267 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 13 août 2010 »

  1. Bonsoir.

    J’ai écouté ce soir Monsieur Jorion, comme je lis réguliérement les chroniques de Monsieur Leclerc, non sans intérêt.

    La pauvreté politique et intellectuelle dans les médias et les états majors politiques font de ce blog un salutaire oasis. Et les masses ont soif ! Elles ont soif de savoir et de vérité. Je souhaite longue vie à votre initiative, initiative de salubrité publique, et c’est bien pourquoi je vous adresse ce mail de mise en garde.

    Monsieur Jorion, lorsqu’on se lance dans l’écriture d’un livre théorique portant sur le Capitalisme, vaste sujet, on ne peut pas faire silence sur deux cents ans d’Histoire et d’histoire de la théorie politique et économique.

    Entre St Just, Robespierre (deux très grands révolutionnaires, la question n’est pas là) et vous, et nous, il y a, excusez du peu: Marx, Lénine, Luxembourg, et Trotsky. Ne pas même citer ces grands marxistes, n’est ce pas implicitement leur faire porter la responsabilité du stalinisme ? Faire de l’anti-communisme primaire ?

    Vous voulez que nous restions entre français peut-être, même si vous étes belge, alors mentionnons Babeuf et Proudhon au moins. Ne croyez-vous pas que Proudhon, par exemple, a pu observer le prolétariat naissant, la bourgeoisie aux affaires, d’un peu plus près que les chefs de la Révolution Française ?

    Comment rechercher des solutions à la crise actuelle en faisant abstraction de la lutte des classes et du prolétariat ? De l’avenir de la Propriété aussi ?

    Lorsque vous affirmez que les grands hommes susceptibles d’éclairer notre lanterne sont Robespierre et Saint Just, morts avant la constitution d’un prolétariat digne de ce nom d’une part, ardents défenseurs de la propriété bourgeoise d’autre part , pourquoi le cacher, Monsieur Jorion, vous racontez des sottises.

    Cela m’ennuie pour vous. Vous affaiblissez vos positions et diminuer la portée de votre initiative. Veillez je vous pris à soigner un peu plus la préparation de votre ouvrage théorique.

    La vérité est révolutionnaire. Et la vérité Monsieur Jorion, c’est qu’il n’est pas facile de se hisser à la hauteur d’un Marx, d’un Lénine, d’un Trotsky et d’une Luxembourg, chose qu’il vous faut pourtant faire si vous voulez, comme je le crois, aider à sortir l’Humanité de l’infect et fatal bourbier où elle se trouve.

    Salutation communiste.

    1. C’est amusant parce que vous dites que PJ raconte des sottises, mais vous n’en apportez pas la preuve. Si « Le » communisme c’est continuer à lancer des anathèmes… Vous allez nous excommunier ? purger le parti ?

    2. Ben ça alors, si j’étais Paul Jorion, je m’excuserai vite fait de vouloir écrire sur le capitalisme avec autant de légèreté…
      Plaisanterie mise à part nous attendrons donc décembre! On attend déjà les vendredis…
      ça devrait faire in beau cadeau de Noel pour un tas de gens.

    3. Avertissement du Comité de Création d’une Conscience Politique (CCCP), adressé au camarade Jorion, Paul, en vue du renouvellement de son autorisation à publier.

    4. Monsieur Jorion évoque plus bas les nervures de l’histoire:

      « l’époque est au changement radical »: une intuition que je partage.

      Philippe Rideau parle de vérité révolutionnaire. Vérité, intuition ? De quoi parlons nous ?

      Ceux qui, comme moi, attendent le livre avec impatience, savent déjà d’avance pourquoi il n’aura pas besoin de Marx, Lévy-strauss, Debord, Foucault, Arendt, Orwell, Ellul, Lénine, Luxembourg, Trotsky et « tant d’autres » pour justifier l’intérêt de sa lecture.

      On a plus que jamais besoin aujourd’hui de penseurs qui osent ce geste méthodologique de l’anthropologue: mettre délibérément à distance son objet d’étude pour tenter de mieux le percevoir.

      Car comment penser « le nouveau » sans s’affranchir de ce détestable réflexe de filiation de la pensée, corpus fantasmatique par ailleurs de plus en plus inembrassable, qui nous confine encore et toujours à des parti-pris d’écoles ?

      La peur de faire redite ou celle de dire des bêtises ? Ca s’assume.

      J’irai jusqu’à dire: assumer l’intérêt de la formulation d’une intuition parce qu’on croit farouchement à cette intuition, même si cette dernière pouvait finalement s’avérer n’être qu’une erreur, ou également avoir été pensée « mieux » auparavant par d’illustres et célèbres inconnus: n’est ce pas là justement où se situe l’intérêt et le courage que l’on aime chez un penseur ?

      Félicitation pour ce blog et ses intervenants.

      Cordialement

    5. Merci, si je mentionne ces auteurs là, ce n’est pas faute de connaître l’existence de ceux que vous mentionnez vous. C’est en raison – paradoxalement, j’en suis conscient – de leur plus grande actualité : l’ordre chronologique n’est pas nécessairement le plus pertinent.

  2. Ceux qui prêchent la révolution sont des doux rêveurs stratifiés des années 60. Il est triste de constater que les populations actives ont été méthodiquement dépolitisées par les différents pouvoirs successifs depuis 30 ans.

    En confinant le mode de vie des masses actives vers une sur-consommation jusqu’à en devenir progressivement une question existentialiste synonyme d’une condition indispensable au bonheur, les banquiers complices des politiques, ont su détourner les peuples d’une réflexion de tout projet de société commun associé au débat d’idées. Les rebelles soixantuitare ne sont plus, devenus ivres de consommation et préférant courir après le profit que réfléchir ou remettre en cause les valeurs générés et profanes de nos sociétés modernes.

    Cette crise, en rarifiant le pouvoir d’achat de ce consommateur overdosé, le fragilise et le conditionne encore un peu plus dans sa recherche du profit … C’est aujourd’hui une question de survie … Ne lui demandez pas alors de réfléchir à sa condition de misérabilisme pour en sortir, il est bien trop occupé à penser à ses fins de mois.

    Non, il n’y aura pas de révolution qui fédère , mais plutôt une guerre civil qui séparent …..

  3. Plus jeune, j’ai vu ma mère régler sa machine à coudre pour faire travailler le fil de la façon suivante: WWWW.
    Chez elle cela avait pour but, entre autre, de bâtir des vêtements pour ses enfants et ce n’était pas cousu de fil blanc.

    Plus tard, j’ai compris que la poésie pouvait bâtir le monde avec ses couleurs.

    Voici quelques exemples parmis bien d’autres :

    http://www.mnartists.org/uploads/users/user_11742/18b6f91bc429bbf919ff57526efb92e4/18b6f91bc429bbf919ff57526efb92e4.jpg

    http://fc04.deviantart.com/fs35/f/2008/297/7/c/FRACTAL_WALLPAPER_3_by_rastafede.jpg

    http://motiv-designs.com/files/images/fractals/kaleidoscope-fractal-1024.jpg

    http://www.visualparadox.com/images/no_linking_allowed/pinwheel1600.jpg

    http://fc05.deviantart.com/fs24/i/2007/352/b/4/Subconcious_Black_Holes_by_gusti_boucher.jpg

    http://www.design.philips.com/philips/shared/assets/design_assets/downloads/probes/fractal/fractal6_hr.jpg

    Le client : Dieu a fait le monde en six jours, et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en six mois.
    Le tailleur : Mais, monsieur, regardez le monde, et regardez votre pantalon.

    Samuel Beckett – Le monde et le pantalon.

  4. Bon, impossible aujourd’hui de visionner cette vidéo. Echec à chaque tentative.
    J’espérais en comprendre un peu plus sur le thème dominant de la semaine concernant les billets sur la Transition, car là, la marche est trop haute pour moi, je n’ai à peu près rien compris. J’ai bien saisi le propos concernant Le Citoyen et le bourgeois, mais ces derniers articles ont pour moi l’hermétisme de billets d’initiés. J’espère que vous y reviendrez encore et avec plus d’explicitations car ce thème est tout à fait central et ça me ferait mal de passer à côté de l’analyse que vous en faites.

    Bien à vous

  5. Aujourd’hui, en août 2010, nous devrions lire les idées politiques de Robespierre et de Saint Just, MAIS NOUS DEVRIONS LIRE AUSSI les idées politiques des acteurs révolutionnaires situés à la gauche de Robespierre et Saint Just.

