« L’argent, mode d’emploi » : un second commentaire, par Johannes Finckh

Billet invité.

Pour revenir à la question centrale de ce qu’est la monnaie, l’insistance que je peux avoir sur le statut spécial de la monnaie fiduciaire, cela vient d’une autre observation que je n’ai pas encore exposée et qui apportera, je l’espère, un éclairage nouveau!

0) Tout d’abord, ce n’est pas la monnaie qui est à la base, mais le fait que l’être humain travaille et doit ensuite partager le fruit du travail ! Jusque là, tout le monde suit.

1) Ensuite, l’invention de la monnaie, ancienne et toujours nouvelle, a radicalement changé les rapports humains. Pour étendre cette réflexion à la nature même de l’être humain, on peut dire que le fait que l’être humain parle, le « parlêtre » de Lacan, change tout.

Par analogie, j’affirme (Lacan le dit aussi, d’ailleurs, mais peu importe ici!) que le signe monétaire est le « signifiant à tout faire », qu’il organise comme rien d’autre la société comme telle. Aujourd’hui, on peut affirmer, selon moi, que l’économie est monétaire ou n’est pas ! On peut encore dire que les divergences sociales sont solubles quand elles sont « monnayables », c’est-à-dire quand on peut mettre de la monnaie (d’échange) sur la table. Par ailleurs, la monnaie est d’Etat ou n’est pas, car sa crédibilité dépend de ce que tous l’acceptent ! D’où, pour l’essentiel, les difficultés de la monnaie locale tant qu’aucune autorité crédible ne la cautionne !

Dans le quotidien des échanges économiques, nous « parlons » euro ou alors, cela ne compte pas ! Ou dollar, etc…

A partir de ce moment-là, on peut dire, d’une façon lapidaire, que la monnaie n’existe que l’instant où elle est sur la table !

Tant que le billet est dans ma poche ou, plus loin, tant que la somme est créditée sur mon DAV, l’échange n’est pas réalisé, et il est impossible de savoir quand et où il va avoir lieu !

En toute rigueur, la monnaie n’est monnaie que l’instant de l’échange pour devenir un objet l’instant d’après.
Il me semble que c’est cette réalité-là qui fait qu’il est à ce point difficile, pour beaucoup, de définir ce qui est monnaie et ce qui n’est pas monnaie !

Pour radicaliser encore, la monnaie est échangeante ou n’est pas ! En même temps, elle a un caractère « permanent ». Juste avant l’acte de l’échange, c’est un trésor précieux, et juste après aussi ! Pour les comptes bancaires, y compris les DAV, cela reste des promesses de monnaie non réalisées ! Même si l’échange de ces promesses est souvent satisfaisant.

Mais je ne souhaite pas plus que cela insister sur ce point du débat pour avancer, car, à mon sens, cela est tout à fait secondaire pour saisir ce qu’est la monnaie et s’éclairera mieux dans la suite.

Cette logique binaire qui fait que l’objet monnaie est à la fois un objet qui passe de main en main et que l’on thésaurise plus ou moins indéfiniement (que l’on cache!) comporte en elle-même toute la difficulté de ce qu’il y a à saisir !

2) Considérant le monde des biens et services offerts (que j’appellerai marchandises pour le débat qui suit) en échange de la demande incarnée par la monnaie au moment de l’échange, nous constatons le fait suivant : la marchandise apparaît sur le marché, y reste le temps d’être vendue, puis disparaît, en principe, à tout jamais, via la consommation et la destruction. Autrement dit, nous n’avons pas, comme pour la monnaie, une réapparition sur le marché.

3) J’en déduis, d’abord, que le mouvement de la monnaie pourrait alors être qualifié de circulaire, un mouvement de réapparition, fréquente ou rare, sur le marché, pour opérer l’écoulement de la marchandise engagé ainsi dans un mouvement linéaire de la production vers la consommation. Selon cette approche, c’est le point de rencontre de la monnaie circulante avec la ligne droite effectuée par la marchandise, autrement dit, le point où la tangente touche le cercle pour s’en éloigner à nouveau qui peut être considéré comme le moment de l’échange.

4) Cette image assez simple permet de déduire que le mouvement circulaire de la monnaie, quand il est régulier et constant, quand la rotation du cercle s’effectue toujours à la même allure, opérera l’écoulement de la marchandise d’une façon constante. Et quand, par contre, ce mouvement circulaire est dérangé, ralentit, l’écoulement de la marchandise ralentit à son tour ! Inversement, une accélération du circuit produit une accélération de l’écoulement de la marchandise.

Ce changement du mouvement circulaire est décrit aussi comme la « vitesse de circulation » (ou de transaction) de la monnaie.

5) On peut, sans peine, étendre cette image à tout ce que la monnaie achète, y compris les biens d’équipement, les maisons, etc…

6) Il y a un autre élément qui frappe dans cette image : la réapparition continuelle de la monnaie sans rien perdre de son pouvoir d’échange (hors inflation ou déflation pour le moment) lui confère un singulier pouvoir ! En effet, ce pouvoir d’achat constant, cette bonne résistance au temps qui passe, tranche singulièrement avec la mauvaise résistance au temps qui passe qui affecte la marchandise. La marchandise est engagéé, dès qu’elle est produite pour le marché (imaginons des fraises par exemple, ou un journal quotidien), dans une course contre la montre ! Si elle n’est pas échangée pour être consommée, elle se « consomme » toute seule et sur place ! Cela s’applique même aux biens durables, à l’exception sans doute de l’or des diamants et de la terre en principe, ainsi que quelques autres articles particulièrement « durables ». Mais pour l’essentiel des marchandises, le principe de l’usure du temps s’applique. Pour les biens d’équipement et les maisons, cela s’appelle « amortissement », voire « obsolescence » parfois, en tout cas, ce sont des événements qui ne frappent en rien le signe monétaire.

7) En cela, d’ailleurs, le signe monétaire se révèle être un objet (ou un « signifiant ») bien particulier, à savoir un objet qui n’est pas « atteint » par le temps qui passe ! Cette qualité est certainement un héritage de la monnaie or qui, du fait que l’or résiste bien au temps qui passe, a donné le modèle et le cadre règlementaire à la monnaie telle qu’elle est. Cet objet, de fabrication humaine et absolument primordial dans le fonctionnement économique, a ainsi un comportement et un fonctionnement pour le moins baroque ! Un objet d’échange qui résiste au temps qui passe !

8) Il résulte de ce caractère baroque de la monnaie des conséquences :

* Sa résistance au temps qui passe lui confère un pouvoir qui lui permet, à sa guise, de retarder les échanges, autrement dit, la monnaie se retire plus ou moins longtemps de son mouvement circulaire, en fonction de ce que décide son détenteur. Le ralentissement, via des thésaurisations, est parfois à ce point massif que l’on doit parler alors de véritables modifications de la monnaie circulante (M0) que la BC compense comme elle peut par une émission supplémentaire, car, sinon, nous assisterions à une déflation violente !

* Le détenteur agit ainsi parce que cette façon de faire lui confère un avantage et un pouvoir : celui de la maîtrise du temps qui passe, en tout cas face au producteur de marchandise qui ressent toujours une « urgence » à vendre !

* L’intérêt monétaire net, une fonction stricte du temps, est ainsi la racine même du système capitaliste !

9) Il s’ensuit aussi qu’il suffirait de construire une monnaie qui résiste moins bien au temps pour trouver une sortie du capitalisme et de la crise systémique dans laquelle nous sommes.

10) Le pouvoir capitaliste de cette monnaie se transmet, via les banques, chargées de remettre la monnaie dans le circuit, à l’épargne, puis au crédit et puis à tout ce qui se constitue comme capital !

11) Si je réaffirme que les banques ne créent pas de monnaie, cela vient de cela aussi : elles sont largement occupées, déjà, à remettre la monnaie dans le circuit en collectant l’épargne et à éviter ainsi des thésaurisations massives, afin de maintenir le circuit monétaire fonctionnel ! Elles ne créent pas de la monnaie, car cela contredirait radicalement le fonctionnement circulaire de la monnaie. Elles ne le prétendent d’ailleurs nullement !

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147 réflexions sur « « L’argent, mode d’emploi » : un second commentaire, par Johannes Finckh »

  1. En principe je suis d’accord avec Opposum ci-dessus. Je crains que Paul Jorion et J. Finckh soient les héritiers, en toute bonne fois, je l’espère, Paul Jorion du nominalisme. La querelle historique ancienne qui opposa les réalistes et les nominalistes resurgit, dans le fond, c’est « normal » sur les points d’achoppement fondamentaux et essentiel tel que la création monétaire.

    Juste pour souligner ce qu’on peut considérer comme ravages du nominalisme qui est dans les têtes, classant des papiers, je viens de tomber sur un article d’avril 1989 de Libération sur Mike Milken.
    Cet article résonne très fortement et concrètement à l’actualité présente, vingt ans après! Une génération!… L’essence de l’actualité bancaire, financière et économique est en germe ici. Les champignons pourris, l’action judiciaire… évidemment impuissante, les 20 ans qui suivent le confirment presque en permanence… Jusqu’à l’ « apothéose » actuelle…

