L’actualité de la crise : Une impuissance inavouable, par François Leclerc

Billet invité.

UNE IMPUISSANCE INAVOUABLE

Le G8 dans sa formule élargie n’est pas encore fini que tous les regards sont déjà tournés vers le prochain sommet, le G20 de fin septembre prochain, cette fois-ci à Pittsburgh (Etats-Unis). Un nouveau lieu symbolique, une deuxième ville sinistrée après L’Aquila, l’une par un tremblement de terre, l’autre par le capitalisme. Volgograd (Stalingrad) ou Dresde devraient se mettre sur les rangs.

Comme s’il était possible d’être déçu par ce qui était prévu, comme s’il était encore attendu de la prochaine étape, de la suivante de ces réunions qui se succèdent dans les formations les plus variées, autre chose que des déclarations finales servant plus à masquer les désaccords entre les participants qu’à prendre des décisions. Car constater ces désaccords serait au moins un pas en avant, mais cela serait afficher l’inavouable, c’est à dire l’impuissance.

Un premier bilan du G20 de Londres, en avril dernier, se fait ainsi toujours attendre. Il nous est offert à la place, afin de nous occuper l’esprit sans doute, un florilège de combinaisons partant dans tous les sens à propos du meilleur dispositif que les chefs d’Etat devraient adopter pour se réunir, afin d’être efficaces. Chacun y va, ou presque de sa formule. Aucune n’est pourtant satisfaisante, puisqu’il faut toujours que des invitations supplémentaires soient adressées, quelle que soit celle que l’on adopte. C’est navrant et la meilleure illustration que ces sommets, finalement, ne servent à rien. Soit parce que chacun suit, à son retour chez lui, son petit bonhomme de chemin, soit parce que les décisions semblent se prendre ailleurs et par d’autres.

Les sujets pourtant ne manquent pas, même si l’on s’en tient à une seule partie de l’ordre du jour de ce G8 élargi au deuxième jour de sa réunion, à savoir la crise financière et économique. Le FMI relève, dans son dernier « Rapport sur la stabilité financière dans le monde », que « le risque extrême d’une autre défaillance systémique comparable à l’effondrement » (de Lehman Brothers) a été réduit (bien lire : réduit), mais que « les récentes améliorations dans le domaine financier présentent un risque, en ce sens que l’on serait tenté de baisser la garde ». Une fois de plus, il réaffirme que « l’assainissement du secteur financier demeure la plus haute priorité », principalement dans les pays avancés. « Une question en suspens des deux côtés de l’Atlantique », a précisé José Vinals, directeur du département des marchés de capitaux du FMI. Observant que les Etats portaient à bout de bras l’économie, non sans manifester de l’« autosatisfaction ».

Le rapport du FMI n’aurait pas pu mieux tomber, avec cette dernière remarque, s’il avait voulu évoquer la réunion du G8. Celle-ci a exprimé un surprenant déphasage avec les nouvelles du terrain, pour reprendre l’expression favorite de ceux qui ne le fréquentent que fortuitement devant les caméras. Ainsi, si l’on se penche sur la situation du crédit, on a pu entendre aujourd’hui deux ministres allemands, Peer Steinbrück et Karl-Theodor zu Guttenberg (un de chaque bord politique), évoquer la menace d’une pénurie du crédit pour les entreprises au deuxième semestre. Ou Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, annoncer qu’après plus de dix mois de crise aggravée, les réserves de trésorerie des PME se tarissaient. « La situation difficile pour les entreprises va être à la rentrée de septembre » précisait-il. En se tournant du côté des banques, en enregistrant ce que Simon Nellis, un analyste de Citigroup, venait de souligner :« Nous craignons que l’Autriche soit un danger caché pour le secteur bancaire autrichien. L’Autriche s’apprête à vivre sa pire récession depuis les années 1950 ». Ou en regardant du côté du crédit aux particuliers, lisant que l’American Bankers Association vient de constater, statistiques à l’appui, que la montée du chômage aux Etats-Unis a poussé à la hausse les défauts de remboursement sur les cartes de crédit et le crédit immobilier hypothécaire, qui ont atteint des niveaux toujours plus record. Ou bien encore en se penchant sur la production industrielle, observant qu’elle a encore baissé, en Grande Bretagne, de 0,6% sur le mois de mai (11,9% sur un an), selon l’ONS (Office national des Statistiques). Et, à propos du chômage, en prenant en compte que si 565.000 nouvelles inscriptions ont bien été seulement recensées aux Etats-Unis – triste exploit – alors que 603.000 avaient été prévues par les analystes, il ne fallait pas pavoiser. Car, selon un responsable du service des statistiques, cette baisse s’expliquait par une correction saisonnière reposant sur une série statistique qui n’était plus pertinente dans le contexte actuel.

