La pauvre noce

On me demandait il y a quelques jours à la radio ce qui devait absolument changer si l’on voulait que l’espèce survive et j’ai répondu : « Elle doit apprendre à maîtriser son agressivité naturelle ». Des grands hommes nous parlent de la compassion depuis plus de deux mille ans : le Bouddha, Socrate, Jésus-Christ et nous ne leur avons encore prêté aucune attention. Si nous voulons éviter l’extinction, il faut maintenant que les choses évoluent rapidement.

Dans notre série « les chants de la compassion », une chanson de Georges Brassens. Elle n’est pas parmi ses plus connues et un commentateur de l’internet parle à son propos d’un « rythme un peu ennuyeux », lequel n’est bien entendu pas là accidentellement : l’indigence de la mélodie souligne en contrepoint la pauvreté de la noce elle-même.

La chanson s’intitule « Marche nuptiale » alors que sa cadence évoque irrésistiblement celle d’une marche funèbre. Tout est là en effet pour dénoter la misère ambiante : les mariés sur un char à bœufs mû par les invités, la date de la noce repoussée sans doute maintes fois puisque les enfants du couple y assistent, enfin les éléments eux-mêmes, le vent et la pluie, se liguant pour rappeler qu’une tragédie est toujours aussi un désastre tout court.

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57 réflexions sur « La pauvre noce »

  1. Bonsoir Paul,

    Deuxième fois que je vous reprends sur Jésus. Encore une fois vous allez me dire que ce n’est pas ce que vous vouliez dire. Non, jusqu’à preuve du contraire, j’insiste, jusqu’à preuve du contraire jésus n’est pas, un personnage historique. Cela paraît mesquin dit ainsi, mais il pénible de lire de « grands hommes » accolé à jésus. Mince alors, voulez vous sortir du carcan oui ou non ? Il ne suffit pas de dénoncer l’horrible finance, il y a des sous-jacents à démolir que vous sous estimez avec tout le respect que je vous dois.

    A chacun sa marrote.

  2. « Elle
    (soit l’espèce, mais pourrait on dire autant l’humanité, la responsabilité humaine …cependant que les droits de l’homme, le jugement -ou plus sympathique: l’entendement- humain, …)
    doit …. »
    pourquoi ce féminin ????

  3. Vincent : Rien ne prouve qu’il n’ait pas existé, et de nombreux écrits nous invitent au contraire à penser qu’il ne fut pas qu’un personnage inventé. On a d’ailleurs pas plus de preuves de l’existence de Socrate. Mais de toute manière peu importe, seuls comptent désormais leurs idées.

  4. Je crois qu’il faut parfois en revenir à Darwin pour comprendre pourquoi l’homme se comporte de telle ou telle manière et non pas un résultat d’une réelle réflexion. Son but survivre d’abord et se reproduire ensuite. La « qualité » ou plutôt la spécificité de l’homme par rapport aux autres animaux est son intelligence. La stratégie pour la reproduction commence chez le jeune adulte célibataire par lui faire apprécier la diversité et la défendre car il recherche un partenaire sexuel et préfère avoir le choix. Cela le rend plutôt intéressé par les différences chez les autres hommes. Une fois qu’il ou elle a choisi un partenaire sexuel s’est reproduit son intérêt devient d’assurer sa descendance et donc de protéger « les siens » tant que ceux ci ne sont pas émancipés. Là il devient du coup plus du tout intéressé par d’autres personnes génétiquement trop différentes mais au contraire. Il se met en concurrence avec les autres pour que sa descendance ai plus de chance que celle des autres et implicitement dispose de plus de ressource que celle des autres. Cela le rend assez intolérant avec ses semblables plus ils sont génétiquement différents. En vieillissant le mâle peut être tenté de recommencer aujourd’hui car avec son espérance de vie il peut même en avoir les moyens mais il perdrait l’avantage de s’assurer sa vieillesse par sa descendance d’où son comportement conservateur. Le comportement global est « croissez et multiplier vous » jusqu’à se mettre sur la g… Pour ce qui est de l’intelligence cela ne donne pas non plus un bon résultat. En effet celui qui ne l’est pas tellement essaye forcément (on sait pas pourquoi) ? de se protéger de ceux qui le sont plus qui sinon serait susceptible de se reproduire à sa place. Comme la répartition est naturelle évidemment ceux qui ne sont pas extrêmement intelligent qui sont les plus nombreux se coalise et désigne « les leurs » donc pas trop intelligents et ayant le même intérêt pour les diriger ou les représenter et surtout les défendre des sois disants vilains dangereux que sont ceux qui sont plus intelligents et qui pourraient (on ne sait quoi d’ailleurs mais bon) mais bien sûr désignés par les représentants de la masse comme étant la cause de tous leurs soucis. On en arrive a être dirigé non pas par les meilleurs et les plus compétents mais par les meilleurs de la moyenne soit au point de vue de la courbe de Gauss le minimax (minimum du maximum). Les meilleurs soit peut être 10% de la population sont donc rejetés par la masse avec soit une sur ou sous exploitation dans le travail, un rejet sous prétexte psychologique et dans leur soit disants comportements. Le management dans les entreprises par exemple tend à n’avoir et promouvoir que des gens faisant partie de cette moyenne et rejette sous des prétextes comportementaux d’inadaptation aux travail de groupe etc… les meilleurs (les dirigeants n’étant eux même pas sur d’être les meilleurs (ou certains de ne pas l’être) ont tout intérêt à exclure au plus vite pour de soit disant bonne raison ceux qui pourraient prendre leur place). Le résultat global est assez navrant les meilleurs sont rejetés d’une façon ou d’une autre soit par le bas soit dans des prison sociale mais paradis dorés artificiel et la masse est prise à témoin. On demandera aux gens plus intelligents de « se faire passer pour un bon abruti à coup de RH, management, psy etc… » et on en ajoutera une couche en expliquant ou gens qui le sont moins qu’il n’y a pas de différence entre eux même et les autres (ce qui est faux) et que c’est un problème comportemental alors qu’il n’ont tout simplement pas la capacité à comprendre un concept maitrisé par les uns et intellectuellement inabordable par les autres. Dans un monde qui n’était pas mondialisé on pouvait toujours se cacher mais aujourd’hui les plus intelligents ne vont plus avoir cette stratégie de disponible. Le résultat est évidemment à terme une surpopulation mondiale dirigée par les meilleurs des mauvais ! Pour la terre un PARASITE ni plus ni moins qui se reproduit jusqu’à tuer son hôte.

