Marianne, débat du 28 juin 2010 à 20h30 – Vidéo

Dans le cadre des débats de l’alternative organisés par le CRREA et Marianne : débat sur le thème « Le système financier international : qui osera le réformer et comment ?« .

Ont participé à ce débat : Paul JORION (anthropologue, sociologue et auteur de « Comment la vérité et la réalité furent inventées) ; Frédéric LORDON (directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne) ; Liêm HOANG-NGOC (économiste) ; Stéphane COSSET (économiste) ; Hervé NATHAN (rédacteur en chef du service Economie à Marianne) et animé par Jean-François KAHN (président du CRREA).


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125 réflexions sur « Marianne, débat du 28 juin 2010 à 20h30 – Vidéo »

  1. On l’attendait on l’a eu. Et la suite ? Il y avait encore tant de sujets à aborder.
    J’ai préféré l’association Lordon/Jorion et quelques intervenants comme cette femme « enturbannée », bravo.
    Pour une frange importante de la population (retraités aisés, petits, moyens et grands possédants, tout détenteur de patrimoine) ces considérations passent en arrière plan dès que s’agitent les chiffons rouges sécuritaires car le peu de capital possédé doit absolument être préservé face aux menaces de toutes natures.
    La réaction ne pourra venir que des jeunes, des chômeurs et des exclus excédés par les injustices criantes et surtout leur situation de plus en plus marginalisée.
    Je distingue 2 hypothèses :
    . une révolte comme le décrit F Lordon, à voir ensuite comment elle sera récupérée par la classe dominante.
    . une évolution plus ou moins douce à travers un gouvernement d’union nationale (centre à front de gauche). Ceci signifie une vulgarisation à très large diffusion de la réalité des inégalités et des potentiels d’amélioration et aussi d’adéquation aux contraintes écologiques.

    Comment vulgariser :
    presse régionale, une radio ou télé dédiée, un « que sais je », diffusion de plaquettes genre AEDIS (petits précis en format poche), le plus efficace & pas cher : des clips, un site, des mails.
    TF1, A2 : je rêve mais voir les indices d’écoute !

    Il est impératif pour se faire de se mettre dans la peau du français moyen, classe laborieuse ou ex afin d’évacuer de leurs esprits la réclame officielle au profit de la vérité nue mais chiffrée en bonne et due forme.

  2. Il faut signaler qu’une des differences entre F.Lordon et P.Jorion c’est que F.Lordon croit que les banques privées font de la création monétaire alors que pour P.Jorion seule la banque centrale en a le droit.
    C’est une difference théorique importante lorsqu’on se propose de donner des solutions…

    1. Une autre différence c’est que Frédéric Lordon n’a jamais mis les pieds dans le back office d’une banque, contrairement à Paul.

    2. Beaucoup regrettent qu’il n’y ait pas eu débat entre « jack »Lordon (dit Croc-blanc) et Paul Jorion.
      D’aucuns comparent « Jack » à Saint-Just …Viles flatteries !
      Il n’est pas même Mirabeau ,illuminé par sa laideur et adoré des femmes.
      Ni orateur ni laid , ce vieux Paul , lui ,doit être adoré des femmes !
      (vile flatterie)

  3. A Vigneron J’ai envie de vous renvoyer l’ascenseur: vous sentez-vous comme INDIVIDUELLEMENT responsable du « merdier collectif actuel » (qui selon Paul Jorion -sur France Inter-, en est « à ses deux tiers »? Il est bien gentil, à mon avis, car pas si quantifiable que cela: entre la quantité et la qualité, il y a plus qu’une nuance…). Sérieusement. Pour ma part, et sans vous raconter ma vie, il n’en est rien. Je fais partie des affreux individualistes, qui, pour autant, sont loin d’être associables (vision anglo-saxonne?). Le problème, en particulier en France? On ne peut s’empécher de collectiviser « le merdier »! De plus, c’est un mode de « gestion » (de court terme…), qui fonctionne à merveille, et qui, par la peur engendrée, permet de neutraliser tout ce qui qui irait « contre le système en place ». Cf. , par exemple, commentaire de l’ouvrage: http://www.amazon.fr/psychiatrie-lindustrie-pharmaceutique-médicalisé-émotions/dp/2081212331/ref=pd_sim_b_5 Cordialement

    1. « vous sentez-vous comme INDIVIDUELLEMENT responsable du « merdier collectif actuel »?

