Un problème de rapports de force entre Etats et finance, par Corinne Lepage

Billet invité.

La semaine a été très contrastée sur le front des rapports entre gouvernements et citoyens à l’échelle du continent européen. Deux bonnes nouvelles :

– Le rejet par le Parlement européen de la convention swift n’est pas une révolution mais néanmoins un moment important pour une double raison : c’est un acte d’indépendance fort à l’égard du conseil et de la commission qui avaient négocié derrière le dos du parlement une convention d’échanges de données bancaires avec les Etats Unis complètement déséquilibré. Après avoir voté pour la Commission Barroso 2 (ce que je n’ai personnellement pas fait) le Parlement, deux jours plus tard, montre ainsi son indépendance puisque la commission appuyait la demande du PPE de reporter le vote. C’est aussi un acte d’indépendance à l’égard des Etats-Unis, pour avoir proposé une convention complètement déséquilibrée donnant des droits sur les citoyens européens sans aucune contrepartie.

– La décision prise par l’Islande et ses créanciers, dans l’attente du referendum, de renégocier le montant de la dette. Cette pression citoyenne est une grande première qui certes, met en difficulté toute l’économie islandaise au regard des investisseurs éventuels mais a l’immense mérite de poser pour la première fois les limites de ce que des peuples peuvent accepter.

A contrario, la question grecque reste entière et la solidarité parait difficilement jouer même si elle a été affichée. En vérité, la solidarité ne devrait pas consister seulement à soutenir la Grèce. Elle devrait consister à affirmer une volonté politique très ferme au regard des spéculateurs et donc du monde financier. Car n’est-il pas parfaitement innommable que les contribuables européens après avoir puisé dans leurs poches et au-delà, soi-disant pour renflouer le système financier et faire repartir la machine économique, subissent une deuxième ponction résultant du détournement dans l’usage des fonds vers les fonds spéculatifs, puis une troisième résultant de l’utilisation des fonds spéculatifs pour détruire la monnaie et donc ce qui reste de l’économie grecque d’abord, de la zone euro ensuite. C’est donc un problème de rapports de force entre Etats et finance. Les Etats refusent en réalité d’utiliser les armes réglementaires dont ils disposent contre la spéculation (par exemple l’interdiction sauf exception de la vente à découvert) alors que le système financier, banques incluses n’a aucun état d’âme à utiliser l’argent public reçu pour détruire ceux qui ont eu la faiblesse de le leur prêter quand ils étaient dans les affres du risque de collapse.

Le problème de fond n’est donc pas posé et encore moins solutionné. Or, plus le temps passe, plus les Etats perdent, en raison de leur endettement massif, les moyens d’une politique digne de ce nom. Pour cette raison, plus que jamais, la réflexion autour des moyens dont la société civile, c’est-à-dire les clients des banques/citoyens/contribuables peuvent réagir et devenir des moyens de pression sur leur gouvernement comme l’ont fait les Islandais est un sujet politique central.

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112 réflexions sur « Un problème de rapports de force entre Etats et finance, par Corinne Lepage »

  1. Rapport de forces entre états tout court :

    une dépêche AFP nous informe que la Suisse menace l’Allemagne de dévoiler les noms de personnalités allemandes de premier plan qui ont des comptes cachés en Suisse si l’Allemagne fait appel à des fichiers subtilisés pour connaître les noms des fraudeurs du fisc. Ca se corse à l’international et on voit que certains profiteurs de la finance sont parmi nous et non pas dans un monde parallèle inaccessible. Les investisseurs sont-ils martiens ou terriens ?

    1. Tiens…
      Ca me rappelle la menace des US de dévoiler les comptes des dirigeants chinois il y a un peu plus d’un an.

      Les politiques…

  2.  » Le problème de fond n’est donc pas posé et encore moins solutionné. »

    Oui le problème de fond n’est peut-être pas non plus toujours mieux posé à travers parfois la situation et la position moins douloureuse de certaines personnes dans une société, je pensais pourtant l’avoir bien posé ce problème de fond l’autre jour et sur un billet, évidemment vous n’y avez pas du tout répondu faute de temps peut-être à accordé mon égard, mais cela ne me surprend pas du tout voyez vous Mme Lepage, oui chacun d’abord son problème de fond du jour, il est vrai néanmoins que vous êtes tout à fait dans le même propos que Mr Jorion, malheureusement j’ai bien peur que ce genre de propos ne nous permettent pas toujours de mieux dénoncer au quotidien certaines autres conduites aussi bien maltraitantes et douloureuses à l’égard de beaucoup de gens, oui surtout n’en parlons pas.

    Si seulement la plupart des humanistes des intellectuels et des politiques qui s’attaquent principalement au monde de la finance aujourd’hui, pouvaient toujours mieux prendre systématiquement la défense des autres alors peut-être qu’un certain public se sentirait déjà un peu moins oublié et touché par la crise, y compris je crois par des gens comme vous hélas bien sur ce n’est pas du tout le problème de fond du jour, surtout si cela ne vient pas en plus d’une personne ayant comme dire une très bonne situation sociale dans le monde aujourd’hui, enfin je préfère m’arrêter là, c’est déjà bien assez douloureux à vivre pour beaucoup de gens comme ça … Vous ne croyez pas ? Amen

    1. je comprends votre position , mais la question est celle de trouver des réponses collectives à des situations douloureuses individuelles .Ne pas en parler ne signifie évemment pas que la conscience de l’urgence n’est pas présente mais de la volonté d’élever le débat à un niveau plus général pour rechercher les causes profondes et donc les solutions éventuelles.

    2. je comprends votre position , mais la question est celle de trouver des réponses collectives à des situations douloureuses individuelles. Ne pas en parler ne signifie évemment pas que la conscience de l’urgence n’est pas présente mais de la volonté d’élever le débat à un niveau plus général pour rechercher les causes profondes et donc les solutions éventuelles.

      Je comprends votre raisonnement Mme Lepage, mais ne pensez-vous pas que les réponses collectives déjà existantes, mises en place, ou le débat en cours qui dure déjà depuis plusieurs mois, pourvu que ça ne dure
      pas trop longtemps quand même dans les hautes sphères intellectuelles de ce monde, ne contribuent guère parfois à rendre déjà le quotidien des gens moins désespérant et douloureux au présent, je regrette en effet de ne pouvoir mieux élever le débat pour vous à un niveau plus général, possible aussi que les solutions mises en place ne nous poussent indirectement à ne vouloir chercher d’abord les causes profondes que dans une certaine manière habituelle de voir ou de penser les problèmes d’une société, chacun à en effet sa propre conception du bien ou du mal aujourd’hui aussi bien en période de crise, voyez-vous pour moi l’urgence ce serait déjà de sy’y prendre comment dire …. enfin laissez tomber je vois bien que de toutes façons que je préche dans désert quand bien même je crierais de plus en plus, au secours, au secours tout en étant au fond de l’abime, non on préfère encore spéculer intellectuellement sur telle ou telle manière d’empêcher le mal, ok très bien,
      mais ou sont déjà nos échelles ? Apparemment nous ne sommes plus du tout sur la même longueur d’onde
      Mme Lepage mais rassurez-vous vous n’êtes pas du tout la seule … C’est apparemment la tendance …

  3. « Car n’est-il pas parfaitement innommable que les contribuables européens après avoir puisé dans leurs poches et au-delà, soi-disant pour renflouer le système financier et faire repartir la machine économique, subissent une deuxième ponction résultant du détournement dans l’usage des fonds vers les fonds spéculatifs, puis une troisième résultant de l’utilisation des fonds spéculatifs pour détruire la monnaie et donc ce qui reste de l’économie grecque d’abord, de la zone euro ensuite. »

    Ce qui est parfaitement innomable, chère Corinne, mème par vous… c’est la CONFUSION que vous soutenez TOUS, vous les politichiens comme je me suis habitué à vous nommer. Désolé d’être rude, mais vous ne vous y trouvez plus dans votre langage « politiquement correcte » (et abjecte).

    Les CITOYENS européens n’ont guère puisés dans leurs poches… c’est vous les politichiens qui l’avait fait pour eux et malgré eux, tout comme vous avez fait de même pour leur imposer votre « Traitre de Lisbonne ».

    1. Effectivement. Le parlement n’est qu’une pietre representation du peuple. C’est la que ca coince pour commencer. Mais on vous dira que vous l’avez elu ce parlement ! C’est a mourir de rire !

    2. Je ne comprends pas votre diatribe contre Corinne Lepage, en laquelle vous voyez la représentante désignée de tous les politiques. Vous l’accusez de ce qu’elle dénonce. C’est absurde.