    Par exemple, Jacques-René Hébert était le meneur des Hébertistes et du Club des Cordeliers. Le curé Jacques Roux était le meneur des Enragés.

    1- « La pensée politique de Jacques-René Hébert (1790-1794) », Presses Universitaires d’Aix-Marseille, écrit par Antoine Agostini : je trouve ce livre passionnant.

    2- Le discours du curé Jacques Roux à la Convention, devant les députés scandalisés, le 25 juin 1793 : ce discours est entré dans l’Histoire sous le nom de « Manifeste des Enragés ».

    http://www.royet.org/nea1789-1794/archives/documents_divers/roux_manifeste_enrages.htm

    Nous devrions travailler à réaliser la jonction qui n’a pas eu lieu sous la Révolution Française : la jonction entre la bourgeoisie révolutionnaire et les classes populaires.

    A mon avis, cette jonction qui n’a pas eu lieu en 1789-1794 doit être l’objectif à atteindre dans les années qui viennent. Cette jonction permettrait enfin de changer le système.

    1. Ça va sans le dire, mais ça va encore mieux en le disant.
      Et pour commercer qui est le « nous » ?
      Zut j’ai fait une faute :
      Et pour commencer qui est le nous ?

    2. Il n’y a malheureusement ni chez Roux, ni chez Hébert, de véritables analyses : Hébert s’en tient à la vocifération, et il ne serait pas très charitable pour la mémoire de Roux – aussi légitime que soit sa sainte colère – de comparer son fameux discours avec ceux de Saint-Just ou Robespierre sur les mêmes sujets.

      Mon souci n’est pas de m’intéresser aux révolutionnaires en général mais de relever dans l’histoire des réflexions pertinentes pour aujourd’hui, je reviendrai ainsi également sur Machiavel, qui appartient à une toute autre époque.

    3. Oui comment trouver des liens entre ce blog ( et d’autres ) pour ne pas passer pour emmerdeur dans sa famille ou parmi ses proches ?

      Dans le domaine du sport où je travaille, j’essaye d’amener dans des blogs  » jeunes  » par l’histoire à la réflexion et à accompagner des lieux de rencontres ( un peu café philo sport ) pour approfondir !

      Cela doit bien sùr exister quelque part !

      Qu’en pensez vous ?

      Petite anecdote ; J’ai revu ma  » baby sitter  » qui a maintenant 83 ans et vit au fin fond de la province normande et elle est dans le même état d’esprit vis à vis de l’argent que je peux retrouver ici !

    4. Déclarer : « […] ce n’est qu’en mettant les comestibles à la portée des sans-culottes, que vous les attacherez à la Révolution et que vous les rallierez autour des lois constitutionnelles. »
      Certes ça semble emphatique mais c’est tout de même une phase de l’analyse où j’ai cru lire que P. Jorion constatait que quelque chose s’était arrêté de l’épopée révolutionnaire.
      Sûr, le lyrisme des 2 compères est sans égal, les avocats ont plus de bagout, parfois brillant.

  6. Non Monsieur Baygon Vert, je n’ai pas dans mon post fait allusion à « une vérité révolutionnaire », sous entendu l’infaillibilité de la pensée de la direction d’un parti communiste donné à une époque donnée.

    « …Philippe Rideau parle de vérité révolutionnaire. Vérité, intuition ? De quoi parlons nous ?… »

    J’ai simplement invité notre ami Paul Jorion à s’interroger sur les danger qu’il y aura à taire l’existence et les travaux théoriques des intellectuels marxistes (dans ma liste j’ai oublié de manière injuste le bon vieux Engels) qui, à la difference de Saint Just, Robespierre, et maintenant Machiavel, ont pu eux, appuyer leurs travaux théoriques sur les faits survenus au XIX et XX siécle.

    Là et seulement là, serait la sottise: refuser d’admettre que le Capital n’aurait pas été écrit sans la Révolution industrielle en Angleterre; Pas de Lénine sans la première guerre mondiale, et pas de Trotsky sans l’affreuse apparition du fascisme et du stalinisme, ne parlons même pas de cette deuxième guerre mondiale annoncée avec la plus grande clarté théorique par les seuls trotskystes.

    Clarté théorique ne voulant pas dire infaillibilité absolue évidemment. Trotsky s’est trompé: après guerre, les forces productives n’ont pas cessée de croitre, même si elles l’ont faites sur la base des conditions infernales et malsaines relatées aujourd’hui, avec beaucoup de vérité et de panache … par Monsieur Paul Jorion.

    Un bon week end à tous.

    1. Camarade Philippe Rideau,

      J’ai été aussi très agacé par le style de ton premier post.

      Ton « mail de mise en garde », m’a rappelé l’avant-garde éclairée, puis l’imputation de « faire de l’anti-communisme primaire » sans le moindre bout de citation, ensuite la posture du donneur de leçon « vous racontez des sottises » enfin pour terminer l’appel à l’identification au chef de parti, montre que bien que tu lises « régulièrement les chroniques », la stratégie de P. Jorion et de F. Leclerc, et dans la division du travail et leur dialectique, t’as échappée.
      Tu nommes oasis ce que j’appelle bouffée d’air, ce ne sont pas les mêmes termes mais ça file la même métaphore. Au moins d’ac la dessus.
      Mais, « les masses ont soif de savoir et de vérité » ? ah bon ?
      Sur quels signes s’appuie cette opinion ?

  7. Il est remarquable de constater que dans toutes les analyses de Paul Jorion et Francois Leclerc, ainsi que dans la plupart des commentaires, n’apparaisse nul part l’hypothese du maintien du capitalisme apres la crise. Cela est d’autant plus etonnant de la part d’un blog s’interressant autant a l’histoire. Celle-ci ne nous demontre t elle pas que ce systeme a deja surmonte plusieurs crise auto-generees ?
    La probabilite d’un changement de systeme economique est proche de zero. Tout au plus un changement de societe au sein de ce systeme capitaliste, mais le systeme lui-meme ne disparaitra pas: il s’adaptera (dans le meilleur des cas).

    Et il est vraissemblable que cela passera comme une lettre a la poste. N’avez pas note le changement semantique qui s’opere progressivement dans les medias ? Nous ne sommes plus dans la « crise des subprimes » ou dans la « crise du capitalisme financier ». Non, nos medias nous preparent deja a la 2eme phase: la crise due a la stagflation, l’inflation ou la deflation selon les pays (pour respectivement l’europe, la russie et les US). Vous verrez que dans qqes mois, la crise ne sera plus celle du systeme dans son ensemble mais seulement la crise d’un de ses parametres. Qui voudra alors reformer/modifier le systeme capitaliste ? Deja qu’aujourd’hui il n’y a pas grand monde, demain il y aura … personne.

    1. @Romain :
      Si les outils financiers permettent de parier sur sa propre perte, comment voulez-vous après cet extrémisme que le capitalisme perdure ?

    2. romain,

      Vous parlez d’un « apres la crise ». Notre civilisation a abouti au capitalisme : celui-ci dépasse donc le cadre économique, il l’englobe, « un changement de societe au sein de ce systeme capitaliste » est par définition impossible.

      Accepter cette vision c’est donner une chance à la société de changer : comme quoi les cartes sont bien entre nos mains.

    3. « La probabilite d’un changement de systeme economique est proche de zero.  »

      A très long terme, la probabilité est égale à 100%. A court terme, on n’en sait rien. Ce que l’on sait, c’est que les probabilités d’un changement à court terme ont très fortement augmenté.

    4. « La probabilite d’un changement de systeme economique est proche de zero »

      Au contraire, elle est proche de 100%. Le monde est un marché sans débouchés externes (pas de commerce avec vénus et mars) et donc je vous laisse augurer de la viabilité de l’économie. N’importe quel pays périclite dans ces conditions, il en va de même pour la somme des pays. CQFD.

      Vous pouvez faire fonctionner un pays sans crédits, et sans exportations ? non, alors…

      Le capitalisme est une économie expansionniste : conquête de nouveaux marchés, il n’a jamais pu s’accommoder d’une limite or celle-ci est atteinte.

    5. Moi a raison:
      – à long terme, le capitalisme disparait car il conduit aux désastres sociaux et écologiques
      – par contre à court terme, aucune prévision n’est solide.