      Complètement, puisque j’en suis un produit, tout comme vous. Un enfant de cette matrice malade, dirais je même.
      Et être un enfant indigne, prodigue, fugueur ou ingrat ne nous allège pas de nos responsabilités vis à vis de nos parents, que je sache. Que l’on ne se sente pas responsables de la déchéance ultime du système qui nous a nourris, de gré ou de force, comme, de la même façon, de l’Alzheimer ou du cancer de nos parents, n’empêche pas de devoir, au moins moralement, en assumer en partie les dernières souffrances. En attendant la fin libératrice ou l’euthanasie, que nous souhaitons tous en l’occurrence. Il vous semble plus confortable d’assumer courageusement et gaiement l’agonie et la mort des parents des autres que de vos père et mère. Comme on vous comprend…

      Dites moi que avez toujours refusé de toucher des intérêts sur quoi que ce soit et de qui que ce soit, et revenez me voir.

  4. Au-delà de ces exposés très intéressants, ou certains ont apporté plus que d’autres par la clarté, la liaison des arguments et les perspectives pédagogiques données, je pense à Lordon et Jorion, la demande du public m’a aussi bien intéressé. On sent une écoute de l’argumentation soutenue par un fil rouge qui se résume à une question. Où est le peuple dans les analyses, comment peut-il peser, c’est-à-dire peser avec sa compréhension qui n’est pas moindre que celle des experts présents, même si elle n’a pas tous les éléments économiques et politiques conceptualisés en main ?…

  5. Si on veut changer le monde, il faut aussi ré-enchanter l »‘Homme ». Pour cela utiliser les arts, tous les arts.

    Constituer un réseau d’artistes, pas des vaniteux, des pédants des torturés du bulbe.
    Dans tous les registres.

    Réveiller en chacun l’enfant tout en s’adressant à l’adulte. Faire du beau, du merveilleux, chaque culture a son merveilleux. Attention pas du kitch, du cucul la praline, le merveilleux c’est tout un art, un jeu subtil entre le trop et le pas assez.

    Faire rire sans verser dans le médiocre. Instruire sans ennuyer, faire de la philosophie sans en avoir l’air. Bref lutter par tous les moyens contre la médiocrité grise, rouge crasse et bling-bling ambiante. Elever l’individu en allant le récupérer là ou il a été abandonné, le sortir du puits ou il a été jeté.

    Sortir du formatage des jeux vidéos, inonder le marché, de beau, de drôle, d’intelligent. Sortir de la redondance morbide, remettre de l’âme, de l’esprit, une parole bien ciselée. Avec ce qu’il faut de profondeur pour la résonance.

    Un appel à tous les artistes, on peut évoquer tous les sujets, les plus durs avec intelligence et finesse sans jeter de l’hémoglobine et du sordide à la figure. Sortir des caricatures, retrouver une certaine grâce. Remettre un peu de rondeur dans le trait, de la chair. On abuse trop des angles. Jouer plus finement avec les couleurs et les contrastes, l’ombre et la lumière.

    Il faut oser la grâce. La subtilité, la nuance, la fraicheur.

    Tout peut être dit par la suggestion, absolument tout, avec un brin de pudeur sans pudibonderie.

    Ne plus considérer le spectateur, l’auditeur, le lecteur, comme un déversoir de fantasmes, de névroses, de désespoir, d’angoisses, de médiocrité. Faire du populaire de qualité, en finesse. Afin d’en finir avec le populo.

    Le petit d’homme n’est pas une déchetterie.

    La mal bouffe fait grossir, trop d’adiposité. La « mal-culture » en fait autant, elle développe la matière grasse au détriment de la matière grise et du coeur.

    Lancer un appel à tous les artistes prêt à sortir de la nasse de misère. Sur tous les supports.

    Il y a des petits d’homme à sauver. Au berceau on les choute à la guimauve, pour les abreuver de m……dès l’adolescence.

    On peut être actuel sans être bof, drôle, ironique sans être cynique, intelligent sans être hermétique et soporifique. « De l’audace encore de l’audace », comme disait ….euh l’autre.

    Décloisonner les genres. Il y a urgence!