      Le parlement est le seul espace institutionnel dévolu à l’exercice de la démocratie au sein de l’Union. De grâce ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. Elargissons cet espace, autant qu’il est possible de le faire et accueillons avec bienveillance une démarche comme celle de Mme Lepage qui vient parler avec nous d’égal à égal et est de par sa position à même de faire bouger certaines choses avec les moyens dont elle dispose. Que nous ne soyons pas d’accord avec toutes ses positions, c’est le principe même du débat. Mais ce n’est pas le procès d’intention qui fait avancer celui-ci. Je vois nettement Mme Lepage comme une alliée dans un même combat contre la démission des Etats et la puissance sans limites de la finance.

  4. « C’est donc un problème de rapports de force entre Etats et finance. Les Etats refusent en réalité d’utiliser les armes réglementaires dont ils disposent contre la spéculation »

    Cela n’existe pas un rapport de forces entre institutions. Il ne peut y avoir rapport de forces qu’entre personnes (ces rapports de forces pouvant s’agglomérer dans des groupes).
    Ici, ce sont les gens qui dirigent les Etats qui se refusent à utiliser les armes réglementaires contre les spéculateurs (et non pas « la finance »). Parce qu’ils sont de connivence.
    A poser le problème entre institutions on ne comprend pas comment un Etat, surtout un Etat disposant des moyens dont dispose les USA, ne peut mettre au pas une poignée de banques.
    Imaginons que des bolcheviks révolutionnaires arrivent au pouvoir à Washington, combien d’heures durerait le problème de la spéculation (par liquidation des agents posant problème)? Ce n’est donc pas un problème d’institutions mais de personnes.

    1. Toute à fait, seulement ils ont peur de faire exploser le système et en premier lieu leurs avoirs et les avoirs de leurs carnet d’adresses.

    2. oui à ceci près que les personnes parlent et agissent au nom des institutions. cela n’évacue évidemment pas la question des responsabilités individuelles.

  5. Je n’ai pas de critique de fond à formuler sur le rapport de pouvoir entre Etats et finance. Je pense que chacun est conscient qu’il faut maintenant plus que le rééquilibrer en faveur des premiers.

    En revanche, sur les moyens d’y parvenir et en lisant votre paragraphe sur la décision parlementaire de rejeter le plan Swift, je vois un soutien aux institutions actuelles de l’Union. Faut-il rappeler que ces institutions sont régies par un traité (on ne reviendra pas sur sa ratification plus que litigieuse) qui comportent notamment des clauses économiques extrêmement précises (et orientées politiquement puisqu’appartenant à un corpus que l’on nommera néolibéral pour simplifier) ? Comment réguler, plus et mieux encore, restructurer la finance, en respectant, les articles interdisant toute restriction à la circulation des capitaux ou aux Etats de se financer directement auprès des banques centrales, pour ne citer que deux exemples, le premier fondamental de la construction européenne, le second de détail mais d’une importance pourtant cruciale et sans lequel la crise grecque, peut-être ne se serait même pas déclenchée ou aurait eu du moins un visage différent et plus aisément curable ?

    Peut-on aujourd’hui redonner le pouvoir à la force publique sans modification drastique des traités, voire des fondements même de l’Union Européenne ?

    1. le traité de Lisbonne donne au Parlement un droit d’inititative sur la révision des Traités. dès lors, il pourrait proposer des modifications mais malheureusement, la majorité est libérale….

    2. Si je ne m’abuse, vous faites référence à l’article 48 du traité de Lisbonne :

      «Article 48

      1. Les traités peuvent être modifiés conformément à une procédure de révision ordinaire.
      Ils peuvent également être modifiés conformément à des procédures de révision simplifiées.

      Procédure de révision ordinaire

      2. Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut
      soumettre au Conseil des projets tendant à la révision des traités. Ces projets peuvent, entre
      autres, tendre à accroître ou à réduire les compétences attribuées à l’Union dans les traités. Ces
      projets sont transmis par le Conseil au Conseil européen et notifiés aux parlements nationaux.
      C 306/38 FR Journal officiel de l’Union européenne 17.12.2007

      3. Si le Conseil européen, après consultation du Parlement européen et de la Commission,
      adopte à la majorité simple une décision favorable à l’examen des modifications proposées, le
      président du Conseil européen convoque une Convention composée de représentants des
      parlements nationaux, des chefs d’État ou de gouvernement des États membres, du Parlement
      européen et de la Commission. La Banque centrale européenne est également consultée dans le
      cas de modifications institutionnelles dans le domaine monétaire. La Convention examine les
      projets de révision et adopte par consensus une recommandation à une Conférence des
      représentants des gouvernements des États membres telle que prévue au paragraphe 4.
      Le Conseil européen peut décider à la majorité simple, après approbation du Parlement
      européen, de ne pas convoquer de Convention lorsque l’ampleur des modifications ne le justifie
      pas. Dans ce dernier cas, le Conseil européen établit le mandat pour une Conférence des
      représentants des gouvernements des États membres.

      4. Une Conférence des représentants des gouvernements des États membres est convoquée
      par le président du Conseil en vue d’arrêter d’un commun accord les modifications à apporter
      aux traités.
      Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres
      conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.

      5. Si à l’issue d’un délai de deux ans à compter de la signature d’un traité modifiant les
      traités, les quatre cinquièmes des États membres ont ratifié ledit traité et qu’un ou plusieurs
      États membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le Conseil
      européen se saisit de la question.

      Procédures de révision simplifiées

      6. Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut
      soumettre au Conseil européen des projets tendant à la révision de tout ou partie des
      dispositions de la troisième partie du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
      relatives aux politiques et actions internes de l’Union.
      Le Conseil européen peut adopter une décision modifiant tout ou partie des dispositions de la
      troisième partie du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le Conseil européen
      statue à l’unanimité, après consultation du Parlement européen et de la Commission ainsi que
      de la Banque centrale européenne dans le cas de modifications institutionnelles dans le
      domaine monétaire. Cette décision n’entre en vigueur qu’après son approbation par les États
      membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives.
      La décision visée au deuxième alinéa ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union
      dans les traités.

      7. Lorsque le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ou le titre V du présent
      traité prévoit que le Conseil statue à l’unanimité dans un domaine ou dans un cas déterminé, le
      Conseil européen peut adopter une décision autorisant le Conseil à statuer à la majorité
      qualifiée dans ce domaine ou dans ce cas. Le présent alinéa ne s’applique pas aux décisions
      ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense.
      17.12.2007 FR Journal officiel de l’Union européenne C 306/39
      Lorsque le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne prévoit que des actes législatifs
      sont adoptés par le Conseil conformément à une procédure législative spéciale, le Conseil
      européen peut adopter une décision autorisant l’adoption desdits actes conformément à la
      procédure législative ordinaire.
      Toute initiative prise par le Conseil européen sur la base du premier ou du deuxième alinéa est
      transmise aux parlements nationaux. En cas d’opposition d’un parlement national notifiée dans
      un délai de six mois après cette transmission, la décision visée au premier ou au deuxième
      alinéa n’est pas adoptée. En l’absence d’opposition, le Conseil européen peut adopter ladite
      décision.
      Pour l’adoption des décisions visées au premier ou au deuxième alinéa, le Conseil européen
      statue à l’unanimité, après approbation du Parlement européen, qui se prononce à la majorité
      des membres qui le composent.»

      Autant dire que toute révision du genre de celle que je propose est quasiment impossible, même avec une majorité parlementaire de gauche (encore faudrait-il qu’elle ne soit pas PSE, opposition qui a soutenu Barroso pour sa réelection). Tous les pro-traités justifient toujours l’orientation économique de l’Union à la configuration politique contextuelle. Aucun n’a jamais répondu à mon objection qui consiste à faire remarquer que 13 gouvernements nationaux ont été à gauche dans les années 90 sans pour autant qu’on assiste à un virage vers moins de libéralisme économique, bien au contraire (Delors est le grand monsieur européen de la libéralisation du secteur financier)

  6. J’avais donné l’information hier :

    Le gouvernement islandais vient de mettre au point avec les partis d’opposition une contre-proposition de remboursement des gouvernements britannique et hollandais.

    L’idée est d’anticiper celui-ci, en 2012, en vendant des actifs de la banque Landsbanki (maison mère de Iceland, par qui le malheur est arrivé), afin de ne pas avoir à payer d’intérêts. La loi non promulguée prévoyait un début de remboursement à partir de 2014, assortis d’intérêts (dont le coût cumulé était de plus d’un milliards d’euros).

    Il est dans l’attente d’une réponse, afin de reprendre les négociations avec les britanniques et les hollandais, dans l’attente de la tenue du referendum, le 6 mars prochain.

    1. Perso, je pense que c’est une bonne orientation : rembourser par anticipation des crédits où le remboursement des intérêts équivaut au remboursement du capital est la seule solution pour s’en sortir. Je le sais, j’ai fais un prêt ‘à la consommation’ chez COFIDIS (malheureusement) il y a quelques années, pensant m’en sortir aisément. La seule manière de m’en sortir fut de rembourser le prêt, complètement.