Voilà comment le monde « développé » vivait donc aujourd’hui la crise, aux antipodes des déclarations millimétrées des chefs d’Etat. Laissant à penser que l’Europe s’enfonçait de plus en plus dans la récession, alors que les Etats-Unis n’en sortaient pas. Tandis qu’un second plan de relance était hier évoqué par une conseillère de Barack Obama, sans doute par inadvertance et dans le feu de l’action d’un colloque à Singapour. Suscitant des réactions négatives des républicains ainsi que des milieux financiers, qui craignent les conséquences d’une telle annonce sur les marchés, particulièrement sur le dollar, suivies bien entendu d’un démenti de la Maison Blanche.

Et, si l’on parle de l’avenir, et non plus seulement du présent et du futur proche, le panorama n’est pas nécessairement plus avenant. En France, la commission des finances du Sénat a vivement critiqué les prévisions budgétaires du gouvernement, remarquant qu’avec une dette de 1.200 milliards d’euros attendue pour fin 2009, il faudrait inscrire chaque année une ligne de crédit de 60 milliards pour l’amortir sur 20 ans. Sur la base des propres prévisions de la Commission, le déficit public serait de 6,8% du PIB en 2012 et la dette publique atteindrait 92,2% du PIB la même année. En Allemagne, selon les prévisions du gouvernement, la dette devrait atteindre 82% du PIB en 2012, le déficit étant encore à 4% du PIB cette année-là, après être monté à 6% en 2010. Tout confirme donc que le sacro saint pacte de stabilité, qui prévoit que le déficit public ne dépasse pas les 3% du PIB et la dette 60% du PIB, n’est plus qu’un chiffon de papier que personne ne veut jeter à la corbeille pour sauver les apparences. S’il ne s’agissait d’ailleurs que de cela !

Mais plutôt que de poursuivre une lancinante série de nouvelles, trois informations peuvent servir à elles seules à décrire ce qui nous attend.

1 – Faisant écho à la déclaration finale du G8, selon laquelle la hausse du chômage pouvait menacer la stabilité sociale dans le monde, Dominique Strauss Kahn, le directeur général du FMI, a déclaré que : « Même si la croissance revient, ce que tout le monde prédit et que nous confirmons (…), le chômage va augmenter dans les pays développés comme dans certaines économies émergentes ». Il en a tiré la conclusion que « si des actions fortes ne sont pas mises en place préventivement, nous risquons de manquer de munitions politiques et de ne pas pouvoir faire face ». Somme toute, de financière, la crise est devenue économique, puis sociale, elle s’annonce dorénavant politique.

2 – Le contenu d’une communication que doit prononcer à Bâle le 26 juillet prochain devant la Banque des Règlements Internationaux (BRI) le président de la New York Federal Reserve, William C. Dudley, a été rendu public, faisant l’objet d’un article du New York Times. Il a fermement revendiqué un nouveau rôle pour la Fed, l’estimant dorénavant capable de dégonfler les bulles financières avant qu’elles n’éclatent. Affirmant avoir pour cela des instruments dans sa boîte à outils, sans malheureusement préciser lesquels. « Identifier les bulles n’est peut-être pas aussi dur que cela » s’est vanté William C. Duddley, immédiatement pris au mot par Simon Johnson sur son blog, « The baseline scenario », qui a fait remarquer qu’à ce prix là, le président de la Fed de New York aurait pu parler des deux bulles en cours de constitution et qui enflent déjà démesurément, celles des avoirs des pays émergents et de la dette publique américaine. Tirant comme conclusion de ces omissions qu’il était parfaitement illusoire que la Fed puisse endiguer demain une marée qu’elle ne voyait pas aujourd’hui à ses pieds.

3 – Ron Paul, député républicain, a déposé au Congrès un projet de loi destiné à soumettre la Fed au contrôle du pouvoir politique, en lui imposant un contrôle du Government Accountability Office (GAO), l’équivalent de la Cour des Comptes française, mais qui dépend du Congrès.

Donald Kohn, le vice-président de la banque centrale américaine (Fed) a aussitôt répliqué devant une sous-commission de la Chambre des représentants: « Si les membres du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) devaient croire que les audits du GAO pourraient se traduire par la publication d’analyses sur leur discussions politiques, ils pourraient se montrer moins enclins à participer aux débats internes très variés et sans retenue qui sont essentiels pour identifier les meilleurs choix de politique monétaire », ajoutant « qui plus est, la publication de résultats d’audits du GAO consacrés à la politique monétaire et aux délibérations qui lui sont liées » risquerait de « compliquer la communication des intentions du FOMC en matière de politique monétaire à destination des marchés financiers et de l’opinion publique en général ».

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55 réflexions sur « L’actualité de la crise : Une impuissance inavouable, par François Leclerc »

  1. Ci_après une traduction approximative de l’article de Ambrose Evans Pritchard, en attendant mieux. Il s’agit du travail d’un amateur qui lit l’anglais uniquement en compréhension, aussi lui pardonnerez vous quelques glissades mal contrôlées.