    Owl City – Fireflies
    http://www.youtube.com/watch?v=psuRGfAaju4

    Pourquoi nos jeunes s’accrochent-ils à leur enfance ? Pourquoi tant de gens s’adonnent-ils à toutes
    sortes de drogues?

    La Résistance ça passe aussi par là. Le monde de demain c’est maintenant.

    1. …Il faut oser la grâce. La subtilité, la nuance, la fraicheur.
      Tout peut être dit par la suggestion, absolument tout, avec un brin de pudeur sans pudibonderie…

      J’en ai eu l’illustration hier soir à la projection en sa présence du film de Katell Quillevéré, jeune réalisatrice talentueuse, prête à enfanter des merveilles.

      « Un poison violent », sortie nationale le 4 Août.

      Voilà une jeune femme qui nous explique avec beaucoup d’intelligence légère comment son héroine n’est pas prête pour le sexe (14 ans) ni pour la religion (sa confirmation catholique).
      Mais les choses vont bien se passer avec sa mue.
      De l’abandon de la religion vers la spiritualité qui lui donne la vie.

      P.S pour ceux qui n’étaient pas là et n’ont pas pu l’entendre, cette jeune réalisatrice résume très bien comment sa génération n’est pas en conflit avec les mondes en train de disparaître. Plus tôt un abandon de leur part.

      Pour vous rafraîchir sans modération saule.

    2. Très beau commentaire et très touchant. Peut-être un peu utopique, mais si humain, si intensément humain.

      Réenchanter l’homme qui nous renvoie au réenchantement du monde de Weber. C’est bien de cela dont nous avons besoin. Réenchanter l’homme en lui faisant découvrir ou redécouvrir sa nature sublime pour qu’enfin, il cesse de se haïr et d’haïr les autres. Un réenchantement qui passe par l’art, et je ne résiste pas au plaisir de citer une nouvelle fois Wilhem Reich : « L’élément naturel et sublime dans l’homme n’a trouvé d’expression authentique que dans les grandes oeuvres d’art, notamment dans la musique et la peinture. »

      Quand chaque homme et femme aura trouvé ou retrouvé sa nature sublime, alors peut-être, le monde changera t-il.

      En ce qui me concerne, c’est la musique qui m’a aidé à la trouver -enfin…je le crois- , et plus particulièrement, celle de ce génie absolu que fut Bach. Quand on sait l’écouter, s’abandonner au plaisir pur de l’écoute sans parasitage de l’intelligence, vous vous sentez fondre dans un tout indicible. L’émotion ressentie, mélange de larme et de joie, vous révèle quelque chose qui est au-delà, comme Beethoven le disait, de toute sagesse et de toute philosophie. Vous vous sentiez lié, de façon inextricable, à quelque chose de plus grand, de plus fort, mais pas à un quelque chose d’étranger à notre humanité, une forme de puissance transcendante… Non… vous vous sentez lié à quelque chose de plus spirituel, peut-être tout simplement à l’Esprit Humain.

      D’autres y parviendront par la méditation, la contemplation ou l’Amour. A chacun sa voie, le principal étant de la trouver et de savoir s’y abandonner pour y découvrir notre nature sublime.

    3. @la menuise

      Je ne connaissais pas Katell Quillevéré.

      Pour ceux qui sont comme moi ci- joint un lien pour visionner la bande annonce du film
      http://www.youtube.com/watch?v=nTQw-lBh26c

      Un cadeau peut en contenir d’autres.

      Quelques musiques du film: de découvertes en découvertes. Je ne connaissais pas

      scala creep radiohead
      http://www.youtube.com/watch?v=evG2DDmSdxM

      Barbara Dane When I was a young girl http://www.musicme.com/
      Barbara Dane Greensleeves http://www.musicme.com/

      Collie Ryan – Cricket
      http://www.youtube.com/watch?v=njV2lqY2RKc

      Celui- ci n’est pas dans le film. Mais c’est si joli.
      Collie Ryan -Starbright(Song of Silence)
      http://www.youtube.com/watch?v=5XYU9qUncH8&feature=related

      Greensleeves (Celtic Irish Harp)
      http://www.youtube.com/watch?v=PkykMXo2DGE Celui là juste pour le plaisir. Je connaissais le
      morceau, mais pas le titre.

