L’actualité de la crise: la nouvelle promesse du capitalisme financier, par François Leclerc

Billet invité.

LA NOUVELLE PROMESSE DU CAPITALISME FINANCIER

De rebondissements en rebondissements, la crise apparaît aujourd’hui sans fard dans son déroulement, qui se prolonge et permet d’en analyser la poursuite.

L’écroulement d’une montagne de crédits dans l’immobilier américain – financée en application d’une martingale étonnante de crédulité – a entraîné dans une impressionnante chute le système financier privé, en raison de l’enchevêtrement des engagements réciproques en son sein, contribuant à son opacité. Mettant ensuite à mal les finances des États qui sont intervenus – en socialisant la dette privée – pour l’endiguer et en combattre les effets.

L’ensemble alimente la poursuite d’une sourde crise financière combinée de la dette privée et publique, ainsi qu’une profonde crise économique et sociale chronique dans les pays occidentaux, les deux s’alimentant réciproquement. Les faits sont là, reste à en tirer les conséquences.

Avec le recul, il n’est pas abusif d’analyser la crise que connait le capitalisme financier comme étant en particulier celle d’un sévère blocage de la machine à faire de la dette, l’un de ses piliers. Une machine dont le champ d’action s’était considérablement élargi au fil des décennies, en raison de trois phénomènes.

En premier lieu, la nécessité d’alimenter la consommation, principal moteur de la croissance économique, alors que la distribution de la richesse née de l’accroissement de la productivité penchait résolument en faveur de la rente au détriment du revenu salarial, et qu’il fallait lui trouver un substitut.

En second, afin de répondre aux besoins de financement de pans entiers de l’appareil productif, résultant d’une insuffisance chronique de fonds propres, devenu dans l’incapacité de satisfaire aux exigences de rendement de capitaux préférant s’investir dans une activité financière nettement plus lucrative.

En dernier, pour financer les États engagés dans une politique générale de défiscalisation, afin de parachever l’édifice et de satisfaire le marché, ce Moloch des temps modernes.

Par un retournement de situation dont on voit les effets, les particuliers et les entreprises sont ainsi devenus – dans l’exercice de leur activité économique – non plus les bénéficiaires supposés de l’activité financière, mais leur vache à lait. L’encours de la dette sous toutes ses formes et pour tous ses destinataires augmentant considérablement, et avec elles les intérêts perçus par les investisseurs, les fameux marchés. Intérêts aussitôt réinvestis dans la spéculation financière.

L’histoire, toutefois, ne s’est pas arrêtée là. Une fois la demande créée par ce que l’on a dénommé la financiarisation de l’activité économique, il a fallu y répondre. Or les établissements financiers étaient soumis à des règles et des ratios prudentiels, plus ou moins clairement établis et bien respectés. Ils ont été résolument contournés, au mépris de toute prudence, afin que les engagements des établissements puissent dépasser les limites de ce que leurs fonds propres les autorisaient à prêter. Fonds propres qu’ils ont parallèlement accrus, en se tournant vers les marchés et non pas les actionnaires, grâce à de fragiles montages financiers.

Enfin, ils ont inventé la titrisation afin de sortir à grande échelle de leur bilan les prêts qu’ils avaient consentis. A une vitesse remarquable, ils ont monté un échafaudage de produits financiers structurés, hautement rentables, convaincus d’avoir annulé le risque, ou à défaut, de l’avoir évacué pour les plus malins. Dans ce contexte, les crédits ont pu gonfler, dans l’immédiat au profit de la masse des intérêts perçus. Améliorant d’autant plus le rendement de leurs fonds propres qu’ils s’étaient donnés les moyens de ne pas les accroître. La course aux rendements se poursuivait de plus belle, sans que rien ne paraisse pouvoir lui faire obstacle.