    The unemployment timebomb is quietly ticking
    Le « Tic Tac »‘ de la bombe du chômage s’égrenne tranquillement
    (traduit « librement » d’un texte original de Ambrose Evans-Pritchard)

    Une de mes expériences frappante aux États-Unis au début des années 1990 a été la visite de groupes de miliciens qui ont grandi dans le sillage de la récession au Texas, dans l’Idaho, l’Ohio… C’était surtout des ouvriers (cols bleus) – premières victimes de la répartition internationale du travail à l’échelle mondiale – suffisamment en colère contre Washington au point de s’exercer le week-end en treillis avec des fusils M16. Beaucoup ont soutenu le candidat protestataire Ross Perot, qui prônait la cessation du commerce avec le Mexique, et qui a remporté 19% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1992.

    Ces première poussées de révolte se sont calmées lors de la reprise ultérieure des embauches, néanmoins un groupe de marginaux a quande même fait sauter le bâtiment fédéral d’Oklahoma City en 1995. Malheureusement, aujourd’hui, il n’y aura pas de reprise des embauches. L’utilisation des capacités de production a chuté à des niveaux bas record (68pc aux Etats-Unis, 71 dans la zone euro). Il faut s’attendre à de nouvelles et profandes purges dans le monde du travail.

    Le pire la semaine dernière n’était pas seulement que les États-Unis ont perdu 467.000 emplois en Mai, mais aussi que les heures travaillées a diminué 6.9% par rapport à l’année précédente, passant à 33 heures par semaine. « À aucun moment, lors des récession des années 1990 ou 2001, nous ne nous sommes approchés d’une configuration de l’emploi aussi alarmante » a déclaré David Rosenberg de Glukin Sheff. « Cette fois, cours de la nouvelle crise, nous avons perdu le nombre record de neuf millions d’emplois à plein temps ».

    Les revenus ont diminué au taux annuel de 1,6%. La déflation salariale est en marche, comme au Japon. Fait intéressant, l’Organisation Internationale du Travail est suffisamement inquiètre pour en venir à recommander un accord mondial, de crainte que les différents pays n’enclenchent une ruinueuse spirale de surenchères protectionnniste et de chacun pour soi.

    Certains états mettent en pratique des réductions de rémunération déguisées. Par exemple plus de 238.000 travailleurs dans l’État de Californie ont travaillé deux jours de moins par mois (sans salaire) depuis février. Sous une forme ou une autre, de telles réductions salariales sont pratiquées dans 22 Etats.

    Le Centre d’études du marché du travail (CLMS) à Boston, explique que le taux de chômage atteinyt désormais 18.2%, selon les anciennes normes de comptabilisation. La raison pour laquelle la crise n’est pas ressenttie comme dans les années 1930 est que nous avons tendance à ne pas percevoir la vraie chronologie des évènements, et il faut du temps pour que les gens épuisent leurs économies et sombrent dans la misère. Peut-être que le « matelas » est plus important aujourd’hui et permettra d’éviter un autre « Raisins de la colère », mais 20 millions de propiétaires aux États-Unis sont déjà dans le rouge (selon zsillow.com). Les expulsions sont en cours à un rythme terrifiant.

    Quelque 342.000 habitations ont été fermés en avril, en poussant une armée d’enfants à recourir à la charité. Cela se compare aux 273.000 maisons perdues dans l’ensemble de l’année de 1932. Des Sheriffs dans le Michigan et l’Illinois refusent tout bonnement de jeter des familles à la rue, comme les policiers catholiques réfractaires pendant la dépression.

    L’Europe est un an ou deux en arrière, mais rattrape rapidement son retard. Le taux de chômage a atteint 18.7% en Espagne (37% pour les jeunes), et 16.3% en Lettonie. L’Allemagne a retardé la flambée en payant les entreprise pour qu’elles conservent des travailleurs par le biais de congés de « Réductions d’horaires». La sage Allemagne craint que le taux de chômage ne passe de 3,7 millions à de 5.1 millions l’an prochain. L’OCDE s’attend à atteindre 57 millions de chômeurs dans les pays riches d’ici à la fin de l’année prochaine.

    C’est un décalage mortel. Ce qui est encore plus perturbant, c’est que les gouvernements n’ont pas encore commencé à réduire leurs dépenses pour éviter que leur pays ne tombent dans une spirale de dettes.

    Le président français Nicolas Sarkozy, avec son flair pour les thèmes populaires, a déclaré: « Nous devons réformer tout. Nous ne pouvons pas avoir un système de rentiers et de dumping social pour cause de mondialisation. Ou nous avons la justice, ou nous aurons la violence. Il est illusoire de penser que cette crise n’est qu’un mauvais passage et que nous pouvons continuer comme avant « .

