L’actualité de la crise: un scenario d’épouvante ou d’horreur ? par François Leclerc

Billet invité.

UN SCENARIO D’ÉPOUVANTE OU D’HORREUR ?

De manière peu évocatrice mais néanmoins menaçante, un scénario à la japonaise est régulièrement évoqué, description de ce qui pourrait atteindre l’Europe, et peut-être même les Etats-Unis. Le cas du Japon étant déjà réglé – puisqu’il est le modèle – de quelle histoire concernant les autres peut-il donc bien s’agir, puisqu’elle est disponible  ?

Deuxième puissance mondiale – tant que la Chine ne l’a pas dépassé – le pays permet d’observer en grandeur réelle ce qui n’est donc pas une hypothèse d’école. Le miracle japonais était encensé dans les années 80 mais s’est terminé en queue de poisson dans les années 90. Il ne s’en est jamais remis.

La croissance économique y est devenue chroniquement anémique, en dépit des multiples plans de relance qui se sont succédés sans résultats, aboutissant à la création d’une énorme bulle financière. Une gigantesque dette publique, dépassant déjà les 200% du PIB, deuxième mondiale en volume après celle des Etats-Unis, qui a été jusqu’à maintenant essentiellement financée sur son marché intérieur.

Une politique monétaire très accommodante de la Banque of Japan (BoJ, la banque centrale) a en effet notamment permis aux banques privées japonaises de largement y contribuer. Ces dernières sont aujourd’hui fragilisées, face au risque de hausse des taux obligataires et de baisse de la valeur de ces actifs dans leurs bilans, par voie de conséquence.

Le financement de la dette japonaise est la plupart du temps décrit comme produit de l’épargne intérieure. Dans la grande tradition d’une science économique dont la vulgate nous est dispensée par des divinités secondaires, cette explication s’arrête là où elle pourrait devenir intéressante. La réalité est qu’environ la moitié des obligations d’Etat est détenue par le secteur public (ou quasi-public), fonds de pension gouvernemental, banque centrale et banque postale. Le solde, moins les 6% qui sont financés à l’international, l’étant par les banques privées, qui n’ont pu tout mettre en pension à la banque centrale, financé par le recyclage des profits industriels réalisés à l’exportation. On est loin des petits porteurs que l’on laisse entrevoir, qui ne contribuent au financement de la dette que pour assurer leurs retraites.

Le mécanisme qui s’est instauré au Japon avait été prévu dans ses grandes lignes par Keynes, sous le nom évocateur de trappe à liquidité. Anticipant sans l’avoir connue une situation au sein de laquelle les liquidités déversées par une banque centrale ne parviennent pas à relancer la machine économique, en dépit de leur quasi gratuité et de leur abondance. Une baisse des prix (déflation) l’accompagnant.

L’origine de cette situation est à rechercher dans l’amélioration de la compétitivité du Japon, afin de favoriser l’exportation. Elle s’est appuyée sur la croissance du chômage – que les statistiques officielles ne reflètent comme toujours que partiellement – ainsi que sur la très forte augmentation du travail à temps partiel. Les deux contribuant à affaiblir une consommation intérieure, que l’Etat dope en appliquant un taux très faible de TVA, accentuant ainsi son déficit en contrepartie.

Afin de relancer la croissance, il a par ailleurs financé des grands travaux d’infrastructures, se consacrant au bétonnage du pays, favorisant les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) ainsi que la corruption, tout en creusant encore son déficit. Ce qui n’a pas été accessoire dans son dispositif, mais n’a par contre produit que peu de pouvoir d’achat. A l’exception de subventions à l’achat de voitures, téléviseurs et systèmes solaires. Autant de mesures qui sont désormais menacées.

Par parenthèse, si le Japon a bien été un laboratoire, cela l’a été de la manière d’expérimenter – avec succès pendant un temps – la viabilité d’une économie reposant sur l’exportation d’un côté et un sous-emploi soutenu assorti de salaires contenus de l’autre. Il a fait de ce point de vue école, dans des contextes très différents, depuis la Chine au sein des pays émergents jusqu’à l’Allemagne dans le camp des pays développés. Mais, faut-il le rappeler, ce ne sont pas seulement les limites intrinsèques du modèle qui en relativisent la portée, mais aussi le fait que tous les pays ne peuvent à la fois être exportateurs nets.

Le club des grandes nations exportatrices est désormais également le dos au mur, en dépit de sa relative prospérité, car ses clients n’ont plus les moyens qui ont fait sa fortune. La chance de ses membres est de développer entre eux leurs relations commerciales, tant qu’ils ne se concurrenceront pas.

Ce très rapide survol, pour fermer cette incise, n’est pas sans nous rappeler quelques grands traits de la situation actuelle de l’économie des pays occidentaux : de très importantes liquidités déversées par les banques centrales, une dette publique hypertrophiée financée par les banques privées, un chômage très élevé ainsi qu’une croissance très faible.

Ces fortes ressemblances n’empêchent pas la majorité des commentaires à propos du scénario à la japonaise de mettre par contre en avant les différences qui existent entre la situation européenne, ou américaine, et celle du Japon. Sans être du tout convaincants, doit-on avouer. En les lisant, on constate en effet qu’il s’agit surtout pour leurs rédacteurs d’exorciser ce qui est ressenti comme un danger, les Japonais ne parvenant pas, en dépit de tous leurs efforts, à sortir de cette trappe.

La hausse des taux obligataires, reconnue comme inévitable à terme, risque surtout de rendre intenable le financement d’une dette publique continuant à croître. Aboutissant à une impasse générale, si ce même scénario devait se reproduire à l’échelle de l’économie occidentale. Au cours duquel une restructuration d’ensemble de la dette publique deviendrait inévitable, précipitant cette fois-ci sans échappatoire, en raison de son ampleur, l’ensemble du convalescent système financier dans l’abîme. Ce qui a été évité de justesse avec la faillite de Lehman Brothers. En comparaison une piqûre de moustique, bien que qualifiée de chute libre par les connaisseurs.

Tout, sauf un scénario à la japonaise, est-il donc instamment intimé dans l’urgence par les plus clairvoyants ! Faut-il chercher ailleurs la justification de la politique préconisée en Europe, ainsi qu’aux Etats-Unis, de réduction de la dette publique à marche forcée ? La crise à venir au Japon sert de formidable repoussoir et d’aiguillon. Il en est tiré comme conclusion que la relance par le déficit ne servira a rien et qu’il faut serrer les dents pour au contraire le réduire.

Car la crise japonaise est considérée comme inscrite dans les faits. Il n’est donc pas question de prendre le risque de sa reproduction. Il faudrait aussi l’éviter, ce qui implique que des mesures drastiques soient sans tarder déployées. Lesquelles, si l’on écoute les préconisations du FMI ? Avant toute chose, la réduction à tout prix du déficit public, en augmentant la taxe sur la consommation (TVA). Car l’organisation internationale a calculé que, au train où vont les choses, l’endettement japonais atteindrait 246% du PIB en 2014 si rien n’est fait.

Pour sa part, Nippon Keidanren, la puissante fédération patronale, appelle avec insistance et sans relâche depuis des mois le gouvernement à s’attaquer à ce qu’elle considère être les deux maux principaux du pays : un système fiscal reposant trop sur l’imposition des entreprises, affaiblissant leur compétitivité internationale, et pas assez sur les consommateurs, en raison d’un taux de TVA trop faible.

Il y a urgence à agir, est-il de tous côtés déclaré, alors que se manifestent les signes avant-coureurs de l’incontournable obligation dans laquelle va progressivement se trouver l’Etat de se tourner vers les marchés internationaux pour s’y financer, et d’y rencontrer une forte augmentation des rendements qu’il va devoir consentir.