  6. Rien à dire sur les invités mais le public me laisse un peu perplexe, on dirait que sur ceux qui prennent la parole, ya comme un échantillon pas vraiment représentatif, a part un ou deux qui ont l’air a peu prés « normaux » c’est plutot des « allumés » sauf le respect que je leur doit (papy mouzo mis a part). Si c’est la la base d’un soulèvement populaire ça me parait un peu mal barré. Je crois que j’aurais même pu y être. Ma question aurait été :

    Le peuple n’est il pas en quelque sorte condamné à la reprise s’il veut continuer à vivre comme d’habitude?? Qui à des réserve pour jouer la montre, le banquier ou le prolo?? Quelle classe sociale luttera contre l’appauvrissement de la voisine si avec les miettes qu’elle récupère au jeu du partage truqué elle peut maintenir ses habitudes? vous imaginez les ouvriers manifester contre les réductions de salaire des fonctionnaires ou vice versa ; ou encore ceux qui ont un boulot faire grève pour les chomeurs??

    Face à la qualité des reflexions engagées par les invités ya comme un décalage avec la salle, moralité, monsieur tout le monde qui rentre bien dans le moule il n était pas a ce ce débat ; il s’en fout ou pire, ne veut rien savoir et vit avec le secret espoir qu’ils niqueront le voisin (de préférence l’immigré) et que pour lui tout continuera a peu prés pareil.

    Je me demande si les invités n’ont pas eu l’impression de « gourouter » face à des questions qui n’en étaient pas et qui ressemblaient plutot à une régurgitation des propos qu’ils tiennent sur différents médias? Mais aprés tout c’est peut être aussi comme ça que commence les soulèvements?? Hélas ça fait pas trop le poids face aux formation politiques extremistes rodées à l’embrigadement autour de 2 idées et demi. Mais c’est toujours mieux que rien. Comme dit Krishna sur ton chemin écoute les sages et écoute aussi les fous.

    Bonne nuit.

    1. Ce n’est que la critique de la vie quotidienne, c’est à dire la critique de la vie aliénée faite au quotidien, qui peut apporter une réponse, réponse qui ne sera certainement pas religieuse.

    2. @Dup
      Ben, c’est-à-dire que pour ma part, (car j’étais présente), je n’avais rien à évoquer quant au constat qui a été très bien exposé. Quant à la solution, avouez que c’est quand même le flou pour nous. Le débat ne m’a pas inspiré de questions mais plutôt, dans la certitude qu’il faut tout changer, d’évaluer les dangers d’une situation comme celle que nous vivons et les misères qu’elle annonce. Être confiante, même si rien ne dispose à l’être est une position qui vaut ce qu’elle vaut : c’est la mienne. Il faut accepter de ne pas maîtriser les événements ce qui est antinomique par rapport à ce qui est prôné dans notre société. Tout ceci renvoie plutôt au silence, surtout s’il est bruyant. Il y a eu des remarques incongrues qui révélaient les effets d’une telle déconfiture sur le mental et les raisonnements.
      Est-ce pour autant que nous ne sommes pas prêts à la transformation, il y a une marge. Il y a quelque chose de Kafkaïen dans tout ceci. Oh combien cet auteur m’a inspiré d’angoisses et de désarroi. Une fois plongée dans ce réel, je revois cet homme transformé en insecte, (dans la métamorphose), et dont la lente plongée vers la mort revigore peu à peu le reste de la famille, jusque-là endormie.

  7. Sur que Lordon est brillant. Néanmoins ses neurones marchent à plein… sans le corps, ce qui ne peut nous mener bien loin. L’accélérateur à particules du Cern nous en apprendra davantage sur la voie à prendre.
    Comment éviter les violences, là est la question. Les vraies transformations sont hors temps, il faut donc de la patience et de courage. Personne ne peut rien pour nous et pour le moment, beaucoup attendent d’autrui des solutions et c’est un leurre.
    Le diagnostic est encore sans odeur ni son… c’est ainsi que rien n’est encore tangible.

    1. Comment éviter les violences ?

      Non, pourquoi éviter les violences ?

      Nous vivons depuis des décennies dans un monde où l’économie mêne ouvertement une guerre contre les humains, et nous devrions « éviter les violences » !

