L’actualité de la crise : La crise, meuble à tiroirs, par François Leclerc

Billet invité.

LA CRISE, MEUBLE A TIROIRS

Après nous être beaucoup penchés sur les USA, ce qui s’y passe ayant un impact international décisif, il est nécessaire d’aller un peu voir ailleurs. Au Japon, en Russie, au Brésil, en Allemagne, en Chine évidemment. Il faudrait aller voir aussi ailleurs et ne pas se contenter de survoler, mais…

Ce qui frappe d’abord, c’est la chute partout enregistrée de la croissance, quand ce n’est pas la récession qui s’installe, la production industrielle qui s’écoule brutalement, nous entraînant dans une sorte de « boucle rétroactive », où la crise économique alimente la crise financière, compliquant encore plus la relance, impliquant encore plus, pour régler la seconde, l’utilisation de méthodes drastiques toujours pas employées.

Il faut aussi toujours plus d’argent, car celui qui est déversé donne de moins en moins de résultat, la crise s’approfondissant. Voilà la constatation qui s’impose. Alors on laisse les problèmes en suspens et on les repousse, on racle les fonds de tiroir, on se crispe sur les positions acquises. On traite la crise dans les pays de l’Est a minima, on cherche à augmenter les fonds du FMI pour parer sur tous les continents au plus pressé, et on utilise aussi ceux de la BERD. On se refuse à changer de clé de voûte du système monétaire international. Aux USA, on bricole un plan de sauvetage plus que douteux des banques, qui ne sera pas à la hauteur d’une situation qui se détériore inévitablement et n’induira pas les recapitalisations, demain nécessaires et pas prises en compte aujourd’hui. En Europe, les Allemands nationalisent HRE, en y mettant les moyens, c’est-à-dire en expropriant, mais les Britanniques détournent les yeux devant l’arrogante Barclays, bloqués au milieu du gué du fait de leur condition de centre financier de premier plan. Pire que tout, on s’y refuse de choisir entre deux maux, l’endettement et l’inflation (moins en Grande-Bretagne, George Soros prédisant qu’elle pourrait bientôt faire appel au FMI). Opérant ainsi, de fait, un autre choix, la poursuite et l’approfondissement de la crise économique et de ses conséquences sociales, en dépit de tous les filets de protection tendus. On susurre seulement que la BCE pourrait s’engager à son tour dans des mesures d’ « assouplissement quantitatif » (de création monétaire), en intervenant directement sur le marché obligataire privé.

Le G20 va bricoler et s’afficher pour la galerie, et George Brown, premier ministre britannique, annonce déjà, alors qu’il n’a pas commencé, qu’il devrait être bientôt suivi d’un autre dans l’année. Car nous n’en sommes pas aux demi-mesures, mais uniquement aux quarts de mesures. Une partie du monde financier survit en jouant les fossoyeurs d’une autre partie davantage sinistrée, quitte à précipiter encore d’autres écroulements d’empires, en récupérant au passage les dépouilles, nous enfonçant dans une crise de longue durée. Nous nous demandons même si celle-ci ne va pas devenir permanente, en venant à penser que c’est sur ce mode durable, marchant en crabe, que va s’instaurer une nouvelle phase du capitalisme financier.

La Russie, pour avoir joué effrontément à la roulette, et pas seulement sur la Côte d’Azur mais aussi au grand casino financier mondial, se retrouve avec un système bancaire et des empires industriels sinistrés au plus haut point. La Banque mondiale y prévoit une chute d’au moins 4,5% du PIB en 2009, mais si ce n’était que cela. Le Japon a connu, pour ne donner qu’un seul chiffre, un effondrement de 38,4% de sa production de biens manufacturés en un an, de février 2008 à 2009. Les dernières prévisions de l’OCDE, pour sa zone de couverture occidentale, sont une contraction de 4,3% du PIB en 2009. 25 millions de personnes pourraient venir grossir les rangs des chômeurs durant la même année, la plus forte et la plus rapide hausse du chômage de l’après-guerre. Les chiffres de croissance de la Chine descendent en dessous du seuil fatidique et politique de 8% l’an, malgré les tentatives des autorités d’en maintenir la fiction. Les tensions sociales s’exacerbent. Le Brésil connaît une chute de ses exportations agricoles, avec le risque que les Brésiliens reperdent vite le peu de prospérité qui avait pu être distribué ces dernières années, l’essentiel étant confisqué. La crise y a entraîné une chute de 3,6% du PIB au cours du dernier trimestre 2008 et la suppression de 700.000 emplois « formels » (déclarés), les « informels » on ne sait pas. On pourrait continuer ainsi longtemps. Citer la FAO, l’OMS, la Banque Mondiale, etc., qui toutes tirent les sonnettes d’alarme, alors que le FMI s’efforce de jouer, au petit pied, les pompiers. Sans parler des pays africains, car les pauvres y ont au moins l’habitude de se serrer la ceinture, un avantage pourrait-on dire.