      La France doit 1250 milliards en dette (dette de l’Etat). Si elle pouvait emprunter cette somme à la BCE, à 0% ou même à 0,5%, sur 20 ans, tout serait remboursé. Et le service de la dette chuterait de moitié. On a donc tout à y gagner.
      Sauf que les traités européens mais aussi le gouvernement français (!, celui de Giscard en 1974 je crois) verrouillent cette possibilité faite aux états de sortir du sur-endettement. Et comme la dette est colossale, il sera difficile à l’Etat français de vendre des actifs pour atteindre cette somme, sauf à vendre la tour eiffel, le louvre et versailles, en sus de toutes les (rares) entreprises publiques qui restent.

      Quand fera-t-on sauter ce verrou ?

    2. Bonne idée, vendons la Tour Eiffel, le Louvre et Versailles aux chinois !
      Tous ces trucs artistiques parfaitement inutiles, bon débarras.
      D’ailleurs… la tour, vous ne lui trouvez pas un petit air de chaussure Alexander McQueen ?

    3. oups …
      Mésentente. Je ne proposait pas de vendre ces ‘actifs’. Ils n’ont pas de valeurs. Je disais simplement que s’il fallait vendre des actifs pour pouvoir rembourser une dette (et uniquement dans cette optique), il faudrait en arriver à vendre ce type d’actifs là. Car tout a été vendu par ailleurs, au préalable, et à vil prix (les privatisations).
      C’est pourquoi je proposais surtout de ne pas s’enferrer dans cette stratégie et de choisir de modifier les dispositions constitutionnelles ou légales qui interdisent aux BC d’octroyer crédits aux états, notamment à faible taux sur le long terme.
      Ouf …

    4. @zébu

      C’était de l’humour de ma part. Je venais de lire quelques commentaires particulièrement consternants concernant l’art en général et le travail d’Alexander McQueen en particulier.

    5. Le mot de voltaire, sur les idées des autres, s’applique très bien à l’art il me semble : « Je hais vos idées mais je me battrais jusqu’au bout pour que vous puissiez les exprimer. »

  7. Votre réflexion me semble devoir induire une interrogation sur ce qu’est l’Etat.

    N’est-il qu’une entité dont il serait uniquement nécessaire de chasser de leur place ceux qui le contrôlent, afin de prendre la place et d’engager une autre politique ? Ou bien est-il partie prenante d’un système dont il est finalement un des rouages, ce qui poserait alors le problème de lui substituer autre chose ? Mais quoi ?

    La question renvoie à une autre, plus générale, peut-on réformer le capitalisme ou doit-on proposer de le dépasser ? Par quoi alors le remplacer et comment ?

    1. Il me semble qu’un mouvement de réflexion est en cours, illustré peut-etre en partie par le dernier
      livre de Amartya Sen: « L’idée de justice »( 2010 ) qui soulignait dans un entretien récent qu’il faudrait (re ) penser
      à l’économie de marché http://fr.wikipedia.org/wiki/Amartya_Sen, ou le livre aussi juste paru, de Jeremy Rifkin
      ‘The empathic civilization: The Race to Consiousness in a world in crisis’, après ‘L’age de l’accès: la nouvelle culture
      du capitalism,Poche, 2005 ( titre original: The age of access: The new culture of hypercapitalism,2001) et sa réflexion sur le tiers-secteur,l’économie sociale http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Rifkin

    2. Plus j’avance dans mes réflexions et plus j’en arrive à l’idée qu’il convient de le dépasser.

      Pourquoi une simple réforme ne me parle pas ?

      Aspect politique :
      Un immense reproche que j’ai à exprimer envers la classe politique c’est de diriger de façon partielle. Un problème survient, on traite ce problème particulier en laissant de côté les autres aspects.
      Attention, je ne prétends pas n’y être pour rien individuellement, il serait trop facile d’accuser les politiques et uniquement eux, de même qu’accuser uniquement la finance est un abus indigne d’un individu, à plus forte raison lorsqu’il se prétend dirigeant d’un pays… suivez mon regard
      Nous, citoyens, portons également des responsabilités. Nous nous sommes laissés endormir dans la « facilité » de se laisser gouverner pendant que nous vaquions à nos occupations laborieuses entrecoupées de loisirs.
      Une citation de Robespierre reprend son sens en ce moment « Ce n’est pas être souverain que d’élire de temps en temps quelques représentants ».
      Il convient désormais de mettre en place des modes de gouvernance différents. En évitant de tomber dans les pièges de l’Union européenne qui prétendant faire intervenir la société civile fait en fait bien souvent intervenir des lobbies d’apparence indépendants mais en fait financés par des industriels recherchant des lois favorables à leurs profits.
      Des politiques aussi devenus des professionnels et qui trop souvent gouvernent et prennent des décisions en vue des élections suivantes. Utilisant, lorsque les décisions sont difficiles à vendre en « démocratie » des appels à l’émotion, à la culpabilisation, à la nature humaine, … bref du pur populisme dans le sens le plus négatif du terme.

      Aspect écologique
      Comment un système basé sur le profit peut-il nous permettre de relever le défit d’un développement durable sur cette planète ? Quelques éléments de dénonciation, et je laisserai le CO2 de côté volontairement puisqu’on ne parle que de cela. Je me limiterai à de « bêtes » aspects vitaux dans notre écosystème.
      – Surexploitation de la mer.
      Un nombre impressionnant d’espèces en voie de disparition du fait de la sur-pêche. On a demandé à des pêcheurs de s’endetter pour acheter de plus gros bateaux et produire plus. Ils se trouvent pris à la gorge ensuite et n’ont pas d’autre choix que de pêcher plus et encore plus pour désormais simplement survivre.
      – Surexploitation de nos sols.
      Les sols agricoles s’appauvrissent en permanence de manière de plus en plus marquée. Même constat, on a poussé les agriculteurs à s’endetter pour produire plus et toujours plus. Les poussant là aussi à un faible respect des lois de la nature, un appel permanent à des produits toxiques et dangereux pour l’environnement.
      Si on prend au niveau mondiale, la situation est catastrophique. MONSANTO cette merveilleuse firme devrait être poursuivie pour crime contre l’humanité.
      – Des déchets envahissent notre environnement partout. Des quantités de plastique astronomiques partout sur la planète. Des produits toxiques dans nos eaux, que l’on doit ensuite traiter à grand coût, dans notre air.

      Vous me direz, on peut toujours remédier à cela en légiférant. Certes, mais n’oublions pas que pour fonctionner ce système à besoin d’un cycle de production/consommation en constante croissance. Sinon, tout le système s’effondre. Il en résulte que les produits fabriqués le sont désormais en prévoyant leur obsolescence et leur détérioration. Imaginez que nous nous mettions à fabriquer des biens construits pour durer 100 ou 200 ans et c’est tout le système qui s’effondre. Pourtant, il me semble bien que rien ne s’oppose technologiquement à ce que nous puissions construire un réfrigérateur, une voiture non polluante, partagée et en libre disposition qui dure 200 ans pour ne donner que quelques exemples faciles à appréhender.

      Nous allons bientôt nous heurter au pic pétrolier. Au pic de l’eau potable. Au pic des sols cultivables en bon état et disponibles. Au pic des poissons dans les océans. Au pic de l’intelligence humaine… D’accord, là, j’exagère.

      L’aspect humain.
      « Nous ne pouvons pas prendre toute la misère du monde à notre compte ». Je crois que le prochain qui me sort cette phrase déclenchera chez moi un renoncement temporaire à la non violence.
      Nous autres, pays occidentaux, judéo-chrétiens, sommes riches aujourd’hui en grande partie parce que nous avons pillé les ressources de la planète au détriment des autres habitants de cette planète. Nous avons envahi, colonisé, puis nous avons « donné » l’indépendance mais en s’assurant que les dirigeants en place conviennent à notre business, peu importe les droits de l’homme. Et si d’aventure ces dirigeants se mettent à ne plus convenir à notre business, alors, nous invoquons les droits de l’homme pour renverser ou assassiner ces dirigeants.
      Pour revenir plus prosaïquement à des préoccupations franco-françaises, si vous avez des perspectives favorables à nos systèmes de santé, d’éducation, de retraite, de cohésion sociale… surtout faites moi signe. Pour ma part, je ne vois venir que des détériorations et des renoncement.

      D’une manière générale, j’adhérais à ce système car je pensais bêtement que la situation s’améliorait d’un point de vue global pour l’humanité. Il se trouve qu’il n’en est rien. La pauvreté progresse partout. La richesse se concentre de plus en plus. L’éducation et le jugement sont en recul. nous formons des êtres humains prêts à servir et à consommer dans le système, pas des libres penseurs.

      Je stoppe ici ce message, mais je souhaiterais vivement en discuter plus avant.