Où en sommes-nous aujourd’hui, alors que la chute est intervenue ? Les fonds propres – reconnait-on – ne vont plus pouvoir bénéficier des rendements d’avant, catalysant une fuite en avant financière qui va devoir en rabattre, tout en se poursuivant faute de régulation effective. Le marché de la titrisation est quant à lui globalement en panne, sauf lorsqu’il s’appuie sur des garanties d’État comme c’est le cas pour le crédit immobilier aux États-Unis (avec Fannie Mae et Freddie Mac). Les banques sont par ailleurs menacées par de nouvelles règles prudentielles (Bâle III), dont elles sont déjà parvenues à desserrer les contraintes, sans pouvoir toutefois totalement les empêcher.

Donc, la capacité du système bancaire à relancer la machine du crédit est limitée dans ce nouveau contexte, même si l’on tient compte des artifices divers déployés pour ne pas dévaloriser les actifs toxiques toujours détenus (quand il n’est pas parvenu à les mettre en pension auprès des banques centrales) et passer des tests d’effort complaisants. C’est pour cela qu’il annonce ne plus être en mesure de favoriser le redémarrage de l’économie, grâce au crédit, justifiant le pronostic par les économistes d’une croissance atone pour une longue période.

Soupeser la portée effective des tentatives de relance du marché de la titrisation va permettre d’estimer ce que le capitalisme financier va avoir de mieux à offrir dans la période à venir. Si l’on fait abstraction pour un temps des rebondissements à venir de la crise globale. Dégripper la machine à faire de la dette est en effet une nécessité, si l’on veut – dans le cadre de son fonctionnement actuel – sortir l’économie de son marasme et contenir les conséquences de sa panne en termes sociaux, lesquelles seront sinon destinées à s’approfondir.

Les réflexions engagées aux États-Unis à propos de l’avenir de Fannie Mae et Freddie Mac, ces deux colosses qui tiennent à bout de bras le gigantesque marché hypothécaire immobilier américain, n’ont pas d’autres objectifs. Comment relancer le business sur ce marché, y est-il formulé par des incorrigibles, alors que les investisseurs ne s’y précipitent pas, étant donné son manque total de transparence et l’importance des risques potentiels qu’il représente dans la conjoncture actuelle ? Comment se passer des garanties d’État ou en faire évoluer le mécanisme, ces douloureuses épines dans le pied du capitalisme libéral, indispensables d’un côté afin que l’édifice ne s’écroule pas à nouveau, obstacle de l’autre à la relance du business ?

Le débat vient à peine d’être lancé, à l’occasion d’une conférence organisée par le Trésor qui s’est tenue le 17 août à Washington. Une manifestation ressemblant à ces commissions que l’ont réunit quand on ne sait pas du tout quoi faire, à ceci près que le gouvernement s’est engagé à soumettre une loi au Congrès en janvier prochain. On croit comprendre que le processus – dont les modalités restent très floues, tout du moins publiquement – sera graduel et long.

L’idée pourrait être d’écrémer le meilleur du marché afin de le confier progressivement en gestion à des intérêts privés. Laissant l’État financer le reste, n’ayant pas d’autre issue que de continuer à financer les pertes de Fannie Mae et Freddie Mac, en étalant et repoussant les échéances afin de rendre plus indolore le coût de l’opération. Tout ce dispositif repose toutefois sur l’espoir que l’immobilier va commencer à se reprendre, à plus ou moins long terme, ce qui a déjà été beaucoup annoncé mais s’est à chaque fois révélé faux.

D’autres grands esprits préconisent des systèmes d’assurance reposant sur des montages financiers qui rappelent de fâcheux précédents et qui ont toutes les chances de rester dans les tiroirs.

Au Royaume-Uni, une réflexion sur la relance de la titrisation a également été engagée par les banques à l’instigation du gouvernement, dans un autre contexte, avec comme objectif de relancer le financement des PME. On reste circonspect.