    Le titre de l’article: La France saisie par le virus des obligations « pourries ».
    Quelques extraits:
    – L’odeur de soufre des junk bonds n’arrête pas leur expansion. Au moment où leur inventeur Mike Milken doit répondre à 98 chefs d’inculpations (manipulation de cours, délits d’initiés, évasion fiscale) se tenait à Los Angeles, le Bal des Prédateurs, la grand-messe annuelle de Drexel Burnham Lambert, sorte d’auto célébration du succès de cet instrument financier, associé à la fois aux grands financements d’entreprises aux États-unis et aux « affaires » de Wall Street. –
    (….) – Les – junk bonds – sont nés d’un principe simple: plus une dette apparaît douteuse, plus il faut rémunérer celui qui en accepte le risque. Les obligations d’entreprises classiques rapportent du 9 ou 10%? On va proposer du papier à 13, 14, voire 15%.
    Mike Milken (et son employeur de toujours Drexel) sont à l’origine de la mise en valeur. En 1970, avec un professeur de Berkeley, Milken a étudié les performances d’un grand nombre d’obligations « douteuses » émises entre 1900 et 1943. Ses conclusions furent sans ambiguïté: sur le long terme, un large portefeuille d’une quantité – a priori – incertaine, assorti d’un taux supérieur, était finalement plus rentable qu’un montage fait avec des obligations peu rémunérées et peu risquées. L’appellation – junk – (littéralement: pourries, merdiques) est venue d’une conversation entre Milken et un de ses collègues. Avantage supplémentaire et non des moindres, les potentialités du marché sont énormes: les – junk bonds – vont autoriser la levée de capitaux à un grand nombre d’entreprises jusqu’ici écartées du sytème faute d’une « signature » suffisamment solide.
    L’idée de Milken connaîtra au travers de Drexel un succès foudroyant.Tout le monde se gavera de – junk bonds -. Les banques d’affaires bien sûr, mais aussi les caisses de retraite, les compagnies d’assurances, les caisses d’épargnes. Actuellement (ndlr en 1989) 60% de ce type d’obligations sont détenues par des investisseurs institutionnels. Pour les entreprises qui ont du mal à lever des capitaux, c’est une formidable manne. SURGIE DE NULLE PART (ndlr, politique monétaire des banques, c’est moi qui mets en majuscules), cette manne va permettre, surtout dans la deuxième partie des années 80, les plus folles audaces en matière d’endettement. –
    (….) – Corollaire de ce qui précède, on voit naître un endettement d’une grande fragilité, pour des montants gigantesques, dont on ignore le comportement en cas de récession. (….) Mike Milken instalera le département – High yield bonds – à Berverly Hills. Il y est chaque matin à 4 heures 30 pour être en phase avec les horaires new-yorkais. Sa réussite personnelle sera à la mesure du marché. Aujourd’hui, il paie deux choses: la trop grande complicité avec ceux qu’il a financé – dont certains, comme Ivan Boesky sont en prison (ndlr, Mike Milken, condamné à 10 ans lui, a dû rester en prison jusqu’en 1993 seulement pour raisons de santé) – et une réussite insolente à l’égard de l’establishment de la côte est. (….).
    Fin des extraits

  2. à rumbo:
    cela prouve une chose: toutes les dettes sont bien dues à quelqu’un qui a bien avancé les capitaux!
    Et quand c’est « pourri », c’est comme « toxique », on ne récupère pas, et il faut passer des provisions!
    Autrement dit, à aucun moment, aucune création monéatire via le crédit bancaire, simplement des prises de risque totalement insensés!
    Nominalisme ou autre théorie, on s’en fout, il reste vrai que toute dette est due, et quand elle n’est pas payée, c’est le créancier qui est de sa poche!

    1. C’est vrai en particulier dans le cas d’une liquidation judiciare d’dentreprise . Dommage ( le sujet avait été abordé dans les commissions de surendettement) que le pauvre endetté lambda ne puisse pas aussi facilement planter ses créanciers pour repartir d’un bon pied .

  3. JF
    C’est là où est votre erreur: Toutes les dettes sont bien dues à l’origine aux banques qui ont créées la monnaie en monétisant des reconnaissances de dettes (des créances) des emprunteurs: ménages et entreprises qui ont satisfait ainsi leurs besoins de financement ou d’investissement.
    Le montant de la monnaie (scripturale) en circulation est le solde entre les nouveaux crédits et les crédits arrivant à échéance (image du lavabo dont la bonde et le robinet sont ouverts tous les deux)
    Mais bon, si vous ne savez pas essyer changer de paradigme et rester bloqué dans le « on ne peut prêter ce qu’on a pas  » c’est difficile de parler la même langue.

    1. Cela veut dir QUOI, monétiser?
      Cela veut dire VENDRE, autrement dit, échanger une dette contre de la monnaie!
      Soit auprès d’un client de la banque, soit sur le marché interbancaire, soit à la banque centrale en cas de crise systémique et en échange de créances « toxiques » dont plus personne d’autre ne veut et sont prises seulement pour parer à l’incendie!
      Vous ne transformerez JAMAIS une dette en monnaie autrement, sauf à croire en la transsubstantiation!
      Seriez-vous un fervent chrétien?
      C’est vraiement fatigant que vous, les créationnistes, vous vous contentez constamment des approximations de vocabulaire au moment décisif de ces questions!
      On ne « monétise » jamais autrement qu’en échangeant contre de largent!
      Et au moment où un autre achète la créance (sauf la banque centrale qui fabrique le billets ou inscrit une ligne de monnaie de banque centrale sur le compte banque centrale des banques), cela veut dire qu’il achète la créance et moins autre chose, par exemple une nouvelle voiture!
      Il est totalement faux de soutenir autre chose, cela ne peut être autrement!
      Aucune loi nulle part dans le monde ne stipulera jamais autre chose et j’attends toujours que l’on me cite pareille loi, vous n’en trouverez pas!
      Changer de paradigme, oui, la science économique qui continue à délirer contre l’évidence et qui invente des inepties comme des agrégats monétaires doit changer de toute urgence de paradigme!
      Nier jusqu’à l’évidence, je ne sais pas comment aller contre cela!
      Cela évoque le déni de castration qui fait croire aux petits garçons que les filles (et la mère pour évoquer le fétichisme) auraient un pénis ou que celui-ci pousserait un jour!
      C’est comme croire au père Noël!
      Quel sens que cela fait que de croire en cette « création » par les banques?
      Que vaut une telle monnaie créée à volonté par les banques sans qu’elles seraient obligées de rendre des comptes (ce qui n’est pas le cas, rassurez-vous!)
      Je ne sais pas quoi dire de plus et vous prie de capituler ou de me laisser tranquille!
      Je maintiendrai ma position, je la révoquerai sans doute seulemen sur le bûcher avant la mise à feu!
      Pour dire en descendant: « epurre se muove! »
      Nous en sommes là!

  4. La Thésaurisation, trappe à billets pour expliquer la crise actuelle, je regarde et j’essaye de comprendre.

    Je pense que tenter d’expliquer le comportement humain par des règles économiques est un danger, le raisonnement humain, en tous cas pour l’argent et la richesse, est avant tout cartésien.

    Dites moi JB, comment peut on espérer faire consommer des américains qui ont des dettes à rembourser, plus d’emplois car les usines ferment car délocalisées, dites moi comment ces américains qui alimentent 40 % du commerce mondial peuvent bien se remettre à consommer.

    Cela c’est pour la crise actuelle, être patron et producteur c’est connaitre son marché, savoir que 40% du commerce mondial va souffrir, si on peut, on stoppe immédiatement la production et on tente de s’adapter à la hauteur du nouveau marché, baisse de 20% du commerce mondial donc on s’adapte à ce nouveau marché de 80% de l’ancien…

    La chute de lehman brothers c’est une surprise, une prise de conscience brutale, un électro choc, la réponse fut brutale et rapide, en 3 mois les taux de frets sont passé de 12000 à 800, actuellement sur rade au large de singapour l’équivalent de la flotte mondiale neuve est sur rade, la folie avait touché les affaires, et souvent la redescente sur terre est brutale…

    L’investisseur, que va t il investir dans un marché en sur capacité, que va t il se dire, stand by, et comment garder au mieux la valeur de mes actifs financiers, la bourse en toute logique elle doit baisser de 20 % mini, en plus rien ne dit que cela va repartir, la peur assaille tout le monde…

    Et puis on a vu l’histoire du Japon, pour secourir ses banques il a mis le taux à zéro et les financiers ont vu qu’il pouvait prendre ce yen si peu couteux et jouer au casino de la finance….

    Le Dollar fait la même chose, le financier à l’expérience du Japon il va jouer sur les taux, qui plus est les USA achète leur dette, conséquence le dollar baisse et cette fois ci non seulement le taux du prêt est nul mais on remboursera un dollar qui va se dévaluer, avec effet de levier, en jouant au casino les bénéfices sont affolants…

    Globalement les USA ne crée plus de valeurs depuis les 30 glorieuses, la concurrence est rude vous savez, le dragon USA de 1929 n’est plus le dragon en 1970 lorsqu’il arrive au vietnam, l’allemagne et le japon ont perdu la guerre, la mémoire collective est surprenante, ils gagneront la guerre économique, juste un aparté, à une époque il fallait une brouette pour transporter les billets pour acheter le pain, A Merkel et les allemands sont intransigeants sur les déficits….pllis jamais cela…

    Comme les USA ne créaient plus de richesses ( marchandise …. ) ils ont utilisé la force du dollar pour tenter d’en faire une marchandise, de là cette puissance de la finance dans les bénéf de la finance à Wall Street 40%….

    Les USA tentent de redonner à leur finance ce poids, c’est aujourd’hui leur seule création de richesse, pour tout le reste cela reste une grande nation de production mais jour après jour ils sont balayés par les pays du BRIC…

    C’est la fin de ce grand pays comme maitre du monde, la Chine est fermée et contrôlée par un parti fort, les financiers ne savent plus quoi faire, alors ils jouent…

    Si on ajoute les matière 1ères, les changements climatiques… en France bien à l’abri nous semblons un peu ignorer ce changement du monde si affolant, ceux qui voyagent savent que l’horloge a pris une accélération prodigieuse et que le rouleau des pays du BRIIC va nous laminer.

    Le problème avec les hommes politiques c’est qu’ils sont élus à court terme, qu’ils ne jouent pas leur argent, idem pour les traders, idem pour les banquiers, par contre si vous avez de l’argent alors d’une part vous allez vers ceux qui savent comment cela marche, les banquiers et leur programmes informatiques qui déjouent l’entendement humain, mais rares sont ceux qui ont droit à ce régime de faveur, pour les autres, ils attendent d’être laminés et ils ont peurs….

    Voilà actuellement tout le monde à peur de l’avenir et quand vous avez peur vous n’achetez plus, vous thésaurisez…

    1. Qui thésaurize de la monnaie?

      Il n’y à qu’un acteur sur la scène pour le faire: celui qui à une dette dans cette monnaie! Il le fait même parce-que il croît être plus malin que les autres… Une dette de 1.000 milliards de dollars, emprunté quand le dollar achetait le monde, reste une dette de 1.000 milliards de dollars, même si quand on la rembourse ces dollars n’achètent même pas l’allumette pour y mettre le feu.

      Le seul intéressé dans une monnaie particulière aujourd’hui… est celui qui peut liquider sa dette avec ce tas de papier quand celui-ci ne vaudra plus rien, c’est celui qui à un preneur captif. Tous les autres préfèrent acheter des actifs stratégiques non-monétaires.