La frayeur de tomber dans la trappe à liquidité a toutefois le regrettable inconvénient de risquer de précipiter dans une récession larvée – et la déflation – l’Europe et les Etats-Unis. Ce qui est considéré comme un moindre mal, à condition que la crise sociale reste contenue dans des limites supportables (par ceux qui sont en place).

Tous les dirigeants occidentaux s’interrogent aujourd’hui, séparément mais sur la même question : où faut-il placer le curseur, entre mesures d’austérité et de relance publique, une fois admis qu’il ne peut plus être compté sur la relance privée ? Quels moyens avons-nous de rassurer les marchés ? tentent-ils aussi de jauger. Une des réponses a déjà été trouvée à cette dernière question : ne pas imposer à leurs représentants, les mégabanques, des contraintes réglementaires aux incidences financières trop lourdes. Mais cela ne sera pas suffisant.

Sortir de ce dilemme nécessiterait de tourner le dos à ce qui a été engagé. C’est à dire d’entamer rien de moins qu’une politique de redistribution de la richesse, grâce notamment à l’outil fiscal. Cela n’impliquerait d’ailleurs ni de faire fonctionner la planche à billet, ni d’accroître les déficits, ces deux épouvantails honnis. Mais c’est une horreur impensable !

Il est donc préféré de continuer à s’enfermer dans des choix impossibles, résolus sur le papier par de belles phrases inapplicables qui conjuguent harmonieusement rigueur et croissance à tous les temps. Tant que la magie du pouvoir des mots peut encore opérer auprès de ceux qui les prononcent comme de ceux qui doivent les écouter.

Sur ce registre, on parle encore beaucoup des grands déséquilibres mondiaux, en opposant pays exportateurs et importateurs nets. En espérant vainement qu’une fois ce déséquilibre corrigé, dont l’origine est sans surprise analysée comme résultant d’un simple déséquilibre monétaire, tout rentrera dans l’ordre, est-il assuré. C’est bien entendu illusoire, car il faut chercher dans le développement même du capitalisme financier les raisons de l’émergence de nouvelles puissances économiques, ainsi que de la désindustrialisation des pays avancés qui l’a accompagnée.

Il suffit d’observer les flux de capitaux mondiaux : la recherche de nouveaux eldorados, en l’occurrence de nouveaux marchés à fort rendement pour les capitaux, est à l’origine du déséquilibre dont on s’aperçoit un peu tard des conséquences, quand les belles mécaniques de la finance se grippent.

Car le filet de sauvetage financier qui avait été inventé pour contenir la dette des particuliers – et donc la consommation – a cédé. S’il y a une raison au déséquilibre actuel, c’est là qu’il faut la rechercher : même rapiécé tant bien que mal, le filet en question ne va plus soutenir un tel volume d’endettement. La tritrisation ne repartira pas comme avant.

La conséquence en est redoutable, non seulement au sein des pays développés, où la consommation va globalement mais inégalement baisser, mais également pour les pays émergents. Car ceux-ci n’ont pas de marché de remplacement, si ce n’est à terme (mais lentement) à l’intérieur du monde dont ils font partie. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on observe dès à présent un accroissement des flux commerciaux entre les pays émergents, afin de suppléer aux déficiences du commerce Nord-Sud (avec les pays avancés).

Le grand déséquilibre qui est la cause de la crise majeure actuelle n’est donc pas de la nature que l’on croît. En raison d’un magistral contre-sens dont la source n’est autre que l’incapacité du système capitaliste financier à se remettre en question. En réalité, le déséquilibre auquel il faudrait remédier résulte du développement inégalitaire des sociétés occidentales, auquel il a été tenté de suppléer grâce à la machine produisant de la dette. Elle maintenait la consommation dans les pays développésau niveau requis, tout en apportant sa contribution à la prospérité du système financier.

Cette machine est cassée et avec elle disparaissent progressivement les effets qu’elle produisait. Cela atteint par ricochet ceux dont il était faussement prédit qu’ils allaient relancer la croissance mondiale et qui, dans le cadre de la nouvelle division internationale de la production, reproduisaient en leur sein – accentuant celui d’origine – un développement inégalitaire similaire. Dans des contextes différents mais en application d’une logique commune.

A la crise actuelle, il n’y a qu’un seul enjeu, mais de taille, sans tenir compte des nouveaux dérapages plus ou moins contrôlés qui peuvent survenir. Soit d’assister à une forte accentuation des inégalités sociales, accompagnée d’un renforcement du contrôle social – sous les formes les plus sophistiquées et primaires à la fois – soit de renverser cette logique et avec elle ceux qui la représentent.

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177 réflexions sur « L’actualité de la crise: un scenario d’épouvante ou d’horreur ? par François Leclerc »

  1. “Le keynésianisme triomphant des 30 glorieuses était associé à de forts droits de douanes”.
    Le keynésianisme fut triomphant lorsqu’il fut tenté par FDR une fois celui-ci arrivé au pouvoir mais ne fit que prolonger la dépression avant la mise en place de l’économie de guerre. Des dépenses publiques, encore des dépenses publique, toujours des dépenses publiques. Et pour faire quoi, maintenant ? Des routes ? Des canaux ? Des voies ferrées ? On n’a plus besoin de ce genre de travaux inutiles. On a besoin de brider l’action des banques centrales, de laisser mourir les entreprises faibles (banques y compris !) sans plus injecter d’argent public, d’arrêter d’intervenir dans certains secteurs pour y créer des bulles et, surtout, de laisser les taux d’intérêts être définis par le marché. Ce serait dejà un grand pas de fait sans recourir à des politiques ultralibérales de déréglementation et sans écraser les travailleurs sous “l’austérité”. En revanche, la renégociation des droits de douanes (et des barrières tarifaires de manière générale), même si elle pourrait être envisagée comme dopant dans un marché libre et concurrentiel, reste malheureusement utopique. Il faudrait mettre à bas les accords de l’OMC sans oublier qu’au sein-même de l’UE (union douanière), il existe un décalage entre les coûts de production des pays de l’Est et ceux de l’Ouest. On se rend compte maintenant que l’abandon de souverainété progressif nous lie les pieds et les mains. L’UE pourrait être plus agressive en la matière, ce ne serait pas un mal pour notre industrie, sans avoir besoin du Keynésianisme.

    1. “dépenses publiques, encore des dépenses publique, toujours des dépenses publiques. Et pour faire quoi, maintenant ? Des routes ? Des canaux ? Des voies ferrées ? On n’a plus besoin de ce genre de travaux inutiles.”

      Certaines dépenses publiques sont nécessaires, et ne sont plus assurées par l’État :

      – Le réseau ferré en France est en très mauvais état suite à des années de sous-investissement
      – les infrastructures routières sont de plus en plus construites par des partenariats public/privé, car l’État n’investit pas. Autant de monopoles privés futurs.
      – le parc nucléaire est vieillissant et on importe de l’électricité.
      – la part “investissement” du budget français est très faible.

      “Brider les banques centrales” OK, mais il faut surtout brider les banques! Je pense que les banques doivent porter tous les crédits qu’elles accordent à leur terme. C’est une règle simple qui assainirait grandement la situation.

      “ne pas recourir à des politiques ultra libérales de déréglementation” Bien d’accord, mais une politique d’ouverture complète des frontières est l’équivalent d’une politique ultra libérale de déréglementation.

      “la renégociation des droits de douanes [] reste malheureusement utopique”. Non, les accords de l’OMC peuvent et doivent être dénoncés.

