Le « Ce soir (ou jamais !) » du jeudi 4 février

DomLW (Dominique Larchey-Wendling) a eu l’amabilité de faire comme les fois précédentes : découper mes interventions et les afficher sur youtube. C’est insuffisant mais c’est un début : je vais enquêter du côté de la chaîne.

L’émission en entier :

Première partie
2ème partie
3ème partie
4ème partie
5ème partie
6ème partie
7ème partie

Partager :

172 réflexions sur « Le « Ce soir (ou jamais !) » du jeudi 4 février »

  1. Jean Baudrillard – Dette mondiale et univers parallèle

    Libération, lundi 15 janvier 1996, page 5, REBONDS

    Affichage électronique de la dette publique américaine à Time Square – un chiffre astronomique de quelque milliers de milliards de dollars et qui augmente au rythme hallucinant de 20 000 dollars par seconde. Affichage électronique à Beaubourg des millions de secondes qui nous séparent de l’an 2000. L’un, le chiffre du temps, diminue régulièrement. L’autre, celui de l’argent, augmente vertigineusement. L’un est un compte à rebours qui tend vers la seconde zéro. L’autre, à l’inverse, tend vers l’infini – tous les deux impliquant, au moins dans l’imaginaire, une catastrophe : celle, dans le cas de Beaubourg, de l’épuisement du temps ; celle du passage de la dette dans l’exponentiel et d’un crash financier mondial dans le cas américain.

    En fait, cette dette ne sera jamais remboursée. Aucune dette ne sera remboursée. Les comptes définitifs n’auront jamais lieu. Si le temps, lui, nous est compté, les capitaux absents, eux, sont au-delà de toute comptabilité. Si les Etats-Unis sont déjà en rupture virtuelle de paiement, cela n’aura pas de conséquence – il n’y aura pas de Jugement dernier pour cette banqueroute virtuelle. Il suffit de passer dans l’exponentiel ou dans la virtualité pour être dégagé de toute responsabilité, puisqu’il n’y a plus de référence, de monde référentiel auquel se mesurer.

    C’est une situation tout à fait nouvelle que cette disparition de l’univers référentiel. Quand on contemple le tableau d’affichage sur Broadway, dont les chiffres s’envolent, on a l’impression d’un envol stratosphérique de la dette, du chiffre en années-lumière d’une galaxie qui s’éloigne dans le cosmos, de la vitesse de libération de la dette comme d’un satellite terrestre. Et c’est bien de cela qu’il s’agit en effet : la dette se meut sur une orbite bien à elle, avec une trajectoire autonome, celle des capitaux libérés de toute contingence économique, évoluant dans un univers parallèle, affranchis, par leur accélération même, de toute retombée dans l’univers banal de la production, de la valeur et de l’usage. Un univers pas même orbital : exorbital, excentré, excentrique. Avec une probabilité très faible qu’il rejoigne jamais le nôtre.