  5. @ johannes finckh

    Je trouve que vous faites abstraction de beaucoup de choses quand vous postulez que le crédit bancaire ne crée pas de monnaie. Quid du financement des entreprises et des ménages ? En injectant ce pouvoir d’achat, le crédit bancaire joue incontestablement un rôle de support à l’activité, à la production et à la création de richesses. Une banque est le principal intermédiaire entre le capital et les agents économiques, elle joue un rôle distributif d’allocation des richesses à l’activité rentable et optimise de ce fait le rendement de l’effort, permettant la productivité maximale du temps. Bien sûr, comme je l’ai déjà dit, il y a maints défauts dans ce système: la majorité des agents, pas assez rentables selon les critères bancaires, ne sont pas financés alors même qu’ils ont le pouvoir de créer eux-mêmes de la valeur. De plus, il faudrait revoir ces critères : la théorie de la décroissance me semble une bonne voie mais il y en a d’autres comme par exemple repenser le concept de valeur en lui reconnaissant un principe actif et transcendant: progressiste.

    1. Comment comprendre que les gouvernements doivent « garantir les dépôts » s’il n’y avait pas soucis à ce niveau »?
      Les émissions spectaculaires des banques centrales sont justement destinées à « rassurer » les épargnants autant que possible et pour éviter le run bancaire, je dis ça à Roujkine, peuisque oppossum est un cas désespéré!
      Pour la réalité des thésaurisations massives, il suffit d’interroger les banques centrales pour en avoir la confirmation, ce qu’Helmut Creutz fait constamment, et il obtient facilement cette confirmation.
      Simplement, où sont les grosses coupures de 500 et de 200 euros émise plus largement plus de 100 milliards d’euros? Eh bien, elles ne circulent JAMAIS!
      Ou alors voir au Japon, enfoncé dans la déflation en dépit d’émissions liquides dans des volumes gigantesques depuis 20 ans!
      Non, le crédit bancaire ne crée pas de monnaie, ceux qui soutiennent le contraire font preuve d’une incompétence et d’une innocence toute infantile en attribuant aux banques des pouvoirs magiques!
      J propose d’arêter là, car je ne vois plus quoi dire de plus!
      Et je ne changerai pas sur ce point dans un avenir prévisible!

  6. Je me contenterai de souligner à JF , ce que dit Paulo :

    – Si l’on est bien d’accord que la crise actuelle est bien celle d’un gigantesque endettement qui n’est plus tenable, c’est à dire qui n’a plus de sens car ne pouvant plus , en réalité, être honoré dans des délais raisonnables …

    – Si l’on pose que cet argent prêté provient mécaniquement de l’ensemble des dépôts des agents non bancaires …

    … alors le non remboursement des subprimes, et les défauts de paiement devraient être d’abord la crise des dépôts et des prêts.

    Or même si cette éventualité a été théoriquement évoquée, la crise ne se situe absolument pas là et n’a pas été formulée en ces termes .
    Comme le dit Paulo , votre paradigme est mauvais. Je comprends votre lassitude , mais elle sera perpétuellement entretenue par le mur de ceux qui essaient de vous comprendre mais qui constatent que les faits démentent votre modèle car rien ne peut être expliqué de façon convaincante à partir de votre point de départ.

    Ceci dit, en ce qui me concerne , je partage avec vous l’idée qu’il y a lien entre l’ argent crée et l’argent déposé.
    Ce lien , tient au fait , fondamental, que l’objet que la monnaie est sensé ‘représenter » et dont il doit assurer les échanges précisément, est un ensemble de biens et services, fruit du travail des hommes.

    Mais ce lien ne trouve plus son expression et ne s’exerce plus en amont par des règles saines. Parce que , ma foi, ça doit bien arranger certains … et être présenté comme ne dérangeant pas trop les autres. Il n’y a pas complot. Il y a une suite d’intérêts des uns, d’ illusion de richesse pour d’autres, et de compromission et de facilités des derniers.

    Bref, lorsqu’on vous dit que le système ne fonctionne pas comme vous vous l’imaginez, cela ne signifie pas pour autant qu’on l’ approuve.
    Mais je suis bien d’accord avec vous que ce système est présenté de façon naturalisé ! On nous dit, voilà , la moderne , elle se fabrique comme ça , parce que c’est comme ça , et parce que c’est le meilleur système .

    En gros, en ne voyant pas le système tel qu’il fonctionne dans les faits humains , vous vous condamnez à un mauvais diagnostics et à des contorsions épuisantes pour modéliser le réel observable.

  7. Au nom de la Banque centrale, des SWAP, des LBO, et des Prises de Bénéfices, amen. Je crois respectueusement que le petit garçon Johannès Finckh ne voit sans doute pas que la petite fille, donc femme (en puissance) EST le Phallus qu’ELLE N’A PAS, et ne verra donc jamais un pénis lui pousser. Ce sont les termes même du Maître à élucider la condition humaine tous et toutes qui sommes « emprisonnés » dans l’espace-temps: Là! Quand? C’est à dire Lacan. Il n’aurait sûrement pas renié ce calembour.

    Ceci étant.
    «  »Cela veut dir QUOI, monétiser?
    Cela veut dire VENDRE, autrement dit, échanger une dette contre de la monnaie! » »
    et aussi (entre autre): «  »On ne « monétise » jamais autrement qu’en échangeant contre de largent! » »
    Vous ne trouvez pas que c’est dangereux qu’en échangeant un objet réel qui a sa substance, sa matière, sa fonction, sa valeur d’usage, etc., l’argent, qui est certes quantifié au moment de la transaction (et encore, ce n’est pas vrai quand on passe par un crédit), soit « élastique » et aussi « compressible » en amont et en aval des transactions? Lesquelles sont toujours faussées à la fin. Quand vous respirez, que vous arriverait-il si, plusieurs heures et plusieurs fois dans la journée, vous n’ayez pas la dose d’oxygène-alias l’argent (ou beaucoup trop d’oxygène) nécéssaire à l’équilibre de votre métabolisme? La soulographie et la gueule de bois financière dans laquelle nous sommes plongés contre notre gré parle d’elle-même et pourrait, mieux que quiconque, vous éclairer sur ce point crucial. J’aurais presqu’envie de dire aussi: «  »Il est totalement faux de soutenir autre chose, cela ne peut être autrement! » »

  8. Petit rajout : Enfin gardons les pieds sur terre.

    Le problème de ces 30 dernière année n’a jamais été la thésaurisation. C’est exactement l’inverse.
    On s’est endetté à qui mieux mieux ! Créant ainsi un imbroglio de créances dont on ne sait pas sortir.

    Alors maintenant, là, oui, la thésaurisation nous menace, mais ce n’est pas le mot exact, le mot exact c’est qu’on cherche à se désendetter et que pour ce faire, il faut effectivement passer par une phase de non-consommation.

    Je n’ai aucune opinion sur la monnaie fondante, mais ce qui s’est passé ces 30 dernière années ne la justifie pas particulièrement. Voilà.

  9. Ma chatte n’y retrouve plus ses petits ( et c’est elle qui fait la loi et vote ) !

    A défaut de tous vous mettre sur un bûcher ou à l’écartèlement , j’attendrai que vous soyez capables d’écrire ( ou de dessiner , je comprends encore mieux comme ça ) sur un 21 /29,7 vos points d’accord , vos points de divergences et leurs enjeux .

    A défaut d’avoir raison , vous aurez alors fait oeuvre utile , et ne serez plus en dette de la société qui ne prend plus grand chose comme « argent comptant « .

    Mais les bûchers ne sont peut être plus très loin .

    1. iL Y en a plus que 100 milliards en grosses coupures!
      Les chiffres autour de 90% du liquide comporte aussi une bonne part de petites coupures en plus!
      Vérifiez auprès de la BCE!
      Vous verrez que j’ai raison!

  10. Pour y voir plus clair, j’ai fait l’effort de rédiger une synthèse. Je vous la livre et la dédie à Logique qui par ses questions a contribué à me faire réfléchir. En fait je n’ai rien inventé.
    Ce qui fait la valeur d’un bien (ou d’un service) c’est le besoin que l’on en a. En conséquence, le prix d’un bien sur le marché est variable en fonction du rapport de force qui règne en un lieu et à un instant donnés, entre ceux qui ont besoin d’en vendre et ceux qui ont besoin d’en acheter.
    Le changement de propriété d’un bien se fait le plus souvent contre remise d’un paiement qui, de nos jours, consiste à écrire des montants en débit et crédit sur des comptes bancaires tenus à distance par informatique. L’acheteur a donc besoin de disposer sur son compte d’un avoir monétaire (un capital) exprimé en général dans la monnaie choisie par le vendeur.
    A ce stade de l’analyse, on voit que l’argent, la monnaie parfois seulement matérialisée par une écriture, est un moyen dont on a besoin pour acheter un bien ou un service. Et puisque l’argent assure cette fonction pour satisfaire un besoin, l’argent est un bien comme un autre qui a une valeur et un prix sur le marché. D’où l’existence tout à fait nécessaire de marchés financiers.
    L’acheteur a plusieurs possibilités pour disposer d’un solde positif sur son compte. Le plus normal est d’avoir opéré antérieurement, plus de recettes que de dépenses et d’avoir réalisé ainsi des économies en vue de satisfaire des besoins futurs. C’était le moyen encore le plus couramment utilisé par les petites gens jusque dans les 30 glorieuses. Elles avaient malheureusement été contraintes d’apprendre à se serrer la ceinture durant la dernière guerre.
    Un autre moyen consiste à obtenir un prêt contre reconnaissance de dette. Un tel prêt peut s’obtenir avec ou sans intérêt auprès de membres de la famille ou d’amis lorsqu’il existe un climat de confiance et de solidarité. C’est légalement possible même si parfois cela donne lieu à de déplorables cabales… Mais la manière la plus courante (et pas toujours recommandable) est d’obtenir un crédit de sa banque. Dans ce cas, la reconnaissance de dette est assortie d’intérêts et de prise de garanties diverses parfois très pénalisantes en cas de défaut de remboursement.
    Alors que le prêt entre personnes s’opère par transfert de fonds réels, totalement disponibles, les prêts bancaires s’appuient sur des fonds disponibles certes, mais « hypothéqués » par le fait qu’ils résultent principalement des sommes laissées au crédit des divers comptes des autres clients. Les banques sont seules autorisées, sous certaines conditions, à faire cette acrobatie qui, en temps normal, rend bien service à tout le monde. Le problème pour elles est de ne pas faire faillite. Elles peuvent jongler avec toute une panoplie de moyens. Le site suivant montre comment elles procèdent.
    http://pagesperso-orange.fr/jb.desquilbet/docs/O_Banque2.pdf
    Toute action dont les conditions de réalisation s’inscrivent dans le futur, contient à la base un pari. C’est le cas lorsqu’il y a enclenchement d’un crédit réalisé en s’appuyant sur des éléments de confiance qui peuvent ne pas se concrétiser comme initialement prévus. Lorsqu’un prêt entre particuliers tourne mal, au pire le prêteur perd tout, mais le sinistre ne va pas plus loin. Par contre, pour les crédits bancaires il en va tout autrement car à partir d’un certain niveau de non remboursement, l’effondrement en cascade peut s’enclencher, malgré les multiples possibilités de réaction des banques telles qu’exposées par jb.desquilbet. C’est ce qui s’est passé en 2008.
    En tant que moyen dont la fonction est de nourrir un compte en banque, un crédit est un bien comme un autre qui s’achète et se vend avec les risques qui y sont attachés. Plus il y a d’achat et vente de crédits en cascade plus la perception des risques qu’ils comportent, devient difficile. Avec la titrisation, au bout du bout, beaucoup d’acheteurs et de vendeurs n’ont plus mesuré réellement le volume des risques pris, si ce n’est que les conditions apparaissaient trop avantageuses pour ne pas recéler une forme d’arnaque. Des particuliers, des municipalités, des sociétés d’assurances et même des banques s’y sont laissé prendre.

