L’actualité de la crise : les Américains pris à contre-pied , par François Leclerc

Billet invité.

LES AMÉRICAINS PRIS A CONTRE-PIED

Si la crise mondiale actuelle a eu les Etats-Unis comme détonateur, que peut-on y attendre de son évolution, puisqu’il est de tradition de dire que le pays montre par avance le chemin que les Européens vont ensuite suivre ?

Dans un premier temps, la montée du taux de croissance de l’économie américaine a pu faire croire à tout ceux qui ne voulaient voir dans les événements qu’une crise comme les autres, passagère et bientôt oubliée, qu’une issue était proche. Que tout allait repartir comme avant, en raison des capacités éprouvées de rebond des Américains. Puis est venu s’insinuer un doute à propos de la vigueur de cette reprise, d’autant plus glorifiée que l’Europe ne la connaissait pas. Enfin, et nous en sommes là, le terribles mot de récession est maintenant prononcé, l’hypothèse mystérieuse d’un scénario à la japonaise évoqué. La hideuse silhouette de la déflation a pris dans les commentaires la place de l’hydre de l’inflation.

Devant quoi les Etats-Unis sont-ils placés en réalité ?

Le diagnostic du mal n’est toujours pas formulé, mais il a fallu se rendre à l’évidence : les jeunes pousses de la relance n’étaient que route qui poudroie et herbe qui verdoie; la crise va être de plus longue durée qu’initialement annoncée. La prochaine étape sera de reconnaître qu’elle est chronique. Mais le fâcheux retard qui est actuellement enregistré laisse intacte la croyance largement partagée que tout va finalement retomber sur ses pieds. Pour une raison ne souffrant pas de discussion : il n’est pas à proprement parler concevable qu’il puisse en être autrement.

On entrevoit pourtant désormais qu’il va falloir faire preuve d’imagination et qu’il ne suffit pas d’avoir protégé l’industrie financière des méfaits d’une régulation contraignante pour en attendre le salut. Engagé dès le tout début de la crise, ce pari est pour le moins loin d’être gagné. Un jour ou l’autre, ne faudra-t-il pas revenir sur ce qu’ont été les causes de la crise actuelle – et non pas uniquement leurs facteurs déclenchants – pour en tirer les leçons ? Cela mettra le temps qu’il faudra, mais cela sera ça ou continuer à trouver refuge dans le déni qui a jusqu’ici prévalu. Impliquant de devoir constamment improviser pour faire face à la poursuite chaotique de la crise, en pratiquant la politique de l’autruche afin de préserver ce qui est considéré comme l’essentiel et qui n’est qu’accessoire. Tout dépend pour qui.

Quant aux Etats-Unis, première puissance mondiale, ils sont bien engagés dans une impasse dont ils heurtent le fond.

Les leviers dont dispose la Fed, bras armé de l’Etat et des mégabanques, sont-ils toujours efficaces ? On peut en douter. Dès demain mardi, la banque centrale devrait rendre publiques de nouvelles décisions, non sans atermoiements. Elle devrait adopter des demi-mesures qui ne seront pas à la hauteur des enjeux, comme l’administration et le Congrès viennent de montrer l’exemple en débloquant une enveloppe de crédits réduite de 26 milliards de dollars afin de soulager financièrement les Etats. On est loin du compte. Après avoir déjà injecté, sans résultat probant, des centaines de milliards de dollars dans l’économie, la Fed va devoir se réengager dans une politique de création monétaire. On parle d’une enveloppe maximum d’environ 200 milliards de dollars. Mais, si le scénario à la japonaise se confirmait, cela reviendra à commencer à combler un puits sans fond. A la différence près avec le Japon que cela ne pourra qu’accélérer la dégringolade du dollar de son piédestal.

Les commentaires vont bon train sur les divergences qui divisent les membres du Comité de politique monétaire de la Fed. Mais ne faut-il pas chercher dans son expectative actuelle une autre raison ? La crainte que ses dernières cartouches soient mouillées, que ses instruments soient devenus inopérants, qu’un affaiblissement du dollar pourrait résulter de leur activation, ce qui serait pire que tout, car il pourrait enclencher une crise de la dette ?

Quoi qu’il en soit, l’administration Obama sort fort démunie de cette situation, alors que l’intervention publique est plus que jamais indispensable. Certes, le marché obligataire s’est en général détendu ces dernières semaines, expression de la crainte – cette fois-ci des marchés – qu’une récession n’intervienne et fasse durablement chuter les actions. Les obligations redevenant, après avoir été l’objet de tous les dangers, la valeur refuge de toujours, car tout est relatif. Cela aide au financement de la dette publique, mais l’administration Obama doit faire face à une autre difficulté, qui est de nature politique et non pas économique ou financière.

La société américaine est dans son ensemble prise à contre-pied. Les valeurs qui lui ont été inculquées ne sont porteuses d’aucune solution, ce qui ne les empêche pas d’être revendiquées, tel un refuge illusoire. Un de plus. Le dogme du moins d’Etat s’oppose à la nécessité d’accroître dans la pratique son rôle, alors que l’économie de marché et la libre concurrence ne jouent plus leur rôle historique et ne s’affirment pas comme le moteur de la relance. La baisse des revenus fiscaux et l’ampleur du déficit budgétaire restreignent par ailleurs les marges de manoeuvre et d’action de la puissance publique.

La reconnaissance de ce fort déroutant contexte – selon le catéchisme en vigueur – se heurte à l’omniprésence d’un endoctrinement qui plonge ses racines dans la mythification de la conquête de l’Amérique et l’occultation de son histoire. A l’arrivée, la perspective des élections de novembre prochain accentue la pression sur les membres du Congrès qui répugnent à voter de nouvelles dépenses, car elles impliquent dans la tête de leurs électeurs de nouveaux impôts.

D’où peut venir la croissance dans un pays où la consommation des ménages y contribuait à plus de 70%, alors que les derniers chiffres font état d’une contribution limitée à 40%  ? Ne faut-il pas considérer comme l’une des raisons de la baisse de cet apport, à côté du chômage, la diminution de l’en-cours du crédit à la consommation, qui a reculé pour le cinquième mois d’affilé et n’a progressé qu’une seule fois depuis février 2009 ? On sait en effet que le crédit finançait environ un quart des dépenses de consommation des ménages américains, et que les banques ont considérablement durci les conditions dans lesquelles elles l’octroient désormais, notamment via le crédit revolving des cartes bancaires. Les Japonais, en leur temps, avaient construit des infrastructures, faisant avec ces gigantesques programmes le bonheur des entreprises de travaux publics et des politiciens arrosés au passage. La relance de la croissance américaine reste à ce jour une question non résolue, d’autant que son financement n’est pas réuni. Distribuer du pouvoir d’achat serait une incongruité.

Tout en s’enfonçant dans une crise sociale profonde – dont le chômage de longue durée et pas près d’être résorbé n’est que l’une des manifestations – la société américaine, désorientée et atteinte, se tourne vers son passé et aspire à ce que tout redevienne comme avant. Sans repères politiques lui permettant de sortir de cette impasse. Avec comme seul viatique un profond rejet de l’administration de Washington et de Wall Street réunis qui la pousse dans les bras de dangereux aventuriers douteux et manipulateurs.

Autre témoignage des importantes difficultés que cette société rencontre à sortir de son carcan idéologique, la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA), le régulateur des brokers, reconnaît devoir faire face à une importante recrudescence des escroqueries selon le schéma dit de Ponzi, dont Bernard Madoff conserve néanmoins la tête incontestée du classement. La crise économique, qui précipite leurs victimes dans l’abîme, aidant à les découvrir plus facilement. Nouveauté, les réseaux sociaux sur Internet sont devenus un vecteur important de recrutement des victimes, rebutées par le marché des actions et des obligations et attirés par des rendements autrement plus alléchants. Il n’est pas rare, selon la FINRA, de voir proposés des rendements de 20% et 40%, allant même jusqu’à de plus de 100%, et d’attirer ainsi des milliers d’investisseurs. C’est donc un phénomène qui ne touche pas, comme c’était le cas avec Bernard Madoff, seulement quelques centaines de clients fortunés, ce qui ne l’empêche pas de drainer jusqu’à des centaines de millions de dollars à chaque fois.

Il apparaît que non seulement ce type d’escroquerie était si l’on peut dire monnaie courante mais, plus surprenant, qu’elle continue d’exercer un grand pouvoir attractif. Un son de cloche similaire est entendu du côté des gérants de hedge funds, selon lesquels de nombreux investisseurs continuent de manifester de très étonnantes attentes en recherchant des rendements de l’ordre de 25% annuel minimum. Une performance qui est pourtant devenue inatteignable. Les investisseurs n’admettent pas d’avoir perdu leurs si profitables joujoux.

Enfin, dernière illustration du même phénomène, un article publié par la revue en ligne Salon (en Anglais) développait de manière provocatrice une analyse caricaturale de la société américaine de demain. Les riches, y-est-il demandé, ont-ils encore besoin du reste de l’Amérique et vont-ils rester prêts à payer des impôts pour assurer son éducation, sa santé et ses services sociaux ? Décrivant une couche sociale dont les revenus vont de plus en plus être assis sur l’essor économique des pays émergents, dans laquelle la sphère financière qu’elle contrôle investit massivement – et où elle fait école – l’article se demande si l’avenir des classes moyennes américaines, condamnées à la marginalisation et au déclin, n’est pas à terme d’émigrer dans ces pays pour aller y chercher bonne fortune. Tandis qu’une immigration peu qualifiée, déjà si présente, viendra à moindre coût arroser le gazon des golfs, comme l’a si bien dit Michael Bloomberg, maire de New York, au service d’une manière générale du bien-être de la Upper class. Voilà la vision proposée de l’avenir radieux des classes moyennes américaines….

La crise financière aiguë que traversent les Etats américains est, quant à elle, arrivée à maturité. Le déficit auquel les deux tiers des 50 Etats américains vont faire face durant l’année fiscale américaine 2011 est estimé entre 84 et 120 milliards de dollars. Cela pourrait représenter la suppression de 250.000 emplois publics supplémentaires dans les 18 mois à venir. Ce qui donne la mesure de la situation que vont affronter les membres de la Chambre des représentants et les sénateurs en sollicitant le renouvellement de leur mandat. La modeste croissance de l’économie américaine n’a pas empêché la détérioration des finances des Etats et des collectivités locales, en raison de la baisse du rendement des taxes locales ainsi que la forte ponction effectuée sur les fonds d’indemnisation des chômeurs. La crise de l’immobilier et des taxes afférentes, qui pèse particulièrement, n’est pas près d’être réglée. 224 milliards de dollars de crédits fédéraux ont déjà été transférés aux Etats, une nouvelle enveloppe de 26 milliards de dollars devrait très prochainement être décidée par la Chambre des représentants. Cela n’empêche pas les Etats de devoir procéder à de massives coupes budgétaires, notamment dans les programmes sociaux. Celles-ci sont l’un des principaux vecteurs de propagation de la crise sociale, si l’on ne tient pas compte de la crise immobilière sur laquelle personne ne se hasarde plus à proclamer en voir la fin.

C’est non seulement un modèle de consommation à crédit qui est en train de s’écrouler aux Etats-Unis, mais un mode de consommation tout court. A commencer par l’acquisition de la maison familiale. Mais cela ne s’arrêtera pas là. A contrario, la réforme de la santé – en dépit de ses limites – illustre une première intervention accrue de l’Etat dans les affaires publiques, laissant le secteur des pensions de retraite, qui a beaucoup souffert de la crise, très largement dépendant du marché. Les débats de l’automne prochain sur l’évolution de la fiscalité et la suppression ou non des abattements consentis par l’administration Bush aux détenteurs de hauts revenus ainsi qu’aux classes moyennes sera peut-être l’occasion d’une timide amorce de redistribution des revenus. Cette évolution forcée et contrainte est toutefois loin de répondre aux besoins d’une société à la dérive.

Le fossé qui existe entre un paradigme qui ne fonctionne plus et un autre à inventer ainsi qu’à mettre en oeuvre est très profond. Une situation où les Etats-Unis montrent la voie à leur manière, sans tracer de chemin pour les autres. Car les Américains sont pris entre le rejet des responsables de la crise et le repli sur un credo incantatoire qui ne leur apportera pas d’issue.

La suite de l’histoire n’est cependant pas écrite.

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171 réflexions sur « L’actualité de la crise : les Américains pris à contre-pied , par François Leclerc »

  1. C’est marrant Mr Leclerc, vous (comme du reste la très grande majorité des commentateurs) ne parlez jamais des 2 guerres ou encore de la frontière Mexicaine et des cartels.

    C’est comme si les USA n’étaient qu’en crise économique alors qu’absolument tout s’effondre, sauf les multinationales bien sûr…

    1. C’est vrai, ce que l’on appelle l’appareil militaro-industriel américain est une donnée importante, de même que les deux guerres qui sont menées. La situation au Mexique et le développement du double pouvoir que représentent les cartels, ou bien le rôle que joue la majorité hispanisante aux E.U. ainsi que tous les travailleurs clandestins le sont également. Mais pourquoi croyez-vous donc que ces sujets sont écartés ? Difficile de tout parler.

      J’aurai pu parler aussi de cet extraordinaire situation qui veut qu’une catastrophe a simultanément lieu dans le Golf du Mexique et une autre en Russie, chacune avec des causes étroitement liées à ce que sont les régimes américain et russe. Dans un cas la recherche de la rentabilité maximum d’une multinationale du pétrole, dans l’autre la mise sous coupe réglée d’un pays par une oligarchie affairiste incapable de le gérer.

    2. Discours d’adieux du président des USA D. Einsenower en janvier 1961, il met en garde l’Amérique contre le lobby militaro-industriel.
      http://www.dailymotion.com/video/x14mcb_discours-du-president-d-einsenhower

      Juste une petite question, connaissez-vous le budget de défense des USA hors enveloppe complémentaire etc ?
      650 milliards de dollars pour 2009 !
      Le déficit budgétaire des USA tourne autour de 200 milliards de dollars par MOIS en 2010, vous avez bien lu ce n’est pas une erreur de frappe.

    3. Un (court) billet (en anglais) qui fait le lien entre guerres impériales, État policier et coupes budgétaires : What collapsing empire looks like », par Glenn Greenwald (blog sur salon.com).

