étaient dotés. La solution consistera tout simplement à le réintégrer ds le jeu, mais c’est bien plus compliqué à faire qu’à suggérer.

  12. Si on inscrivait la valeur du poste « salarié » au bilan, Ca signifierait que le salarié aurait une valeur marchande de transfert ?
    Il faudrait alors comme pour une autre immobilisation, amortir cette valeur d’usage du salarié, en fonction de l’âge ou de la durée restant à travailler, comme on le fait pour une machine. Une femme avec ses futurs congés maternité vaudrait sans doute moins qu’un homme. La valeur d’une personne serait comme pour tout actif, l’actualisation des profits futurs qu’elle permet de faire faire à l’entreprise.
    D’un autre coté, cela rétablirait un certain ordre des choses et aurait le mérite de fixer un juste prix. Des entreprises choisiraient d’embaucher des jeunes qu’elles formeraient, puis les « vendrait » pour se faire de l’argent. D’autres, achèteraient des salariés en pré retraite pour rien (?) il y aurait des emplois pour tout le monde, puisque chaque emploi aurait une valeur.
    Le problème est que cette valeur n’appartiendrait plus au salarié mais à son employeur ou à celui qui l’a formé.
    Cette idée est édifiante et c’est peut-être le stade ultime du libéralisme, la pièce du puzzle qui manque pour que le système soit parfait.
    Quant à la valorisation d’un outil salarial global, je ne vois pas bien pour ma part comment ça peut fonctionner. Ce qui définit la valeur, ce n’est pas le prix payé, au contraire , ce qui définit le prix c’est la valeur. Alors cette valorisation globale, ne pourra être que la somme des valeurs des individus. On en revient à ce qui est dit plus haut.

  13. Peut-on dire qu’entre le conseil d’administration du PSG (ou de l’OM) et celui du Real Madrid
    c’est comme la coopération amicale
    entre BP et Total ?
    entre Peugeot et Toyota (ou GM) ?
    entre Google et MSN+Yahoo ?
    entre Boeing et Airbus ?
    entre xxxxx et yyyy ?

  14. Louise [11:06] Comme pour les joueurs de foot

    Ah !
    Le FedSystem va t-il suggérer d’échanger
    100.000 personnes de Bank-of-America contre
    100.000 de Citibank ou HSBC ?

    Ne jamais rester dans les illusions abstraites sans cas concret,
    théories, phrases de philo, dogmes, drugonomics

    En finance, monnaie, bankassur, Bourse, marchés de matières
    toujours analyser-évaluer
    un couple précis d’acteurs au Passif (prêteur bancaire ou non, etc.) et à l’Actif (emprunteur bancaire ou non, etc),
    co-jouant un type précis d’opération (classe long-moyen terme, ou classe court terme honnête, ou
    spéculation CT légale, …)

    Le penseur sérieux procède ainsi,
    jamais par le blogueur ou décideur superficiel
    parfois par le décideur avide (pragmatique, rentable, tueur) sauf si c’est devenu un réflexe une seconde nature

    Alors ! Voyons voir !

    A une table : quatre corporate bankers,
    (voire quatre brokers)
    Placez-vous derrière l’un d’eux,
    (ou à un coin de table).
    Y êtes-vous ? … Bien
    Question :
    Voler-prédater à quatre,
    chacun avec 25% du gain prévu,
    est-ce de la coopération ?
    Ah !

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