      J’ai réellement le sentiment que si nous ne traitons pas les choses de manière globale, nous ne parviendrons à rien de concluant. C’est effectivement une voie plus complexe, mais c’est la seule qui vaille.
      Si nous ne traitons par exemple que la question de la répartition des richesses, nous ne traitons pas la façon dont nous générons ces richesses.

    3. Très bonne question, monsieur Leclerc, l’état est de moins en moins l’état et de plus en plus un rouage. Au demeurant, si madame Lepage en appelle si fort à la société civile, c’est probablement qu’elle a compris qu’il n’y avait plus rien à espérer du côté des politiques.

    4. Vincent WALLON dit
      Dans son dernier ouvrage « De la critique », Luc Boltanski entreprend de décrire les transformations intervenues ces 30 dernières années. Il s’appuie largement sur l’idée du « grand partage » élaboré par Bruno Latour. Sommairement: le partage entre les institutions politiques (tournées vers le social) et les institutions scientifiques (tournées vers la nature a tourné à l’avantage (?) de ces dernières qui ont réduit via les sciences économiques, sociologiques … etc le domaine de l apolitique à une peau de chagrin subordonnée au pouvoir des experts. Les responsables ne sont plus responsables de rien et ne sont donc plus là que pour les apparences dont la fonction (non négligeable) est essentiellement celle du maintien de l’ordre social en disqualifiant toute tentative alternative, populaire d’émancipation.

    5. Il y a du monde dans la longue liste de ceux qui défendirent la nécessité du dépérissement de l’Etat. Y figurent, aux côtés des anars, Karl Marx…et Saint-Simon !

    6. c’est le vrai sujet. celui du plus grand nombre. question subsidiaire: quelle est la bonne échelle?que signifie la politique et comment définir puis défendre l’interet général c’est-à-dire celui du plus grand nombre. question subsidiaire: quelle est la bonne échelle?

    7. La bonne échelle pour décider quoi et comment.
      Il n’y a pas qu’une réponse, qu’une échelle. Par exemple, les départements avaient été conçus pour que chacun de ses habitants puissent se rendre à la préfecture et revenir chez eux en une journée. Cette question de mobilité est un élément qui me semble bon à prendre en compte pour définir l’aire d’action d’un acteur institutionnel. Avec l’explosion des outils d’échange et de communication, toutes les anciennes structures sont remises en question, y compris la façon dont ce critère de mobilité doit jouer. Il est de plus en plus clair que la gouvernance mondiale prend de plus en plus de sens. La lutte pour l’accès aux ressources est engagée et sans outil de décision mondiale, nous nous préparons à des conflits. Sur un plan économique, l’idée d’une constitution mondiale défendue ici prend sens si on souhaite que les pirates ne dominent pas la situation. Le niveau étatique reste pertinent pour mettre en accord les grandes règles mondiales et les cultures et histoires locales (comment on combine liberté/autorité, égalité/inégalité, individualif/collectif). Le niveau régional peut être pertinent suivant les pays, il ne me semble plus très utile en France (Doublon département/région). Le niveau municipal garde toute sa pertinence, c’est là que s’effectue la transition politique/administrés, c’est le cadre du monde associatif, de l’aménagement de la cité…

      Ce qui émerge, c’est ce besoin de gouvernance mondiale en phase avec le développement des moyens d’échange, de la raréfaction relative des ressources, des questions écologiques et de la piraterie économique.

  8. @ Corinne Lepage

    Vous avez la responsabilité en tant qu’élue éclairée de réveiller le parlement ET les média.

    C’est urgent !!!

    1. Je vous rejoins sur ce point ! Sinon, ce n’est qu’hyprocrisie.

      On devrait choisir nos representants au hasard et non parmi ceux qui veulent a tout prix nous representer. Car en fin de compte, un representant se represente surtout lui meme. Nul n’est incorruptible.

    2. je ne voudrai pas donner des illusions. je fais ce que je peux mais sur le plan média, le discours, pour des raisons évidentes a du mal à passer.

  9. L’état, c’est NOUS.
    Comptons nous.
    Le « grand » débat sur l’identité nationale nous a beaucoup appris…. ça a fait « Pfffuittt »!
    L’état-nation est cliniquement mort dans les esprits.
    Mais les féodalités et les églises ont la vie dure.

    1. Oh, que oui.

      Je me faisais la réflexion quand l’humanité sera débarrassée des religions, elle aura fait un grand pas.

      Depuis que je me suis documenté sérieusement sur le sujet, je me rends compte à quel point j’avais raison.

      Je suis passé du stade d’athée au stade d’athée militant.

    2. à Pierre

      Excusez-moi, le débat sur l’identité est mort heureusement… mais il n’a pas tué la nation !
      Au contraire, il a posé en creux la question de la citoyenneté et c’est bien de cela qu’il faudrait discuter au moment où les traités européens nous privent d’une souveraineté citoyenne (celle de gérer notre monnaie, celle de dire l’organisation économique que nous voulons, etc.) sans nous donner l’embryon d’une souveraineté européenne équivalente.

      Inutile d’invoquer féodalité et églises, la commission européenne et le traité de Lisbonne suffisent.

    3. L’union fait la force !

      Mais les seuls encore unis ont su diviser pour mieux regner en flattant les individus et en prechant l’individualisme, la reussite personnelle et la mort du communisme.

    4. @ vincent wallon

       » Je me faisais la réflexion quand l’humanité sera débarrassée des religions, elle aura fait un grand pas.
      Depuis que je me suis documenté sérieusement sur le sujet, je me rends compte à quel point j’avais raison.
      Je suis passé du stade d’athée au stade d’athée militant. »

      Oui je vois ça en effet, c’est vraiment très efficace votre militantisme, puissiez-vous également passé au stade ultra-athé-militant après vous en être aussi bien documenté sérieusement, enfin vous voyez …

      Vous me faites plutôt penser à une même personne qui après avoir gouté rapidement un fruit, éprouve également le besoin de le goûter aux autres,

      De ce que je n’aime surtout pas voir et entendre chez moi, je ne peux bien sur que beaucoup mieux en parler aux autres, c’est évident n’est ce pas ? Oh rassurez-vous vous n’êtes pas du tout le seul à vous conduire de la sorte, c’est tellement visible partout.

      Pourtant je croyais qu’il fallait de tout pour faire un monde, à moins bien sur, que vous ne vouliez vous aussi vous débarrasser de gens comme moi, après les gens du capitalisme.

      Gens de peu de foi puissiez vous également rendre le monde tout-à-fait athé à 100% si seulement cela
      pouvait suffire, vous remarquez d’ailleurs que c’est souvent les gens qui prennent le plus la religion en grippe au niveau du cœur qui en parlent hélas souvent le plus aux autres, dans les mêmes termes de penser comme de conduite pire même parfois sur des forums de bricolage ou alors autre part, quel militantisme enfin ce n’est pas non plus la première et la dernière fois que je tombe sur ce genre de propos si habituels, bref si peu différent à entendre.

    5. Pour Vincent WALLON et Jérémie :

      « La religion dépasse la vie. Chacun de nous considère sa religion comme la plus vraie, même si elle se situe en bas de la hiérarchie d’un point de vue philosophique. »

      « Je donne au mot religion son sens le plus large de connaissance de soi et d’épanouissement intérieur. »

      Gandhi.

      🙂

    6. La fin de la religion ne signifie en aucun cas pour moi la fin de la spiritualité.

      Bien au contraire. Je suis athée et cela ne m’empêche en aucune façon de me soucier à la fois de mon développement intérieur et de « mon prochain ».
      Bien davantage en tout cas qu’un Pape qui refuse l’intérêt du préservatif face à une épidémie qui décime un continent; qu’un Himam qui appelle au ghiad contre les chiens d’infidèles; qu’un Rabbin qui conspue l’homosexualité.

      Alors, oui, vous me direz, mais ce n’est pas de la religion ça !!!!! c’est de la politique !!!! Ben ouais, certes, mais c’est pour le moins de la politique qui s’appuie sur des dogmes religieux et pas sur du raisonnement éclairé.

      Un énorme reproche que j’ai à adresser à la religion, c’est qu’elle a tendance (en fait c’est bien plus qu’une tendance) à déresponsabiliser l’individu face à une immanence quelconque.
      De plus cette culture religieuse nous imprègne bien davantage qu’on ne le suppose (même lorsqu’on est athée).
      Regardez par exemple l’image du fruit que je voudrais faire goûter… Edifiant… Vous rêvez de la scène de cette saleté de bonne femme (un simple morceau de côte à la base) qu’est Eve en train de tenter le gentil Adan ?

      Je ne dis pas que tous les croyants sont bons à jeter à la poubelle. Mais reconnaissez que la tâche de l’émancipation des peuples risque de s’avérer complexe face à l’intégriste religieux. Vous vous voyer raisonner philosophiquement avec un puritain aux US qui est en train de crier « FAGS are devil !!!! », franchement, moi je vois pas comment dé-câbler puis re-câbler ce fatras dans son cerveau pour l’aider à réfléchir par lui même.

