Tests de stress : des scénarios catastrophe très sympathiques

Aggregate outcome of the 2010 EU wide stress test exercise coordinated by CEBS in cooperation with the ECB, page 18 :

Pour la zone euro, l’hypothèse de croissance du PIB dans le scénario de base est +0,7 % (2010) et +1,5 % (2011), tandis que dans le scénario défavorable, la zone euro connaîtra une baisse de PIB de -0,2 % en 2010 et de -0,6 % en 2011. Pour l’ensemble de l’Union européenne (EU27), le scénario de base suppose une croissance de 1 % du PIB et de 1,7 % en 2011, alors que dans le scénario défavorable, le PIB n’augmentera pas en 2010 et déclinera de -0,4 % en 2011.

La baisse de -0,6 % du PIB en 2011, appliquée dans le scénario « catastrophe » des tests de stress pour la zone euro doit être comparée avec les -4 % réellement observés en 2009. L’ampleur de la catastrophe envisagée représente donc 15 % de celle qui fut observée, elle mérite donc en tout cas d’être qualifiée de « très sympathique ».

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6 réflexions sur « Tests de stress : des scénarios catastrophe très sympathiques »

  1. Donc, si, début 2012, on nous annonce que la zone euro a connu une baisse de PIB de -0,6 % en 2011, preuve sera fournie que les tests stress de 2010 (92% de oui, 8% de non) étaient l’équivalent d’une élection dans une ex-« démocratie » populaire ou une république bananière.

  2. 7 banques sur 91, selon les paramètres ‘sympathiques’ (ou ‘de connivence’ ou …) d’une baisse de -0,6% en 2011.
    Le total estimé est de 3,5 milliards d’euros je crois en terme de besoin de recapitalisation.

    Dans l’hypothèse où la baisse serait de -4% (comme en 2009), il serait alors nécessaire de multiplier ces résultats par … 6,6 !!

    Soit :
    – 42 banques sur 91 (environ 50%),
    – 23,1 milliards d’euros.

    Ce qui change quand même un peu les choses, effectivement.
    Sans compter le toujours ‘risque systémique’, avec le ‘winner takes all’ …

  3. Pour info, un article à lire, que je viens de découvrir. Extrait: « Nous sommes en janvier 2012. La zone euro a explosé et la monnaie unique est un échec. C’est une note de 30 pages. Elle contient des centaines de chiffres. Son auteur, Mark Cliffe, est l’économiste en chef d’ING, banque néerlandaise. Sous le titre Quantifier l’impensable, le chercheur a tenté de mesurer, pour les clients de sa banque, l’impact économique de deux scénarios évoqués par certains au plus fort de la crise grecque.

    1/ La sortie de la Grèce de la zone euro.
    2/ L’éclatement pur et simple de la zone euro. »

    Lien: http://www.lepoint.fr/business/sortir-de-l-euro-le-rapport-qui-fait-peur-23-07-2010-1218258_51.php

  4. Effectivement l’aptitude d’un pilote à poser correctement son avion en tempête de ciel bleu, sous auto-pilot, n’est pas la même que celle de le poser en conditions dégradées manuellement !

  5. Utiliser un langage de vérité pour poser les problèmes est une bonne façon de commencer à les résoudre mais…
    je ne sais si les chose iront mieux quand le populo aura compris de quelle façon on s’est foutu de sa tronche .

    Ceci dit, à se ballader en librairie ces temps ci , on dirait que la science économique se démocratise , qu’ instruire les ignorants en la matière devient un thème porteur.

    Artus ( économiste renommé) vient d’écrire un bouquin accessible pour tous:  » pourquoi il faut partager les revenus « .
    Et Soros ( spéculateur renommé) propose un petit bilan pour les cancres : »quelques leçons tirés de la crise  » .
    Attali ( conteur renommé) a choisi la question qui fait flipper : « tous ruiné dans dix ans ? » .

    PS :Parait qu’il y a une commission chargée de la croissance .
    Ha ben ouf ! On est sauvé
    🙂
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/07/22/04016-20100722ARTFIG00417-jacques-attali-prevoit-dix-ans-de-rigueur.php

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