« People first » (le peuple en premier), c’est l’intitulé démagogique sous lequel vient de se tenir à Rome le « G8 social », au niveau des ministres du travail, élargi pendant certaines de ses sessions, outre ses membres habituels (Italie, USA, France, Grande-Bretagne, Japon, Canada, Allemagne, Russie), aux représentants de la Chine, de l’Inde, du Brésil, du Mexique, de l’Afrique du sud et de l’Egypte. Il a résulté de ce sommet la dérisoire recommandation, faite par l’Italie qui le préside, de discuter d’un « Pacte global de protection sociale », qui pourra toujours être placardé dans les couloirs des ministères concernés. La Confédération syndicale internationale (CSI), qui revendique 312 organisations et près de 170 millions de membres dans 157 pays, vient pour sa part de déclarer que « les demi-mesures ne suffiront pas ». Elle réclame des actes, dont la nationalisation des banques, et son secrétaire général, Guy Rider, a déclaré : « Ceux qui pensent qu’ils pourront retourner aux vieilles habitudes se trompent sérieusement ».

Aux Etats-Unis, pour y revenir quand même, on remarque que Barack Obama essaye de donner la mesure de son pouvoir à propos de la crise de l’industrie automobile (dont les conséquences sociales potentielles sont gigantesques) en remerciant Rick Wagoner, le patron jusqu’ici tout-puissant de la General Motors, après ne pas y être parvenu face aux « industriels de la finance ». On attend la suite. Tim Geithner, secrétaire au Trésor essaye pour sa part d’échanger la mansuétude des élus du Congrès à propos de son plan de sauvetage, contre la promesse d’essayer de ne pas leur redemander des crédits, ceux qui ont été adoptés s’épuisant (selon ce plan, la Fed et le FDIC fournissent les gros efforts financiers). L’agence Bloomberg a déterré un document passé inaperçu, publié le 23 mars dernier et escamoté par d’autres annonces de l’ administration, une déclaration commune tenant sur une page de la Fed et du Trésor, établissant les termes de la division du travail entre eux. Résultat, paraît-il, de laborieuses négociations. Rétablissant, comme si cela était nécessaire, l’indépendance de la Fed et le principe de sa lutte pour la stabilité des prix (contre l’inflation), c’est-à-dire sa raison d’être, prévoyant que le Trésor pourrait ultérieurement racheter de la dette absorbée par la Fed, afin de dégonfler son bilan qui gonfle démesurément. Ce qui, cela va sans dire, est une simple éventualité dans l’état actuel des choses. Ou bien emprunter des fonds sur le marché en donnant en garantie des actifs que la Fed a absorbés en très grandes quantités, quand ils auront retrouvé une valeur, afin de résorber des liquidités. Des plans sur la comète, au nom de l’orthodoxie.

Joe Biden, le vice-président des USA, participait lui au Chili à un forum de « Gouvernance diplomatique », où il y faisait des ronds de jambe, pendant que Tim Geithner, présent sur tous les fronts, abordait à Medellin (Colombie) les sujets sérieux, à l’occasion d’un autre forum, celui de la Banque interaméricaine de développement (BID). Il déclarait être favorable à une augmentation de ses ressources. « Les Etats-Unis sont disposés à entamer une étude formelle des besoins en capitaux de la banque, pour se pencher sur les mérites d’une augmentation du capital permanent de la banque ». Cadeau, mais dont le payement est tout de même partagé entre les membres du club. Voilà qui accrédite l’hypothèse selon laquelle l’administration Obama, ne pouvant et ne voulant pas lâcher trop de lest vis-à-vis des pays du BRIC au niveau du FMI, un point d’appui essentiel pour le maintien du dollar dans son statut de principale monnaie de réserve, va en distribuer par sacs à la périphérie de celui-ci, notamment auprès de la BID. A chacun sa compensation.

Que peuvent obtenir les Chinois, dans cette distribution ? « Parler est une chose, agir en est une autre. Les appels aux réformes de la Chine se sont heurtés à l’opposition de pays favorisés par le système actuel », constate Wang Yong, expert en relations internationales à l’Université de Pékin, cité par l’AFP. « Pour le moment, il est difficile d’ébranler la position des Etats-Unis. (…) Les gouvernements des autres grandes puissances doivent faire des pas importants pour montrer qu’ils aimeraient voir la Chine jouer un rôle plus grand, et pas (se contenter) de mots vides de bienvenue » a-t-il ajouté. La Chine travaille donc à élargir son camp, en se satisfaisant pour l’instant d’un dialogue encore embryonnaire avec les Américains et d’accords que l’on suppose partiels et limités.

Et les Brésiliens ? Roberto Mangabeira Unger, ministre des Affaires stratégiques, a déclaré depuis Brasilia que si la discussion semblait opposer les pays européens, favorables à la régulation du marché, aux Etats-Unis, qui privilégient la relance de leur consommation, elle devait se recentrer sur d’autres points. Le déséquilibre entre économies excédentaires et déficitaires, la réorganisation du système financier – et pas seulement la réforme des institutions – et la relance des économies par le biais d’une meilleure distribution des richesses. Somme toute, quand on met le doigt dans la plaie, c’est tout le bras qui doit y passer.

Tous les tiroirs de la crise sont maintenant ouverts, le financier et l’économique, le social et le monétaire. Ils ne sont pas prêts d’être refermés d’autant qu’ils communiquent entre eux.