      Rassurez-vous, ma santé mentale personnelle va très bien, ma spiritualité également. Alllez donc prêcher auprès d’une âme plus perdue que moi.

  10. La solution étant en effet de nationaliser les banques, geler les mouvements de capitaux, geler les salaires et les prix, nationaliser le reste de l’économie et réduire la durée du travail à 20h semaine.

    Nous y viendront, ceux qui refusent provoqueront encore une dernière crise mondiale probablement sanglante, mais le 21è siècle sera socialiste ou ne sera pas. Le monde que Heinrich Heine (Huxley, Orwell…) redoutait est à notre porte, celui de la fin de l’économie, c’est à dire la fin de l’anarchie déplorable de l’action hystérique, de l’action pour la survie, qui depuis 1530 (Thomas More) produit le malheur général et la tyrannie de petits barons nantis d’idéologie libérale à leur usage spécifique.

    Le capitalisme c’est la tyrannie, pour paraphraser Orwell. En effet, c’est la tyrannie de petits pouvoirs locaux, non élus, qui échappent au contrôle démocratique, totalement. Nulle part la démocratie est davantage absente que dans l’entreprise, qui est une structure de type militaire. A la limite, on a tendance à saluer ses supérieur et on les respecte avec l’obséquiosité due à leur rang. Ceci n’est pas une démocratie et pas une pipe. C’est un succédané.

    En effet, les salariés, nous, le peuple !!! devons nous approprier les moyens de production. Nous devons engager la bataille pour la fin de ce régime économique. Ceci se fera, tôt ou tard. Et je ne suis pas gauchiste, je suis lucide.

    Qu’importe l’islande ?

    1. Les peuples sont longs a reagir. Ca peut prendre des siecles. Les masses sont evidemment les plus fortes, plus fortes que la finance, plus fortes que les lois, plus fortes. Mais les individus sont peureux. Rien de nouveau sous le soleil. On en prend un , on lui casse la tronche, et tout le monde se calme.

      Si cela ne suffit et si les choses commencent a mal tourner, ils sauront lacher quelques morceaux : suppression du bouclier fiscal par exemple, suppression de quelques cadeaux fiscaux, etc. Mais aucun changement de fond.

      Que pourrait etre un changement de fond ?!?! Une partie de monopoly sera toujours une partie de monopoly !
      Il suffirait d’arreter de joueur.

    2.  » Les peuples sont longs a reagir. Ca peut prendre des siecles. Les masses sont evidemment les plus fortes, plus fortes que la finance, plus fortes que les lois, plus fortes.  »

      Les masses qui dorment et qui rechercheront toujours autant de matériel de plus ne se montreront pas toujours les plus courageuses, plus fortes que le monde de la finance, plus fortes que les lois de l’argent et du commerce.

      D’une foule, d’une masse, je n’ai jamais hélas vu le meilleur spirituel de l’homme s’exprimer on peut bien sur vouloir continuer à le faire croire aux autres, tout juste donnez nous toujours du pains et de l’argent, sinon on va encore casser du poulet et je ne sais quoi d’autre encore pour se défouler, bien sur tout cela ne change guère mieux les choses, la violence d’une foule n’entraine que la violence et brutalité sécuritaire en retour.

       » un seul politicien de plus endoctriné par une foule et c’est déjà beaucoup plus de tristesse chez les gens  »

      On juge l’arbre à ses fruits. [St Matthieu]

  11. monsieur le president de la republique et ses services
    la crise ne sera jamais finie sans changer l’article 123 de lisbonne mais ce sera trop tard alors la bce doit pouvoir preter à l’euro-groupe!(qui sera transformé en banque mutualiste de pays)
    vous pouvez retourner le programme dans tous les sens,il a un bug dans le traité,donc je propose ce patch!
    salutations
    bruno frandemiche

    (la bce aurait son taux habituel pour les banques et un taux à 0% pour l’euro-group pour un temps indefini.l’euro-group preterait à 0% sur 100 ans le montant de la dette des états mutualistes et preterait sur projet de 2 à 10 ans renouvelable (education,infrastructure,recherche,defense,etc;à l’euro-group d’oeuvrer alors pour la convergence fiscale et sociale)

  12. Il faut rendre grace à Corinne Lepage de participer au blog de Paul Jorion: enfin un politique vivant! ( et en outre présentant un diagnostic cohérent avec la réalité)
    Il faut dire que les « discours officiels » des politiques assermentés par la presse « mainstream  » sont pathétiques..
    Car la Solution est, sera, ne pourra ètre que politique.
    OK, la machine infernale est désormais lancée; apparemment, et si on suit le cheminement d’un Egon von Greyerz, il ne nous reste désormais plus que le choix ente une crise hyper-inflationiste ou une dépression déflationiste engendrant l’implosion des économies du monde…
    http://matterhornassetmanagement.com/2010/02/11/sovereign-alchemy-will-fail/
    Le drame de ce papier sus-mentionné, c’est qu’il semble « en béton », question analyse et verdict!
    La bulle de la Dette ne pourra jamais ètre honorée, qu’elle soit privée, ou soi-disant « souveraine »
    Il ne fait aucun doute que le maintien de ce système soit maintenu contre vent et marées par ceux qui en bénéficient, au premier rang desquels figurent des sociétés comme Blackrock, Goldman Sachs ou JP Morgan, Certains les identifient comme faisant partie de la « pieuvre Rockfeller » (pourquoi pas?)
    Pour répondre à François Leclerc, l’Etat semble très faible actuellement, particulièrement en Europe. un Sarkozy ou un Obama semblent pieds et poings liés face aux vrais pouvoirs du jour que sont les financiers (qu’ils en soient conscient ou pas est un autre sujet)
    Les définitions du capitalisme ne donnent pas d’image claire de la réalité actuelle, dès qu’on prend en compte la notion de l’argent..
    Les vrais auto-proclamés capitalistes, tels Jim Rogers, ou leurs défenseurs comme Mike Shedlock, Denninger, et tant d’autres, considèrent que ce que nous vivons n’a rien de « capitaliste », mais que nous serions rentrés qans une sorte de fascisme financier qu’un David Rockfeller appelait très officiellement de ses voeux.
    Il faut tout de mème le rappeler!
    A titre personnel, permettez moi d’avoir de gros doutes sur la « logique capitaliste »dans la durée, à fortiori si elle n’est pas basée sur une monnaie « irréfutable ».

    1. « Car la Solution est, sera, ne pourra être que politique. »

      Oui parce que l’économique c’est du pouvoir, remettre en cause l’économie c’est remettre en cause la distribution du pouvoir ou plutôt sa confiscation par une élite, c’est pourquoi il est difficile d’agir.

      On peut s’appuyer sur le levier de l’idéologie (légitime) de la démocratie, pour mesurer dans notre société ce qui ne l’est pas. La démocratie comme principe peut remettre en cause la répartition inégale du pouvoir, c’est pourquoi j’ai posé la question trop en avance sans doute, de la démocratie au sein de l’entreprise. Un tel questionnement avait donné lieu à l’anti-psychiatrie et à une analyse d’institutions fermées telles que l’armée, les hopitaux psy. et autres, des lieux coupés de la société (Goffman, Foucault)

      Pour l’instant « le pouvoir » tend à étendre ses tentacules préventives, fantomatiques sous forme de politique sécuritaire tout azimut et de video surveillance, sur toute la société, infantilisant la population, se présentant comme le seul recours devant le danger. Chaque loi sécuritaire votée est l’annonce d’une menace pour l’ensemble du corps social, démontrant un pouvoir d’action coercitif symbolique, très symbolique, en guise d’avertissement même pour ceux qui ne sont pas concernés.

      En 1789 nous avons aboli un Ancien Régime, en 1870 une tentative plus socialiste a échoué, mais il faudra sans doute refonder, dans un acte fondateur et donc radical, une autre société, voire une autre « civilisation ». Car changer des détails ne changera pas le cadre, or le cadre ne fonctionne plus…. On pourra « attraper du temps », mais pas plus.

    2. « Il faut rendre grace à Corinne Lepage de participer au blog de Paul Jorion: enfin un politique vivant! ( et en outre présentant un diagnostic cohérent avec la réalité). »

      Mais pourc la plupart, le diagnostic est juste, le probleme surviens quand le politiciens arrive aux manettes.

      Brutalement l’impuissance et l’inaction deviennet sa politique.

      Mais rien n’est ineluctable, et quelquefois un homme s’eleve et gouverne.

    3. 1789, 1870, et 1945.

      Effectivement, ce n’est qu’apres les grands evenements que le peuple arrive a faire corps pour realiser de belles et grandes choses.