      “L’UE pourrait être plus agressive en la matière”
      Bien d’accord, je suis pour un protectionnisme européen, incluant l’Europe de l’Est.

  2. @ Batracien,

    J’ai envoyé un autre message qui détaillait ce que vous évoquez mais ayant de sérieux pb de connexions, mon message a disparu avant d’arriver.

    “La civilisation occidentale repose sur un principe de hiérarchie extrêmement fort duquel se justifie la soumission de l’individu, et toute répression jugée « nécessaire ». Nous n’avons jamais été en régime démocratique, mais policier, et la « raison d’état » a encore et toujours le denier mot. Ce régime peut se durcir à tout moment (et pour longtemps) en faisant fi des « garanties démocratiques » car rien ne s’y oppose. L’éventail de la répression peut s’élargir autant qu’on veut. Nous avons seulement l’illusion de vivre en démocratie parce que l’état n’a pas, comme en régimes communistes, d’idéologie à défendre, ce qui le dispense d’avoir à censurer des opinions contraires.”
    =>
    Nous sommes déjà en pseudo démocratie avec tous le policier que cela implique (mais l’état policier il faut le financer) ; la hiérarchie peut se faire à plusieurs niveaux : commune, région, Etat Nation, Europe, monde etc.
    Le retour au local se fera par : le délitement de l’Europe du commerce actuel, délitement de la monnaie commune (euro), délitement de l’Etat nation.
    Par ailleurs, le retour au local se fera car il faudra fournir le minimum vital de survie aux gens en terme notamment d’énergie, d’outillage etc. Bref, un retour aux baronnies.
    Je conseillerai donc aux gens d’être très très vigilant quant à la qualité de ceux qui seront chargés de fournir ces “biens communs” indispensables à la survie, car vous imaginerez facilement qu’il y aura une contrepartie à cette fourniture.

    Cordialement,

    PS : vigneron a souvent un peu raison sur le fond mais souvent pas du tout sur la forme, or, le style c’est l’homme…

    1. VB :

      Nous sommes déjà en pseudo démocratie avec tous le policier que cela implique (mais l’état policier il faut le financer)

      Avez vous déjà vécu dans un état policier pour dire cela ? L’excès discrédite l’argument, aussi bon soit-il.

    2. @ Didier,

      Je vous accorde que l’argument est un peu fort, mais si vous regardiez de plus près les lois sous lesquelles nous vivons, vous vous apercevriez que j’ai raison ; ce qui nous sauve c’est le manque de moyens pour les faire appliquer.

      Cordialement,

    3. “vigneron a souvent un peu raison sur le fond mais souvent pas du tout sur la forme, or, le style c’est l’homme…”

      Vous savez ce que je trouve de plus clair, juste, vrai et stylé dans vos mots? Les trois points de suspension. Ils sauvent ce qui précède.

      Et si le style c’est l’homme, alors permettez moi de rajouter, dans la même veine: Les trois points de suspension, c’est la femme.

      Cela vous siéra-t-il?

    4. d’accord avec VB nous vivons dans un état policier qui fait du sécuritarisme sa légitimité commode.

      la dernière polémique sur les apéros géant est éclairante, sous prétexte de santé publique et d’un décès malheureux ils ont surtout interdit des rassemblements populaires.

      il suffisait de se rendre à l’inauguration de l’immense quartier de la presqu’ile à lyon il y a quelques semaines, un agent de séurité (byblos sécurité) tous les dix mètres sans exagération aucune.

      quand aux quartiers sensibles, c’est descente de police sur descente de police, quand les hélicoptères ne tournent pas avec leurs projecteurs. à vénissieux récemment ils ont frappé à toutes les portes..

    5. @VB & Didier & …
      Oui, nous sommes en pseudo démocratie.
      Mais empressons d’ajouter sans honte que nous préférons habiter en France ou en Belgique qu’en Corée du Nord ou en Birmanie.

    6. @ methode,

      “…quand aux quartiers sensibles, c’est descente de police sur descente de police, quand les hélicoptères ne tournent pas avec leurs projecteurs. à vénissieux récemment ils ont frappé à toutes les portes.”
      =>
      Peut-être mais cela provient aussi du fait que les politiques ont longtemps (pour des raisons financières, par facilité, autant que par démission) laissé se développer des zones de “non droit” où tout, absolument toutes les dérives prospéraient, en premier lieu desquelles, la pauvreté et la dessociabilisation de masse.

      @ fujisan

      “Oui, nous sommes en pseudo démocratie.
      Mais empressons d’ajouter sans honte que nous préférons habiter en France ou en Belgique qu’en Corée du Nord ou en Birmanie.”
      =>
      Bien sûr, vous avez parfaitement raison, espérons que ce phénomène n’est pas seulement dû à “la richesse accumulée” et qu’il provient aussi un peu d’une certaine conscience populaire. ESPERONS.

      Cordialement,

    7. @ Didier,

      J’ajoute à mon commentaire précédent que les tracasseries administratives incessantes suppléent en partie au manque de moyen pour faire appliquer toutes les “lois” (vous comprendrez que j’emploie ce vocabulaire de façon ironique car la Loi n’a selon moi rien à voir avec les multiples textes de règlementation qui nous régissent aujourd’hui ; la Loi, concept à part entière, n’aurait jamais dû quitter cette qualification.). Vous savez qu’un des grand principe de fonctionnement de l’humain est que moins il a de pouvoir et plus il a tendance à en abuser : l’Etat (ou tout autre système de gouvernement) peut donc compter sur les bonnes volontés pour développer la manie tracassière.

      Cordialement,

  3. Complément,

    Oui, le retour aux idées défendues par le CNR serait une bonne, excelllente idée, mais est-ce réellement applicable ? Ce type de mouvement est-il structuré, est-il organisé, est-il susceptible de présenter du personnel à des élections politiques, puisqu’il faut bien s’insérer dans les structures existantes pour se faire entendre.
    Et surtout, sur le fond, les idées sont elles abouties, réalistes, en rapport avec la situation actuelle en tout ce qu’elle a de novateur ?

    Cordialement,

    1. Pour un retour d’un programme type CNR, il faudrait d’abord des résistants, sinon une guerre!
      ET JE NE VOIS GUÈRE DE STEPHANE HESSEL OU DE GENS DE CETTE TREMPE ICI BAS!

      Malgré, son grand âge, il me parait plus combattif et intransigeant que la somme des plus enragés de ce blog!
      Pour rester optimiste on dira que l’occasion fait le larron…

    2. @ Vigneron :
      Non, Vigneron, pas forcément.
      Si Stéphane Hessel (ou Raymond et Lucie Aubrac) est ce qu’il est, il l’est parce qu’il l’est devenu.
      Son arrivée à Londres, le CNR, c’est quand (et ce fut pourtant un des premiers) ?
      En Juin 1940, comme disait De Gaulle, le quart de la France Libre c’était des pêcheurs de l’Île de Sein. En Juin, la France avait déjà connu la débâcle.
      Il n’y a pas ‘besoin’ de Stéphane Hessel (et quand je le dis, je m’en mors la langue, croyez-moi) pour participer à un ‘CNR’ ou à un mouvement : c’est exactement ce qu’Hessel dirait (je pense) et exactement ce qu’attendent ceussent qui prétendent gouverner nos destins.
      Des héros. Des justes.
      Comme cela, vous, moi (enfin moi bien plus que vous), personne ne se sentira ‘de taille’.
      http://www.citoyens-resistants.fr/
      Cordialement.