  5. @ Vincent.

    Je peux comprendre cette indignation qui vous révolte.
    J’ai le même droit que vous et je vous précise ceci : à mes yeux cela vaut mille et et une qualité sinon toute démonstration;
    Jésus n’avait (hormis Paul) autour de lui ,pendant ses 3 années de vie publique(attestée : lisez Flavius Joséphe i.e) que des Gens de rien (on dirait aujourd’hui des exclus !).
    C’est une de ses manifestations qui me conviennent le plus et qui ,ici ,dans cette gigantesque arnaque des « occupants-prédateurs » de la finance que nous subissons, trouve une place remarquable.
    Et je vous souhaite une bonne journée .
    Moi,c’est l’histoire de Zachée (le riche ! ) qui m’a ,curieusement,conduit à une réflexion profonde ,laquelle m’a conduite vers cet Homme Jésus ….

  6. @ Vincent

    Oui, c’est ça : le Bouddha, Socrate, Jésus-Christ, ignorons les paroles qu’on leur attribue parce qu’ils sont imaginaires. C’est l’excuse la plus faiblarde que j’aie entendue.

  7. A P.Jorion

    A propos de brassens que j’ai approché jeune, car mon père le connaissait de Sète, je ne crois pas que le poète ait voulu ètre funèbre, mais solennel ou grave car son père comptait beaucoup pour lui; et puis ce n’était pas dans le style de Brassens de chanter les noces de ses parents sur l’air des lampions, savez vous que la Jeanne de la chanson, l’auvergnate a existé, Brassens vivait chez elle dans une petite impasse de la rue d’Alésia, l’impasse Florimond, la bien nommée!! Elle l’avait hébergée à une époque de sa vie ou méconnu il était mal noté chez les flics.
    C’est souvent à partir d’anecdotes vécues que lui venait des idées de texte

  8. à 2 mn 49 il y a un re-re, c’est plutôt rare chez Brassens, mais il est très perceptible, les deux voix se chevauchent alors (sur « la mariée » et « en pleurs »), il faut monter un peu le son.
    Brassens n’est pas seulemnt un poète, c’est aussi un grand compositeur, il suffit d’orchestrer ses chansons pour faire jaillir des mélodies boudées par l’oreille un peu trop conditionnée par les standards du moment.
    Brassens peut accompagner Jésus, Socrate et Bouddha dans la quête et l’évolution de la non-agressivité et de la compassion universelle.

  9. @ Bernard
    je crois que Jeanne le planquait lorsqu’il avait quitté volontairement les services du STO, suite à une permission, il n’était pas retourné en Allemagne, et la police française le recherchait. Brassens est un homme de coeur, véritablement humain.

  10. Tout ceci tendrait à donner raison à ceux qui préfèrent faire la noce avant le désastre .

    L’entame du billet me rappelle aussi une anecdote que l’on évoque à propos du Dalaï Lama . A la question « qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? » , il aurait répondu « les hommes » : ils se ruinent la santé pour accumuler des fortunes qu’ils s’empressent de dépenser pour retrouver la santé . Au point qu’à ne vivre que pour échapper à la mort , ils meurent sans avoir vécu . »

  11. Nancy Huston a publié un essai titré « professeurs de désespoir » dans lequel elle cherche à comprendre l’engouement des européens pour des figures destructrices d’espérance et profondément nihilistes comme : Schopenhauer, Beckett, Bernhard et, plus près de nous, Houellebecq, Sarah Kane,…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Professeurs_de_désespoir

    Brassens, qui a bercé mon enfance, est quant à lui, un « professeur de doutes », dont j’apprécie la poésie mais qui m’a toujours mis mal à l’aise.
    C’est un de ces professeurs qui a déconstruit mais qui nous laisse tout nu avec des doutes posés en orgueils.
    Le Doute comme figure esthétique.

  12. @ Vincent et les sous-jacents

    Socrate, Jésus, Bouddha Trois maîtres de vie par Frédéric Lenoir (Fayard 2009)

    Bonne lecture,
    et meilleure humeur
    … en ce jour du Seigneur! 🙂

    ps: si vous le souhaitez, traduisez humeur par: discernement (Socrate), compassion (le Bouddha) et vérité (le Christ)

  13. Tout d’abord merci a paul Jorion de m’avoir fait découvrir ce morceau de Brassens a coté duquel j’était passé.
    Loin d’évoquer le désastre cette chanson évoque plutot la condition humaine et le courage
    et une certaine beauté: qui a déja vu un marriage se passer parfaitement?Et souvent au dela des photos et des films le divorce un peu plus tard. Ici l’amour ne fait aucun doute les années n’ont pas émoussé l’amour des bientot vieux fiancés
    Les amis sont la pour tirer le char a boeuf , les parents pour pousser, la pluie en quelque sorte unis tout ce beau monde
    Au dela des apparence de désastre et de pauvreté, ils sont tous venus et restent sous la pluie pour les deux fiancés c’est en cela que c’est un tres beau marriage meme s’ils n’en ont pas conscience, meme s’ils sont mouillés et ridicules: Ils l’ont fait!

    Et vive la mariée.

