90 réflexions sur « Le Télégramme, le 24 mai 2010 »

  1. Paul,

    Je ne comprend pas pourquoi vous dites que les traders ont vécu au dessus de nos moyen. Le salaire des traders et la baisse des salaire de la partie pauvre de la population n’a rien à voir. Ils sont la conséquence tous les deux de la même cause mais l’un n’implique pas l’autre.
    La mondialisation et la dérégulation a permis à la finance de beaucoup se développer et aux activités spéculatives de prendre de l’ampleur. D’où la hausse des rmunération des salaire. La mondialisation et la mise en concurrence des salire a aussi dans le même temps laisé la partie la moins formée de la population.
    Si un ouvrier ne peut plus vivre décemment aujourd’hui de son travail, c’et parce que l’OMC a ouvert le commerce avec la Chine sans se soucier de l’harmonisation des normes sociales, pas parce que un trader a pris un pari sur le cours du pétrole.
    Si l’occident est endetté aujourd’hui, c’est parce que les dirigeants politiques n’ont jamais eu le courage de dire que soit on coupait nos relation commerciales avec l’asie et abandonnait nos biens de consommations made in China, soit on réduisait notre niveau de vie. La lacheté politique n’a rien à voir avec les activités de marchés. C’est plutot le souci d’être réélu qui la justifie.
    Bref, je ne comprend pas pourquoi vous mettez sur le même plan le bonus des traders et l’appauvrissement de la population. Ca me semble être un raccourci un peu facile et gratuit.

    1. L’industrie financière est inutilement pléthorique, elle brasse donc beaucoup d’argent dont il eu pu être fait un meilleur usage ( par exemple -aujourd’hui de la crise financière, il nous est concocté des chapelets entiers de plan d’austérité, cela même pour l’Irlande ou l’Espagne dont les dettes sont magistralement des dettes privées, -mais hier lorsque la finance prenait sans gène et gaiement sa pâture, il fallait bien qu’il soit prélevé quelque part …. )

    2. C’est de la physique: “l’industrie” financière ne produit rien, c’est juste du vent, des paris et du papier. Si elle s’enrichit c’est donc que cet argent est pris sur l’économie réelle.

  2. @zébu

    A’ l’ouest il y a quand même du nouveau , à l’est lors d’une quinzaine écocitoyenne , huit films étaient présentés dont “Let’s make money” et “La double face de la monnaie” avec au préalable une animation autour d’ un monstre “révélateur de conscience” et pour finir un débat . D’Ebbra le groupe de presse majoritaire à l’est nord et sud , deuxième derrière Ouest France , aucun compte rendu .
    Et pourtant le propriétaire est une banque mutualiste . Si les banques ne s’intéressent plus à la monnaie , où va-t-on?

  3. @Karluss

    Si vous voulez découvrir l’ingéniosité des grecs , ouvrez plutôt l’Economique d’Aristote , le chapitre II,
    “Divers moyens mis en oeuvre par des cités ou des princes pour se procurer de l’argent ” , c’est fabuleux .

  4. Pour une meilleure lecture de l’article:

    Jeudi à Liberté de l’esprit. Crise: vers le chaos?
    24 mai 2010

    Paul Jorion est un économiste iconoclaste. Son franc-parler sur la crise actuelle tranche singulièrement avec le discours ambiant. Il sera jeudi soir l’invité de la Liberté de l’esprit. Interview.

    Vous avez déclaré, il y a peu à un hebdomadaire, que nous sommes «comme en 1788 à la veille d’un bouleversement social que les politiques sont incapables de penser». Que vouliez-vous précisément dire?
    Que la classe politique, non seulement semble ignorer la gravité de la situation actuelle, mais prend uniquement des mesures susceptibles de l’aggraver. Par exemple, mettre l’accent en ce moment sur la question de la dette publique et préconiser des plans d’austérité: la recette la plus sûre pour relancer la récession et, pire encore, le meilleur moyen de transformer une récession en authentique dépression.

    Croyez-vous que le capitalisme «sauvage» initié par Thatcher et Reagan, il y a trente ans, soit condamné à disparaître? Ou pensez-vous que les marchés vont finalement être régulés par les pouvoirs publics?
    Les deux sont vrais. Les faits apportent un démenti cinglant aux présupposés de ce capitalisme sauvage: l’autorégulation des marchés et le bénéfice d’un État moins-disant. Une volonté se dessine enfin aux États-Unis d’une mise au pas de la finance sous ses aspects les plus prédateurs. L’interdiction en Allemagne des simples paris sur les variations de prix va encore plus loin.

    La crise actuelle peut-elle conduire au chaos comme dans les années 30?
    Bien entendu: les images de la Grèce indiquent comment réagissent les populations à des plans d’austérité à contre-courant. On leur affirme de but en blanc: «Vous avez vécu au-dessus de vos moyens!», alors que chacun sait aujourd’hui que la crise est le résultat d’une baisse tendancielle des salaires au cours des trente dernières années et d’une prédation de ces sommes par le secteur financier. La vérité, c’est que ce sont les traders et les dirigeants de banques qui ont vécu au-dessus de NOS moyens.