    3. @ Grand Zebu cornu,

      Merci pour votre lien sur le site des Citoyens Résistants, j’avais un grand-père qui justement y était au plateau des Glières (en 1944, et non en 2010). L’âme de la résistance doit se transmettre… Qui peut savoir ?
      En tout cas, je ne trouve pas, sur ces jolis sites internet et géographique de quoi alimenter une lutte politique aujourd’hui : beaucoup de nostalgie, peu ou pas de moyens actuels de combats ; beaucoup de colère ou de grogne, mais peu ou pas d’idées politiques organisées, pas de méthodologie et pas de réel programme.
      Quel dommage !

      Cordialement,

    4. @ VB :
      Pas si sûr : “En évoquant la mobilisation citoyenne qu’ils ont initiée, ils révèlent la puissance du discours d’hier pour nourrir les résistances d’aujourd’hui.”
      Le programme du CNR, en soit, n’a pas d’importance (oups, je dis encore une grosse connerie) actuellement : il est daté. C’était et c’est, encore, les solutions que ces hommes ont apporté à leur monde, qui encore le nôtre.
      A nous de nous inspirer du ‘comment’ ils ont fait pour trouver les nôtres, ‘les résistances d’aujourd’hui’.
      Enfin, il me semble …

    5. @ grand Zebu cornu,

      Oui, vous avez raison : on commence quand à faire le board, à déterminer le programme et à faire campagne ?

      Cordialement,

    6. @ Zebu,

      Le “Board”, c’est le comité de direction ; il faut un programme et des moyens pour faire campagne (internet en est un bon).

      Cordialement,

  4. @ François Leclerc
    Merci pour votre billet toujours très intéressant et je souscris entièrement à votre analyse, mais elle m’inquiète car je ne pense pas que l’oligarchie qui mène le Monde se laissera déposséder de ses pouvoirs; je pense qu’elle a été suffisamment intelligente pour impliquer des tas de petits gens dans son système.
    Je vois pour preuve le système de retraite par capitalisation et je vois mal 100 ou 150 millions d’Américains accepter de perdre les revenus de leur fonds de pension sans réaction, surtout que l’on peut faire confiance à la propagande de cette oligarchie pour façonner l’opinion , on l’a vu à l’oeuvre pour la guerre du Golf, pour l’Irak etc….Alors ? une Guerre , l’Iran en premier avec l’aide d’Israel ? Je suis assez pessimiste sur les suites…

    1. Votre lucidité doit vous peser parfois… Mais ce qu’elle vous révèle pèse sur tous les peuples bien plus cruellement encore.

  5. Si ça ne saute pas aux yeux de tout le monde; Arborescence des alternatives Leclerriennes:

    Avec les tentations guerrières qui planent au dessus du bazar, tels des rapaces maintes fois aperçus ou appelés à l’aide…

    1. Le Bal-bazard est effectivement un rapace.
      “Le Bal-bazard pêcheur est un redistribuvore presque strict, puisque les redistributeurs représentent 99 % de son régime alimentaire[1]. Il repère ses proies lors de vols au-dessus de grands endettements ou de récessions, et souvent plane avant de plonger, d’une hauteur de 10 à 50 m[2], les pattes en avant pour capturer un redistributeur.”

      Le Bal-bazard, ça fout les ch’tons …

      [1] Cornell Lab of Ornithology, « Osprey [archive] », 2003, All About Birds. Consulté le novembre 2008
      [2] Collectif, Grande encyclopédie alpha des sciences et techniques, Zoologie tome II p15 (1974), Grange Batelière, Paris

    2. “Le bal-bazard est souvent en concurrence, en cas de surpopulation ou de grand appétit des espèces prédatrices, avec l’Aigle Pêcheur devant l’Éternel, appelé aussi Aigle de Bonne-Élite. Ils préfère le plus souvent les vastes espaces découverts de son Amérique du Nord originelle, mais ne dédaigne pas les incursions dans les eaux poissonneuses de tous les continents et toutes les latitudes.

      La domination aérienne de cet animal redoutable sur la planète semblait acquise, surtout depuis l’hibernation prolongé de son concurrent héréditaire, l’Ursus Russus Soviéticus. Tout au plus daignait-il laisser quelques poissons malades ou têtes et queues défraichies aux charognards européens tels le Vautour chauve gaulois, l’Aigle Royal déclassé britannique ou le Circaëte teuton. Il est vrai que ses nombreux et vastes nids flottants intercontinentaux, appelés aircraft carriers lui donnaient un avantage concurrentiel décisif.

      Mais l’émergence récente des prétentions vindicatives du petit Gi-Pa-Eth barbu d’origine mandarino-chinoise soulève de nombreuses interrogations dans la communauté des experts ornito-sinologues de

    3. Pas mal.
      Je tente de remplir les points ?
      Ils pourraient être substitués par “impensable” (expression de François)
      Je rappelle que j’avais complété plus haut:
      – impensé car la classe dominante ne renonce pas librement à ses profits
      – impensable il est difficile à un capitaliste de les raboter, au risque de perdre dans la concurrence, plus encore aujourd’hui dans la concurrence internationale.
      Mais ce serait à François de valider…

  6. Merci M. François Leclerc pour l’analyse et la chute, un peu plus direct qu’a l’habitude. La cause d’origine « la très mauvaise répartition de la richesse » salaires/capital dérivant sur l’hypertrophie de la finance, ne pourra trouver un début de solution QUE par une reprise en main par LE POLITIQUE a condition d’effectuer un renversement radical des ‘’concepts classiques’’, et d’avoir un véritable courage politique soutenu par une large population. L’analyse est aujourd’hui largement faite et des solutions possibles aussi largement émises par les : Jorion, Lordon, Sapir, Todd, etc.. Pour rester Français, il y en a d’autres évidement également a l’étranger. (Ce qui n’empêche évidement pas d’approfondir).

    Il est indispensable également de chasser de nos esprits que LA solution ne peut être QUE mondiale, c’est non seulement une grosse erreur, mais surtout un cache misère sans débouché (voir les comédies du moment) – Ce serait bien entendu parfait ( !?!?!) Mais comme chacun veut SON truc, ça ne peut exister. Donc, il faut débuter plus petit (l’échelle Europe serait parfaite, mais également irréaliste – division évidente) Alors démarrons petit, c’est possible, en 1789 nos ancêtres n’ont pas attendus que tous soient d’accord (Oui, nous sommes en 2010) et alors ?
    Alors, pour répondre au « quoi faire » qui revient assez souvent ?

    Il est indispensable de changer le « personnel » politique (il semble difficile de faire confiance a ceux/celles qui nous ont précipité dans cette galère) Quoi ? Qui ? L’offre actuelle est pour le moins réduite, la seule qui me semble crédible est le PdG de JL Mélenchon associé dans le FdG (pas l’extrême gauche, comme certain voudraient le faire croire) Pas de grand soir, de solutions magique et toutes faites, mais de la réflexion et du débat (a toujours améliorer) Attention pas non plus de sauveur suprême ou guide incontesté. (Précision je ne suis pas ‘’encarté’’– pour l’instant)
    J’invite donc les uns et les autres a se faire leur idée en mettant la période « de congés » a profit (le bon, de profit) et d’allez consulter le blog de JLM http://www.jean-luc-melenchon.com/ et ses interventions radio/télé, sans oublier J Généreux, les conférences et réunions + d’autres, de revisiter celui de F Lordon http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance- et également ses conférences, il y a de quoi occuper beaucoup de soirées. http://www.dailymotion.com/ + le nom

    Quoi faire ? Diffuser, débattre, et taper juste la prochaine fois (Enfin moins mal que la précédente !) Bon courage

    1. @ merci Roland, mais ce n’est pas une réponse à la hauteur de ce blog.

