Le capitalisme (II) – Les seuils qui sont franchis

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Une rupture a lieu lorsqu’un seuil est franchi. Repérer de telles limites et observer si elles ont été atteintes constitue la tâche première pour qui veut lire l’avenir déjà inscrit dans le présent.

Avant même que la crise que nous subissons ne se déclenche, une limite avait déjà été atteinte : celle du comportement colonisateur de notre espèce dans le cadre de la planète que le sort lui a offerte. Parmi les choses que notre espèce a inventées figure en bonne place la politique de la terre brûlée. Nous prenons la Terre comme elle se présente à nous : nous en extrayons ce qui nous intéresse, nous l’intégrons dans des objets manufacturés et quand ceux-ci ont cessé de fonctionner, nous les entassons à la décharge.

La chose importait peu tant que la Terre était si vaste qu’elle nous semblait illimitée et ses ressources, inépuisables. Le moment est venu hélas où elle commence à nous gêner aux entournures. Avons-nous endommagé de manière irréversible son climat-même ? La preuve n’en a pas été apportée de manière formelle mais qu’importe puisque nous en sommes capables et si nous ne l’avons fait déjà, nous le ferons sans aucun doute demain. Quelles mesures avons-nous prises pour conjurer ce danger ? La réponse prêterait à rire si elle ne prêtait à pleurer : celui qui pollue trop achètera le droit de le faire à celui qui pollue moins. Et pour faire bonne mesure, ce seront les banquiers qui veilleront à ce que les choses se passent comme il faut – pour un prix raisonnable.

Mais d’autres limites ont également été atteintes. Quand la part principale du Produit Intérieur Brut (PIB) des nations s’obtient par des paris portant sur les fluctuations de prix, la part devient au contraire congrue pour tout ce qui présenterait une fonction « socialement utile », pour reprendre les termes utilisés par Lord Adair Turner, président de la FSA (Financial Services Authority), le régulateur des marchés britanniques. Mr. Mervyn King, président de la Banque d’Angleterre, paraphrasant Churchill, déclare de son côté que « Jamais tant d’argent ne fut dû à tant par un si petit nombre ». Quand des financiers s’indignent du comportement de la finance, il devient clair qu’un seuil dans l’indécence a été franchi.

L’intermédiation était le rôle traditionnel de la finance : mettre en présence celui qui a besoin d’avances et celui qui, disposant d’argent en quantité plus grande que ce dont il a un usage immédiat, est disposé à le prêter contre rémunération. Mais elle ne s’en tint pas là : elle découvrit le pouvoir de l’effet de levier : qu’il en coûte beaucoup moins, et qu’il en rapporte bien davantage, de faire des paris sur les fluctuations de prix à l’aide d’argent emprunté.

Parier avec de l’argent emprunté démultiplie le profit potentiel et démultiplie bien entendu la perte potentielle exactement dans la même proportion. Mais qui s’en soucie ? D’abord, les joueurs déjà en place bénéficient d’un avantage considérable sur les nouveaux entrants, et ce sont eux qui perdent des plumes en quantité disproportionnée. Ensuite, eh bien : « Vae victis ! », malheur aux vaincus !

À cette réserve près que les vaincus doivent en général de l’argent à d’autres… qui doivent eux-mêmes de l’argent à d’autres encore. Si bien que le système tout entier se fragilise inexorablement. Et qu’à la place du risque couru par des entités isolées, on voit apparaître le risque du système tout entier, réalité qui devint familière à partir de 2007 sous l’appellation de « risque systémique », une expression jusqu’alors inédite mais que l’opinion publique à l’échelle du globe apprit rapidement à connaître, à ses dépens.

La finance a toujours été la puce qui sur le dos de l’économie s’abreuve de son sang. Mais comme nul ne l’ignore, quand un animal est devenu un « sac à puces », c’est sa santé-même qui est en danger. Et le parasite peut désormais tuer la bête.

(à suivre…)

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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100 réflexions sur « Le capitalisme (II) – Les seuils qui sont franchis »

  1. Les seuils de l’insulte à l’intelligence humaine sont eux aussi
    impunément franchis.
    Il devrait exister une définition du crime contre l’intelligence,
    ou les intelligences humaines comme il existe depuis peu à l’échelle
    de l’Histoire, celle de crime contre l’humanité.