      Une commission (parlementaire?) du déficit imagine des solutions pour réduire les dépenses de sécurité sociale, du programme Medicare et aussi de geler les salaires des militaires. Y est cité un article du New York Times qui évoque des écoliers forcés de prendre des congés supplémentaires pour raisons économiques, un county qui ferme complètement son système de bus et d’une ville qui a simplement éteint l’éclairage public, tout en « dégraissant » la police et en liquidant les hélicoptères de police.
      Puis un petit rappel de l’article Simon Johnson dans Atlantic de l’année passée, au sujet d’une éventuelle oligarchie…
      Mais une société qui n’a plus les moyens de s’offrir des écoles, des transports et de l’éclairage publiques afin de tenter de poursuivre des objectifs impériaux et le financement d’un système de surveillance sophistiqué, omniprésent et opaque est une société en cours de délabrement avancé. C’est vrai que les USA montrent toujours le chemin de l’Occident, qui n’en finit plus de mourir. « C’est son métier » écrivit Eco…

    4. Génial, ils vont bientôt faire pire que leurs alliés au moyen-orient, les soi-disant « moderate »: Egypte (excision), Jordanie (élections parlementaires repoussées à chaque nouvelles fièvre de l’actualité), Arabie Saoudite (décapitation, aucun accès aux soins médicaux pour les plus pauvres, totale avanie des services publiques).

    5. Bonsoir !

      le complexe militaro industriel m’apparait comme un outil , et non une solution !

      En revanche, je suis admiratif de la stratégie adoptée et mise en oeuvre par les chinois… et leurs alliés… Et ce, réalisé avec une intensité et sur un labs de temps beaucoup plus court que ne le fut celle des états unis !!!
      A ce propos, Mr LECLERC et autres, que pensez vous de l’annonce de l’iran ( Mr RABIMI), de commercer en devises hors dollars et euros? Mediatisation comme objectif, ou annonciateur d’une « entente future »?

    6. Les Iraniens savent faire de la politique !

      Ils s’insèrent dans l’air du temps, en annonçant des mesures dont la portée sera symbolique et qui les situe aux côtés des pays émergents.

    7. Les accords et les convergences avec le Brésil de Lula, le Venezuela, la Turquie, la Chine ou la Russie sont plus que symboliques… Ils constituent un front relativement cohérent face aux « instruments de la gouvernance mondiale » que d’aucuns voudraient voir imposés partout et à jamais.

    8. Un article critique du Monde du 6 août sur les guerres passées, le Vietnam et les « Pentagon Papers » et la réaction de Nixon traitant de « fils de pute » un homme de conviction : Daniel Ellsberg. Cet homme savait de quoi il causait, il avait travaillé pour l’administration Kennedy, Robert McNamara, Henry Kissinger, bref, « un gros calibre ». Il a aussi été mêlé de près à la crise des missiles à Cuba qui a mis le monde au bord de la guerre nucléaire. (L’interview récente de McNamara diffusée sur ARTE récemment le confirme par ailleurs.
      On y apprend aussi les manœuvres dissuasives de l’administration US pour discréditer D Ellsberg !

  2. Bien vu !

    Emmanuel Todd rajoutera t’il un titre de gloire à son palmarès déjà riche de la prédiction de la chute de l’Urss, celui de la chute de l’Oncle Sam ? (cf. Après l’Empire, son essai chez Gallimard). Suite au prochain épisode… To be followed, folks !

  3. Monsieur Leclerc, je suis étonné que vous ne citiez pas les dépenses d’armement et de guerre qui représentent une bonne partie du problème financier des USA. Par exemple, le déficit des états que vous donnez pourrait être facilement résorbé par le coût de la seule guerre en Afghanistan. Le coût annuel d’un soldat en Irak ou en Afghanistan est de l’ordre 1 million de dollar soit le coût approximatif de 20 personnes employées dans l’industrie ou les services sans compter que le soldat n’ajoute rien au PIB.

    1. @ atanguy

      Vu sous un certain angle, le complexe militaro-industriel est plutôt une solution qu’un problème :
      – c’est un secteur qui est le 1er exportateur mondial dans son domaine (l’un des derniers secteurs industriels au solde positif)
      – l’emploi du secteur ne faiblit pas (ou peu) pour le moment
      – la grande partie des troupes stationnées à l’extérieur est pris en charge par les pays hôtes
      – et pour les guerres d’Irak et D’Afgahnistan, les USA n’ont pas renoncé à prélever leur part le moment venu, même si ce moment tarde beaucoup (ces pays ont aussi bénéficié d’accords de réduction de dettes par les autres pays…)

      Enfin et surtout, la puissance militaire reste un élément important de sécurité pour les « investisseurs » aux USA, une sorte de garant en dernier ressort. Quel autre pays offre ce type de garantie? Pourquoi , à la moindre secousse, et contrairement à toute raison économique apparente, le monde entier continue à placer son argent aux USA?

    2. Je suppose qu’il y a des bénéfices secondaires.
      Maintien de forces de projection en état de nuire…
      Leader ship dans le choc des civilisations(Afghanistan)…
      Contrôle d’une partie des réserves de pétrole(Irak)…

    3. Je trouve aussi qu’on reste dans des considérations trop étroites, sans lever la tête pour voir d’où est venue la tempête ! Qu’est-ce qu’on va apprendre ainsi ? Que le compte n’est pas bon ?

    4. Contrats avec des sociétés mercenaires privées …contrats juteux et discrets..retrocoms.
      Black programs puits sans fonds pour le Pentagone et royalties colossales offshore.
      aso

    5. Je suis extrêmement sceptique quant à l’idée que le complexe militaro-industriel puisse objectivement constituer une « solution ». Ce complexe dépend largement des dépenses de l’Etat US, or cet état comme chacun sait connaît aujourd’hui des difficultés immenses ne serait-ce que sur le plan financier.

      D’autre part la polémique fait rage depuis un bon moment déjà concernant les choix du Pentagone.
      De l’aveu même de Rumsfeld du temps de Bush la moitié de ses dépenses sont des dépenses dites de fonctionnement. La question du technologisme versus facteur humain dans la guerre et pour la sécurité n’a toujours pas été tranchée non plus, voir à ce sujet l’excellent site dedefensa.org très en pointe sur cette question, où il est notamment question du JSF, cette technologie militaire aéronautique tellement sophistiquée qu’elle en devient inopérante, même les israéliens hésitent à l’acquérir.

      Comme le montre le billet de François la crise aux USA est aussi une crise intellectuelle qui ne concerne pas que l’économie. C’est l’ensemble des valeurs fondatrices de ce pays qui sont battues en brèche avec cette crise qui concerne tous les secteurs de la civilisation américaine.

      Sur les guerres proprement dites elles sont vouées à l’échec, on ne gagne pas les guerres contre la volonté des populations concernées. Les récentes révélations d’un site d’information australien le confirment.

  4. Excusez moi, mais je rappelle que la sécurité du trafic maritime est assurée par les USA (20 porte-avions sur les 24 en service dans le monde).

    La banqueroute américaine n’est absolument pas à souhaiter.

    D’abord parce que cela pourait être l’aube d’une trés grande instabilité mondiale,

    Mais surtout plus probablement parce que cela accellèrera la domination US sur le reste du Monde dans une sorte de fuite en avant.

    1. ll est bon de laisser ,un peu d’instabilité à l’entrée du golfe d’Aden,ça justifiera les actions futures…

    2. Il me semble que le problème est réglé, non ? Probablement suite à l’intervention de la marine française.

      Comprenons que les Etats Unis sont une Thalassocratie. Commerce et maitrise des mers.

      Dans quelques mois, il auront sécurisé l’ensemble du golfe persique, rendant sans danger la nouvelle route de la soie.

    3. Ce n’est pas le cas. Le dispositif militaire en place n’a pas sécurisé cette voie maritime. Renseignez-vous.

    4. Je peux vous dire qu’en ce moment ce sont des commandos de marine français qui sécurisent contre les pirates plus ou moins locaux la soixantaine de thoniers européens qui écument les eaux des Seychelles, conformément au protocole d’accord de pêche UE/Seychelles en vigueur jusqu’en 2011 (4,125 millions d’euros par an payés par l’UE au Gvt des Seychelles, « Merci l’Europe! » chantent les pêcheurs français! Ah non?).
      En fait du pillage institutionnalisé, grâce à l’UE, au détriment des pêcheurs locaux, qui se rabattent sur le requin ou l’espadon au cadmium… Ils ne peuvent pas lutter contre les 40 thoniers senneurs qui payent en plus 15 000 E de licence par an au gvt des Seychelles, ou les 20 palangriers à 3 000 E… Mais cet argent doit servir à promouvoir une pêche responsable et durable… Ou payer des troupes d’élite, très demandées sur le marché sécuritaire, pour protéger les bateaux contre les méchants pirates…

    5. Pour détendre l’atmosphère…
      Le porte-avions

      Transcription d’une communication radio entre un bateau de la US Navy et les autorités canadiennes au large de Newfoundland …

      Américains : Veuillez vous dérouter de 15 degrés Nord pour éviter une collision. A vous.

      Canadiens : Veuillez plutôt vous dérouter de 15 degrés Sud pour éviter une collision. A vous.

      Américains : Ici le capitaine d’un navire des forces navales américaines. Je répète : veuillez modifier votre course. A vous.

      Canadiens : Non, veuillez dérouter, je vous prie. A vous.

      Américains : ICI C’EST LE PORTE-AVIONS USS LINCOLN, LE SECOND NAVIRE EN IMPORTANCE DE LA FLOTTE NAVALE DES ETATS-UNIS D’AMERIQUE. NOUS SOMMES ACCOMPAGNES PAR 3 DESTROYERS, 3 CROISEURS ET UN NOMBRE IMPORTANT DE NAVIRES D’ESCORTE. JE VOUS DEMANDE DE DEVIER DE VOTRE ROUTE DE 15 DEGRES NORD OU DES MESURES CONTRAIGNANTES VONT ETRE PRISES POUR ASSURER LA SECURITE DE NOTRE NAVIRE. A VOUS.

      Canadiens : ici, c’est un phare. A vous.

      Américains : silence.

    6. Porte-avions actuels de l’US Navy
      Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
      Les États-Unis entretiennent actuellement onze porte-avions en activité. Le dernier livré à l’US Navy fin janvier 2008 remplacera un autre bâtiment, le CV-67 John F. Kennedy, retiré du service actif (23 mars 2007) et placé en réserve à Philadelphie. La situation budgétaire due à la guerre contre le terrorisme, à la guerre d’Afghanistan et à la guerre d’Irak risque de faire fondre les effectifs de la flotte, réduite à dix unités opérationnelles en 2012.

    7. l’impact psychologique de la vision de deux porte-avions coulés par une petite batterie côtière serait assez terrible, sont ils encore des navires réellement pertinents? pas si sûr.

    8. Mea culpa,

      Il n’existe que 11 PA en activity au sein de l’US Navy.

      Mais en terme de tonnage, les PA US cumulent 1.103.500 tonneaux et le reste du monde, au mieux 300.000.

      http://en.wikipedia.org/wiki/Aircraft_carrier

      Tout ça pour dire que j’acquiesce aux discours de François Leclerc sur l’Etat financier de l’Amérique.

      Mais je dis que la conséquence sera un développement de l’empire Américain et non un effondrement.

      Pour le dire autrement : au poker, celui qui emporte le pot à la fin de la partie est celui qui est venu à la table avec son six coups.

    9. 10 ou 11 porte avions (PA) en ligne, cela ne permet de maintenir en mer que 7 unités à répartir à raison de un ou deux bâtiments par flotte; il existe actuellement six flottes numérotées de 2 à 7 et répartie par zones géographiques.

      Les appareils de détection radar de ces PA peuvent être projetés à un peu plus de 1000 km et peuvent détecter des cibles maritimes jusqu’à moins de 100 km. Ils ne sont donc pas adaptés aux missions de surveillance de la piraterie sur une zone de 2500 km de rayon. Les avions d’attaque ont un rayon d’action identique à ceux de détection et il faudrait donc 4 à 5 PA pour contrôler la piraterie dans la zone « exploitée » par les somaliens… Il serait possible d’effectuer la détection par un satellite géostationnaire… encore faudrait-il que les ROE (règles d’engagement) permettent de tirer à vue sur suspect, ce qui est contraire au droit international et aux directives onusiennes.

    10. Reprise d’un de mes anciens commentaires (rédaction 06/2008):

      Une gouvernance chaotique

      Dans cet état incertain du monde d’aujourd’hui, les états se sont à peu près unanimement accordés pour déléguer tacitement au leader de la première division (les USA) le rôle de gendarme. Même si certains rompent le silence pour critiquer cet état de fait, personne n’est en mesure de proposer mieux ou de s’y opposer trop ouvertement. L’avantage du système est un certain confort universel, sauf pour les américains qui doivent endosser souvent seuls des responsabilités auxquelles ils ne sont pas toujours préparés. Comme les organisations internationales, l’ONU principalement, n’arrivent pas souvent à trouver à temps les convergences qui seraient nécessaires à plusieurs, le pragmatisme conduit à préférer cette forme d’« efficacité » pas très efficiente.
      L’inconvénient, de taille, c’est que les USA sont contraints à des dépenses militaires dispendieuses (3 à 4% de leur PIB ; FY 2007-8) dont les deux cinquièmes environ pour cette police du monde. Or, c’est le même montant qui représente le déficit budgétaire annuel des USA. Il n’y a là aucun hasard : la logique est que ce sont les bénéficiaires de ce « service de gendarmerie » qui doivent combler et financer ce même déficit ! C’était hier l’origine principale de l’inflation planétaire, ce déficit participe aujourd’hui à la surabondance des liquidités qui, par le refinancement des créances, alimentent toutes les « bulles » (financières, immobilières, des matières premières, et de tout type d’actif en général sur lequel on puisse spéculer) lesquelles éclatent, après avoir enflé, les unes après les autres. Cet état des choses ne peut perdurer que tant que le gendarme reste crédible dans sa capacité à intervenir avec efficience, partout où cela s’avère nécessaire. Plus le monde est incertain, moins cette crédibilité peut être assurée. Plus les nécessités d’intervenir seront importantes, plus les américains devront se doter d’armements, plus leur déficit sera élevé et plus il contribuera à alimenter les crises financières. Initialement la charte des Nations Unis déléguait ce rôle de gendarme à un directoire de membres permanents du Conseil de Sécurité. Il serait de bon ton que ceux-ci soient solidaires dans les moyens mis en œuvre et que les places y reviennent à ceux qui peuvent assumer leur rang.
      Voilà comment on en est arrivé à ce que les fonds dits « souverains » de Chine et de Russie concourent, au lieu de pourvoir au développement de ces pays qui ont pourtant de sérieux besoins insatisfaits, à financer les déficits publics américains et les bulles spéculatives, exactement comme auparavant les champions économiques, vaincus au cours de la seconde guerre mondiale, ou les pays exportateurs de coûteuses matières premières et donc, par delà, le budget de la défense des USA. Cet état de fait perdure parce que ces deux pays, et avant tout autre leurs dirigeants, n’ont pas même confiance dans leur propre stabilité socio-économique. Voilà des régimes que l’on dit « forts » et que leurs élites politiques et entrepreneuriales jugent peu aptes à supporter des investissements domestiques pérennes ! Cette situation évoluera dès que les USA montreront des signes de faiblesse ou d’inaptitude à leur rôle de gendarme. Alors la Russie mais surtout la Chine entreront en compétition pour substituer leurs normes, pour ne pas dire leur normalisation, à celle des Etats Unis. Des confucéens devraient pourtant savoir que la force à l’extérieur découle de la sérénité à l’intérieur… Le crépuscule de l’Union Soviétique devrait pourtant le leur remémorer.