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49 réflexions sur « L’actualité de la crise : La crise, meuble à tiroirs, par François Leclerc »

  1. @ François Leclerc

    La Chine travaille donc à élargir son camp, en se satisfaisant pour l’instant d’un dialogue encore embryonnaire avec les Américains et d’accords que l’on suppose partiels et limités.

    Avec mon respect et mes remerciements – Question ci-après
    John Lipsky n’veut pas me répondre !
    (En sus, je ne sais pas quoi croire, entre ses levées de moustache …)
    Connaissez-vous l’importance (1) des créances et (2) des fonds propres chinois et arabes dans
    (a) « La Fed » euh!!! la Fed_ofNewYork [ http://www.newyorkfed.orghttp://www.ny.frb.org ],
    (b) JP Morgan Chase, (c) BBA in London,
    (d) Borse Int’l at Luxembourg, (e) Clearstream in London & Brussels, (f) BCE at Frankfurt
    pour tenir ce propos ?

    (saisi par LeClownBlanc sur la connexion http://…IMF… avec l’aide de Ghost Net)

  2. Non tous les tiroirs de la crise ne sont pas encore ouverts.

    La guerre, la vraie, avec du sang, des larmes et des morts ne touche pas encore l’occident en ses terres.

    Mais rassurez-vous citoyens, on commence à nous y préparer. Rien de tel qu’une grosse régression sociale pour pouvoir trouver
    des responsables ailleurs que chez soi.

    Hard time we went.

  3. La guerre, la vraie, avec du sang, des larmes et des morts ne touche pas encore l’occident en ses terres.
    C’est aussi mon avis.

    Mais ces guerres civiles n’auront pas lieu en Europe: ce sera peut-être, essentiellement des révolutions par les urnes (montée aux extrêmes) ou des révolutions tout court (Grèce?), mais sûrement pas « des guerres civiles ». Et si guerre il y a entre puissances, ce qu’il ne manquera pas d’y avoir, puisque c’est déjà le cas (Congo), ce sera par factions interposées (comme pendant la guerre froide, et jamais directement.
    Par contre ca risque de chauffer sévère aux USA: une expansion du conflit frontalier avec la mafia mexicaine aux gangs affiliés dans un premier temps, qui se radicaliserait en conflit politique dans un deuxième temps, n’est pas à exclure.

  4. En cas d’hyperinflation incontrolée ..rien n’est à écarter …aux USA les vrais patriotes commencent sérieusement à en avoir marre de tous ces renflouages sur argent public…et ils sont armés juqu’aux dents !

  5. @Eomenos
    De la même manières que les grands champions de l’économie (prix Nobel ou pas)
    avec leurs comparables raisonnements logiques sophistiqués « If (…) then (…)
    les geoPoloStratèges, eux-aussi, par leur ego, ne sont-ils pas enfermés dans des « prisons scénaristiques »

    Avez-vous fait l’effort de lire
    « Les Royaumes combattants – Vers une nouvelle guerre mondiale« 
    J-F. Susbielle [www.efirst.com]. Sa composition m’apparait largement infondée.
    mon marque page ? … oui, je regarde : je n’ai pas atteint la moitié du bouquin !
    – – – – – – – – – – – –
    Jean-François Susbielle en 4e de couverture :
    expert en géopolitique et consultant stratégique auprès de grands groupes, est l’un des meilleurs spécialistes de la vie internationale. Fin connaisseur de l’Asie, il observe depuis plus de 20 ans l’émergence de la Chine et de l’Inde, et ses conséquences pour l’équilibre du monde. Après Chine-USA : la guerre programmée et La Morsure du dragon , son nouvel essai (aout 2008) de géopolitique propose une analyse ariginale et sans concession de la situation de la planète.
    Qui aurait la même analyse ? … ou une autre, toute différente ?

  6. Une autre référence littéraire:
    Ne confondez pas « Mentat » et « journaliste adepte de la fiction-docu, ou ce que vous appelez geopolostratège ».
    Les premiers sont des acteurs. Les seconds des spectateurs. A qui faites vous le plus confiance? Aux acteurs n’est ce pas?
    Rappelez vous la leçon du Ver… Qu’est ce qui est déterminant, en dernière alternative?

    Ce que dit Susbielle est également contrôlé. Vous n’êtes pas naïf au point de penser que ce genre de publication est totalement dénué d’arrière-pensées? Si? Il oublie certains acteurs majeurs. Il en met d’autres qui n’y ont pas leur place. Il se garde bien de parler de ce de quoi les think tank consacrés à ces thèmes parlent à mots couverts, dans la pénombre du secret-défense.
    Quelque chose me dit que vous surestimez la puissance des anonymes apatrides. Si vous aviez raison, alors Thucydide aurait tort. Mais Thucydide ne peut pas avoir tort.

  7. @ The ClownBlanc
    Les pigeons ont donc une autre fonction que celle de messager. Ils s’accommodent très bien de petits pois.
    Just another missing tiroir in the wall. Ce mercredi, le TopNetwork risque d’avoir un petit coup de blues. TopInfo venant d’un topmédia (ouest-France).
    http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Sur-internet-le-virus-Conficker-pourrait-passer-a-l%E2%80%99attaque-mercredi_39382-878915_actu.Htm

    La France a peur… Dites-moi un petit « drop tables » de la base de données de la Fed, ne serait-ce pas le début de la fin de la crise?
    Pour être un peu plus sérieux, contrôler les flux binaires qui relient nos topBanks n’est qu’un jeu d’enfants. Il suffit de le vouloir. Ya ka fo kon.
    Bonne soirée.

