« Ce n’est pas comme ça que ça se passe », par Jean-Pierre Voyer

Billet invité.

« Ce n’est pas comme ça que ça se passe »

Pas comme ca 1

Ce tableau est faux. Les choses ne se passent pas comme ça.

Comment « l’argent » passe-t-il d’une banque à l’autre, en combien de temps ? On n’en sait rien.

Voici comment les choses se passent :

USM 1

Ce qui apparaît, c’est qu’à chaque mouvement, le compte du client bénéficiaire du prêt est soldé, mais que la créance demeure, elle ! Donc plutôt que production de monnaie, il y a d’abord production de dettes. Une fois le prêt utilisé, c’est à dire viré dans une autre banque, sur un autre compte, la dette demeure. Et ça fait une sacrée dette au total, tandis que la somme prêtée est extrêmement modeste : au plus elle fait 90. Cette modeste somme n’est, évidemment, pas prêtée partout en même temps comme l’insinue frauduleusement ce stupide schéma, elle circule. Il court il court le furet. Si le dépôt d’origine est un vrai dépôt (par exemple le salaire d’un ajusteur-mécanicien P3 de la SNCF), le dépôt est effectivement prêté mais pas plus que pour 90 %, ce qui me paraît extrêmement raisonnable. Où est le scandale ? Il est dans la production de dettes. Et pourquoi tant de dettes ? Parce que les ajusteurs P3 ne gagnent pas assez pour vivre décemment. Que dire des autres ouvriers et employés ou même des comptables. Non seulement ils n’épargnent pas, mais ils doivent emprunter. J’entends parler ici ou là de politique keynésienne. Où est-elle cette politique ?

On note également que contrairement à l’idée reçue, la créance ne circule pas. Elle demeure et comment !

On voit aussi que c’est bien le dépôt qui permet le prêt et non l’inverse. Et le prêt ne produit pas des dépôts, mais des dettes. Quand même, s’il vous plaît. Un peu de sérieux.

Ce qui manque surtout dans le schéma faux, c’est l’évidence de la circulation (et non pas l’évidence de la création). Ce qui n’a rien d’étonnant. Or, puisque, à chaque mouvement le compte du client bénéficiaire du prêt est soldé, il n’y a pas du tout d’empilement vertigineux et créatif d’argent. Comment pourrions nous voir cela dans le tableau faux puisque l’avoir du client emprunteur ne paraît même pas. À quoi cela sert-il de présenter des bilans, qui sont des coupes synchroniques dans les comptes alors que l’on prétend examiner un mouvement à travers le temps, diachronique. N’auriez vous pas remarqué que dans le mot « Journal », il y a jour. À chaque jour, suffit sa peine. L’invention du Journal est ce qui donne son nom à la partie double et non pas le fait qu’il y ait contrepartie, débit et crédit, ce qui fut inventé un siècle plus tôt que le Journal. Quand je pense que l’on trouve ce schéma dans tous les manuels d’enseignement ! Heureusement, j’ai échappé à cela. Au contraire, dans mon schéma, on voit parfaitement qu’il n’y qu’un seul jeton qui circule et qui, de plus, va s’amenuisant. Ainsi, la somme prêtée est extrêmement modeste, un salaire d’ajusteur suffit. Il y a seulement empilement vertigineux de dettes. Ce qui est euphémiquement nommé, dans le schéma faux, « Crédit » est en fait de la reconnaissance de dette. Et cette reconnaissance de dette ne circule pas, contrairement à l’idée reçue, elle s’empile, sur place, dans chaque banque tandis que le jeton prêté ne fait que passer, comme dans le conte de La dame de Condé, mais à l’envers : plus le jeton passe, plus il laisse de dettes derrière lui. Et cette créance sur le client, c’est un actif, c’est une valeur. Voilà donc comment on crée de la valeur, avec un simple salaire d’ajusteur mécanicien ! Vous avez donc vu qu’il ne faut pas beaucoup d’argent pour créer beaucoup de « valeur ». Tout s’explique donc.

