BFM Radio, le lundi 2 novembre à 10h46

Le dilemme du maître d’école.

J’ai malheureusement été coupé avant la fin : le dernier paragraphe – expliquant le titre – a été sucré.

On a appris la semaine dernière, la création de l’Association française d’Economie Politique. On a aussi appris – par une déclaration conjointe faite à New York et à Budapest – la fondation de l’Institute for New Economic Thinking (l’Institut pour une nouvelle pensée économique), doté par le financier George Soros de 50 millions de dollars. L’Institut sera partiellement logé à l’Université d’Europe Centrale à Budapest, qui bénéficie déjà des faveurs de Mr. Soros.

L’Association française d’Economie Politique affirme dans son manifeste qu’elle veut pallier « la réduction de la recherche à la pure technique, au détriment de toute réflexion critique » et elle prône une science économique « ouverte à la collaboration interdisciplinaire avec les autres sciences de l’homme et de la société ».

L’Institut pour une nouvelle pensée économique, affirme lui de son côté, je cite : « la nécessité de mettre au point de nouvelles approches de la théorie économique ». Le Professeur Stiglitz, Prix Nobel d’économie, l’un des initiateurs du projet, déclare que « l’échec de la plupart des économistes à voir venir la crise est la source d’un très grand souci », tandis que Soros, le bailleur de fonds, affirme que « tout l’édifice des marchés financiers globaux a été bâti sur la prémisse erronée que les marchés peuvent être livrés à eux-mêmes. Il faut découvrir un nouveau paradigme et repartir de zéro », conclut-il.

Il y a sans doute là de quoi se réjouir ?

Peut-être. Mais avant de pavoiser, notons que l’un et l’autre projet visent à regrouper des économistes travaillant déjà dans le cadre universitaire et un esprit chagrin pourrait observer : « S’ils savent ce qu’il convient de faire, que ne l’ont-ils déjà fait ? » S’agit-il de recycler la recette dont on constate aujourd’hui l’échec dans le monde financier : « On prend les mêmes et on recommence » ?

La réponse qui sera faite à mon objection est sans aucun doute du genre : « confinée dans des universités de province, condamnée à ne publier que dans des revues confidentielles – sur du papier de mauvaise qualité ! – la relève de demain se voyait bâillonnée par une pensée économique dominatrice et elle, richement dotée ! »

Re-peut-être. Ou s’agit-il plutôt de l’alternance traditionnelle en « science » économique entre l’école monétariste et l’école keynésienne ? Dont le principe est familier : quand les uns échouent, on les remplace par les autres. Et on inverse au coup suivant : chou vert est alors une fois de plus remplacé par vert chou. Dieu me pardonne ces paroles impies !

Quoi qu’il en soit, ceux qui se regroupent aujourd’hui, s’engagent à faire mieux que leurs prédécesseurs et l’opinion publique – je veux dire les non-économistes – se trouve en proie à ce que j’appellerai : le « dilemme du maître d’école » : faut-il encourager par une bonne note toutes les manifestations de bonne volonté ? Ou convient-il – plus prudemment – de juger sur pièces ? Sur pièces uniquement.

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12 réflexions sur « BFM Radio, le lundi 2 novembre à 10h46 »

  1. « Peut-être. Mais avant de pavoiser, notons que l’un et l’autre projet visent à regrouper des économistes travaillant déjà dans le cadre universitaire et un esprit chagrin pourrait observer : « S’ils savent ce qu’il convient de faire, que ne l’ont-ils déjà fait ? » S’agit-il de recycler la recette dont on constate aujourd’hui l’échec dans le monde financier : « On prend les mêmes et on recommence » ? »P. Jorion

    Monsieur Jorion, si vous étiez un peu plus au fait sur les travaux hétérodoxes vous sauriez par exemple que A. Orléan prône à travers ses travaux théoriques la remise en cause pure et simple de la liquidité des marchés financiers. Cette proposition issue de sa longue réflexion des marchés correspond à l’idée de Keynes : les marchés financiers laissés à eux-mêmes conduisent toujours à plus d’instabilité jusqu’à la catastrophe. Il y a peu d’économiste même très critique qui ose défendre une telle position. La position dominante actuelle est d’incriminer des acteurs individuels et de remettre en case des réglementations à la marge sans déstabilisation du cœur de la doctrine économique dominante : les marchés valent toujours mieux que toutes interventions de nature politique, pourtant l’expression de la démocratie.