  8. Is AIG Why The Banks Were Profitable In Q1?
    http://www.businessinsider.com/is-aig-why-the-banks-were-profitable-in-q1-2009-3
    Cet article de Business Insider est une petite bombe.
    Extrait :
    « Bank stocks have rallied hard off their lows on claims that they’ve been largely « profitable » in Q1, after quarters of losses.
    January and February were apparently quite good for the likes of Citi (C) and JPMorgan (JPM), but as Jamie Dimon said Friday, March hasn’t been quite as hot.
    But a trader who works for one of the major banks has made a shocking claim — that this profitability was solely due to exceptionally favorable trading with AIG.
    The claim, which was made in an email Zero Hedge, is essentially that AIG has become a pure money laundering operation, and rather than unwind its trades at favorable terms for itself, it’s offering banks excellent trades on the taxpayer dime. »

  9. Il me semble pourtant deja l’avoir dit. Ont en est a la phase 2 du monopoly. Maintenant il faut négocier et c’est a se momment que le pognon jouent un trés grand role.

  10. @ François Leclerc
    Merci « être aller voir un peu ailleurs » avec votre capacité de synthèse coutumière!

  11. Les banques américaines profitables ces deux premiers mois de l’années ? Voyons de quoi parle-t-on ? Que l’activité quotidienne soit profitable, cela va de soi : quelle banque fournriait un service sans bénéfice ? Que ce dernier soit suffisant pour combler les pertes existantes d’opérations antérieures, c’est peu probable, pour ne pas dire exclus.

    Mais ce qui est anormal, c’est que cette annonce de bénéfice est, en fait, une fuite. Banques et toutes organisations cotées se doivent de publier leurs comptes chaque trimestre. Alors, pourquoi venir nous dire qu’elles marchent bien avant ce délai ? Si ce n’est bien sûr pour influencer les cours boursiers. Car, dans l’intervalle, les fonds de pension américains étaient tous dans un besoin urgent. Et comme ces derniers sont essentiellement investis en actifs financiers, gérés sur les conseils des banquiers et passant leurs ordres à ces derniers aussi, comment assurer qu’ils perdent moins que d’habitude sans que cela coûte un peu top cher au système ? Tout simplement en manipualnt les cours verbalement.

    Quand on sait qu’une banque est en droit d’enregistrer comme acquis toute créance et ceci trois mois pleins, quand bien même les sous ne sont pas perçus, il est facile d’afficher de bons résultats pour les deux premiers mois de l’année. En fait, ces résultats, nous ne les connaîtront avec un peu plus de fiabilité qu’au mois de juin au plus tôt ! Alors, attacher un quelconque crédit à de telles informations, franchement, il faut être Américain pour le faire ;o)

  12. @ Philippe Deltombe

    Merci pour l’article du NYT, voilà pourquoi les journaux sont si rapidement lus, il suffit de sauter les avis d’experts (une malencontreuse nouveauté dans le journalisme, les journalistes avant étaient les experts..)

  13. Pour ceux qui veulent voir ce Jim Cramer (mentionné dans l’article du NYT) en action et ce qu’en a déduit Jon Stewart dans son émission The Daily Show, je vous invite à visionner les quelques vidéos (en anglais et relativement courte chacune, mais très amusante, de vrais perles, comme quoi pas tous les Américains sont aussi bornés qu’on pourrait le croire). Cet échange a fait la une de biens de journaux (américains, s’entend).

    http://www.thedailyshow.com/ : sur le côté droit de la page, sous l’intitulé The CNBC/Jim Cramer Follies

    Bon amusement.

  14. Toujours brillant ! Ce blog distille un breuvage qui me fait décidément du bien. Merci François Leclecrc, Paul Jorion et tous.

    Quoique la petite phrase qui m’emplit d’effroi et que je retiendrai soit celle-ci: « Nous nous demandons même si celle-ci ne va pas devenir permanente, en venant à penser que c’est sur ce mode durable, marchant en crabe, que va s’instaurer une nouvelle phase du capitalisme financier. »

  15. Je me demande d’ailleurs sous quelle posture selon Granier vient se ranger cette phrase assez effroyable : C ?

  16. C’est vrai. « Posture E » : on ne sort jamais de la crise.

    C’est peu probable cependant : une crise est une « phase critique » dans une dynamique, ça passe ou ça casse !