    2. Pas d’accord avec vous Simorg.
      Si les neurones de Lordon marchent à plein, c’est tant mieux pour nous.
      Je n’ai rien à dire sur son corps. L’accélérateur de particules peut en effet nous apprendre des choses, mais un brin d’herbe aussi. Les vraies transformations sont de tout temps, et aujourd’hui il y a urgence, pendant que nous sommes vivant et parce que nous aimons la démocratie. Personne ne peut rien pour nous : Si ! Arrachons-nous à la grande farce capitaliste. Alors-là si, en plus, il faut attendre les voisins… évidemment c’est un prétexte pour ne rien faire. Le diagnostic ? C’est simple : le fameux brin d’herbe est en train de crever et nous avec.

    3. @octobre
      Après une plongée en pleine nature durant une semaine dans le Queyras, loin de tout… intellectualisme compris, l’atterrissage est dur dur. Merci de ne pas m’en vouloir.
      S’arracher de la grande farce capitaliste, dites-vous ?
      Pour le moment nous en sommes au stade du constat, un passage obligé. Nous sommes tellement coincés, (par dépendance progressive), que, concrètement, nous ne pouvons plus bouger.
      Il ne faut pas attendre les voisins, dites-vous encore ?
      La partie collective de l’opération consiste quand même à ce que les regards changent pour le plus grand nombre. Le processus des millions de gouttes d’eau est je crois le plus efficace. Aussi tant que le diagnostic n’est pas partagé il est encore difficile de changer.

      @Marlowe
      Bien sur nous sommes confrontés aux violences depuis belle lurette. Elle passe partout, même à distance. Mais il ne faudrait pas que la révolte gronde et mène les événements, c’est l’aggravation assurée. J’aime assez l’idée « d’abandon » évoquée plus haut.

    4. Ca veut dire quoi cette dualité totalement gratuite ?
      Rien. Ce qui te dérange, semble-t-il, c’est que Lordon puisse établir qu’il y a besoin de violence, s’il n’y a pas d’autre alternative.
      Vois-tu une autre alternative ?…La société est totalement bloquée, l’ascenceur social fonctionne à l’envers, la citoyenneté est de moins en moins respectée par les pseudo-représentants, l’économie est une machine à dépouiller, précariser. Les relations en entreprises relèvent de plus en plus de la dictature, les médias officiels pompent des dizaines de millions d’euros pour relayer une véritable propagande. Et les déclarations fascisantes – recours à un langage guerrier et à la force en permanence, désigation de victimes, oubli volontaire de parler du peuple sauf pour le dénigrer, le menacer et lui imposer des sacrifices, arrogance de fer, psychologie de duce – des quatre ou cinq plus hauts irresponsables de l’Etat.

      Lordon a fortement raison, j’attends et j’espère que ça va saigner. Les gateux et menteurs apôtres de la raison totalement innefficace et qui camoufle les salauds qui vont bâfrer et mendier chez Bettencourt et tous les autres vautours millardaires, me font vomir. A commencer per tous ceux que les bienheureuses « indiscrétions » du maître d’hotel, ces canailles socialistes qui rampent, se goinfrent et vont prendre leurs ordres, et continuent à nous mentir et se faire élire, et promouvoir des solutions si raisonnables, bien propres sur elles. Canaillles…

    5. Contempteur
      Je suis d’accord avec vous sur votre constat : le langage guerrier de notre principal (entre autres) et sur la violence du système…
      C’est un peu au raz de la pâquerette (elle est si jolie !) mais face à la violence, voudriez-vous faire de même ? Il est probable dans ce cas que les puissants arrivent encore à se refaire. Malgré notre principe démocratique et le vote, nous ne faisons pas le poids face à cette stratégie de l’écrasement des citoyens, eux-mêmes compris. Passée la saine colère, les décisions peuvent être d’un autre ordre je crois. Une fois comprises leurs manœuvres, ne leur donnons pas tant d’importance.
      Par ailleurs, l’intellectualisme à tout crin m’a toujours paru handicapant. Le « tout mental », si brillant soit-il, est frigorifique. Il me semble une réponse sur le même registre au raz de marée que vous décrivez. D’où ma remarque à propos de F.Lordon. Je ne cherche pas à vous convaincre, c’est juste, mon avis.