      Entre de tels grands evenements, la minorite des puissants detricote discretement ces grands oeuvres. Ainsi, je n’ai jamais compris qu’en France on autorise des gens a porter des particules : j’aurais pense que ces signes exterieurs d’appartenance a l’aristocratie eussent ete abroges a la Revolution.

      Le droit est un autre exemple : on part du code civl de Napoleon et on arrive a la foultitude des textes de lois qui existent actuellement. C’est ce qui s’appelle detriccoter le droit et surtout l’egalite devant la loi. Car le puissant saura faire jouer le droit en sa faveur .. il y a toujours une bon vice de procedure ici ou la.

      La paix sociale est bon marche en France. Combien d’evenements ces dernieres annees vous ont revolte ! Mais que faire ?

      Le sentiment d’impuissance et le sentiment d’injustice pousseront les masses dans les rues quand il ne supportera plus ce qu’on lui impose. Mais cela peut prendre des annees et pendant ce temps la, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent.

      Nous avons la bombe atomique. Decidons de ne pas rembourser nos dettes. Decidons a l’echelle europeenne de ne pas payer nos dettes. Et si les USA veulent etre de la partie, c’est cool. Finalement, il n’y a qu’une petite brochette de rentiers qui y perdra des plumes.

      Malheureusement, ce sont les memes qui ont les rentes et qui peuvent decider. Faut pas se faire d’illusions.

    4. @ astrorock :

      C’est exactement ce qui j’ecrivais a Mme Lepage en commentaire de son dernier article.

      Un acte un peu fort (assignation devant le tribunal des decideurs fautifs et corrompus ! ) juste avant les regionales et je vote pour elle ou sa soeur ou son chien !

  13. Pourquoi nombre d’hommes politiques ne veulent pas (Sarkozy, Merkel, Gordon Brown, Berlusconi) ou ne peuvent pas (Obama) limiter le pouvoir des banques et de la finance en général?
    Pour ceux qui ne veulent pas: il y a un mélange de totale ignorance et de vision idéologique (vive la concurrence et seul l’argent nous dit ce qu’est une réussite:ex:Sarkozy) ou d’incapacité à imaginer autre chose (Merkel):cela se traduit par une forte dépendance vis à vis des conseillers :c’est Michel Pébereau, Président de BNP Paribas, qui a supervisé le plan de sauvetage des banques en France et Sarkozy s’est contenté de signer:c’est dur à admettre mais de nombreux acteurs de l’affaire l’ont tout à fait admis.Il y a aussi un dépendance objective car les banques ont le monopole des crédits à l’économie et quand elles décident de moins prêter aux entreprises et aux particuliers, elles nuisent à l’économie du pays, donc à l’emploi, donc aux politiques qui sont censés avoir du pouvoir sur..l’économie.Donc il y a toujours un chantage tacite:laissez nous tranquilles , aidez nous selon nos schémas et tout ira bien.Or, il est echniquement possible de séparer l’activité de banque commerciale (prêts à l’économie) de celle des banques d’affaires et d’investissement qui interviennent chaque jour sur les marchés et prêtent massivement de l’argent aux Hedges Funds;il suffirait que l’Etat prenne le contrôle de la partie banque commerciale simplement avec une majorité du capital tandis que les banques d’affaires géreraient leurs risques en toute indépendance sans mettre en danger l’économie du pays, donc l’emploi et le pouvoir d’achat.N’oublions pas que c’est en 1984 que le gouvernement socialiste a supprimé cette séparation entre banque commerciale et baanque d’affaire alors que le Steagall Act n’a été supprimé qu’en 1999: ce qui montre bien que cette abolition n’avait rien d’urgent puique les années 90 ont été des années de croissance aux EU,
    Pour ceux qui ne peuvent pas: Obama est l’exemple type:il a moins de pouvoir que Sarkozy car contrôlé par le Congrès où le Sénat ne fait pas de la représentation comme en France mais peut bloquer tout projet de loi(cf la saga récente du projet de réforme du système de santé);et les financiers de Wall Street financent les très coûteuses campagnes éléctorales des partis républicain et démocrate;donc le moment venu, s’il s’agit de rétablir le Steagall Act de 1933 sous une forme rénovée comme l’a proposé Paul Volcker, ex Président de la Féderal Reserve, les sénateurs soumis au lobbying infernal de Wall Street y regarderons à deux fois avant de se couper de leurs bailleurs de fonds électoraux.La toile de fond idéologique commune est l’idée que la liberté est bonne en soi même si elle nous mène à la catastrophe;c’est un phénomène qu’en termes savants, on appelle la « dissonnance cognitive », ie qu’on ne croit pas ce qu’on sait..Les gens qui dirigent sont persuadés qu’ils le doivent à leurs seules qualités personnelles, et que c’est donc mérité! or, je pose la question :il y a t il un mérite à être intelligent ou à avoir du pouvoir?
    En résumé, seuls des mouvements de grande ampleur de la société civile seront en mesure de peser sur les options politiques et il ne faut pas attendre grand chose de la capacité des politiques à se mettre d’accord 1) pour agir 2) pour définir les mesures idoines:cf le problème des paradis fiscaux:une vraie farce qu’on on sait que ceux situés sur le territoire américain (état du Delaware) où à la City de Londres ne sont mentionnés nulle part!

    1. Une autre perle, décidément j’ai vraiment une bonne main en ce moment.

       » Les gens qui dirigent sont persuadés qu’ils le doivent à leurs seules qualités personnelles, et que c’est donc mérité ! or, je pose la question :il y a t il un mérite à être intelligent ou à avoir du pouvoir?  »

      Les gens des villes qui résonnent encore comme ça, n’ont malheureusement pas bien connu l’adversité dans leur vie comme l’orage parfois, et on en trouve hélas encore beaucoup aujourd’hui, surtout dans les partis et le personnel politique ou bureaucratique de la plupart des pays bien à l’abri du danger, ou de la petite pierre qui pourrait encore les toucher, leur faire du mal, n’est pas étonnant d’ailleurs que la plupart de ces gens vivent à des années lumières des autres, tant de faux prophètes, tant de faux apôtres, tant de faux serviteurs de la justice et de l’équité, pourvu que ça dure indéfiniment la mascarade, la divine comédie humaine. ainsi soit-il !

    2. A ben, que voila du sérieux ! Et LE –LES problèmes posés. Seulement voila ! Qui va secouer le cocotier ? les « révolutionnaires » du modem (rire) les pro ouiouistes , les qui ne reposent pas la répartition des richesses, qui veulent augmenter la tva, la durée des cotisations retraite avec baisse des pensions ou ceux qui, vaille que vaille, essaient de le secouer, le cocotier, pas politiquement correct pour beaucoup de monde (y compris ici), mais ont au moins se mérite. Allez, soyons fous lire http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/02/apres-le-voile-les-banques/ . Et, peut-être s’occuper « du politique » régulièrement, c’est-à-dire de la vie publique. « On a que les politiques que l’on mérite »

      Ce n’est pas l’économie (la technique) qui doit diriger la société, mais l’humain, le POLITIQUE. Avec quel choix de société ? L’économie s’organise en fonction de…
      Et c’est tous les jours ‘’que ça se passe’’ RIEN n’est jamais acquis. Il faut pour cela combattre cette idée toujours véhiculée « La Politique c’est pas pour nous, et c’est.. caca » (aussi), ou par la/le offusqué de service ‘’Moi je ne fais pas de politique, Monsieur’’, t’as raison ‘bouffi’, d’autres s’en occupent a ta place et a leur avantage. Action et réaction c’est permanent, la vie, simplement ! Il serait temps que l’électeur soit un peu exigeant et stop les ‘’primes a la casserole’’ (Levallois, Aix, Corbeil-Essonnes, … et j’en passe) s’informe et s’éduque, être un peu citoyen, avant de faire peser toutes les responsabilités sur … l’autre quel qu’il soit. C’est pas gagné !

      Lire ou relire ce texte : Stopper la montée de l’insignifiance : chaque paragraphe et une invite a la réflexion. http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/10826

      La liberté, c’est très difficile. Parce qu’il est très facile de se laisser aller. L’homme est un animal paresseux. Il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Et Périclès dit aux Athéniens : « Si vous voulez être libres, il faut travailler. »
      Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme
      CORNELIUS CASTORIADIS
      Stopper la montée de l’insignifiance – Le Monde Diplomatique Aout 1998

    3. « Si vous voulez être libres, il faut travailler »

      Et en allemand, ça donne quoi … ?

      D’ailleurs mon chat est libre, il ne travaille pas. Je travaille pour lui… il va bien, il dort, mange, chasse… pour jouer.

      Si l’on veut fonder une morale sur le travail, c’est mal parti.

    4. Vous avez deja essaye de faire travailler votre femme de menage ? Vous voulez qu’elle fasse preuve d’un peu d’initiative, mais non ! a chque fois faut lui repeter de faire ceci ou cela.