  17. à ThierryDorée
    je comprends que « c’est toujours la grande braderie »
    alors que tout, non seulement ce dit, mais s’exprime, sinon s’exaspère, « en terme de repli sur soi, de régression, d’involution »…
    (par ex : rien sur une indexation des loyers en rapport avec le revenu des ménages, cela en pleine crise immobilière? …
    par contre, à fond sur la suppression des charges, et ces charges financent quoi, et quoi qu’en va devenir le secteur financier financé de ces charges … (dont la santé…) ?…

    Même moi je réfléchis mon budget, (lorsque après avoir évacuer le tourisme, resto, cinéma, tout ce qui est « superficiel et léger », … lorsque j’en suis de jeter la santé, … alors que…. je sais … )
    et les états se devraient d’être fatalement obnubulés par la valeur (soi-disant « prédictive ») des chiffres … ? )

  18. J’ai appris avec stupeur qu’il n’y a plus d’halogènes en France. C’est une lumière que j’aime bien, consommatrice certes, mais moins que tous ces transports inutiles conséquences de la mondialisation. On pourrait voir s’installer lentement un futur de vie chère et de restrictions au nom de la crise financière/énergétique/écologique. Ce qui m’étonne le plus n’est pas que la haute finance accumule les pouvoirs, c’est ce qu’elle en fait. C’est crétin et ennuyeux.

  19. @ Ken Avo, Paul Jorion

    L’idée même d’une crise permanente est dérangeante, c’est bien l’effet recherché. Ces deux termes ne s’accolent normalement pas : une crise est un état transitoire, elle est paxoxystique et appelle un dénouement.

    Karl Marx a utilisé le concept de « révolution permanente » (dans « La sainte famille »), repris par Léon Trotski en le poussant plus loin. Je ne mentionne cela que pour faire remarquer que « révolution » et « permanente » ne vont pas trop bien ensemble non plus. (Pas pour suggérer une comparaison des plus hasardeuse.)

    A part choquer, ce qui n’est pas un objectif en soi, je cherche à signifier une idée simple, il y a un risque d’installation dans la crise. Ma phrase se poursuit d’ailleurs, en disant : « …c’est sur ce mode durable, marchant en crabe, que va s’instaurer une nouvelle phase du capitalisme financier». La permanence de la crise est durable, elle débouche néanmoins sur une nouvelle phase, dont on comprend alors qu’elle est fortement imprégnée par sa marche en crabe précédente. C’est évidemment assez intuitif et cela vaut ce que cela vaudra.

  20. Appel à un(e) linguiste !
    En réfer : Killixs [ 30 mars 2009 à 19:13]


    Quelque chose me dit que vous surestimez la puissance des anonymes apatrides

    Emirs et princes souvent à Londres, Henry Fok (HK), Michel David-Weill, Goldsmith, Murdoch, David Rockfeller, les Branches rapportées de X ou Y, Madoff, etc. ne sont pas des anonymes

    Si vous êtes à la fois un « investisseur financier » de type pure player, nullement casanier, éventuellement même avec un petit tempérament casse-cou (juste pour le fun)
    Si vous n’êtes pas membre d’un clan familial véritablement « entrepreneur industriel » où tous les titres sont régulés par une drastique charte familiale pour maintenir la cohésion du « noyau dur familial » (style famille PEUGEOT)
    vous pouvez vous sentir parfaitement chez vous
    (Colonna) en Italie, en Afrique du Sud, aux Usa
    (…)

    Appel à un(e) linguiste !
    Comment nommer une personne — souvent immensément riche —
    aux caractéristiques suivantes :
    (1) ses patrimoines immobiliers et mobiliers sont répartis dans le monde,
    (2) elle vit environ 50% dans un pays et le solde ailleurs,
    (3) ses relations sociales ne sont pas concentrées dans un unique pays
    (4) elle en a strictement « rien à f….. » de l’avenir social ou économique des 99,99% de pigeons dans un pays ou un autre
    (5) son passeport peut-être … anglais, américain, allemand, chinois, arabe, indien, français …
    mais c’est en réalité sans grande importance quant à un « patriotisme »
    … quant à un « Souci de défense économique et social d’un territoire ».
    (6) ses attaches familiales peuvent être hétérogènes quant à la nationalité de ses parents et grands-parents
    (7) le cas échéant, elle est née « à l’étranger », par rapport au passeport de sa mère et/ou de son père

    cosmopolite ne va pas. Cosmopolite, adjectif
    « Qui regroupe des personnes originaires de différents pays »

    Quel mot — ? existant (à inventer ?) — serait à employer ?
    Un propos qui utilise des mots impropres est négatif, bon à jeter.
    A tort, j’ai dû utiliser « apatride » pour tenter de faire saisir un « état d’esprit
    … mais visiblement la formulation n’était pas suffisamment « perceptible » …
    trop sujette à interprétation erronée
    La personne a un plein bon passeport de « national », voire même deux (ou trois)
    Pensez-vous vous y retrouver en ce monde si vous n’avez pas les mots pour le décrire ?
    Pour votre effort de recherche ou d’invention, à l’avance M E R C I !    

  21. @Clown
    apatride: Sans nationalité légale. (Petit Larousse illustré 1987 – toujours lui 🙂 )
    Le terme est donc effectivement impropre.

    Étant donné la définition que vous en proposez, je serais tenté de faire dans la facilité, même si ces néologismes paraîtront certainement peu gracieux:
    multipatride.
    Ou encore:
    polypatride (en analogie avec les polyglottes).

    P.S. Au risque de vous décevoir, je suis vos discours avec de plus en plus de facilité, méfiez-vous, vous allez finir par devenir intelligible 🙂

  22. @LeClownBlanc

    au niveau national, comment sont qualifiés ceux qui se mettent en marge de la société et des lois ?
    au niveau mondial, comment appeler les résidents de la matrice ?
    exosquelettes ?
    patriofurtifs ?

    des cibles ?