      La seule chose de sûr, c’est que les victimes de ces désastres
      vont se défendre, et apprendre qu’il faut opposer la force à la dictature du capital.
      Les batailles auront lieu, l’issue de chacune est incertaine,
      comme la survie ou la disparition de toute autre espèce sur terre.

      La situation, dont ce blog témoigne généreusement, nous invite à vivre ou mourir debout.
      Que certains se couchent auprès de leurs maitres n’y changera rien.

    6. @octobre

      le refus? 30% de grévistes maximum dans l’éducation nationale quand c’est « réussi »…

      Et un gamin qui « refuse » de s’arrêter à un barrage policier, il a d’énormes chances de se faire assassiner… Légalement.

    7. Vigneron,

      Cela s’appelle un choc frontale.
      Mais nous sommes beaucoup à le rechercher. Histoire de prouver que nous sommes vivant ? Je voudrais mourir pour mon Art, sans rémission. Parce que je crois à la beauté.

    8. @Charles A: « – à long terme, le capitalisme disparait car il conduit aux désastres sociaux et écologiques »

      Je crains que même sans cela il disparaîtrait. L’univers lui-même (du moins tel qu’on le connait à présent) n’est probablement pas éternel, Rome est tombée, etc, alors le capitalisme qui n’a que deux ou trois siècles d’âge, pffff, pensez-vous…

    9. Où et quand un mode de production a laissé la place à un mode supérieur sans rapport de force ?
      Où et quand une révolution par les urnes a eu raison du capital?
      Cela fait 40 ans que j’attends la réponse. En vain…

    10. @Charles A: « Où et quand un mode de production a laissé la place à un mode supérieur sans rapport de force ? »

      Je dirais même plus: « où et quand un mode de production s’est-il maintenu sans rapport de force? »

    11. @charles A

      Récemment, Morales en Bolivie, Corréa en équateur et « je ne sais plus qui » au Paraguay.
      En nombre d’habitants, ça ne fait pas beaucoup, en durabilité, je ne sais pas, mais faut bien commencer par qqchose.

      Cordialement

    12. Je veux bien discuter de la Bolivie et de l’Equateur, que je connais très bien!
      Dans aucun cas, il n’y a eu changement de mode de production.
      Et pourtant, dans les deux cas, les présidents réformateurs
      ont été élus comme résultat d’affrontements violents
      avec les forces de répression de la bourgeoisie.
      Idem pour le Vénézuéla, que je connais de près aussi…

  8. Quand Gorbatchev avait commencé à réformer le système soviétique (Glasnost et Perestroïka), Alexandre Zinoviev l’avait prévenu: « soit vous devrez prendre les pleins pouvoirs, soit vous serez éjecté » (C’est dans « Confessions d’un homme en trop »). Le caractère hésitant de Gorbatchev ne lui a pas permis de garder le contrôle et il s’est fait éjecter. « Katastroïka! »

    Dans un débat à l’émission de Pivot, Alexandre Zinoviev était invité avec Eltsine qui venait d’écrire « Jusqu’au bout »
    http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB90002759/la-rencontre-eltsine-zinoviev.fr.html (en stéréo, russe sur une voie et français sur l’autre)
    Le sujet de la corruption et du grand train de vie des représentants politiques vient sur le tapis. Eltsine dit qu’il ne se laissera pas « acheter » et Zinoviev lui affirme qu’il y viendra. C’est bien ce qui s’est passé. Une illustration des « Hauteurs béantes ».

    Dans toutes ses analyses, Zinoviev n’oublie jamais la réalité des systèmes et leurs mécanismes de stabilisation qu’on ne peut écarter d’un simple geste. Ses observations et ses réflexions me semblent le placer dans le petit carré de ceux qui y comprennent un peu quelque chose.

    1. Tout à fait d’accord sur Zinoviev. Vous souvenez aussi de lorsqu’il dit sur la société capitaliste occidentale qu’elle est une forme de totalitarisme pire que ce qu’il a connu en URSS?

  9. Parcourir les différents billets, en réponse à l’impulsion émise par Sir JORION, me laisse une impression agréable d’utiliser mes connexions synaptiques, et d’oublier le côté primaire qui sommeille en moi.

    Le danger, c’est qu’après coup, j’ai l’impression de m’être plus préoccuper du sexe des anges que des véritables besoins de la collectivité.

    Car quel intérêt de savoir si tel penseur vaut plus qu’un autre pour trouver des solutions? Un Robespierre vaut bien un Bourdieu, ou un Marx, il y a du bon à prendre dans chacun d’eux… Comme il y a du bon à prendre dans l’homme dont la façon de concevoir les choses peut se résumer au personnage d’Obélix (qui n’a jamais eu envie de manger goulûment un sanglier, ou de taper sur la tronche des romains, ce qui, je le reconnais, n’est pas bien…).

    Ce qui nous unit tous, ce n’est pas notre capacité à raisonner, à comprendre le monde, mais plutôt comment tous ensemble en profiter.

    Pourquoi ne pas reconnaître qu’après tout, la vie ne vaut d’être vécue que par une approche simple: manger, boire, rire et chanter… Pourquoi ne pas se demander ce qui pousse l’homme à prétendre à plus?

    1. A « manger, boire, rire et chanter », il faut rajouter  » et taper sur les romains », ce qui illustre directement le problème 😉

    2. Le personnage d’Obélix me fascine, pour le manger et le boire et aussi pour une sorte de sens commun.
      Comme nous n’avons pas de romains sous la main, nous pourrions nous contenter de banquiers, d’actionnaires, de présidents de conseil d’administration, d’élus stipendiés, de médiatiques menteurs, etc.

    3. Je ne peux m’empêcher de penser que la violence est un paramètre dangereux, injuste et cruel, mais nécessaire.
      Vouloir remettre les pendules à l’heure pour retrouver l’harmonie des trois groupes (dominants, dominés et parasites) nécessite de prendre à ceux qui ont (les oligarques de tout genre qui travaillent dans la finance, mais pas seulement), et donc leur faire violence. Le but est de leur faire accepter la situation dans la douceur. Mais en retour, je peine à croire qu’il n’y aura que des sourires.

    4. « Car quel intérêt de savoir si tel penseur vaut plus qu’un autre pour trouver des solutions? Un Robespierre vaut bien un Bourdieu, ou un Marx, il y a du bon à prendre dans chacun d’eux…  »

      Je souscris à 100 pourcents. Ce n’est pas là une bataille de Pokemon. Mais n’oubliez pas que ce sont les disciplines que j’avais en vue, et non leurs représentants.

      Si Rousseau m’est plus précieux, c’est parce que la discipline à laquelle il appartient a quasiment disparu aujourd’hui en France, et qu’elle est pourtant la discipline fondamentale quand il s’agit de traiter un certain genre de problèmes. Fondamentale, ca ne veut pas dire qu’on établit une hiérarchie. Ca veut simplement dire que si on ne demande pas au mathématicien d’étudier l’histoire de l’univers (encore que…), de la même façon qu’on ne demande pas au chercheur en sciences humaines (psychologue, sociologue, anthropologue, économiste, historien…) de résoudre des questions de justice politique. Bien sûr, de la même façon que les physiciens utilisent certains instruments développés par les mathématiciens (à tort?), les apports des sciences humaines sont pris en compte (comment pourrait-il en être autrement?).

      Mais en dernière alternative il n’empêche que la question du meilleur régime est la question centrale de la philosophie politique, qui a ses modes d’investigation et son autonomie propre, qui fournit en dernière alternative les instruments à partir desquels les citoyens, chacun pour eux-mêmes, (ces instruments ce sont les concepts de « loi », de « souveraineté », de « capabilités », de « monnaie » par exemple…). C’est de celà dont nous manquons cruellement et dont nous avons absolument besoin, de créateurs de concepts, de distinctions analytiques nouvelles, rigoureuses et opérationnelles, de principes d’intelligibilité, de mondes possibles donc, et pas de chercheurs en sciences sociale dont le travail consiste essentiellement à décrire le du tel qu’il est, et qui font un autre métier.