    1. @jducac,

      Merci pour le compliment. Synthése assé correcte, j’ai bien aimé la conclusion. En fait le role des banques de détail est d’absorber l’épargne et de la redistribuer pour ainsi créer de la croissance. Hors il y a un momment ou toutes l’épargne a deja été distribuer sous forme de crédit, et que pour faire perdurer le cycle (dette/croissance) il faut produire des prét qui ne seront pas couvert par l’épargne. Dans se cas les ratios de liquidité sont au plus bas.

      Donc il y a deux solutions mais la plus courante, l’arnaque le plus généralement utiliser par les banques et autres profiteur du système. Est de faire monter les prix car en faisant monter les prix, la valeur de réserve que représente une action ou un objet (immo par example) permet aux banques de pouvoir prouver que leur disponibilité d’épargne, la leur et la notre, est suffisante pour continuer a faire tourner le cycle « dette/croissance ».

      Mais il y a un momment ou les plus malins essaie de sortir du jeux et de rafler, en vendant lorsque les prix sont haut, un bonne partie de leur avoir et ainsi de faire une excellente plus value. M’enfin la conséquence est que d’autres en fond autant jusqu’au momment ou les liquidités nécessaire pour racheter se qui est a vendre viens a manquer. C’est se manque de liquidité a un omment T qui va faire basculer la machinerie, car la valeur des choses perd a la fois de sa valeur et de son interet (puisque cela devient risqué ou de cela ne vaux plus rien ou qu’on en a deja). Donc toute ces montagnes de crédit émi sur la valeur des actis sous-jacent s’éffondre et les ratios des banques explosent.

      Donc pas de secret les BC sont obligé de mettre la main a la poche car de toute façon elle devront rembourser les épargnant des banques qui auront fait faillite.

      Donc en relisant bien la dernière phrase, vous devriez être capable de comprendre ou et l’arnaque. Elle est simple les BC ferme les yeux parce que le crédit crée de la croissance, mais comme elle fini par devenir aveugle les peites souris que sont les BD en profite pour faire la fête. Aux final tous les épargnants se sont fait arnaqué ainsi que les BC et les états.

      Bonne lecture

    2. J’ai tout de même omis un détail, qui a mon avis permet de résumer la finance des 20 dernières années, détail auquel Mrs sornette a lui aussi fait allusion.

      Ces 20 dernières années ont été rytmées par la chute du mur de berlin et de la fin, en parenthése de la geurre nucléaire froide. A partir de cette chute le phénomène de mondialisation est pris sont essor et l’objectis a été de prendre des part de marché modial et de s’accaparer les ressources mondial. Et pour se faire il a bien fallu faire beaucoup de crédit et en distiller beaucoup sans differente forme, la titrisation etant la forme la plus abouti de l’arnaque financière qui est en train de se dénouer.

      Donc il est clair que tout déreglement des habitudes économiques et financière créent des consequence et des effets de bord pervers. Aprés 20 année de croissance et une révolution technologique, le partage du monde c’est terminé. La finance c’est mondialisé et les risque se sont aussi mondialisé ainsi que la somme des dettes. « d’ailleurs si quelqu’un a des infos sur l’évolution de la dette mondial sur l’enssemble du XX siécles, je suis preneur ».

      Voila la pourquoi de la situation actuel, la Crise de 29 a comme origine l’emmergeance du liberalisme et des echange mondiaux, surtout des échanges financiers. Car il est facile de pouvoir jouer au système de poupé russe lorsque les institutions financiére sont éparpillé a plusieurs endroits, Ca sort d’un pays pour rentrer dans un autre puis cela ressort de cette autre pays pour ré-enter dans le pays d’ou cela sortait. La boucle parfaite, qui lorsque cela grippe a un endroit provoque l’arrét de tout le système.

  11. Soit une banque A représentant 1% du marché bancaire.
    Soit 100 prêts de 100 euros fait par le marché Bq.
    La bq A me fait un pret de 100 euros. La bq A doit trouvé 100 euros.
    Avec les autres Bq il y a 10000 euros de pret.
    Sur ces 10000, 100(1%) reviennent chez A. La Bq A a trouvé 100 euros. CQFD
    Il ya bien eu 100( et meme 10000) euros de pure création monétaire.

    La monnaie est juste, à l’origine, une normalisation du troc.

    1. impossible, car une créance ouverte implique une dette d’autant, on ne sortira JAMAIS de là!
      Les créationnistes oublient toujours le petit détail que ce que les banques prêtent vient de quelque part et pas du ex nihilo!
      Je lance le défi suivant:
      J’enverrai 6 bouteilles de champagne à mes frais à celui qui me montre le texte de loi qui autoriserait les banques de créer de la monnaie (en se substituant à la banque centrale)!

    2. Gardez votre caisse de Champagne car les banques commerciales ne peuvent évidemment se substituer à la banque centrale.

      Johannes Finckh dit: « En toute rigueur, la monnaie n’est monnaie que l’instant de l’échange pour devenir un objet l’instant d’après.
      Il me semble que c’est cette réalité-là qui fait qu’il est à ce point difficile, pour beaucoup, de définir ce qui est monnaie et ce qui n’est pas monnaie ! »

      Autrement dit, selon votre conception, la monnaie n’existe vraiment qu’à l’instant de l’échange. Pour pousser le bouchon, comme les banques centrales ne créent pas les échanges, elles ne créent pas la monnaie 😉

      Mais alors qui est à l’origine de l’apparition fugace de votre monnaie ? Puisqu’un crédit implique un échange marchand, en accordant un crédit la banque, l’emprunteur et le vendeur conjointement font bien apparaître la monnaie l’instant de l’échange. Mais est-ce que cette « chose » fugace est créée ? A-t-elle même une existence ?

      Notons tout de même que selon la conception de Johannes Finckh, puisque « la monnaie n’est monnaie que l’instant de l’échange », il n’y aurait aucune masse monétaire qui tienne sur la durée, pas même la monnaie de banque centrale, ni les billets de banques. Etrange conception tout de même qui veut que toutes les masses monétaires (y compris M0) sont des « objets » entièrement thésaurisées, et que la monnaie n’est qu’une « chose » fugace reflétant un échange marchand.

      Mais je comprends bien que Johannes Finckh, grand pourfendeur de la thésaurisation devant l’éternel, veuille castrer la monnaie en tant que « réserve de valeur ». 😉

  12. Voici un autre texte fondamental qui doit faire avancer le débat!

    L’émission de la monnaie centrale:

    La banque centrale émet de la monnaie parce qu’il en faut bien une!
    Les banques commerciales, comme nous tous, sont usagers de la même monnaie!
    Oui, c’est vrai, au fond de moi, vous interprêtez juste, la seule vraie monnaie reste bien la monnaie centrale!
    Tous les autres biens et services s’échangent grâce à elle, et elle seule! Et parce qu’elle existe et est réputée!
    Les DAV, pour lesquels je veux bien faire des concessions langagières, sont néanmoins, en toute rigueur, seulement des avoirs, des promesses de tant de monnaie (centrale).
    Et, en tant que promesses, elles fonctionnent souvent et sont acceptées très largement dans les échanges, mais ces transactions sont, en toute rigueur, des échanges entre marchandises:
    Une promesse (de tant de monnaie) contre un bien!
    Il y a un autre détail qui a son importance, sans doute, on verra bien!
    Le billet et la pièce sont anonymes, la « promesse » qu’ils comportent sont d’une nature radicalement différente des autres promesses, car il s’agit d’une garantie légale.
    L’extension de cette garantie légale jusqu’à 70 000 euros sur les comptes bancaires est, par contre, un aveu de faiblesse du système, car, avant 2008, nul n’aurait osé ou même imaginé devoir faire une telle promesse qui n’engage que ceux qui la reçoivent! Et qui est un formidable aveu de fragilité!
    En toute rigueur encore, la monnaie centrale circule véritablement sans aucune contre partie, cela va de soi, et c’est bien pourquoi c’est bien l’économie dans son ensemble qui en est la seule « contrepartie » de fait, à savoir son pouvoir d’achat.
    La chose « semblait » différente quand nous avions la couverture or, car l’émission de billets se faisait alors, en principe, en fonction de l’or en stock dans les BC. Le résultat était une grande instabilité des prix en fonction des stocks d’or disponibles. Les banques centrales n’avaient pas alors la possibilité de s’orienter aux prix des choses.
    On peut dire, a posteriori, que le souci de prix stables (indice des prix) peut et doit être retenu comme le « besoin » de l’économie en monnaie centrale, à distinguer de la « demande » de monnaie que font tous les acteurs en échange de biens.
    J’insiste ici encore un petit peu sur la question de l’or qui avait été tranchée, en fait par le président Nixon, événement qui a permis à l’économie de fonctionner mieux!
    Gesell l’avait dit depuis toujours, l’or comme base monétaire est totalement inutile, l’a , en fait et rétrospectivement, toujours été! Sauf que l’on ne le savait pas et que l’on ne savait sans doute pas faire aussi facilement de la monnaie en papier!
    Il le montre d’ailleurs en constatant que la monnaie frappée se détachait toujours sensiblement de la valeur en teneur du metal, car, en fait, le sceau du roi « monétise », rien d’autre! La monnaie frappée valait (en terme de pouvoir d’achat) en général plus que son poids en or.
    Les pièces ayant cours légal étaient toujours préférées à l’usage aux lingots qui restaient, au fond, de la marchandise (un peu spéciale, mais tout de même).
    Comme le signale Gesell, besoin et demande n’ont rien en commun. Lacan le dit dans une autre contexte concernant le sujet, mais cela nous mènerait un peu ailleurs.
    Cela nous amène aussi à méditer sur les conditions de son émission!
    C’est vrai, bien sûr, les banques obtiennent, selon des règles précises, autant de la monnaie centrale dont elles ont besoin, mais les instruments de politique monétaire se distinguent des politiques des banques commerciales par un but distinct, bien sûr!
    Le souci des banques centrales est bien celui d’obtenir des rapports de prix les plus stables possibles, et quand elles visent une fourchette d’inflation annuelle entre 0 et 2%, leur « idéeal » serait sans doute 0% inflation par une émission de monnaie centrale à tout moment adéquate. Les BC se soucient des besoins de monnaie centrale, les autres banques tentent de satisfaire la demande de monnaie!
    Avec la réforme de l’émission du numéraire telle que la préconise la réforme gesellienne, il s’agit, au fond, d’une proposition qui concerne en premier lieu les banques centrales!
    En partant de ce point, peut-être que la logique de ce que j’essaie d’exposer s’imposerait sans doute mieux.
    Pour saisir, on peut laisser de côté le comportement des banques et des acteurs dans un premier temps, pour s’en soucier ensuite bien entendu, quand ce sera le moment, et, à mon sens, tout s’éclairera assez facilement.
    Votre question:
    « Pourquoi la banque centrale pourrrait créer de la monnaie, et pas les banques commerciales. Ou sous une autre forme, si les banques commerciales ne peuvent créer de la monnaie, pourquoi la banque centrale pourrait-elle en créer? »
    Avec la distinction entre besoin de monnaie et demande de monnaie, peut-être que cela passe mieux?
    Les banques commerciales font demande de monnaie auprès du public et de la banque centrale ainsi qu’auprès des autres banques. Elles proposent pour cela un intérêt, sans quoi, le détenteur du billet du moment ne cède guère celui-ci. Cela serait différent en régime de monnaie anticrise.
    Nous pouvons aussi considérer que le taux directeur de la banque centrale, instrument de sa politique monétaire, porte mal son nom, car ce taux ne dirige quasiment plus le niveau des taux d’intérêt pratiqués du marché. Nous le constatons aisément, car même à taux nul, l’intérêt de la monnaie ne disparaît pas et ne passe jamais en dessous de 3% pour les prêts, un peu moins pour l’épargne.
    Et ce différentiel se maintient toujours, même en situation de restriction d’émission de monnaie centrale via une hausse des taux directeurs.
    Malgré cela, sauf à taux directeur nul sans doute, les banques préfèrent se refinancer sur le marché, car elles vivent bien du différentiel entre les intérêts à payer et les intérêts obtenus (ou attendus? ex ante?)
    Et les banques préfèrent aussi, actuellement, le retour et le dépôt à la BC des pièces et billets destiné à « atténuer » les frais liés au taux directeur. De plus, ces retour de nuéraire leur est (faiblement mais très sûrement!) rémunéré.
    Car, il y a là une autre distinction qui se révèle: l’obtention de monnaie centrale implique, via le taux directeur (même faible) toujours un coût, car la BC ne fait pas « commerce » de cela, elle en a de toute façon le monopole!
    C’est seulement avec la monnaie obtenue sur le marché que le commerce est possible qui dégage le différentiel (en principe) entre prêt bancaire et dépôt bancaire dont vivent les banques en tant qu’entreprises.
    La crise de confiance actuelle vient bien du fait que ce commerce souffre, précisément, de la crise de confiance. le crédit est le marché de la confiance, pourrait-on dire.
    Et ce fait déclenche la préférence massive pour la liquidité que nous observons actuellement!
    En résumé, on doit bien admettre que la BC ne fait pas « crédit », mais qu’elle « dote » l’économie de monnaie dont elle a besoin, alors que les banques sont les marchands de la confiance (du crédit), et avait d’augmenter le besoin, elles font demande, autant que popssible, sur le marché.
    Les exigences de retour de monnaie centrale sont, en fait « élastiques », car la BC a le souci de ne pas assécher les liquidités nécessaires (le besoin de monnaie!).
    La mauvaise circulation de la monnaie centrale émise en très grande quantité depuis fin 2008 reflète la préférence pour la liquidité des acteurs économiques en relation avec la crise de confiance. Autrement dit, le BC n’ont plus les moyens de leur politique!
    Suis-je plus clair?

    1. @JF à la signature du prêt, j’ai une dette de 100 envers la Bq qui possède ma créance de 100 deplus lorsque les 100 sont virés sur mon compte alors la Bq à une dette de 100 envers moi et j’ai alors une créance de 100 sur la banque. Il faut raisonner en flux global, mon exemple précédent est théorique et chaque jour il y a compensation globale interbancaire et c’est à ce moment que les Bq ajustent leurs comptes entre elles et reçoivent ou versent des Milliards d’euros pour solde de tout compte journalier. Dans ces moments elles peuvent avoir donc à emprunter, entre elles ou auprés de la BC, à très court terme,(plus cher mais utile en cas de crise de confiance..)…ou à placer en pension des surplus qu’elles rendrons statistiquement dans les jours suivants.
      Mais sur l’année, le flux net par Bq doit être proche de zero.

      UN taux bas de BC favorise les prêts, donc l’économie, en donnant un peu plus de marge aux Bq, encore faut-il que les risques économiques et leurs effets sur la solvabilité des acteurs ne tendent pas à dépasser les gains grattés sur les différentiels de taux. Arbitrage classique Gain/Risque, que le politique essaye d’augmenter via menaces réglementaires et délits d’images…La confiance est un plus joli mot…

      Si l’objectif de la BC est l’inflation, moins de prêts devrait faire moins d’inflations…Je ne vois en rien où la Bc n’a pas les moyens de sa politique… sauf à reconsidérer le terme « inflation », avec les 100% de hausse de l’immo sur 10 ans par exemple…

      La banque centrale émet de la monnaie BC parce qu’il y a plusieurs banques commerciales tout simplement…

  13. Chère Martine Mounier!
    Je vous reponds avec plaisir !

    1) vous m’écrivez donc:
    Je laisse de côté la question de la dette freudienne. Même s’il y aurait beaucoup à dire, puisque que pour ma part je continue à m’interroger sur l’incidente d’une monnaie fondante sur la nevrose, dans la mesure où le patient à qui le psychanalyste aurait « fait crédit » devrait se démerder, c’est le cas de le dire, avec une dette qui aurait fondu sous l’action du temps.
    Jf vous réponds:
    La dette freudenne, on en discutera bientöt?
    Tout d’abord, l’analyste fait peu crédit, il me semble, car en encaissat au fur et à mesure, la dette symbolique se solde bien mieux! Ensuite, comme je l’ai souvent exposé, la monnaie fond avec le temps qui passe pour tous les détenteurs de billets. Par contre, la masse étant reconstituée par l’institut d’émission, je l’expose aussi largement, cette monnaie sera très très stable, ainsi que les prix des choses, bien plus que la monnaie actuelle! Alors, au cas où il y aurait quand même une dette, il va sans dire que la dette serait à régler intégralement, sans tenir compte d’aucune « fonte »! Mais sans intérêts aussi
    Je rappelle que l’action du temps est bien la vie qui passe, cela s’applique aussi à l’analyste!
    2)Martine poursuit:
    Vos arguments sur le sujet m’intéressent tout particulièrement ; mais comme je vois que vous ferraillez d’arrache-pied avec quelques ex-nihilistes obstinés et redoutables , je me contenterais de vous demander plus prosaïquement ce que vous pensez du fait que si la monnaie fond, la dette également.
    JF vous réponds:
    a)En fait, les choses se passent un peu différemment, le point 1 y répond en partie. Plus précisément, l’émission de la monnaie anticrise (ou « fondante ») aura pour premier effet de maintenir le numéraire en circulation et d’en finir avec la thésaurisation.
    b)Le deuxième effet sera une plus grande disponibilité du crédit, car tous les surplus retourneront, du fait de la fonte qui « menace » le détenteur de billets en trop (ceux qu’il ne dépense pas dans le mois par exemple), à la banque pour être épargnés … de la fonte notamment pour son ex-détenteur qui, en épargnant prête bien à la banque, d’accord?
    Il s’ensuit une certaine relative abondance en banque, et la banque, menacée à son tour par la fonte des bilets reçus (et qu’elle détient donc), baissera sensiblement le taux d’intérêt d’épargne en même temps que celui du prêt que d’autres peuvent solliciter pour acheter une voiture ou une maison par exemple! Nous assisterons alors à une baisse sensible des taux d’intérêt sans pour autant affecter la circulation monétaire, bien au contraire, la trappe aux liquidités est bien fermée..
    c) Cet effet d’alléger le fardeau de la dette incitera aussi les plus endettés ainsi que les collectivités publiques et les entreprises au remplacement de leurs dettes anciennes par des dettes nouvelles moins coûteuses en intérêts, et ceci augmentera d’autant le pouvoir d’achat des plus endettés et de tous (baisse du service de la dette dans lesbudgets, baisse des coûts financiers pour les entreprises) qui deviendront à nouveau solvables. Il y aura moins de faillites, les emplois seront mieux préservés. Ceci pourra aussi satisfaire les créanciers et les propriétaires qui auront moins d’impayés.
    d) Alors, la dette fond bien, mais par un remboursement facilité et un désendettement général. En même temps, évidemment, les revenus rentiers reculeront aussi exactement au même rythme, car les intérêts de l’épargne et des placements reculeront aussi.
    3) Martine:
    Et que, par voie de conséquence, dans un monde historique plein de passé et de passif, ce qui disparaît avec la monnaie fondante c’est aussi ce que certains doivent.
    Nécessairement à d’autres.
    JF:
    Oui, mais il s’agira d’un processus redistributif progressif plus ou moins rapide, et il ne saurait être question de ne pas payer ce que l’on doit, mais pas jusqu’à trois fois le prix d’une maison par la mécanique diabolique des intérêts et des intérêts composés.
    4)Martine:
    Autrement dit : que faites-vous du bénéfice de la fonte pour l’endetté au détriment du non/pas encore/moins endetté que ?
    JF:
    Alors, vous saisissez, la redistribution s’opérera en faveur du travail et au détriment de la rente du capital!
    Car n’oublions pas que la rente du capital, conséquence inéluctable du système monétaire actuel, causé même tout bonnement par la monnaie actuelle, est bien la mécanique la plus redoutable pour gaver toujours plus les plus fortunés au détriment des autres.
    N’oublions pas que toute richesse est créée par le seul travail, et si une grosse part du revenu du travail est détournée par les capitalistes cela implique qu’il y a bien moins à distribuer. Et la baisse des revenus distribués est la cause exacte de la crise économique et du chômage croissant
    En clair, le revenu du capital (la rente du capital) est bien détourné, ponctionné sur le revenu du travail. Et ce système va dans le mur du fait de l’insolvabilité croissante des endettés.