  5. Un peu d’économie-fiction : et si les USA, le moment venu, en venaient à renégocier leur dette extérieure? N’est-ce pas une solution prometteuse? On a présenté les avantages et les inconvénients de ce type de solution pour des pays comme la Grèce, avec semble-t-il beaucoup d’inconvénients. Mais qu’en est-il des USA? comme vient de le mentionner SJA, ils disposent de 20 des 24 porte-avions en service dans le monde. Un tel client ne mérite-t-il pas le respect et la compréhension de son banquier? Cela empêcherait-il même les autres pays de revenir chercher la sécurité après la purge?

    1. Toute « négociation » est basée sur un rapport de forces à la fois réel et imaginaire : c’est la beauté de la négociation et, comme à la guerre, une grande incertitude quant au résultat.

      Pour les USA, renégocier la dette veut dire trouver un terrain d’entente avec leurs principaux créanciers, en Asie.

    2. Les négociations avec les chinois n’ont pas la réputation d’être facile.
      Il est impératif de tenir l’alcool et de faire attention à ce qu’on dit; il prenne la mouche pour un rien.

    3. Cher François « le Sombre »,

      Vous avez raison au sujet de l’état de l’économie Américaine. Si tout se réglait par l’économie, les Etats Unis tomberaient en banqueroute et basta.

      Mais suis convaincu que nous allons plutot assister à un expansionnisme américain identique au celui qui a vu Rome passé de la République à l’Empire.

      « Le budget devrait être équilibré, les finances publiques devraient être
      comblées, la dette publique devrait être réduite, l’arrogance de
      l’administration devrait être abolie et contrôlée, et l’aide aux pays étrangers
      devrait être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. Les gens doivent
      apprendre à travailler, au lieu de vivre sur l’aide publique. »

      Marcus Tullius Cicero, 55 avant J.-C.

      Tout le Monde sait ce qu’il advint ensuite.

  6. Il me semble que le problème est réglé, non ? Probablement suite à l’intervention de la marine française.

    Comprenons que les Etats Unis sont une Thalassocratie. Commerce et maitrise des mers.

    Dans quelques mois, il auront sécurisé l’ensemble du golfe persique, rendant sans danger la nouvelle route de la soie.

  7. Bonsoir à tous

    Sur le site de Michael Panzner ( Financial armageddon), sont présentés quelques exemples d’ un nouveau mode de consommation aux us concernant la classe moyenne. Il s’agit d’un revirement complet par rapport au work & buy.
    Ceci a de l’importance même si c’est encore marginal.

    Cordialement.

  8. Les riches, y-est-il demandé, ont-ils encore besoin du reste de l’Amérique et vont-ils rester prêts à payer des impôts pour assurer son éducation, sa santé et ses services sociaux ? Décrivant une couche sociale dont les revenus vont de plus en plus être assis sur l’essor économique des pays émergents, dans laquelle la sphère financière qu’elle contrôle investit massivement – et où elle fait école – l’article se demande si l’avenir des classes moyennes américaines, condamnées à la marginalisation et au déclin, n’est pas à terme d’émigrer dans ces pays pour aller y chercher bonne fortune. Tandis qu’une immigration peu qualifiée, déjà si présente, viendra à moindre coût arroser le gazon des golfs, comme l’a si bien dit Michael Bloomberg, maire de New York, au service d’une manière générale du bien-être de la Upper class. Voilà la vision proposée de l’avenir radieux des classes moyennes américaines….

    c’est un véritable remplacement de population.

    il est clair que lorsque l’on observe dubaï ou autres émirats et paradis fiscaux, ‘les riches’ ont tout prévu, de jolis quais pour les yachts, de hauts gratte-ciels pour se sentir petit et grand à la fois, des casinos somptueux, une société sans délinquance mais paradis des belles femmes, juste entre eux rien qu’entre eux d’où ils passeront leurs ordres s’ils devaient s’éclipser un temps du fait de graves troubles sociaux.

  9. Quel est le problème de fond? Il faut se rappeler de certaines stations de l’histoire américaine. Tout a commencé par un rêve accompli: créer du neuf dans un pays nouveau, vide (à part de quelques indigènes à décimer) et riche; sans monarchie absolue, il fallait juste coire en dieu, mais cela de facon irreprochable.
    L’histoire économique des USA repose sur la conquête de l’espace (en terme de territoires) et l’exploitation (sans gêne) des richesses naturelles. Je me souviens (j’ai passé un partie de mon enfance aux USA) que le papier sur lequel nous faisons nos devoirs était fait de fibres de coton et de bois, de très bonne qualité donc, mais c’était du gâchis. Le changement sera plus dur à porter pour les américians que pour les européens, familiarisés avec crises et downshifting.
    Pour l’instant, le gouvernement amércian essaye de faire semblant de maintenir son niveau de vie, mais la dette augmente et cela finira par un breakdown monétaire. Ce matin, un expert m’a dit que 90 pourcent de la masse monétaire qui circule sur le gobe était de la monnaie « électronique », c’est-à-dire virtuelle. Je ne sais si cela est vrai, mais ce ne rend pas très optimiste.

    1. 10% de la masse monétaire en circulation dans le monde sert aux échanges entre Etats et sociétés pour payer les biens et services…et 90 % est de la monnaie virtuelle sur les marché dérivés…!
      (il se traite de l’ordre de mille millards de $ par jour…!)

  10. D’où peut venir la croissance dans un pays où la consommation des ménages y contribuait à plus de 70%, alors que les derniers chiffres font état d’une contribution limitée à 40% ? Ne faut-il pas considérer comme l’une des raisons de la baisse de cet apport, à côté du chômage, la diminution de l’en-cours du crédit à la consommation, qui a reculé pour le cinquième mois d’affilé et n’a progressé qu’une seule fois depuis février 2009 ? On sait en effet que le crédit finançait environ un quart des dépenses de consommation des ménages américains

    Question : l’hypothèse suivante est-elle exacte ?
    Admettons que les crédits à la consommation aient chuté de 25% à plus 10% du PIB, soit un recul de au moins 15%. Etant donné une chute de 30 % (70 -40) de la consommation globale dans le PIB, la chute des revenus serait au minimum de 15 %. Resterait alors pour mieux comprendre la situation sociale et politique, à savoir comment cette chute se répartit entre classes sociales…

  11. Encore une fois, très bon résumé de la situation.

    A propos de l’immobilier, un nombre incalculable d’investisseurs européens sont en train de se faire berner. ça beau être les soldes aux US, qui veut acheter des condos dans des quartiers qui se vident et qui deviennent de moins en moins sécuritaires ? La situation aux États-Unis est devenue incontrôlable et personne n’est en mesure de voir comment tout cela va finir.

    1. Les européens qui ont de l’argent disponible n’ont plus de solution pour que l’argent TRAVAILLE à leur place.

      Comme c’est triste et que cela doit être douloureux !

  12. C’est très intéressant parfois de s’attarder à la lecture des commentaires de l’excellente note de Mr Leclerc (comme d’habitude et je l’en remercie), note qui devise de la situation économique des USA. Pour faire clair, je vous cite un exemple concret. Une de mes anciennes collègue est professeur, encore en activité à 65 ans, au Va Hospital de Los Angeles et dirige aussi un laboratoire à UCLA. Elle n’est plus payée que trois semaines sur quatre, ce qui veut dire que l’Etat de Californie a réduit d’autorité son salaire de 25 %. Allez demander à n’importe quel fonctionnaire français d’accepter, sous prétexte que l’Etat n’a plus les moyens de payer ses employés (ce qui est le cas : l’Etat emprunte auprès des marchés chaque jour pour payer ses employés), de voir ses revenus autoritairement abaissés de ce même pourcentage, ce sera tout de suite la révolution ! Donc, vu de l’Europe et de la petite France, la situation économique américaine échappe, en profondeur, à nos analyses hexagonales.
    Maintenant, en ce qui concerne les commentaires, je trouve très significatif et inquiétant que l’on parle du complexe militaro-industriel des USA en ces temps de crise économique. En effet, les nombreuses entreprises impliquées dans la manufacture et la vente d’armements sont pour les plus importantes d’entre elles situées en Californie (Raytheon, General Dynamics, Northrop,…) mais elles ne participent pas directement au budget de l’Etat puisque l’essentiel de leur activité est contractée par le gouvernement fédéral ! Et monsieur « Terminator » n’y peut rien …
    Mais ce qui est plus inquiétant encore c’est cette espèce de sixième sens des commentateurs qui semblent souhaiter une guerre, une vraie cette fois, pour sortir la planète de l’ornière dans laquelle elle se trouve aujourd’hui et plus encore demain si rien n’arrive.
    Les rois de France faisaient la guerre pour renflouer les caisses de l’Etat, où la guerre va-t-elle être délibérément déclenchée maintenant ? C’est la seule issue plausible qui reste pour sortir le monde de la crise, et peut-être, à l’issue de ce conflit, construire de nouvelles perspectives pour l’avenir…

    1. Sur le complexe militaro-industriel, j’ai écrit solution avec des guillemets implicites, car bien sûr ni moi ni sans doute les autres commentateurs ne sont fascinés ni favorables à cet état de fait. Je n’ai pas non plus dit qu’il déboucherait sur une guerre de grande ampleur.

      Simplement, son rôle, notamment depuis une dizaine d’années, est de constituer une forme de relance keynesienne permanente, dont les USA auront bien du mal à sortir, même si ces dépenses sont régulièrement critiquées… puis acceptées et votées, car il y a toujours une urgence quelque part dans le monde. Cette dépendance avait en son temps été soulignée par un Eisenhower à la fin de son mandat. J’ai tendance à croire que des formes qui perdurent 50 ans dans un pays (par ailleurs fort mobile) en constituent une caractéristique profonde. A ce stade, que l’outil soit efficace ou non est presque secondaire.

      Enfin, il participe à cette fascination inavouée du monde envers les USA et leur brutalité. Ainsi, lorsque vous citez une baisse de 25% du salaire des professeurs en médecine (avec une envie visible qu’elle soit appliquée en France) vous oubliez bien vite de faire le lien avec vos commentaires sur les sociétés d’armement ou les dépenses de fonctionnement de défense et sécurité, toutes payées par l’Etat. Un peu de cohérence…

    2. Pendant les 2 guerres mondiales, les USA ont siphonné les avoirs (en or en premier lieu) des belligérants alliés (France et G.B. en particulier). La guerre a ensuite permis d’imposer la pax americana et l’exportation de leur modèle économique, puis l’étalon dollar. Guerres profitables, donc.

      Le Viet-Nam, s’il a permis de doper l’industrie de l’armement, a été un gouffre financier.

      Je crois plutôt que les rois de France se sont ruinés dans les guerres. Seules les guerres de conquête rapportent (Bonaparte en Italie, 1ère partie de l’épopée napoléonienne,…) ou celles payées par les autres (à voir toutefois pour l’Irak).

      Quant au complexe militaro-industriel, les USA n’ont plus le choix : sa puissance (emplois, exportations, assise de la puissance politique) interdit tout retour en arrière.

  13. « C’est vrai, ce que l’on appelle l’appareil militaro-industriel américain est une donnée importante »

    Ce n’est pas une « donnée importante » c’est l’ essentiel: le cout ruineux et mortel de ces guerres petro/israelo/coloniales ont déjà détruit les US sur le plan moral et financier. La Chine attend son heure.
    les US ont remporté le jackpot en 45 d’une guerre mondiale qu’ ils avaient plus que grandement contribué a créer par la fin de la première guerre et la crise économique de 29. N’est il pas ?
    Pourquoi s’empêcheraient il de recommencer ? Qu’ont ils a perdre aujourd’hui ? : Une très grave et profonde crise économique , un conflit mondial « contrôlé » par l’armée la plus puissante du monde qui remporte une nouvelle fois la mise.
    And the winner is ?

    1. coucou,

      Personne !
      « je ne sais pas quand aura lieu la 3 ème guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c’est que la quatrième se fera à coup de massue ! »
      Einstein.

      ON est toujours si proche et si loin du néant.

      Bonne journée

      Stéphane

  14. Une explication de cette difficulté à retrouver de la croissance peut venir du déficit commercial
    La fed de St Louis suit ce déficit :
    http://research.stlouisfed.org/fred2/series/NETFI?cid=108

    Sur longue durée, le commerce extèrieur (en fait le solde commercial qui outre le commerce extèrieur, tient compte des transferts du tourisme) d’un état doit être équilibré.