  14. Bonjour Paul,

    Je ne veux pas entamer un débat, je faisais simplement un commentaire, sur un point de liaison jésus=grand homme, et non pas sur les idées ou messages véhiculés. Ai-je parlé d’ignorer le moins du monde telle ou telle parole ? Non ! Ca serait sympa de ne pas travestir mes propos, je ne constate qu’une confusion.

    Soyez bénis en ce beau dimanche ensoleillé !

  15. c’est curieux qu’on vous pose des questions de ce type. l’humain est cet animal qui se prend pour la sélection naturelle (et à ce titre quelles énormités il dit, il fait!), sélection qu’il a inventé lui-même d’ailleurs, comme il inventa dieu ou le nirvana (qui pourrait se traduire par « destruction » ou « extinction », et paranirvana, par « destruction – ou extinction – sans reste »)

    on pourrait faire un sondage auprès des autres formes de vie de cette petite planète: jugez-vous souhaitable que les humains survivent encore longtemps?
    la réponse la plus fréquente serait peut-être: ne sait pas.

    en attendant, parmi jésus socrate et bouddha, à mon avis très partial, 2 ont réellement aidé les humains à accepter leur mortalité. et depuis ces 2500-2000ans, il y a eu d’autres apports à la pensée humaine, des apports tout aussi intéressant.

    dans le bouddhisme, il y l’école de la terre pure et son bouddha amida. dans un de ses soutras il est dit à la fin de la description de chacun des 5 maux [les humains se complaisent à faire le mal; aiment désobéir et ne pas avoir de respect; naissent en dépendance les uns des autres selon une causalité mutuelle; les humains ne pensent pas à cultiver le bien; les humains sont indécis et paresseux]:
    « Si quelqu’un, en son sein, était capable, avec un cœur unifié et une volonté ferme, de se maîtriser lui-même et de rectifier sa pensée, d’harmoniser entre elles sa parole et sa conduite, d’agir conformément à la vérité et de parler de telle manière que son cœur et sa bouche ne soient pas en contradiction, d’accomplir seulement de bonnes actions en évitant les mauvaises, il se sauverait au moins lui-même: grâce à ses mérites, il obtiendrait le Sommet du Ciel et la Voie du Nirvâna.
    C’est là le premier [le 2e, 3e, 4e, 5e] grand bien! »
    [citation prise dans Trois soûtras et un traité sur la Terre Pure, introduction et traduction par Jean Eracle

    Par ailleurs, toujours selon ce même courant de pensée, l’individu capable de faire le bien n’est pas à loué, parce que c’est seulement qu’existent les causes et conditions pour cela. De même, un criminel n’est pas à blâmer, pour les mêmes raisons déterministes.
    Ce qui fait que je suis sensible à l’idée (qu’on trouve notamment chez Lordon) que ce ne sont pas les agents qui sont les coupables, mais les structures (et peut-être leurs architectes).

    Enfin, dans mes petites balades en continent bouddhiste, dans une introduction à la philo bouddhiste par Junjiro Takakusu, j’avais trouvé cet élément fort intéressant: comme pas mal de bonhomme comme lui, bouddha n’a rien écrit (c’est le cas de jésus et socrate, je crois, non?). Après sa mort, les « disciples » éprouvèrent le besoin de se réunir pour mettre par écrit, et donc figer, l’enseignement du maître. Tous? Non…, des esprits peut-être déjà trop libres ont fait remarqué que l’enseignement du « maître » n’était pas terminé, fermé et qu’il fallait le continuer. Ces esprits libres n’ont donc pas voulu participer à l’établissement d’un enseignement canonique (boum!).
    J’aime bien cette idée.

    Bon dimanche…

  16. bonjour monsieur.

    l’Eternel féminin et masculin se liant pour je ne sais quelle raison sinon d’arréter le temps et de proclamer à tous qu’il était une fois une rencontre. Et s’il y a une raison alors qu’elle disparaisse.

    Au diable psychologie évolutive et gène sombre et solitaire. Et Darwin qui ne voit que continuité dans les affaires humaines qui ne sont qu’histoire d’amour desamours.

    Mais il faut bien que le coeur saigne puisque l’homme vient, puisque la femme vient. Et Freud, et Adler et Jung et le plus parlant de tous Lacan. Et plus j’y pense plus c’est à ça que je pense. Oui à ça. Ce tourbillion de mots et d’images qui viennent agiter mon esprit. Qu’y puisse-je sinon agencer des blocs de mots osseux afin batir un squelette sur lequel pourra s’implanter une chair souple faite d’images mouvantes.

    Pour conclure: des mots issus « du nuage en pantalon » ( W Maiakovski)

    Moi,
    l’enchanteur du monde férié,
    Je n’ai personne pour m’accompagner à la fête.
    Je voudrais tomber sur les pavés
    Et me fracasser la tête.
    Je blasphémais contre Dieu tout-puissant,
    Hurlais qu’il n’existe pas,
    Alors Dieu créa une femme,
    La mit sur mon chemin et dit :
    Aime-la !

    bonne journée

  17. @jérémie

    Nécessaire mémoire de faits.
    pour le reste : nul ne connaît l’heure si ce n’est…
    De votre avis toutefois au vu des signes actuels qui sont aussi des faits.
    Chris Marterson ,dans son chapitre 20 de crash…énumére trois attitudes possibles,de mise en pratique immédiate…pour ne pas être pris de cours :
    –retirer son argent*
    — épargner(contradiction* ?),préparer nourritures pour Familles et proches
    –se préparer à des mutations radicales :domicile,métier…en résumé = « faire avec  » ce qui restera sous peu.

    Aime là ,oui bien sûr.
    Même plus –et c’est dur– Aimons les (les bangsters)

  18. M.Jorion, je partage votre sentiment. J’ai comme dans l’idée que Renée Girard ne vous ai pas totalement étranger. L’Homme, a su faire évoluer ses moyens de destruction de façon exponentielle. Le problème est que notre maitrise de la violence n’a pas du tout suivi ce rythme de progression !