    J’espère vous avoir répondu, et j’aurai plaisir à vous lire à nouveau!
    jf

    1. « N’oublions pas que toute richesse est créée par le seul travail,  »
      Vous oubliez qu’une bonne partie des richesses nous est fournie gratuitement par la nature.

    2. @ Cher Johannes Finckh,

      Merci pour cette réponse détaillée.
      Pardon de faire plus court, mais j’ai beaucoup de plus de mal que vous avec les point-par-point.
      Une seule remarque, pour l’instant.

      La monnaie fondante par son action érodante renforce quand même beaucoup l’injection du temps… Là où – et vous le savez mieux que moi – l’argent thésaurisé joue le rôle de contre angoisse face à l’inéluctable, cela pourrait poser un sérieux problème.

      Mais surtout, je ne suis pas favorable à une disponibilité plus grande du crédit.
      Je considère en effet que la crise actuelle est une crise du crédit. Une crise de l’illusion de l’avoir.
      Une crise de la non-responsabilité par rapport à l’avenir et aux générations futures. Une crise de la dette et de l’abus.
      Le vrai pouvoir étant, non pas celui de créer mais celui de faire disparaître (cf : les nouvelles règles de comptabilité).
      De ne pas avoir honte.

      De ne pas «devoir rendre de(s) comptes».

  14. à quid 34
    En voilà un commentaire pertinent!
    Cela me permet de préciser quelques fausses idées reçues à propos de la BC et de ses taux directeurs ainsi que de la politique des crédits et de ses liens avec l’inflation. Pour ne rien oublier, je vais répondre à votre texte point par point:

    1)quid 34 écrit:
    @JF à la signature du prêt, j’ai une dette de 100 envers la Bq qui possède ma créance de 100 de plus lorsque les 100 sont virés sur mon compte alors la Bq à une dette de 100 envers moi et j’ai alors une créance de 100 sur la banque.
    jf:
    oui, mais en vous virant les 100 euros, la banque a bien pris cet argent sur un autre compte.

    2)quid 34
    Il faut raisonner en flux global, mon exemple précédent est théorique et chaque jour il y a compensation globale interbancaire et c’est à ce moment que les Bq ajustent leurs comptes entre elles et reçoivent ou versent des Milliards d’euros pour solde de tout compte journalier. Dans ces moments elles peuvent avoir donc à emprunter, entre elles ou auprés de la BC, à très court terme,(plus cher mais utile en cas de crise de confiance..)…ou à placer en pension des surplus qu’elles rendront statistiquement dans les jours suivants.
    Mais sur l’année, le flux net par Bq doit être proche de zero.
    jf:
    je pense que nous nous compprenons, même si ces « flux nets » ne restent que très peu de temps ‘un jour ou un WE peut-être déséquilibrés, pas plus, sinon, big problem!

    3) quid 34
    UN taux bas de BC favorise les prêts, donc l’économie, en donnant un peu plus de marge aux Bq, encore faut-il que les risques économiques et leurs effets sur la solvabilité des acteurs ne tendent pas à dépasser les gains grattés sur les différentiels de taux. Arbitrage classique Gain/Risque, que le politique essaye d’augmenter via menaces réglementaires et délits d’images…La confiance est un plus joli mot…
    jf:
    oui

    4)quid 34:
    Si l’objectif de la BC est l’inflation, moins de prêts devrait faire moins d’inflation…Je ne vois en rien où la Bc n’a pas les moyens de sa politique… sauf à reconsidérer le terme « inflation », avec les 100% de hausse de l’immo sur 10 ans par exemple…
    jf:
    Là, les choses se passent un peu différemment, selon ce que j’ai analysé. La BC nourrit les banques en monnaie centrale. En augmentant la monnaie centrale liquide circulante, il y aura inflation si et seulement si la production de biens et de services ne suit pas le même rythme de croissance. De plus, une inflation débutante peut accéler l’inflation dès lors que cela pousserait des liquidités thésaurisées sur le marché, du fait même de la hausse des prix…
    Les crédits, par contre, sont accordés par les banques à partir de l’épargne (des dépôts) dont elles disposent. le refinancement central via le Refi n’intevient que pour une infime fraction supplémentaire et en période d’expansion économique.
    Autant dire qu’actuellement dans l’ambiance de décroissance, la BC n’intervient pas du tout dans la politique des crédits! Elle aimerait bien, mais les banques ne suivent pas et ne peuvent pas suivre, car il manque d’emprunteurs crédibles et solvables. Et ce n’est pas « que » la mauvaise volonté des banques; les entreprises elles-mêmes restreignent aussi leur demande de crédit, notamment les entreprises solides.
    En clair, malgré un Refi proche de zéro, il n’ya aucun refinancement central économiquement efficace actuellement.
    Quant aux banques, ,elles placent leur surplus en BC ou sur des bulles spéculatives, même chose pour les riches particuliers, car un fiancement du crédit ne trouve pas preneur crédible et solvable, et le moindre risque, pour l’investisseur, semble bien être la spéculation. L’inflation ntouche ainsi l’immobilier (c’est fini depuis deux ans bientôt), ouis les actifs financiers (actions) depuis mars 2009, les matières premières spéculatives comme le pétrole, mais de toute évidence pas trop la consommation courante moyenne.
    En tout cas, la BC n’ pas vraiement les moyens de sa politique avec la monnaie actuelle.

    quid 34:
    La banque centrale émet de la monnaie BC parce qu’il y a plusieurs banques commerciales tout simplement…
    jf: oui, évidemment, et aussi parce que c’est son rôle de pourvoir les acteurs économique du moyen de paiement légal tout court! Elle seule est habilité de le faire; Comme je le rappelle, ce n’est pas un crédit, le taux d’intérêt central n’est pas un taux d’intérêt faussement appelé « directeur », mais un instrument de politique monétaire destiné à alimenter l’économie convenablement en liquidités.
    Il y a d’autres moyens d’émettre de la monnaie, comme l’achatt de devise, d’or ou alors, très à la « mode », des actifs « toxiques »!
    Dans tous les cas, la monnaie liquide centrale est une dotation pure et simple, au besoin une création monétaire supplémentaire, la seule qui se produit effectivement.
    La dotation en monnaie centrale détermine les rapport de prix de tous les biens et services.
    Actuellement, jusqu’à 90% (!) de la monnaie liquide ne circule pas, elle est duement émise, elle est donc enttreposée ou thésaurisée quelque part.
    Dès lors, cela interdit à la banque centrale de véritablement agir sur la circulation monétaire, car ce « poids mort » est bien trop lourd.
    de plus, cela représente bien un « danger d’avalanche inflationniste », pour le moment cantonné dans les bulles spéculatives.
    Est-ce plus clair?

  15. Mrs finch dit :

    « Autant dire qu’actuellement dans l’ambiance de décroissance, la BC n’intervient pas du tout dans la politique des crédits! Elle aimerait bien, mais les banques ne suivent pas et ne peuvent pas suivre, car il manque d’emprunteurs crédibles et solvables. Et ce n’est pas « que » la mauvaise volonté des banques; les entreprises elles-mêmes restreignent aussi leur demande de crédit, notamment les entreprises solides »

    C’est abosulement faux, les banques refusent même de prèter a des emprunteur solvable. J’ais personnellement se problème. J’ais 2 X en banques et je demande qu’ont me prette X et je m’engage a placer X de mes fonds propres dans des produit sans risque de cette même banques et me servir des autres X pour investir, cela me permet d’avoir une sécurité de X en cas de gros pétin. Le résultat et qu’il ne veulent pas. Il préfere qui je dépense mais 2X plutot que je puisse en emprunter seulemnt X. Donc de mon coté je n’investi pas et j’attends que la déflation faisse sont effet. Voila se qui se passe réellement. Donc arréte un peut de faire passer nos banquiers pour des hommes d’affaire, les affaires c’est pour eux pour les autres c’est que les mauvaise affaire qu’il veulent bien nous laisser.

    En fait comme il sont deja prettés mes avoirs a d’autre je n’est même plus le droit de pouvoir d’en bénéficier sous forme de nouveaux prét en laissant la même somme en garantie, rémunéré bien sur.

    Ok je pourrais changer de banque mais elle sont toute pareil. Donc il y est ou le jeux.

    Meinrenant pourquoi préfere t’il préter a des persoone qui n’ont pas de liquidité disponible ?

    Parceque cela leur rapporte plus, d’un coté il prettent mon épargne sans me versé d’interet et de l’autre il le prettent en recevant des interet. Si il me prette a 4% et que je leur loue mon épargne a 1,5%. Cela ne les interesse pas.

    Donc aux final il ne fond pas leur boulot de stimulant pour l’économie, surtout en ce momment. Donc dans le cas ou même les banquiers ont oublié les mécanismes de l’investissement, non spéculatif. Il y a peut de chance que les choses reviennent en ordre.

    En fait les banques prettent a qui elle veulent votre argent par contre elle peuvent ne pas vouloir vous prettré en fonction de votre propres épargne. C’est plus du buisnees c’est de la bétise la plus profonde. Surtout lorsque l’on prette a des persoone en difficulté qui peuvent rapporté 15% par ans d’interet parce qu’il sont aux abois et aucune autre possibilité de faire autrement que se faire masacrer par les interets.