    6. @ Simorg
      … D’où ma remarque à propos de F.Lordon…

      Pas grave votre remarque. Mon souci est plutôt de ne pas céder à l’éblouissement que procure son cerveau en ébullition.
      Ne demandez pas ou n’attendez pas de Fréderic Lordon qu’il soit autre chose que lui-même.
      C’est très bien ainsi. (et très utile qu »il en soit ainsi)
      Je comprend votre impatience mais faîtes comme lui, oeuvrez depuis votre place. Lui le fait avec beaucoup de cohérence. Il s’en est déjà expliqué. (cf. pourquoi je ne vais pas à la télé) Il analyse, il restitue, les rôles suivants sont à prendre par d’autres volontés.
      Pour l’instant il sait qui il est, il croit savoir qui il n’est pas et que l’on voudrait qu’il soit.
      Pour avoir bavardé de cette question avec lui ce soir-là, j’espère ne pas le trahir.

      J’ai l’impression de relire les commentaires qui sommaient il y a quelques temps Paul Jorion d’entrer dans l’arène politique. Heureusement qu’il a de l’humour.

      P.S: Vous dîtes … J’aime assez l’idée « d’abandon » évoquée plus haut…

      Après l’abandon de ce qui était fini, il y a la joie. Avant, il n’y a pas de place pour les deux.
      C’est ce que j’ai vu dans le regard lumineux d’Anna dans le film « Un poison violent »

  8. @ Simorg

    « Comment éviter les violences » Pas possible de les éviter toutes, mais on peut y travailler et les endiguer, travail de fourmis. Mais une accumulation d’anodins…………. On y travaille concrètement
    par l’ apprivoisement mutuel.

    « Les vraies transformations sont hors temps » Elles se font dans le moindre mouvement en entrainant d’autres. Devenant perceptibles par accumulation et convergence.

    « il faut donc de la patience et de courage. » Et de la joie, ça aide!

    « Personne ne peut rien pour nous . » Si..nous dans Nous!

    « beaucoup attendent d’autrui des solutions. » Certes mais beaucoup aussi mettent en oeuvre des alternatives, petit à petit………

    « .c’est ainsi que rien n’est encore tangible. »

    Pas si sûr, on pose ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus. On avance à taton, les opportunités faisant les rencontres et inversement, le tangible vient de lui même. Vous êtes tangible, moi aussi, nous aussi.

    C’est vrai que l’on passe par des moments de fatigue et de découragement, que par moment on se sent une affinité avec le saumon remontant la rivière et les barrages. C’est pourquoi nous avons besoin de nous soutenir les uns et les autres. Nous avons besoin de nous.

    Hauts le coeurs!

    La Chanson Du Maçon: Maurice Chevalier
    http://www.musicme.com/#/Maurice-Chevalier/albums/Heritage—60-Ans-De-Chansons,-Vol.3—1965-0600753107768.html?play=01_06

    Il était une fois
    Tout là-haut sur un toit
    Un maçon qui chantait sa romance
    Ce fait n’a l’air de rien
    Vous allez voir combien
    Un p’tit fait peut avoir d’importance
    Comme il me reste à vous prouver comment
    Je vais commencer par le commencement

    (Refrain)
    Un maçon chantait une chanson
    Là-haut sur le toit d’une maison
    Et la voix de l’homme s’envola
    Pour se poser par-là
    Comme un oiseau sur la
    Voix d’un autre maçon
    Qui reprit la chanson
    Sur le toit voisin de la maison
    Et ainsi commença l’unisson
    De deux maçons et d’une chanson !

    De maçon en maçon
    De pignon en pignon
    Et de rue en ville et en village
    La chanson prit son vol
    Et dans sa course folle
    Accrocha tous les échafaudages
    Le bon vieux curé se mit à danser
    Parce que dans le pays tout entier

    Mille maçons chantaient une chanson
    Tout là-haut sur le toit des maisons
    Ca leur donnait du coeur au boulot
    Les matériaux
    Tout seuls
    Semblaient monter tout seuls !
    Et les maisons
    Poussaient comme des champignons
    Ca faisait la joie des compagnons
    Qui chantaient avec tous les maçons
    Tout là-haut sur le toit des maisons !

    De chantier en chantier
    Tous les corps de métiers
    Travaillaient et chantaient en cadence
    Le soleil dans le ciel
    Trouva tout naturel
    De rentrer à son tour dans la danse
    C’est alors qu’il m’est venu cette idée
    Vous n’en ferez que ce que vous voudrez

    Si tout l’monde chantait comme les maçons
    Si chacun apportait son moellon
    Nous rebâtirions notre maison
    Qui deviendrait
    Bon Dieu !
    La maison du Bon Dieu !
    Notre chanson
    Serait la plus belle des chansons
    Et quand viendrait la belle saison
    Nous serions des millions de maçons
    A chanter sous le toit d’nos maisons !