  19. L’égo de l’Homme est omnipotent et narcissique : il veut toujours être au centre du monde et avoir le sentiment de gagner sur les autres. Tant que l’on a pas nettoyé sa conscience pour voir clairement ce comportement basique et l’accepter humblement, on ne peut pas tenter de le contenir et de le maîtriser.
    Quant à l’agressivité, elle est le premier moyen utilisé par l’Homme pour dominer son environnement (nature et autres hommes).

  20. M.Jorion,
    je ne comprends pas votre conclusion: dans ce chant de Brassens, je n’entends ni tragédie, ni désastre.
    Je l’entends comme un des plus beaux hymnes à la résistance, et à la lutte des humbles et des « décriés » (aussi à l’amour et la fraternité).
    Une marche nuptiale, plus révolutionnaire que funèbre:
    (écoutez bien la fin)
    Tous les garçons d’honneur montrant le poing aux nues,
    Criaient  » par Jupiter, la noce continue !,
    Par les hommes décriés, par les dieux contrariés,
    La noce continue et vive la mariée !  »

    La lenteur tient aussi de la narration, qui est celle du souvenir et de la nostalgie. Le témoignage d’un ancien résistant relatant une opération menée avec ses camarades dans le maquis ne serait pas plus rapide, et pas moins violent.

  21. Paul,

    1. Quand on décrit un comportement humain comme « naturel », je m’étonne toujours : qui est ce témoin extraordinaire qui a pu étudier l’être humain à l’état de nature ?

    2. Il semble que beaucoup de gens se sentent concernés par l’existence à long terme de l’humanité. D’où leur vient cet intérêt ?

  22. @ paul jorion
    Si nous voulons éviter l’extinction, il faut maintenant que les choses évoluent rapidement.

    Je pense qu’il est déjà trop tard, c’est l’empressement du plus grand monde à vouloir évoluer rapidement.

    La force multiplié par le nombre, le feu de la colère, l’imagination sans fin à polluer et détruire sans cesse,
    et le souffre de leur cupidité, tant de mauvaise haleine. L’age du fer encore et encore, les œuvres de nos mains.

    La mer, c’est ce qui dure. La Terre, c’est ce qui change. et le ciel c’est ce qui sait.
    http://www.youtube.com/watch?v=C-TavI_Oylk&feature=related

  23. À Omicron… Brassens aimait beaucoup l’un de ces « professeurs de désespoir » du livre (excellent, d’ailleurs) de Nancy Huston: Cioran – qu’il lisait sur son lit de mort. Comme quoi…

  24. Jamais personne ne m’a demandé ce qu’il fallait faire pour que l’espèce survive ;ça tombe bien parce que je n’aurais pas su quoi répondre . Quant à abandonner l’agressivité , je ne suis pas sur que cela ait un sens de vouloir se priver d’un des deux penchants que la nature nous a donnés , ainsi qu’à pas mal d’espèces, pour survivre . Entre empathie et différenciation , qui sont nos deux armes pour trouver des solutions , pourquoi se priver de la seconde qui n’est que de l’agressivité… canalisée car mise en concurrence avec la solidarité . La dynamique et la créativité résultent de cette perpétuelle mesure ( socratique mais Confucius , non cité , était aussi pas mal ).

  25. Paul Jorion a dit:
    « La chanson s’intitule « Marche nuptiale » alors que sa cadence évoque irrésistiblement celle d’une marche funèbre. Tout est là en effet pour dénoter la misère ambiante : les mariés sur un char à bœufs mû par les invités, la date de la noce repoussée sans doute maintes fois puisque les enfants du couple y assistent, enfin les éléments eux-mêmes, le vent et la pluie, se liguant pour rappeler qu’une tragédie est toujours aussi un désastre tout court. »

    Ma question:
    Pardonnez-moi, mais…à part en économie, Mr. Jorion, vous vous y connaissez en quoi?
    Sûrement pas en « amour-sublimé-par-la-pudeur ». C’est toute l’oeuvre de Brassens qui est en raccourci dans ce petit bijou, cette « marche nuptiale », la plus émouvante, la plus sincère, la plus humaine (tiens…justement…!) que je connaisse …

    Merci, toutefois, de nous l’ avoir donné à entendre, et encore bravo pour tout le reste (l’économie !).

    Et… »Gare au(x) gorille(s) » (ceux de la finance, bien entendu ! )

  26. à Florence 12:10
    Vous semblez aborder séparément (parallèlement) « narcissisme » et « agressivité »
    Ne pensez-vous pas qu’une part de l’analyse progresserait en abordant ces abstractions simultanément.
    En premier lieu, cela n’obligerait-il pas à différencier les 20 à 30 formes différentes de narcissismes et catégories distinctes de rejet de l’Autre ?
    Quant au Genre ! … Bon …

    Quant à l’agressivité, elle est le premier moyen utilisé par l’Homme pour dominer son environnement (nature et autres hommes)

    Et si chaque femme supplantait Shéhérazade et se renouvelait de façon inattendue comme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ., couvrant ainsi toutes les dynamiques féminines positives observables (et pourquoi pas même concevables !) aurais-je besoin de rêver à un harem ?

  27. @ SYL,

    Disons que lorsqu’on veut montrer la lune, autant pointer dans la bonne direction. N’est-il pas ? On commence par le doigt et puis on voit la lune, simple et efficace, comme avec un télescope, on commence par le viseur. Sinon, on se gourre et on erre comme un damné dans le ciel. Enfin, je suis bassement pragmatique. Maintenant que voulez-vous que je réponde lorsqu’on me sort Flavius Joseph (cf JLB) comme une victoire un peu plus haut hein ? Je vous le demande !