    C’est pourquoi aucune dette désormais ne sera remboursée. Elle peut tout au plus être rachetée en solde pour être reversée sur un marché de la dette – dette publique, dette nationale, dette mondiale -, redevenue elle-même une valeur d’échange. Il n’y a pas d’échéance probable de la dette, et c’est ce qui fait sa valeur inestimable. Car telle qu’elle demeure ainsi suspendue, elle est notre seule assurance sur le temps. Au contraire du compte à rebours qui signifie l’épuisement du temps, la dette indéfiniment différée nous garantit que le temps lui-même est inépuisable… Or nous avons bien besoin de cette assurance virtuelle sur le temps, au moment où l’avenir lui-même tend à s’épuiser dans le temps réel. Blanchir la dette, apurer les comptes, effacer la dette du tiers monde… vous n’y pensez pas ! Nous ne vivons que du déséquilibre de la dette, de sa prolifération, de sa promesse d’infini. La dette globale, planétaire, n’a évidemment aucune signification en termes traditionnels d’obligation et de crédit. Par contre, elle est notre véritable créance collective – créance symbolique par où les personnes, les entreprises, les nations se trouvent assignées les unes aux autres par défaut. Chacun est assigné à l’autre (même les banques) par leur faillite virtuelle, comme des complices le sont par leur crime. Tous assurés d’exister l’un pour l’autre à l’ombre d’une dette inexpiable, imprescriptible, puisque d’ores et déjà le remboursement de la dette mondiale accumulée excède de loin les fonds disponibles : cela n’a donc plus d’autre sens que de lier tous les humains civilisés dans un même destin à crédit. Tout comme l’arme nucléaire, dont l’accumulation mondiale excède de loin la destruction globale de la planète, n’a plus d’autre sens que de lier l’ensemble des humains dans un même destin de menace et de dissuasion.
    On comprend alors pourquoi les Américains font si spectaculairement état de leur dette. L’initiative est censée faire honte à l’Etat de sa gestion et alerter les citoyens sur une débâcle imminente des finances et de la chose publique. Mais l’aspect exorbitant des chiffres leur ôte toute signification (même les chiffres ont perdu leur crédit !). En fait, tout cela n’est qu’une gigantesque publicité, si d’ailleurs le billboard lumineux a toutes les allures d’une cote boursière triomphale qui aurait crevé tous les plafonds. La population le contemple fascinée comme au spectacle d’une performance mondiale (alors qu’elles ne s’attroupent guère devant l’horloge numérique de Beaubourg pour voir s’écouler la fin du siècle). En même temps, elle est collectivement dans la même situation que le pilote d’essai du Tupolev qui, jusqu’à la dernière seconde, a pu voir sur son circuit de vidéo interne son appareil piquer au sol et s’écraser. Est-ce qu’il aura eu le réflexe ultime de regarder l’image avant de mourir ? Il aurait pu s’imaginer vivre ses derniers moments en réalité virtuelle. Est-ce que l’image a survécu à l’homme, ne fût-ce qu’une fraction de seconde, ou l’inverse ? Est-ce que la réalité virtuelle survit à la catastrophe du monde réel ?

    Nos vrais satellites artificiels, ce sont la dette mondiale, ce sont les capitaux flottants et les charges nucléaires qui encerclent la Terre de leur ronde orbitale. Devenus artefacts purs, d’une mobilité sidérale et d’une convertibilité instantanée, ils ont enfin trouvé leur vraie place, plus extraordinaire que le Stock Exchange, les banques et les silos : l’orbite où ils se lèvent et se couchent comme des soleils artificiels.

    Le dernier en date de ces univers parallèles en voie de formation et de développement exponentiel, c’est celui d’Internet et des réseaux mondiaux d’information. Chaque jour pourrait s’afficher là aussi en temps réel, en millions d’individus et en milliards d’opérations, la croissance irrésistible, l’excroissance d’une information dont l’extension est telle qu’elle n’a plus rien à voir avec une intégration quelconque des connaissances. D’ores et déjà, on peut dire que cet immense potentiel ne sera jamais racheté, au sens où il ne trouvera jamais son usage et sa fin. C’est donc exactement comme la dette : l’information est aussi inexpiable que la dette, au sens où nous ne pourrons plus jamais nous en acquitter. D’ailleurs, le stockage des données, l’accumulation et la circulation mondiale de l’information sont tout à fait semblables à la compilation d’une dette irrémissible. Et là aussi, dès lors que cette information proliférante excède de loin les besoins et les capacités de l’individu et de l’espèce en général, elle n’a plus d’autre sens que de lier l’ensemble des humains dans un même destin d’automatisme cérébral et de sous-développement mental. Car il est clair que, si une certaine dose d’information réduit notre ignorance, une dose massive d’intelligence artificielle ne peut que nous convaincre du déficit de notre intelligence naturelle et nous y enfoncer. Le pire dans un être humain est bien d’en savoir trop et d’être inférieur à ce qu’il sait. C’est la même chose pour la responsabilité et la capacité émotionnelle : la sollicitation perpétuelle par les médias, en termes de violence, de malheur, de catastrophe, loin d’exalter quelque solidarité collective, ne fait que démontrer notre impuissance réelle et nous plonger dans la panique et le remord.

    Tous ces univers parallèles, pris dans une logique autonome et exponentielle, sont des bombes à retardement. C’est évident pour le nucléaire, mais cela est vrai aussi de la dette et des capitaux flottants. La moindre irruption de ces univers dans le nôtre, le moindre croisement de leur orbite avec la nôtre briserait immédiatement l’équilibre fragile de nos échanges et de nos économies. Il en serait (ou il en sera) de même avec la libération totale de l’information, faisant de nous des radicaux libres cherchant désespérément leur molécule dans un cyberspace raréfié.