      Nosu avons tous un pouvoir de nuisance. Obama peut dire et penser ce qu’il veut, si les individus qui forment la machine de l’etat ne font pas ce qu’Obama veut faire, ca coince.

      Si Obama me demande de creuser une tranchee et que Rockfeller me donne dix ans de salaire pour que je traine la patte, je trainerai la patte. Si je me fait virer ? Bin rockfelelr graissera la pate de mon successeur.

      Faut pas se faire d’illusions. Nul n’est incorruptible !

      Si j’ai plus a gagner en jouant solo, je n’ai aucun interet a jouer collectif.

  14. Nous y voilà.

    Le contrat social avec l’Etat, c’est très simple : tu me protèges dans les divers aspects de ma vie, moyennant quoi je fait acte d’allégeance et renonce à la violence privée au profit de la justice d’Etat.

    Au coeur de la relation citoyen état : violence et protection.

    Si l’Etat ne nous protège plus (e.a des banksters), il ne présente pour le citoyen plus aucun intérêt, il devient un prédateur illégitime, plus un régulateur.

    Back to basics : bientot on parlera beaucoup moins du G20 et beaucoup plus de Mi5 et M16.

    Pour se maintenir les Etats vont devoir recourrir à la violence physique contre le groupe des prédateurs de la haute finance.
    Les états sont parfaitement équipés pour organiser cela.

    Et ne venez pas bredouillez les âneries habituelles relatives à l’état de droit. Toujours, les grandes modifications législatives passent, dans les faits, par la violation de la norme ancienne avant d’en établir une nouvelle.

    1. la question de la violence est effectivement posée. certains pensent qu’on ne sort de la crise actuelle que par l’inflation ou la guerre….

  15. Vous avez lu ou entendu (sans classement à priori) Paul Jorion, François Leclerc, Joseph Stiglitz, Maurice Allais, Paul Krugman, Willem Buiter, Jean-Claude Werrebrouck, , Michel Santi, Patrick Artus, Ambrose Evans Pritchard, Paul Dontigny, et tous les intervenants de ce blog. Et j’en passe une très longue liste (dont Corinne Lepage – qu’ils m’excusent de ne pas tous les citer)…

    Avez-vous bien compris ce que TOUS disent ? Est-ce que vous voulez autre chose ? Est-ce que vos limites sont atteintes ? Comment allez-vous le faire savoir ? Le rapport de force doit-il rester entre états et finance ?

    Un petit dernier pour la route (in english sorry, but very easy to master) :
    http://matterhornassetmanagement.com/2010/02/11/sovereign-alchemy-will-fail/

  16. Madame Corinne Lepage,

    Cela fait deux mois que l’on attend une solution positive et réelle pour la Grèce dont
    on ne sait toujours pas pourquoi et comment,elle est passée au travers des mailles(très grosses)
    du filet de l’UE pour rentrer dans la zone euro…
    Quand vous dites: »c’est un rapport de force entre états et finance » mais à votre avis,qui sont
    les copains des coquins?

  17. « Car n’est-il pas parfaitement innommable que les contribuables européens après avoir puisé dans leurs poches et au-delà, soi-disant pour renflouer le système financier et faire repartir la machine économique, subissent une deuxième ponction résultant du détournement dans l’usage des fonds vers les fonds spéculatifs ».

    Certes, c’est mal. J’observe naïvement que, depuis trente ans, ces mêmes citoyens européens, que l’on mettra bientôt massivement à contribution, ont avec une régularité de métronome mis au pouvoir des gouvernements qui ont avec la même patience et la même régularité mis en oeuvre les politiques économiques et sociales (c’est la même chose) dont nous pouvons apprécier aujourd’hui tous les bienfaits. La démocratie peut-elle se tromper à ce point ? Il semble que oui.

    1. Allez-y, dites le, nous sommes « tous responsables » ! C’est de notre faute, et tout le toutime. Mais c’est exactement ce qu’on nous chante depuis 30 ans pour faire baisser les salaires et faire régresser toutes formes de protection sociale !

    2. @ Crapaud Rouge.

      Responsabilité collective, tout à fait (par action ou par omission). Il vaut mieux d’ailleurs que nous en soyons responsable car sans responsabilité il n’y a pas de liberté possible, dans l’individuel comme dans le collectif.

    3. Et si tant de juifs sont morts dans les camps de concentration, c’est de leur responsabilite (par action ou par omission) ! Ils auraient du faire face ! ils auraient du resister qu diable !!

      Bon, je pousse un peu loin le bouchon mais c’est pour illustrer la debilite du propos de Boukovski !

      Avez vous deja vecu dans la peur de l’Etat ? La democratie francaise n’est pas moins dangereuse pour les individus et les citoyens ordinaires que n’importe quelle dictature.

      Que le peuple soit responsable, certes. Mais le peuple n’existe pas en tant qu’entite en dehors de phenomenes extremes (guerres, tempetes, coupe du monde, etc. ) Le peuple n’a pas la possibilite d’exprimer sa voix ! On ne laisse que les individus s’exprimer.

      Par exemple, pas de lois d’initiative populaire : et pourtant on pourrait bien en faire circulerdes propositions de lois en ce moment et elles recueilleraient facilement le nombre de signatures demandees.

      Qui pense vraiment que le parlement represente le peuple francais ?! Qui pense vraiment que le peuple est plus entendu dans l’hemicycle que Total, Rhodia, BNPParibas, SocGen ?

      J’exagere, il y a les sondages et les referendums. Mais je vous rappelle que le dernier referendum est passe a la trappe ! Voila ce qu’on fait du peuple en France ! Alors la responsabilite collective du peuple, vous pouvez vous la mettre ou je pense !

  18. Berlin redoute qu’un sauvetage financier de la Grèce ne crée un précédent, qui l’engagerait en cas de difficultés d’un autre pays de la zone euro.

    Un sondage Emnid publié jeudi montre par ailleurs qu’une forte majorité d’Allemands (71 %) se disent opposés à une aide financière pour la Grèce.

    « Je n’attends rien de concret sur une aide financière de l’Ecofin de la semaine prochaine », a déclaré une source gouvernementale européenne sous le sceau de l’anonymat. Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se réunissent lundi soir à Bruxelles, avant d’être rejoints mardi matin par l’ensemble de leurs homologues des Vingt-Sept (Ecofin).

    Une réaction négative des marchés financiers pourrait être le catalyseur d’une intervention à tout moment, mais certains Etats membres rechignent à un sauvetage rapide de la Grèce car ils ont le sentiment d’avoir été « trompés » par Athènes pendant des années, à coup de statistiques faussées et de promesses non tenues, a-t-on dit de même source.

    Une autre source européenne a déclaré que les modalités pratiques d’un soutien financier à la Grèce pourraient faire l’objet de discussions lundi à l’Eurogroupe, mais aucun détail ne sera communiqué.

    « Il faut réfléchir à ne pas donner aux marchés une assurance tous azimuts. Il faut les maintenir dans l’incertitude. Il ne peut pas y avoir de clause automatique de mise en oeuvre des plans de soutien, sinon il n’y a plus d’aléa moral », a déclaré cette source.

    Compliquant la tâche du gouvernement grec, le produit intérieur brut s’est contracté plus vivement que prévu au quatrième trimestre 2009, affichant un recul de – 0,8 % par rapport aux trois mois précédents.

    Les chiffres des trois trimestres précédents ont par ailleurs été largement révisés à la baisse.

    Les gouvernements révisent fréquemment les chiffres du PIB mais le manque de fiabilité des statistiques grecques – dont certaines semblent avoir été délibérément faussées – a suscité l’irritation des investisseurs et des partenaires européens.

    Pour les économistes, les statistiques révisées impliquent que l’économie grecque devrait s’être contractée de – 2 % environ l’an passé, un problème pour un gouvernement qui tente de juguler le déficit budgétaire tout en sortant le pays de la crise.

    L’Express

  19. Paul Jorion a reprécisé ses propositions me semble-t-il et j’en retiens , » naïf » ( terme utilisé en médecine pour désigner les sujets indemnes de pathologie(s) et n’ayant pas eu à développer leurs défenses immunitaires…etc…) et és qualité, ce point réclamé aujourd’hui par un trés grand nombre et qui est le suivant :
    –La Séparation des banques commerciales et des banques joueuses de casinos.
    –Egalement l’interdiction de toute spéculation (matiéres premières,productions agricoles à finalité alimentaire..) à mettre en place
    J’y ajoute =
    –L’information Urgente des Populations sur la réalité des catastrophes en cours et à venir,la redynamisation et l’extension de l’ouverture culturelle à toutes les Populations en question
    –En attendant : Relever trés sensiblement la masse salariale*
    * : Ici ,comment faire comprendre aux « actionnaires » qu’ils ont tout à y gagner ?
    Oui ,nous sommes dans un systéme complexe à la façon d’Edgar Morin.
    Ce blog autour de Paul Jorion ,de F. Leclerc et de Tous les intervenants est un cadeau du ciel …

  20. Vous avez raison Mme Lepage, le contrôle des banques et l’arrêt de leurs opérations spéculatives perverses est le problème n° 1 à régler. Mais aujourd’hui tous les chefs d’état des pays puissants soutenus par les multinationales et les puissances financières ne peuvent s’opposer à leurs amis : attendre de leur part d’autres réactions que des déclarations de façade serait naîf. Et puis les « gentilles » banques vont aider à soutenir l’économie, oui à combien? taux 13% à 15% pour un découvert alors que les fonds sont empruntés à la BCE à 0,5% générant ainsi un taux de marge de 3000% qui dit mieux ? Et personne ne souléve le lièvre plus c’est gros plus ça passe. Quant à pouvoir, nous simples citoyens, peser sur le politique c’est de la fiction : patronat, syndicat, état même combat. Bien que quelques rares exceptions confirment la règle et je pense que vous en faites partie. Si vous pouviez évoquer ce sujet qui vous et me tient à coeur dans les médias, je serai ravi de vous écouter.