  10. Bonjour
    Une réflexion personnelle
    Je ne vois pas d’issue clair a tout cela les limites qui ne serai pas acceptable dans les années de ma jeunesse ont été largement dépassées je ne vois pas le « peuple » se révolter
    Je lis beaucoup de SF et le problème de notre situation y es souvent décris la société qui est une analyse des évolutions des sociétés possible en tenant compte souvent de l histoire des fameux progrès de la science de la gestion des masses etc.
    Il en résulte en tenant compte de la licence romanesque c est que l on ne changera pas le système il y aura toujours deux classes les possédant et les élites et les autres comme de nos jour et un petit groupe d irréductible indépendant
    Ce schéma est immuable voir l histoire des civilisations
    La nouvelle société qui nous attends passeras par divers stade qui pourrons se faire de manière douce ou violente peut être même un par passage a la barbarie ou les guerres
    Nos élites et maitre ont la possibilité grâce a leurs pouvoir de s éloigner des zones de désordre et de garder leurs pouvoir et influence
    Regarder l histoire comme le fait Mr Jorion est très utile pour comprendre la psychologie de l humanité
    *de nos jours la vie des humains n as pas la même valeur exemple les touristes du Ladakh leurs évacuation est plus importante que l évacuation des grands blessés de ces zones les moyens mis en œuvre sont importants les touristes bloqués par une grève je sais plus ou
    Nous ne savons pas pourquoi ils font une grève
    Maintenant sur notre système de démocratie a 50%/50%
    Est ce une démocratie ?
    La moitie des personnes dicte a l autre ses choix
    Ne serais ce pas mieux une majorité a 2/3 il faudrait un consensus
    Excuser mon français et orthographe
    Merci

    1. @phimouk:

      Comme il a été démontré par le groupe de recherche éthologique de Nancy avec l’étude du comportement des rats nageurs, effectivement, il existe trois groupes: Les dominants, les dominés et les indépendants.

      http://mel.vadeker.net/evenementiel/rats_plongeurs_differenciation_sociale.html

      Nul besoin de SF pour voir l’évidence des conclusions qu’il faut en tirer pour ce qui concerne l’humanité, ni pour comprendre comment de simples lois seraient de nature à remédier aux dérives sociales. Tout cela est d’une simplicité définitive, de même que le serait l’établissement des lois qui permettraient très facilement de mettre un terme à la folie du jeu de la domination. Il suffirait d’avoir un parti politique dont la toute première proposition consisterait à criminaliser l’excès de richesse par le plafonnement de tout: Plafonnement des salaires, des marges bénéficiaires, des salaires,… Plafonnement de tout.

      Malheureusement, les solutions simples, les évidences, ne sont pas le pain quotidien des blogs. Il était de mise, il y a un temps, de dire que moins on a de culture, plus on l’étale. A voir ce qui ce passe ici, j’aurais tendance à adapter la formule en disant:

      Moins on veut voir les évidences les plus simples, plus on étale ses références pour les masquer. « Réfléchir pour trouver des solutions », dit Paul. Comme si, depuis l’aube des temps, l’homme n’avait pas passé son histoire à tester tous les possibles en refusant avec ténacité de voir l’évidence. Amusons nous. Les forces qui nous dirigent sont la mythologie, la dominance, la représentation sociale, etc… tout et n’importe quoi, sauf la réalité.

      Disons le tout net: Une société raisonnable serait d’un mortel ennui et la guerre est belle.

    2. @ phimouk et betov
      Faire appel à « ses » évidences les plus simples et à un seul point de vue, meme éclairé, présente un risque certain d’erreur .La vérité sur un sujet est toujours un peu plus difficile que la fiction.Et les théories, fussent-elles révolutionnaires ne résistent pas à l’épreuve des faits.Avec les compliments des occupants de toutes les fosses communes de l’histoire!

    3. Betov

      La guerre est belle, eh bien engagez vous ! Vous aurez droit à la solde, nourrit, blanchit et une pension d’invalidité en cas de mutilation. Vous ne vous ennuierez plus, à gérer au quotidien vos handicaps et prendre vos pilules d’antalgiques et psychotropes, à devoir mendier votre pension d’ancien combattant, à consulter les médecins.

      C’est bien plutôt la guerre qui est d’un mortel ennui. D’ailleurs la plupart des soldats s’ennuient, d’où leurs rêves de gloire avortés.

    4. @ Betov
      Les conclusions des éthologues ou des gens pressés de tirer des leçons de leurs travaux, ou même d’en tirer de mauvais films, sont toujours affligées d’une faille finalement assez risible: aucun de ces animaux dont le comportement « naturel » devrait nous servir de leçon n’a jamais fait lui d’expérience sur l’humain afin d’observer son comportement, ce qui restreint grandement sa supposée valeur exemplaire.

      Plus sérieusement, les travaux de réflexion sur l’éthologie depuis les années 70 (et récemment de Vinciane Despret par exemple), ont montré que les animaux se prétaient en fait, avec une civilité et une humilité mais peut-être aussi un sens de l’humour qui les honore particulièrement, très volontiers à la projection des biais de leurs expérimentateurs-observateurs.

      Les comportements animaux ne sont pas des exemples mais des révélateurs, et comme souvent, pas de celui que l’on croit.

      La guerre n’est pas belle. Soyez aimable, allez faire votre propagande binaire ailleurs.

    5. Mouais… au delà du fait que l’éthologie animale appliqué à l’homme est une entreprise scientifiquement et philosophiquement discutable, refuge « commode » des pires tendances réductionnistes et totalitaires, reste à identifier le critère de reconnaissance du « parasitage » et de la « dominance ».

      Ca tombe bien c’est l’objet d’un livre de Gauthier qui s’intitule « Morals by Agreement » (la morale par contrat), et il distingue d’ailleurs soigneusement le parasite du passager clandestin, si mes souvenirs sont bons (cette partie de l’ouvrage et les difficultés qu’elle soulève, est de loin la plus passionnante). Quelque chose me dit que certains choisiront le chômeur qui vit des alloc, et que d’autres choisiront le banquier/l’actionnaire…

  11. « Que mettre à la place ? »

    Quand cette question sera suffisamment mise en avant la réflexion qui s’ensuivra permettra à l’homme de prendre conscience afin que le Surhomme éclose. C’est de la rigidité de notre pensée dont il faut se débarrasser : observer une finalité par une pensée s’appuyant sur du connu (!) : c’est rassurant mais c’est long. Surtout vers la fin.

    L’homme, le vrai, le beau, celui dont la pensée laisse émerger une conscience au-delà du quotidien laborieux…a été avalé par la société, le groupe. Il a disparu et avec lui sa conscience, pilier, s’il en est, de son humanité.

    Les religions au sens large (dont le salariat bien sûr) asservissent l’homme à la société afin que celle-ci se sente en sécurité. C’est un réflexe archaïque qui permet à chacun de se sentir protégé par le nombre, on voit où ça mène : courage fuyons.

  12. @ Rideau Philippe dit : 13 août 2010 à 21:04

    Je me risque à vous dire ce que m’inspirent vos propos.

    Votre regret de voir Paul Jorion ne pas limiter son étude aux écrits de Marx, Lénine et Trotsky, me semble mettre en lumière votre incapacité à regarder en face l’écroulement sur eux-mêmes des démocraties populaires.
    Ce n’est pas à vous que j’apprendrai qui a dit : « Puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple. .. ».

    Je dois dire que la position d’Alan Greenspan au lendemain de l’écroulement du capitalisme me convient mieux.

    La chute des deux modèles dominants justifie le retour à la Révolution Française, changement essentiel de notre société. Les acteurs de ce moment capital n’étant pas le Christ, l’analyse de leurs erreurs, masquées par les hagiographes de tout poil est une initiative heureuse, attendue par beaucoup.

    Je vous prie d’excuser le forme de ce message écrit avec un manque d’éducation dont je suis conscient.

    1. Bonsoir M. Baillergeau.

      Je vous prie de ne pas vous excuser à vous exprimer, pourquoi le faites-vous ? Ici il semble que nous soignons dans un cadre de discussion très aimable et faisant montre d’une belle tolérance. Vous donnez votre point de vue et c’est très bien de le faire.

      Cette chose étant dite, vous avez sans doute mal lu mon intervention. Je n’ai pas invité P Jorion à ne rechercher son inspiration seulement qu’auprès d’auteurs marxistes. Relisez moi et vous constaterez de par vous même votre erreur. Je lui ai conseillé de ne pas les ignorer, une nuance de taille vous l’admettrez, puisque comme aimait à le dire Marx: les faits sont têtus !