    La contrepartie de ce déficit a été une dette des agents « privés » .
    Le maintien de la croissance US a été tenté en substituant à la dette privée, une dette publique.
    Le maintien de la croissance comme dans la période 2001-2008bnécessiterait que la dette bublique croisse dans un même volume que la dette « privée » dans la période 2001-2007
    soit en rythme relatif en rapport inverse de la dépense publique et de la dépense privée entre 2001 et 2007 grosso modo 5 fois plus vite

    On arrive au plafond de dette publique et donc à un arrêt net de la croissance économique US

    1. « Sur longue durée, le commerce extérieur (en fait le solde commercial qui outre le commerce extèrieur, tient compte des transferts du tourisme) d’un état doit être équilibré. »

      Pas tout à fait dans un marché mondial de capitaux libre, c’est la balance des paiements qui doit être équilibrée. Tant que les déficits publics et de la balance commerciale sont financés par des capitaux importés pas trop chers, rassurés qui plus est par une hégémonie militaire telle que celle de l’empire US, roulez jeunesse!

    2. Ma thèse est que DE NOS JOURS, la croissance nourrit la dette plus que la dette nourrit la croissance.

      Comme la dette est énorme, impossible à rembourser, la croissance qui avait besoin d’une dette EN CROISSANCE, a épuisé toutes les solutions et est devenu un MYTHE.

      La croissance est morte.

  15. « l’article se demande si l’avenir des classes moyennes américaines, condamnées à la marginalisation et au déclin, n’est pas à terme d’émigrer dans ces pays pour aller y chercher bonne fortune ».

    Le film de SF Inception montre une nouvelle version de l’american dream. Avec l’imagerie virtuelle, plus besoin d’émigrer, il suffit d’être bien branché sur le bon programme. Il est question de comment implanter une idée dans le cerveau d’une victime. La victime, c’est l’héritier d’une multinationale qui pèse pour 50 % du PNB terrestre. Ça finit bien.

  16. Christine Lagarde et Jean-Claude Trichet peuvent dire merci à la Banque nationale suisse. Grâce à la BNS, l’euro a repris un peu de couleur. L’institut suisse d’émission a acheté 105 milliards d’euros au premier semestre. Pas pour faire plaisir à la ministre française de l’Economie ou au président de la Banque centrale européenne, mais pour freiner l’envolée du franc suisse, qui pénalise les exportateurs. Actuellement, selon le dernier bulletin de la BNS, 70% des placements sont en euros. Beaucoup plus que les avoirs en dollars, en yen, en livres sterling ou en dollars canadiens.

    Evidemment, ces achats massifs d’euros ont coûté cher à la BNS : 4 milliards de perte au premier semestre. Ce n’est pas trop grave, car la BNS a pour mission d’assurer la stabilité des prix en Suisse et pas de faire des bénéfices. Malgré tout, la BNS versera cette année 2.5 milliards à la Confédération et aux cantons. Mais ce soutien massif inquiète l’ancien économiste en chef de la BNS, Kurt Schildknecht, qui affirme, dans un article paru dans Handelsblatt : «Au final, l’économie suisse devra d’une manière ou d’une autre payer l’addition».

    En attendant, malgré la hausse du franc par rapport à l’euro, les exportations suisses se portent très bien : elles ont bondi de 8.2% au premier semestre et la balance commerciale est excédentaire de 9.9 milliards. De quoi rendre jalouse Christine Lagarde, alors que le déficit commercial de la France s’est creusé à 24.5 milliards d’euros.

    Mais la hausse du franc suisse ne fait pas que des malheureux. Les dizaines de milliers de frontaliers français qui travaillent en Suisse et qui sont payés en francs ont vu leur salaire augmenter de 15%, sans faire la grève et sans rien demander. Cela ne durera pas, mais c’est toujours bon à prendre.

    mediapart

    http://www.mediapart.fr/club/edition/lheure-suisse/article/090810/europe-merci-la-bns

    1. Un petit truc rigolo, c’est que la BNS assure que ce déficit sera en partie adouci par les bons résultats de la structure de cantonnement des « actifs pourris » de l’UBS. Quand une catastrophe en adoucit une autre, il y a de quoi garder le sourire, non?

      Voir ici:

      De plus, le résultat du fonds de stabilisation (StabFund) pour l’UBS n’est pas encore inclus. La BNS indique qu’il fournira une contribution positive pour le premier semestre. Le rapport semestriel complet sera publié le 13 août.

      Ils ont une pierre philosophale à la BNS?

    2. @Igor
      Il est fort possible et même probable que les actifs cantonnés dans le fond de défaisance d’UBS aient dégagé un résultat positif s’ils ont été suffisament dépréciés au moment de la création de la structure. Pour ce qui concerne la valeur des actifs eux mêmes, c’est pas la même chanson. Suffirait de demander à UBS si les bénéfices la font saliver et à quel prix elle voudrait les reprendre… On connaît la réponse.

  17. Gallup Predicts A Ruling Party Rout In The Midterms Based On Obama’s Popularity Rating

    Of course, the administration (and its dwindling members) is well-aware of this fact, which is why the next three months will likely see a record amount of pandering, populism and outright manipulation of everything that can be manipulated: that includes mortgages rates, and of course, stocks.

    http://www.zerohedge.com/article/gallup-predicts-ruling-party-rout-midterms-based-obamas-popularity-rating

  18. @ François Leclerc,…
    « Une relance de la croissance américaine reste à ce jour une question non résolue, d’autant que son financement n’est pas réuni. « DISTRIBUER DU POU(R?beau lapsus)VOIR D’ACHAT SERAIT UNE INCONGRUITE ».
    Mais absolument pas; relisez S.Gesell, Pareto et Wilson Douglas, tout le débat d’il y a 14 mois env.
    sur le présent blog (rubrique « monnaie »)…
    La pierre d’angle de l’économie distributive consiste en la distribution raisonnée d’un POUVOIR d’ACHAT complémentaire FUSIBLE/fondant pour des achat (biens & services) SOCIALEMENT UTILES (pas des Hummer’s ou des piscines aux states) sélectionnés par une TAXE POSITIVE (A.V.T.) ristournable aux commerçants via Chambre de Compensation et finançable sur la production industrielle & le capital…
    ça aurait pu fonctionner au Manitoba, ça a sorti l’Argentine du pétrin en son temps,…

    Les millions de familles en fin de droit qui vont connaître l’hiver dehors aux States apprécieraient ce revenu inconditionnel lié à la naissance…

    Bien à vous, de toute façon, merci pour vos éclairages passionnants depuis trois ans. M.S.

  19. Depuis 2001, le budget défense américain a plus que doublé.
    Le budget du Pentagone, représente plus de 40% de l’ensemble des dépenses militaires mondiales.
    Wall Street Journal 2007, George W. Bush: « Nous pouvons rééquilibrer le budget fédéral d’ici 2012. Début février, je soumettrai un budget qui fera exactement cela ».

  20. Qui va relancer ? Les pays émergents et leurs nouvelles élites !
    On parle toujours des pays émergents comme s’ils étaient de nouveaux consommateurs et de nouveaux producteurs. En fait, on y trouve de nouvelles élites prêtes à s’expatrier partout dans le monde, contrairement aux élites de l’Ancien Monde : celui qui a colonisé et qui n’arrive pas à de remettre de la décolonisation !
    Un exemple : Ajay Banga, nouveau top manager de MasterCard !
    http://www.tijd.be/nieuws/ondernemingen_financien/_-Bankiers_worden_te_zwaar_afgestraft-.8940535-3096.art
    L’état d’esprit est un facteur fondamental de la décadence.

  21. Quelle société ?
    Deux commentaires à propos d’un article où il était question de raboter les hautes pensions des fonctionnaires :

    http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/il-faut-ecremer-les-pensions-elevees-des-fonctionnaires/article-1194789106972.htm

    lechatvif | 6 août 2010

    Merci Senec pour ces rappels essentiels … si les indépendants venaient à disparaître, il n’y aurait plus de Belgique. Ni d’autres pays, par la même occasion. Cette méconnaissance, de la part de l’administration, a fait beaucoup de dégâts dans le passé. Fort heureusement, il y a un retour de conscience à ce propos. Et ce n’est pas trop tôt … Il est vrai que la gauche, et plus particulièrement celle du Sud, a tenu la population dans un état second de dépendance vis-à-vis du socialisme. Et l’on a vu et on voit encore ce que cela a donné, notamment lors des dernières élections. Le problème c’est que, maintenant, on ne sait plus raser gratis, il n’y a plus d’argent. Taxer plus ? Alors, les investisseurs vont fuire et, de fait, en regardant mieux, cela a déjà commencé. Il est triste, cependant, que beaucoup objectent encore en exprimant des opinions sans regarder les chiffres … mais il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir … On est mal « barré » depuis fort longtemps et on se demande quand il y aura un vrai comamndant au gouvernail … Et dire qu’il y en a pour critiquer l’Europe … où serions-nous sans elle qui nous a sauvé de quelques dévaluations auxquelles nous aurions du faire face après autant de dérives !

    Inapproprié?

    Etes-vous sûr?
    Senec | 6 août 2010

    Les fonctionnaires sont nécessaires, utiles et leur travail est souvent ingrat, comme celui des policiers, d’ailleurs ! J’expliquais simplement la différence. J’ai bien travaillé comme indépendant pour l’État. Nous coûtions moins cher que des salariés ! Et quelle flexibilité ! Les coûts engendrés par notre travail ont été, à maintes reprises, modifiés comme avec un simple claquement de doigts ! Quelle souplesse ! Autre chose que ce paquebot géré par une armée de dirigeants syndicaux. Il faut comprendre que les « droits acquis » ont été, en fait, une exception historique et non un système définitif trop différent du reste du monde. Maintenir des « emplois » à crédit, c’est légitime s’il s’agit d’un investissement bien mené. Le système doit rester sous contrôle et ne pas mener à la faillite du pays. La Gauche a, en fait, atteint tous les buts qu’elle s’était donnés, mais il aura fallu vider la caisse pour cela et exposer dangereusement le pays sur le marché du crédit ! Ainsi, les droits acquis furent une victoire à la Pyrrhus obtenue avec la collaboration des politiciens (vivant de leur réélection) et du patronat sur le dos des autres catégories sociales non protégées. Nous avons pu assister en même temps à l’organisation progressive de l’irresponsabilité à tous les niveaux, probablement en raison du gâchis constaté. Gâchis ? Oui, puisque les financiers ont aligné dans la « rangée des actifs » (l’argent qu’on leur doit), les sommes utilisées pour réaliser le miracle des droits acquis à crédit et .. à payer par qui, finalement ? Les multinationales, elles, ne paient rien ou presque. Pendant qu’on a endormi le peuple, on a mondialisé les gains et mutualisé les pertes ! Cela aurait pu être un investissement, mais l’argent a disparu. À tel point que certains vont jusqu’à dire qu’en fait il n’a jamais existé que virtuellement. Qui va payer ? Mondialisation et privatisation sont une façon de dissoudre la nation et de mettre sur le Marché Mondial tout ce qu’elle peut valoir encore. À vendre : les consommateurs de malbouffe, les malades victimes de cette malbouffe, le système de santé national qui les soigne, le système financier qui paie les soins, y compris les impôts. On pourrait aussi privatiser les impôts comme sous l’Ancien Régime. À vendre : les écoliers, les étudiants, le système éducatif. Etc. Vous voyez qu’il y a bcp de choses à vendre quand il y a de l’argent à rembourser. Même l’armée est peu à peu privatisée ! Que va-t-il rester à la nation ? Nous n’avons même plus le droit de la définir : d’autres pouvoirs (occultes, ils y tiennent) ont décidé, pour, nous qui nous devions être et quelles devaient être nos aspirations, càd à quoi doit ressembler, désormais, notre civilisation ! C’est trop ! Assez de manipulations ! Retour à notre civilisation au lieu de celle qu’on veut nous imposer afin de nous rendre malléables et corvéables comme du bétail. Alors, que va-t-il rester des droits acquis ? Des dettes à rembourser.

    Hors sujet, probablement ! Alors, ce sera pour une autre fois !

  22. L’Allemagne, le passager clandestin de l’Europe ?

    1. La locomotive de l’Europe
    http://www.lecho.be/debats/edito/Allemagne-_le_grand_defi.8947894-622.art?ckc=1

    2. Les exportations allemandes ont augmenté de 28,5 % en Juin par rapport à l’an dernier !

    Cette info est dans le Trends flamand et pas dans le Trends « wallon » francophone ! La vérité est-elle trop pénible à entendre pour certains « vrais » socialistes ?
    L’état d’esprit est déterminant dans la décadence.

  23. @Mr Leclerc

    Un des points cruciaux pourrait bien être la discussion au Congrès de la reconduction ou non des remises d’impôts votées sous l’ère Bush. Ce sont quand même 300 Milliards de dollars par an qui sont en jeu. Il y a un article très intéressant de Fareed Zakaria dans Newsweek de cette semaine à ce sujet.
    Les Etats-Unis sont un des pays développés où le taux d’imposition est le plus bas et, il est prouvé que plus un état lève peux d’impôts (ou à du mal à les lever comme en Grèce), plus le déficit public est important et les services publics faibles.
    Il est quand même curieux que les démocrates du Congrès hésitent sur ce point.

  24. Je viens de sous signaler les succès allemands.
    Par contre et pendant le même temps :
    « Néanmoins, plusieurs ont bien compris que ce dernier coup de gueule du président à propos de la déchéance de nationalité possible de « certains » français, n’était que l’arbre qui cache la forêt, pour tenter de masquer l’échec d’une politique économique, sociale, fiscale, sécuritaire, agricole, sanitaire, écologique, étrangère qui bafouille voire, qui s’écrase lamentablement… ce qui n’augure rien d’encourageant pour l’actuel locataire de l’Elysée en vue de l’échéance présidentielle à moins de deux ans. »
    Le site est bien un peu alternatif, mais le texte ne me semble pas criticable !
    Au fond, un peu la même situation que celle d’Obama !

    1. « …ce qui n’augure rien d’encourageant pour l’actuel locataire de l’Elysée en vue de l’échéance présidentielle à moins de deux ans. »: surtout pour les Français, qui y restent! Et je ne fait pas là dans le second degré… Lui, humblement: on s’en fout!

  25. Distribuer du pouvoir d’achat serait une incongruité.

    Guère plus que de se tirer soi-même par les cheveux pour s’extraire d’un marécage, à la façon du Baron Von Münchhausen.