    Le message n’est pas parvenu à Wall Street ni à la City. Si les banquiers savent ce qui est bon pour eux, ils s’octroieront le salaire d’un enseignant pendant quelques années jusqu’à ce que la tempête passe. Si on laisse les bonus sur la table, alors même que les contribuables paient pour les erreurs de leur caste, ils doivent s’attendre à une réaction féroce.

    Nous avons la chance que les États-Unis aient un nouveau président qui jouit d’un grand capital de sympathie, et un Congrès complaisant. Les autres nations doivent s’accomoder de gouvernements sur le retour : l’Allemagne paralysée par la coalition gauche-droite, les reliques défraichies du LDP au Japon, un parti travailliste en grande difficulté en Grande-Bretagne. Certains prennent des précautions: Silvio Berlusconi cherche à affaiblir le parlement en Italie (avec peu de protestation), tandis que le Kremlin a mis sur pied des unités « anti-crise » afin d’étouffer dans l’œuf toute velléité de protestation.

    Nous entrons dans la phase II du « Grand Dénouement ». Il est peut-être temps de mettre à l’écart nos textes de Keynes, Friedman, et Fisher, si utiles pour la phase 1, et de commencer à étudier ce qui s’est passé dans notre société, quand le chômage de masse s’est abattu sur elle en 1932

  2. @Clown
    désolé, je viens seulement de lire vos contributions, comme toujours passionnantes.
    Je crois que vous devriez vous demander ou sont nos polytechniciens, ingénieurs, philosophes, universitaires …
    En un mot : qu est ce qu ils branlent, pendant la grande braderie du pays tous ces intellectuels ?
    Et qu est ce qu on branle nous, a part essayer de comprendre ce qui se passe pour aider a la reconstruction (je ne crois pas qu on puisse sauver un système qui s est vérolé au point de corompre le contenu de la science économique (voir science tout court) enseignée dans ses écoles.
    Je pense que peindre des tableaux et cultiver son jardin est une activité qui restera utile pour communiquer entre humains, quoi qu il arrive, (modulo ordinateurs quantiques adopi ou pasdopi, la est la question)

  3. à iGor [20:58]
    Sur le site anglaispratique.fr

    beggar-thy-neighbour policy

    dimanche 8 février 2009, par Neil Minkley


    politique protectionniste (du chacun-pour-soi)

     L’expression « a beggar-thy-neighbour policy » correspond en français à une politique protectionniste ou à une politique du chacun-pour-soi, qui peut consister à favoriser l’économie d’un pays au dépens d’un autre.

     On emploie également la variante « a beggar-my-neighbour policy ».

     On trouve aussi les formes américaines « a beggar-thy-neighbor policy » et « a beggar-my-neighbor policy », ainsi que diverses variantes avec ou sans majuscules, avec ou sans traits d’union.

     Le mot policy peut évidemment apparaître au pluriel, comme par exemple dans « beggar-thy-neighbour policies » (en français des politiques protectionnistes).

    ++NB : l’expression c’est chacun pour soi se traduit en anglais par it’s every man for himself ; dans le contexte qui nous intéresse, une meilleure traduction serait it’s every country for itself.

    Voici une phrase extraite d’un article de Business Week qui cite une déclaration de Gordon Brown, suivie d’une traduction en français :

    We have not yet seen the same protectionism in trade with beggar-thy-neighbour policies of the 30s and I will fight hard to ensure we do not.
    Nous navons pas encore vu dans le domaine du commerce les politiques protectionnistes du chacun-pour-soi comme dans les années 30, et je me battrai fermement pour assurer que nous ne les verrons pas.

    Et voici un extrait d’un discours de Ban Ki-moon qui fait référence au sujet, suivie d’une traduction en français :

    Beggar Thy Neighbor food policies cannot work. They only distort markets and force prices even higher.
    Les politiques protectionnistes dans le domaine alimentaire ne peuvent pas fonctionner. Elles ne font que fausser les marchés et faire grimper les prix encore plus haut.

    Voir le discours complet :

    >> UN – Secretary-General’s address at High-level Conference on World Food Security

    Voir aussi les articles (en anglais) suivants sur le sujet :

    >> The Times – Obama’s lethal game of beggar-thy-neighbour

    >> Economic Help – Beggar My Neighbour Policy

    >> Wikipedia – Beggar thy neighbour Policy

    >> Retour en haut de la page

    ++NB :

    1) L’expression beggar-my-neighbour est le nom d’un jeu de cartes semblable à la bataille.

    2) Le nom commun beggar et le verbe to beggar signifient respectivement en français mendiant et réduire à la mendicité, appauvrir.

    3) Le nom commun neighbour (qui s’écrit neighbor en anglais américain) signifie voisin en français.

    4) L’adjectif possessif my signifie mon, ma, mes en français.