    Une définition des crimes de pillage et de destruction de la planète
    serait aussi bienvenue.

    1. Hola! vous y allez fort!
      Avant de définir la notion de crime contre l’intelligence, il faudra d’abord définir ce qu’est l’intelligence (y a du boulot)
      Quant au crime contre l’humanité, encore faudrait-il qu’il y ait une justice indépendante pour juger du fait. A ma connaissance, la désintégration de centaines de milliers d’innocents à Hiroshima et à Nagazaki n’a pas été jugée comme un crime contre l’humanité, ni même comme un crime de guerre, au mépris des conventions internationales.

    2. J’ai entendu un banquier il y a peu à la télévision qui disait ceci  » Ne trouvez vous donc pas formidable ce phénomène ? Depuis 10 ans de nombreuses entreprises se sont créée qui n’ont eu pour seul fond de commerce que l’intelligence. Je trouve pour ma part que c’est là une chose merveilleuse »… Il parlait bien à ce moment des entreprises de placement et de spéculation. Car oui, il faut beaucoup d’intelligence pour comprendre les outils financiers.
      L’intelligence n’a aucune valeur en soit. Elle n’est qu’une capacité, un outil, et n’a donc aucunement besoin d’être défendu.

      Ce qui fait la valeur de l’intelligence, c’est l’homme qu’elle sert…

    3. Oui les seuils sont franchis, je suis personnellement partisan de la politique du pire, car ce que j’ai compris est que le systeme liberal ne se corrigera pas de lui meme; il est avec la société, le droit, les cabinets d’avocats dans une logique infernale et qui l’aveugle.
      Laissons le aller dans le mur…………

      Si les réservoirs de l’avion « finance » ne sont pas autoobturents , cet avion qui a déja du plomb dans l’aile ira au tapis; je dirai meme que ce n’est que justice !!!!

      ce sera dur pour ceux qui comptaient et j’en fait partie sur un petit patrimone d’épargne, tant pis d’autres valeurs éssentielles reviendront……….On ne doit pas laisser a nos enfants cette pourriture.

  2. comme Christ, chassons les marchands du temple !

    le seuil de l’écœurement est franchi ; c’est bien comme concept, « le seuil de l’écœurement », à méditer.

  3. Monsieur Jorion,
    Est-ce que vous pourriez développer « pour les nuls » comment vous calculez les volumes du PIB (principale et congrue) que vous mentionnez ci-dessous?:
    « Quand la part principale du Produit Intérieur Brut (PIB) des nations s’obtient par des paris portant sur les fluctuations de prix, la part devient au contraire congrue pour tout ce qui présenterait une fonction « socialement utile « .

    1. Si la question s’adresse à moi : je tente vainement depuis 1984 quand j’ai perdu mon poste à Cambridge. Toutes mes candidatures depuis ont échoué. En 2009, j’ai contacté sans succès environ une douzaine d’écoles en France. Ma candidature à un poste de professeur à l’Université Libre de Bruxelles, où j’avais été étudiant, puis professeur de 1977 à 1979, a également échoué l’année dernière.

    2. @joelle
      La question n’est pas à poser à PJorion, mais à la communauté enseignante (par exemple au CSU) !
      amicalement

    3. Voir les précédents débats sur ce blog au sujet du conformisme. Il ne concerne pas que le monde de la finance et de la politique mais aussi celui de la recherche universitaire et de l’enseignement.
      Il n’y a pas beaucoup de place dans le système pour les esprits forts et libres.

  4. Un parallèle serait d’étudier les grandes ruptures historiques et ce que les historiens en déduisent. Par exemple de l’antiquité au moyen-âge en passant par la renaissance, quelles nervures, quelles principes fondateurs les théoriciens de la renaissance ont-ils empruntés des époques anciennes ? Est-ce que ce sont les intellectuels de la renaissance qui ont pris conscience de la rupture historique, où plutôt les historiens de la période qui comprennent la rupture à postériori ?
    Souvent les historiens déduisent les ruptures historiques en partie en prenant conscience de l’agenda des puissants, des gens de pouvoir, à une époque donnée.