  23. Bonjour a tous et a toutes,

    Une question SVP : Quelqu’un a t-il trouvé dans le bilan de la SocGen une trace du paiement des 12 $ milliards d’AIG ?

    Normalement le paiement a du s’effectuer en octobre novembre. Alors…

    Cordialement

  24. Dissonnance, Barbrel, Fr. Leclerc, Clive, Blob, iGor milhi
    Vpus êtes vraiment SUPER !
    … pour le choix, n’y aurait-il pas moyen de commenter puis voter ?
    Déjà … en attendant … pour vous remercier
    je vais vous offrir une petite histoire d’expert
    [ ref Philippe Deltombe 21:37 supra ]
    C’est « L’expert … plouf-plouf!… au bain !
    Allez-allez au bain.
    Il me faut Auguste. La saynète ne se joue pas en solo

  25. Ref Philippe Deltombe [21:37]
    De la nullité trop fréquente des experts en pseudo-sciences « humaines ».

    Rappel contextuel :
    (a) X% des richesses mondiales sont détenues par un cercle limité de patriofurtifs (provisoirement)
    (mot à valider)
    (b) 50% des richesses mondiales sont détenues par 1000 (ou 2000 ?) transationales
    (il faudrait bien séparer les établissements financiers et banques
    des grands groupes de l’Economie Réelle – stat à récupérer ou établir)

    (c) Les trillions offshore sont un véritable maquis : 11.500 trillions pour les particuliers
    et total que j’ignore pour les banques et les transnationales de l’Economie Réelle)
    (d) Des Etats tellement endettés jusqu’à la gueule que des pans entiers de la population
    se jettent la tête dans le sable (d’une façon ou d’une autre) pour écarter l’angoisse
    (e) Une EtitacoNoblesse, assistée d’un HautClergé de communicants et protoexperts grotesques, discréditée

    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    Ce ne sont pas les Etats du XVIIIe ou XIXe siècle qui mènent la danse.
    A l’évidence.
    Ces brefs points (a) à (e) sont ici nécessaires pour fournir un contexte à ce qui suit.
    Une des causes fréquentes de l’erreur de leurs « constats » ou « résultats de synthèse »
    tient souvent à deux manques élémentaires de jugement :
    ne pas vouloir admettre « le non descriptible » de leur champ d’analyse
    vouloir absolument « singer les sciences dures » ( la physique, la biologie,…)

    Et vous en trouvez des exemples jusqu’à l’Académie des Sciences Morales et Politiques :

    www.contre-feux.com/profile/Jean

    Appelons « petites formes colorées en plastique »
    huit ou vingt (G8, G20) EtaticoNoblesses assistées d’un rang de son HautClergé, celui de ses sherpas
    En cas d’accord — de rang 1 ou 2, comme il existe des topBanques de rang 1, 2 ou 3 —
    l’image d’un oligole (comme çi ou comme ça) serait envisageable …
    … à certaines conditions particulières aux limites (limites d’équilibre restreint, limites de chaos)

    http://www.contre-feux.com/international/lhypothese-oligopolaire.php

    Ce monsieur, dont j’ignore tout, sûrement charmant, veut absolument arriver à une « jolie démontration »
    qui allierait géométrie et thermodynamique.
    Il n’est pas dans mon tempérament d’être féroce.
    Auguste, lui, mettons qu’il soit grisé … à jouer avec des enfants ou … faire le pitre dans un cabaret
    est autorisé, tel le « fou officiel du Roy » à se lâcher.
    [la vieille monarchie du XVe ou XVIe ! …
    n’y aurait-il pas une charmante historienne pour nous parler de la fonction fou-du-Roy ?]

  26. Dans sa petit baignoire, l’oligopolier est comme un enfant faisant plouf-plouf !
    … des petites formes colorées en plastique flottent
    d’autres, trop fragiles ou alourdies, coulent.

    Lui viendrait-il à l’idée d’aller inventer un mot pour évoquer,
    avec une difficulté certaine, les 0.01% de terriens, en clans liés, qui ce jeudi 2 avril 2009
    vont continuer de berner les 99,99% d’autres personnes, en désordre …
    les unes hypnotisées à leur TV (subjuguées), … d’autres
    perdues, cyniques, encouragées, …
    en rage, découragées, indifférentes ?

  27. Il vous faudrait trois arrêtés mensuels des comptes : 30 sep – 30 oct – 30 nov
    puis calculer les différences d’un mois sur l’autre
    Avec un peu de chance vous devriez pouvoir repérer le règlement que vous cherchez,
    probablement mêlé à d’autres opérations de moindre importance

  28. @ David Lavatar [ 12:24 ]
    Parmi les David vous auriez pu tout aussi bien vous appeler David Rockfeller
    L’homme : biographie trop trop sommaire</a
    parfaitement naïf et innocent, au milieu de mammifères mammaires
    Famille – Bouts de patrimoine

    Seriez-vous pour autant, nécessairement, un psychopathe ?
    Assurément pas.
    Extrait de English.wikipedia

    In 1960 the headquarters was completed under his direction at One Chase Manhattan Plaza, on Liberty Street in downtown Manhattan, directly across from the Federal Reserve Bank of New York. At 60 stories, it was at that time the largest bank building in the world; it also had, five floors below ground, the largest bank vault then in existence.