Les réserves, maintenant. Le soir du jour du mouvement, puisque le compte de l’emprunteur est soldé, la banque peut ajuster ses réserves et il lui revient un peu de trésorerie pour le lendemain. 10 pour banque A, 9 pour la banque B, 8 pour la banque C, etc. soit au total 55 quand nous arrivons à la banque J. Voilà autant de trésorerie qui va pouvoir repartir pour un tour et faire de nouvelles dettes, d’ordre 2, plus petites.

Conclusion : les crédits ne font pas les dépôts, ils font les dettes. Ça n’a rien de surprenant. Tout le monde sait ça. Donc les dépôts son bien une des trois ressources des banques, tandis que les dettes, elles, font… le bénef, il ne faut pas tout confondre.

Je pense avoir répondu à la question de Cyril at Jorion’s. Ce n’est pas l’argent qui manque, ça dépend pour qui, évidemment.

Mise à jour (10/2/10) :

Comme ce Journal-Bilan ci-dessous est peu orthodoxe, je dois donc expliquer comment le lire : première ligne à droite j’indique que le compte du client X (l’ajusteur mécanicien) est crédité par le débit du compte Compensation ; troisième ligne à gauche j’indique que le compte du client Y est débité par le crédit du compte Compensation. Si ça peut faciliter votre compréhension, vous pouvez remplacer Compensation par Trésorerie, comme je l’ai fait pour la banque C, qui ce jour là n’avait pas de candidat pour un prêt.

Ce qui apparaît, c’est qu’à chaque mouvement, le compte du client bénéficiaire du prêt est soldé, mais que la créance demeure, elle ! Donc plutôt que production de monnaie, il y a d’abord production de dettes. Une fois le prêt utilisé, c’est à dire viré dans une autre banque, sur un autre compte, la dette demeure. Et ça fait une sacrée dette au total, tandis que la somme prêtée est extrêmement modeste : au plus elle fait 90. Cette modeste somme n’est, évidemment, pas prêtée partout en même temps comme l’insinue frauduleusement ce stupide schéma, elle circule. Il court, il court le furet. Si le dépôt d’origine est un vrai dépôt (par exemple le salaire d’un ajusteur-mécanicien P3 de la SNCF), le dépôt est effectivement prêté mais pas plus que pour 90 %, ce qui me paraît extrêmement raisonnable. Où est le scandale ? Il est dans la production de dettes. Et pourquoi tant de dettes ? Parce que les ajusteurs P3 ne gagnent pas assez pour vivre décemment. Que dire des autres ouvriers et employés ou même des comptables. Non seulement ils n’épargnent pas, mais ils doivent emprunter. J’entends parler ici ou là de politique keynésienne. Où est-elle cette politique ?

On note également que contrairement à l’idée reçue, la créance ne circule pas. Elle demeure et comment !

On voit aussi que c’est bien le dépôt qui permet le prêt et non l’inverse. Et le prêt ne produit pas des dépôts, mais des dettes. Quand même, s’il vous plaît. Un peu de sérieux.