    1. L’histoire raconte la gloire des uniformes uniformisants
      Sans parler jamais de cette diversité humaine,
      Pourchassée à travers les siècles sans aucune pause.

    2. @ Thomas

      C’est totalement faux !
      Vous mettez arbitrairement de côté plus de soixante ans de recherche sur l’histoire économique et sociale.

    3. @Arkao :
      Effectivement, notre époque diffère des anciennes parce que les sciences humaines ont été enseignées largement et que celles-ci ont des références hors du cadre des partis politiques traditionnels pour rejoindre des « réseaux ». Comme il me semble que dans un ancien message vous faisiez référence à votre passé de militant (je l’ai été moi aussi, proche d’Attac), j’ai quand même l’impression que les puissants n’ont jamais pris en compte l’essence nos critiques radicales. A postériori, si un historien devait juger l’alter-mondialisme de la fin des années 90, il devra aussi juger du comportement des élites vis à vis d’une critique construite. Les partis de gouvernement n’ont pas intégré en conscience cette radicalité, peut-être trouvaient-ils que cet humanisme n’était pas assez « scientifique » comme l’économie qu’on leur enseigne.

  5. La puce et l’éléphant… Pour rester dans le bestiaire, il y a aussi le scorpion et le crocodile.

    « Un scorpion cherchait à franchir une rivière. Soudain, il aperçoit un crocodile en train de nager non loin de la berge. Il l’appelle et lui demande s’il peut le prendre sur son dos pour le faire traverser.
    – Oh non, rétorque le crocodile. Je te connais. Quand nous serons au milieu de la rivière, tu me piqueras et je mourrai.
    – Pourquoi ferais-je une telle chose ? répond le scorpion. Si je te pique et que tu meures, je me noierai.

    Le crocodile réfléchit un moment à la réponse du scorpion, puis accepte de le faire traverser. Arrivé au milieu de la rivière, le scorpion le pique. Mortellement atteint, tout juste capable de respirer, le crocodile proteste :
    – Pourquoi as-tu fais ça ?

    Le scorpion réfléchit quelques instants, puis, juste avant de se noyer, répond :
    – Je sais, j’ai pas pu m’empêcher. C’est dans ma nature. »

  6. @ Thomas
    4 mars 2010 à 6 : 53

    Des témoignages s’il vous plaît !!!!

    Pour ouvrir les yeux de ceux qui ne voient encore rien venir il nous les faut !

    On ne connait que les suicides de France Telecom parce qu’ils ont été médiatisés.
    Mais tous les autres ???

    Depuis le 1er janvier combien d’agriculteurs, d’entrepreneurs, de particuliers acculés à la ruine se sont-ils suicidés ???
    On n’en sait rien.

    Enfin, il y en a peut-être qui savent, mais en tous cas on nous cache soigneusement ces chiffres, ou du moins rien n’est fait pour les faire connaître.

    Or, il faut savoir combien coûte là maintenant cette folie en vies humaines chez nous.

    Cela aidera peut-être à faire comprendre que les millions d’hommes de femmes et d’enfants qui sont morts et qui continuent à mourir de faim dans le monde sont les victimes de cette « fameuse crise » qui a commencé il y a bien longtemps, et que MAINTENANT C’EST A NOTRE TOUR!!!!!

    1. Je comprends votre colère chère Louise, cependant, je crains que ces chiffres (fort heureusement puisque ce sont des GENS) n’existent pas dans les proportions alarmistes que vous imaginez.

      Je ne dénonce pas votre posture, je constate simplement que le sursaut que vous souhaitez ne pourra pas s’appuyer (actuellement) sur ce genre de présupposé.

      Non pas que la crise ou plus généralement le système néo-lib’ mis en place depuis 30 ans ne charrie pas en France de nombreuses victimes mais c’est bcp plus sournois…

      Les chiffres auxquels nous devons nous intéresser ce sont les inégalités entre les plus hauts revenus et les plus bas.

      Le nombre de personnes qui bénéficient de l’aide alimentaire ( restaux du coeur etc.).

      La pauvreté ordinaire rebaptisée précarité…

      Tout cela n’est pas suffisamment spectaculaire !