    The Chase Bank’s principal competitor — then and now — was National City Bank of New York (later First National City Bank), now Citibank, a division of the holding company Citigroup. Ironically, National City had a long association with the Rockefeller family through James Stillman, a director of the Bank, and David’s great-uncle William Rockefeller, Standard Oil’s finance manager, who was recruited to the Bank’s board by Stillman from 1884 onwards. The Bank then became enriched by its association with the Standard Oil empire, to the point where it was nicknamed the Oil Bank.

    When Stillman and William Rockefeller’s children later intermarried they became the Stillman Rockefellers and a descendant, James Stillman Rockefeller, subsequently became chairman of Citibank from 1959, at about the same time as David became Chase president in 1960.

    In the 1960s Rockefeller and other businessmen formed the Chase International Advisory Committee (IAC) —
    which in 2005 consisted of twenty-eight prominent and respected businessmen from 19 nations throughout the world, many of whom were his personal friends;
    he was subsequently to become chairman until he retired from that position on the IAC in 1999.
    After the J. P. Morgan merger, this committee was renamed the International Council, and contains prominent figures such as
    Henry Kissinger, Riley P. Bechtel (of the Bechtel Group), Andre Desmarais, Lee Kuan Yew and George Shultz, the current chairman. Historically, prominent figures on the IAC have included Gianni Agnelli (a longtime associate, who spent thirty years on the Committee), John Loudon (Chairman of Royal Dutch-Shell), C. Douglas Dillon, David Packard and Henry Ford II.[13]

    Under his stewardship the Chase spread internationally and became a central pillar in the world’s financial system, including being the leading bank for the United Nations.
    It has a global network of correspondent banks that has been estimated to number about 50,000,
    the largest of any bank in the world.
    A notable achievement was the setting up of the first branch of an American bank
    at One Karl Marx Square, near the Kremlin, in the then Soviet Union, in 1973.
    This was also the year Rockefeller traveled to China, resulting in his bank becoming the National Bank of China’s first correspondent bank in the United States.

    Before becoming Chairman of the Federal Reserve, Paul Volcker worked for Chase.
    Volcker has had a long association with Rockefeller, becoming a member of the Trust Committee of the family in 1987, after stepping down from his position at the Reserve.
    The Trust Committee is the pivotal committee which controls the wealth of the family through trusts established by John D. Rockefeller, Jr.,
    as well as the real estate firm that then owned Rockefeller Center, before it was sold.[14]

    IMF (en français FMI) and World Bank.
    The Chase Bank has also had a strong connection to the World Bank, as three presidents (John J. McCloy, Eugene R. Black, Sr. and George Woods) all worked at Chase before taking up positions at the international bank.
    A fourth president, James D. Wolfensohn, is also closely associated with Rockefeller, serving as a director of the Rockefeller Foundation, amongst other family-created institutions.

    Rockefeller has also for many years hosted annual luncheons at the family’s Westchester County Pocantico estate for the world’s finance ministers and central bank governors,
    following the annual Washington meetings of the World Bank and International Monetary Fund.[16]
    These luncheons were held at the Playhouse. These regular meetings were also attended by the other internationalist in the family, John D 3rd, up until his death in 1978.

    It was through a recommendation from the World Bank’s Eugene Black that Rockefeller gained a crucial executive assistant, Joseph Verner Reed, Jr., from the beginning of his Chase chairmanship;
    Reed had been an assistant to Black at the World Bank and had worked with Black when he was a Chase director, rising to become a Vice President.
    Reed was subsequently to become a crucial emissary for Rockefeller in the admittance of the Shah of Iran into the United States, amongst other duties. Later, in 1987, Reed became Under Secretary General for Political Affairs at the United Nations, a pivotal senior position that is traditionally given to the United States, thus becoming the top-ranking American in the United Nations Secretariat.
    etc. etc.

    Beaucoup plus intéressant à lire que Contreinfo.info, Mediapart, Rue89, Slate, etc.
    Des centaines de mots cliquables

    Bechtel ! Un monde à lui seul, Intérêts d’Arabie Saoudite et de Washington compris.
    Le monde est petit. Au sein du « Management Training Program » à WallStreet (JP Morgan), 9 mois, se trouvait notamment le fils du Chief Economist d’Exxon (cf. supra).

  29. @ Enigma

    Je n’ai pas trop le temps de chercher qui édite cette lettre. Les thèses qu’elle expose sont trop schématiques. La création monétaire, comme la hausse du dollar, diminuent le poids de la dette, certes, mais l’une a pour vocation première de relancer la machine du crédit et l’autre n’est que la conséquence que le dollar, du fait de son statut de monnaie de réserve, est aussi un refuge.
    Quant à l’or, il grimpe pour les mêmes raisons, mais il n’est pas très probable qu’il retrouve sa fonction d’étalon (ner serait-ce qu’en raison de ses quantités disponibles). La critique qui est faite à la proposition chinoise, est que les DTS ne reposent que sur un panier de monnaies, et non pas sur un socle plus intangible. Par quoi remplacer l’or, alors ? l’eau ? l’air ? Les carrottes sans OGM, je ne vois pas.