Ce qui manque surtout dans le schéma faux, c’est l’évidence de la circulation (et non pas l’évidence de la création). Ce qui n’a rien d’étonnant. Or, puisque, à chaque mouvement le compte du client bénéficiaire du prêt est soldé, il n’y a pas du tout d’empilement vertigineux et créatif d’argent. Comment pourrions nous voir cela dans le tableau faux puisque l’avoir du client emprunteur ne paraît même pas. À quoi cela sert-il de présenter des bilans, qui sont des coupes synchroniques dans les comptes alors que l’on prétend examiner un mouvement à travers le temps, diachronique. N’auriez vous pas remarqué que dans le mot « Journal », il y a jour. À chaque jour, suffit sa peine. L’invention du Journal est ce qui donne son nom à la partie double et non pas le fait qu’il y ait contrepartie, débit et crédit, ce qui fut inventé un siècle plus tôt que le Journal. Quand je pense que l’on trouve ce schéma dans tous les manuels d’enseignement ! Heureusement, j’ai échappé à cela. Au contraire, dans mon schéma, on voit parfaitement qu’il n’y qu’un seul jeton qui circule et qui, de plus, va s’amenuisant. Ainsi, la somme prêtée est extrêmement modeste, un salaire d’ajusteur suffit. Il y a seulement empilement vertigineux de dettes. Ce qui est euphémiquement nommé, dans le schéma faux, « Crédit » est en fait le redoutable mot de « Créance » ce mot terrible qui amène un beau jour l’huissier à votre porte muni d’une reconnaissance de dette signée de votre main. Et ça, ce n’est pas de l’argent. Et cette reconnaissance de dette ne circule pas, contrairement à l’idée reçue, elle s’empile, sur place, dans chaque banque tandis que le jeton prêté ne fait que passer, comme dans le conte de La dame de Condé, mais à l’envers : plus le jeton passe, plus il laisse de dettes derrière lui. Et cette créance sur le client, c’est un actif, c’est une valeur. Voilà donc comment on crée de la valeur, avec un simple salaire d’ajusteur mécanicien ! Vous avez donc vu qu’il ne faut pas beaucoup d’argent pour créer beaucoup de « valeur ». Tout s’explique donc.

Les réserves, maintenant. Le soir du jour du mouvement, puisque le compte de l’emprunteur est soldé, la banque peut ajuster ses réserves et il lui revient un peu de trésorerie pour le lendemain. 10 pour banque A, 9 pour la banque B, 8 pour la banque C, etc. soit au total 55 quand nous arrivons à la banque J. Voilà autant de trésorerie qui va pouvoir repartir pour un tour et faire de nouvelles dettes, d’ordre 2, plus petites.

Conclusion : les crédits ne font pas les dépôts, ils font les dettes. Ça n’a rien de surprenant. Tout le monde sait ça. Donc les dépôts sont bien une des trois ressources des banques, tandis que les dettes, elles, font… le bénef, il ne faut pas tout confondre.

Je pense avoir répondu à la question de Cyril at Jorion’s. Ce n’est pas l’argent qui manque, ça dépend pour qui, évidemment.

Encore un point. Creutz, en bas de la page qui précède celle où figure le mauvais schéma qu’il critique sévèrement, écrit ceci :
/169/ (…) La figure 31 ci-dessous reproduit le schéma d’un tel cycle, qui reprend l’exemple plus simple donné dans le livre de Bernhard Lietaer, « Das Geld der Zukunft » (L’argent de l’avenir)

(…)

2°) que l’enchaînement des octrois de crédits et des constitutions de réserves par les banques tel qu’il est décrit ne peut se faire qu’aussi longtemps qu’aucun des déposants ne dispose de son avoir en effectuant un retrait ou un virement ; /170/

Creutz est trop bon et commet de ce fait une petite erreur dont il n’est pas responsable, mais qu’il faut imputer au schéma que je qualifie de « stupide », c’est à dire sans doute écrit dans un état de stupeur. Cette erreur est d’affirmer que cet enchaînement « ne peut se faire aussi longtemps… ». C’est une petite erreur car c’est pire que cela. Cet enchaînement ne peut pas du tout se faire tant que le déposant ne dispose pas de son avoir, c’est à dire tant que son compte n’est pas soldé. Et cela n’apparaît pas du tout dans le bilan, et pour cause puisque le compte du déposant étant soldé, il ne peut plus apparaître au bilan, seul demeure le solde créditeur de l’ajusteur mécanicien. Donc le mauvais tableau n’est pas faux comptablement, mais méthodologiquement. C’est une erreur de méthode que de concevoir un tel tableau dans ce cas. Ce tableau n’est pas seulement stupide, il est vicieux puisqu’il induit en erreur un lecteur aussi averti et chevronné que Creutz.