      C’est un renversement, une révolution qu’il faut. Pas recommencer la gauche plurielle, encore une fois, avec ou sans les mêmes au gouvernement (Buffet et Mélanchon).
      Malheureusement, les dirigeants de leurs partis démobilisent en tentant de canaliser la révolte vers la “révolution par les urnes”, rêve de la gauche oeuf de l’UMPS (caviar pas sur avec la crise…). Ce qui n’a JAMAIS eu lieu nulle part…Ici nous sommes trop nombreux à connaitre l’histoire de l’humanité.
      L’heure est à mobiliser pour un changement de civilisation, pas de président, ministres et sous-ministres.

    2. Au point où nous en sommes arrivés et jusqu’où nous nous sommes laissé amener , c’est plutôt un Spartacus qui conviendrait . Mais il n’y en a pas dans l’offre actuelle . Pas plus que les autres , JL.M n’irait pas dans ce rôle , sauf si le film était comique . Il vaudrait donc mieux chercher une autre stratégie : bons congés et bonnes soirées .

    3. @ Charles A. :
      Sauf votre respect, ne serait-ce que récemment, la Bolivie d’Evo Morales et l’Equateur de Rafaël Correa l’ont prouvé : une ‘révolution’ par les urnes est réalisable. Idem Chavez.
      Difficile mais …

    4. Bonjour,
      Je pense qu’il faut arrêter de se faire des films « du chacun selon mon avis » et que LA solution sera celle de Mr ou Mme X, Y, Z, etc… Ce sera comme le dit Laurence ‘’ C’est nous tous, ENSEMBLE.’’ .
      La démocratie, il me semble, c’est le peuple, hors, celui-ci n’est pas et l’état actuel prêt a accepter des renversements ‘’radicaux’’ d’un coup (ou alors il faudra l’imposer par la force – pas preneur- et ça ne dure jamais longtemps) Il est donc indispensable de procéder par paliers significatifs (exemple de l’Amérique du sud – accord avec zébu – sans pour cela copier a l’identique) et prouver que cela fonctionne. Mais JLM ou autres ça ne suffira évidement pas sans l’appui (même critique) d’une majorité de personne (exemple de 36, c’est la poussée populaire qui a permis les avancées sociales)
      Donc un peuple conscient des « menteries » passées et exigeant sur les solutions à apporter – qui fait du politique en permanence- car, et cela est démontré tous les jours, si il n’y a pas de conscience politique, c’est l’émotionnel, la marchandise, l’apparence, ….. qui domine, et conséquence les baratineurs.
      Encore une fois, sans illusions mal placés ou adoration de … rien du tout
      L’utopie, c’est bien si ça fixe un horizon, voir un ‘’idéal possible’’ mais il faut aussi, surtout, se préoccuper du ‘’tous les jours’’, les lendemains qui chantent ?!?!?!?!

    5. @ Zébu
      Malheureusement, il n’y a aucun exemple dans l’histoire de bourgeoisie cédant devant les urnes.
      Dans les trois cas cités, qu’il se trouve que je connais bien ou très bien,
      c’est par la force que les peuples ont imposé Evo, comme Correa ou Chavez.

      Et la confrontation violente, dont le capital porte toute la responsabilité, ne fait que commencer.
      Dans les trois cas, les incursions dans la propriété et dictature du capital a rencontré la violence.
      Et dans les trois cas, le capital continue à dominer la vie économique.

      C’est vrai, il y a un homme politique français qui prend ces trois exemples pour conforter sa thèse ésotérique d’une “révolution par les urnes”.
      Ce sont des rêveries de sénateur vieille république.

    6. @ Charles :
      Je ne sais pas si vous me lirez 😉
      Concernant Chavez et Morales, il est clair que l’accès aux urnes n’a pas ‘suffit’ en soit, à imposer leurs visions aux ‘oligarchies’ nationales et aux intérêts nord-américains. Et que l’accès aux urnes même était pavé de morts (cf. guerre du gaz).
      Mais pour Correa, c’est bien la voix des urnes.
      Et pour tous, à chaque fois, une assemblée constituante et une nouvelle constitution, avec toujours le retour des sources énergétiques dans le giron national (et une dimension écologique indéniable pour l’Equateur).
      Et pourtant, l’Equateur n’est pas dépourvue de pétrole … ni d’un véritable mouvement ‘révolutionnaire’ : réappropriation des énergies et télécommunication, défaut sur la dette extérieure, langues amérindiennes officielles, projet de réserve écologique à l’inverse d’une exploitation pétrolière, …
      Sans compter qu’il est marié avec une belge de Namur, qui fit un beau scandale sur la politique d’immigration belge !!

      De fait, la filiation, perdue pendant 20 ans, avec la théologie de la libération, semble avoir renoué ses fils avec Corréa, qui a d’ailleurs fait ses études à l’Université catholique de Louvain en Belgique, celle où professe François Houtart, fondateur du Centre tricontinental et militant de ce type de mouvement.
      Comme quoi libération et démocratie, es possible …

    7. @zébu
      L’Amérique latine est bien un laboratoire à l’échelle continentale des logiques de pouvoir et de ses grands affrontements, et ce depuis des lustres.
      On va pas faire un cour d’histoire, tout le monde a les exemples en tête. Le modèle n’est pas transposable bien sûr tant les particularités sont nombreuses et les tensions extrêmes voire caricaturales, mais les enseignements y sont pourtant nombreux et révélateurs. Les thermomètres y sont en conditions extrêmes mais en relation avec le climat général et la réalité des rapports de force agissant ailleurs dans le monde.
      La façon dont la théologie de la libération y à été éradiquée par Jean Paul II avec le concours de l’Opus Dei, et parallèllement aux oeuvres ultra libérales et anti communistes reaganiennes puis bushiennes était par exemple très signifiante sur la réalité de la politique du Vatican. La main mise post coloniale du catholicisme étant ce qu’elle est dans ce continent, il est intéressant d’y observer les ouvertures de la diplomatie du saint siège et en particulier le retour en grâce des jésuites, toujours plutôt du côté de l’autonomie des consciences, de la libération et en tout cas du dialogue, quoiqu’on puisse en dire, et surtout dans ces régions. Remember “Mission”.

    1. bien vigneron alors continuons comme cela, les choses vont dans le bon sens, pour le grand-patronnat cela va sans dire, ne changeons rien ou peu, le corps social est rempli d’une vigueur et d’une cohésion qui font plaisir à voir.

    2. méthode,
      ça n’est pas la mise en cause de la bien-pensance que je vous reproche. Mais l’usage d’un terme, cosmopolite, qui appartient à une bien-pensance particulière à un monde douteux. Je ne vous accuse pas d’en faire partie, mais juste de leur faire des emprunts inutiles et contre-productifs, en tout cas pour ma sensibilité personelle.
      Cordialement.

  7. je ne comprends pas la différence que vous faites entre la trappe à liquidité et la déflation.
    Pour moi, c’est la même chose…pouvez vous m’expliquer un peu plus, svp?

    Vous dites que les gouvernements ne souhaitent pas lancer la planche à billets …Mr Jorion semblait dir e le contraire dans un de ses récents billets, puisqu’il parlait même d’hyper inflation . A moins que ce soit une de ses facéties pour faire réagir?

    Les accords sud sud, ne sont ils pas plutôt la conquêtes de marchés solvables?

    Nb : il me semblait que la poste niponne permettait aux nippons d’acheter des bonds : des sortes d’assurance vie en quelque sorte. Mais vous semblez dire que c’est la poste en son nom propre qui souscrit?