    1. Cyrano de Bergerac avait aussi imaginé une foule de moyens pour atteindre la lune… Mais si la capillotraction est d’un effet extrêmement relatif quant à l’élévation du baron de Münchausen, elle est en revanche fort douloureuse, et nous n’aurons comme résultat que le cri de Munch en lieu et place de la lévivation de la maison Münch… 🙂

  26. Le fossé qui existe entre un paradigme qui ne fonctionne plus et un autre à inventer ainsi qu’à mettre en œuvre est très profond.

    Il est aussi très large.
    Et le temps qui passe, en flots boueux, en creuse le lit, en écarte encore les bords, emportant, toujours plus loin, toujours plus de la terre fertile de nos futures illusions perdues…
    Les militaires de tout poil combleront, enrocheront puis bétonneront notre avenir. La messe est dite.

  27. Sur France 2 la nuit dernière était rediffusée « La conquête de l’Ouest » (How the West was won) tournée entre autres par John Ford en 1962 et consacrée à 50 ans d’histoire américaine, entre 39 et 89, au 19 ème siècle.
    Outre que ce film illustre parfaitement le propos de Paul Jorion quand il qualifie l’espèce humaine d’agressive et colonisatrice, 50 ans après son tournage il prend un relief particulier, notamment la fin dithyrambique à la gloire de la croissance qui vaut son pesant de cacahuètes à la lumière de la crise actuelle.

  28. Chez les grecs le politique était prépondérant sur l’économique. Dans la société américaine l’économique est devenu prépondérant sur le politique. Nous assistons à la fin de la grande République. Les très riches sont apatrides, ils n’ont en effet plus besoin des classes moyennes de leurs pays d’origine. Un ami revenant de Russie, m’a rapporté que la vie du Russe moyen est loin d’être facile. Que des personnes qu’il connaît, sont payés par leur employeur 1/3 officiellement et 2/3 de la main à la main. Qu’il a été étonné de voir dans les rue des publicités pour des Porches et des BMW de luxe, alors que le Russe moyen n’a pas les moyens de se payer de tels véhicules. Par contre cela veut dire que les très riches russes le peuvent. Et ces très riches russes, gagnent pour la plupart leur argent de manière douteuse. Certains de ces très riches russes s’achètent des résidences secondaires sur la cote d’azur, où à Marbella. Certains ne vivent plus en Russie, mais en Angleterre comme le propriétaire du club de football de Chelsea. J’en passe et des meilleures. Tout cela pour dire que ce soit aux Etats-Unis, en Russie où en Europe, les très riches n’ont qu’une patrie l’argent. La démocratie ils la tolèrent tant que cela ne nuit pas à leurs affaires, la République ils s’en soucient comme d’une guigne et la citoyenneté itou. Ainsi marche notre monde quelques siècle après la fameuse « révolution des lumière ». Les lumières ont été éteintes, ne serait-il pas temps de penser à les rallumer ? Je ne parle même pas des pays du tiers monde: une grande partie des pays d’Afrique de l’Ouest deviennent des narco-états, c’est aussi le chemin que semble prendre le Mexique. Pour l’instant c’est plutôt dans l’obscurité que le monde s’enfonce …

    1. Il est vrai que l’on rencontre un grand nombre de ressortissants russes dans les beaux sites de l’Europe. J’étais la semaine dernière à Baden-Baden, un ville d’aspect noble et soignée, elle fourmille de russes, ainsi qu’à Genève, même constat. On a l’impression que cette couche de la population n’a pas besoin du « reste » de la masse laborieuse pour exister, sauf des nurses, porteurs de bagages, personnel hôtelier etc. Autrement dit: une partie de la société est au service de l’autre, et la troisième peine pour prouver son utilité dans une société asymétrique.

  29. tout le monde parle de déflation….mais moi à mon niveau je ne vois qu’une déflation salariale (gel des salaires) parce que au niveau de l’immobilier (prix et loyers), des denrées alimentaires et de première nécéssité, des voitures etc…. c’est plutôt en hausse!
    Du moins en france!

    Alors, soit le nuage de tchernobyl nous a encore évité; soit on est en retard par rapport aux autres (normal, on est français); soit il y a un bug dans les constats!!

    1. Sur fond de déflation (chute des revenus, baisse du PIB,…), peut se greffer une possible inflation par les matières premières (raréfaction des ressources, demande nouvelle des pays émergents,…). Il est un peu tôt pour y voir clair.

      La chute des prix de vente de l’immobilier est, en dépit des rodomontades de la FNAIM et des notaires, en cours (à l’exception des produits pour riches). Voir, à ce sujet, l’effondrement des taxes perçues sur les transactions finalisées (- 50% en 2 ans sur nombre de départements ruraux, de 10 à 20% en moyenne pour les autres)….).

      Les loyers sont liés à l’offre et la demande (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne baisseront pas si les revenus s’effondrent), étant entendu qu’un nombre considérable de logements reste vide.

      Cordialement.

  30. Stratégie de sortie de crise …

    Dans la presse, il est de plus en plus question (j’aurais tendance à parler de « banalisation ») d’une action contre l’Iran, La possibilité en est évoquée, ses avantages et ses inconvénients discutés.

    C’est la première fois que je souhaite qu’il s’agisse d’une manipulation de l’opinion, pour d’autres buts que l’action réelle (la guerre).

    PS : Une récente émission de « le dessous des cartes » (que je ne classe pas du côté des manipulateurs) a dressé un catalogue de stratégies d’attaques.

  31. Marx avait raison.
    Prenons des cycles de 60 ans, comme l’activité solaire.
    Première époque-1870-1930: Explosion de la société industrielle, du capitalisme industriel.
    Seconde époque-1930-1990: Le systéme comme l’avait prévu Marx est en fin de course, il survit d’expédient cruel: La guerre Mondiale en ne voulant pas prendre le virage du socialisme. Mais dés les années 60 la guerre fut inutile et on se retrouve devant une « stagflation » qui va etre résolue par les néolibéraux: Nixon,Reagan,Bush. C’est a ce moment que le dollar est inconvertible, qu’on invente le quantitative easing, la titrisation et bad bank, puis cerise sur le gateau les CDS, cette pseudo assurance qui n’est qu’un pari. Bref la capitalisme au lieu de prendre des risques réels, c’est à dire des risques qui ne peuvent etre en aucun cas mathématisés en tranches, passe par la virtualisation du risque, completement déconnecté avec la réalité économique. En effet pour cette finance n’existe que l’emprunteur, pas le producteur.
    D’ou les CDO en tranche aux risques précalculés, irréels, et à coté de la plaque.
    Ils n’ont pas compris que producteur et emprunteur ce n’est pas du tout la meme chose, que la titrisation est donc una abération, inventée dés le début pour falsifier légalement les comptes douteux du capitalisme en perte de vitesse.
    Troisiéme époque-1990-2050: La chute inévitable. Remarquons que ceux qui ont tous les pouvoirs de l’argent le savent: On nous dit depuis quelques années que 2050 est le moment de l’Apocalypse, ou i n’y aura plus de pétrole, ou la catastrophe climatique sera en place, et ou nos retraites auront disparues…Ces gens la ne voient rien aprés le capitalisme, comme Adolph dans son bunker en 1945: »Si le peuple allemand ne pas vaincre, il mérite de disparaitre ».
    Je crois plutot que ce sont eux, les capitalistes, qui en effet méritent de disparaitre. Leur systéme n’a plus d’interet. Et tout opération de renflouage, sans y integrer du socialisme n’aboutira à rien.

    1. Je ne crois pas que les capitalistes « méritent » de disparaître.
      Le problème n’est pas d’ordre moral sauf à dire que la morale et le sens commun sont identiques.
      Le problème est que le capitalisme n’ a plus d’avenir et que les capitalistes et ceux qui le défendent pour ne pas en avoir critiqué la nature véritable, et qui sont souvent « de gauche », ne veulent pas qu’il disparaisse.
      Il nous faut l’aider à disparaître en un mouvement dialectique : en disant quelle est sa vraie nature et en donnant des pistes à suivre pour une organisation sociale autre.

    2. @Marlowe
      Je pense avoir compris, mais j’aimerais tant que vous me répétiez qui sont les capitalistes de « gauche ». Cette notion me semble déterminante et si elle est sûrement connue sur ce plateau, je pense qu’elle n’est pas assez connue du grand public. Alors, un petit rappel pour souligner l’apparente contradiction ne me semble pas superfétatoire tellement c’est important, du moins je trouve !
      Je trouve cela d’autant plus violent que se trouver soi-même, indépendant ou PME, au centre d’un tir croisé provenant à la fois de politiciens-syndicats de gauche et en même temps de capitalistes de gauche, c’est trop !

    3. Bien vu détective.
      Marx n’a pas dit que le socialisme arrivera comme l’Apocalypse dans la mythologie réligieuse.
      Beaucoup mieux, il a décortiqué avec un génie singulier les contradictions du capital,
      en tant que mode de production et rapports sociaux.
      Autant se demander ce que serait la sociologie ou l’économie politique sans lui,
      comme la musique sans Mozart.

      Mais comme l’écrit notre détective éclaireur en parlant de l’assassin, le capitalisme:
      « Il nous faut l’aider à disparaître en un mouvement dialectique :en disant quelle est sa vraie nature et en donnant des pistes à suivre pour une organisation sociale autre. »

      Et dans les pistes à suivre, il y a deux éléments: le projet, et la stratégie pour abattre le capitalisme.
      Sur ces deux points, la gauche caviar (enfin care maintenant), est passée de l’autre côté.

    4. Capitalistes/communistes.
      L’avis de Guy Sorman à l’éclairage du procès de Doutch à Phnom-Penh
      Le Monde du 9 août : « Phnom Penh, le Nuremberg du communisme »
      « Ce que les Khmers rouges imposèrent, ce fut le communisme réel : il n’y eut pas, en termes conceptuels ou concrets, de distinction radicale entre leur règne et le stalinisme, le maoïsme, le castrisme ou la Corée du Nord ».
      « Là où les communistes conservent le pouvoir – La Havane, Pékin, Hanoï -, ils bénéficient encore d’une vague immunité progressiste ».

      http://lemonde.fr/idees/article/2010/08/09/phnom-penh-le-nuremberg-du-communisme_1397190_3232.html

    1. Non.

      D’abord ils naviguent entre inflation, déflation staflation puis inflation.

      Ils s’arrêent sur une hypothèse de relance massive (« injection » d’argent) qui est l’exacte contraire des politiques d’austérités décidées par tous les gvt européens. c’est donc faux.

      De plus il est douteux que l’injection d’argent atteigne jamais les consommateurs et crée de l’inflation par ce biais. C’est totalement contraire aux exigences du capital qui est de se conserver;

      L’or est un produit spéculatif et bénéficiera (ou pâtira) des même spéculations que l’orge, le blé ou le pétrole, ni plus, ni moins.

      Je doute que l’or sera un valeur refuge, car lorsqu’il s’agira de le revendre l’on s’apercevra qu’il n’a aucune utilité, et qu’il ne ne mange pas.

    2. « Je doute que l’or sera un valeur refuge, car lorsqu’il s’agira de le revendre l’on s’apercevra qu’il n’a aucune utilité, et qu’il ne ne mange pas »

      Aucune utilité sauf que de, lui, conserver de la valeur. Qui dit conservation de valeur dit donc conserver sa possibilité à effectuer des transactions.
      En bref on ne demande par à l’or de se manger on lui demande d’être un refuge en terme de patrimoine et de servir, en temps de crise, de monnaie d’échange. Ce qu’on appelle donc la re monétisation. C’est ce qui commence déjà à se produire en Grèce par exemple.
      Eudiez bien l’histoire de l’or: depuis la nuit des temps il demeure la seule certitude, en terme financier, lorsque tout s’écroule.

    3. @ cedric

      Vous redonnez la même URL ! J’ai voulu vous en prévenir mais votre adresse e-mail est erronée. Merci de correctement l’informer.

    4. @grandghana:

      L’or ne vaut que selon la demande d’or (marché)… il ne valait rien pour les aztèques : trop mou pour confectionner des d’armes, etc;

      Vous pouvez demandez ce que vous voulez à l’or, vous dépendez d’un marché. Ce marché décide. Puisque nous parlons d’inflation, il se peut très bien qu’un jour on paye l’oeuf par son poids d’or.

      S’il faut des canons, des chevaux, du blé, du pétrole, que vaut de l’or ? il faut un endroit, un secteur qui le transforme en valeur (bijoux, circuits intégrés ?). Il faut des gens qui veuillent de l’or, or moi je n’en veux pas par exemple.

      Il se peut que les derniers aurophiles meurent, emportés part l’âge, et que l’intéret pour ce métal s’estompe…

    5. Qu’est ce qu’on en a à foutre des élucubrations des marchands d’or? Pertinence zéro! pas besoin d’aller se salir l’écran sur ces sites de m…

    1. Face au nécessaire changement de paradigme, je garde toujours en tete ces deux chiffres:La dette
      combinée privée / publique US atteint 380 % du PIB et la dette publique US approche des 14 trillions de $…

  32. Affligeant …
    http://resultat-exploitations.blogs.liberation.fr/finances/2010/08/dessertine.html
    « Les population occidentales ont créé la crise, elles doivent repenser leur mode de vie pour en sortir. »
    Le CV du monsieur en question :
    Philippe Dessertine est agrégé en Sciences de Gestion, professeur de finance et de gestion, Directeur du Centre d’Études et de Recherches sur les Organisations et la Stratégie (CEROS) à l’Université Paris X, il dirige également l’Institut de Haute Finance du groupe IFG (IHFI). En 2009, il a été membre de la Commission du Grand Emprunt présidée par Alain Juppé et Michel Rocard. Il participe de façon régulière à l’émission « C dans l’air » sur France 5. Il a notamment publié :
    « Le Monde s’en va-t-en guerre – ne sait qu’en reviendra » (2010)
    « Ceci n’est pas une crise, juste la fin d’un monde »(2009)

    En France, on a les élites médiatiques et ‘intellectuelles’ qu’on mérite : on a dû beaucoup fauter alors.

    1. Affligeant en effet.

      Selon le bon principe néolibéral de socialisation des pertes et de privatisation des profits, on socialise les fautes et on privatise les mérites. Quoi de plus normal en somme!!