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302 réflexions sur « « Ce n’est pas comme ça que ça se passe », par Jean-Pierre Voyer »

  1. Il reste que la banque ne paye les deux télévieseurs livrés aux clients du magasin que si elle obtient en rtour des dépôts éuivalents. Sinon, le marchand de tv ne sera pas crédité, et un des clients ou les deux resten dépiteurs au marchands de la somme. La banque ne paye évidemment pas les tv des particuier en aucune façon.
    Il arrêter de délirer, avec ou sans « compensation » sur des « propriétés quantiques » de la monnaie scripturale, cela n’a vraiement plus de sens! Un avoir bancaire est à un endroit avant de passer ailleurs sur ordre du titulaire du compte, et toutes les inscriptions sont rigoureusement successives. Quand, sur un compte, il y a la somme pour un téléviseur, on peut en acheter un, et si le client en « achète » deux, cela veut dire qu’un des deux tv n’est pas payé, donc volé, emprunté et dû … au marchant, car il est certain que la banque refusera de payer!

  2. Il y a une question que j’ai posée tout au début du débat sur la monnaie ici sur le blog à ceux qui imaginent qu’une banque commerciale peut inventer de l’argent. Ma question n’a pas reçu de réponse.

    Mr. X demande un prêt à la banque. Celle-ci le lui accorde : elle crée la somme « par un jeu d’écritures » (quand il remboursera la somme on annulera l’opération par un autre « jeu d’écritures »). Le jour convenu pour le remboursement, X se présente avec deux seaux remplis de pièces d’or, d’un montant égal à la somme qui lui avait été prêtée.

    Que fait la banque avec les pièces d’or ?

    1. Elle les met dans ses coffres forts qui sont déjà plein à craquer, façon Picsou, et elle va pouvoir recréer un gros tas de jeux d’écritures.
      Je rigole, évidemment.

  3. Faute de mieux, et c’est ce que la banque fera si l’emprunteur n’a pas pu rembourser autrement ou n’a pas pu vendre ces pièces lui-même. La banque peut toujours prendre les deux seaux, mais elle doit annuler la dette seulement quand elle aura vendu elle-même les pièces comme une vente d’un bien saisi. A partir de là, de deux choses l’une, soit elle peut, comme le problème posé l’indique, REVENDRE l’or et obtenir en échange un virement ou des billets d’un autre ou d’une autre banque, voire de la BC, soit, elle ne trouve pas PRENEUR pour une valeur qui n’est plus monétisée donc, et elle reste avec les deux seaux d’or sur les bras, et elle n’a peut-être même ^pas encore à annuler la dette. En tout cas si elle n’arrive pas à se débarasser ensuite de ces pièces, la banque peut bien avoir une perte de son avoir qu’elle doit chercher à combler autrement : par d’autres dépôts, et ainsi de suite.

    Il reste, en tout cas, que, chaque fois qu’il ne s’agit pas de monnaie à cours légal, il y a nécessité de « réaliser », c’est-à-dire vendre. Votre exemple est vraiement sensationnel!
    Car, du coup, on peut aussi faire un sort sur les délires de la « monétisation » par laquelle on veut croire qu’une maison se transformerait ainsi en billets de banque! Voire en ligne créditée! Voire les actifs dits toxiques invendables! Pour un tel « miracle », il faut solliciter le papier spécial et l’encre spécial pour imprimer des billets supplémentaires, privilège exclusif de la banque centrale. Vraiment, c’est clair, entre ce qui est monnaie et ce qui ne l’est pas, il y a toujours un ECHANGE.
    J’y ajoute un exemple encore plus lumineux qu’un patient me pose.
    Ce patient ce peut pas (c’est son symptôme), avancer un gros billet à la caisse d’un supermarché, car il redoute, dans la hâte de la transaction, que l’on pourrait lui rendre une somme de monnaie de retour inexacte, ce qui l’angoisse beaucoup.
    Du coup, il m' »achète » toujours de la monnaie en pièces de un ou de deux euros en échange d’un billet de dix ou vingt euros.
    Du coup, on peut dire que j’achète le billet et vends les pièces…
    Ceci simplement pour dire qu’il n’y a pas de « transformation » de quoi que ce soit dans les banques ou ailleurs, mais simplement des échanges. Tranformer le lait en fromage est déjà davantage une transformation, même s’il y a en réalité aussi, évidemment, seulement des échanges matériels successifs.
    Je pense que le délire des créationnistes est nourri par l’imprécision du langage qui est le leur. S’ils avaient un tant soit un esprit scientifique, ils devraient abandonner évidemment leur position. Il fallait même que l’église en convienne que la terre, depuis Copernic et Galmilée, est ronde et non un disque.