Il va falloir, dans tous les cas et les pays, montrer patte blanche aux investisseurs et partager les risques avec les émetteurs de cette dette destinée à financer d’autres dettes, ce qui va diminuer l’intérêt financier de ces opérations, si toutefois il s’avère possible de réamorcer au moins symboliquement le processus, dans l’espoir d’enclencher un miraculeux cercle vertueux. Où la vertu va parfois se nicher ?

L’enjeu est stratégique, ce qui ne lui donne pas nécessairement une solution. Car les investisseurs vont y regarder à deux fois avant de s’engager à nouveau sur le marché de la titrisation. Ils vont demander une transparence que ne peuvent leur garantir les instruments financiers sophistiqués de ce même marché, conçus dans une optique diamétralement opposée. Non sans par ailleurs exiger des rendements plus élevés, un second facteur qui va contribuer à restreindre le volume de ces opérations futures.

A l’arrivée, le marché ne retrouvera pas sa dimension d’avant la crise, il ne permettra donc pas aux banques de financer les mêmes enveloppes de crédit. La machine à fabriquer de la dette ne retrouvera pas son rendement d’avant. D’autant que des ratios prudentiels plus restrictifs vont y faire partiellement obstacle et qu’il va être plus difficile de les contourner.

Cette nouvelle donne va avoir un fort impact dans les sociétés occidentales. La baisse globale du niveau du crédit actuellement enregistrée n’est pas une affaire conjoncturelle mais structurelle. Tout comme le niveau de chômage qui s’est installé. La combinaison des deux va être lourde. Le niveau de vie et de consommation de larges couches de la société vont être affectés, alors que les rapports de force actuels ne permettent pas d’envisager d’obtenir une inversion de la distribution inégalitaire de la richesse qui s’est instaurée.

Cette évolution va modifier en profondeur la société, aboutissant à un délitement par le bas de ce que l’on appelle les classes moyennes, accentuant une précarisation déjà entamée. D’une manière d’autant plus puissante et spectaculaire que le crédit à la consommation jouait dans l’économie un rôle important, en premier lieu donc aux États-Unis et dans certains pays européens, comme le Royaume-Uni. Nous ne sommes qu’au début de la réalisation de cette promesse, qui ne nous est pas explicitement faite et a donc des chances d’être tenue.

Le modèle d’un capitalisme assurant une élévation globale du niveau de vie de la société, quoique fortement inégalitaire, ne va plus fonctionner comme avant. Les inégalités sociales vont dorénavant s’accroître plus fortement et toucher des couches sociales qui se croyaient hors d’atteinte. Le deal ne va plus être win-win (gagnant-gagnant).

Y faire face suppose de démonter des mécanismes en bout de course et d’adopter un point de vue radical. Car les marges de manœuvre permettant des aménagements se sont réduites, s’en tenir à un simple rejet n’étant pas non plus une réponse satisfaisante. Que reste-t-il alors de disponible ?

La cristallisation autour d’un autre modèle de société est la seule voie susceptible de rassembler, supposant des remises en questions auxquelles il est craint de procéder, par habitude ou peur de passer pour utopiste illusionné. Pourtant, il faudra bien se décider à sauter, même si le fossé est large et profond, car le conformisme est de moins en moins un refuge, même s’il est encore largement partagé.

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90 réflexions sur « L’actualité de la crise: la nouvelle promesse du capitalisme financier, par François Leclerc »

  1. @ baillergeau

    Quant à la description de la société à laquelle il faudrait parvenir, le recours à des états généraux, ou à des constituantes, le retour aux « droits de l’homme », en effet, force est de constater que ça serait vain.

    La solution pourrait être de partir ex nihilo, et fonder un nouveau mode de pensée. Puiser dans l’art, dans l’oeuvre de grands esprits, sans jamais se référer à l’état actuel des relations sociales. Pourquoi pas se référer à La République de Platon, utopie où foisonnent de puissantes idées…

    Se détourner de la notion de « confort » qui ne serait plus une fin en soi, mais un moyen.

    Partager la « pénibilité du travail » tant les tâches ingrates ne doivent pas être le lot de certaines personnes. Car pourquoi certains auraient droit à une plus grande espérance de vie que d’autres?