  28. @ P.Jorion

    Dont acte, mais je ne suis pas si seul… je cite:

    gill68 dit :
    28 juin 2009 à 12:37

    M.Jorion,
    je ne comprends pas votre conclusion: dans ce chant de Brassens, je n’entends ni tragédie, ni désastre.
    Je l’entends comme un des plus beaux hymnes à la résistance, et à la lutte des humbles et des “décriés” (aussi à l’amour et la fraternité).
    Une marche nuptiale, plus révolutionnaire que funèbre:
    (écoutez bien la fin)

  29. @ Pierrot123, gill68

    Parce que la résistance n’a pas lieu sur fond de tragédie ? On a vraiment besoin de mariées en pleurs parce que ça permet la révolte ? Ou bien on pourrait un jour s’en passer ?

  30. @Vincent:  » Maintenant que voulez-vous que je réponde lorsqu’on me sort Flavius Joseph (cf JLB) comme une victoire un peu plus haut hein ? »

    D’accord avec vous sur ce point. Le passage de Flavius Josèphe en question est une interpolation notoire (du bidouillage de moine copiste quoi…). Et comme c’est le seul témoignage historique sur Jésus, il n’y en a donc pas.
    Mais l’important est le message paraît-il. Et là, problème, même le message repris dans les écritures est souvent contradictoire (mais les gens lisent-ils vraiment les écritures?). La seule chose à peu près constante dans le nouveau testament est la haine des riches et des puissants. Et c’est cela que je vais donc retenir, d’autant que cela m’agrée. 🙂

    A noter que cette haine néo-testamentaire des riches et puissants est plutôt contradictoire d’avec ce qui est sous-entendu dans le message de Socrate (qui lui ne fréquente que des gens biens nés). Il est vrai que ce que l’on sait de Socrate est rapporté par l’aristocrate Platon.

    Tout ça pour dire que j’aimerai bien que l’on me résume le message commun à Socrate, Jésus et Bouddha. Etre gentil? (mais ce qui n’empêche pas Socrate de faire hardiment la guerre et Bouddha de tenir la compassion pour nocive, contrairement à ce qu’en dit Paul Jorion)

    Pour ceux qui aiment le gloubiboulga religio-spirituel style new-age, je conseille ce qui se fait de mieux: « Philosophia perennis » de Aldous Huxley. Attention, indigeste si vous aimez la rigueur intellectuelle sur ces questions.

  31. A-t-on une preuve historique de l’instant T0 du big bang ?
    A-t-on une preuve scientifique plus tangible que le faible écho fossile de l’explosion première ?
    Peut-être êtes-vous de tous ceux qui, comme moi, croient à l’échafaudage théorique du big bang mais qui doivent composer avec l’idée que celui-ci repose sur une part d’insondable.
    Il a pourtant bien fallu qu’il y ait un instant T, non ? Même si, lorsque je cherche à l’approcher, mes équations s’affolent, tendent vers l’infini et m’obligent à spéculer sur sa nature exacte.

    Pour moi, il en va de même pour le Christ, je crois à son historicité à cause des faibles échos des témoignages rapportés (je n’ai pas besoin de Flavius) et parce que j’observe la magnifique logique de l’échafaudage anthropologique développé à partir de son message, depuis 2000 ans.
    Remontez dans le temps, comme on le fait pour le big bang et vous verrez les constructions de galaxies nouvelles autorisées par son message et qui ont béquillé l’Homme.

    Nous perdons l’anthropologie chrétienne, celle du sermon sur la montagne, discours central énoncé par quelqu’un qui n’aurait jamais existé.
    Stupidité et persiflage.
    (N’y voyez pas d’attaque personnelle, je parle de l’air du temps mauvais.)

  32. Ah J’oubliais….

    @ Pablo75,

    oui, on peut recommander à tous le livre de Nancy Huston « Professeurs de désespoir ».

    Cioran….
    Ceux qui me connaissent savent que j’ai pris de lui cette devise : Le sentiment que je n’ai pas tout dit se heurte à chaque instant au sentiment qu’il n’y a rien à dire.
    Où se confirme une fois de plus que les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux.

  33. Euh… hum, cher Paul, je crois que sur ce coup (de la chanson de Brassens), vous fîtes comme l’on dit un léger contresens.

    Avant de se lancer dans la description, un peu trémolesque des « pauvres noces » de ses parents, notre chanteur prend bien soin de préciser qu’il en gardera « toujours le souvenir CONTENT » (c’est moi qui souligne).

    Mais vous avez raison sur ce point : ce n’est pas sa meilleure !

  34. @ Le Yéti

    Cette chanson est ma chanson préférée de Brassens (j’ignore si c’est sa meilleure). Que le chanteur dise avoir « le souvenir content » de cette noce ne m’oblige pas à partager son sentiment à son évocation. J’ai de mon côté le souvenir d’une messe d’enterrement (la mort accidentelle d’un jeune pêcheur, père de famille) au cours de laquelle le commentaire lénifiant du prêtre (du genre : « c’est comme ça et pas autrement ») avait provoqué un grondement de réprobation dans l’assemblée. À la sortie, quelqu’un (qui se reconnaîtra) avait dit, serrant les dents : « Il n’aurait pas dû dire ça ! ». Nous partagions son sentiment.

  35. C’est un fait bien connu que les poètes peuvent être lus ( et compris) avec des milliers d’interprétations et de sensibilités . Jorion ,homme du nord, a compris à sa façon Brassens , homme du sud . La seule chanson de Brassens qui me semble ne pas permettre d’interprétation trop divergente , au moins de la gent masculine , c’est  » la première fille … » qui assurément n’évoquait pas ( pour moi en tout cas ) ni Jésus , ni Socrate , ni Bouddha , ni Confucius , mais c’est la première qui m’ait appris à maîtriser mon agressivité naturelle .