    2. l’émission de France 5  »c’ dans l’air » est le café du commerce de la pensée unique..on y rencontre moultes  »experts » qui viennent vous faire la leçon etc..avec l’indulgence du porteur d’eau yves calvi (voir pujadas)…c’est une émission à regarder au second degré car ces gens vivent sur une autre planète…bien entendu aucun de ces  »experts’ n’avait prévu la crise ….

    3. Affligeant, certes.

      Mais je trouve aussi affligeant le fait que des critiques se satisfassent d’être « moins pire » que certains commentateurs.

      Je crois que, ici et ailleurs, nous avons encore, individuellement et collectivement, des efforts à faire pour nous améliorer, c’est à dire améliorer notre compréhension critique de la situation, de ses origines et de ses développements probables et aussi de mieux faire connaître notre critique.

      Camarades, encore un effort !

    4. @ Marlowe :
      ‘certains’ commentateurs’ …
      Dans votre critique de la critique des éditorialistes, il faudrait être plus précis : elle s’adresse à qui, votre ‘injonction’, Komrad ?

    5. Vous êtes très durs avec Mr Dessertine, c’est à mon sens le meilleur interlocuteur de Cdnslair que j’ai entendu sur la crise.

      Oui l’occident est responsable, l’occident et ses banques, qui n’ont pu se contruire que sur un terreau suffisamment fertile.

    6. @otto di dacte
      « l’Occident et ses banques ».
      Pourriez-vous être plus précis ? Je ne pense pas, personnellement, que toutes les banques aient eu le même degré de culpabilité dans la crise ! Je pense même que la majorité n’a fait que suivre, bon gré mal gré, le mauvais exemple imposé par les ténors !
      Combien de petites banques en faillite aux USA ? Qui leur est venu en aide, alors que certains escrocs notoires, appartenant à, au moins, une banque récemment condamnée, se sont moqués du monde entier en faisant même de l’esprit et des traits d’un humour particulier. Ah oui ! Il ne faut pas mélanger la morale et la Bourse, ai-je entendu en début de crise de la part d’un professeur d’économie ! Belle mentalité de voleur à la tire ! Le volé est le coupable comme la femme violée ! Dois-je vous demander d’où vient cette façon de raisonner à l’abri sous la protection d’arguties fines prévues par la Loi ! Auparavant, les malfaiteurs vous agressaient parce qu’ils étaient armés, maintenant, ils vous agressent protégés par des lois faites sur mesure. Beau progrès, assurément.

  33. A propos de déflation, comme j’habite à Tenerife, zone européenne spéciale au niveau fiscal, mais pas paradis (ne pas confondre), la déflation est bien installée. Le salaire minimum est passé de 800 à 700 euros mécaniquement puisque le chômage aidant, les employeurs potentiels font du chantage au salaire et la présence d’une forte communauté de sud-américains aggrave encore cette situation : même avec 700 euros mensuels ils gagnent encore bien mieux leur vie que dans leur pays d’origine.
    En ce qui concerne les prix, je l’ai déjà dit dans ce blog, ils glissent doucement vers le bas, y compris les produits de consommation courante (papier hygiénique, savon, bière, lait, pommes de terre,…), les soldes vont durer jusqu’à la rentrée scolaire, une dernière opportunité pour ne pas être obligé de baisser le rideau définitivement, les grandes surfaces (Carrefour, Auchan) sont désertes et les restaurants baissent leur prix en proposant des tarifs « anticrise » pour attirer le client. Comme je suis retraité pensionné par la France, je n’ai pas à me plaindre, certes, mais la situation ne pourra pas durer car cette déflation de fait aggravera l’état des finances de la province et des municipalités sans pour autant attirer de nouveaux résidents venus de l’étranger qui ne sont pas encore décidés à investir ici, se demandant jusqu’où les prix vont encore baisser (immobilier complètement au point mort).

    1. L’Espagne est proche de la réalisation de la catastrophe annoncée.

      Elle a seulement une ou deux longueurs de temps d’avance sur la France.

    2. Comme l’Etat de Californie, nous devrions a réduire d’autorité les retraite de 25 %. Afin de le plus vivre au dessus de nos moyens. Nos retraité devraient faire comme beaucoups d’américains et travailler pendant leurs retraites .

  34. Une réponse en partie à ma question sur la chute des revenus pendant la crise, par zones métropolitaines, aux caractéristiques sociales fort différentes, pour ceux qui connaissent.
    Mais attention: stats du Dept of Commerce…
    http://blogs.wsj.com/economics/2010/08/09/us-incomes-tumbled-in-2009/?mod=rss_whats_news_us&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+wsj%2Fxml%2Frss%2F3_7011+%28WSJ.com%3A+What%27s+News+US%29&utm_content=Google+Reader

  35. La récession est la manifestation d’un ralentissement économique. En cas de crise grave elle se transforme en dépression qui se manifeste par une diminution importante et durable de la production et de la consommation.

    En ce qui concerne la baisse de production le phénomène n’est pas récent. Il semble remonter aux années 1980. La crise actuelle fait ressortir le traitement maladif qui consiste à baisser le prix de revient d’un produit au dépend de sa qualité subjective. En ce sens cette crise n’est donc que le prolongement d’axes de décision pris il y a 30 ans. Ce point est donc devenu visiblement permanent.

    Mais pour ce qui est de la chute de la consommation le phénomène n’est pas très net. En effet les modifications des besoins individuels en modulent notre perception. Il nous est très difficile d’évaluer la quantité de produits réalisés en France, en Europe ou ailleurs et quelle en est l’influence sur notre économie nationale, régionale ou même sur notre porte monnaie personnel.

    Dans ces conditions peut-on faire l’hypothèse que la crise actuelle résulte non pas d’un manque de régulations mais surtout d’un échec flagrant de la gestion des crises par la macroéconomie et réciproquement à une mauvaise utilisation des outils de gestion microéconomique ?

    Remarquons que dans ces conditions tous traitements de type macroéconomiques, comme par exemple : l’interdiction des paris sur la fluctuation des prix, la mise en place d’une monnaie globale mais aussi la mise en place de fond de financements communs ou etc…, ne peuvent se révéler être parfaitement inefficace.

    Que de temps perdu donc !

    1. Plus précisément, récession, c’est recul, pas ralentissement.

      Quant à la crise actuelle, elle a beaucoup de chances de déboucher sur une dépression
      car elle a été retardée et donc agravée par l’explosion de la finance.

      L’endettement public et privé n’ont fait que subsituer l’insuffisance de la demande solvable,
      conséquence d’un bond du taux d’exploitation du travail.

    2. Si l’origine de la crise est dans la nature profonde du capitalisme c’est à dire la transformation des objets, du travail et de l’argent en marchandise, toute intervention macroéconomique de quelque nature que ce soit n’aura aucun effet durable sur la crise.

      Certains commentateurs font remarquer que la baisse du taux de profit a été compensée et donc dissimulée par l’augmentation de la masse des profits avec la mondialisation.

    3. La baisse du taux de profit n’est qu’une tendance
      due à l’augmentation de la composition organique du capital (C/V),
      autrement dit le progrès scientifique et technique
      qui accroit le capital constant (outil de production) par rapport au capital variable (travail).

      Mais cette tendance, explique bien Marx, est contrecarrée par des contre-tendances,
      en gros l’augmentation du taux d’exploitation, qui contribue à relever le taux de profit.

      C’est ce que le contexte économique et politique des 30 dernières années,
      notamment la mondialisation capitaliste a permis de faire.

      Avec comme résultat une orgie de profits ne trouvant plus à s’investir,
      du fait même de l’augmentation du taux d’exploitation du travail
      et donc de la réduction de la demande solvable.

      Evidemment, la consommation de luxe de la bourgeoise pourrait compenser,
      mais malgré les efforts de promotion des Rolex et autres bling bling, cela ne suffit pas.

  36. Grande nouvelle : L’OMS déclare la fin de la grippe H1N1 !! 18.500 décès en comptant ceux qui devaient de toute façon mourir à ce moment-là. Encore un fiasco !

  37. « D’une foule de brigands ou d’esclaves fugitifs à qui Romulus avait ouvert un asile, vous voyez naître les maîtres du monde. » Condillac

  38. à zébu,

    Ma critique s’adresse à tous ceux, y compris les meilleurs ou pour dire franchement ce que je pense les « moins mauvais » qui s’expriment sur ce blog en mettant de côté ceux qui y viennent avec de visibles intentions de désinformation.

    Pour me prendre en exemple, je considère que j’ai du mal à faire passer (en contrebande comme disait un de mes amis) quelques critiques radicales sur le capitalisme, critiques qui me paraissent fondamentales, mais qui ne sont généralement pas bien reçues du fait du poids qui pèsent sur les consciences endormies par le libéralisme mais aussi par le marxisme traditionnel.

    C’est aussi parceque je crois qu’un blog comme celui ci a pour qualité d’être très ouvert et comme défaut d’être très ouvert.

    Je crois que ce pourrait être un lieu de rencontre qui soit en soi satisfaisant pour certains et pour d’autres une étape pour des réflexions et des échanges plus radicaux.

    Pour m’exprimer plus clairement, je pense que la part laissé aux idées qui veulent tout changer du capitalisme en conservant l’essentiel du capitalisme est parfois sujet de désespoir pour moi et aussi pour quelques autres qui ont pratiquement renonçé à s’exprimer en ces lieux.

    Je précise que je m’exprime en mon nom seul et que je ne suis membre d’aucun groupe ni parti constitué.

    1. « les consciences endormies par le libéralisme mais aussi par le marxisme traditionnel »

      C’est l’heure des brasiers. Jamais les consciences n’ont été aussi secouées.
      Le fait que ce blog soit le premier blog éco francophone en dit long…
      Et ce n’est qu’un début, combattons le continu…

    2. Désespoir ? Oh Dé, est-ce poire ? je connais le désespoir dans les grande lignes, mais en ce moment, advienne que pourra. J’ai casé San Antonio et Breton…

      Le capitalisme est éternel, comme le romantisme, il a ce privilège, entre autres. Il faudrait cesser d’être romantique pour cesser d’être capitaliste. Tout est possible dans ce système, sans être réel, et ce qui ne se consomme pas ne se consume pas moins…

      Oui il reste une dose d’injustice, mais l’injustice, c’est la vie ! Le privilège d’une jolie bouche ne s’abolit pas.

      Et sinon les utopies à la Thomas More ou Fourrier, merci bien.

      Je me demande même si nous n’aimons pas ce système avec tous ces travers comme je l’ai dit il est horrible, beau pour d’autre, il est sordide, comme l’existence… une image du Destin, de l’injustice car tout est injuste depuis la naissance. « Qui vous a fait du mal » demande t-on a Mélisande, – Tous, tous !

      Permet d’écrire de beaux romans le capitalisme, et de jolis films. Le combat, c’est la vie, ça occupe.

      Mais le spectacle se termine.

      1) Quel que soit l’option de l’avenir, nous avons besoin d’un Etat, et d’une démocratie. Il est inadmissible de laisser la démocratie actuelle en l’état, le but est de rendre le pouvoir au citoyen qui en est le seul légitime détenteur; Le reste est une usurpation permanente.

      La démocratie n’est jamais terminée mais on fait comme si les institutions ne pouvaient pas être remises en question, le Sénat et le Parlement ! bien on comprend car cela nourrit bien. Mon prof disait que le Parlement ne sert à rien. Il coute qd même très cher.

      Les citoyens ont reçus une Constitution qu’ils n’ont pas entériné, personne ici n’a voulu cette 5è république ! Les institutions se perpétuent de façon antidémocratique, on ne demande jamais l’avis du peuple sur quoique ce soit. Je suis désolé mais là il y a un problème avant de chercher a changer le monde.

      Il faut sans doute un système plus souple qui mêle capitalisme Et socialisme, avec 50% d’économie d’Etat, avec un contrôle politique de l’argent, des prix etc ce qui permettrait de garder un « romantisme » pour les nostalgiques dans un monde viable et juste.

      Une utopie, c’est le paradis. Mais sur terre il faut rester concret….

      2 chantiers donc, celui d’un accès à la véritable démocratie car pour l’instant en tant que citoyen, on fait piètre figure par rapport au citoyen grècque de l’antiquité, et puis l’éviction de la ploutocratie
      de son monopole de pouvoir quasi absolu. Et donc monter face au capitalisme un énorme secteur nationalisé ou mieux mutualisé. Et ceci va à l’encontre d’intérêt privés énormes, donc… c’est ce qui est désespérant.

    3. Laisser un secteur capitaliste empêche de résoudre la question.
      Le capital continuera à décider ce qu’on produit et comment selon la logique de profit,
      aux dépens des besoins durables (cad repectueux de la planète)
      et maintiendra sa dictature sur les partis, les medias et les institutions.

      L’appropriation collective des moyens de production n’est pas suffisante,
      mais est devenue nécessaire pour la démocratie.

    4. @Charles A :

      Laisser un secteur capitaliste est un danger, puisque ces gens ne cherchent qu’à reprendre le pouvoir, donc il faut en faire une sorte de zoo, les maintenir dans la Loi et sous le boisseau. Mais c’est stratégique….

      Je pense qu’une utopie radicale n’a aucune chance… Changement trop brutal qui laissera une nostalgie de l’ancien monde, avec ses cigares, rolls et autres jets privés.

      Il faut faire du capitaliste un COURTISAN, comme Louis 14 l’a fait avec la noblesse.

      Voir déjà les problèmes que rencontre Chavez : Les magasins d’Etat sont boycottés par le producteurs qui préfèrent vendre ailleurs…à meilleurs prix. Difficile de contrôler toute l’économie, le marché noir, etc.

  39. Les chiffres du PIB US sortis il y a une semaine, déja revus fortement à la baisse de 2.4 à 1.3 pct….pour q2 par JPM

    En fait sans les trillions de stimulus (i)divers injectés depuis 2008 dans l’économie le PIB réel serait plus proche d’un chiffre négatif à deux chiffres …donc une dépression cosmétiquement ‘camouflée’ en fait

    http://www.zerohedge.com/article/another-revision-q2-gdp-number-jpm-firm-now-estimates-real-economic-performance-was-13-24

  40. Dans le journal « le Monde » daté du 10 août, un éditorial titré « Bonne nouvelle, les ouvriers… »

    Cet éditorial est un modèle de la pensée économique progressiste contemporaine ; c’est à ce titre qu’il mérité d’être lu.