  30. @ Enigma [12:18]
    Plusieurs bonnes choses dans ces deux articles.
    Toutefois, l’auteur se trompe totalement sur l’or et n’envisage pas assez l’imprévu
    On n’est justement plus en 1973, à l’aube de la première crise pétrolière
    Et l’on s’en fout pas mal des milliers d’années d’expérience des hybrides de cro-magnons, descendants des reptiles.

    * Sur le sujet du dollar, au moins, le G20 pourrait faire quelque chose qui en vaille la peine. Ils pourraient renoncer au système monétaire de Nixon, basé sur la confiance… et revenir à un système basé sur l’or. Ils ne le feront pas, cependant. Pas encore. Pas avant que le système basé sur le dollar n’ait explosé.

    * Quand est-ce que cela arrivera ? Nous aimerions bien le savoir. Mais d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard, un nouveau système devra émerger. Il sera très probablement basé sur l’or. Pourquoi ?
    Parce que durant les milliers d’années de l’expérience humaine, on n’a jamais trouvé mieux. Non que nous écartions complètement la possibilité d’un meilleur système ; les humains peuvent être rusés. Mais la devise est précisément la sorte d’activité où l’on ne veut pas de ruse. On veut de la solidité bête et honnête… quelque chose que la ruse ne peut saper ou contourner. De l’argent que les gens rusés ne peuvent bidouiller.

    ** Et en ce moment, les banques centrales bidouillent tout ce qu’elles savent. Rien qu’aux Etats-Unis, le coût total de tout ce bidouillage est de l’ordre des 14 000 milliards de dollars.

  31. @F.Leclerc et Clown blanc

    Merci pour vos éclairages en contre-point.

    Je continue de m’informer et chercher …

  32. @Clown,

    le métal précieux serait à considérer plutôt comme une sorte d’ assurance en cas d’ événement très imprévu ? avec le même genre de probabilité que celle de l’ utilité future d’ un M16 accroché au dessus de la cheminée ?

  33. Economic System Needs ‘Major Changes’: Global Poll

    March 31, 2009

    Major reform of the international economic system is needed in order to solve the current crisis, according to a new global poll of over 29,000 people carried out for BBC World Service.

    As G20 leaders prepare to meet in London this week, 70 per cent of those across the 24 countries polled by GlobeScan think ‘major changes’ are required to the way the global economy is run. Only 4 per cent think no significant changes are needed.

    Majorities in most countries – on average 68 per cent – also see the need for major changes to their own country’s economy.

    Of the 24 countries polled, 15 are part of the G20 and among those countries, 65 per cent think major changes are required to the international economic system, while 62 per cent see the need for major changes to their own country’s economy.

    When asked whether the downturn in the global economy has negatively affected them and their family over six in ten (62%) said it had affected them at least ‘a fair amount’. Thirty-one per cent say that it has affected them ‘a great deal’. Both these figures are little changed from a BBC poll in mid-2008.

    More than two in five (44%) say that they have been personally affected by shortage of credit for mortgages and other loans at least a fair amount, with one in five saying it has affected them a great deal.

    The findings suggest that people in developing countries are being harder hit by the economic downturn than those in richer nations. People in Kenya (74%), Egypt (64%), the Philippines (55%) and Turkey (50%) are most likely to say that the global economic downturn is affecting them personally ‘a great deal’. Mexico (55%) and Nigeria (39%), meanwhile, have among the highest proportions of people saying they have been negatively affected ‘a great deal’ by the credit shortage.

    Asked when they expected their situation to improve, those personally affected by the economic downturn were divided between those who think it will last more than two years (45%) and those who say it will recover sooner than that (46%).

    The poll also shows that despite recent price falls, the high cost of food continues to negatively affect a much higher proportion of people than the economic downturn. Three in four families (76%) across the 24 countries say it is affecting them at least a fair amount, with 47 per cent saying it is affecting them a great deal, down from 59 per cent six months ago. Again, citizens of developing countries are most likely to report negative impacts from food prices.

    The results are drawn from a survey of 29,913 adult citizens across 24 countries, conducted for BBC World Service by the international polling firm GlobeScan, together with the Program on International Policy Attitudes (PIPA) at the University of Maryland. GlobeScan coordinated fieldwork between 24 November 2008 and 27 February 2009.

    GlobeScan Chairman Doug Miller commented, « The poll reveals a global mandate for bold action at this week’s G20 leaders summit. Results suggest most people see the global economic system as flawed. »

    He added: « The poll also highlights the ‘forgotten crisis’ of high food prices that is still having the most negative impact on many people’s lives. »

  34. Un aparté : tout le monde parle de l’arnaque de Madoff aux dépends de particuliers ou d’associations caritatives et on pleure et on se lamente de l’inhumanité du bonhomme. Au tout début de l’affaire on a appris une chose dont plus personne ne parle : il a été, ce même Madoff, une des figures les plus importantes du Nasdaq, la bourse américaine vouée aux nouvelles technologies : y aura-t-il une enquête sur ce point ? De quelle manière a-t-il pu influencer l’économie ? Je trouve ce point bien plus intéressant que la basse escroquerie à la confiance.

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