    1. Rappelez vous, il y a un mois ou deux, ces pubs du gvt japonais qui essayait de racoler le micheton de 30-40 ans en prétendant que la détention de bonds, c’était du sex-appeal en barre!
      Quant on en est là…

    2. Non, ce sont bien les particuliers qui en sont à l’origine. La Banque postale, munie d’un très important réseau, draine une importante épargne, qui bénéficie de la garantie de l’Etat et d’une exemption fiscale.

      Celle-ci est investie par la Banque postale en obligations de l’Etat. Cette dernière est le premier souscripteur de la dette publique japonaise. Le plafonnement des investissements des particuliers, élevé, n’y fait pas obstacle.

      De ce point de vue, il s’agit bien d’un investissement des particuliers dans la dette des Etats, mais il est réalisé dans un contexte très particulier. Soutenu par l’Etat qui en bénéficie en retour.

      Les banques privées cherchent à obtenir la privatisation de système afin d’accéder au gâteau.

  8. @F Leclerc
    C’est une simplification bien commode de dire que :
    « En réalité, le déséquilibre auquel il faudrait remédier résulte du développement inégalitaire des sociétés occidentales, auquel il a été tenté de suppléer grâce à la machine produisant de la dette. Elle maintenait la consommation dans les pays développés au niveau requis, tout en apportant sa contribution à la prospérité du système financier »
    Car pour que cela fonctionne, il faut aussi une volonté aveugle de maintient du niveau de vie, quitte à s’endetter bien au delà de toute décence. Même si le mirage de la réévaluation perpétuelle du capital permettait de penser s’en tirer. Les emprunteurs ont bien voulu croire, sans trop chercher, aux contes de fée que leur baratinaient les commerciaux des organismes financiers.
    Finance et consumérisme se tiennent par la barbichette et rien n’est si simple.
    Il faut remonter un peu en amont dans l’ordre des causalités.
    Si connivence il y a entre consommateurs, finance, système réglementaire d’état, c’est pour un laxisme généralisé dans lequel chacun trouvait son profit immédiat.
    En gros, il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark, et d’ailleurs.
    C’est tout le système des valeurs qui est dégradé, résultant de la progression normale du capitalisme libéral, celui-ci devenant au fil du temps incapable de secréter ses propres moyens de se perpétuer. MICHEA, déjà cité dans ce blog en a analysé finement les mécanismes, qui ne peuvent ètre résumés ici en quelques lignes.
    Le freudoltisme bon marché diffusé depuis des décennies par les magasines féminins, la TV, et le corps enseignant est une composante non négligeable de la tendance laxiste généralisée.
    Il est donc un peu rapide d’imputer la faute uniquement aux financiers, et il n’est pas inexact de dénoncer la volonté délibérée de vivre au dessus de ses moyens. Le vice président des US avait à l’occasion des discussions de Kyoto, si j’ai bonne mémoire, affirmé que l’american way of life était « sacrée » et ne pouvait dons faire l’objet d’aucune remise en cause. On ne peut mieux dire…

    PS : je ne dis pas que le mouvement de redistribution des revenus en faveur des actionnaires et du capital devait être accepté de facto par les »travailleurs». Mais plutôt que de collaborer, par l’échappatoire du crédit facile, il y a d’autres moyens d’actions. Ils n’ont pas été utilisés.

    1. C’est bien Roc-Eclerc, entrepreneur de pompes funèbres! Vous lisez trop ou trop mal Léo Strauss probablement. Et ça n’est plus de la critique radicale des sciences sociales mais du fondamentalisme Quaker!

    2. Je ne crie pas haro sur les banques ou les financiers, tels des victimes expiatoires. Car ce que nous connaissons aujourd’hui est la crise d’un système, que l’on peut appeler le capitalisme financier. Dont toutes les manifestations ont façonné une société en crise.

      Celle-ci n’est plus financière, elle est globale. Elle englobe des dimensions économiques, culturelles, sociales et environnementales. Je vous l’accorde très volontiers.

      Nous faisons face, de facto, à une remise en cause des valeurs de ce système, qu’il a réussi à faire partager, même de manière inégale.

      L’enjeu est l’émergence d’autres valeurs, ou plutôt d’un nouveau paradigme.

    3. Et le relativisme à tout crin permet aisément de dire ‘rien n’est simple’ (mais qui a dit que ce devait l’être ?), associé à ‘les financiers ne sont pas des criminels’ et à ‘les banquiers sont des gens comme vous et moi, des éléments du système de consommation’.

      Encore une fois, on utilise, pardon, vous utilisez les membres d’un système, rarement décisionnaire sinon au même titre que vous et moi (enfin, vous sans doute plus que moi) pour sortir la massue à vertu anesthésiante, le bon relativisme qui va bien, avec le fond de l’air (un peu rouge, z’avez pas remarqué ?). Relativisme, qui, avec son polylogisme, permet aisément de aire des clefs de bras aux attaques frontales.

      Désolé, je marche pas. J’ai aussi des amis ‘banquiers’, et alors ?
      Dans la vie, la vrai, ces amis n’ont rien à voir avec les financiers : ils ne sont qu’exécutants, la plupart du temps. Et sont responsables autant que l’on peut l’être, ce qui permet très aisément de disposer d’un premier rideau défensif idéologique : ‘nous sommes comme vous’.

      Rien du tout.
      Dénoncer un système sans qu’aucun coupable ne puisse être identifié, c’est la meilleure arme que ce système possède : s’il n’y a pas de coupables, ou plutôt si nous sommes tous coupables, pourquoi dès lors vouloir mettre à bas tout le système.
      Un simple bug, un malentendu, comprenez, on va régler ça, tranquillement …

      Rien du tout.
      Le ‘responsable mais pas coupables’, ça suffit.
      Qui a dérégulé le système financier en 1999 et avant ?
      Qui a voté la suppression de la loi Glass-Steagall ?
      Qui a fondé l’école de Chicago et y professait pour diffuser la ‘doctrine’, la ‘doxa’ ?
      Etc. etc. etc.

      Vous croyez vraiment que si on avait fonctionné ainsi, sans désigner, en dehors des coupables individuels, la caste des nobles et de leurs privilèges, la révolution française aurait pu advenir ?
      Que les privilèges des nobles, permettant à toute une foule de ‘commis’ (avocats, notaires, fermiers, etc.) de ce système de vivre (et en conscience), il serait impossible de le remettre en cause, d’autant plus que le tiers-état, de par son acceptation de cet état de fait, cautionnait, voir ‘participait’ à ce système ? Pourquoi pas que les paysans étaient ‘coupables’ de leurs châtiments ?

      Et quand vous écrivez : “Mais plutôt que de collaborer, par l’échappatoire du crédit facile, il y a d’autres moyens d’actions. “, vous écrivez d’où pour vous permettre de dire de telles choses ?
      Je veux dire, à part la stigmatisation, en ‘bonne conscience’, de ces salauds de travailleurs qui font rien que COLLABORER (!!!, c’est délirant d’écrire ça !!), que connaissez-vous de cette ‘facilité’ à échapper aux salaires de merde de ces mêmes travailleurs en utilisant le crédit, cette reddition sociale et politique des tout-en-bas aux tout-en-haut ?

      Encore un petit effort et vous finirez par traiter ces travailleurs de socio-traîtres : coupables !!

      Hard Roc, vous pataugez dans la fange et vous êtes en mission commandée ou vous êtes inconscient.
      Dans ce dernier cas, réveillez-vous.