    « La réponse qui sera faite à mon objection est sans aucun doute du genre : « confinée dans des universités de province, condamnée à ne publier que dans des revues confidentielles – sur du papier de mauvaise qualité ! – la relève de demain se voyait bâillonnée par une pensée économique dominatrice et elle, richement dotée ! » » P. Jorion

    Cette vision est extrêmement instrumentaliste, voire utilitariste. Ces gens dont je fais parti vont faire ce travail pour obtenir une meilleure position académique. Si c’était le cas, il suffirait d’écrire des papiers en cohérence avec l’économie dominante, mais comme nous ne sommes pas tous des homoeoconomicus cynique, et que l’on peut se résoudre à penser l’économie à travers la grille des marchés efficients et que l’on souhaite défendre une alternative qui nous semble essentiel autant du point de vue théorique que du point de vue démocratique. Nous décidons de prendre des risques pour notre carrière pour défendre notre vision du monde.
    Ne se pourrait-il pas que cette génération comme la précédente d’ailleurs, même si elle n’y est pas parvenue, recommence le combat de l’hétérodoxie, sans arrière pensée ? Votre raisonnement est assez idéalistes de deux points de vue, d’un part vous projeter la manière dominante de penser notre action. On fait ça pour gagner ça. Dans le contexte actuel, c’est un pari très risqué. Il faudrait alors nous rajouter le tropisme du trader qui adore les prises de risque. Mais ce qu’il y a gagné pour nous même n’est pas en rapport avec la prise de risque, alors ça ne tiens pas. Les gains sont à attendre pour la majorité de la société. D’autre part, vous sembler oublier ce que vous dénoncer par ailleurs, les forces économiques et sociales qui accompagnent et se nourrissent du néolibéralisme sont très puissantes et ne sont pas prêtes à abandonner l’ensemble de leurs privilèges sous prétextes que des « petits économistes de provinces » ne seraient pas d’accord. Il existe de nombreux économistes de l’autre côté qui expliquent doctement l’intérêt du fonctionnement de l’économie tel qu’il fonctionne actuellement -afin juste avant la crise, dans l’intérêt de l’ensemble de la société avec en arrière pensée les théorèmes de l’économie du bien être lié au fonctionnement d’une économie de marché parfaite. Ces fondements théoriques ont été détruits par leurs auteurs même Arrow et d’autres sans que la doctrine n’en soit atteinte pour autant. Bien au contraire alors que l’édifice néoclassique s’écroulé, la politique néolibérale s’inspirant librement de ses concepts, s’affirmée.

    « Quoi qu’il en soit, ceux qui se regroupent aujourd’hui, s’engagent à faire mieux que leurs prédécesseurs et l’opinion publique – je veux dire les non-économistes – se trouve en proie à ce que j’appellerai : le « dilemme du maître d’école » : faut-il encourager par une bonne note toutes les manifestations de bonne volonté ? Ou convient-il – plus prudemment – de juger sur pièces ? Sur pièces uniquement. » P. Jorion

    Jugez sur pièce mais ne nous déjugez pas par avance.

    L’AFEP est effectivement une association de professionnels de l’économie et des sciences sociales ce qui se traduit par une appartenance à des laboratoires de recherches et à une université. Elle exclue les non professionnels, dans cette définition car il s’agit d’asseoir une certaine crédibilité sans quoi les travaux que nous pourrions produire n’auraient aucune influence. Or on a pas décidé pas de se réunir pour perdre notre temps. Nous souhaitons dans cette association construire un véritable contrepoids institutionnel. Néanmoins, si des non-professionnels dans le sens précédant souhaités ardemment nous rejoindre, avec la volonté de produire de la réflexion collective critique en économie et plus largement en sciences sociales je ne vois pas personnellement ce qui interdirait leur entrer dans l’association.