    Quant au travail, le fondamental doit concerner tout le monde: le logement, la nourriture, la santé.
    Petite remarque pour la santé: je trouve ça honteux qu’on soit obligé de payer pour apprendre les gestes de premiers secours.

    Remettre les disciplines « nobles » au centre de la vie: le sport, la lettre, la musique, les mathématiques, l’artisanat, qui permettent l’éveil des sens et de l’esprit.

    Et se rappeler quotidiennement à l’Humilité (pour ne pas dire la Piété), source de respect et d’égalité.

    Si cela prend, et que ça porte ses fruits, les autres suivront, comme ils ont suivi Paulson et son plan à 2 francs, ou 700 000.000.

    Pour la transition, il faudra bien canaliser le déséquilibre créé par la crise, donc le recours aux impôts. Problème: ça ne peut se faire sans grincement de dents, ou pire, car derrière cette méthode, il s’agit de prendre à ceux qui ont, et qui l’ont sans forcément avoir eu le sentiment d’avoir mal agi.

  2. J’ai une question de logique par rapport à cet imbroglio économico-dramatique :

    Partant du principe que la priorité d’un état devrait être de défendre ses habitants « sans distinction de classe » (alors qu’il semble évident que la classe fait aujourd’hui toute la différence !) que se passerait-il si on « remettait les compteurs à zéro dans l’intérêt général » ?

    Pour illustrer cette question je me risque à quelques exemples dont je me doute que les effets seraient très différents mais dont je suis certain de ne pas mesurer les impacts :

    Que se passerait-il si l’on décidait « comme ça ex nihilo » de quelques mesures simples comme :

    Côté des personnes physiques :

    – Suppression des dettes hypothécaires existantes

    ou d’autres mesures du type :

    Côté banque et finances :

    – Interdiction des placements à découvert
    – Le marché des denrées alimentaires est réservé aux producteurs et aux consommateurs
    – Obligation des banques de « compenser » leurs dettes et leurs créances entre elles dans une seule et unique chambre de compensation.
    – Interdiction de titriser des dettes.
    – Interdiction d’être installer dans ou d’échanger avec les paradis fiscaux

    Mais aussi d’autres mesures comme :

    Côté état :

    – Taxation des transactions financières (au niveau de la chambre de compensation unique).
    – heu peut-être aussi au passage l’interdiction de breveté le vivant… mais ça c’est encore un autre problème !

    Cela ne « soulagerait-il » pas le système ? Cela ne serait-il pas largement avantageux pour la plus grande partie de l’humanité ? Les nantis d’aujourd’hui seraient-ils vraiment « victimes » de tous ces possibles ?

    D’avance merci pour vos lumières

    Cordialement

    1. « – Interdiction des placements à découvert
      – Le marché des denrées alimentaires est réservé aux producteurs et aux consommateurs
      – Obligation des banques de « compenser » leurs dettes et leurs créances entre elles dans une seule et unique chambre de compensation.
      – Interdiction de titriser des dettes.
      – Interdiction d’être installer dans ou d’échanger avec les paradis fiscaux
      Mais aussi d’autres mesures comme :
      Côté état :
      – Taxation des transactions financières (au niveau de la chambre de compensation unique).
      – heu peut-être aussi au passage l’interdiction de breveté le vivant… mais ça c’est encore un autre problème ! »

      =>

      Un panel intéressant de solutions : les effets de ces solutions aboutiraient, à mon sens quasi immanquablement, au retour au « local » dont je parlais plus haut.
      Mais, de toutes les façons, je pense qu’à terme le « local » est la seule voie possible (ceci dit sans aucun parti pris idéologique, juste en mettant en corrélation les faits et ce que je sais du politique et de l’histoire). Je pense, mais je peux me tromper, que le « local » est écrit, pour nous, occidentaux : quels que soient les chemins empruntés, on y arrive au bout du compte (tous les chemins mènent à Rome). D’ailleurs, ce ne serait surement pas un drame en soi.