      D’autre part, vous me parlez de « …l’écroulement sur eux-mêmes des démocraties populaires… ». Excusez moi, mais je ne vois pas trop bien en quoi cela concerne Marx ou Lénine ou Trotsky ou moi même d’ailleurs ! Ce n’est quand même pas une simple anomalie ou une erreur de langage si l’ Etat ouvrier qui fût constitué dans la dynamique de la Révolution d’Octobre porta le nom de Républiques Socialistes et Soviétiques (union) et non pas Démocratie Populaire. Ce sont les staliniens de la RDA et les maoistes de Chine, bien plus tard et juste couvert d’un vernis rouge, qui choisirent pour leur édifice militaro-policier ce type d’appellation, plus qu’ambigue, si l’on s’en tient à la théorie de l’Etat de Marx.

      Mais bon, nous nous éloignons un peu du sujet initial. Alors retenons que le terme Démocratie signifie: un gouvernement du peuple (populaire), par le peuple, pour le peuple (toutes classes confondues). Cette définition classique et cet objectif politique, les vrais communistes la récusent. Pour eux, ils ne peut y avoir de vraies libertés démocratiques que dans le cadre de la Dictature du Prolétariat. Systéme politique qui offre à la classe ouvrière (ensemble des salariés), organisée démocratiquement et jouissant du pouvoir, la possibilité de dictée (dictature) ses volontés à la classe bourgeoise. (lire sur le sujet l’Etat et la Révolution de Lénine)

      Jaures par exemple, dans sa magistrale « histoire socialiste de la révolution française », écrivait, en conclusion de son long travail (je me permet d’en conseiller la lecture à notre ami commun en vue de la rédaction de son ouvrage):

      « … Nous sommes, en un grand sens, au sens où l’entendait Babeuf évoquant Robespierre, le parti de la démocratie et de la révolution. Mais nous n’avons pas immobilisé et glacé celle-ci. Nous ne prétendons pas figer la société humaine dans les formules économiques et sociales qui prévalurent de 1789 à 1795 et qui répondaient à des conditions de vie et de production aujourd’hui abolies (sic). Trop souvent les partis démocratiques bourgeois se bornent à recueillir, au pied du volcan, quelques fragments de lave refroidie, à ramasser un peu de cendre éteinte autour de la fournaise. C’est dans des moules nouveaux que doit être coulé l’ardent métal (…) Ainsi le socialisme se rattache à la révolution (française-rajoutez par moi) sans s’y enchaîner… » ( Edition Messidor. Tome 6, p 453 et 454. )

      Monsieur Baillergeau, je vous laisse seul juge des liens de cause à effet pouvant exister entre le Jaures du début du siècle dernier, et par exemple la Corée du Nord contemporaine, la dernière vaillante Démocratie Populaire si je m’abuse. Ce qui vaut pour Jaures, vaut également pour Marx, Lénine, Trotsky, accessoirement Diderot Voltaire ou Rousseau. Arretons si nous voulons avancer à faire des amalgames dévastateurs

      Pour ce qui me concerne, j’ai la ferme attention de me nourrir des acquis de la révolution française, mais sans pour cela m’y enchaîner, et dans la mesure du possible, ne pas voir s’y enchaîner des bons gars qui s’apprêtent -selon moi – à faire de grosses bêtises.

      salutation d’un ouvrier.

  13. il n’y a pas de solution, il y a l’éternel retour du même, la bête domine l’homme et le surhomme n’est pas né. Il y a des gens comme vous, il y a des sursauts d’intelligence, essentiellement en théorie, mais la brièveté de notre passage au sein de l’espace-temps rend caduc l’espoir. C’est à chacun de se comprendre et de se situer dans la meute qui tire notre destiné en essayant d’être le moins médiocre possible, de ne pas sombrer dans le plus complet nihilisme.

    1. Comme la prise n’est pas la raison d’être de la chasse, la victoire n’est pas la raison d’être de la révolution.
      Comme disait un mercenaire dans un vieux film, c’est simplement que « l’idée m’en était venue ».

    2. C’est pour ça que je propose de remettre le pouvoir aux femmes; ce n’est pas pour rien qu’on fabrique des hongres et castre des chameaux. les mâles sont agressif et le resteront.

    3. 1. Les femmes ne demandent pas le pouvoir, elles demandent justice et égalité de droits. Le minimum de la démocratie à venir
      2. Sauf le respect que je ne dois pas à Freud, la femme n’est pas un homme castré

      Au cas où certains prendraient les propos de Liszt au premier degré…

    4. @ Charles A : mais un nouveau danger pointe, regardez dans les entreprises, les femmes de pouvoir ne se comportent pas différemment des hommes, ce n’est peut-être pas qu’une question d’hormones, elles sont parfois bien pire que les mâles… pour le mal !

    5. @ Karluss
      Vous avez raison, ce n’est pas le sexe qui oriente seul ou principalement le comportement.
      Ce sont les rapports sociaux déterminés par la logique d’exploitation du capitalisme.

      La fin du capitalisme est nécessaire à l’éclosion d’une culture de coopération,
      de créativité, de liberté, loin des relations autoritaires que commandent le capital.

      Cette fin est nécessaire mais pas suffisante. Restera à imposer la démocratie,
      à tous les échelons, dans toutes les sphères de la vie sociale.
      Y compris dans les rapports entre les sexes.

  14. Je vais encore le répéter, puisque je ne vois ici que des questionnements individualistes : l’important et la solution sont dans la volonté de respect et de solidarité. Je comprends que ce message ne passe pas parce qu’il risquerait de mettre un point final au débat.
    Et pourtant, si on décidait que c’est, en fait, le point de départ ?
    Personnellement, je n’hésite jamais à émettre une idée qui risque de paraître banale si je pense qu’elle est vraiment fondamentale.
    La vérité, ce n’est pas la nouveauté, c’est ce qui est fondamental.

  15. Pour continuer
    Je vous mets deux liens vers deux scenarios de l arbre des possible weber

    http://www.arbredespossibles.com/base/arborescence.php?valeur=9069#9069
    http://www.arbredespossibles.com/base/arborescence.php?valeur=8258#8258

    Juste pour dire que les prospective de certain peuvent aider a réfléchir car il n y as pas que des politiques des économistes des philosophes qui peuvent imaginer l avenir
    Les auteurs de SF ne sont pas de doux rêveurs certain sont des scientifiques notoires je citerai que Isaac Asimov
    Une autre manière d appréhender l avenir
    Cela permet d imaginer en poussant la réflexion plus loin de ce que pourrai être le futur
    Ce n’est pas une proposition de forger un futur mais une trame de réflexion pour imaginer quelle pourrai être les conséquences de notre réflexion
    Récemment j ai écouté une interview de Frédérique Lenoir sur son livre Socrate jésus et Bouddha
    En gros le fond était être ou paraitre ce qui est un des problèmes de notre civilisation
    Je vis souvent dans la Thaïlande profonde six mois par ans dans beaucoup d endroit on est resté sur être
    Les occupants des fosses communes de l histoire ont souvent été les victimes de l avidité de leurs dirigeant et avoir oublié ce qu’est l humanité et qui pour leur pouvoir vont attiser le coté noir de l homme
    Je ne veux pas entrer dans cette polémique stérile
    Je ne suis ni marxiste ni droitier
    Je regarde le monde depuis longtemps et le parcours
    Je ne crois pas au bisounours non plus
    La survie conduit a bien des actes parfois bizarres
    Je crois qu’analyser la situation comme le fait Mr Jorion est utile
    Mais il faut aussi allez écouter d autre de tout bords
    Je lis régulièrement La Grande Relève crée par Jacques Duboin en 1935
    Les lecteurs de ce blog sont pour moi des personnes ayant très bien compris que nous sommes dans une période difficile et qui ont au fond d eux la volonté d éveiller le grand nombre et de forger une meilleures société
    Mais est il encore temps de faire sortir de l abrutissement général les personnes qui sont dans le paraitre ???

    1. Si nous sommes condamnés à persuader nos ennemis, nous n’avons aucune chance.
      Contentons nous de regrouper nos forces.
      Ce ne sera déjà pas si mal.