    4. @vigneron
      Quaker ? amusant , mais nous n’en serons sans doute bientôt pas très loin, en moins idyllique…
      Il n’empèche que c’est le bon peuple, endormi par la télé, qui pense la crise bien finie et part en vacances sans souci, qui refuse et refusera toute remise en cause du trop confortable statut quo. Car, volens nolens, il faudra bien revenir sur le mortel principe de croissance qui est au cœur du système capitaliste financier.
      Et constater l’épuisement de la rente-énergie qui en toile de fond en a permis la folle expension.
      Ce sont donc les fondements du système qui sont en cause, comme le dit F Leclerc, ce qui conduit à penser que ce ne sera pas simple ni immédiat d’y suppléer, ni de faire accepter une telle perspective au bon peuple endormi.
      D’où, peut-être un regard un peu attristé sur l’avenir de notre termitière humaine, je vous le concède.
      Mais cela vous fait tellement plaisir de placer un bon mot, on ne saurait vous en vouloir . Je n’ai pas lu Leo Strauss, je vous promets de regarder.

      @zebu
      L’action revendicative des « masses laborieuses » est un composant intrinsèque de la théorie libérale, puisque c’est par ce moyen qu’elles sont sensées profiter pour leur part des « progrès » du système.
      Depuis la dernière guerre, ce mécanisme semble avoir fonctionné, et dans les années 60-70 la grande préoccupation des économistes était la redistribution de la richesse.
      Depuis les années 95, les représentants du capital ont repris la main, sans doute au travers de la mondialisation économique, qui n’est essentiellement qu’un neo-colonialisme sauce réseaux numériques. L’action revendicative semble alors avoir été noyée dans le raz de marée consumériste et la virtualisation universelle. Cela mériterait d’ètre approfondi, car au cœur le l’évolution actuelle.

    5. HARD ROC

      “Il n’empèche que c’est le bon peuple, endormi par la télé, qui pense la crise bien finie et part en vacances sans souci, qui refuse et refusera toute remise en cause du trop confortable statut quo” :

      On s’en fout !

    6. @ Hard Roc : bravo pour votre analyse lucide de la gravite de la situation. Il me semble en lisant les articles ou les commentaires sur ce blog que le caractere global et multiforme de la crise est largement sous estime. La clarte de votre prose pourrait elle y remedier ?

      Un billet sur la croissance economique comme fonction de l’energie nette disponible aiderait a faire prendre conscience du chateau de carte que constitue notre civilisation industrielle tant elle est dependante d’une resource finie et consommee de facon gargantuesque : Le Petrole

      En esperant vous lire bientot sur le sujet

    7. Vous continuez vos approximations hasardeuses, virtuelles et fangeuses.
      Les revendications de ce que vous appelez dédaigneusement ‘les masses laborieuses’ n’ont pas partie à prendre avec le système libéral, sauf à croire que le Front Populaire et le CNR étaient aussi des éléments de ce vaste système, et pourquoi pas, là encore, parties prenantes.

      Vous délirez ou vous prenez vos idées pour la réalité.

      Quant à vos approximations sur la reprise en main des représentants du capital dans les années 95 (???, ‘1995’, c’est des années ?), vous êtes encore complètement à côté de la plaque : cela a commencé bien avant, dès les années 70.
      “un neo-colonialisme sauce réseaux numériques” : c’est quoi, de la novlangue ?

      “la virtualisation universelle”.
      C’est vous qui êtes virtuel. Revenez sur terre. Et arrêtez votre mépris condescendant envers des ‘masses laborieuses’ dont vous ignorez tout.

      Dernier point : où sont vos ‘autres moyens d’actions’ ? Je n’ai toujours pas la réponse.

      Difficile de ne pas croire que vous n’êtes rien d’autre qu’un libéral qui s’assume mal et qui transfigure la réalité pour qu’elle lui convienne : la ‘collaboration’ des travailleurs au système par le ‘crédit facile’, c’est du lourd …
      Comme vous.

      Fin d’un (non) débat. Je ne discute pas avec des avatars.

    8. @octobre
      On s’en fout pas, cher monsieur, puisque c’est la résistance même de ceux qui constituent la base (pour éviter les « classes laborieuses, qui bien sûr n’étaient là que pour le clin d’œil _ mais je vois que l’humour est proscrit par certains à courte vue), cette inertie donc, qui s’opposera à toute évolution du système, et conduira sans échappatoire dans le mur.
      Car , quoiqu’en disent ici certains qui restent prisonniers de la langue de bois guaucho-syndicale et voient vite le sacrilège envers leur sacro-sainte pensée unique, la classe moyenne qui représente la grande majorité des occidentaux a aussi très largement profité du système. Allez leur dire par exemple que depuis plus de cinquante ans le pétrole aurait du en bonne logique être dix fois plus cher, qu’une autre organisation sociale en aurait découlé, même si moins confortable et facile, mais combien plus responsable.
      On s’en fout ? pas moi, j’ai honte.
      Et ce n’est qu’un exemple, car on pourrait parler du luxe que représente le droit de l’hommisme, le principe de précaution, les hyper normes sécuritaires, les psychologues qu’on appelle parce qu’il y a eu une explosion à cinquante kilomètres, le « travail de deuil » au nom duquel il faut dépenser des milliards d’argent public, les lois contre la fessée… quand on n’a plus qu’à se regarder le nombril. Moi, j’ai honte, et tout ça en fait rigoler pas mal dans les pays dits sous-développés.
      Je vais encore faire hurler les cul-bénis bien pensants et conformistes qui veulent à tout prix me coller une étiquette.
      Je n’ignore pas bien sûr la vraie pauvreté, qui continue d’exister et qui nécessite assistance, ni les trop riches. Je parle seulement de la moyenne, que je trouve fort représentative, et qui à mon avis_ mais je crains maintenant le délit d’opinion, même sur ce blog et c’est bien dommage _, a participé sans vergogne et sans doute sans réfléchir au laxisme consommatoire dans lequel nous baignons.
      Bien sûr c’est la faute des média et de la pub, à la solde du grand capital. Mais, bonne fille, on s’est bien laissé faire.

      @Loic
      Je crois que vous avez presque tout dit sur cette problématique niveau école maternelle (hélas) que constitue la consommation irréfléchie de la quasi-totalité des ressources de la planète.
      Le pétrole constitue un cas à part, car on peut considérer que, en plus d’être une ressource finie, il est le moyen par lequel tout le scénario que nous connaissons est devenu possible.
      Le libéralisme économique ne s’est réalisé, voire dépassé, que grâce à la rente énergie, les esclaves-KW .
      Jared Diamond a montré de façon fort convaincante qu’une civilisation ne trouve à se développer que sur une rente, qu’elle exploite jusqu’à épuisement, ce qui généralement provoque l’ effondrement final.
      L’antiquité greco-romaine avait des esclaves humains, jusqu’à ce qu’un certain nombre de facteurs y mette fin (christianisme, épuisement militaire…). Des spécialistes en parleront mieux que moi.
      Il est possible que la technique fournisse un substitut au pétrole, le solaire notamment, qui permettrait de faire perdurer l’élan actuel, et ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, les sciences et techniques qui ont fait des miracles impensables. Mais aux fondements de la pratique libérale, et notamment du capitalisme financier qui ne vit depuis l’origine (les lombards) que d’anticipation et de gestion du risque, il y a la croissance perpétuellement renouvelée, garante de la perpétuation du système. Croissance qu’appellent de leurs voeux et de leurs prières nos gouvernants, anti-malthusienne par nature, et permise par la rente énergétique. Mais comment ne pas voir les limites d’un tel système, comment a-t-on pu les ignorer si longtemps, sinon sans une complicité universelle. Est-il réellement souhaitable de continuer ainsi ?
      J’ai également commis quelques post contre les thèses de Mr Friot et sur la décadence, sans aucune prétention à représenter un quelconque parti ou mouvement d’idées.