    L’idée que j’ai retenue est que la mondialisation va permettre une mise à niveau des salaires, ce qui signifie que ceux d’Asie vont augmenter (avec les « performances » à l’exportation ou grâce au développement des marchés intérieurs ?) et que ceux de l’Occident vont continuer à baisser permettant de bénéfiques (pour qui ?) relocalisations.

    1. Article touchant de naïveté ! Tout s’arrange comme à la fin d’une comédie de boulevard: les pauvres s’enrichissent et les riches ne s’appauvrissent plus. Où est le lit autour duquel la pièce se joue ?

  41. Les décisions de la Fed sont tombées: elle va réinvestir dans des obligations d’Etat à longue maturité le montant de celles qui sont venues à échéance, ainsi que celui des autres actifs en sa possession dans la même situation, prenant résolument le contre-pied de ses intentions précédentes.

    Premier commentaire: ce n’est que le début du commencement !

  42. Précision: la Fed va également continuer, au fur et à mesure que les obligations d’Etat en sa possession vont arriver à maturité, à investir dans de nouvelles obligations à long-terme.

    Au lieu de diminuer la taille de son bilan, comme elle annonçait vouloir le faire, la Fed va donc la maintenir constante. Cela apparaît comme une mesure conservatoire, en attendant d’autres développements.

  43. Les premiers commentaires du Wall Street Journal et du Financial Times s’accordent pour envisager que ces premières mesures – qui tout en étant significatives restent limitées – pourraient annoncer des acquisitions complémentaires ultérieures de bons du Trésor américain devant le danger de la déflation.

    Celle-ci est désormais considérée par les milieux d’affaire, selon le WSJ, comme la principale préoccupation, prenant la place qu’occupait l’inflation.

    Le WSJ souligne également que l’achat de bons du Trésor de longue maturité laisse entendre que la Fed s’installe dans la durée dans cette politique. Ce qui pourrait signifier que la perspective d’une prochaine déflation n’est pas écartée, pourrait-on ajouter.

  44. De premières estimations permettent de chiffrer à entre 100 à 150 milliards de dollars le montant des valeurs adossées à crédits hypothécaires en possession de la Fed qui vont arriver à maturité dans les 12 mois à venir. Les achats de bons du Trésor décidés par la Fed seront donc de cet ordre de grandeur. Cela ne changera pas la face du monde, si un double-dip ( un W) se précise. Il faudra aller au-delà.

    1. Merci Papillon de l’éphémère…

      Castro semble en effet craindre sérieusement une guerre totale à cause de l’Iran et s’adresse ainsi à Obama

      Vous devez savoir que vous avez les moyens d’offrir à l’humanité la seule possibilité réelle de paix. Vous ne pourrez utiliser qu’une seule fois votre prérogative de donner l’ordre de tirer.

      Il se peut qu’après cette expérience traumatique, on trouve des solutions qui ne nous conduisent pas une fois de plus à une situation si apocalyptique. Tout le monde dans votre pays, même vos pires adversaires de gauche ou de droite, vous en saura assurément gré, ainsi que le peuple étasunien qui n’est absolument pas coupable de la situation qui s’est créée.

      Je vous demande de daigner écouter cet appel que je vous lance au nom du peuple cubain.

      Je comprends qu’on ne saurait attendre une réponse rapide, ce que vous ne feriez jamais, d’ailleurs. Pensez-y bien, consultez vos spécialistes, demandez leur avis sur ce point à vos plus puissants alliés et adversaires internationaux.

      Les honneurs ni les gloires ne m’intéressent. Faites-le !

      Le monde pourra se libérer vraiment des armes atomiques et des armes classiques.

      La pire des variantes serait la guerre nucléaire, qui est d’ores et déjà virtuellement inévitable.

      ÉVITEZ-LA !

      ,3 Aout 2010, Fidel Castro Ruz

    2. J’ai entendu parler de l’effet Papillon. Sur un autre fil j’ai appris des choses sur l’effet Capricorne. Enfin, l’effet Ver de terre mettra un terme à toutes nos vanités.

  45. Une question pour qui sait répondre:
    On a vu que les Etats actionnaires de la BCE touchaient des dividendes en fin d’année, qu’en est il de la FED sachant que les actionnaires de cette banque centrale sont des banques privées?
    Il me semble que les sommes prêtées par la FED etant énormes, les dividendes doivent être énormes aussi, est-ce que ce sont les banques actionnaires qui touchent le pactole ?

    1. Ce ne sont pas les états qui sont actionnaires de la BCE, mais les banques centrales nationales qui ne sont pas toutes 100% publiques comme la BdF. Par ex. la Banque Nationale de Belgique est détentue à 50% par le privé qui touche des dividendes (la BNB est même cotée en bourse à Bxl : http://www.lecho.be/bourses/60115800). Mais la BNB n’est pas une société comme les autres car elle fonctionne sous une loi cadre et l’état belge décide seul des dividendes et autres.

      Les dividendes de la Fed sont fixés par la loi à 6%, le reste des bénefs est rétrocédé au Trésor (à l’état fédéral). Mais en amont, la Fed peut dépenser énormément en études, colloques… et ne s’en prive pas.

      Voir: http://www.federalreserve.gov/generalinfo/faq/faqfrs.htm#5

    2. J’ai sûrement loupé des informations mais je suis avide de connaître le nom des actionnaires et le montant de leur apport de la BCE et de la FED. La circulation des capitaux est un vrai labyrinthe où seuls les initiés de l’intérieur se distribuent les espèces sonnantes mais bientôt trébuchantes constituées de pauvres économies pillées et offrandes des gueux déposées à l’entrée pour que la upper class s’amuse.
      Merci de satisfaire ma soif de connaissance. Il vous sera rendu au centuple !

    3. Il semblerait que le trésor US récupère une bonne partie des bénéfices de la FED ce qui fait qu’au final ça ne coûte presque rien au trésor d’emprunter (à la FED) mais il semblerait aussi que les actionnaires privées récupèrent une partie de ces dividendes ce qui est choquant puisque ces intérêts proviennent de la planche à billet. Mais je me trompe peut être.

    4. Au sein de la BCE, la Banque Centrale Italienne (Banque d’Italie) est également une société privée regroupant de très nombreuses banques commerciales (y compris des banques françaises)

    5. @ CHR
      Ca ne fonctionne pas comme ça. Le Trésor n’emprunte pas à la FED, mais au privé (idem chez nous). En fait, les bons du trésor sont vendus aux enchères par le Trésor à un petit nombre de grandes banques (primary dealers) qui peuvent alors les revendre. Le prix de l’adjudication ne correspond pas nécessairement à la valeur nominale, ce qui détermine le rendement (yield). La FED ou la BCE n’interviennent pas à ce stade, le Trésor (l’état) emprunte aux grandes banques privée comme vous et moi.

      Indépendamment et à tout moment, la FED ou la BCE peuvent acheter ou revendre des bons du trésor sur le marché secondaire (opérations open-market). Mais il est interdit à la FED (à ma connaissance) et la BCE (sur et certain) d’acheter directement des bons au Trésor.

      Voir aussi http://jcbonsai.free.fr/cc/CH8.html

  46. à Senec et à Charles A,

    Je fais remarquer que je n’emploie pas les termes « capitalistes de gauche » et « gauche caviar ».

    Je dis que l’idéologie libérale sous ses différents avatars est une idéologie qui glorifie le travail, celui des salariés et celui des bourgeois (par opposition aux classes dominantes du passé) et que la gauche, et j’appelle « gauche » les acteurs et les représentants du mouvement ouvrier, et non les partis dits socialistes, glorifie de la même manière le travail.
    La différence entre « droite » et « gauche » est que pour les premiers richesse produite appartient à la classe bourgoise (propriétaires, banquiers, dirigeants, etc.) et que pour les seconds la richesse produite doit l’être au bénéfice d’un Etat qui a pour fonction théorique d’en distribuer les dividendes aux citoyens, mais généralement cette distribution ne peut pas avoir lieu aujourd’hui mais seulement demain.
    L’échec historique patent des idéologies dites « socialistes » ou « communistes » a laissé la planête entière à la merci de la version libérale à laquelle se sont ralliés les états de grands et petits pays, états qui sont dans les mains de partis uniques (quoique non exempts de divisions et de rivalités) qui revendent en bloc le travail de leurs classes ouvrières au capitalisme mondial.
    Les progrés technologiques détruisent sans cesse de grandes quantités de travail et comme c’est le travail humain qui produit la richesse, il faut remplacer celle ci par le crédit qui n’est qu’un pari sur une richesse à venir.
    Le vrai slogan révolutionnaire est « ne travaillez jamais » ce qui ne veut dire rien d’autre que l’activité humaine ne doit pas être une marchandise.

    Pour les « indépendants » comme dit Senec, la situation est claire : le travailleur indépendant est à la fois propriétaire, dirigeant et salarié : il a donc intérêt à travailler 24 heures par jour.

    1. L’échec historique patent des idéologies dites « socialistes » ou « communistes »…..

      La sécurité sociale et la retraite, ça fonctionne, et beaucoup mieux que la capitalisation. C’est d’ailleurs ce qui embête trés largement les capitalistes.

  47. Quant au capitalisme de gauche, je pense qu’il existe vraiment (voir le Baron Edmond de Rothschild, patron de Libération) et qu’il s’explique très simplement par le fait qu’il a été constitué par des financiers d’un autre bord que la frange chrétienne et, qu’en même temps, ils ont manifesté, quelque part leur espoir de voir s’écrouler les monarchies chrétiennes. N’est-ce pas clair ? Ce qui est particulier aussi à ce capitalisme de gauche est l’éthique totalement différente de l’éthique chrétienne quant à la façon de penser les implications religieuses du métier de l’argent.

    Attention Senec, pour qui renifle entre les lignes, ça sent pas bon du tout votre affaire, vraiment pas bon… Il ne manque guère que l’allusion au cosmopolitisme et aux loges maçonniques et le panorama sénequien serait complet, oserais-je imaginer…

  48. In Stunning Decision, EU Orders Germany To Start Onboarding « Bad Debt » To Sovereign Balance Sheet: RBS, Fannie, Freddie Next?

    In what could be the most important news of the day, German Die Zeit reports that, in a stunning move, the EU has ordered Germany to count the holdings of WestLB and Hypo Real Estate (the latter of which failed the stress farce from last month which nobody cares about or remembers anymore) as government debt! As Bloomberg notes, « That could raise Germany’s debt to 90 percent of gross domestic product, Die Zeit said.

    http://www.zerohedge.com/article/stunning-decision-eu-begins-onboarding-bad-debt-sovereign-balance-sheet-rbs-fannie-freddie-n

    Qui peut confirmer cette énooooorme nouvelle ?

  49. sur lesoir.be

    BONNE NOUVELLE ! CE QUI A ETE FAIT PAR NOS GOUVERNEMENT NE MARCHE PAS ! CA EN EST LA PREUVE ! LA SOLUTION, C’EST DONC :
    L AUGMENTATION DES SALAIRES ! la productivité a augmenté ces dernières années, nous n’en avons pas bénéficié. Baisser l’âge de la retraite, cela permettra aux jeunes de travailler. Reconstruire nos écoles, notre systeme de santé, c’est indispensable ! Les centaines de milliards d euro données sans contre partie aux Actionnaires, Assureurs et Banquiers n’on servi à rien, reprenons leur ! Les 15 % qu’ils touchent ne leur donnent pas le moral. Supprimons le ! Quand à au FMI et à sa politique qu’on nous impose, un nouveau procès de Nurembreg s’en occupera. Rappelons que ce programme a été appliqué après la deuxième guerre mondiale, il a généré un sacrée croissance dans le pays !

  50. @ Lulu dit : 12 août 2010 à 12:02

    Oui le système de retraite par répartition marche, mais comme celui de Madoff .

    Le système par répartition est un système qui rend les jeunes générations esclaves de leurs aînés. Il les contraint à travailler pour gagner moins que si leurs ainés avaient étés plus vertueux en s’astreignant à épargner plutôt qu’à dépenser. En dépensant, c’est-à-dire en consommant, leurs aînés ont accéléré la consommation d’énergies et épuisé ainsi plus vite les richesses terrestres qui ne sont pas infinies. Hélas, ça n’est pas le seul inconvénient de ce mauvais choix de système de retraite, il y en a un encore pire.

    En ayant une vision à court terme, et en ne prenant pas à « leur propre compte » toutes les charges qu’incombe un cycle de vie complet, incluant notamment la coûteuse période qui sépare la fin de vie de la fin de vie active, ceux qui ont instauré le système par répartition tel qu’il existe en France, on manqué de courage. Leur choix a contribué à ce que les richesses présentes dans le pays soient plus réduites que ce qu’elles auraient pu être, car une partie a été acquise par des non résidents qui eux ont opté pour la capitalisation.

    Ainsi les créateurs du système par répartition, soutenus par les instances de défense des salariés, ont fait le mauvais choix ; eux qui, de tout temps, ont dénoncé et dénoncent encore le fait que le capital est toujours mieux rémunéré que le travail. Ils ont refusé, probablement par pure idéologie, de convertir au moins en partie les travailleurs en petits capitalistes en n’optant pas pour les fonds de pensions. Ils ont préféré hypothéquer le travail futur de leurs descendants plutôt que d’investir dans le capital des outils de production qu’il est pourtant indispensable de posséder pour produire et donc pour donner du travail aux jeunes populations.

    Les jeunes générations se trouvent donc être à la fois les esclaves de leurs ainés nationaux et de leurs collègues travailleurs non nationaux en partie possesseurs des quelques moyens de production qui subsistent encore sur le territoire national.

    Mais il y a pire encore, autant les prélèvements sur les salaires des travailleurs ne peut être délocalisé, autant les capitaux peuvent l’être, de sorte que les outils de production encore en place sur le sol national peuvent aisément migrer vers des lieux où le coût du travail est moindre, notamment du fait des moindres prélèvements sociaux.

    Paul Jorion, fort de ses grandes connaissances, voit venir la fin du capitalisme qu’il fait naître au 18ème siècle.