    2. j’aime bien asimov (et terry partchett et les murs écrans de bardbury ne sont pas si loin), mais tu ne peut pas demander à une majorité de personne (sauf en cas de crise grave) de ce mettre à la place d’autres (d’où des discussions sympa entre moi paysan célibataire et mon beau frère prof de math qui est un jeune papa avec un pavillon et des amis sans soucis, je l’aime bien mais nos regards ne sont pas du tout les mêmes), ce n’est pas que le paraitre, la réussite laisse croire qu’il peut en être de même pour les autres, on a quand même l’avantage (par rapport aux générations passés d’avoir internet qui n’exclus pas le débat à une élite, ou une information à une rédaction, c’est déjà ça

  16. « Qu’est-il ?
    Est-il mort ?
    Que mettre à la place ? »

    Le capitalisme est l’aboutissement de notre civilisation. Pour répondre à notre peur archaïque, il a limité la prise de conscience de ses membres au quotidien laborieux qui a, à force, pris la place de l’éveil.

    « Que mettre à la place ? » peut le tuer.

    1. « Que mettre à la place ? »

      L’autonomie, la solidarité et la prospérité sans expansion matérielle.

      « Notre destin est de créer notre destin » Alvin Toffler

      Je n’ai jamais lu Marx ni les auteurs précités ci dessus, mais j’ai lu la quasi totalité de l’oeuvre d’Alvin Toffler, et je pense que ce qu’il a écrit nous aide à y voir plus clair.
      Je devrai me procurer son dernier livre  » La richesse révolutionnaire  »
      http://www.amazon.fr/richesse-r%C3%A9volutionnaire-Alvin-Toffler/dp/2259204619
      http://www.lafauteadiderot.net/spip.php?article82

      Dans la troisième vague, j’ai trouvé la plupart des réponses aux questions que je me posais depuis mon enfance.
      C’est une page blanche que nous avons devant nous.

      Ce n’est pas tuer le capitalisme dont nous avons besoin, mais bien le dépasser.

      Lorsque dans l’esprit des gens la connaissance de chacun dépassera l’argent comme richesse nous aurons je pense fait un grand pas en avant.

    2. Nous sommes d’accord. Et pour que « dans l’esprit des gens la connaissance de chacun dépassera l’argent comme richesse » il faut que la question « Que mettre à la place ? » soit sans cesse mise en avant. Pas de nouvelles de Corinne Lepage ?

      Merci pour les liens :

      – « …l’humanité qui vient, celle que nous engendrons aujourd’hui, sera fort différente de nous. »

      – « Le développement générique de la richesse financière sur la planète, et de ses abus, ont conduit les décideurs a ne prendre en compte que la dimension économique de l’activité humaine et sa monétarisation, ce que l’Inde traditionnelle désigne comme le règne de la caste des commerçants. En ignorant les activités non monétaires, ils ont omis une part essentielle de la richesse produite par les êtres humains, les connaissances. Les activités qui ne se transforment pas en monnaies comptables sont multiples, créatrices, insaisissables et particulièrement révolutionnaires nous disent Heidi et Alvin Toffler. »

      De Marx : « Les ouvriers… doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: «Abolition du salariat», qui est leur objectif final. »

      Et Vian : « Le travail est l’opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué. »

      La retraite à 6? ans : le doigt du sage. Ou le réconfort d’avoir bien fait d’accepter la drogue.
      Réguler l’économie : continuer la production d’opium. Peut être efficace.

      Au plaisir.

    3. Abolition du travail: je suis bien d’accord, mais comme vous le dites très bien « Que mettre à la place ? » doit sans cesse être mis en avant.
      C’est sur ce que porte ma réflexion d’aujourd’hui.
      Tout en étant salarié dans une entreprise de chauffage depuis 30 ans, il me semble avoir pu expérimenter de façon modeste ce « non travail » en rénonvant notre maison nous mêmes, ma famille et moi.

      D’autres sont allés beaucoup plus loin:
      http://generationsfutures.chez-alice.fr/vertueux/heol.htm
      http://www.dailymotion.com/video/x1ozxe_la-maison-autonome-des-baronnet_news
      Réalisé avec un salaire à mi-temps

      A mes yeux ce qui compte dans l’activité c’est qu’elle puisse satisfaire les besoins essentiels de l’humanité dans les limites des ressources planétaires, cela n’est pas possible à travers le capitalisme et une activité exclusivement industrielle et donc le travail salarié.
      A la lueur de ces liens, il me semble que la transition qu’il va falloir effectuer est tout simplement gigantesque et je pense que nous n’avons plus le choix si nos petits enfants puissent un jour s’épanouir et être heureux comme le dit si bien Monsieur Baronnet.
      Certes, le cas des baronnets n’est pas généralisable partout et surtout pas en ville, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire, beaucoup d’idées qu’ils ont générées peuvent être adaptées aux circonstances.
      A travers cette réalisation il reste quand même une partie d’industrialisation nécessaire, mais la démarche qu’il reste à entreprendre est de comment initier sur le plan politique, financier et monétaire une juxtaposition judicieuse de l’activité industrielle et une activité de « prosommation ».
      Si on veut bien prendre la peine de réfléchir autrement, dans un autre cadre, il me semble que le coup est jouable, mais il ne faut plus tarder.
      Puisse le nouveau livre de Paul Jorion tenir compte de tous ces éléments.

      Au plaisir de vous lire.

    1. Pour compenser ces émissions de fumée toxique, Madame Bachelot propose l’interdiction totale de fumer.
      Pour compenser la perte financière due à cette interdiction de fumer, elle propose de passer la TVA sur le pain et les autres denrées indispensables à 25 %.

  17. @ Marlowe
    o Si nous sommes condamnés à persuader nos ennemis, nous n’avons aucune chance.
    Contentons nous de regrouper nos forces.
    Ce ne sera déjà pas si mal.

    Pourquoi toujours voir des ennemis dans les autres
    Pourquoi un combat
    L esprit est il si étroit que l on ne peux parler communiquer que part la force la destruction cette manière de penser et parler mène a quoi a notre société actuelle les rapport de force
    Regrouper des forces pour quoi faire pour détruire écraser
    Avons-nous un projet qui soit acceptable et possible à mettre en œuvre en démocratie
    Tant que l’on voudra préserver la chèvre et les choux
    Tant que l on cherchera des solutions pour rendre les autres moins riche en se gardant une possibilité pour nous de l être cela même a rien
    Qui est prêt a tous laisser ne rien posséder en propre mais a tous partager
    On me dira il y aura des profiteurs mais de quoi
    Un poète qui écrit un seul poème magnifique de toute sa vie est il un profiteur
    Un homme qui fait rien et qui souris est ce un profiteur
    Un homme dans un paysage qui regarde le ciel est ce un profiteur
    Voila le mot qui fâche profit ne peut on voir le monde sans profit mais en humanité
    Se réunir mettre en place une autre société oui
    Refusons la consommation que l on nous impose
    Réfléchissez de l utilité du portable et de son impolitesse
    La dictature des marques etc
    Ne sommes nous pas capable d imposer et de boycotter ceux qui nous exploitent
    Par des gestes simples
    Je m emporte car je vois trop de bêtise autour de nous

    1. Le comportement individuel est une goutte d’eau, mais il est à la base du refus ou de l’acceptation.
      Je fais partie de ceux qui refusent la dictature des marques et les mensonges sans cesse renouvelés de la publicité et du marketing.
      je privilégie autant que possible les productions locales et régionales, j’achête l’essentiel de ma nourriture aux producteurs qui ne m’empoisonnent pas en dispersant des produits nocifs dans leurs productions.
      Je maintiens que tous ceux qui, pour faire quelque profit, mentent et trichent et aussi que ceux qui dissimulent ces tromperies sont des ennemis.
      Comment voulez vous les considérer ?
      Croyez vous que ce combat perpétuel contre le mensonge et la bétise soit plaisant ?
      Je ne crois pas que ce type de lutte, qui n’est pas la guerre de tous contre tous, mais une guerre de libération, soit condamnable, au contraire.

    2. @ phimouk dit : 14 août 2010 à 15:28 et 14 août 2010 à 17:50

      Je me sens proche de ce que vous exprimez généralement et notamment quand vous dites :
      « Pourquoi toujours voir des ennemis dans les autres
      Pourquoi un combat »

      Puisque vous évoquez un poète, je me permets de vous proposer celui-ci dont je ne connais pas l’auteur. C’est peut-être celui que vous évoquez

      AVOIR et ÊTRE

      Loin des vieux livres de grammaire,
      Écoutez comment un beau soir,
      Ma mère m’enseigna les mystères
      Du verbe être et du verbe avoir.

      Parmi mes meilleurs auxiliaires,
      Il est deux verbes originaux.
      Avoir et Être étaient deux frères
      Que j’ai connus dès le berceau.