    Les procès, il faut les faire à nos adversaires. Nous avons trop facilement la tentation de critiquer ceux qui nous sont proches, c’est également pour réengager des débats constructifs entres nous les hétérodoxes que l’on a souhaité mettre en place cette association. Le contexte sociopolitique nous étant très défavorable nous avons été longtemps victimes plus ou moins consentantes de la division, nous souhaiter dans l’intérêt des idées que nous représentons sortir de cette ornière. Alors il serait agréable de se sentir soutenu par des gens dont on se sent proches et qui comme nous partagent une vision très critique de la société telle qu’elle fonctionne actuellement.

    Réflexions à titre personnel
    M.C

  2. Je n’avais encore jamais entendu la chronique de Paul Jorion sur BFM, ni en direct ni en podcast.
    Mea culpa.

    Or ce matin, coincée que j’étais dans la voiture sous des trombes d’eau et de feuilles mortes emportées par le vent rageur de novembre, j’ai pensé à allumer la radio. Pile à l’heure. A dire vrai, je me demandais un peu depuis le début comment l’écriture de Paul, si classique, si ciselée, passait dans un format de chronique radio, sur cette station d’info continue haletante ; et alors même que je continuais avec joie à lire la transcription des chroniques le soir sur le blog, je n’avais pas imaginé qu’elles étaient lues à l’antenne.
    Or voilà, en radio/tv, tout ce qui perd en spontanéité perd également en interpellation, en captation de l’auditeur endormi(e) au volant de sa voiture, un lundi matin pluvieux de novembre. C’est arithmétique.

    Du coup, je m’interroge : serait-ce un autre dilemme du maître d’école que d’oublier son talent d’orateur quand on veut tout bien dire et qu’on écrit si bien ? 😉

    1. Bien vu ! je viens de me taper le 10/11 du coup pour retrouver la chronique de Paul !
      Vous avez raison Martine, je n’avais jamais écouté, je n’étais pas inquiet, vu les prestations en direct.
      Et là ce que fait Paul c’est un papier on dit dans le métier et c’est vrai ce n’est pas du tout pareil même si cela ne doit pas s’entendre ; pas pareil dans l’écriture je veux dire.
      Pour produire le même effet il faut causer differemment.
      Cela dit c’est loin d’être mauvais et la 2e partie apres la reprise ca va mieux ; là en + le sujet était un peu obscur pour le grand et même moyen public , le son moyen et le titre pas sexy pour un lundi.
      Tout peut passer quand même.
      Paul il faut forcer un peu sa voix,parlez des poumons et moins de la bouche avec toujours un peu d’air dedans en reserve , tête baissée surtout, parlez debout c’est beaucoup mieux qu’assis ca vous rendra plus dynamique et plus ferme à l’antenne.
      Paul il faut être plus souriant pour cela au pire (au début) faîtes un point d’humour vers le début du papier dans le titre etc ou bien interpellez vos journalistes en studio ou auditeurs ( pas a tous les coups mais on aime bien vous inquietez pas , les premieres secondes on ecoute encore)
      Un  »papier » c’est du langage parlé qu’on met sur un papier en cas de trou mais rarement on le lit tel quel, l’oral s’invente tout seul sa façon de le dire , ça vient à force de pratique.
      Pour être + naturel Il faut aussi faire des phrases plus courtes voire sans verbe , un papier c’est une serie idée ou d’infos qui tiennent en quelques mots et que l’on peut permuter quasiment dans tous les sens
      avec surtout un bon début qui dit tout ; et puis une bonne fin qui revient sur l’essentiel le sujet, le titre etc.
      Ecrire un papier c’est surtout le couper ;dites votre papier tout seul a haute voix 1 ou 2 fois avant ca vous aidera à savoir comment et quoi. Il vaut mieux frustrer que gaver je disais à mes jeunes.
      Je vais m’arrêter là d’ailleurs, j’ai déjà dépassé.