      Cordialement,

    2. Bonjour,

      tout ça doit passer par la case « protectionnisme » car comment prendre de telles mesures locales ou en rêvant Européenne avec un cadre économique mondialisé où bien des denrées agricole ou industrielles sont produites grace,malgrés ou à cause de nous.

      Il est temps de faire un choix entre les avantages et les inconvénients du protectionnisme et faire un vrais bilan afin de choisir en connaissance de cause.

      Cordialement

    3. « Le marché des denrées alimentaires est réservé aux producteurs et aux consommateurs »
      =>
      Ajoutons le marché de l’énergie pour faire bonne mesure (en référence à certains décrets récents de la République qui ont bien heureusement été relayés sur ce blog).

  3. « toucher des classes sociales qui se croyaient hors d’atteinte », bien vu,la se niche l’espoir démocratique d’une alternance qui ne pourra pas etre celle d’une gauche conformiste ou d’une droite ultra-conservatrice .

  4. Les banques, toujours elles, ne font que compliquer l’affaire. Ainsi, dans le cadre d’un plan définitif de sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac, plan qui ne sera arrêté qu’en janvier prochain – si tout se déroule comme prévu, ce qui est peu probable – elles voudraient que tout reste comme avant que que ces deux institutions assurent aussi bien leurs contrats que ceux détenus par les banques, si nécessaire avec l’argent du contribuable.

    Mais en approfondissant la chose, on s’aperçoit que la réticence des banques est due aux produits structurés en circulation. On sait que la grande majorité des contrats hypothécaires ont été titrisés sous la forme de MBS (Mortgage backed Securities, obligations adossées aux hypothèques). Puis ces MBS ont à leur tour fait l’objet de CDO (Collateralised Debt Obligation, obligations adossées à une autre forme de créance, dans le cas présent des MBS). Pas mal de ces CDO ont à leur tour servi d’adossement à d’autres CDO. Et ainsi de suite. La particularité de ces titres est que leur amortissement dépend du remboursement des contrats hypothécaires sous-jacents.

    Or, si le gouvernement américain veut faciliter la privatisation des contrats existants – en favorisant leur remplacement par de nouveaux, à de meilleurs conditions – il en stopperait l’amortissement, affectant directement celui des ABS et CDO qui en dépendent. Car depuis que la crise sévit, les banques qui ont enfanté ces monstruosités se sont rendu compte que leurs modèles mathématiques destinés à valoriser ces produits ne sont pas fiables. Dès lors, les banques ne savent plus comment valoriser leurs propres produits, leur boussole est brisée.

    Au lieu de poursuivre dans les ténèbres, elles souhaitent que d’autres assument leurs risques. Ban Ki-moon parlait récemment d’un lent tsunami face aux inondations au Pakistan. Il me semble qu’il en est de même avec le secteur bancaire.

  5. Globalement, les occidentaux ont encore, en majorité, beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans des mouvements de masse. Se révolter, c’est parier sur le chaos ; les gens ne sont pas si fous. Et puis, nous vivons dans une société cruelle mais pacifiée (anesthésiée ?). Or, la révolution c’est généralement violent ; ce n’est pas une affaire de joyeux consommateurs.

    L’histoire nous enseigne aussi qu’il faut de considérables forces pour mettre en mouvement des révolutions ou des changements de régime (en France : famine en 1789, guerres perdues et invasions pour nos deux Naboléons, enlisement à Alger,…). On est loin du compte.

    Pourtant, l’écroulement des fondamentaux d’un régime montre aussi qu’il entraîne souvent sa disparition. Quid alors d’un paradigme planétaire comme le capitalisme ?

    Les écueils devant nous sont si nombreux et si hauts, la mer si agitée que bien malin celui qui saura lire l’avenir. D’autant que la bête (donnée morte fin 2007) a du ressort.
    En attendant, en Afrique, on crève.

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