    5) L’adjectif possessif thy, plutôt archaïque et littéraire, qui signifie ton, ta, tes en français, est encore employé dans le langage familier de certaines régions du nord de l’Angleterre, ainsi que dans un contexte religieux (voir la note en bas de page).
    Il est dérivé du pronom thou, également archaïque, qui signifie tu en français.
    Les deux autres dérivés de ce pronom sont thee et thine, qui signifient respectivement te, toi et le tien, la tienne.

    6) Donc, littéralement, to beggar my neighbour et to beggar thy neighbour signifient respectivement réduire mon voisin à la mendicité et réduire ton voisin à la mendicité.

    CQFD ! / QED !

    ++NB :

    Au fait, le pronom Thou et ses dérivés (Thee, Thy, Thine), écrits avec un « T » majuscule, peuvent être utilisés dans certaines religions pour faire référence à « Dieu » (« God » en anglais).

    Voir l’article (en anglais) suivant sur le sujet :

    >> Thou, Thee, Thy and Thine

    >> Retour en haut de la page

    Copyright Neil Minkley.

  4. Beneficier d’un avantage au detriment de son voisin?
    Profiter du malheur d’autrui?

    http://www.worldwidewords.org/qa/qa-beg3.htm
    BEGGAR-MY-NEIGHBOUR

    [Q] From Reginald Delwiche: I would like to know the origin or first common use of beggar-thy-neighbour. I understand the contemporary meaning, but I think the phrase is often used in the wrong way.

    [A] It may well be misused, though I’ve not found examples. The ones I’ve looked at all employ it in the sense of an advantage gained by one person or group at the expense of another. It’s used especially of a nation that selfishly profits at the expense of others.

    One of the reasons the crisis of the 1930s was so severe was that nations in the inter-war years resorted to beggar-thy-neighbour policies rather than working together against the common enemies of deflation and mass unemployment.

    The Independent, 3 Mar. 2009.

    Beggar-thy-neighbour is a relatively modern version, which I’ve not found before about 1900 and which seems to be a mock archaism. The original was beggar-my-neighbour, which is the way it appears in all the dictionaries I’ve consulted, and which dates from the early eighteenth century.

    It started out as a children’s card game, still popular, whose aim is to capture all the cards of one’s opponent. Players lay down cards alternately onto a stack until one lays a court card or an ace, which forces the other player to pay a forfeit of cards. Lots of variations are known. Some old books talk about its being a gambling game and of taking tricks, which suggests they’re referring to something completely different. Other sources describe a game like snap but in which matching cards have to be of the same suit. Many names for it are known, including Beat Your Neighbour Out Of Doors, Strip-Jack-naked, Draw the Well Dry, and the Scots Birkie. More complicated versions have names like Egyptian Ratscrew and Slap.

    But the essence of the most common version involves enriching one player in cards at the expense of his opponents until the winner takes all. It’s easy to see how this became a metaphor for selfish national behaviour.

  5. à Tigue
    Vous dites : Je crois que vous devriez vous demander ou sont nos polytechniciens, ingénieurs, philosophes, universitaires …
    Ils sont surement occupés, très occupés … à résoudre des problèmes spécialisés, compliqués, peut-être inextricables en certains cas … leur cerveau de toute manière incapable de prendre le recul nécessaire avec toutes les interrograions transversales requises. Mettez les esprits les plus flexibles sous stress pendant quelques décennies, vous n’avez plus que des wagonnets de mines sur des rails …
    Quelqu’un pourrait-il me proposer d’autres représentations — exemples réels — moins « pions-à-roulettes dans des cellules »

  6. @iGor Milhit

    “beggar-thy-neighbour”
    Désolé de ne pas avoir vu ton commentaire et ta proposition de traduction (j’étais peut-être déjà parti) ; les sens correspondraient à « protectionnisme » et « chacun pour soi », j’ai gardé les deux car, de notre côte de la manche, ils sont plus complémentaires qu’interchangeables . Merci de terminer ta traduction car abondance de biens ne nuit pas (et la mienne est un peu rapide, « à la louche »).

  7. @tout le monde: merci!
    @François78: pas de souci, vous étiez peut-être déjà parti, on aura (dans 4min) 2 textes, et il sera toujours possible d’améliorer… et donc merci pour votre travail 🙂

  8. voici donc ma proposition:

    La bombe à retardement du chômage tictaque obstinément.
    par Ambroise Evans-Pritchard

    Une de mes expérience étrange lorsque je couvrais les USA dans les années 90 fut de visiter les milices qui apparaissaient au Texas, en Idaho et en Ohio à la suite de la récession. Ces milices étaient composées principalement d’ouvriers (cols bleus), – les premières victimes de la « correction de l’emploi » mondiale – suffisamment en colère contre Washington pour passer leur week-ends en s’entraînant en treillis et fusils M16. La plupart supportaient le candidat protestataire Ross Perot qui obtint 19 % des suffrages au vote présidentiel de 1992 avec le discours de vouloir stopper tout commerce avec le Mexique.