    9. Je vais enregistrer votre post. Le jour où mon fils me demandera ce qu’est exactement un réactionnaire, j’aurai juste à lui dire “ouvre le dossier hard roc”, je gagnerai du temps; merci pour le service. 20/20 TB

    10. @ Vigneron et Charles A. :
      Finalement, la génétique, ça marche. Rien qu’à partir de cellules capillaires de Tonton Friedman, ils ont réussit le clonage. Et qui plus est, adapté aux discours en vogue, pas uniquement axé sur la responsabilité individuelle : non, de la responsabilité collective, monsieur, on innove chez les néo-libéraux.
      Ce mec là est pire qu’un bataillon de traders de la SG sous amphétamine : il marche uniquement au mépris.
      Impressionnant …

  9. Impôts : le grand n’importe quo

    “La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus”, prétend Sarkozy. “Faux !, lui rétorque Sarkofrance. Grâce aux niches fiscales et à la faible taxation des revenus du capital, le taux d’imposition des plus riches reste faible : « Il est de 25% pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus » note le député Muet” (Pierre-Alain Muet, économiste et député socialiste du Rhône). L’excellent Jean-François Couvrat dément lui aussi l’affirmation sur son blog Déchiffrages : “le seul autre pays européen disposant encore d’un bouclier fiscal, le Danemark, met la barre plus haut qu’en France : la somme des impôts sur le revenu et des taxes locales peut y atteindre 59% du revenu.” Troisième réfutation, celle de NetPME, le site des “ressources pour créateurs et chefs d’entreprises”, filiale de Manche Atlantique Presse, dont l’article La fiscalité des entreprises : la France est-elle compétitive ? publie un tableau des critères d’attractivité de dix pays européens et fait figurer la rubrique “Fiscalité des personnes : taux d’imposition des hauts revenus (cas d’un célibataire sans enfant)” : la France s’y classe quatrième !

    “Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d’impôt. C’est-à-dire qu’ils gagnaient 1 000, ils payaient 1 000”, affabule le chef de l’Etat. “Ce mensonge est l’un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme, commenteSarkofrance. Personne, en France, ne paye 100% d’impôt. Lundi soir, David Pujadas n’a même pas relevé. Faut-il rappelé que la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu est de … 40% ?”

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-effarante-machine-a-mentir-78557

    1. ça date pas d’hier.
      Mais a commencé il y a plusieurs années déjà.
      La seule différence, c’est que maintenant, les oreilles s’ouvrent et commencent à ‘entendre’ le story-telling.

      Va falloir qu’ils élèvent le niveau de qualité pour les épisodes suivants, sans quoi …

    2. Mais si ça existait avec l’ISF, tu te souviens pas du vieux de l’ile de Ré ou quelque chose comme ça qui payait plus que sa retraite d’ISF? Toute la France en était émue! Fallait-y ben faire quequ’chôse!;-)

  10. @ Roland :
    “Donc un peuple conscient des « menteries » passées et exigeant sur les solutions à apporter” : ça commence à venir, cf. affaire z’en cours …

  11. @François Leclerc

    “La réalité est qu’environ la moitié des obligations d’Etat est détenue par le secteur public (ou quasi-public), fonds de pension gouvernemental, banque centrale et banque postale.”

    J’ai un peu de mal à comprendre ce point. Je pensais jusque là, comme les naifs semble t-il, que la grande majorité de la dette souveraine japonaise était effectivement financée par l’épargne intérieure.
    Les fonds récoltés par des fonds de pension gouvernementaux ou la banque postale, ne doit-on pas considérer aussi cela comme le fruit de l’épargne salariale. Que cela passe par des intermédiaires dépendant de la sphère publique ou semi-publique, quelle différence cela fait-il?

    cordialement

  12. “Il est donc préféré de continuer à s’enfermer dans des choix impossibles, résolus sur le papier par de belles phrases inapplicables qui conjuguent harmonieusement rigueur et croissance à tous les temps. Tant que la magie du pouvoir des mots peut encore opérer auprès de ceux qui les prononcent comme de ceux qui doivent les écouter.”

    Quand la technologie financière impose de plus en plus ses lois, ses choix, ses pratiques, son état d’esprit, son professionnalisme, il n’y a plus guère alors de place pour l’amateurisme dans ce monde, tout devient si parfait, si conforme et si lisse, c’est la rigueur à quand les fourches de plus aussi pour les plus estropiés et moins habiles de ce monde sur les marchés ? Notre beau monde médiatique semble même en vouloir davantage aux gens de l’internet, si j’étais journaliste d’une grande chaîne de télévision, de radio, je me demanderais encore à quoi et à qui je sers le plus ?

    ” Soit d’assister à une forte accentuation des inégalités sociales, accompagnée d’un renforcement du contrôle social – sous les formes les plus sophistiquées et primaires à la fois – soit de renverser cette logique et avec elle ceux qui la représentent.”

    Je sais de quoi vous parler Mr Leclerc je pense déjà avoir fait un petit tour à l’avance dans les enfers bureaucratiques de ce monde pour nos élites mondiales et politiques.

    Il n’y a pas non plus que les gens du capitalisme qui aiment parfois faire peur aux êtres surtout faute d’argent ou d’emploi, on trouve hélas parfois beaucoup gens zélés de la bureaucratie.

    Je comprends mieux maintenant pourquoi cela n’a pas été si dur pour Hitler et les SS de pouvoir envoyer plus de gens dans les camps de la mort lors de l’occupation, et dire que de nos jours tout devient de plus en plus fichés, vous vous rendez compte si le monde devait basculer dans un plus fachisme financier planétaire ou alors à la fois communiste et le plus totalitaire qui soit à la carte.

    Je me demande d’ailleurs si nos élites mondiales n’auraient pas déjà fait un pacte avec le Diable, car faut bien reconnaitre que cela sent de plus en plus le souffre pour beaucoup de monde un peu partout, bon c’est vrai la douleur est quand même moins présente pendant les grandes vacances pour beaucoup de fonctionnaires … Enfin si c’est pour faire le bien des gens alors pourquoi pas,
    de toutes façons il es trop tard maintenant ça fait parti des lois, des convenctions sociales …

    Difficile de pouvoir encore écrire ce gens de choses avec le sourire et la joie au cœur, c’est notre plus dur combat spirituel de tous les instants pourquoi ne recevons-nous pas de médailles ?

    1. » Soit d’assister à une forte accentuation des inégalités sociales, accompagnée d’un renforcement du contrôle social – sous les formes les plus sophistiquées et primaires à la fois – soit de renverser cette logique et avec elle ceux qui la représentent. »

      C’est un peu le combat spirituel de ma vie qui n’est pas avec moi et contre moi et mes blessures,
      le sang comme la rigueur de plus des mauvais Maîtres va de nouveau gicler dans tous les sens à la rentrée, des bêtes vont de nouveau chercher à me faire du bien et vous savez pourquoi parce que des gens comme moi, comme vous ils ne veulent plus du tout en voir dans leur monde en faillite.

  13. Je ne sais pas si cela a un rapport avec la crise mais j’ai appris dans le journal qu’un célèbre bloggeur grec s’était fait assassiner aujourd’hui. Le Monde rapporte que les autorités accusent un groupe de gauchistes. Cela m’étonne vu que ce journaliste bloggeur avait, si j’ai bien compris, plutôt tendance à déranger le pouvoir.
    Si un commentateur grec (ou pas grec) de passage pouvait en dire plus, cela m’intéresse…

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