  36. Pour l’amour de la langue et surtout l’authenticité du sens voulu , remplacer « ni » par « ou » dans le post précédent ! Cette première fille là ,même à distance, me fait faire n’inporte quoi !

  37. Il faut que les temps s’accomplissent…
    En relisant la « bio » de G Brassens je lis que sa mère était napolitaine. Un des lieux d’Europe où cohabitent et s’affrontent Dieu et diable. Nous sommes en effet dans un monde de dualités ou à chaque force correspond une force contraire. Je me souviens avoir lu dans un ouvrage, (un roman il me semble), ayant Naples pour décor, qu’un personnage, ou bien le narrateur, disait qu’il fallait que ponce et que cendre viennent recouvrir ce que nous n’avons su ni prévenir, ni empêcher…
    Oublier la honte et le désordre…
    Quelle tragédie saurait égaler le spectacle du monde moderne ?

    Rigoletto ou Brassens ?

    Toute tragédie est-elle un naufrage ?
    La pauvre noce est-elle une tragédie ?
    Brassens ne semble pas le penser puisqu’il nous parle d’un souvenir content, mais hors de l’ordre courant. Ah la sensibilité à fleur de peau de Georges ! Il ne s’agit pas d’un simple anti-conformisme mais bien d’une rébellion contre l’injustice ressentie: tant d’amour, tant de temps ensemble ne valent ils pas un contrat, un pacte, une alliance ? Que font les hommes pour nous mépriser de la sorte, que fait Jupiter pour contrarier cette légalité quêtée ? Pourquoi diable nous refuser cette reconnaissance sociale ?
    L’absence de reconnaissance sociale entraîne-t-elle la rébellion, le renversement de l’ordre établi, la révolution ? Je ne le pense pas, c’est par contre une humiliation ressentie. Les époux de la chanson ont dans les faits reçus cette reconnaissance, le maire, le curé (les enfants de chœurs présents) les amis, les parents, l’ont validé, c’est la foi dans la reconnaissance du peuple qui importe à Georges, le regard des autres vaut tous les sacrements. Georges se trompe, de si longues fiançailles, une si longue et incomprise attente, valaient bien en effet tout autant une noce (un contrat, une alliance) même si le rite l’emporte aux yeux des autres hommes sur le fond qui lui a donné naissance. Georges n’est pas révolutionnaire, il est blessé par l’incompréhension et l’aveuglement de ses semblables, le drame c’est la méprise, c’est de considérer que la forme (le rite) l’emporte sur le fond.

    Rigoletto ou Brassens ?

    Tenez Rigoletto c’est différent. Son business à lui, c’est de faire chauffer la fête ! Il s’y prend plutôt bien et il distrait l’ennui du type au pouvoir en alimentant le penchant orgiaque de ce monsieur en femmes toutes plus aguichantes les unes que les autres. Il est vrai qu’il est dans la consommation M le Duc, alors il faut exciter les sens toujours davantage et Rigoletto c’est un vrai pro, il sait trouver le kaléidoscope des formes et tempéraments féminins pour que la fête soit toujours mieux réussie.. Tout (ou presque) laisse à croire qu’il est bien à sa place ce Rigoletto, on sent bien qu’il est tracassé parce que les choses semblent le dépasser, lui échapper: ce « toujours plus » du Duc…
    Non, il apparaitra que Rigoletto n’est pas à sa place, qu’il est un bon père, que de ses yeux la prunelle, sa fille Gilda devient la proie convoitée du Duc, ici commence la tragédie que Rigoletto redoute, entr’aperçoit, tente d’éviter…
    Il faut que les temps s’accomplissent…
    Parler des dieux de l’Olympe c’est commode en période de mondialisation, ça fait exotique, ça nous cause pas, c’est tiède et purement intellectuel…
    Dyonisos est un dieu exigeant, il exagère !! : Il tient absolument à ce qu’on l’aime, quoiqu’il arrive, contre vents et marées: faut l’aimer !
    C’est vrai qu’il a des côtés attachants, tenez, c’est le champion pour faire passer d’un état dans un autre, le roi des transformistes. Bien sûr il tient tout ça d’une vérité plus lointaine qu’on lui a enseigné et qui veut que toute métamorphose s’accomplisse à travers un élément liquide, eau, sang, sperme, lait… lui c’est le vin. Il n’a pas son pareil pour trouver la passe qui mène d’une mer a une autre, alors les marins en général l’aimaient bien (les marins, les pêcheurs et puis les autres aussi).. Quelle inspiration ce Dyonisos !! Le pacte, l’alliance entre lui et les hommes, c’est: faut qu’on l’aime ! Sinon, c’est la faute a expier, la folie, le deuil, les foules paisibles qui se déchainent, l’impuissance, l’erreur. Y’en a qu’on essayé de l’ignorer, pire, de se rebeller, ils ont eu des problèmes.. Les autres se sont démenés pour qu’on l’aime. A quoi bon la rébellion ? Il faut que les temps s’accomplissent…
    Toute existence de la plus modeste à la plus glorieuse, toute vie de la plus longue a la plus brève a sa nécessité impérieuse, toute vie participe de cet accomplissement. L’important c’est le pacte, l’alliance entre les hommes et leur Créateur, mettre chaque chose et chacun a sa place pour que chaque chose et chacun soit en paix…
    Naples, ses pizzas, ses églises, le Vésuve..

  38. Chanson trés personnelle que cette marche nuptiale de Georges Brassens. J’y vois la difficulté de vivre dans une société de l’ordre établi (« Cortège nuptial hors de l’ordre courant ») et pas totalement marginal. Brassens le libertaire qui refuse le mariage (La non demande en mariage) est ému par cette démarche officielle de ses parents.

    C’est un hommage à la sincérité des sentiments.

    C’est une chanson sur la mesquinerie des gens (la foule, le monde futile) même la nature est du coté de l’ordre social.

    Clairement Brassens n’aime pas la majorité et se méfie dans toute ses chansons de la foule.