    La protestation peu élaborée a disparu une fois que la reprise a donné jour à nouveau à du travail, bien qu’une frange a fait sauté le Bâtiment fédéral dans la ville d’Oklahoma en 1995. Malheureusement, il n’y aura pas de tel retour au travail cette fois. Le degré d’utilisation de la capacité de production est tombé à un plus bas record (68 % aux USA, 71 % dans la zone Euro). Une profonde destruction d’emplois est encore à venir.

    La nouvelle choquante de la semaine dernière n’a pas seulement été que les USA ont perdu 467’000 emplois en mai, mais aussi que le temps de travail hebdomadaire a chuté de 6,9 % par rapport à l’année passée, tombant à 33 heures hebdomadaires. « A aucun moment lors des récessions de 1990 ou 2001 nous n’avions été proches de voir une telle détonante configuration de l’emploi », a dit David Rosenberg de Glukin Sheff. « Nous avons perdu un record de 9 million d’emploi à temps plein lors de ce cycle. »

    Les salaires sont tombés à rythme annuel de 1,6 % au cours des 3 derniers mois. La déflation salariale s’installe – comme au Japon. De manière intéressante, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) s’inquiète suffisamment pour faire pression pour un pacte mondial, craignant que les pays n’enclenchent une ruineuse spirale de réductions de salaires afin d’essayer de gagner un avantage au détriment de leurs voisins.

    Certaines coupes salariales sont déguisées. Plus de 238’000 fonctionnaires en Californie ont travaillé 2 jours en moins par mois, et donc non payés, depuis février. Des variantes ont cours dans 22 Etats.

    Le Centre for Labour Market Studies (CLMS – centre d’études du marché du travail) à Boston dit que le chômage aux USA est actuellement de 18,2 %, avec l’ancienne manière de calculer. La raison pour laquelle on ne perçoit pas la situation de la même manière que dans les années 1930 vient que nous avons tendance à comprimer la chronologie de la Grande Dépression. Ça prend du temps aux gens d’assécher leurs économies et de plonger dans le dénuement. Peut-être que notre plus grand bas-de-laine actuel empêchera d’autres Raisins de la Colère, mais 20 millions de propriétaires de logements américains ont déjà atteint une valeur négative (donnée de zillow.com). Les expulsions vont à un rythme effroyable.

    Quelques 342’000 maisons ont été saisies en avril, poussant une armée d’enfants dans un réseau d’abris de charité. Il faut comparer aux 273’000 de maisons perdues au cours de l’année 1932 entière. Les chefs de la police du Michigan et de l’Illinois refusent tout simplement de jeter les familles dans la rue, comme la non-collaboration de la police catholique lors de la Grande Dépression.

    L’Europe est en retard de plus ou moins une année, mais rattrape le retard rapidement. Le chômage a atteint 18.7 % en Espagne (37 % pour les jeunes), et 16.3 % en Lettonie. L’Allemagne a reporté l’effet « falaise » en subventionnant les entreprises afin qu’elles gardent les employés libérés au moyen du « travail partiel ». Les « hommes sages » de l’Allemagne craignent que le chômage n’explose de 3,7 millions à 5,1 millions l’année prochaine. Les experts de l’OCDE prévoient que le chômage atteindra 57 millions dans les pays riches à la fin de l’année prochaine.

    Il s’agit de l’effet meurtrier du décalage. Ce qui est très troublant, c’est que les gouvernements n’ont pas même commencé la réduction des dépense qui doit venir empêcher leur pays de renter dans la spirale du piège de la dette.

    Le président français Nicolas Sarkozy, avec son flair pour les modes populaires, dit: « Nous devons tout refonder. Nous ne pouvons pas avoir un système de rentiers et un dumping social dans le cadre de la mondialisation. Ou nous avons la justice, ou nous allons avoir des violences. C’est une chimère de penser que cette crise n’est qu’une note de bas de page et que nous pouvons continuer comme avant. »

    Le message n’est pas parvenu à Wall Street ou à la City. Si les banquiers savent ce qui est bon pour eux, ils vont se contenter d’un salaire d’enseignant pendant quelques années, jusqu’à ce que la tempête soit passée. S’ils continuent avec les bonus qui sont actuellement sur la table, même si les contribuables paient pour les erreurs de leur caste, ils doivent s’attendre à une réaction féroce.

    Nous avons la chance que les USA ont un nouveau président qui dispose d’un grand réservoir de sympathie, et d’un Congres acquis à sa cause. D’autres pays sont handicapés par des gouvernements fantômes: la coalition gauche-droite paralysée de l’Allemagne, les ruines fumantes du Parti Libéral Démocrate du Japon, et la marche funèbre du Labour en Angleterre. D’autres prennent leurs précautions: Silvio Berlusconi tente de castrer le parlement de l’Italie (sans trop de protestation), pendant que le Kremlin a activé les unités « anti-crise » afin de tuer toute protestation dans l’œuf.