    Non les banques ne font plus leur travail de stimulation économique, les banquiers ne font que spéculer, tout sîmplement. Il est donc clair que la situation actuel est franchement de leurs fautes. Et en plus il semble qu’ils n’ont toujours rien compris, pretter a des perssones qui seront dans l’incapacité de remboursé, c’est quand même le comble du banquiers. M’enfin sont il encore des banquier ? ou sont’il devenu des danger public ?

    M’enfin c’est malheureusement la réalité, rien n’est fair pour que les plus entrepreneurs puisse y arrivé. Si tu fait parti de leur bande tu as le droit a tous les crédit possible, même si tu n’est absolument pas doué en affaire. Poar contre si tu es trop bon cela les ennuis. Je comprends mieux comment notre pays en est arrivé là ou il en est.

    Si toute l’épargne ne sert qu’as la spéculation, il ne peut pas y avoir d’investisement productif. Et je pense quon en est malheureusement arrivé là. Et malheureusement se n’est pas un homme d’affaire qui nous dirige mais un avocat d’affaire, lui il ne regarde que l’interet que lui rapporte l’affair, peut importe qu’elle bonne ou mauvaise. Et je crois que cette dernière phrase résume bien se qu’il se passe actuellement.

  16. à logique:
    Je ne connais pas votre situation personnelle ni tous les tenants et aboutissants de votre problème à la banque.
    En suivant votre exposé, on peut effectivement s’inquiéter pourquoi la banque se conduit de la sorte avec vous, compte tenu des garanties très sûres que vous dites apporter.
    Car vous semblez bien crédible et solvable!
    Il vous reste, évidemment, de retirer votre capital complètement ou de les menacer de le faire, en liquide par exemple, soit pour l’utiliser pour votre projet, soit pour le mettre sous votre matelas, car une banque qui agit comme la vôtre, vous leur dites, ne vous inspire plus confiance…
    Il reste que la banque peut avoir reçudes dépots engagés dans des placements longs, elle ne peut pas, alors, accorder des crédits courts à la consommation élevés et remboursables dans le court teme, car elle devrait alors d’abord « monétiser » comme disent certains, en fait VENDRE des actifs pour pouvoir prêter ensuite de l’argent frais. Et ce fasant, elle y perd peut-être, alors elle ne se montre pas coopérative. Votre situation est peut-être bien la preuve que la banque en question a bien un problème aigu de dsponibiltés de ses fonds malgré une épargne abondante mais engagée dans des placements longs, pas faciles à « monétiser », voire carrément des actifs dits « toxiques! »
    En tout cas, vous avez quelques raisons pour vous inquiéter de ce qui a pu être fait avec vos 2X en banque! Le savez-vous?
    Demandez, pour le principe, ce que l’on vous donne en vrai pour vos 2X placés en les retirant là tout de suite, vous verrez ce que votre banquier répondra!

    1. J.F
      Monétiser n’est pas « vendre des actifs »

      Monétiser c’est transformer une créance en « valeur monétaire » .

      Les banques monétisent de la manière suivante (entre autres monétisations possibles):
      – Un emprunteur vient demander un prêt. La banque lui demande une garantie.
      – l’emprunteur lui offre en garantie une hypothèque sur l’appartement qu’il va acheter… disons 100000
      – La banque monétise le montant de cette hypothèque en portant dans ses actifs la valeur de cette hypothèque (valeur 100000) et en ouvrant un compte à vue (compte chèque) au nom de l’emprunteur avec ces 100000.
      – L’emprunteur peut utiliser ces 100000 soit pour payer le vendeur, soit pour payer des fournisseurs.
      – En général pour éviter tout problème la banque paye directement le vendeur mais la dette de l’emprunteur reste identique
      – Si le vendeur (ou les fournisseurs ) de l’emprunteur sont dans la même banque, la banque n’a aucun besoin de monnaie centrale (liquidités): elle n’aura rien à « sortir »
      – Si 100 des comptes des fournisseur (ou du vendeur) sont dans d’autres banques, celles ci vont présenter à la banque de l’emprunteur la demande de monnaie centrale équivalente (compensation inter bancaire) dont la banque dispose ou qu’elle est obligée d’emprunter sur le marché financier ou par des mises en pension à la Banque Centrale
      – Mais globalement, si les banques sont raisonnables (marchent au même pas sur leurs parts de marché) les paiements aux fournisseurs qui ont leurs comptes dans d’autres banques seront compensés au prorata par les paiements de clients d’autres banques aux clients de la banque émettrice du crédit.
      – C’est quand une banque fait trop crédit (monétise trop) par rapport à sa part de marché des dépôts que ca commence à lui poser problème (elle doit trouver les liquidités « centrales » pour payer les autres banques dans la seule monnaie que celles ci acceptent d’une manière « obligatoire », quitte effectivement à vendre leurs propres actifs)

  17. Correction:
    Si 100 des comptes des fournisseur (ou du vendeur)
    Il faut évidemment lire
    Si 100% des comptes des fournisseurs (ou du vendeur)

    1. je maintiens qu’en payant les fournisseurs, la banque sort bien de l’argent sous forme de créance affectée au fournisseur en question et ,pour ce faire, elle doit bien vendre un actif, car il reste absolument impossible de transformer un actif ou un immeuble en monnaie!
      Vous pouvez ne pas me croire, je m’en fous désormais, car vouis rjoignez tous les fantaisistes qui ne voient pas l’endroit et l’envers d’une médaille!
      Le crédit, vient du dépôt et l’argent monnaie liquide vient de la banque centrale!
      C’est ainsi et c’est simple, il est impossible de sortir de là, et je m’en fous des milliers de gloses idiotes qui soutiennent autre chose!

  18. Merci de votre réponse Mrs Finch,

    Mais a travers mon cas personnel, je voulais juste faire remarqué que les banques ne jouent pas vraiment leur role dans un système d’économie capitaliste mais plutot dans un système d’economie de marché. Elle ne s’interresse pas a la notion d’investissement mais plutot a celui de la spéculation. Certes je vais finir par leur faire du chantage, est cela sera j’en suis sur, sera trés éfficace. Mais je pense que rien est fait pour que les personnes désirant gagner plus en invesissant . Dans mon cas personnel, je n’est pas de revenu fixe, mais dans leur cas il ne savent plus compter, ça nous l’avons tout remarque grace a la crise qui viens de se passé, et qui est encore là bien présente.

    Mais le plus grave dans cette histoire c’est que les banques préfere tout de même prendre beaucoup de risque auprés de client dont les actif sont toxiques plutot que pour le clients dont les actif sont solide.

    M’enfin lorsque je vois que beaucoup de conseillé financier proviennent d’une d’un cycle éducatif littéraire. Je ne suis pas surpris par se manque de compréhension des relation mathématique necessaire a la finance et a l’investissement en générale.

    Je pense que cette crise et avant tout une crise de l’inconpétence. Ou les fonctions ne sont plus rempli par des personne aillant les aptitudes pour prendre des décisions et les bonnes.

    Le second problème est comment une personne incompetente peut elle avoir confiance en ces décisions, surtout lorsque ces décision appartiennent a un domaine qu’il ne maitrise pas.

    Les anques n’ont pas maitrisé la dette, les investisseur ne maitrisaient pas les rouage dans lesquels il investissaient, et même les état, la finlande et Dubai par example semble ne rien avoir compris a se qu’il faisait avec et de leur argent.

    M’enfin pour ceux qui ne le connaisse pas il y a un petit livre trés instructif qui s’appel le principe de peter et qui explique le chiminement de l’incompetence.

    Le réelle problème du siècle qui arrive est de moins piont de vue, le risque de l’incompetence. Lorsque que l’on mettrait des plombiers pour surveiller les centrales nucléaires il ne faudra pas étre étonné des catastrophes.

    M’enfin c’est juste pour vous dire qu’une société de service n’as plus besoin d’avoir les competence de productivité. Mais le problème est que si l’on ne sert rien faire a quoi peut on servir sinon a ne repéte que se que l’ont veux bien nous faire croire.

    Donc les banques ne font absolument pas leur travail et je trouve cela trés domage, deja pour moi, mais aussi dommage pour l’enssemble. Car perso je peut continué a vivre sans crée de richesse, mais c’est a long terme la meilleur solution pour devenir pauvre. Donc un etat qui ne crée plus de richesse et un etat en phase d’appauvrisement.

    Ensuite il est facile de faire portr le chapeaux aux autres …..

    M’enfin pour conclure, il faudra peut être former les nouveaux banquiers a l’utilisation de l’argent. Et peut être qu’un mode d’emploie semble s’avérer necessaire :))

  19. M’enfin je reviens sur le problème de l’incompetence, termes qui a malheureusement été oublié durant toute cette crise. A une époque ou le parraitre semble bien plus important que les conpetences réelle, c’est a dire ou l’arnaque sur les conoetence étant devenu monnaie courante. Il ne faut pas s’inquièté des conséquence d’une telle attitude. Dans une société ou la seduction a pris le pas sur l’éfficacité et le service sur la production, d’ailleurs il faut séduire pour vendre des service.

    Lorsque le jeux deviens plus rentable que le travail il ne faut pas s’étonner des dérives complexe que cela engendre sur le système. Lorsqu’un banque prette plus qu’elle n’as c’est deja une incompetence comptable flagrantte.

    M’enfin il n’y a qu’un pas entre arnaque et incompetence, faire faire croire a quelqu’un que l’on peut faire se que l’ont ne sait pas faire. C’est utiliser l’incompetence pour organiser l’arnaque. Et comme il n’y a pas de sanction contre l’incompetence il ne nous reste qu’as prouver l’arnaque. Et c’est là que cela tout nos banquiers s’en sortent plutot bien.

    1. à logique encore qui écrit ceci:
      M’enfin je reviens sur le problème de l’incompetence, terme qui a malheureusement été oublié durant toute cette crise. A une époque ou le paraître semble bien plus important que les competences réelles, c’est-à-dire où l’arnaque sur les compétences est devenue monnaie courante. Il ne faut pas s’inquièter des conséquences d’une telle attitude. Dans une société ou la séduction a pris le pas sur l’éfficacité et le service sur la production, d’ailleurs il faut séduire pour vendre des services.
      Lorsque le jeu devient plus rentable que le travail il ne faut pas s’étonner des dérives complexes que cela engendre sur le système. Lorsqu’une banque prète plus qu’elle n’a c’est déjà une incompétence comptable flagrante.
      M’enfin il n’y a qu’un pas entre arnaque et incompétence, faire croire à quelqu’un que l’on peut faire ce que l’on ne sait pas faire. C’est utiliser l’incompétence pour organiser l’arnaque. Et comme il n’y a pas de sanction contre l’incompetence il ne nous reste qu’à prouver l’arnaque. Et c’est là que cela tous nos banquiers s’en sortent plutot bien.
      jf:
      c’est sûrement vrai.