      Bien qu’opposés de caractère,
      On pouvait les croire jumeaux,
      Tant leur histoire est singulière.
      Mais ces deux frères étaient rivaux.

      Ce qu’Avoir aurait voulu être
      Être voulait toujours l’avoir.
      À ne vouloir ni dieu ni maître,
      Le verbe Être s’est fait avoir.

      Son frère Avoir était en banque
      Et faisait un grand numéro,
      Alors qu’Être, toujours en manque.
      Souffrait beaucoup dans son ego.

      Pendant qu’Être apprenait à lire
      Et faisait ses humanités,
      De son côté sans rien lui dire
      Avoir apprenait à compter.

      Et il amassait des fortunes
      En avoirs, en liquidités,
      Pendant qu’Être, un peu dans la lune
      S’était laissé déposséder.

      Avoir était ostentatoire
      Lorsqu’il se montrait généreux,
      Être en revanche, et c’est notoire,
      Est bien souvent présomptueux.

      Avoir voyage en classe Affaires.
      Il met tous ses titres à l’abri.
      Alors qu’Être est plus débonnaire,
      Il ne gardera rien pour lui.

      Sa richesse est tout intérieure,
      Ce sont les choses de l’esprit.
      Le verbe Être est tout en pudeur,
      Et sa noblesse est à ce prix.

      Un jour à force de chimères
      Pour parvenir à un accord,
      Entre verbes ça peut se faire,
      Ils conjuguèrent leurs efforts.

      Et pour ne pas perdre la face
      Au milieu des mots rassemblés,
      Ils se sont répartis les tâches
      Pour enfin se réconcilier.

      Le verbe Avoir a besoin d’Être
      Parce qu’être, c’est exister.
      Le verbe Être a besoin d’avoirs
      Pour enrichir ses bons côtés.

      Et de palabres interminables
      En arguties alambiquées,
      Nos deux frères inséparables
      Ont pu être et avoir été.

    3. tu sous estime le nationalisme (ou communautarisme) le besoin d’opposition, il suffit que notre président dise les allemands sont plus compétitifs et pour un peu qu’il pousse le bouchon, tu as une armé de paysan prés à reconstruire la ligne marginot, mais grâce à internet (et des traductions) tu peux apprendre que finalement ils sont aussi prêt à arrêter le lait, faudrait déjà que nos partis ou syndic souhaitent construire l’Europe, mais il préfère dire grâce à moi, à cause de l’Europe et si tu n’as pas voyagé tu y crois

    4. Faisons simple, ce qui manque c’est de l’argent en bas et au milieu et il y en a trop en haut, il ne manque pas de travail, il y a tant de choses à faire sur terre pour améliorer les vies des humains, ce qui manque c’est seulement une distribution équitable de l’argent et un stop au profit trop importants des uns par rapport à la misère des autres, idem un stop au gaspillage d’un côté et à la pénurie des autres.

      J’ai vu aujourd’hui des tomates ordinaires de la marque qui fait sa pub à la télé en pleine saison à 2.88 le kilo, c’est trois francs le prix réel au mois d’août pas 3 euros.

    5. La grogne monte chez les producteurs de pommes juillet 2010

      Les producteurs de pommes sont en colère et le font savoir. Ce matin, ils étaient des dizaines à manifester sur le rond-point de la Feuilleraie, à Trélissac.

      Venus de toute la Dordogne mais aussi du sud de la Haute-Vienne, ils grognent contre les marges réalisées par les grandes surfaces.

      « Actuellement, nous vendons nos pommes en moyenne 28centimes, elles nous coûtent 40centimes à produire et on les retrouve à plus de 2euros dans les magasins », explique Jean-Michel Cellerier, le responsable de la filière fruits en Dordogne.

      Les producteurs ont ensuite été reçus par la préfète. Si rien ne change d’ici le mois d’octobre, ils envisagent de nouvelles actions, plus fortes.

      Les producteurs de lait sont également en train de mener une action, sur le rond-point de la Beauronne, à Périgueux.

    6. @liervol
      Il y a quelques mois j’avais lu que le kilo de pommes …. de terre se vendait à 4 cts, un ami me disait hier qu’un de ses proches qui cultivait les tubercules les vendait à 8 ou 12 cts !!

    7. « Pourquoi toujours voir des ennemis dans les autres
      Pourquoi un combat »

      De Phimouk.

      Un autre point de vue:

      Identité se forge avec Opposition et Adhésion.

      Une adhésion totale, c’est une aliénation, un esclavage. Ca ne suscite que l’indifférence et le mépris auprès de l’autre, car ce n’est rien lui « apporter ».

      L’ami est donc un ennemi, pour partie.

      Pour finir, ‘L’amitié, c’est une tentative d’humiliation réciproque ». Le Joueur – Dostoievsky

    8. @ simplesanstete

      Il me semble qu’en grec ancien, une relation sexuelle s’appelait MIASMA, qui signifiait également « souillure ».

  18. «On s’achemine vers une crise encore plus dure»

    Dean Baker est – avec Nouriel Roubini, Joseph Stiglitz, Paul Jorion et quelques autres Cassandre lucides – l’un des rares à avoir entrevu la gravité de la crise financière. Sept mois avant la chute de Lehman Brothers, cet économiste, codirecteur au Center for Economic and Policy Research (voir son blog), avait prédit dans nos colonnes (Libération du 17 janvier 2008) une violente récession, la «plus féroce depuis la Seconde Guerre». Il revient sur la sortie de crise très fragile des Etats-Unis alors que les inscriptions hebdomadaires au chômage, avec 482 000 demandes, sont montées hier au plus haut niveau depuis six mois.

    http://www.liberation.fr/economie/0101651780-on-s-achemine-vers-une-crise-encore-plus-dure

    1. Ce qui est remarquable dans les médias c’est que toujours ils sont en retard d’un train…
      Dean Baker dit, mais, font-ils le moindre effort pour aller voir sur le terrain?
      Stiglitz dit, mais les médias s’en foutent, ne vont pas voir la réalité du chomage US, de la pauvreté, des sans-abris…Surtout pas alarmer le peuple hein…On dirait qu’ils ont des ordres.
      Ou comme dirait l’autre des « responsabilités »…
      Quand on a des responsabilités on la ferme, visiblement. C’est probablement leur idée de l’ordre, mais pas celui de la démocratie.
      Un bon point quand meme pour Libé d’avoir sortit ça en 2008…Mais on peut pas dire qu’ils aient emboité le pas sur cette thése dans leurs papiers ultérieurs…
      Faut pas trop se mouiller, dés fois qu’ils se trompent, parcequ’un journal ça se trompe jamais. Bien sur…

    2. @izarn
      « On dirait qu’ils ont des ordres ».
      Je « dirais » pour commencer par le début, qui décide des sujets abordés, des experts invités, du ton général à donner ?
      L’observation des sujets traités fait apparaître d’étranges coïncidences.
      Heureusement que dans certaines régions frontalières de France on peut quelque peu compenser à travers les médias étrangères et aussi pour tous, par quelques médias non conformistes et plus internationales.
      L’équilibre entre la réalité essentielle et le futile voir l’enfumage pour ne pas dire la propagande s’opère quelque peu au détriment de certains « prètres » politiciens.

  19. Chaque jour, derrière de fragiles défenses, sur toute la terre une partie de l’humanité perd son sang par une blessure cachée. La lune est l’assassin.(Guido Ceronetti)

    1. Où l’on voit que le point bas de la part de revenu national des 1 dix-millièmes plus riches américains se situe sous Carter avec moins de 1%, avant de remonter, avec la politique monétariste de Vockler nommé sous ce même Carter à la Fed pour appliquer les préceptes fridmaniens, à 1.5% dès 1979. Après c’est l’envolée sous Reagan, et tout autant, sinon plus, sous Clinton, puis Bush avec les krachs boursiers en régulateurs passagers (87, 91, 2000…).
      Dommage que l’on ait pas la suite, après 2007…

  20. N’y aurait-il rien entre le « capitalisme » et le « communisme » ?
    On pourrait le croire en lisant ici.
    Je mets les termes entre guillemets pour souligner le regrettable manque de nuances dans certains commentaires.

  21. Lorsque des communistes passent ex abrupto au capitalisme, n’est-ce pas tout simplement parce qu’ils ont jeté le masque et qu’ils ne désirent plus jouer la farce de la solidarité fictive. Et tant pis alors pour les vrais communistes qui attendent l’allocation promise. Partager est-il plus difficile que de recevoir ? Il faut en faire l’expérience pour pouvoir en juger. Le partage enrichit le coeur et renforce la société.