    Cher Paul je ne comprend pas comme d’autre votre analyse mais je suis persuadé de votre sincérité.

    Sa réponse c’est d’être fier (fanfaron même) et se tenir debout face à l’adversité, ensemble (Tous les garçons d’honneur)

  39. @ Omicron,

    Libre à vous de croire en tout ce que vous voulez, c’est votre droit absolu. Même à l’historicité de Zeus si cela vous chante, d’Hercule ou du Père Noël. Leurs échos sonnent encore à nos oreilles. Vous comprendrez donc que je ne répondrais pas à votre analogie avec le big bang, pour moi c’est du « n’importequoitisme ». Et je suis bien d’accord que l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. Mais, comme le disait un ancien, si ma mémoire est bonne il s’agit d’Euclide, ce qui s’énonce sans preuve, se réfute sans preuve. Il faudrait voir à ne pas retourner la charge de la preuve dans cette affaire. Quant aux messages des sus nommés, disons que le foutras qu’ils comportent ne permet pas en fait d’en tirer grand chose. Pourquoi aller chercher au fond fin des poubelles de l’histoire de l’Humanité, largement mythologique, des références/inspirations que de nombreux auteurs et textes bien vivants et plus récents offrent à profusion ? Ah lala cette habitude de faire du neuf avec du vieux, pourtant largement condamné, par comment vous dites déjà, ce fameux jésus ! 😉

  40. oui Ceriselibertaire,
    c’est bien cordialement et sincèrement aussi que je faisais part de mon incompréhension à M. Jorion, dont j’apprécie le travail, l’honnêteté et la sincérité.
    Et la sincérité, celle de Paul Jorion comme celle qui unissait les parents de Brassens en leur temps, semble bien être aujourd’hui la qualité la plus « décriée » en sarkozie…
    Voilà pourquoi parmi « Tous les garçons d’honneur montrant le poing aux nues », je reconnaissais M.Jorion comme l’un d’eux, à moins qu’il ne fût le jeune Brassens armé de son harmonica, déclencheur de l’espoir pour consoler la mariée humiliée (ou pour venger le défunt décrié par le curé):
    « La noce (des humbles et des sincères) continue! » (ouf, la révolte aura bien lieu).

  41. Il avait Mélanie, Fernande et les autres, mais il avait surtout des bons copains : http://www.dailymotion.com/video/x3t0mh_brassens-avoir-1-bon-copain_music

    Pour revenir au sujet, certes notre espèce doit apprendre à maîtriser son agressivité naturelle, et cela ne pourra se faire qu’en pratiquant l’amour, mais je pense que nous devons surtout apprendre à avoir confiance…
    D’où vient l’agressivité si ce n’est de la peur, la peur de l’autre, la peur de l’inconnu, la peur d’affronter une réalité que nous ne comprenons pas ? Nous cherchons la Vérité avec la peur au ventre, et ça n’est pas bon. Religion, science, méditation, etc., à chacun sa quête (qué quête ? dit-on dans le Midi). Et ceux qui ne cherchent pas se réfugient dans le travail, se laissent asservir. Bref nous ne sommes pas sortis de l’auberge !
    Quelques exemples :
    – L’homme est persuadé que la place qu’occupe actuellement l’économie dans la vie de tout un chacun est une fatalité, une nécessité sociale voire « civilisationnelle ». Il consomme, il échange…et il analyse ces échanges, persuadé que c’est l’unique et la meilleure façon de vivre…par peur d’envisager entre chose. Mais personne ne me fera croire que mon passage sur Terre doive avoir pour seul but de participer à l’occupation collective.
    – Il n’en demeure pas moins vrai que certains excellent dans leur domaine de recherche, et que de les observer est passionnant. Mais tant que l’homme n’acceptera pas sa condition ses avancées seront chaotiques. Pourtant, comme vous l’avez précisé, « tout » a été dit, notamment par « le Bouddha, Socrate, Jésus-Christ », pour que chacun puisse se libérer de la peur. La science est un bon exemple de ces avancées chaotiques : quel que soit le domaine de recherche, l’homme y est contraint par son homo-centrisme auquel il ne peut échapper par peur du néant…L’homme a besoin d’une causalité qui lui soit favorable. C’est pour cela que le débat soulevé par HFD me plaît énormément : il pousse à se détacher de cette contrainte causale. Les cordes, tresses et autres bouteilles de Klein ne sont plus réservées à une élite besogneuse, ce qui je l’espère, permettra à HFD de trouver LA réponse qu’il cherche, et aux mathématiciens besogneux de revenir un peu parmi nous afin de nous faire partager leur art, le travail de vulgarisation qui leur sera nécesaire leur faisant le plus grand bien pour l’interprétation de leur découvertes.
    Une remarque au passage : la masse d’une tête d’épingle d’un pulsar équivaut à plusieurs millions de tonnes, on estime (what else…) à quelques 50 milliards d’années-lumière la taille de notre univers sans pour autant le connaître et savoir dans quoi il baigne…mais on continue à croire à la causalité scientifique, à savoir que « nos » lois, celles de notre univers observable, sont.

    Bonne journée et bonjour à Adeline…Dress. Ah, au fait : maintenant que j’ai les plumes, j’en fais quoi ?

  42. Prêter attention à la parole des maîtres spirituels… Mais ils sont réduits au silence, soit par de faux guides de sectes malfaisantes, soit par le bruit abrutissant de la diarrhée sonore omniprésente du grand marché de la musique…
    Tout est pourtant accessible à qui veut bien entendre…par exemple:

    http://open.spotify.com/track/0H8SsIcY81GCS2FRSsN4EM
    ou encore:
    http://www.musicme.com/#/Divna-Ljubojevic/albums/La-Divine-Liturgie-De-Saint-Jean-Chrysostome-3411369968424.html

    J’ai lu quelque part une phrase du style « – Quel est ton nom ? – Légion lui répondit la voix », la foule est toujours au rendez-vous de la violence.