  20. 1) à logique: vous écrivez:
    Merci de votre réponse Mrs Finckh,
    Mais a travers mon cas personnel, je voulais juste faire remarquer que les banques ne jouent pas vraiment leur rôle dans un système d’économie capitaliste mais plutot dans un système d’economie de marché. Elles ne s’interressent pas à la notion d’investissement mais plutot a celui de la spéculation. Certes je vais finir par leur faire du chantage, est cela sera j’en suis sûr, sera trés éfficace. Mais je pense que rien n’est fait pour que les personnes désirant gagner plus en investissant . Dans mon cas personnel, je n’ai pas de revenu fixe, mais dans leur cas il ne savent plus compter, ça nous l’avons tous remarque grace a la crise qui vient de se passer, et qui est encore là bien présente.
    jf réponds:
    Bonne chance pour vos projets! Si vous avez des garanties suffisantes, cela peut marcher, j’imagine! Que les soient « capitalistes » au sens où elles spéculent avec le capital, c’est sûrement exact. Mais pour équilibrer cela, je dirais qu’elles doivent placer l’argent des épargnants parfois comme elles font dans des fonds risqués, afin de pouvoir « servir » ensuite les intérêts aux épargnants qui, comme vous l’indiquez pour vous-même, pourraient aller ailleurs sinon…Les banques ne sont pas méchantes pas essence mais parce que le capitalisme spéculatif ne leur laisse guère le choix. C’est vrai que climat des investissements vraiment productifs n’est pas très bon, crise oblige, alors les banques sont réticentes. La spéculation pure et simple offre de meilleurs rendements.

    2) logique poursuit:
    Mais le plus grave dans cette histoire c’est que les banques préfèrent tout de même prendre beaucoup de risques auprés de clients dont les actif sont toxiques plutt que pour le clients dont les actifs sont solides.
    jf:
    oui, pour des rendements à court terme! Un certain aveuglement, c’est vrai! Mais puisque vous smblez avoir les capitaux vous-mêmes, vous n’avez pas besoin de la banque en fait?

    3)logique:
    M’enfin lorsque je vois que beaucoup de conseillers financiers proviennent d’une d’un cycle éducatif littéraire. Je ne suis pas surpris par ce manque de compréhension des relations mathématiques necessaires à la finance et à l’investissement en général.
    Je pense que cette crise est avant tout une crise de l’incompétence. Ou les fonctions ne sont plus remplies par des personnes ayant les aptitudes pour prendre des décisions et les bonnes.
    jf:
    l’incompétence existe, ‘est certain, mais la « frilosité » devant le risque est quand même compréhensible quand nous avons à faire avec une monnaie qui circule à ce point mal!

    4)logiue:
    Le second problème est comment une personne incompétente peut-elle avoir confiance en ces décisions, surtout lorsque ces décisions appartiennent a un domaine qu’elle ne maîtrise pas.
    Les banques n’ont pas maîtrisé la dette, les investisseurs ne maîtrisaient pas les rouages dans lesquels il investissaient, et même les états, la finlande et Dubai par exemple semblent ne rien avoir compris à ce quils faisaient avec et de leur argent.
    jf:
    les décisions d’état sont toujours des décisions de personnes, et une par de corruption agit puissamment à ce niveau-là, cela me semble évident. Ceci dit, l’écart des richesses est tel que les plus riches ne savent plus quoi investir et les plus endettés ne pourront plus rembourser, en dehors de toute problématique de compétence ou d’incompétence!
    A supposer même que tous les investissements seraient bons et économiquement « utiles » (ce qui n’est pas le cas évidemment, mais « à supposer »…), même dans ce cas, une crise systémique est inéluctable avec la monnaie actuelle!

    5)logique:
    M’enfin pour ceux qui ne le connaissent pas il y a un petit livre trés instructif qui s’appelle « le principe de péter » et qui explique le chiminement de l’incompetence.
    Le réel problème du siècle qui arrive est de mon point de vue, le risque de l’incompetence. Lorsque que l’on mettrait des plombiers pour surveiller les centrales nucléaires il ne faudra pas étre étonné des catastrophes.
    M’enfin c’est juste pour vous dire qu’une société de service n’as plus besoin d’avoir les compétences de productivité. Mais le problème est que si l’on ne sait rien faire à quoi peut-on servir sinon à ne repéter que ce que l’on veut bien nous faire croire.
    Donc les banques ne font absolument pas leur travail et je trouve cela trés dommage, déjà pour moi, mais aussi dommage pour l’ensemble. Car perso je peut continuer a vivre sans créer de richesses, mais c’est à long terme la meilleur solution pour devenir pauvre. Donc un etat qui ne crée plus de richesse et un etat en phase d’appauvrisement.
    Ensuite il est facile de faire portr le chapeaux aux autres …..
    M’enfin pour conclure, il faudra peut-être former les nouveaux banquiers à l’utilisation de l’argent. Et peut être qu’un mode d’emploi semble s’avérer necessaire.
    jf:
    ok, mais QUI a la compétence pour les former?
    Il me semble que la compétence s’acqiert aussi en faisant, qu’en pensez-vous?
    Plus fondamentalement, je reste convaincu que la monnaie actuelle, telle qu’elle est, nous envoit dans le mur malgré les meilleures compétences du monde!
    Plus encore que les banquiers, j’accuserais les économistes d’oincompétence qui continuent de ressasser jusqu’à la nausée de fausses conceptions sur la monnaie, et cela fait qu’il n’ont pas pu éclairer ni les politiques, ni les banques centrales ni, encore moins, l’opinion publique – ou tout continue à gaver les plus riches au détriment de tous! Les bnquiers sont instrumentalisés par leurs créanciers, à savoir les milliardaires, mais les économistes pourraient proposer une autre politique qui pourrait s’attaquer efficacement à cela, mais pour cela, il faut plus que l’indignation, il faut avoir le courage de fonder autrement la dit « science » économique!
    Est-il acceptable, selon vous, que les soi-disant meilleurs économistes, souvent employés par les banques, les entreprises, les gouvernements (les facultes) et les banques centrales, peuvent dire tout candidement qu’il n’ont RIEN VU VENIR de cette crise tout en restant en place et en étant grassement payés pour continuer à débiter leurs fadaises sans queue ni tête?

  21. Un petit texte qui distingue économie de marché et capitalisme:

    La confusion règne quand, surtout de penseurs de « gauche » parlent de d’économie de marché et d’économie capitaliste! Ils disent que ces deux termes seraient identiques…

    Or, j’insiste pour dire qu’il n’en est rien!

    Je rappelle: le marché est le lieu ou biens et services sont vendus contre de la monnaie dans un jeu (plutôt de concurrence impure et imparfaite, évidemment) d’offre et de demande. Le résultat en est l’acheminement linéaire des biens et services du producteur vers le consommateur grâce à un mouvement circulaire de la monnaie qui reste indéfiniement sur le marché pour opérer un nombre idéfini de transactions. C’est la vie sociale comme telle essentiellement et principalement, en termes économiques, s’entend.

    Le capitalisme, c’est autre chose: c’est une condition, une contrainte, et même un chantage qui s’exerce continuellement sur le dit marché, car l’échange est fait avec la monnaie telle qu’elle est actuellement, à savoir d’un objet hérité de l’or et fictivement non dégradé dans le temps.

    Cette qualité de non-dégradation temporelle distingue la monnaie (la « réelle » aussi bien que la scripturale, bancaire etc) de tout ce qui s’échange avec elle. Cette qualité confère à la monnaie son attrait comme réserve de valeur et, ceci est parfaitement sensible en temps de crise systémique comme actuellement, mais cela agit tout le temps en fait, son caractère de capital originel. Capital qui imprime ses qualités de capital à un certain nombre de biens durables comme les maisons, les terres, les usine par exemple. Mais tous ces biens bien plus matériels ne sont « capital » que par le fait que la monnaie lui confère cette qualité, et on voit à quel point leur « valeur » exprimée en monnaie fluctue violemment.

    Or ce capital monnaie est précisément capital parce que son proprétaire (le « capitaliste » = l’homme qui a l’argent) peut avancer on non son dit capital, il peut le prêter ou non, le retenir ou non!

    Pour qu’il le fasse, parce que c’est vital!, bien gentiment, les banques, chargées de collecter les fonds pour les remettre en circulation, proposent de ce fait un intérêt aux déposants -épargnants qui, sinon, ne verraient pas l' »intérêt » de prêter leur bien.

    Ainsi naît l’intérêt de la monnaie, fonction stricte du temps, la rente du temps! Le capitaliste fait ainsi payer aux autres le temps de vivre, le droit de vivre tout court!

    Et quand les rendements des placements ne suivent pas, la monnaie fait grève, comme c’est le cas actuellement!

    Seule l’introduction de la monnaie fondante permettra un bouclage satisfaisant du circuit monétaire. La monnaie ne serait plus jamais ce bien durable, capital éternel!

    Et aucun autre bien (ni même l’or ni les diaments) ne pourra se substituer à cela, car ces objets ne se mangent pas et n’exercent guère de chantage sur le système économique dans son ensemble comme le fait la monnaie traditionnelle.

    L’épargne et le souci de prévoyance des agents économiques (tout le monde, les « ex »-capitalistes riches comme les moins riches) devra viser la création d’objets et de biens le plus durables possibles (le développement durable!) pour se prémunir le mieux possible de l’incertitude de l’avenir, ce qui reste toujours limité du fait de notre mortalité.

    En tout cas le système de la monnaie fondante est parfaitement compatible avec toute sorte d’épargne de précaution sauf une: la thésaurisation de la monnaie, en tant qu’institution publique d’organisation du marché, ne pourra plus jamais être soustrait à son usage pour exercer le chantage tel qu’il exerce actuellement!

    Si nous ne faisons pas cette réforme, je ne donne pas cher de la paix du monde!

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