    La Raison voudrait sans doute que nous réintégrions ces univers au nôtre, dans un monde homogène : que le nucléaire trouve son usage pacifique, que toutes les dettes soient apurées, que les capitaux flottants soient réinvestis en richesse sociale, que toute l’information s’inscrive dans le savoir. Mais c’est sans doute là une utopie dangereuse. Que ces univers restent parallèles et que leur menace suspendue, leur excentricité nous protègent. Car, tout parallèles et excentriques qu’ils soient, ce sont pourtant les nôtres, c’est nous qui les avons matérialisés ainsi hors de notre portée, comme un ersatz de transcendance, c’est nous qui les avons mis sur orbite comme une sorte d’imaginaire catastrophique. Mais c’est peut-être bien ainsi. Car si la cohésion de nos sociétés était maintenue jadis par l’imaginaire du progrès, elle l’est aujourd’hui par l’imaginaire de la catastrophe.

    1. J’ai lu ce texte hier, à travers un lien proposé dans un commentaire par M. Leclerc
      invitant à y jeter un oeil attentif, effectivement.

    2. “Car si la cohésion de nos sociétés était maintenue jadis par l’imaginaire du progrès, elle l’est aujourd’hui par l’imaginaire de la catastrophe.”

      L’imaginaire de la catastrophe a alors besoin de la science économique et de ses prophéties auto-réalisatrices : La dette et les tarots de divination sont détenus par les acteurs du marché. Aussi j’irai au delà de cet article de Libé : Avant 2007, les experts étaient quasiment tous atteint de paraphrénie* quand il s’agissait de légitimer leur science économique, l’euphorie ou le catastrophisme ambiant est une forme de pathologie mentale quand ces sentiments sont agités par des experts surtout quand ils sont “gouvernementaux” :

      * La Paraphrénie des experts économistes est prouvée par :

      1/ L’existence d’une production délirante importante juxtaposée à la réalité(*) . Le délirant garde longtemps intacte et disponible une image relativement saine de sa personnalité. Il peut prendre à l’égard de son délire une certaine distance. Il en reste le maître, ce qui lui laisse une certaine latitude d’adaptation à la vie sociale.
      (*) Nos vices privés seront la vertu du bien commun, 1er commandement libéral. Acte I de la paraphrénie.

      2/ La grande fréquence des thèmes empruntés aux mythes infantiles et aux mythes archaïques universels, avec une prédilection pour les choses fabuleuses et surnaturelles.

      remplacer mythe archaïque et infantiles, par science économique, ou croissance sans fin !

      3/ La prédominance du langage sur l’action. Souvent, le paraphrène est riche d’expression verbale et graphique. Son langage écrit est encore plus perturbé que son langage parlé. Il fait appel au symbolisme des mots, des nombres, des couleurs, à la concrétisation des idées et des sentiments.

      Il faut un graphique en forme de powerpoint pour croire les bonimenteurs, pensez à la croissance et aux téléphones portables que nous vendrons quand tout ira mieux.

      4/la longue persistance de l’intégrité des fonctions intellectuelles et de l’affectivité. L’évolution vers la dissociation schizophrénique ou la détérioration mentale n’intervient pratiquement pas.

      L’expert économiste peut encore faire semblant sur les plateaux de télévision.

      5/ La paraphrénie est un délire fantastique dans sa forme, ses formules magiques, sa projection dans l’espace et son mode d’expression.

      Voilà, on a donné le pouvoir aux fous et à leurs catastrophes, ils sont légitimement assis à la table des décideurs en jouant aux tarots de divination. La paraphrénie est une maladie des gens de pouvoir, leur rémunération permet de s’en affranchir devant le public car ils peuvent encore faire illusion, jusqu’à ce que les symptômes s’imposent à tous en revenant au galop.

    3. Je souhaite que l’Histoire donne tort à Monsieur Baudrillard.
      Le monde qu’il entrevoit ressemble certes par certains aspects à notre monde d’aujourd’hui.
      Cependant je réfute l’idée que les dettes dont on nous rabâche les oreilles seraient des sortes de chimères,
      des léviathans qu’on pourrait refouler éternellement voire convertir en alliés.

      Il y aura un point de rupture, l’Histoire n’en est-elle pas truffée ?