      Les filets sociaux en France (allocs familiales, APL, médic’ universelle etc) limitent les dégâts mais en aucun cas ne constituent une véritable redistribution des richesses et justice sociale.

      C’est un moyen d’acheter la paix sociale…sans remettre en cause fondamentalement les régles du jeu.

      Ainsi paradoxalement tant que la France appliquera, ce qui pour ma part ne représente que des mesurettes, la paix sociale sera assurée…

      Et nous ne sommes pas prêts de voir « le peuple » se révolter.

      C’est pourquoi lorsque Paul a parlé de programme ultra-libéral à notre cher ministre du budget, celui-ci a pu dans un sourire carnassier et pervers lui affirmer :  » Mais en France, il n’y a pas de politique ultra-libérale. »

      La vraie question étant désormais pour combien temps ?

      Le mantra de la réduction de la dette préparant les esprits à la « rigueur » (accomplissement triomphant de la victoire des rentiers).

      Informer, dénoncer l’imposture à un maximum de gens (qui le savent intuitivement), c’est le meilleur moyen de provoquer une « prise de conscience »…

      Mais cela suppose la patience…quand la situation exigerait l’urgence…(pfff, mal à la tête !)

    2. Mon propos a pour origine une conversation dans une file d’attente d’une entreprise de mécanique générale ou l’on vient porter des pièces malades pour les échanger contre des neuves.

      L’interlocuteur était un homme d’une cinquantaine d’année, responsable d’une coopérative laitière de 150 adhérents, dont deux se sont pendus depuis janvier, et plus de la moitié sont « très mal ».

      Ce qui me semble spectaculaire aujourd’hui, c’est que tout le monde professionnel ressent le besoin de s’exprimer, faut que ça sorte. Passez une journée à aller de boutique pro en boutique pro, et vous ferez le plein de témoignages.

      Mais pourquoi ?

      Un peu comme Gohst Dog, je crois que tout cela est très diffus. Pas facile en bref de trouver un bon indicateur. A ce propos, je me rappelle d’une émission sur inter il y a plusieurs année ou un sociologue avait basé un certain nombre de ses prévisions d’évènements politiques sur le taux de mortalité infantile. Ce taux baisse régulièrement, dans tout les pays industrialisés, lorsque il se remet à monter, c’est d’après lui, nécessairement le signal de vastes disfonctionnements.

  7. A ma grande surprise, je constate encore et encore que le concept simple et clair des ‘limites à la croissance’ est systématiquement mis de côté alors qu’il me semble être au cœur de ce qui passe sous nos yeux. Les argumentations, très riches par ailleurs, qu’elles soient financières, économiques, politiques, sociales, sociétales tournent souvent autour de ce concept mais sans l’aborder ouvertement, comme si c’était un gros mot. Certains en parlent malgré tout.

    L’économie moderne d’Adam Smith à nos jours est complètement perdue car la plupart des théories économiques qui la composent ont été formulées durant une période anormale de croissance impressionnante. En conséquence, la pensée économique qui nous a menés au point culminant ne peut pas être celle qui va nous permettre d’atterrir en douceur. Il est donc urgent de s’intéresser aux limites à la croissance et de l’expliquer au plus grand nombre si on veut se donner les moyens préserver certaines choses que notre civilisation de la croissance a permis de développer.

    S’intéresser aux Limits to Growth, c’est se donner les moyens de comprendre ce qui se passe et va se passer afin d’éviter Tabula Rasa. Je me répète peut-être mais je crois que c’est le concept à pointer du doigt, il est compréhensible par tous et paradoxalement unificateur. Ne pas en parler ne fera que nous désunir les uns des autres pour rien de très bien.

    Pour aller plus loin, Richard Heinberg est un des rares à s’intéresser à ce concept. – Life after growth – http://www.energybulletin.net/node/51816

    1. To Peak.Oil.2008,
      Il y a une ligne de partage entre ceux qui défendent une décroissance régressive et ceux qui défendent une décroissance quantitative. Les premiers veulent en finir avec le progrès alors que les seconds y croient encore.

    2. @Michel Martin.