    Personnellement, par une approche bien plus pragmatique, je pense que le capitalisme est né avec l’homme et vivra autant que vivra l’humanité. Par contre, je crois que le niveau de vie en occident et singulièrement dans les pays qui sont sans réserves énergétiques, tels que la France, est inévitablement appelé à un net déclin.
    A moins que la fusion nucléaire ne nous offre une ultime chance d’exploiter une nouvelle filière ; mais il faudra attendre et tenir d’ici là.

  51. @ jducac dit : 13 août 2010 à 11:55

    – « Oui le système de retraite par répartition marche, mais comme celui de Madoff . »

    Ca n’a strictement rien à voir. Le systeme de madoff repose sur une promesse de remboursements d’intérêts, le systeme par répartition consiste à redistribuer des côtisations.

    C’est le systeme par capitalisation qui fonctionne comme celui de Madoff, avec des promesses d’intérêts intenables et qui conduisent imanquablement à la ruine des épargnants et à l’enrichissement des spéculateurs.

    La multiplication des retraités anglais pauvres à 450 £ en est une preuve édifiante.

    – « Le système par répartition est un système qui rend les jeunes générations esclaves de leurs aînés. »

    C’est faux. Le systeme par répartition est un systeme qui garanti aux jeunes générations de pouvoir bénéficier d’une retraite et qui maintient la cohésion (depuis 70 ans) d’une société par la solidarité entre les générations.

    C’est le systeme par capitalisation qui rend les jeunes générations esclaves de leurs banquiers. Les fonds de pension et leur fameux rendement à 15 % imposent que ceux la même qui épargnent pour leur retraite continuent à travailler avec une productivité de 2 x 15 % (15 pour le patron et 15 pour le spéculateur ).

    – « En ayant une vision à court terme, et en ne prenant pas à « leur propre compte » toutes les charges qu’incombe un cycle de vie complet, incluant notamment la coûteuse période qui sépare la fin de vie de la fin de vie active »

    Un cycle complet de vie n’est pas une « charge », c’est un bénéfice net pour une société, y compris pendant la retraite, période pendant laquelle l’individu travaille et produit, sans être un employé exploité. Je comprends que cela vous chagrine et que ça vous conduise à véhiculer vos contres vérités.

    La vision à court terme, c’est l’apanage de la capitalisation et de la spéculation qui lui est inhérente, et on en à la preuve chaque jour.

    « Mais il y a pire encore, autant les prélèvements sur les salaires des travailleurs ne peut être délocalisé.. »

    Ca y est ; on en arrive à la motivation profonde de votre tissu de contres vérités. Vous n’avez finalement qu’un seul but : faire main basse sur la manne financiere des retraites sur laquelle vous ne pouvez pas spéculer à ce jour. Malheureusement pour vous, les raisons profondes de cette crise, les gens honnêtes l’ont bien comprise et en conséquence, votre projet est d’ores et déjà voué à l’échec.

    Pour finir : avant 1945, le systeme en vigueur en France était celui de la capitalisation, et il a été remplacé par le systeme par répartition parce que les épargnants d’après guerre étaient tous ruinés. Le systeme capitaliste dans lequel vous vous complaisez à démontrer son inéfficacités aujourd’hui et dans l’histoire.

    Peut être qu’à la suite de cette crise, lorsque vous aurez perdu (et cela arrivera, je vous l’assure) vos milliers d’euros capitalisés sur la spéculation vous commencerez à réfléchir correctement. Mais ce sera trop tard pour vous.

    1. Merci lulu pour vos réponses cinglantes et argumentées.
      J’ose espérer que le CAC lira lulu plutôt 40 x qu’une seule fois.

    2. « Peut être qu’à la suite de cette crise, lorsque vous aurez perdu (et cela arrivera, je vous l’assure) vos milliers d’euros capitalisés sur la spéculation »

      J’en doute. jducac bénéficie plutôt actuellement d’une confortable retraite par répartition. 🙂

    3. @ Lulu dit : 13 août 2010 à 19:22

      Merci d’avoir réagi.

      En présentant les points faibles de notre système de retraite par répartition, je ne visai rien d’autre, même si c’est un peu présomptueux, que de susciter un approfondissement des réflexions des uns et des autres sur le capitalisme, par le biais des retraites.

      Etes-vous bien certain d’avoir vraiment approfondi votre réflexion personnelle, sur ce sujet ?

      En lisant votre réponse on peut s’interroger. Vous en arrivez même, au lieu de contre argumenter, à vous en prendre à la personne de votre interlocuteur, en lui prêtant l’intention de « faire main basse sur les retraites ».

      Ainsi, en lieu et place du système Madoff, le système à la Ponsy aurait tout aussi bien pu être cité. Approfondir, veut dire qu’il ne faut pas rester à la surface des choses. La morale profonde à tirer de ce type de montage, c’est que les premiers entrants ne sont pas pénalisés et tirent même profit du système sans en être les concepteurs, alors que les derniers entrants sont les dindons de la farce.

      Pour ce qui est des retraites par répartition, c’est ce qui pourrait arriver si l’on ne parvient pas à le faire survivre du fait, par exemple, d’une déflation sévère et prolongée. Ceux qui en auront bénéficiés n’auront qu’à s’en féliciter, tout comme ceux qui sont entrés dans le système Madoff et qui en sont ressortis avant qu’il ne s’effondre. Il en serait tout autrement, par exemple, pour tous ceux qui auront alimenté le système sans en avoir encore bénéficié, parce qu’encore trop jeunes.

      En essayant d’imaginer ce qui pourrait arriver dans un monde où même les Etats communistes en arrivent à mettre en œuvre des démarches capitalistes, on n’est peut-être pas plus loin du concret qu’en se référant au passé.

      En fonction de votre réponse à ce premier point, je réagirai à vos autres déclarations.

    4. @jducac

      Je ne sais pas si vous repasserez par là, mais voici une remarque à vos remarques :

      Quel est le sens de votre « dernière génération »? Nous prévoyez-vous la fin du monde? le système par répartition est justement le seul qui suppose toujours une génération « n+1 », et qui soit par conséquent fondamentalement stable.

      Inversement, par définition, les systèmes Ponzi sont fondamentalement instables : si par extraordinaire l’un d’entre eux arrivait à une échelle mondiale, alors tout s’écroulerait d’un seul tenant, au tour suivant.

      Les systèmes par capitalisation, tels qu’ils fonctionnent sous nos yeux, reposent sur des fondements instables, car liés le plus souvent soit à des entreprises dont la durée de vie est limitée, soit à des supports dédiés ( les fonds de pension, acteurs majeurs de la spéculation). Sur le plan générationnel, en quoi la génération n+1 aura-t-elle profité de la ruine de la génération n?

    5. @ François Le Sombre dit : 14 août 2010 à 09:22

      Il n’y a pas eu besoin de fin du monde pour que le système Madoff s’arrête. Il a suffit que le système ne soit plus alimenté par de nouveaux entrants.

      Or, notre système de retraites par répartition peut très bien connaître une importante réduction des cotisations qui le mette en péril. D’ailleurs, il est déjà fragilisé en ayant un endettement non négligeable.

      Qu’adviendrait-il si, par suite d’une détérioration de la conjoncture, les rentrées de cotisations s’amenuisaient ? Une déflation sévère et prolongée amenant un fort accroissement du chômage le mettrait à mal. Ou encore, un accroissement significatif du nombre d’auto entrepreneurs, souvent enclins comme les artisans et commerçants, à sous déclarer leurs revenus pour réduire leurs cotisations, n’arrangerait pas les comptes des systèmes de retraites.

      A ma connaissance, rien ne prévoit d’ajuster le montant des retraites distribuées en fonction du montant des cotisations entrantes, c’est donc un système non régulé et fragile.

      Je vous signale que je n’ai pas parlé de « dernière génération » et qu’indépendamment de la similitude avec un système à la Madoff, tous les arguments avancés pour mettre en évidence les points faibles du système par répartition tiennent toujours.

    6. @jducac

      Si vous voulez savoir comment se termine l’expérience néo-libérale du « tout capitalisation » des retraites, instaurée par les bons soins de Fridman/Pinera/Pinochet au Chili en 1980, et donc avec une génération de recul, dans un « champ expérimental » purifié par les théoriciens-praticiens sus-nommés; allez voir là :

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=14650#comment-101776

      Et ne me répondez pas autrement que par l’acquiescement silencieux, sinon vous risquez encore d’assombrir mon ciel serein et contrarier mon allégresse. En cette veille de fête mariale de la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, ce serait de très mauvais goût…

    7. @ vigneron dit : 14 août 2010 à 16:46

      Merci de vous soucier de mon information.

      Je crois qu’il est difficile de s’accorder quand on ne se comprend pas ou quand on ne veut pas se comprendre.

      Quand je parle de retraite par capitalisation, je pense aux fonds de pensions bien gérés, c’est-à-dire ceux qui investissent dans des moyens de production pertinents. Les détenteurs de parts de ces fonds peuvent être des salariés qui deviennent ainsi de petits capitalistes. C’est d’ailleurs ce que j’ai évoqué ci-dessus.
      Epargner ne veut pas seulement dire placer son argent à la caisse d’épargne ou en assurance vie, cela peut aussi consister à placer ce qu’on s’est astreint à ne pas dépenser en vue de ses vieux jours, dans un plan d’épargne en actions par exemple.

      Etait-ce cela au Chili ?

      Comme en France, les parties concernées se sont mises d’accord sous l’égide du gouvernement pour imposer un système de cotisation obligatoire en vue d’une retraite salariale par répartition, sans constitution de capital, les possibilités de rendre les travailleurs en partie propriétaires des moyens de production ont ainsi été énormément réduites. Cela a conduit à ce qu’une bonne part de la capitalisation boursière des entreprises françaises soient détenue par des étrangers et peu par des salariés nationaux.

      Je reste convaincu que le système qui à été retenu n’était pas le meilleur et ai donné les raisons, qu’elles vous agréent ou non.

      Mon objectif n’est pas de déclencher votre courroux, mais de livrer des réflexions sur ce blog qui me semble être un excellent lieu d’échange. C’est un lieu où l’on est généralement respectueux des opinions de chacun. Qu’il y ait des visions contradictoires, dès lors qu’elles sont honnêtement argumentées ou contre argumentées, me semble contribuer à la qualité globale des réflexions.

    8. @jducac40

      Je n’ai aucun souci de vous informer, alors ne me remerciez pas, je vous prie. J’avais juste le désir d’éprouver le plaisir de vous mettre face à votre aveuglement, et la joie d’avoir la confirmation, par votre réponse, qu’effectivement l’aveugle de naissance ne peut pas voir qu’il est aveugle…

    9. @ Paul Jorion dit : 14 août 2010 à 22:20

      C’est souvent gênant de voir agoniser une entité qui produit des biens et des services, surtout quand on pense à ceux qui en tiraient tout ou partie de leurs revenus et qui vont être pénalisés. Mais cette gêne n’est pas systématique, elle dépend de l’idée que l’observateur se fait des conséquences de l’évènement.

      Si l’observateur est un anticapitaliste intimement convaincu et si dès qu’il entend parler d’actions, d’actionnaires, de cours de bourse et de capitaux, cela lui donne des boutons, il aura tendance à se dire « bien fait pour leurs pieds » voila de sales capitalistes, des exploiteurs qui n’ont que ce qu’ils méritent. Bien évidemment, si les employés de l’entité en cause mènent des « actions » en revendication pour trouver un repreneur, cet observateur leur apportera son soutien. Si par chance il y a un repreneur, par exemple un fond de pensions étranger, les employés sauvés et cet observateur seront satisfaits en oubliant qu’ils ont à faire à des actionnaires capitalistes qui sont peut-être eux-mêmes des employés.

      Il n’est pas utile d’analyser tous les types de réaction de tous les types d’observateurs qu’on peut imaginer, notamment ceux qui en spéculant sur l’effondrement possible du cours de l’action en cause auront pu aider à sa chute et y trouver un profit. Au sujet de la spéculation, je pense que comme le capitalisme elle est née avec la naissance de l’homme et touche tous les domaines, économiques, politiques, philosophiques, religieux, amoureux, Etc… Le mieux est de veiller à ne pas en être victime et de vivre avec en restant en accord avec sa conscience et les lois, y compris morales, qui règnent dans notre communauté d’appartenance

      La conclusion générale que je tire de 75 ans d’expérience, c’est que pour vivre il faut mettre en « action » capital et travail et qu’au lieu de s’employer à les opposer, il vaudrait mieux les amener à fusionner en intéressant les travailleurs au fonctionnement de l’économie et en les amenant eux-mêmes à être détenteurs d’un capital économique tout comme ils sont détenteurs d’un capital génétique et de bien d’autres. Cela permettrait à tous, par une approche plus pragmatique qu’idéologique, de comprendre ce qui conditionne la vie et la survie des entreprises, des hommes, et de leur pays.

      Oui mais, pourrait-on me dire, il n’y a pas nécessité d’être détenteur d’actions cotées en bourse pour être en partie détenteur de capital. En tant que citoyen, chacun est détenteur du capital que constitue l’ensemble des entreprises, au sens large, qui appartiennent à l’Etat, sans que ce soit nécessairement un état communiste.

      C’est tout à fait vrai. J’ai connu et travaillé dans une manufacture d’armes légères en France qui a fermé en 68 (faites l’amour, faites pas la guerre) et j’en ai connu une autre en Belgique que j’ai rencontrée dans le spatial et qui est toujours en activité. Elle appartient à 100% à la région wallonne et fournit 70% des armes légères utilisées par l’armée américaine dans le monde.

      A n’en pas douter, il y a eu des choix stratégiques différents. Ce qui montre que dans ce domaine, comme ailleurs, l’aptitude naturelle à spéculer a été mise en action et que des hommes y ont perdu leur emploi alors que d’autres, 40 ans après ont conservé le leur.

      Les hasards de l’existence m’ont amenés, grâce à votre blog et à votre question, à faire un retour sur mon expérience et à m’interroger encore et encore. Merci !

  52. Elle appartient à 100% à la région wallonne et fournit 70% des armes légères utilisées par l’armée américaine dans le monde.

    J’en conclus que la région wallonne appartient en grande partie au Pentagone. Cela dit, depuis les affaires Gladio dans ce pauvre pays d’Outre-Quiévrain, c’est pas vraiment une info…

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