  3. « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème. »

    – George Soros, “The Deficiencies of Global Capitalism”, in On Globalization, 2002

    Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques ».
    La fondation de l’Institute for New Economic Thinking (l’Institut pour une nouvelle pensée économique)n’en est qu’un nouvel avatar.
    Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à « ouvrir des sociétés fermées ».

    Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Et d’affirmer : « C’est aux banques centrales qu’incombe cette responsabilité ». Elles doivent contrôler non seulement l’offre de monnaie, « mais aussi celle de crédit ». Avec, au sommet de la régulation, les institutions internationales existantes, comme le FMI.

    Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ».
    Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, c’est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros.
    George Soros a écrit plusieurs livres, dont l’avant-dernier, « The Bubble of American Supremacy », est une critique virulente contre le gouvernement de George Bush. Il a aussi investi 12 millions de dollars pour s’opposer à la réélection de George Bush, ce qui peut étonner, sachant que c’est lui qui a sauvé George Bush Junior de la faillite en 1990, et qu’il fait partie des très nombreux investisseurs du Groupe Carlyle de George Bush père. Ce groupe gère les portefeuilles des familles Bush et Ben Laden, et est le 11e fournisseur du Pentagone.

    En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu’elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu’elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l’opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu’elles ne le peuvent pas, leur travail est d’autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l’engagement et du soutien de la société civile. »

    Le Quantum Fund et le Soros Fund Management servent de sources de financement pour les projets internationaux évoqués ci-dessus. Soros a choisi de créer son fonds dans les Antilles néerlandaises, un protectorat de la monarchie des Pays-Bas, et d’exclure tout américain du Conseil d’administration et d’investissements du fond, afin d’échapper aux regards des autorités américaines, ainsi qu’aux régulations et aux impôts américains. Tout en demandant de la transparence chez les autres, bien évidemment.
    Soros s’est tellement efforcé de contourner les lois américaines qu’il ne siège même pas au Conseil de son propre fonds, mais sert officiellement de « conseiller aux investissements » par le biais du Soros Fund Management, sis à New York. Par contre, les investisseurs et le Conseil du Quantum Fund abondent en financiers britanniques, italiens et suisses, la Reine ElisabethII détenant une position spéciale sur la liste des clients.
    Le danger actuel, c’est que le président Barack Obama, conseillé en cela par Georges Soros, fasse des Etats-Unis la 54e nation « indépendante » du Commonwealth britannique…

    Des nouvelles du grand marché transatlantique ?

    Même s’il n’aborde pas directement le projet de Grand marché transatlantique, Baroso propose de « saisir l’occasion qu’offre la mutation de l’environnement international pour approfondir les partenariats stratégiques avec nos principaux partenaires bilatéraux, tels que les États-Unis » qui sont le seul pays spécifiquement cité.
    L’oublie d’Israël, vingt-huitième état membre de fait de l’UE, selon certain membres de la commission, n’est que de peu d’importance d’un point de vue géo-stratégique…

    Quand JL Mélenchon, dernièrement tombé des nues lui ai demandé s’il maintenait l’objectif d’un espace dérégulé avec les Etats-Unis pour 2010, il a pris l’air préoccupé de quelqu’un qui n’aime pas qu’on résume les sujets. Puis il a déclaré que ce ne serait pas le cas en 2010. Mais que le développement de cette intégration était essentiel pour l’Europe et notamment par le biais de dialogues transversaux, tels que le Conseil économique transatlantique (CET) avec les États-Unis, notre principal partenaire en matière d’échanges commerciaux et d’investissements, afin de supprimer graduellement les barrières qui entravent le commerce. Bref, rien de nouveau. L’objectif est bien maintenu.
    Mais mal assumé …

    1. Hhmm…

      Pronostic un peu chevaleresque sur les bords, sorros, casaque pseudo verte, devrait se faire doubler par gates, casaque pseudo bleue et buffet, casaque pseudo rouge. La photo départagera.