  9. @Saule
    Merci pour la musique !
    Comme je l’écris plus haut je suis d’accord avec vous sur ce que j’appelle les millions de gouttes d’eau.
    Mais… la rosée s’opère sur toute la nature en terrain propice, dans un certain espace. Nous savons, d’expérience, qu’il ne faut pas inviter certains aspects tels que la révolte, la propension à juger, à mettre de l’espoir qui ne fait que cacher la concession. D’ailleurs, il n’y a pas d’espoir.
    La joie est nécessaire comme d’autres ingrédients… il est vrai qu’elle me manque… là. Aussi, est-ce la raison, (probablement), pour laquelle des intervenants mettent des bémols à ce que j’avance.

  10. Le débat était intéressant cependant je note que la question de l’Euro et des institutions Européennes sont une forme de Totem qu’il est interdit de démolir. Il y avait plusieurs facettes : La première assez naïve étaient, « si on sort de l’Euro, après moi le déluge », ou « l’Euro comme monnaie de réserve internationale » pour flatter notre égo d’Européen avec des élans presque nationalistes. Il y avait la facette politique, entre le MODEM et le PS avec une croyance encore naïve mais touchante qu’on pourrait changer le système de l’intérieur avec l’espoir du fédéralisme qui redonnerait la parole aux peuples Européens. Enfin une dernière facette avec l’un des deux plans de sortie de Mr Lordon, qui envisage que le jour ou les Etats devront choisir entre les institutions Européennes et la Finance, ils choisiront de sacrifier la Finance.
    Malheureusement si on croit que les institutions Européennes sont les courroies de transmission d’une pensée et d’une politique économique aux pays Européens sur un mode antidémocratique, le seul plan de sortie crédible est le retour des Etats-nations et aux monnaies nationales. Il est dommage ou il est encore trop tôt pour voir des intervenants aller à la fin du raisonnement dont ils perçoivent inconsciemment les insuffisances.

  11. Beau succès, Paul, mais quelle bande de baratineurs ! On est bien France, le pays où on se contente de causer !

  12. Débat copieux mais très intéressant…

    Une fois de plus je me repose la question de ce qu’est une crise systémique car quelque chose m’échappe :à travers les propos entendus , il me semble bien qu’un certain nombre d’individus tirent grand profit de ce système et que des lobbys très influents ont mis la gomme pour repartir sur le néolibéralisme , sur  » la sortie de crise  » , sans tirer les conséquences de la dérégulation , sans vouloir revenir sur des points importants comme la limitation de la spéculation, leur taxation, sur la séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires , sur les crédits à risque , ce qui projette une majorité d’entre nous sur un risque mortel car il me semble impensable qu’en cas de nouvel effondrement de recourir de nouveau à l’état pour resocialiser les pertes…A moins d’accepter un surendettement et une paupérisation sur 150 ans .

    Bref ce  » système  » semble bien être aux mains de quelques uns , alors que pour moi un vrai système , comme une dynamique familiale , ou un écosystème fonctionnent tout seul …
    La question me semble d’importance , car derrière il y a celle des responsabilités :comment aller vers un meilleur sans déconnecter les profiteurs de la donne injuste actuelle ?

  13. Bonjour,

    J’avais une question sur les gains de productivité, qui précèdent une redistribution des profits au désavantage des salariés. Si les salariés n’ont pas gagné beaucoup plus, le produit en revanche coûtait moins cher (du fait des gains de productivité). Donc, le salarié a aussi pu profiter de ce gain, en tant que consommateur, de même que celui qui se retrouvait au chômage.
    Si la consommation des classes basses et moyennes a stagné, est-ce du au fait que cette redistribution n’était pas suffisante, ou bien que les coûts de production ont cessé de décroître, ou autre(s) ?
    Merci d’éclairer ma lanterne, si possible.

  14. Je déterre ce sujet car ces vidéo prédisent exactement la situation actuelle, leur visionnage est captivant et permette une bien meilleure compréhension de l’actualité. A remettre à la une !

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