    Comment interprétez-vous l’attitude de MmeMerkel qui a décidé, sous la pression des parlementaires allemands, de s’attaquer aux dérives spéculatives?
    Elle y a été forcée par les députés socialistes du fait que son gouvernement a perdu la majorité à la chambre haute à la suite des élections récentes en Nord-Rhénanie Westphalie. Ça n’en est pas moins une mesure très courageuse, la plus courageuse qu’on ait vu jusqu’ici dans la crise, en provenance de la classe politique.

    Vous ne cessez dans vos discours et écrits de déconstruire les excès d’un capitalisme débridé. N’avez-vous pas l’impression, au final, de prêcher dans le désert?
    Heureusement non, mes propositions trouvent de plus en plus d’écho: en France, en Allemagne, ainsi qu’au niveau des instances européennes. L’accès a la presse écrite, parlée et télévisée m’est ouvert. En un an, l’audience de mon blog (www.pauljorion.com/blog/) a plus que triplé, elle a fait un saut de 40% au cours des trente derniers jours. Tout cela est plus qu’encourageant!

    Pratique «La crise financière: comment en est-on arrivé là?», jeudi, à 20h, à la salle du Chapeau-Rouge. Tarifs: 3 à 8 €.

    1. C’est vrai que l’on imagine encore assez mal les députés européens s’écrier “Nous sommes ici par la volonté du peuple, nous n’en sortirons que par la force des lacrimos, des tasers …..

  5. Cela bouge doucement.
    Cristiana Muscardini, vice-présidente du Comité sur le Commerce international du Parlement européen, vient d’introduire, le 17 mai, une résolution intitulée : « Sur l’opportunité de rétablir les principes du “Glass-Steagall Act” dans les nouvelles règles à définir pour dépasser la crise financière systémique », qui sera bientôt soumise au vote.

    On peut y lire :
    « A. Considérant le rôle joué aux Etats-Unis en 1933 par le “Glass-Steagall Act”, qui permit lors de la Grande dépression de protéger les dépôts bancaires de la spéculation ;

    « B. Considérant l’amendement à la réforme financière du Président Obama, présentée par le sénateur Chris Dodd, déposé au Sénat américain le 6 mai dernier par la sénatrice démocrate Maria Cantwell et le sénateur républicain John McCain, un amendement modelé sur la législation Glass-Steagall qui séparait les banques commerciales des banques d’investissement, empêchant ces dernières d’utiliser l’argent du contribuable ;

    « C. Considérant la non nécessité de renflouer les opérations bancaires menant à la faillite avec l’argent du contribuable ;

    « Invite le Conseil et la Commission :

    « 1. A considérer l’opportunité de se référer aux principes du “Glass-Steagall Act” afin de définir de nouvelles règles pour résoudre la crise financière systémique ;

    « 2. À proposer des initiatives pour réduire l’expansion excessive d’argent virtuel et pour favoriser les actions visant à nourrir l’investissement pour le développement, le seul type d’investissement produisant de la richesse réelle et pouvant réellement contribuer à réduire la dette. »

  6. suite a mon premier post :

    Si les évènements qui ont conduit a 1789 avait comme objectif de déposéder les royalistes de leur pouvoir absolu sur l’économie et les peuples.

    Se qui risuqe de se passer aujourd’hui pourrait être présenté comme la volonté de déposséder le système banquaire et financier leur pouvoir absolu sur les états , l’économie et les peuples.

    Si 1789 a été le point de départ de la création des états. La suite logique devrait donc avoir comme objectif la protection des états, puisque l’états a comme fonction première de garantir les régles commune a tout un peuple. La prochaine étape devrait donc être un état mondial devant garantir les régles communes pour l’enssemble des états, des économies et des peupes.

    Certes cela prendra surement du temps, le pouvoir de la force brutale a sucomber au pouvoir de la religion dogmatique qui lui aussi viens de sucomber au pour de l’argent despotique.

    Les outils de dominations ont toujours eu une fin, car les pulsions de vie sont beaucoup plus fortes que les plusions de mort. Si cela n’avait pas été le cas l’évolution de la vie et de la conscience n’aurait pas été possible, tout aurait été détruit depuis bien longtemps.

    il semble donc acquis que les prochains grands évènements auront comme objectif de voir les peuples et les états au niveau mondial chercher a mettre fin au pouvoir de l’argent despotique. (j’ais utilisé despotique parceque la notion d’utilisation abusive au regards des lois)

  7. @ Paul Jorion

    Astuce technique: on devine une pub pour Peugeot au dos de votre article. Il faut mettre un papier noir au verso du document à scanner: ça annule l’effet de transparence.

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