    Nous entrons dans la phase II du Grand Déroulement. Il est peut-être temps de mettre de côté nos livres de Keynes, Friedman et Fisher, si utiles lors de la phase I, et de commencer à étudier ce qui est arrivé à la société lorsque le chômage s’est affolé en 1932.

  9. @François

    Apparemment, ce n’est pas une troisième version, mais une version déjà publiée sur le blog de Paul Jorion. Je suppose que c’est la loi du genre …

    Christine (Albanel), au secours revient !!!

    Eh puis non finalement …

  10. @LeucoClio
    merci pour votre commentaire, celui tout en haut de la page.
    A propos de Dieppe maintenant, était-ce cela que vous recherchiez ? (http://pagesperso-orange.fr/chansons.gerard-andre/Sacco_et_Vanzetti.htm)

    SUR LE PORT DE DIEPPE
    Louis Aragon / Gérard-André Gaillard
    refrain

    Le jour de Sacco-Vanzetti
    Sur le port sur le port de Dieppe
    Mais comment cela se fait-il
    Qu’il y eût seulement des guêpes
    Le jour de Sacco-Vanzetti
    Quand les affiches du Parti

    Disaient d’aller au port de Dieppe
    A quoi cela ressemblait-il
    Qu’il y eût seulement des guêpes
    Le jour de Sacco-Vanzetti

    Qu’est-ce que tu croyais petit
    Qu’il allait se passer à Dieppe
    Aussitôt venu que parti
    Pour n’avoir trouvé que des guêpes
    Le jour de Sacco-Vanzetti
    au refrain
    Tu étais malheureux faut-il
    Pour espérer autant de Dieppe
    Comme un changement pressenti
    Mais c’était compter sans les guêpes
    Le jour de Sacco-Vanzetti

    Le mal d’aimer qu’on s’en sortît
    En criant sur le port de Dieppe
    Tu le croyais ferme et tu t’y
    Trouvas tout seul avec les guêpes
    Le jour de Sacco-Vanzetti

  11. A DSK:
    La reprise de quoi? par qui? et avec quel argent?

    Pourquoi aucun de ces économistes jovialistes et péremptoires, prétendus brillants, éludent-ils tous la réponse? Quand on la leur pose, ils haussent le menton, toisent et demande l’aide du service de sécurité.

    Alors, la relance mes amis…

  12. Etats-Unis : la banque CIT (la banque des PME) envisagerait un dépôt de bilan.

    http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00165496-services-financiers-l-americain-cit-envisagerait-un-depot-de-bilan.htm

    Cette semaine, nous avons appris la faillite de la banque du Wyoming : c’est la 53ème banque en faillite de l’année 2009.

    Nous avons appris que la banque des Petites et Moyennes Entreprises envisagerait un dépôt de bilan.

    Enfin, nous avons appris que l’état le plus riche des Etats-Unis était en faillite : la Californie est en faillite, mais 7 autres états des Etats-Unis sont en faillite eux-aussi.

    En clair : la deuxième crise financière arrive.

  13. @ François78
    Oui j’avais aussi noté la proximité des 2 versions peut-être toutes deux rédigées au départ de la traduction automatique par reverso (qui traduit d’ailleurs directement « beggar-thy-neighbour » par protectionniste).

  14. http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5742937/The-unemployment-timebomb-is-quietly-ticking.html
    La bombe à retardement du chômage fait tic-tac, discrètement.
    Quelqu’un doit pourtant sonner l’alarme dans cette longue crise.
    A part les émeutes à Athènes et des tensions en région Baltique, nous ne voyons pas trace de contestation politique dure, alors que la crise ronge la légitimité des élites gouvernantes en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. Ce n’est peut-être qu’une question de temps.

    Par Ambrose Evans-Pritchard
    Publié le 04 Jul 2009 à 8:45PM BST

    Une de mes expériences bizarres, alors que je couvrais les Etats-Unis au début des années 1990, fut de rendre visite aux milices qui prenaient de l’ampleur au Texas, dans l’Idaho et l’Ohio, suite à la récession. Il s’agissait principalement de cols bleus, (précoces victimes de « l’arbitrage de main- d’œuvre » mondial) suffisamment en colère envers Washington pour passer des week-ends à s’abrutir avec des M16.
    La plupart soutenait le candidat protestataire Ross Perot, qui obtint 19% à la Présidentielle de 1992 en proposant d’arrêter le commerce avec le Mexique.
    Ce début de contestation se dissipa quand la reprise créa des emplois, même si un groupe marginal fit sauter le bâtiment fédéral d’Oklahoma City en 1995. Malheureusement, il n’y aura pas aujourd’hui de semblable création d’emplois. L’utilisation des capacités de production a chuté à des niveaux historiquement bas (68% aux USA, 71% dans la zone Euro). Une purge profonde est pourtant à venir.