      Globalement, acheter un pays ne sert qu’un temps : juste attendre que le pays réalise.

      Voyez les US, et beaucoup plus modestement la France.

      Bonne crise à vous.

  4. En complément pour ceux qui souhaiteraient avoir les réflexion de Soros sur l’utilité de l’INET et son positionnement éthique : http://www.ft.com/cms/s/0/05bf8a3c-c303-11de-8eca-00144feab49a.html

    Donc grosso modo, un des plus gros spéculateurs de la place financière et l’homme à l’origine des hedge funds finance un Institut de réflexion économique. qui va bouleverser la doxa.. je ne sais pas vous, mais moi je sens un de ces parfums de révolution 🙂

  5. Malheureusement (ou heureusement, c’est selon), il faut non seulement être rattaché à une Institution pour prétendre adhérer à l’une ou l’autre initiative, mais dans le cas de l’AFEP, il faut précisément être doctorant en économie et… français!

    Dans l’une, l’Association Française d’Economie Politique, on retrouve ainsi les économistes qu’on a l’habitude (ou pas) de lire dans la revue Alternatives Economiques (Orléan, Aglietta, etc). Dans l’autre, les tenants du néo-keynesianisme (les quelques prix Nobel non monétaristes + des enseignants des grandes écoles économique américaine et anglaise principalement.

    Pour ceux qui souhaiteraient se faire une idée :
    – la lettre ouverte de l’AFEP = http://www.assoeconomiepolitique.org/spip.php?article1
    – le site de l’INET = http://www.ineteconomics.org

    Personnellement, j’ai un peu de mal avec la schizophrénie qui pousse l’AFEP à parler « d’analyse économique à visée non hégémonique et par là-même ouverte à la collaboration interdisciplinaire avec les autres sciences de l’homme et de la société », dans une lettre pour évoquer une association ouverte aux « économistes insatisfaits de l’orientation économique et intellectuelle de leur discipline ».

    « Société, « homme », « politique » pour une association qui s’adresse uniquement aux économistes rattachés à une institution universitaire… Je préfère une approche pluridisciplinaire à une approche ouverte à l’interdisciplinarité. Et mon petit doigt me dit que c’est une petite partie du message promu par notre hôte depuis le début…

  6. Quant à Soros, qui peut penser qu’il adhère aux conditions ECCE.
    Ce type a fait fortune en spéculant sur les prix, il regrette les manipulations de son passé sur les futures.
    A moins qu’il n’ait vu la vierge dans WallStr!
    Hongrois rêver.

  7. Bonjour,

    Qu’en pense notre ami canadien coupeJaret ?
    Car c’est le genre de sujet auquel il ne doit pas être insensible ayant déja un avis très arrêté sur l’intelligentsia et sa pensée .o.sanguine.
    Pense t’il que ces gens puissent se sortir de la « circularité » ? 🙂

    CoupeJaret si tu me lis, j’en appelle à ton bon sens. Il te suffira de faire relire ta copie pour qu’elle soit « blogable ».
    Merci.

    @Mr PJ. Pourquoi vouloir mettre une note, que ce soit avant ou après ?

    Par dessus tout il n’existe par construction pas de maître d’école, au mieux une main invisible qui a déja rendu son terrible verdict.

  8. Est-ce que BFM ne pourrait pas rediffuser votre billet, ne serait-ce qu’une fois dans la journée, ou même dans la semaine ?
    Cela serait en tout cas « fair play » de leur part.

    1. On ne peut quasiment pas bouger une grille radio comme ça, c’est prendre la place à quelqu’un ; du boulot en + entre des intervenants aux intérets diffèrents et un risque de perturber l’auditeur comme on dit.
      Paul votre papier devait être beaucoup trop long, on a une marge mais ça reste une marge. La personne qui s’occupe de vous ; soit n’a pas le compas dans l’oeil, soit n’a pas osé vous dire et pensé que ça allait passer, soit s’en fout de toutes façons.

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