    1. nous pouvons peser de deux manières: par le bulletin de vote et par le porte monnaie.
      sur le premier, la pipolisation débile conduit à perdre le sens du vote .
      sur le second, nous avons à être plus imaginatif. je renvoie à mon prmeier billet sur ce site

  21. L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon sens, la source réelle du mal. Nous avons devant nous une grande communauté de producteurs dont les membres s’efforcent sans cesse de se priver les uns les autres du fruit de leur travail collectif, non pas par la force, mais tout simplement en se conformant fidèlement aux règles établies par la loi. De ce fait, il est important de se rendre compte que les moyens de production (c’est-à-dire l’intégralité de la capacité de production nécessaire pour produire à la fois les biens de consommation et les moyens de production additionnels) peuvent être légalement la propriété privée d’individus, et ils le sont dans leur grande majorité….
    ……Le capital privé tend à se concentrer entre quelques mains, en partie à cause de la compétition entre capitalistes et en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation d’unités de production plus grandes au détriment des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique….. La soif du profit, ajoutée à la concurrence que se livrent les capitalistes, est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital qui conduit à des dépressions de plus en plus graves. La compétition sans limites génère un énorme gaspillage de travail et cette paralysie de la conscience sociale des individus que j’ai mentionnée plus haut.

    Je suis convaincu qu’il n’y a qu’une seule façon d’éliminer ces maux dangereux, à savoir par la mise en place d’une économie socialiste, accompagnée d’un système éducatif tourné vers des objectifs sociaux.
    (Albert Einstein mai 1949, article paru pour le numéro un de la revue Monthly Review extraits) article integral: http://www.peuples.net/post/Albert-Einstein%3A-pourquoi-le-socialisme

  22. à Mme Lepage

    Votre indignation me semblerait porteuse d’un vrai espoir si elle commençait par énoncer :

    Suppression immédiate du traité de Lisbonne (particulièrement ses articles liberticides interdisant toute harmonisation sociale ou fiscale, interdisant tout prêt d’un Etat à un autre, interdisant tout prêt de la BCE à un Etat ou à un organisme public, etc.).

    Sinon, quelle que soit la vérité des énoncés, pris en eux-mêmes, elle restera lettre morte et servira au contraire à détourner de l’essentiel.

  23. Tiens, les pays baltes, membres de l’Union, hésitent aujourd’hui à adopter l’euro. La raison ? Un manque de solidarité entre pays membres en cas de besoin. Étrange, non, après la réunion tant médiatisée de jeudi dernier qui devait prouver le contraire. Il commence à craquer de toutes parts, le navire ‘euro’.

  24. Qu’est ce que l’état ? Qu’est ce que la finance ?

    L’état est une organisation d’humains de type pyramidal , avec une tête, une base.

    L’ensemble a pour objectif de faire croire aux pieds que la tête met en place ce que les pieds désirent .
    Si la tête n’est pas pensante , ce sont les pieds qui trinquent.

    La finance est une coallition d’humains , de type cannibal, avec une marmite et des cuisiniers .
    L’ensemble a pour objectif de faire croire que la marmite cuit est ce que les cuisiniers désirent.
    Si la marmite est percée, ce sont les cuisiniers qui touillent toujours plus pour manger plus .

    PS :parler de rapport de force alors que la période est au viol des démocraties , c’est osé mais pas faux.

  25. 1. s/solutionné/résolu/
    2. très bien, mais ce vote sera contourné, tout comme le fut celui du peuple souverain français concernant le « mini-traité »
    3. quand Air-France a fourni aux USA mon PNR (Passager Name Record = information sur les passagers) en violation de la loi, elle n’a pas été inquiétée et la loi fut ensuite changée, au niveau européen, en faveur du bizness des compagnies aériennes et au détriment de la vie privée de leurs passagers.

    je continuerai donc, comme beaucoup d’autres désormais, à sortir mes sous en espèces, à payer en liquide et à demander à l’être le plus possible également. Au moins ça ne laisse pas de traces autres que celles que je souhaite (factures nominatives pour la garantie ou la justification de ma propriété p.ex.).

    En tout cas, merci et bon courage Madame.

    1. Exactement.

      Je suis tombe un jour par hasard sur un article du journal Le Monde qui n’est pas reste en ligne tres longtemps : « La travail au noir et le troc comme solution a la crise. » (Approximativement … je n’ai pas le titre exacte.)

      Les individus souffriront c’est certain. Mais ils sauront s’organiser et survivre et s’entraider. Si l’Etat se disloque, la famille renaitra. Bon, on renoncera au TGV et aux ipods etc… mais la catastrophe annoncee n’est pas une hecatombe.

      A moins que les puissants declenchent une Guerre sur un pretexte cretin – on aura alors droit d’aller se battre ou de se faire fusiller pour l’exemple – pour se maintenir en place et continuer leur quete du profit : on demande a Renault de fabriquer des tanks pour detruire les immeubles qu’il faudra bien reconstruire un jour. C’est tout benef !

      Vosu avez raison. Le plus raisonnable est d’arreter de suivre l’Etat dans cette partie de Monopoly stupide. Il faut arreter de jouer et vivre tranquillement avec son travail, sa famille et ses amis. Le tout avec de l’argent liquide.

  26. bonjour a tous ,

    je me pose une question depuis quelques jours , quelle serait la reponse des etats unis si
    une attaque du même ordre (comme la Grèce ) se produisait contre un de ses états , par exemple la Californie ?

  27. Madame Lepage, votre carrière politique est brillante et exemplaire : vous semblez très bien reconnaître les questions et débats porteurs et choisir le côté qui convient. J’en veux pour preuve votre critique actuelle du système bancaire, de la spéculation…. on ne peut qu’en rester pantois d’admiration pour vous …

  28. « [la pression citoyenne qui] met en difficulté toute l’économie islandaise au regard des investisseurs éventuels  »

    Cette assertion est discutable, suspecte et affligeante.

    Quel est celui qui a le plus besoin de l’autre:
    . celui qui extorque une plus value léonine en exigeant un rendement financier de 15% alors que la productivité avoisine au mieux les 3% ?
    . ou celui dont le licenciement sera la variable d’ajustement permettant de servir ces intérêts obscènes ?

    Allez, Mme Lepage, encore un effort …

    1. pardonnez moi, mais je ne vois pas le rapport entre votre question et la mienne. la réponse à la votre est évidente mais quelle conclusion en tirez vous?

    2. @Mme Lepage

      Arriver à décourager ceux qui exigent de leurs capitaux une rentabilité de 15%, serait une très bonne nouvelle pour le peuple islandais.
      Tout le contraire d’une « mise en difficulté de toute l’économie islandaise » comme vous semblez éventuellement le craindre.
      Le Brésil l’a compris, qui, en décidant de taxer de 2% les entrées de capitaux à court terme, a pris, dans un contexte évidemment différent de celui de l’Islande, des décisions assez courageuses. Il en a bien sûr les moyens.

      L’ Europe quant à elle, a la capacité de mobiliser une épargne, de l’ordre de plusieurs milliards d’euros, à des fins socialement utiles.
      Cette épargne pourrait être rétribuée à un niveaux équivalent à celui des gains de productivité de l’économie européenne tout en garantissant une répartition des plus-values qui ne se fasse plus au détriment du travail.

      Les peuples européens disposent d’une grande intelligence et d’un niveau d’éducation encore jamais atteint.
      Donc d’une capacité inépuisable de mobilisation créatrice.
      La parole qui nous mettra en route est une parole généreuse et déterminée.
      Une parole débarrassée de tous les poncifs ultra-libéraux qu’un trio sinistre d’oligarques (institutions, politiques, et lobby) répand sans fin pour nous maintenir dans un état d’hibernation.

      Vous êtes censée le côtoyez ce peuple, alors qu’en pensez-vous?

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