    Le plus choquant la semaine dernière, n’est pas seulement que les USA ont perdu 467.000 emplois en Mai, mais aussi que le temps de travail a chuté de 6,9% par rapport à l’an dernier, tombant à 33 heures par semaine. « A aucun moment des récessions de 1990 ou 2001, nous n’avons été aussi près de voir une situation de l’emploi si explosive, » a déclaré David Rosenberg de Gluskin Sheff & Associés. «Nous avons perdu le chiffre record de 9 millions d’emplois à temps plein durant ce cycle. »
    L’évolution des salaires est tombée à un rythme annuel de 1,6% durant les trois derniers mois. La déflation salariale s’installe, comme au Japon. De façon intéressante, l’Organisation Internationale du travail est assez inquiète pour pousser à un pacte international, craignant que certains pays n’engagent une spirale ruineuse en s’attaquant aux salaires, essayant d’obtenir un avantage dans le jeu mondial.
    Aux USA, certaines baisses de salaires sont déguisées. En Californie, plus de 238.000 fonctionnaires ont travaillé deux jours de moins par mois depuis février.
    Cela est arrivé avec des variantes dans 22 Etats.
    Le « Centre d’étude du marché du travail » (CLMS) à Boston a déclaré que le chômage est maintenant de 18,2%, en utilisant l’ancienne méthode de comptage. La raison pour laquelle cela ne « fait » pas 1930 est que nous avons tendance à comprimer la chronologie de la Grande Dépression. Les gens mettent du temps à épuiser leurs économies et sombrer dans le dénuement. Peut-être que notre matelas d’épargne plus important aujourd’hui empêchera d’autres « Raisins de la Colère », mais 2O millions de propriétaires américains sont déjà déficitaires (données : zillow.com data). Les expulsions se produisent à un rythme terrifiant.
    Quelques 342.000 maisons ont été saisies en Avril, jetant une petite armée d’enfants dans le réseau des refuges de charité. Cela est à comparer aux 273.000 maisons perdues pour toute l’année 1932. Des Shérifs dans le Michigan et l’Illinois refusent discrètement de jeter des familles à la rue, comme l’ont fait des policiers catholiques lors de la Grande Dépression.
    L’Europe a environ un an de retard, mais nous rattrape vite. Le chômage a atteint 18,7% en Espagne (37% pour les jeunes), et 16,3% en Lettonie. L’Allemagne a retardé l’effet falaise en payant les entreprises pour garder les travailleurs via des « Kurzarbeit ». Les « Sages » Allemands craignent que le nombre de chômeurs bondisse de 3,7 millions à 5,1 millions à la fin de l’an prochain. L’OCDE s’attend à ce que le chômage atteigne 57 millions dans les pays riches à la fin de l’an prochain.
    Voilà l’effet mortel du décalage. Ce qui est si troublant est que ces gouvernements n’ont même pas commencé le resserrement des dépenses qui doit venir pour empêcher leurs pays de plonger dans le piège de la dette.
    Le Président français Nicolas Sarkozy, avec un bon flair pour les humeurs populaires, a dit : « Nous devons tout revoir. Nous ne pouvons garder un système de rentiers et de dumping social dans une situation de globalisation. Ou nous avons la justice, ou nous aurons la violence. C’est une chimère de penser que cette crise est juste une note de bas de page et que nous pouvons continuer comme avant. »
    Le message n’a pas atteint Wall Street ou la City. Si les banquiers savent ce qui est bon pour eux, ils prendront un salaire de professeur pour quelques années jusqu’à ce que la tempête soit passée. S’ils continuent avec les bonus qui sont sur la table, alors même que les contribuables payent pour les erreurs de leur caste, ils peuvent s’attendre à un féroce retour de bâton.
    Nous avons la chance que les USA ont un nouveau président qui a un grand capital de sympathie, et un Congrès tout neuf. Les autres pays clopinent avec des gouvernements moribonds : coalition Gauche-Droite paralysée en Allemagne, restes consumés du LDP au Japon, et marche de la mort du Labour’s au Royaume-Uni. Certains prennent leurs précautions : Silvio Berlusconi essaye d’emasculer le parlement Italien (avec de faibles protestations) pendant que le Kremlin a activé les unités « anti-crises » pour étouffer toute contestation dans l’œuf.
    Nous sommes dans la Phase II du Grand Scénario. Il est peut-être temps de remiser nos textes de Keynes, Friedman, et Fisher, si utiles en Phase I, et de commencer à étudier ce qui arriva à la société quand le chômage global dérailla en 1932.

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