      Où en est-on aujourd’hui ?
      La casse du marché de l’emploi, la casse du service public, se propagent comme de véritables cancers.
      Tenez.
      L’Espagne va privatiser ses pompiers (il faut voir les CRS espagnols en lutte contre des pompiers manifestants,
      c’est d’une brutalité inoïe, pas très virtuel tout ça).
      Imaginez.
      Votre maison brûle. Les pompiers arrivent.
      Ils luttent contre le feu, et après un travail acharné et dangereux de trois heures, parviennent à l’éteindre.
      Votre vie est sauve mais votre maison est délabrée.
      Pour vous remonter le moral, vous recevez la facture de l’intervention des pompiers : 40 mille euros.
      Ce n’est pas ce qui nous ‘attend’ : nous y sommes, c’est notre actualité … brûlante !

      Les intérêts sur la dette des états sont des sommes réclamées par les prêteurs, des sommes biens réelles.
      Elles sont dûment versées chaque année, comme en atteste ma déclaration annuelle d’impôts : en 2010, combien d’intérêts payés par la France ? 40 milliards ? 80 milliards ? 100 milliards ?
      40 milliards d’euros, c’est assez d’argent pour payer le salaire annuel de presque la totalité de nos ingénieurs,
      et il me semble que c’est une donnée bien réelle.
      Cet “impôt” annuel, les intérêt de la dette, c’est bientôt autant d’argent que les principales recettes telles que
      la collecte de la TVA, la collecte des impôts sur le revenu …

      Les rentes phagocytent l’économie réelle, avec son cortège de destruction sociétale et environnementale, et
      avec un appétit en croissance exponentielle.
      Comment croire que cette évolution serait durable ?

      Au final, Monsieur Baudrillard me semble s’être projeté dans un monde manquant singulièrement de capacité
      à affronter les paradigmes destructeurs auquel il est, encore aujourd’hui, soumis.
      Jusqu’à quand ?

  2. Bizarre. Je pensais avoir posté un commentaire sur l’intervention de PJ à “Ce soir (ou jamais!)”, mais je n’en trouve pas trace.

  3. Bonjour

    A propos des archives d’émissions indisponibles à la consultation.

    J’aimerais savoir si quelques-uns d’entre vous ont réussi à obtenir le podcast de l’émission de France Culture “La rumeur du monde” du 19 décembre 2009 à laquelle participait Paul Jorion interviewé par Jean-Marie Colombani et Jean-Claude Casanova.

    Pour ma part, je me suis abonné au podcast de l’émission, mais je n’ai jamais réussi à obtenir le fichier mp3 de celle-ci. Curieusement, j’ai obtenu le fichier de celle du 12-12-2009 ainsi que celle du 02-01-2010. Aucune trace des émissions du 19-12-2009 ni de celle du 26-12-2009.

    Avant de faire une crise de paranoïa aigüe, j’aimerais vraiment savoir si ces émissions (notamment celle du 19-12-2009) ont pu être téléchargées par certains d’entre nous.

    Quant à l’émission de France 3 : Ça y est, j’ai pu la visionner sur le site de l’émission aujourd’hui, lundi 8 février à 13 h 30. Est-ce le résultat des réclamations pressantes ou simplement un problème technique qui a mis du temps à être résolu ? On ne le saura sans doute jamais, le principal est que l’on puisse maintenant visionner l’émission.

    Merci et bonne journée à tous.