      La notion de progrès est un terme bien trop vague que pour créer une ligne de fracture entre les a-croissants. L’enjeu n’est pas là. La décroissance n’est pas un projet de civilisation à l’inverse de ce que la croissance a voulu être, la décroissance est le pendant de la croissance, on peut l’anticiper ou faire comme si elle n’existait pas (pommade anti-âge). Les a-croissants proposent d’anticiper la décroissance pour l’accepter et l’adoucir. Ils proposent une transition vers moins de prédation, moins de dépendance, ils veulent renforcer la société humaine en la rendant ‘résiliente’ alors que leurs opposants ne font que l’affaiblir et la rendre vulnérable. Pour moi, le progrès s’apparente plus à un concept marketing pour s’auto-glorifier et je préférerais que l’on valorise la sagesse plutôt que le progrès. Et puis, de quel progrès parle-t-on ?

    3. To Peak.Oil.2008
      La notion de progrès m’apparaît très clairement comme fondement de notre société. Le progrès est une conjonction de la raison, de la science et de la liberté, il prend la suite de la société religieuse pré-révolutionnaire. Il coincide avec un niveau d’éducation moyen tel que l’ordre religieux devient intenable (Cf Emmanuel Todd « le RV des civilisations » dans lequel il définit assez précisément à partir de quel niveau d’alphabétisation le déclin religieux apparaît et annonce une révolution de l’ordre dominant). On y croit si on croit que nos efforts peuvent contribuer à améliorer notre condition de vie et celle des générations futures.

    4. @Michel Martin.

      Je respecte le progrès tel que vous le concevez, à savoir une démarche qui valorise la recherche scientifique (la connaissance) et la liberté démocratique (les droits), une démarche qui s’inspire de la raison pour proposer des réponses non-passionnées et non-dogmatique. Il me semble que cette approche n’est pas pour déplaire aux a-croissants.

      J’ajouterais quelque chose qui fait peut-être défaut au progrès tel que nous le connaissons, c’est la mesure (être raisonnable) et l’humilité. Je pense aussi que la liberté ne peut pas être envisagée seule, sans être associée à la responsabilité (les devoirs), valeur qui fait indéniablement défaut. Un autre problème est le fait que la connaissance n’est plus tant un bien commun qu’un bien privé au service d’intérêts particuliers ou partisans. Laisser le savoir être influencé par la quête de pouvoir devrait nous donner la puce à l’oreille, la marchandisation de l’information et du savoir sont des freins au progrès tel que vous l’envisagez, des freins à la liberté. Le combat entre information et désinformation ne nous sert pas.

      Redonnons ses lettres de noblesse à la raison et ne laissons pas le progrès être un concept passe-partout au nom duquel on se dédouane totalement de ses responsabilités. Oui, pour un progrès responsable qui s’assume et qui permet une vision, un progrès qui intègre la sagesse !

  8. @ Ghost Dog,

    Avez-vous des propositions quand à la manière d’informer ‘rapidement’ les citoyens sur la ‘vérité des choses’ ??

    @ tous,

    puisqu’il semble que le besoin LE PLUS URGENT soit de faire ‘passer la vraie vérité’ au plus grand nombre, merci de bien vouloir donner vos idées quand à la manière de procéder…

    Perso, un réalisateur (docu, films…) qui est aussi cammeraman, est diposé à offrir ses compétences pour faire avancer le scmilblick.

    TOUTES les IDEES sont les bienvenues !!

    Et je rappelle la proposition de Frédéric sur ce blog, pour tous ceux qui voudraient tenter d’envisager des choses concrètes, une adresse mail à contacter (celle de Frédéric) ange.naif@hotmail.com

    Rouspéter c’est normal, il y a de quoi. Agir c’est DETERMINANT.

    Merci à tous !

  9. @ Peak Oil,

    Je pense comme vous que c’est la priorité des priorités, celle qui nous concerne tous, du ‘plus puissant au plus misérable’ et que c’est avec cette VISION bien claire de notre horizon que nous trouverons des alternatives de Vie.

    Malheureusement tout le reste est vain sans ce préalable.

    1. Expliquons notre vision des choses pour éviter une désillusion insurmontable.

      Merci à vous Laurence, pour votre état d’esprit constructif !

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