    Avez-vous expérimenté un concert de « rap » à proximité de la scène ? La violence y est inouïe ! Ici encore la foule est hypnotisée.Comment expliquer que M Jackson ou un autre, groggy de bruit par une avalanche de matériels de haute technologie, maintenu en agitation par une série de médications, derniers cris des « progrès » de la recherche en chimie pharmaceutique, déplace des foules pour débiter, à l’instar de ses collègues, des mots mécaniques dénués de sens ????
    Répondre à cette question c’est s’interroger sur l’origine de l’exacerbation de cette agressivité …

  43. @domend

    je retrouve en vous lisant à peu près le même plaisir que celui de partager l’écoute d’un opéra de Verdi (pourquoi pas Rigoletto) avec quelqu’un qui est aussi ému que moi en l’écoutant. On sait déjà que nous avons quelques bases musicales en commun.
    Ce sont à peu près les mêmes questions que je me suis posées moi aussi, après cette grande vague d’émotion « imposée » par toutes les médias pour la mort de Michael Jackson.
    J’ai remonté dans mon passé, aux souvenir de Jackson Five, souvenir faiblard pour moi (même si existant) car c’était une autre musique pour la rencontre avec l’autre sex qui me parlait plus. Les Beatles, les Roling Stones, Credence Clearwater, Led Zeppelin….. et en même temps j’étudiais le violon. Tout ça se passait dans la Roumanie communiste.
    Pour me faire un peu de sous de poche je suis allé à l’opéra de ma ville (où la soeur d’une collègue de lycée était danseuse étoile) pour faire de la figuration et chanter à l’occasion dans le chœur de l’opéra.
    Au départ je me marrait et puis ce fut le déclic, un soir d’Aïda. J’ai pleuré au final et depuis je ne peux pas m’empêcher de me repasser ce final deux trois fois à chaque fois que j’écoute cet opéra.
    Je vous raconte tous ces souvenirs liés à la musique parce que je pense comme vous, que les choses doivent se passer.
    Je vous les raconte aussi parce que j’ai assisté à un concert de Michael Jackson (à Paris en 1997) sans avoir vraiment envie, mais pour ne pas refuser ce plaisir à ma fille qui était trop jeune pour que je l’y envoie toute seule (syndrome Rigoletto). Et comme vous dites, on y va pas pour la musique mais pour une séance d’hystérie collective.
    Si on arrive à offrir à nos enfants la liberté d’aimer la musique de leur époque, tout en leur parlant de la musique semblable de notre époque et de la MUSIQUE, celle de toutes les époques, tout se passe bien.
    J’espère que tout se passera bien aussi pour les autres domaines de la vie en société, vu que l’intelligence humaine n’a pas encore été décortiquée et reproduite, malgré les robots japonais. Les générations futures se révolterons et changerons leur société quand cela sera inévitable.

  44. @Omicron: « Pour moi, il en va de même pour le Christ, je crois à son historicité à cause des faibles échos des témoignages rapportés (je n’ai pas besoin de Flavius) et parce que j’observe la magnifique logique de l’échafaudage anthropologique développé à partir de son message, depuis 2000 ans. »

    Je n’ai pas voulu nier l’historicité de Jésus en disant que le passage de Flavius Josèphe était une interpolation. S’il y a eu interpolation c’est que Flavius Josèphe en parlait, mais probablement pas pour en dire ce que voulait entendre l’interpolateur.
    Pour la magnifique logique de l’échaufaudage, c’est une question de goût. Moi je ne la vois pas. Mais je ne veux pas non plus en dégoûter les autres. 🙂

  45. Un lien vers Amadou et Mariam  » Ce n’est pas bon, nous n’en voulons pas », ils sont Africains mais leurs paroles trouvent une résonnance en Europe.

  46. Bonjour Moi,

    Moi je le nie aussi simplement que d’autres l’affirment ou le supputent. Mais bien entendu cela n’engage que moi. Le passage de Flavius Joseph est au pire un faux (admis comme tel à ce jour), au mieux une extrapolation. A aucun moment il n’est question d’un certain jésus. J’admet que pour creuser un peu le sujet, il faut au moins un peu s’y intéresser. Bref, il serait judicieux, pour qui cela présente un intérêt, de voir comment l’Ancien Testament et le Nouveau Testament présentent les choses, et aussi contextualiser la bible dans son environnement historico-politiquo-socio-économique. En mot voir la genèse du mythe jésus.

    Ce n’est pas le sujet de ce billet, ni l’objet de ce blog. Cependant, il suffit de voir comment cette pensée « chrétienne » influe encore notre quotidien et jusque dans cette crise actuelle pour considérer que ce n’est peut-être totalement anodin, ce et y compris dans la manière dont s’exprime sur ce sujet. Bref, c’était un petit aparté.

  47. Bonsoir Moi,

    La page wikipédia, pour faire vite et facilement accessible, sur Flavius Josèphe a au moins le mérite de présenter d’autres thèses et de donner une autre « traduction », ne pensez-vous pas ? Mais loin de moi l’idée de vous « déconvertir » à votre éventuelle croyance. Restons en là si vous le voulez bien.

  48. France Culture est une mine d’information exceptionnelle. Grace à cette radio en or massif on parvient à surnager au dessus du flot de C….et de K…. médiatique…(je suis reporter international pour la presse belge).
    A votre écoute, j’en reviens à deux de mes idées fortes sur la crise actuelle : On ne fera jamais manger de la salade à un tigre…pour suivre votre recommandation, il n’y a qu’une seule issue…nous devons lancer un mouvement sur la toile
    POUR LA FERMETURE TOTALE ET DEFINITIVE DE LA BOURSE…DES BOURSES
    Merci de me faire part de votre avis

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