  22. Pour défendre ma partie je suis producteur de lait, une dépèche AFP annonce une augmentation des prix à la consommation pour faire plaisir au éleveur (…), je tiens juste à rappeler aux lecteurs de ce blog que le prix du lait était autour de 2F dans les années 80 et avant l’augmentation autour de 0.29 depuis le printemps (mais on a des subventions c’est vrai et beaucoup plus de normes, n’empêche le smic a plus que doublé entre temps).
    Lactalis essaye (mais avec la FNSEA qui casse tout y vont y arrivé) de retourné les consommateurs contre les paysans, pour info la famille Beignet (propriétaire de lacatalis, président, lactel, le petit et d’autres marques distributeurs) est passé de la treizième place à la septième dans le classement des familles les plus riches de France en l’espace de 3 ans (pas mal quand même).
    Le problème est structurel, en premier, on a augmenté la production (quotas) mais pas l’offre, un économiste anglais (dont je ne sais pas le nom) avait expliqué que cela entrainé une baisse de prix à la production et une hausse à la consommation, car le lait non vendu sa transformation et sont stockage pénalise la valeur ajouté de toute la filière, en deuxième les industriels ont crus pouvoir valoriser leurs excédents à l’export (avec un euro fort et un cout de main d’œuvre très élevé) des produits a très faible valeur ajouté (poudre de lait voir beurre industriel), ils se sont ramassés depuis deux ans (Entremont est le plus bel exemple, ainsi que le rôle d’Albert Frêre ce servant de cette situation pour défiscalisé ces impôts Total de 2008 et les récupérer aujourd’hui), mais plutôt que d’assumer leurs erreurs, le coupable va être l’éleveur (à quoi ça sert d’avoir des sous-traitants sinon).
    A mon avis, Bolloré (gros producteur d’huile de palm en afrique) va pouvoir pouvoir profiter de ces hausses sur les céréales et les produits animaux pour augmenter ces huiles (nauséabonde, enfin ça reste le premier ingrédient des poudres de lait materné…) et récupérer sur le réel, ce que le virtuel (lémarché) n’offre plus

    1. Pour info également, le groupe Besnier maintient toujours fermé le site ( on parle de désamiantage ! ) d’Isigny sur Mer empêchant ainsi indirectement la relance de l’emploi dans ma ville d’enfance !

    2. Pas seulement Bolloré, assez marginal sur ces marchés, mais surtout le groupe Louis Dreyfus, véritable mastodonte mondial du négoce et de la production agro-industrielle, en toute discrétion à part avec l’Ohème… J’aimerais bien avoir leurs courbes de profit depuis 4/5 ans…

      Concernant la FNSEA, vous savez fort bien qu’elle est co-gestionnaire de tous le secteur, tant au niveau des industries laitières privées ou « coopératives », qu’au niveau européen. Aucune politique n’est possible sans son assentiment, malgré toutes ses dénégations. 50 ans que ça dure et qu’elle ne défend que les intérêts des propriétaires fonciers, des céréaliers du bassin parisien et les industries agro-alimentaires. De concert avec la MSA, la SAFER, le CA, les chambres d’Agriculture à sa main, la commission européenne, l’INRA, l’UMP, etc…
      Quant en auront-ils marre de se faire endoffer, nos petits agriculteurs et gentils adhérents de la FNSEA,

    3. Bonjour,

      L’agriculture produit trop, sous la pression des gros producteurs et des gros syndicats. Ils poussent à surconsommer – les quantités que nous ingurgitons dépassent de loin le nécessaire – et donc à surproduire : ce qui entraîne une augmentation de la production de produits malsains (« de la merde ! » comme dirait l’autre) et une pollution de l’environnement. Pour toutes ces raisons et pour le bien de tous et de la terre : dites-leur non ! C’est le capitalisme que vous pouvez abattre. Pas nécessairement en affrontant ses « élites » (car ils cherchent l’affrontement) mais en parlant sans cesse de la manière dont il vous asservit.

  23. L’historiographie sur Robespierre est presque aussi éclairante que son histoire elle-même. Si la « loi des vainqueurs » (cf. Michel Saratoga) de Thermidor a effectivement prévalu jusque vers 1820, ensuite les choses ont beaucoup évolué, avec diverses fluctuations, au gré des évolutions de la société, notamment le socialisme naissant. Pour dire les choses autrement, les vainqueurs changent, même après l’événement, selon les cycles politiques.

    Pour ce qui est des époques récentes, Eole a mentionné le film « la terreur et la vertu » de 1963 (que j’ai vu bien plus tard). Il me semble me rappeler qu’on y discutait encore de politique.

    Dans les années 1980, il y eu le « Danton » de Wajda, avec Depardieu (Danton) et Woijeck Pszoniak (Robespierre). On y présente un Danton proche du peuple, volontiers truculent, face à un Robespierre apparatchik et « coincé ». Robespierre devient victime de la double équation (Robespierre=Goulag et Robespierre= refoulé sexuel) face à un Danton épanoui. Son honnêteté même en devient suspecte, symbole d’une difficulté à jouir, alors que rien n’est dit de la corruption financière de Danton. Tout est dit sur l’époque qui s’ouvrait.

    Aujourd’hui, l’un et l’autre ont quasiment disparu des « charts ». L’action Robespierre est proche de 0. La seule personnalité « bankable » de notre époque, celle qui fait le buzz, est Marie-Antoinette. Tout y est : le luxe tapageur de Versailles, encore un peu de sexualité implicite (ma non troppo), une fin présentée comme digne face à des macho pervers, prompte à faire pleurer dans les chaumières. Le paquet est ficelé. La politique a disparu, sinon pour rappeler combien les hommes peuvent être méchants.

    Alors quand Paul Jorion nous annonce dit qu’il va revenir sur les figures politiques que sont Robespierre et St Just , j’ai tendance à m’en réjouir, tant les correspondances (au sens Baudelairien) entre cette époque et la nôtre sont patentes.

    1. Excellent résumé des errements significatifs de l’historiographie révolutionnaire, dans ses échos cinématographiques particulièrement. Assez éclairant des amalgames souvent réalisés entre jacobinisme et centralisme démocratique soviétique ou dictature stalinienne…
      L’apport du sieur François Furet dans la représentation révolutionnaire parmi nos élites étant, de ce point de vue, bien loin d’avoir été neutre… Doux euphémisme pour dire que son entreprise de déconstruction, et donc de combat idéologique pour éteindre les derniers feux de la nostalgie révolutionnaire, que Paul cherche incidemment à rallumer par ses questionnements, a largement atteint ses buts qui n’avaient rien d’innocent.

    2. Addendum : J’aimerais assez que Paul nous donne son sentiment sur les travaux de François Furet, et particulièrement concernant la révolution. Il l’a quelquefois évoqué à demi-mots, mais encore?

  24. Question à Paul Jorion:
    Toutes les révolutions ou changements profonds ont été accompagné de violence. On me dit: la fin de la RDA était une révolution « douce », le sang n’a pas coulé. C’est une errreur. Le debâcle de la RDA était dû à la faillite du système, faillite au sens économique, ce n’etait pas une révolution « classique ».
    La mise en oeuvre de la « terreur » sous la direction de Robbespierre n’avait qu’un seul but: sans elle, la « vertu » (la pureté des principes de la révolution ») resterait impuissante. Pensez-vous qu’une révolution ou un profond changement au sein de la société serait possible sans recourir à la violence? Ou au contraire, est-elle inévitable pour établir un nouveau système? Existe-t-il un article de vous traitant cette question?

    1. Aucune classe dominante n’a jamais laissé sa place de bonne grâce.
      Dans le cas qui nous intéresse, la violence des capitalistes ne sera limitée
      que par la force et la menace de contre-violence des travailleurs qu’elle exploite.
      Autrement dit, le degré d’organisation, d’unité, et de capacité de riposte
      sont la seule garantie de forcer la main à la bourgeoisie.
      Partout où elle sent les travailleurs désarmés par les illusions électorales et pacifistes,
      elle excerce sa violence sans hésiter dès que nécessaire, et avec maestria.

    2. Réponse à Charles A.:
      On a pas du tout l’impression que cela se dessine à l’horizont (une révolte)

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