  4. Bonsoir Monsieur Jorion!

    Merci à Batso, j’ai pu enfin voir l’émission dans son intégralité après moults messages cordiaux mais insistants à France 3 comme beaucoup d’entre-nous je suppose.
    Que dire devant le message sous-jaccent de la plupart des intervenants et cette pseudo-controverse entre Messieurs Woerth et De Closets.
    ON NOUS PREPARE A DES TEMPS TRES DIFFICILES, J’EN SUIS AUJOURD’HUI CONVAINCU…
    De par ma fonction, je suis éducateur en milieu ouvert, j’interviens la plupart du temps dans des quartiers que l’espoir et le bonheur ont depuis longtemps quittés.
    Cette population, nos CONCITOYENS, abandonnée depuis longtemps me touche au quotidien. En dépit de la difficulté et la tentation du “blindage professionnel”, j’ai redecouvert la beauté, la profonde possibilité de changements et de remise en question, l’humanité cachée (en grande partie à cause d’un environnement dégradé et, pardonnez-moi dégradant et perçue comme menaçant) de ses habitants.
    Quelque chose me revient d’ailleurs vous savez le vieux dicton qui dit “quand on veut abattre son chien, on dit qu’il a la rage!”. Sans reprendre entièrement Chomsky, on peut constater la lente mais continue dégradation du vocabulaire stigmatisant les “ban-lieux” comme des zones de “non droit” où la barbarie et la violence règne en maître.
    “Banlieues”, quel cache-sexe! Il faudrait parler de nos populations défavorisées par la naissance, maltraitées par les épreuves de la vie, maintenues dans un état de dépendance financière (de la télé, de l’alcool, et le petit salaire ou le RMI). Mais dire cela, me diront certains, c’est excusé la violence, la barbarie alors qu’il s’agirait de comprendre comment trois décennies d’ultra-économie ont lessivé les esprits et refroidi les coeurs.
    Je n’ai malheureusement rien appris dans cette émission si ce n’est que vous meritez mieux que le sort qui vous est fait Monsieur Jorion. Vous me faites quelque part penser, pardonnez-moi le parallèle, à Calonne essayant de convaincre le roi qu’une sortie de crise est possible.
    Je veux croire que vous finirez par comprendre, à moins que cela ne soit déjà le cas, que les élites n’ont jamais abandonné leurs privilèges par l’entendement et par la démocratie.
    C’est la force qui fait loi et il en a toujours été ainsi. Et la force c’est le peuple, autrement dit ceux qui souffrent pour qu’une infime partie de la population puisse vivre dans le luxe et garder le monopole de la décision politique et économique qui prévaudra pour lui.
    Une petite anecdote en passant, saviez-vous que les congés payés que l’on présente généralement comme l’une des grandes victoires de la gauche, est le réflexion d’une réflexion des syndicats, du patronat (les “200 familles” de l’époque) et des grands partis politiques pour faire rentrer chez eux les ouvriers et employés qui n’étaient encore décidés à abandonner la lutte…
    Mon père a toujours été très borné et loyal m’a enseigné une chose fondamentale dans la vie qui se confirme avec le temps: un homme qui ne connait pas son histoire est comme un arbre sans racine, MORT!

    En attendant de lire avec intérêt vos prochains articles.
    Un lillois de coeur

  5. Ainsi s’éteint peu à peu l’honneur et la dignité des peuples dans le tout pouvoir de l’argent sur terre, ainsi s’éteint peu à peu les beaux idéaux de démocratie sous les applaudissement de tant gens riches et puissants. les anciennes valeurs des monarchies européennes ne leur suffisaient pas, il leur fallait encore souiller les beaux idéaux de liberté et de démocratie, devenir peu à peu les Seigneurs gris de l’empire du commerce pour le pouvoir et l’argent de plus, leur histoire.

  6. dommage que vous n’ayez pas eu plus de temps de parole pour approfondir vos idées
    face a un ministre qui tiens son rôle de ministre avec un dédain pour les “autre” ceux qui ne pensent pas comme lui (si il en est capable … de penser)

    bravo et continuer de nous éclairer

  7. Finalement j’ai regardé un peut l’émission. Ce qui est dommage qu’on ne sent très peut l’urgence et très peut une base commun. Sans base commun comment construire une société, chacun dans sa bulle disant sa vérité.

    Aparement ‘sur le plateau’ on est encore trop comfortable façon parler et on a besoin de ‘keeping up apperences” (garder les apparances.) Je ne sais pas comment créé les ponts, comment se rend consciense qu’on a besoin l’un et l’autre.

    Malheureusement il n’y a pas pour le moment le sentiment de l’urgence.

  8. Je suis surpris qu’on laisse encore s’exprimer des hommes lucides et honnêtes à la télévision Française.

  9. C’était il y a presque 6 mois et j’ai eu envie de me repasser l’émission pour le plaisir. Avec ce qu’il s’est passé entretemps, plan de sauvetage de la Grèce en catastrophe et affaire Woerth-Bettancourt, j’en rigole déjà beaucoup. Dans 6 mois, je sens que ça sera un moment “culte”.

    “Ne soyez pas pessimiste Mr Jorion!”, dit Mr Woerth. Ouarf.

Les commentaires sont fermés.