  4. En premier lieu, Monsieur Jorion qu’entendez vous par inventer de l’argent ?

    Parce que pour moi, permettre que les crédits passent de 15 ans à 30 ans par exemple pour solvabiliser le client, et permettre ainsi aux vendeurs d’un appartement de demander toujours plus sur un appartement sous prétexte de pénurie d’emplacement ou je ne sais quoi, ça n’est possible uniquement que parce que la banque a allongé la durée du financement car à part une minorité, il n’y aurait aucun client possible à ces mêmes prix sur 15 ans.
    C’est donc bien en grosse partie des établissements bancaires d’où provient la hausse des prix sur l’immobilier, si ils s’en étaient tenu aux 15 ans les prix se seraient stabiliser d’eux mêmes au niveau des possibilités des revenus des changes à 15 ans.
    Si les vendeurs sont responsables de cette hausse des prix sans les banquiers en face pour concrétiser leurs exigences elle aurait été impossible à matérialiser.

    Alors si on prend un appartement qui valait 100 000 euros en 1998 et qui en vaut 300 000 euros en 2007, alors que les revenus des gens sont pratiquement les mêmes entre 1998 et 2007,
    pour moi les banques ont inventé de l’argent : ils ont inventé 200 000 euros sans commune réalité avec l’économie réelle.
    Alors oui ces 200 000 euros sont à la fois en crédit et en dépôt selon qu’on soit le client ou le vendeur, il n’empêche qu’il y a 200 000 euros de plus en circulation dans la masse monétaire totale alors que les revenus des gens je le répète, les revenus du travail n’ont pas bougé pour la plupart d’entre eux.
    Et si demain, on passait le financement à 50 ans alors combien pourrait atteindre ces mêmes biens ?
    Et tout ça pour le plus grand bénéfice des banques à travers les intérêts et à travers la distribution de résultat puisqu’elle est immédiate qu’importe la durée du crédit, pour le plus grand bénéfice des taxes diverses comme les droits de mutation mais qu’en est il des gens dans tout ça ???

    Quelle est la part du revenu immobilisé à se loger par ces pratiques là ?

  5. Paul Jorion

    Pour un crédit de 1000 à X que fait la banque avec les pièces d’or ?

    Bilan simplifié des operations

    1)Accord du crédit de 1000

    ACTIF
    Créance de X= 1000
    PASSIF
    DavX=1000
    DavY=0
    ************************************

    2) X dépense son crédit chez Y qui est à la même banque (mais la démonstration serait la même pour une banque différente )

    ACTIF
    Créance de X= 1000
    PASSIF
    DavX=0
    DavY=1000

    ************************************
    3) Remboursement du crédit en pièce d’or
    ACTIF
    Créance de X=0
    Caisse=1000 en or
    PASSIF
    DavX=0
    DavY=1000
    ********************************

    Si X rembourse avec le dépôt de Y qu’il a gagné.

    ACTIF
    Créance de X=0
    PASSIF
    DavX=0
    DavY=0

    Je vous laisse la conclusion.

  6. J’ai tenté hier de réinjecter un peu d’humour dans ce débat mais rien n’y fait apparemment. Les messages récents n’apportent plus rien de neuf sinon des invectives. Ceci me convainc qu’il a atteint ses limites, aussi j’y mets fin.

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